Le prénom Gustave Masculin

Origine :

Fête :

07 Octobre

Signification de Gustave

Gustave est un prénom masculin très répandu entre 1900 et 1930. Il perd ensuite du terrain à partir des années 1940, mais revient très discrètement depuis les années 2000.
Les grandes lignes de la personnalité des Gustave sont notamment l’introversion, l’autoritarisme, la grande intelligence et le besoin de stabilité. Ils se démarquent également par leur charme et leur dynamisme.
Ce prénom connaît plusieurs variantes dont Gustavo (italien, espagnol, portugais), Gustaw (polonais), Gustaaf (néerlandais) et Gustav (anglais, allemand, suédois). Parmi les dérivés féminins, on trouve Gustavine et Gustaphine.
Beaucoup de personnalités ont porté le prénom Gustave dont le fameux Gustave Eiffel (ingénieur), Gustave Flaubert (écrivain), Gustave Courbet (peintre), Gustave Moreau (peintre) et Gustave Doré (graveur).

Personnalité de Gustave

Doués d'une grande intuition, d'une émotivité à peine contrôlable, leur intelligence est vive. Ce sont des actifs et des travailleurs. Ils ont le sens de l'amitié et de la fidélité. Quelque peu repliés sur eux-mêmes, ils sont discrets et peu expansifs. Ils manquent parfois de confiance en eux, mais leur volonté les aide à se surpasser. Nerveux, impatients, ils ont tendance à se disperser.

Provenance du prénom Gustave

Histoire de Gustave

Etymologie de Gustave

Les Gustave célèbres

  • Gustave BRANDER : négociant suédois, s'établit à Londres, et, sans négliger les intérêts de son commerce, cultiva l'histoire naturelle avec beaucoup de succès. Admis à la société royale, il enrichit son musée d'une belle suite de fossiles et de pétrifications du Hampshire. Daniel Solander en a donné la description en latin, Londres, 1766, de 45 p. avec 9 pl. Ce volume est peu commun. ( Voy. SOLANDER Brander mourut en 1787. Il est auteur de quelques opuscules insérés dans les Transactions philosophiques, entre autres d'une curieuse dissertation en anglais sur les Bélemnites. Ws.
  • Gustave DECHEZEAUX de la Flotte : était négociant à de Ré avant la révolution. Il en adopta les principes avec modération, et fut nommé en 1791 député suppléant de la CharenteInférieure à l'assemblée législative, où il ne siégea pas. Député à la convention nationale l'année sui- vante, il y vota dans le procès de Louis XVI pour le bannissement, la réclusion jusqu'à la paix, puis pour l'appel au peuple et le sursis à l'exécution. S'étant montré fort opposé à la révolution du 31 mai 1793, il fit imprimer son opinion sur cet événement, et l'envoya à ses commettants, ce qui le fit accuser par BillaudVarennes, dans la séance du 18 juillet 1793, d'avoir entretenu avec les habi- tants de La Rochelle une correspondance contre- révolutionnaire. A cette époque une telle dénonciation, de la part d'un pareil homme, était un arrêt" de mort; Dechezeaux le sentit, et il publia dans les journaux une réponse timide, et qui ne put le sauver. 11 donna ensuite sa démission de député, et se retira dans sa patrie, où il fut bientôt arrêté par ordre des représentants Laignelot et Lequinio, et traduit à un tribunal révolutionnaire ) ou Tableau des progrès et de la décadente de la statuai, et de la peinture antique au sein des révolutions qui ont agité ta I Grèce et l'Italie, Lyon et Paris, 4834, 2 Vol. qu'ils avaient établi à La Rochelle. Ce tribunal le condamna à mort le 29 nivôse an 2 sans autre motif que son vote dans le procès de Louis XVI, sur lequel il fut positivement interrogé, ainsi que sur son opposition au 31 mai. Plus tard on accusa le député Cassons et le nominé Parant d'avoir eu beaucoup de part à cet assassinat ; et ce qu'il y a de plus horrible encore, c'est qu'il fut prouvé qu'un nommé Daviaud, employé de la marine à Rochefort, avait été le bourreau de Dechezeaux, et qu'après l'avoir immolé sur l'échafaud, ce misérable avait parcouru la ville ayant encore les mains teintes de sang, et s'écriant : Je ne l'ai pas manqué. Après la chute de Robespierre, la veuve de Dechezeaux se présenta à la barre de la convention nationale, pour y demander la réhabi- litation de la mémoire de son mari et la levée du séquestre apposé sur ses biens. On lut dans la séance du 29 germinal an 3 des lettres fort touchantes que le malheureux Dechezeaux avait écrites avant d'aller à l'échafaud, et l'on cita beaucoup de faits à la louange de ce député. Tout cela fit sur l'assemblée une vive impression. La levée du séquestre mis sur ses biens fut ordonnée; et ce premier acte de justice donna lieu au décret qui fut prononcé un peu plus tard pour la restitution des biens de tous les condamnés par les tribunaux révolutionnaires
  • Gustave DROUINEAU( 1800) : écrivain et auteur dramatique, naquit à La Rochelle, le 20 février 1800. Ses parents le destinèrent d'abord aux fonctions du notariat; mais la gravité et le prosaïsme de cette profession étaient peu compatibles avec l'imagination phis vive que réglée du jeunehomme, que ses gai ts portaient à des occupations plus littéraires. Il quitta donc la procédure pour l'enseignement, et dès l'âge de dixhuit ans il était professeur dans un petit collége du Poitou, à Civray. 11 se fatigua bien vite de ces fonctions, et rentrant à La Rochelle, il embrassa une autre branche de l'enseignement, qu'il abandonna encore. 11 se rendit alors à Paris, pour y faire son droit et entrer dans le barreau; mais sa destinée en avait disposé autrement. Drouineau, fréquentant plus le ThéâtreFrançais que les coursoù s'enseignait le Code, devint bientôt homme de lettres et auteur dramatique. 11 débuta par une imitation de Schiller et présenta aux comédiens un drame de Fiesque, auquel on préféra la tragédie qu'Ancelot faisait recevoir sous le même titre. Drouineau ne se découragea pas, et en 1826 il fit représenter àl'Odéon sa tragédie de Rienzi, qui obtint un succès mérité. En 1830,1e ThéâtreFrançais reçut et joua une tragédie de Françoise de Rimini, que des conceptions caiginales et neuves recomman- dèrent aux applaudissements du parterre. Elle fuit imprimée, Paris, même année 8'. Entre ces deux ouvrages Drouineau avait composé en société un mélodrame, et un drame : l'un, l'Écrivain publie, pour le théâtre de la Porte StMartin, avec M. Merville, Paris, 1828 l'autre l'Espion, drame en 5 actes et en prose, représenté à l'Odéon, et composé avec Fontan et Léon Halévy, Paris, Bezou, 1829 La révolution de juillet, à laquelle il prit part, interrompit les représentations de Françoise. de Rimini, et il est probable que la tournure reli- gieuse que prirent alorsles idées du poi4e le firent renoncer au théâtre. Il fut un des fondateurs de cette littérature, à demi vague, à demi croyante, qu'on appela dans le temps le Néo- christianisme. Il publia des romans dans le sens de ces nouvelles tendances, et plusieurs d'entre eux produisirent une certaine sensation. Nous citerons particulièrement ses deux meilleurs: Résignée, Paris, 1833, et ibid., 3' édition revue et corrigée, ibid., 1834, 2 vol. les Ombrages, contes spiritualistes, réimprimés, Paris;1833 11 collabora, en outre, à di-1 vers recueils et journaux. Malheureusement la raison de Drouineau avait toujours été faible. Ses Mis d'Imagination, l'inconstance, la variabilité de ses idées laissaient parfois entrevoir à ses amis le malheur qui de va it terminer cette carrière . L'excès traeail acheva ce que lanàture avait commencé; on s'aperçut d'un altération sensible dans les facultés mentales de Drouineau. Les secours de l'art furent inutiles ; sa famille rappela le. triste malade dans son sein à La Rochelle, où il mourut en janvier 1835, àgé seulement de 35 ans. On a encore de Drouinean : 1° Épitre à Casimir Delavigne sur ses ouvrages, Paris, 1823 de 16 pages ; 20 Épi- tre àquelques pones panégyristes, Paris, 1824, 30 Trois nuits de Napoléon, Paris, 1826 de 56 pages; 40 Ernest, ou le travers du siècle , Pa- ris, 1829, 5 vol. ; 5° le Manuscrit vert, Paris, 1831, 1832, 1834, 2 vol. 6° l'Ironie, Paris, 1833, 2 vol. ; 1° Confessions poétiques, Paris, 1R33 Il a pris une part trèsactive à la rédaction du Constitutionnel, où il traitait les sujets de législation et d'économie politique. Il adonné, da lig le livre des Cent- et- Un, one Maison de la rue de l'E- cole- dc- Mèdecine; enfin il est auteur du Soleil de la liberté, stances lues au ThéâtreFrançais, le 10 août 11430
  • Gustave HUGO( 1764 - 1844) : l'un des plus célèbres maltres modernes du droit romain, né à Leerrach, pays de Bade, le '23 novembre 1764, reçut sa première instruction à Montbéliard et à Carlsruhe, étudia, de 1782 à 1785 à Goettingue, outre la jurispru- dence, la philosophie et l'histoire , et devint en 1786 précepteur du prince héréditaire de Dessau, LéopoldFrédéricFrançois. Il fonda sa réputation par une édition des Fragmenta d'Ulpien en 1788, Goettingue. Il fut en 11)è/DC temps nominé professeur extraordinaire de droit à Goettingue , et en 179'2 professeur ordinaire, reçut plus tard le titre honorifique de conseiller de justice, et mourut dans la même ville le 16 septembre 184i. Il fut un des premiers qui, suivant le conseil de Leibnitz et de Pütter, renoncèrent à exposer la doctrine moderne du droit romain d'après la série des titres, qui traitèrent par époques l'histoire du droit et qui admirent la philosophie du droit positif dans le cours de l'enseignement pratique. C'est à lui ainsi qu'à Hatibold et à Savigny que cette science du droit rornain est redevable de la forme approfondie qu'elle a prise en ce siècle. L'ceuvre capitale de Hugo , modèle d'érudition, de recherche et de sagacité, c'est son Manuel du Cours de droit civil comprenant7 volumes avec les titres suivants : 1" Manuel de l'encyclopédie civilistique, Berlin , 1811, 8. édit. 1835; '2" Manuel du droit naturel formant une phi- losophie du droit positif, Berlin, 1809, 4e édit., 1819; 3. Manuel de l'histoire du droit romain jus- qu'à Justinien, Berlin , 1810 ; 7e édit., 1826 ; 40 En- cyclopédie clujuriste, Berlin, 6. édit.,1820; 5. Chres- tom, thie des preuves à citer à l'appui au droit l'onzain actuel, Berlin,1807, et avec additions, Goettingue , 48l, 5e édit., 1820; 6. Manuel de l'his- toire du droit depuis Justinien, Berl in, 1812, 3e édit., 1830; 7° Manuel des Digestes. Berlin, 1822, 2.édit., 1828. Ace grand ouvrage se rattache une publication qu'il y a reproduite et retravaillée, son civi- listisches Alagazin, recueil contenant d'excellents mémoires critiques sur l'histoire du droit et autres matières. lla donné en outre, comme une sorte de supplément à ces travaux, le recueil de ses articles dans les nouvelles savantes de Goettingue et autres journaux sous le titre de Notices , pour la connaissance des livres sur le droit civil pen- dant les quarante dernières années; '2 vol., Berlin, 1828-29. Un troisième volume a été publié depuis sa mort, Berlin , 1845
  • Gustave KIERMAN( 1702 - 1766) : bourgmestre de la ville de Stockholm, fut un de ces hommes remarqua- Ides qui , sans occuper des places éminentes, se créent, par leurs talents et leur patriotisme, une sphère d'activité importante et glorieuse. 11 était né en 1702, dans une petite ville, de parents peu fortunés. Ayant du goût pour le commerce , il devint d'abord négociant dans une ville de pro-. vince ; et, ses entreprises ayant réussi, il fit un r établissement à Stockholm. Ses vues s'étendirent peu à peu , et il se livra à de vastes spéculations qui lui valurent des sommes considérables. Nommé bourgmestre de la capitale , il développa une intelligence et une fermeté qui fixèrent l'attention. L'ordre de la bourgeoisie le plaça sept fois parmi ses députés à la diète, et lui conféra deux fois la charge (l'orateur. Occupé principalement (les objets relatifs au commerce, il augmenta les affaires de la compagnie des Indes ; il établit des chantiers pour la marine marchande, et dirigea la construction de ce beau magasin (le la capitale , où sont recueillis le fer et le cuivre qui arrivent des usines du pays, pour être reportés dans l'étranger. Kierman avait toujours été attaché au parti des chapeaux ; et il avait mème contribué beaucoup à son triomphe dans les assembkies nationales , depuis l'année 175'6. Les bonnets ayant triomphé à leur tour en 1765, il éprouva les eflèts de la jalousie qu'avaient fait naître ses succès. On confisqua la plus grande partie de sa fortune, et il fut envoyé comme prisonnier d'État à la forteresse de Marstrand , où il mourut en 1766. Une autre révolution ayant changé les principei du gouvernement, on lit à la mémoire de Kierman une réparation solennelle , en donnant des titres de noblesse à ses enfants , qui prirent le nom de Kiermanschold
  • Gustave LILIEBLAD( 1651 - 1710) : savant suédois, né en 1651, à Strengnes, porta d'abord le nom de Povinger, , qu'il changea en celui de Lilieblad quand il eut obtenu des lettres de noblesse. Il voyagea pendant dix années, et profita de ses voyages pour augmenter ses connaissances et surtout pour se perfectionner dans les langues orientales. Il apprit à fond l'hébreu, le chaldéen, le syriaque, l'arabe, le turc, l'éthiopien. En 1681, il retourna en Suède, et fut nommé professeur des langues orientales à Upsal. Quelque temps après, Charles XI l'envoya en Pologne pour s'instruire de la doctrine, des cérémonies et des usages de la secte des karaïtes; il rendit compte au roi de son voyage et publia peu après : Epistola de liai- iritis Lithuanioe ad Julian. Lud, lphum . Après avoir professé longtemps les langues orientales à Upsal, Lilieblad fut nommé cenceur des livres et bibliothécaire de la cour. Il mourut en 1710. Outre la Lettre sur les karaïtes que nous venons d'indiquer, ou a de lui : Coucio mudibus nobdium in orbe Eoo idiomatum dicta, Mmekliolm, 1674; — Duo cudires Talinuduci aroda sacra et nt- nid tern paraphrasi lutina, Altdorf, 1680; — Mus. illaimun? dce tractai. de primiliis, cura vers. . 1nal. Upsal , 1691-95; — De templu Her- cutis Gaditano, Stockholm, 169t rerum oeyyptiacarum ab indus calice religiunis ad ana. heyece 9:J3, Stockholm, 1698
  • Gustave NICOLAÏ( 1796 - 1852) : librettiste allemand , né en 1796 à Berlin , où il mourut en 1852. Après avoir étudié le droit à Ilalle et dans sa ville natale, il devint auditeur dans la garde du roi de Prusse. S'étant voué par gat à la poésie et à la musique, il publia d'abord diverses chansons, ainsi que les livrets d'un certain nombre d'opéras et d'oratorios, entre autres celui de la Destruction de Jérusalem , mise en musique par Loewe. Ensuite il composa luimème la musique de diverses ballades avec accompagnement de piano , ainsi que quelques pièces instrumentales. Finalement, il s'est fait le, blasphémateur de la musique, dont il a bafoué les plus célèbres coryphées dans deux ou trois romans. Ce sont : les Initiés, ou le Chantre de Fichten- hagen, Berlin, 1829 2° édit., en 2 volumes, 1836 ; — Jérémie, compositeur populaire, vision humoristique du 9.5e siècle, ibid., 1830 — Arabesques pour les amateurs de musique, Leipsick , 1835 etc.
  • Gustave ORRAEUS( 1739) : médecin russe, naquit dans la Finlande le 20 août 1739. Son père, qui était pasteur, l'envoya à l'àge de quinze ans à Abo, capitale de ce pays, pour y étudier la théo- logie ; mais son goût le porta vers l'étude des sciences naturelles : il se livra à la botanique et soutint en 1754, à Abo, une thèse intitulée Adam- bratio flore, dissertatione acadenzica leviter deli- Les oeuvres d'Orphée , ou du moins celles qui lui ont été attribuées , ont été traduites en français pour la première fois par M. E. Falconnet, collection du Panthéon littéraire; Pet, ts paines grecs, avec préface et introduction , par M. Falconnet , Paris, 1839 ; 2e édition, collection Lefevre : Lyriques grecs , 1842 A ce sujet , le traducteur a examiné de nouveau à qui doivent être restituées les poésies d'Orphée. Pour le in traité des Pierres ct. 1. ,,), il conclut à l'antiquité la plus recu- hie et le considère comme le dernier débris de l'herméneutique des Pelasges. Il estime que les Hymnes sont de l'époque alexandrine, avec interpolations chrétiennes ; il pense aussi que l'A r- gonaulique, dans son état présent, est une rédaction alexandrine d'un poème plus ancien, Quelques fragments semblent en effet tout homériques par la couleur, l'allure et la pensée. Le discours d'Orphée Atao,..ten SCCU. et la scène nécromantique de la fin semblent le prouver. Le poème ancien pourrait être de l'époque de Pisistrate : époque où Onomacrite rassembla, corrigea et édita les poëmes attribués à Homère et à Orphée. Plus tard ce poème s'étant à peu près pei du , quelque Alexandrin , poète savant, cuira imaginé d'en rassembler les fragments pour eu faire le cadre d'un périple ou d'une description de la terre alors connue. La moitié de l'Aigunautique n'est en effet que de la géographie. Cette opinion de 11, Falconnet est d'accord avec toutes les données de la critique moderne. Z-1). neata. L'année suivante, il se rendit à StPétersbourg pour s'y destiner à l'art de guérir. 11 y puisa une instruction chirurgicale dans le grand hôpital militaire, où il eut pour principal maitre le professeur J .Fr. Schreiber. En 1754, il fut nommé chirurgien dans un régiment d'infanterie, et lit en cette qualité, dans la Prusse, les campagnes de la guerre de sept ans. Après la paix avec la Prusse, en 1762, il obtint une place au physicat de StPétersbourg, et devint, l'année d'après, chirurgien opérateur à l'hôpital de la marine. Le gouvernement russe ayant établi une académie médicochirurgicale à StPéters- bourg , Orraeus fut le premier qui y reçut, en 1768, le grade de docteur en médecine. L'année suivante , la guerre ayant éclaté entre la Russie et la Turquie, Orraeus fut nommé médecin dans le deuxième corps de l'armée russe , et y acquit la confiance entière du général Romanzoff. En 1770, la peste éclata dans l'armée russe, en Valachie et en Moldavie. Orraeus se distingua d'une manière spéciale, par son courage et son savoir, dans les soins 'qu'il donna aux pestiférés. 11 observa d'abord la maladie à Jassy, puis à Moscou, où il prit les plus sages mesures sanitaires pour borner l'extension du fléau, qui sans lui se serait, diton, étendu jusqu'à StPétersbourg. En 1772, Orraeus fut appelé dans cette ville pour y ètre directeur de la police médicale, et, l'année suivante , il fut nommé au physicat de Moscou à la place de Rinder' qui niait l'existence de la peste. Il y exerça la médecine avec distinction pendant quatre ans, mais, ayant été alors atteint d'une affection hypocondriaque, il fut obligé de quitter Moscou. Il alla habiter une maison de campagne aux environs de StPétersbourg renonça à la pratique de l'art de guérir, s'adonnant uniquement à l'agriculture et à l'économie rurale, et publia quelques écrits sur les maladies des bes- tiaux. Orraeus passa ainsi plusieurs années de sa vie dans la retraite. En 1803, l'empereur Alexandre le nomma membre de son conseil mé- dical , puis membre de l'académie médicochirurgicale de StPétershourg, et, en 1810, conseiller d'Etat. Il mourut le ler septembre 1811, àgé de 72 ans. Le plus important des écrits de ce médecin est son histoire de la peste qui a régné à Jassy et à Moscou : Descriptio pestis quo anno 1770 in Jassia et 1771 in illoscua gressata est, StPétersbourg, 1784 Cet ouvrage le place au rang des meilleurs observateurs du fléau d'Orient. Gustave Orraeus a encore publié en 1807 un ouvrage estimé sur la fièvre catarrhale
  • Gustave SCHILLING( 1805 - 1860) : musicographe alle- mand, né le 3 novembre 1805, près de Hanovre, mort en décembre 1860 à Stuttgart'. Fils d'un pasteur protestant, ce fut sous sa direction que le jeune Gustave apprit la musiquo. Plus tard il lit ses études de théologie à Goetingue et Halle. 11 avait déjà fait quelques compositions musicales quand il vint, en 1828, à Stuttgard, où il écrivit d'abord des pièces d'accompagnement de piano pour l'établissement Zumsteeg. La rivalité de compositeur entre lui et ses patrons, qui comptaient dans leur sein des musiciens dist depuis plusieurs générations, l'engagea à quitter cette maison. Il fonda en 1830, dans sa ville d'adoption, une école de musique et de déclamation, qui au commencement eut quelque difficulté à se maintenir à côté de l'école officielle établie près le théâtre royal. Il y eut même quelques petites émeutes; mais l'entreprenant directeur sut se maintenir, grâce à quelques influences haut placées. Son activité de littérateur musical contribua en outre à affermir sa position. Ce ne fut cependant jamais qu'à titre d'intrus que Schilling était reçu dans les régions officielles, et il ne put pas non plus obtenir la fusion de son école avec l'école officielle musicale, dont Lindpaintner s'était réservé jusqu'à la fin la direction suprême. On ne goûtait pas plus à Stuttgard les prétentions philosophiques affichées par lui dans son Essai d'une philosophie du beau dans la musique, Mayence, 1838 qu'on ne croyait à la possibilité d'acquérir une connaissance complète de l'harmonie en peu de leçons, comme Schilling voulait la donner dans son Poly- phonomos, Stuttgard, 1839 Sous son titre d'apparat de conseiller de cour, il dut chercher des encouragements hors du Wurtemberg. Soutenu par les grands noms de Chérubini , Spontini, Spolir et autres, il essaya de créer une vaste association pour les progrès de la musique et commença son Recueil d'annales de l'associa- tion nationale de musique , mais qui n'a duré que peu de temps. Plus tard, il se mit à la tète d'une librairie de musique qui réussit assez bien. Outre les ouvrages cités, il avait encore rédigé un Lexique portatif de musique, Stuttgart, 1833 destiné aux élèves de son école, et enfin le Dictionnaire universel de musique, ibid., 7 vol., 1835-18i0, grand C'était alors le plus complet dictionnaire spécial de musique, et où l'auteur s'était réservé la biographie et la musique des anciens Hébreux
  • Gustave SEYFFARTH( 1796 - 1860) : frère cadet du précédent , égyptologue allemand , né le 13 juillet 1796 à Uebigau, près de Weissenfels, mort en 1860 à Leipsick. Après avoir étudié à Leipsick la philologie et la théologie, dès 1815, il s'y fixa, en 1823, comme privatdocent d'archéologie. Professeur suppléant en 1825, il devint titulaire de sa chaire en 1836. Seyffarth commença par tâcher de fixer la prononciation des voyelles de la langue grecque ancienne, ainsi que la théorie des accents, dans deux ouvrages intitulés P De pronunciatione rocaliunt grœcorum, Leipsick, 1823 et 9De sonis litterarunt grœcarunt tum genuinis tant adoptiris , ibid., 1824 La théorie qu'il a exposée a été développée par Merleker et autres, qui y ont attaché leur nom. Seyffarth, de son côté, abandonna ce premier champ de ses succès pour se vouer à l'égyptologie. Après la mort de Spohn, il se chargea de continuer l'ouvrage de ce dernier, qu'il publia sous le titre de : De l et literis veterum iEgyptiorunz, ibid., 1825 à 1831, 2 vol. En 1826, il fit, aux frais du gouvernement saxon, un long voyage dans l'Allemagne du midi, en Italie, en Hollande, en Angleterre et en France. Après une absence de trois ans, il rapporta à Leipsick plus de dix mille co- . pies, dessins, moules et empreintes des monuments égyptiens et des manuscrits coptes. Malheureusement il ne poussa pas jusque dans l'Egypte nllemème. Selon le système égyptologique qu'il créa, ou plutôt qu'il développa d'après Spohn , chaque hiéroglyphe exprimerait principiellement les consonnes que renferme le nom de l'hiéroglyphe. A cette idéemère se rattachent différentes hypothèses assez hardies, mais qui n'ont pas trouvé beaucoup d'écho auprès des gens compétents. Outre diverses brochures de polémique contre Champollion le jeune et autres, en français, anglais et italien , Seyffarth a publié en allemand et latin les ouvrages systématiques suivants : 1° Rudimenta hieroglyphice, Leipsick, 1826 ; 2° Systema astronomice , Egyptiorum quadrif? artilum, ibid., 1833 ; 3° Notre alphabet est une image du zodiaque, ibid., 1834 ; 4° Alphabets genuina iEgyptiorum et Asianorum, ibid., 1840 ; 50 Principes de la mythologie et l'ancienne histoire des religions, ibid., 1843 ; 6° Recherches sur l'année de naissance de Jésus- Christ , ibid., 1846; 7° Rectification de l'histoire de la chronologie et de la mythologie des Grecs, Romains, Persans , Egyptiens , Assyriens, etc., d'après de nouveaux documents historiques et astronomiques, ibid., 1854 8° Grammaticœ egyptiace , etc., Gotha , 1855, grand avec 9 planches lithographiées. Ce traité renferme une histoire de l'interprétation des hiéroglyphes. 9" Ecrits théologiques des anciens Egyptiens, ibid., 1855 C'est la traduction d'un papyrus du musée de Turin. L'auteur a le tort de vouloir réduire les différentes divinités égyptiennes à un parnasse de douze dieux. 10° Le Livre de mort des Egyptiens , ibid. , 1858. Seyffarth a combattu , mais sans succès, les idées de Lepsius, qui a publié, à la même époque , un livre avec un titre identique
  • Gustave TROLLE( 1400) : archevèque d'Upsal, né en Suède vers la fin du 15e siècle, était d'une des familles les plus puissantes du royaume, et son père, Eric Trotte, avait prétendu à la dignité d'administrateur après la mort de SwantzSture; mais Suénon Store le jeune, fils de Swantz. l'avait emporté et régnait avec gloire. Gustave Trolle était alors à Rome. Sture, connaissant son ambition et désirant le gagner par un procédé généreux , le fit nommer archevêque d'Upsal. Trotte accepta la dignité, mais s'en servit pour perdre l'administrateur. Arrivé en Suède, il entra en négociation avec Christian II. roi de Danemarck, et se refusa à toutes les mesures de conciliation que Store lui proposa. Les états le déposèrent et son chàteau fut rasé; alors il appela le roi de Danemarck et lança, de concert avec le pontife de Rome, l'interdit de l'Eglise contre l'administrateur et ses partisans. Store ayant été blessé mortellement dans un combat contre Christian , Trolle reprit les fonctions d'archevèque à Upsal, et plaça, en 1510, la couronne de Suède sur la tète du monarque danois, qui signala son avénement par le massacre de Stockholm. Gustave Wasa entreprit de venger les Suédois ; l'archevêque voulut l'arrêter, mais il Il fut battu et réduit à quitter le royaume. Il s'at- tacha à la fortune de Christian. Ce prince, dé- , trôné en Suède, en Danemarck et en Norvége, se ' retira en Flandre, où Trolle le suivit. Il l'accomlipagna ensuite dans l'expédition qu'il fit Pn Nor- Nége et qui le rendit prisonnier de Frédéric, son successeur en Danemarck. Trolle fut réduit quelque temps à l'inaction ; mais il reparut sur le Op théâtre de l'intrigue et des combats lorsque après la mort de Frédéric il s'éleva en Danemarck un parti pour Christian. Il se flattait que le monarque détrôné rentrerait dans ses Etats et que Gustave Wasa succomberait dans la lutte qui allait s'engager; mais il périt dans un combat sanglant près de la ville de Malme en 1535 , voy. GUSTAVE WASA, SUÉNON STURE le jeune et CHRISTIAN H)
  • Gustave CHARPENTIER : Compositeur
  • Gustave Courbet : peintre, lithographe et dessinateur français
  • Gustave Eiffel( 1832) : ingénieur français
  • Gustave FLAUBERT( 1821) : écrivain français
  • Gustave MAHLER : Compositeur
  • Gustave Moreau : peintre, graveur et dessinateur français
  • GUSTAVE V : Roi de Suède
  • Gustave VI Adolphe : réputé pour sa sagesse, sa culture et son esprit démocratique exemplaire

Gustave année par année

Signe astrologique de Gustave

Couleur de Gustave

Pierre précieuse de Gustave

Chiffre de Gustave

Métal de Gustave