Le prénom gregoire Masculin

Origine :

Fête :

17 Novembre

Signification de gregoire

Prénom porté par plusieurs papes catholiques, Grégoire était également très répandu au Moyen Âge. Son attribution est ensuite montée en force à partir des années 1960 avant d’enregistrer un certain recul au cours des années 2000. Selon l’Officiel des prénoms 2015, « Grégoire » était porté par 23 000 personnes en France en 2014. Ce charmant prénom est porté par une personne qui maîtrise bien la communication sociale. Sa popularité lui permet d’avoir une vie épanouie en société. Grégoire possède aussi une créativité qui le pousse à vouloir constamment concevoir un ambitieux projet. Être optimiste et jovial, Grégoire se lance toujours avec motivation dans tout ce qu’il entreprend. Sa vision pragmatique lui permet souvent d’arriver au bout de ses ambitions. Les variantes les plus proches du prénom Grégoire sont Greg, Gregory, Gregorie, Gregorio, Gregorius, Gronkjear, etc. Parmi les personnages publics ainsi prénommés figurent entre autres l’auteur-compositeur Grégoire Boissenot, le comédien français Grégoire Ludig, le footballeur français Grégoire Puel, le célèbre publicitaire Grégoire Delacourt ainsi que le président de la Société de Mathématiques Appliquées et Industrielles (SMAI) Grégoire Allaire.

Personnalité de gregoire

Ils n'ont pas très bon caractère et n'aiment pas être contredits. Intransigeants, ils détestent le mensonge et la tricherie. Ce sont des hommes généreux et fidèles à leurs engagements. Esprits combatifs et compétitifs, la réalisation de grands projets les stimule. La réussite est souvent au bout de leurs efforts. Pointilleux, ils ont le souci du détail.

Provenance du prénom gregoire

Histoire de gregoire

Etymologie de gregoire

Les gregoire célèbres

  • Grégoire ABUL-FARAGE( 1226 - 1286) : dont le véritable DOM est ABOULFA1tADJ , nominé aussi BARBEBRCEUS, célèbre historien et médecin, de la secte des chrétiens jacobites, naquit à Malatia, dans l'Asie Mineure, en 1226. Son père, d'extraction juive, et médecin de profession, lui enseigna les premiers principes de la médecine. AbulFarage s'appliqua successivement aux langues syriaque et arabe, à la philosophie et à la théologie. Il alla, en 1244, à Antioche, puis à Tripoli de Syrie , où il fut sacré évêque de Gouba, à l'âge de vingt ans. Il passa depuis à l'évêché d'Alep , et , à l'âge de quarante ans, il devint primat des jacobites d'Orient , dignité qu'il remplit jusqu'en 1286 , époque où il mourut , à Méagliah , ville d'Azerbaydjan. On a d'AbulFarage une Chronique, ou Histoire universelle depuis la création du monde. Cet ouvrage, trèsestimé, surtout pour ce qui concerne les Sarrasins , les Mogols et les conquêtes de GengisKan , fut composé en syriaque et traduit en arabe par l'auteur luimême , à la prière de ses amis. Pococke publia en 1650 , sous le titre de Specimen historiœ Arabum et avec de savantes notes, une traduction latine, avec le texte arabe, de la partie de la neuvième dynastie qui a rapport aux moeurs des Arabes avant et après Mahomet. M. J. White a donné à Oxford , en 1806 , une nouvelle édition du Specimen, dans laquelle se trouvent plusieurs morceaux inédits d'AboulFéda, en arabe , avec une traduction latine de M. Silvestre de Sacy. Pococke fit imprimer en 1665 , à Oxford , une traduction latine de l'ouvrage entier d'AbulFarage, avec la version arabe, sous le titre de : Historia compendiosa dynastiarum, historiam universalem complectens, 2 vol. Le second volume contient la traduction de Pococke, quia continué le travail d'AbulFarage. P.J. Bruns et G.G . Kirsh ont donné en syriaque, avec une version latine, ce grand ouvrage, sous le titre de : Chronicon Syriactim, Leipsick, 1789, 2 vol. A.J. Arnolds a publié en 1805, in.-4°, des corrections et additions pour cet ouvrage. Il en existe une version allemande par Baver, Leyde, 1785- 85, 2 vol. AbulFarage a composé aussi beaucoup d'ouvrages de théologie et de philosophie en arabe et en syriaque , dont BarSuma son frère , et plus amplement le docte Assemani , ont donné la nomenclature. Ils sont au nombre de trentequatre
  • Grégoire ACINDYNUS : moine grec du 14' siècle, se déclara contre Grégoire de Polamas , et contre les moines du mont Athos , espèce de quiétistes qui, s'imaginant voir dans leurs contemplations la gloire de Dieu apparue sur le Thabor, soutenaient qu'elle était incréée et incorruptible , quoiqu'elle ne fit pas l'essence divine. Acindynus mit beaucoup de chaleur dans cette dispute ; ses adversaires l'accusèrent de croire à cette lumière créée et finie. L'empereur Jean Cantacuzène se déclara pour eux. Le synode de Constantinople condamna le sentiment et la personne d'Acindynus. Celuici, obligé de se cacher, composa divers écrits en faveur de la doctrine proscrite. Gretscr a fait imprimer son traité de Essentia el operatione Dei, en grec et en latin, Ingolstadt, 1616 On trouve dans la Grèce orthodoxe d'Allatius un poème qu'il avait composé contre Palamas, avec des fragments d'autres ouvrages
  • Grégoire ALLEGRI : compositeur de musique , né à Rome , embrassa l'état ecclésiastique. Elève de Nanini , et admis, en 1629, comme chanteur, dans la chapelle du pape, il obtint une grande répu.tation comme compositeur de musique sacrée. Parmi ses productions, on distingue un Miserere qu'on exécutait, pendant la semaine sainte, à la cha- pelle Sixtine , et auquel on attachait tant d'importance, qu'il était défendu de le copier, sous peine d'excommunication. Cette défense fut éludée par Mozart , qui , l'ayant entendu chanter deux fois, le retint , et en présenta une copie conforme au manuscrit. Ce fameux Miserere fut envoyé , en 1775, par le pape, au roi George III ; dès 1771, il avait été gravé à Londres , et l'a été à Paris , en 1810 , dans la Collection des classiques , recueillie par M. Choron. Allégri était de la famille du Corrége ; il mourut le 16 février 1640. Doué d'une grande piété, il visitait souvent les prisons pour y pratiquer des oeuvres de charité
  • Grégoire BALLABENE( 1730) : compositeur, né à Rome, vers 1730 , a écrit beaucoup de musique d'église conservée dans divers dépôts ou archives de la capitale du monde chrétien ; celui de ses ouvrages qui fera surtout passer son nom à la postérité est une messe composée seulement du . Kyrie et du Gloria in excelsis, mais écrite à quarante- huit parties réelles divisées en douze choeurs. Le Christe, traité comme serait un solo dans une messe ordinaire, est à seize parties. Cette composition, qui prouve un grand savoir et une patience plus grande encore, n'a jamais été exécutée qu'une fois et a produit peu d'effet, d'abord sans doute parce que les exécutants n'étaient pas assez nombreux, niais aussi parce que l'extrême complication d'un si grand nombre de parties rendait nécessairement l'harmonie froide et obscure : voyez au surplus les 4Iemorie della vita di G. Pierluigi da Palestrina, par M. l'abbé Baini, t. 2, p. 65, et l'Approvazione ragionala du P. Martini. Malgré son mérite, il ne parait pas que Ballabene ait été employé dans aucun poste qui le UO mit à même de déployer ses talents ; il s'était présenté, en 1778, pour la place de maitre de chapelle à StPierre (lu 'Vatican, qui ne lui fut pas accordée. On croit qu'il mourut à Rome, vers le commencement du siècle
  • Grégoire AZZANELLO : né à Crémone, vivait à la cour de JeanGaléas Visconti, premier duc de Milan ; il a laissé un recueil de lettres, conservées en manuscrit à la bibliothèque Ambrosienne. La première de ces lettres , datée de Milan, le 10 sep- tembre 1595, a été publiée par Arisi, dans le t. 1" de la Cremona lilterala. L'auteur décrit les cérémonies qui eurent lieu lorsque l'empereur Venceslas accorda à Jean Galéas le titre de duc de Milan. Azzanello eut un frère nommé Pierre, dont Arisi cite deux ouvrages dans le livre cidessus, savoir : I° Commentaria in Galenum et Avicennam; 2° Compendium status patrice, anni 1452 mais sans dire s'ils sont imprimés ou non
  • Grégoire BARBARIGO( 1625 - 1697) : noble vénitien et cardinal, naquit le 25 septembre 1625. Il embrassa l'état ecclésiastique, et fut fait successivement chanoine de Padoue, référendaire et prélatdomestique lu pape Alexandre VII, évêque de Bergame en. 1657, cardinal en 1660, et en 166-; tranféré à l'évè- cité de Padoue. Il y institua un séminaire pour les jeunes ecclésiastiques, le dota , le pourvut d'habiles maîtres pour les langues grecque, latine, hébraïque, chaldéenne, arabe, syriaque, et y établit une imprimerie, fournie des caractères de toutes ces langues. Il mourut à Padoue, le .18 juillet 1697. Outre quelques règlements ou constitutions pour le bon gouvernement de son église, on a de lui Yingt—cinq lettres écrites en italien au célèbre Magliabecchi, insérées au commencement du t. 2, des Epistolce clarorum Venetorum ad Antonium Magliabechium
  • Grégoire BAUSA( 1593 - 1656) : peintre, né à Majorque, en 1 ::96, vint jeune à Valence, où il reçut les leçons de Jean Ili balta, peintre distingué. Palomino de Velasco regrette que le temps ait détruit la plus grande partie des ouvrages de ce maître, et cite un Martyre de St. Philippe, placé de son temps au maitre autel des Carmélites de Valence, et le Martyre de plusieurs saints de l'ordre des trinitaires, peint dans le cloître de ces religieux, dans la même ville. Bausa vécut toujours à Valence, et y mourut en 1656, à l'âge de 69 ans
  • Grégoire BERTHELET( 1680 - 1754) : bénédictin de la congrégation de StVannes, né à Berain, dans le Barrois, le 2.0 janvier 1680, mort le 31 mars 1754, avait été, en 1744, compris dans une affaire de religion, qui obligea ses supérieurs à se conformer aux intentions du roi Stanislas, en le faisant sortir de l'abbaye de Nancy, dont il était bibliothécaire. On a de lui un Traité historique et moral de l'abstinence des viandes et des révolutions qu'elle a eues depuis le commencement du monde jusqu'à présent, tant parmi les Hébreux que parmi les païens, les chrétiens et les religieux anciens et modernes , Rouen, 1731 Cet ouvrage, divisé en 4 parties, est estimé
  • Grégoire BRANDMULLER( 1661) : peintre, né à Bâle, le 25 août 1661, d'un orfèvre, membre du conseil de la ville. De bons dessins et des estampes qu'il trouva chez son père développèrent en lui le goût des arts. Placé ensuite chez Gaspard Meyer, peintre médiocre, il le quitta lorsqu'il eut atteint sa dixseptième année, pour se rendre à Paris, où il entra dans l'école de Lebrun, qui ne tarda pas à le charger de quelquesunes des peintures exécutées sous sa direction. Brandmuller, appelé à Prague, n'y séjourna que peu de temps, et revint près de son maitre, qui le fit travailler au château de Versailles. Ses talents, l'amitié de Lebrun, et ses succès à l'acadé- mie de Paris, où il remporta les premiers prix, l'exposèrent aux attaques de l'envie. Il sut quelque temps y résister par une conduite irréprochable ; mais, doué d'un caractère trèsdoux, il prit ensuite le parti de retourner dans sa patrie. L'accueil qu'il reçut de ses compatriotes le détermina â se fixer parmi eux, et il se maria en 1686 ; mais sa trop grande assiduité au travail, et l'ardeur avec laquelle il s'y livrait, le conduisirent au tombeau le 7 juin 1691, lorsqu'il n'avait pas encore atteint sa 50e année. Il emporta les regrets de ceux qui l'avaient connu, et laissa en Allemagne la réputation d'un peintre trèsdistingué. Descamps assure que ses sujets étaient traités avec feu et avec noblesse, qu'il avait de la correction dans le dessin, de la justesse dans l'expression, de la force dans le coloris et de la franchise dans l'exécution. Quoique son goût le porte vers le genre historique, il fit plusieurs portraits qui contribuèrent à sa réputation. On cite, parmi ses principaux ouvrages, une Descente de croix, faite pour l'église des capucins de Dornach une belle copie de la Bataille d'As- belles, d'après Lebrun ; une Course romaine; un Baptême de Jésus- Christ. Il travailla principalement pour les cours de Wurtemberg et de BadeDourlach. Excepté les travaux qu'il fit sous la direction de Lebrun, et qu'il serait aujourd'hui trèsdifficile de reconnaître parmi ceux de ses condisciples, ce peintre n'a en France aucun tableau connu qui puisse y faire apprécier son talent. D—T
  • Grégoire BRESSANI( 1703 - 1771) : philosophe et Philologue italien du .18e siècle, se n'entra, sous ces deux rapports, en opposition avec le cours des opinions de son temps. La langue italienne s'altérait dès lors par l'imitation de la nôtre; il montra le plus grand zèle pour en conserver la pureté. ta philosophie se perfectionnait par son commerce avec les sciences exactes; il s'opposa moins heureusement, mais plus obstinément encore, à cette révolution utile dont Galilée était l'auteur, et voulut redonner à la manière de philosopher d'Aristote et de Platon la vogue qu'elle avait perdue. Né à Trévise en 1705, il y fit ses premières études sous les pères de la congrégation Sornasque. Il alla ensuite à Padoue étudier les lois, et y fut reçu' docteur. Après y avoir fait un cours de mathématiques, il se livra tout entier à la métaphysique, qu'il étudia, d'abord dans les ouvrages modernes, mais bientAt avec plus de plaisir, et selon lui, plus de profit, dans Aristote et dans Platon. La lecture assidue et réfléchie des meilleurs auteurs italiens, en vers et en prose, était pour lui, non un délassement, mais une autre occupation, dont il tira un grand profit pour écrire purement, et se garantir des vices qui commençaient à corrompre la langue toscane. Il était aimé et estimé de tous les savants qui habitaient alors Padoue, et d'un grand nombre de ceux qui étaient répandus dans les autres villes d'Italie. Parmi ceuxci , on distingue le célèbre Algarotti, qui avait en lui assez de confiance pour soumettre à son jugement ses propres ouvrages. Dans le temps de sa plus grande faveur à la cour de Berlin, il l'y conduisit en 1'74P, et le présenta au roi. Il lit plus, et ce n'est pas le seul trait de ce genre qui honore la mémoire d'Algarotti : Bressani était pauvre, il lui fit une pension suffisante pour assurer son indépendance , et, ce qui n'honore pas moins Bressani, c'est lui qui nous a révélé ce bienfait dans l'épître dédicatoire d'un de ses ouvrages, adressée à son bienfaiteur. Il est encore à remarquer qu'Algarotti était, comme on sait, newtonien, et que Bressani, dans l'ouvrage qu'il lui dédie , et qui est principalement dirigé contre la philosophie de Galilée, attaque aussi celle de newton, sans espérer pourtant, ditil, guérir le monde de l'erreur où il est tombé , en préférant, pour l'étude de la physique, les Descartes et les Newtons aux Platon et aux Aristote. Ce livre est intitulé : il Modo del filosofare introdotto dal Galilei al sagqio di Platone e di Aile> file , Padoue, 1755 L'auteur y prétend réfstter le premier des quatre fameux dialogues de Gali lée sur le système du monde , dialogues regardés avec justice comme des modèles de raisonnement et de style. Bressani publia, sur le même sujet, un second ouvrage : Discorsi copra le obbiezioni faite dal Galileo alla dollrina di Aristotile, ibid., 1760 On lui doit aussi en italien un trèsbon Discours sur la langue toscane, et un Essai de philosophie morale sur t'éducation des enfants. Quoique ce dernier eût eu beaucoup de succès, il le refondit presque en entier dans une seconde édition. Il mourut à Padoue, le 12 janvier 1771
  • Grégoire CARAVITA : natif de Bologne, exerçait la chirurgie à Rome au commencement du le siècle. Il imagina la composition d'une huile qu'il regardait comme un antidote certain. Le pape Clément VII, voulant en faire constater l'efficacité par une expérience positive et publique, lui fit livrer, en 1524, deux criminels condamnés à mort. On leur fit prendre une forte dose d'aconit napel. L'un, auquel Caravita avait administré son antidote, n'éprouva aucun effet nuisible de cette plante vénéneuse, au lieu que l'autre, qui fut abandonné à l'action du poison, périt. Matthiole, qui rapporte ce fait comme témoin oculaire, était le disciple de ce chirurgien. 11 rapporte aussi deux autres expériences semblables qu'il fit luimême une trentaine d'années après à Prague, en présence de l'Etnpereur. — Deux jurisconsultes italiens du même nom ont publié dans le 16' siècle des écrits sans im- portance
  • Grégoire CNAPIUS( 1564 - 1638) : jésuite polonais , né à Grodziec en Mazovie , vers 1564, se consacra de bonne heure à l'enseignement professa dans le col lège de son ordre, la rhétorique, les mathématiques, la théologie, et acquit la réputation d'un des premiers grammairiens de son pays. Il mourut à Cracovie, le 12 novembre 1658, après avoir publié : 1° Thesaurus Polono- Latino- Grcecus, scu Promptuarium linguee latinoe et grœcce, Polonorum, Roxolanorum, Sclavdrum, Boemorum usui accommodatus, Cracovie,1620, ; revu et augmenté , 1643 de plus de 1500 p. ; souvent réimprimé et abrégé sous le titre de Synonyma, scu Dictionarium Polono- Latinum, ibid., 1769 2° Thesaurus Latino- Polonicus, Cracovie, 1626 5° Adagia Polono- LatinoGrœcet, ibid., /652 Ces deux ouvrages sont comme la suite du premier
  • Grégoire CORRARO( 1411) : neveu du cardinal, est presque autant vanté que son oncle par le P. degli 4gostini. Petitfils du procurateur de StMarc, et petitneveu du pape Grégoire XII, il était né à Venise en 1411, et avait étudié, à Mantoue, les lettres grecques et latines, sous Victoria da Feltre. Pendant les quatres années qu'il y passa pour ces études, il composa une tragédie, intitulée : Progné. 11 écrivit ensuite un traité latin sur la manière d'élever les enfants, et l'adressa à son frère André, qui était sur le point de se marier. Ensuite, il se rendit à Rome, auprès de son oncle, le cardinal Antoine, qui lui fit prendre l'habit ecclésiastique. Le pape Eugène 1V, qui se trouvait être cousin germain de, son père et de son oncle, le fit protonotaire apostolique, et, en 1464, il fut nommé patriarche de Venise ; mais il ne jouit pas longtemps de cette dignité, étant mort à Vérone la même année. Sa tragédie n'a été imprimée qu'un siècle après, savoir en 1558, à Venise. Six Sermones , dont le cardinal Bembo, dans ses oeuvres, lui avait fait honneur, étaient encore manuscrits au commencement de ce siècle, entre les mains de quelques particuliers de Venise. JeanAntoine Moschini, maître du séminaire et collége patriarcal de StCyprien de Murano, en a publié deux avec des traductions poétiques italiennes de sa composition, elles ont pour titre, l'une : Della importanza di fuggire le colpe leggiere, et l'autre : la Buona condotta della vita puô sola tenere in freno la lingua del volgo, Venise, 1809. Le même Moschini avait déjà donné au public, avec une traduction, son Poëme sur l'éducation des Enfants, dont le texte latin avait été mis au jour par le chevalier Rosmini, dans sa Vita di Vittorino da Feltre, Bassano, 1.803; et l'édition du traducteur a pour titre : Dell' educare la prote, Venise, 1804. On a en outre, Dans ses Scrillori vene2iani , Venise , 4755 et 1760. Jean de Agostini, ué en 17O1, mourut en 1755. Cc Mt lui qui, en 1720, publia quatrevingts stances per la villoria riporiala dalle arma Cesaree eotlo la condolla del principe Eiigcnio a Belgrado. de Grégoire Corraro, Oratio ad Sigismundum in> peratorem pro contai Basileensi : cette harangue est entrée dans la Collection des conciles, par les PP. Labbe et Gossart; Epistola ad Coeciliam virginem, adressée à une petitefille de J.F Gonzague I", marquis de Mantoue, de fugiendo sceculo; elle se lit dans le recueil Veterum scriptorum et monumentorum des PP. Martène et Durand; Fabule iEsopi et aliorum LIII, e grec in latinum verste, qui se trouvent à Milan dans la bibliothèque Ambrosienne. Le P. Jean degli Agostini lui attribue d'autres ouvrages encore inédits, et que l'on conservait en autographe dans la bibliothèque du couvent des franciscains della Vigna à Venise ; on en peut voir la liste dans les Notizie delle opere degli scrittori veneziani.
  • Grégoire CORTESE( 1483) : de la même famille que le précédent, naquit à Modène en 1483. 11 avait reçu au baptême le nom de Jean- Baptiste, qu'il changea pour celui de Grégoire en prononçant ses voeux dans le monastère de StBenoit de Polirone, près de Mantoue, à l'âge de 25 ans. A la suite de brillants succès dans ses études à Padoue et à Bologne, il avait été, comme ecclésiastique, auditeur à Rome, auprès du cardinal Jean deMédicis, qui fut pape sous le nom de Léon X, et dans sa patrie, à vingdeux ans, recteur de l'église paroissiale d'Albareto, chanoine de la cathédrale de Modène, et vicairegénéral du diocèse. Il était à peine profès dans cette congrégation bénédictine de l'institut du mont Cassin qu'il fut choisi pour aller réaliser le désir que l'évêque de Grasse avait d'en introduire des religieux dans son monastère. de Lérins il en fut nommé prieur, et bientôt après abbé. Chargé par ses supérieurs d'introduire une meilleure discipline dans plusieurs couvents italiens de son ordre, il remplit leurs vues, et fut créé visiteur- général. Appelé à Rome, en 1536, pour assister à la congrégation préparatoire au concile général que le pape convoqua à Mantoue pour l'année suivante, il fut, quatre ans après, nommé pour accompagner l'évêque Thomas Campège au colloque qui devait avoir lieu à Worms entre les catholiques et les protestants; mais il parait que sa mau v aise santél'empêcha de s'y rendre. Il fut fait cardinal en 1542, et, cinq mois après, Paul III lui conféra l'évêché d'Urbin. Ce pontife trouvait tant de ressources dans les lumières de Grégoire, et tant de charmes dans ses vertus, qu'il voulut l'avoir sans cesse auprès de lui; et Cortese le suivit dans les divers voyages qu'il fit en Italie. Ses conseils lui furent partout d'un grand secours, et l'Église en retira beaucoup d'avantages; mais il ne put en profiter que jusqu'au 21 septembre 1548, où ce cardinal mourut à Rome, à l'àge de 65 ans. Son corps fut honorablement déposé dans la basilique des SSts. Apôtres. Un grand zèle, tempéré par une extrême douceur, une tendre piété, éclairée par un vaste savoir, formèrent le caractère de ce prélat. Sa douceur éclata surtout dans ses écrits polémiques contre les novateurs, et sa science, dans son ouvrage relatif à la question suscitée par Ulric Vélénius, savoir « si » S. Pien'e a siégé dans la ville de Rome. » On y admire la plus profonde connaissance de l'antiquité ecclésiastique et de la chronologie, avec une grande force de raisonnement et une élégance de style presqu'inconnue des écrivains scolastiques de ce tempslà. Cette dernière qualité se fait remarquer dans tous les autres ouvrages du même auteur, dont JeanAugustin Gradenigo, évêque de Cénéda, a donné une édition complète à Padoue, sous ce titre : Gregorii Cortesii monachi casinatis, S. R. E. cardinalis, omnia glue huc osque colligi potuerunt opera ab e0 scripte, sine ad ilium spectantia, 1774, 2 vol. Dans le I" sont : ° Lettere italiane; 2° Carinina ; 3° De direptione Genuce liber : cet opuscule, où est décrit le saccagement de Gênes en 1522, serait digne de TiveLive, au jugement de Tiraboschi; Tractatus adverses; negantem B. Petrum apostolum ROMP fuisse. 11 avait été imprimé à Venise par les soins du neveu de Grégoire Cortese, quelques années après la mort de celuici, et ensuite à Rome , avec des notes du savant abbé Costanzi. Le 2' volume contient, 1° Epistolaruni familiarium liber : le cardinal Bembo, excellent connaisseur en ce genre, faisait un trèsbel éloge de ces letties en écrivant' à Federigo Fregoso ; 2° Sermone di S. Bruno, dot- tore Parisiense sopra, la nascita di nostra signora, dalla latina portato in italiana favella; 3° Testamentum novum juxta veterem translationem, et grœca exemplaria recognitum; Hilarii et Eucken% fragmenta qua? extant. Cette édition complète des oeuvres du cardinal Cortese, est précédée de sa vie, écrite par l'illustre éditeur, à qui le marquis' J. B. Cortese, neveu de l'auteur, avait fourni tous les documents nécessaires. On a aussi un trèsjudicieux Elogio storico de ce cardinal, imprimé à Pavie en 1788. ll avait été écrit et prononcé par le P. dom Jérôme Prandi, dans une séance littéraire de l'académie que dom Maur Mari avait établie dans le monastère de StBenoît di Polirone, dont il était abbé
  • Grégoire DATHEVATSI( 1340 - 1410) : l'un des plus savants docteurs de l'Église arménienne, tirait son nom du monastère de Dathev, situé dans la province de Siounik'h, où il était religieux. il naquit vers l'an 1340, et fut disciple d'un célèbre Vartabied, nommé Jean Orodneisi, l'un des hommes les plus habiles de son siècle en philosophie et en théologie. Grégoire Dathevatsi se distingua bientôt dans ces deux sciences, et il en donna longtemps des leçons, qui furent suivies par un grand nombre d'élèves, dont le plus célèbre est un nommé Daniel, qui eut même l'honneur de succéder à son rnaitre. Gré- , gobe Dathe?atsi mourut en l'an 1410. Son prin cipal °nuage, intitulé grandes Questions, est un • traité complet de théologie et de métaphysique, conçu entièrement d'après les principes théologiques de l'Église arménienne et de l'hérésie d'Eutychès. Il a été imprimé à Constantinople en un volume Il en existe à la bibliothèque nationale un exemplaire manuscrit, n° 71. . Outre cet ouvrage, Dathevatsi a encore composé divers écrits sur la discipline ecclésiastique, des Homélies, des Sermons, etc., qui sont demeurés manuscrits
  • Grégoire GARCIAS( 1554) : religieux dominicain , né en 1551 à Cozar, en Andalousie , passa en Amérique, resta neuf ans au Pérou, et y exerça avec fruit le ministère évangélique. Son long séjour et ses courses dans ce pays lui fournirent l'occasion de le connaltre en détail, ce qui lui lit naitre l'idée de composer un ouvrage dont le but serait de rechercher : 1" tout ce qui concernait l'histoire du Pérou jusqu'à sa conquète par les Espagnols ; 2n l'origine des premiers habitants; 5" si I'Lvangile y avait été prêché dès le temps des apôtres. Les matériaux que Garcias avait rassemblés étaient déjà trèsabondants lorsqu'il fut envoyé au Mexique , où il séjourna trois ans. 11 poursuivit son projet ; mais la niasse des documents qu'il recueillit devint si considérable, qu'il renonça à publier à la fois l'ensemble de son travail. A son retour en Europe, vers le commencement du 17e siècle, il fut nommé lecteur de théologie morale au couvent de StDominique de Baëça. Il profita de ses moments de loisir pour mettre en ordre tout ce qu'il avait réuni sur l'origine des Indiens, et le publia en espagnol sous ce titre : Origine des Indiens du nouveau monde examinée, avec un discours sur les opinions relatives à ce sujet, Valence, 1607, 1 vol. ; Madrid, 17429, 4 vol. Garcias, après avoir passé en revue tous les auteurs ses • compatriotes qui avaient écrit sur la découverte et la conquète de l'Amérique, examine séparément chaque opinion sur la population du nouveau monde ; il l'expose, présente les objections qu'elle fait naître, et fait suivre cellesci des réponses auxquelles elles peuvent donner lieu. Son opinion est que l'Amérique n'a pas été peuplée par une seule nation ; il pense qu'il y est venu, à des époques différentes , des habitants des diverses parties du inonde; idée trèsraisonnable et qui fait honneur au jugement de l'historien. La seconde édition fut donnée par l'auteur de l'Essai chronologique pour l'histoire générale de la Floride. Ce nouvel éditeur fit beaucoup d'additions; de sorte que tout ce que l'on avait jusqu'alors imaginé sur l'origine des Américains et sur la manière dont le nouveau monde avait été peuplé, s'y trouve ramassé et exposé avec une érudition peu commune , mais qui n'est pas toujours nécessaire. On a encore de Garcias : Prédication de l'Évangile dans le nouveau monde, du vivant des Apôtres, Baeça, 1625 11 n'adopte pas le sentiment dicté par une dévotion mal entendue, qui suppose que les disciples immédiats du Sauveur ont porté la foi dans le nouvel hémisphère. Ce savant missionnaire mourut à Beça en 1627. Es
  • Grégoire GHICCA : prince de Moldavie , avait été drogman de la Porte Ottomane, et était devenu souverain de Moldavie à l'époque de la guerre contre les Russes, terminée en 1774 par la paix de Kaïnardjik. Envoyé en Valachie au commencement des hostilités, il fut pris par un parti russe qui le conduisit à StPétersbourg. prétendit avoir été (l'intelligence avec ceux qui l'enlevaient. La cour de Russie, le croyant dans ses intérêts , le fit partir pour l'armée de Moldavie, commandée par le feldmaréchal comte Itomanzoff. On s'aperçut bientôt que Ghicca était en correspondance secrète avec les Turcs , et qu'il trahissait ses bienfaiteurs. Le général russe de sa folie et de son ingratitude, le fit longtemps garder à vue dans son camp. Le crime de Ghicca n'empècha pas l'impératrice Catherine II, toujours grande et généreuse, de le faire comprendre dans le traité de 177 et de le faire nommer de nouveau prince de Moldavie. 11 ne s'occupa qu'à intriguer et à gagner des trésors immenses; mais bientôt il se rendit suspect à la Porte, en s'opposant à la cession de la Bukowine à l'Autriche; et les troubles de la Crimée étant survenus , elle ne voulut pas laisser en Moldavie un sujet d'une fidélité aussi équivoque. Mais la manière dont le ministère ottoman se défit de Grégoire Ghicca est aussi honteuse que blâmable. Il fit choix d'un des amis intimes de ce malheureux prince , pour le faire plus sûrement tomber dans le piége. Le misérable qui se chargea d'une si lâche commission était capidgi bachi ; il arriva avec le titre d'écuyer du Grand Seigneur et d'inspecteur de la forteresse de Chotzin. Cette commission extraordinaire devait d'autant mieux avertir Ghicca d'ètre sur ses gardes , que des amis sûrs qu'il avait à Constantinople l'avaient prévenu des mauvaises dispositions de la Porte à son égard et du départ de ce capidgi : le prince de Valachie luimême lui avait écrit de veiller à sa sûreté. L'infortuné ne tint compte d'aucun de ces avertissements; et son ancien ami lui ayant fait dire, à son arrivée à Jassy, qu'une indisposition l'empêchait d'aller le voir, il alla luimême rendre visite à cet ami. Ghicca avait si peu de défiance, qu'il ne Voulut pas permettre au capitaine de sa garde albanaise, homme intrépide et qui lui était dévoué, de l'accompagner dans l'appartement du capidgi, où il entra seul. Après quelques moments de félicitations mutuelles, le perfide Turc lui demanda du tabac , et feignit de ne pas le trouver de son goût ; il ordonna à un homme de sa suite d'en apporter au prince de meilleur : l'esclave, au moment où il en présentait à Ghicca , lui donna deux coups de poignard. Ghicca se leva pour sauter par la fenêtre : la çroisée se trouvant trop étroite, il fut saisi par des meurtriers apostés, qui achevèrent de l'assassiner. La tte de ce prince confiant, et sans doute coupable , fut coupée surlechattp et envoyée à Constantinople, où elle resta pendant trois jours exposée à la porte du sérail. Grégoire Ghicca périt en 1777; son crime fut douteux : sa mort pouvait être juste; mais la Porte Ottomane , en employant pour se défaire de lui le moyen le plus infâme et le plus làche, a jeté sur sa victime un intérêt qu'il ne méritait peut-être pas
  • Grégoire GIRARD( 1765 - 1850) : savant cordelier, né à Fribourg en 1765, embrassa de bonne heure l'état monastique, et perfectionna dans le cloitre ses études de théologie et de philosophie, sciences pour lesquelles il avait une rare aptitude. Les Pères grecs et latins, Aristote, Platon, Leibnitz, Kant, Locke, Descartes, Malebranche, les plus célèbres penseurs de tous les temps et de tous les pays, lui étaient familiers, et il les lisait dans leur propre langue. On le tira un beau matin de cette vie contemplative pour l'envoyer à Berne, où il eut à remplir, pendant quelques années, au milieu de circonstances difficiles, les fonctions actives du ministère ecclésiastique. Il fut chargé d'administrer, en quallité de curé , une paroisse catholique , la première qui ait été régulièrement reconstituée à Berne depuis le temps de la réfor- mation. Le P. Girard, jusquelà presque étranger au monde, s'acquitta de cette mission avec un tact parfait, sut ménager les hommes, désarmer les préjugés, et s'attirer par son savoir, sa modestie et ses vertus , le respect des personnes les plus prévenues contre l'Église catholique. On lui confia en 1805 la direction de l'école française de Fribourg, et il semble que c'était là en effet uni poste fait pour lui. li n'avait pas seulement de vastes connaissances, des talents administratifs déjà éprouvés , des mœurs graves, le don secret de se faire obéir , il avait en outre, qualités plus exquises, l'amour et le respect de l'enfance. Il se plaisait parmi ses jeunes élèves ; il observait avec curiosité le progrès lent ou rapide de leurs idées, de leurs facultés, de leurs sentiments , de leurs caractères, et démêlait chez eux avec sagacité la part du naturel, et la part plus ou moins heureuse, soit des règles disciplinaires, soit des mé- thodes d'enseignement. C'était le temps où (loris- saient en Suisse les célèbres établissements de Pestalozzi et de Fellemberg, qui ont fait tant du bruit, et qui ont si peu duré, quoiqu'ils n'aient pas disparu sans laisser çà et là dans l'enseignement des traces utiles. Mais alors on attendait de ces ingénieuses tentatives beaucoup plus de bien qu'on n'en a recueilli. Madame de Staël en parlait avec enthousiasme, et Gottlieb Fichte y voyait le commencement d'une révolution pacifique, destinée, selon lui, à régénéter l'Allemagne. La diète helvétique institua en 1810 une commission il' de savants qui se transporta à Yverdun , où elle examina en détail l'institut de Pestalozzi. Le P. Girard, qui faisait partie de cette commission, fut chargé par ses collègues de la rédaction du rap- port qu'elle devait faire à la diète. Il saisit à merveille, et mit trèsbien en lumière ce qu'il y avait de neuf et de fécond dans les idées de Pestalozzi. « Ce système, disaitil , consiste bien moins à a rendre un élève éminemment propre àl'exercice ,e de telle on telle profession qu'à le disposer, a par une voie lente, rationnelle et sûre, exempte a de toute routine et de tout charlatanisme, et a basée sur la marche que suit la neure elle-(9 même, à pouvoir développer dans une partie a quelconque les facultés qu'il a reçues en nais-« sant, et dont l'instituteur s'attache à tirer le te plus grand parti possible, en lui formant un jugement sain et en lui donnant cette justesse « d'esprit si précieuse quand elle est jointe à la C( droiture du coeur. » Mais tout en adoptant le principe fondamental de cette théorie, principe déjà entrevu par .1.4. Rousseau, et mème avant lui, il lui fit, diton , subir dans la pratique de nombreuses modifications. 11 accorda un peu moins (l'importance aux occupations mécaniques, un peu plus à la culture morale et intellectuelle, et par là s'éloigna autant de Pestalozzi que Pestalozzi luimème s'était déjà en ce sens éloigné de Rousseau. Cependant l'école qu'il dirigeait à Fribourg avec de croissants succès ne devait pas longtemps survivre à celle d'Yverdun. Mais elle succomba par d'autres causes. Le rappel des jésuites à Fribourg , après le rétablissement de cet ordre célèbre, la réouverture de leur ancien collége, nous ne savons quelles rivalités de profession et peut-ètre de robe, suscitèrent au P. Girard des ennuis et des découragements qui, en 4823, l'obligèrent à la. retraite. 11 se rendit l'année sui vante à Lucerne, où pendant dix ans il enseigna la philosophie. C'est alors qu'il publia en langue allemande un Cours de philosophie , Lucerne, 1829-31 , ouvrage estimé dans les écoles catholi- ques d'outre Rhin pour la clarté (lu style et la constante élévation des pensées, mais qui n'a pas été, du moins à notre connaissance, traduit en français. En 1835, le P. Girard rentra à Fribourg dans son monastère, non pour y jouir d'un repos mérité, mais pour y rassembler dans un vaste ouvrage les observations et les réflexions que lui avait suggérées sa longue expérience des écoles. Il avait alors soixantedix ans. A cet âge, qui est ordinairement celui d'il déclin, il eut le courage d'entreprendre, de poursuivre pendant neuf ans et de mener à bien la composition d'un livre utile, original et profond, un des meilleurs que l'on possede sur l'éducation. C'est l'idée de Pestalozzi restreinte, exclusivement appliquée à l'enseignement de la langue maternelle, mais dans ce sens si admirablement développée qu'elle a tout le mérite et parfois tout l'imprévu de la nouveauté. L'auteur y montre avec quelle facilité un père de famille ou un maitre d'école pourrait faire entrer, avec les iflots, dans l'esprit des enfants, non:seulement les lois du langage, mais encore les notions les plus claires, les plus élevées, les plus parfaites, de la morale et de la raison. Apprendre à parler, c'est apprendre à penser et à raisonner, et par conséquent, c'est apprendre I agir. Cette étude de la langue, qui précède naturellement toutes les autres, et les facilite et les éclaire toutes, cette étude qui , pour porter ses fruits, devrait être dirigée avec tant de soin, est dans les familles abandonnée au hasard, et devient dans les écoles l'objet d'un travail abstrait, stérile et rebutant. On voit dans le P. Girard tout le parti qu'on en pourrait tirer. Son livre, intitulé Cours éducatif de langue maternelle, est écrit en français, et a été publié à Paris en 18.14, 7 vol. L'Institut de France, justement frappé de l'utilité pratique de cet ouvrage, des vues neuves, ingénieuses, sensées, dont il abonde, lui accorda un prix extraordinaire de six mille francs, et l'Académie des sciences morales et politiques s'empressa d'admettre parmi ses membres correspondants le lauréat octogénaire. Le P. Cirard vécut encore quelques années, mais il passa ses derniers jours dans le silence et le recueillement. il mourut en 1850, âgé de Si ans. 11 avait, dans le cours de sa laborieuse carrière, publié d'autres ouvrages, entre autres quelques mémoires sur diverises questions pédagogiques, mémoires «on retrouve dans les Actes tic la société suisse d'utilité publique
  • Grégoire HOLONIUS : poile latin, naquit à Hollogne, village aux environs de Lige, dans les le premières années du 16. siècle. Ayant acquis des connaissances étendues dans les littératures grecque et latine, il occupa une chaire au collége 13artholoméen. Les succès qu'il y obtint engagèrent le baron de Berlaymont à lui confier l'éducation de ses enfants. Étant allé à l'université de Louvain avec ses élèves, il y fut reçu licencié en théologie et prit ensuite le bonnet de docteur dans une autre faculté. Selon Corneil Callidius, il parvint à quelques dignités dans l'Église de Liége. Il vivait encore en 1580 , mais la date précise de sa mort est restée inconnue. On lui doit : 1. Lau- rentias , tragcedia de tnartyrio Constantissimi levitœ D. Laurentii, Borna sub Decio passi, Anvers , 1556 2. Catharina, tragœdia de fortissimo S. Ca- tharince virginis, doctoris et martyris, ( ger/ amine, Anvers, 1336 5. Lambertias, tragoedia de oppressione B. Lamberti, trajectensis quondam ec- clesiœ , qua! ? me Leodium translata est , episcopi et martyris gloriosissimi , Anvers , 1556 Ces trois tragédies, que l'on trouve souvent réunies, quoique d'éditions différentes, sont écrites d'un style grave, convenable au sujet, et elles offrent quelques beautés
  • Grégoire HORST( 1578) : médecin saxon , neveu de Jacques Horst , célèbre par ses talents dans l'exercice de la même profession , naquit à Torgau le 5 novembre 1578. Après avoir terminé ses cours à l'université de Wittemberg , il prit ses degrés en philosophie et alla étudier la médecine à Bâle , où il reçut le bonnet de docteur en 1606. Il fut appelé la même année à Wittemberg pour y enseigner cette science ; mais il donna sa démission quelques mois après, et vint se retirer à Saltzwedel , dans le Brandebourg, où il se livra entièrement à la pratique et avec beaucoup de succès. Le landgrave de liesse lui offrit en 1608 une chaire à l'Académie de Giessen, et le nomma Horsley a été plus qu'éditeur de l'ouvrage d'Apollonius; il l'a restauré d'après un mémoire succinct qui a été accidentellement conservé dans les recueils mathématiques de Pappus. —Son édition des oeuvres de Newton est plus remarquable par l'élégance que par le mérite du fond. On a trouvé qu'il ne s'était pas suffisamment préparé à ce grand travail , et qu'il était resté inférieur à quelquesuns de ses devanciers. Il a été plus heureux dans ses éditions d'Euclide, quoiqu'il se soit fait tort en aectant de déprécier celle qu'avait donnée son prédécesseur Simson , laquelle avait été généralement bien accueillie dans le monde savant , et dont l'illustre géomètre Lacroix a dit qu'elle u devait étre regardée comme un événement important u dans l'histoire de la géométrie. n L'Euclide, très-élégamment imprimé à la presse de Clarendon , a été apprécié dans un article de l'Edinburgh Revieu, de 1804, et l'éditeur jugé avec sévérité, en raison des hautes prétentions qu'il affichait. Z. Jacques Horst a publié un traité qui appartient à l'histoire du somnambulisme : De natura et cousis nociambulorum , seu eorum gui dormientes ambulant , Leipsick , 1595 et un autre traité sur la fameuse dent d'or, De aurea dente mazillari pueri Silesii, ibid., 1595 l'année suivante son premier médecin. 11 s'acquitta de ce double emploi pendant quatorze ans d'une manière trèsdistinguée. Il céda en 1622 aux instances des magistrats d'Ulm , qui cherchaient depuis longtemps à l'attirer dans cette ville. Il continua de s'y livrer à la pratique de son art, et y mourut le 9 aoùt 1636. L'estime dont il jouissait était si grande que ses confrères lui avaient donné le glorieux surnom d'Esculape de l'Allemagne. Suivant son panégyriste , il possédait dans un degré supérieur les trois qualités d'un bon médecin, la probité, la doctrine et le bonheur. Ses ouvrages ont été recueillis, Nuremberg, 1660, 3 vol. Son second fils en donna une édition plus complète, Gouda, 1661, 3 vol. On verra, par les titres de quelquesuns de ses écrits , qu'il aimait à diriger ses recherches sur des objets singuliers et curieux : 1. Dissertatio de natura amoris; additis resolutionibus de cura furoris amatorii, de philtris atque de pulsa amantium, Giessen, 1611 ; 2. De tuenda sanitate studioso- rum et litteratorunz, ibid., 1615 50 De causis similitudinis et dissimilitudinis in foetu, respectu parentum; resolutio qucestionis de diverso partus tempore, imprimisque quid de septimestri et octimestri partu sentiendum, ibid., 16429 On peut consulter pour la liste de ses autres ouvrages Vander L et les autres bibliographies médicales. Jean Dan. Dieteric prononça son oraison funèbre, que Witte a insérée dans ses Memorice medicorum et qui a été imprimée séparément, Ulm, 1636 — Jean- Daniel IlonsT, son fils acné, ne à Giessen en 1627 , professa la médecine à Marbourg et ensuite dans sa patrie, fut honoré du titre de médecin du landgrave de HesseDarmstadt , et se retira à FrancfortsurleMein , où il mourut le 27 janvier 1685. Il avait été admis à l'Académie des curieux de la nature sous le nom de Phoenix. Il a laissé plusieurs ouvrages , entre autres : 1° Pharmacopea galeno- cheinica catholica, Francfort, 4651 , ; elle est beaucoup trop prolixe. 2. Decas observationum et epistolarum anatomica- riait, ibid., 1656 3. Physica hippocratica, ibid., 1682 On lui doit en outre des éditions trèsestimées des Qucestiones medico- legales de Paul Zacehias et des OEuvres de Lazare Rivière. — Grégoire 1- 10RsT , son frère, né à Ulm le 20 septembre 1626, fut reçu docteur en médecine à l'université de Padoue , professa l'anatomie à Giessen , et fut rappelé à Ulm pour y enseigner la physique. Il mourut en cette ville le 31 mai 1661, âgé de 45 ans. On lui est redevable de l'édition la plus complète des OEuvres de son père; il a publié une dissertation De mania , et une autre, De historia Zibethi; et, après sa mort, un de ses amis mit au jour ses leçons d'anatomie sous le titre suivant : Specinzen anatonziœ praeticce in acadenzia Giessena aliquot philiatris exhibitum ; adjecta suit quœdam de moxa, Francfort , 1678, iii-40
  • Grégoire HURET( 1610 - 1670) : dessinateur et graveur, né à Lyon en 1610, a beaucoup gravé d'après ses propres dessins : néanmoins ses estampes sentent la couleur; ses effets sont piquants ; sa manière est large ; ses tètes ont de l'expression ; ses conceptions sont neuves et ingénieuses ; ses draperies sont bien jetées, ses accessoires riches ; sa gravure est moelleuse et facile : cependant il y manque un je ne sais quoi qui l'a empêché d'atteindre à une réputation méritée à certains égards. 'furet a gravé plusieurs portraits , et différents sujets d'histoire, d'après Vouet , Champagne , Bourdon, et autres maîtres français. On a de lui en outre l'histoire de la l'assion en trente pièces de sa composition. Cet artiste est mort à Paris en 1670. 11 s'était aussi occupé d'architecture, et a donné sur cet art : 1. Règle précise pour décrire le profil élevé du fust des colonnes. Paris, 1665; 2. Réponse de Grégoire Huret au quatrième article du journal dit des Savants, 11 mars 1665. Les journalistes n'ayant pas répliqué, Huret revint à la charge, et publia Cinq avis donnés par G. Huret aux auteurs du journal dit des Savants, en considération de ce qu'ils sont demeurés sans réplique à sa réponse, P—E.
  • Grégoire LAZZARINI( 1655 - 1730) : peintre, né à Venise en 1635, fut élève de Salvator Rosa; mais le style sombre et pour ainsi dire sauvage de ce peintre énergique n'avait aucun rapport avec le talent de son disciple : aussi Lazzarini, lorsqu'il eut quitté ses leçons , s'empressa d'abandonner sa manière et la bannit entièrement de l'école vénitienne, dont il a mérité d'être considéré comme le Raphaël par la précision de son dessin. On remarque surtout son magnifique tableau représentant le Triom- phe de Morosini , surnommé le Péloponésiaque. Il ne se signala pas moins dans le SI- Laurent Giusti- niani , qu'il exécuta quelque temps après et qui peut être considéré comme le meilleur tableau à l'huile que l'école vénitienne ait produit dans le 17e siècle, tant pour le goût de la composition que pour l'élégance des formes et la beauté , l'originalité et la variété des tètes et des accessoires. La couleur, qui était une des parties les plus éminentes de son talent, n'y est pas moins recommandable. Il peignait avec un égal succès les figures de petite dimension; et l'en ne peut rien voir de plus agréable pour la couleur qu'une suite de petits tableaux qu'il peignit pour SteCatherine de Vicence. Lazzarini mourut en 1730, àgé de 75 ans. P. Peiroleri a gravé, d'après ce lanaltre, Moïse sauvé des eaux et la Charité romaine; Wagner, une Piète à Bacchus. — Elisabeth LAllARINI , sa soeur, née en 166, s'est fait une réputation comme peintre. On présume qu'elle était élève de son frère.—Le chanoine Jean- André LAZ- ZARINI, peintre, né à Pesaro en 1710, fut élève de François de Mancini. Il se distingua dans la pe ture : facile et cependant studieux , il sut introduire dans ses ouvrages, mais néanmoins sans affectation, la connaissance profonde qu'il avait de l'antiquité. Il peignit d'abord d'une manière plus vigoureuse, ainsi qu'on le voit dans une Pietà, qui se trouve dans l'hôpital de Pesaro ; niais il suivit ensuite une manière plus suave, qui se rapproche de celle de Carle Maratte, et à laquelle on peut toutefois reprocher tin peu de faiblesse. L'ouvrage où , suivant les connaisseurs, il s'est montré supérieur à luimème , se voit à Gualda, diocèse de Rimini, dans la chapelle des comtes Fantuzzi. Il y a représenté ln Cierge et l'enfant Jésus, et deux anges ayant auprès d'eux , d'un cdté Ste- Catherine, et de l'autre le bienheureux Marc Fantuzzi , franciscain. La sainte et l'un (les deux anges sont entièrement dans le goût (le Raphaël le bienheureux en extase rappelle la SteMiche- line du Baroche. Lazzarini mourut en 1786. Outre ses talents en peinture, il était renommé par son bon goett comme poëte et comme prosateur, et par son érudition dans tout ce qui a rapport aux sciences sacrées et profanes. On connalt de lui: la Description du ddme d' Assisi ; le Catalogue rai- sonné des peintures des églises de Pesaro , une Dis- sertation sur l'art de la peinture, qui a été imprimée plusieurs fois, et qui a pour objet l'Invention. Il avait laissé plusieurs autres dissertations inédites snr la composition, le dessin, le coloris et le costume, lues par lui à l'académie de Pesaro, où depuis 1753 il avait rempli gratuitement les fonctions de professeur; elles formaient un véritable cours de peinture : elles ont été réunies et publiées à Pesaro, en 1806. Algarotti avoue luimême avoir beaucoup profité des écrits et des conseils de l'au- teur dans son Esyai sur la peinture
  • Grégoire MARTIN : né à Maxfield , dans le comté de Sussex, prit le grade de maître ès arts à Oxford et entra comme précepteur chez le duc de Norfolk. Le désir de professer ouvertement la religion catholique le conduisit en 1670 au collége de Douai, où il fut ordonné prêtre et devint professeur d'hébreu et d'Écriture sainte. Lors de l'établissement du collège anglais de Rome, il fut appelé dans cette ville pour travailler à son organisation et en diriger les exercices. De retour en France, il se fixa à Reims et s'y occupa d'une version anglaise de la Bible, dans le dessein de prouver l'injustice des protestants, qui reprochaient aux catholiques d'interdire au peuple la lecture de l'Écriture sainte en langue vulgaire. Le Nouveau Testament fut imprimé à Reims en un vol. et réimprimé la même année à Anvers, avec les notes du docteur Bristow. L'Ancien Testament ne parut qu'après la mort de l'auteur en 1609 et 1610, par les soins et avec les notes du docteur Worthington, Douai, 2 vol. Fulk , principal du collège de Pembroke à Cambridge, et Cartwright, savant puritain, attaquèrent l'ouvrage avec beaucoup d'humeur, prétendant qu'il était plein d'erreurs et de fautes. Reynolds, ami de l'auteur, leur répondit. Quelques catholiques trouvèrent qu'il s'était attaché trop scrupuleusement à la Vulgate et qu'il s'était écarté des règles d'un goût épuré dans l'emploi de certaines expressions. Le traducteur, qui avait prévu cette objection , disait qu'il valait mieux violer certaines règles de grammaire, que d'altérer la parole de Dieu pour paraître plus élégant. Martin mourut à Reims le 28 octobre 1582. Deux ans après, il parut en Angleterre un pamphlet, que Camden appelle une horrible production de la méchanceté papistique, dans lequel on exhortait les catholiques à traiter la reine Élisabeth comme Judith avait traité Holopherne. On attribua ce pamphlet à Martin, quoiqu il n'y eùt rien dans ses ouvrages ni dans sa conduite qui pût justifier une pareille conjecture. Ses écrits sont : 10 un Traité du schisme, pour prouver que les catholiques doivent éviter de se mèler avec les hérétiques dans les assemblées où l'on célèbre l'office divin ; 2° Découverte des altérations manifestes faites dans l'Écriture sainte par les Hérétiques; 3° Lettres à ceux qui temporisent pour se déclarer " catholiques , 1575 et 1583 ; 4° Traité de l'amour de Dieu, Rouen et StOmer, 1603 ; 5° Traité des pèlerinages et des reliques, 1583 6° Traductions du livre de StChrysostome contre les gentils et de la Vie de StBabylas ; — de la Consolation des agonisants ; — de l'Excommunication de l'empereur Théodose; — d'une Tragédie de Cyrus
  • Grégoire MARTINEZ : peintre espagnol , né il Valladolid, florissait à la fin du 16e siècle. Il peignait le paysage avec succès ; mais c'est dans les 1, petits sujets historiques qu'il s'est acquis une réputation. On connaît de lui un charmant tableau sur cuivre représentant la Vierge, l'Enfant Jé sus, St- Joseph et St- Franfois d'Assise, remarqua ble par la finesse des tons. — Sébastien MARTINEZ, peintre d'histoire, né à Jaen en 1602, fut instruit par un élève de Cespèdes, et devint un des plus grands peintres de l'école de Séville. Bon dessinateur, coloriste plein de grâce et (affinez avait composé un Traité sur la peinture, qui n'a point été imprimé, quoiqu'on le dise plein de notions précieuses sur l'état des arts en Espagne. Il mourut en 1682. — Dominique MARTINEZ , peintre d'histoire, né à Séville vers la fin du 17e siècle, fut élève d'un peintre inconnu nommé Jean Antonio. Il n'eut pas de peine à surpasser son maître ; mais le manque de principes solides se fait remarquer dans ses ouvrages. C'est surtout dans l'invention et dans la composition qu'il laisse beaucoup à désirer. Privé du génie qui sait créer, il se servait (l'estampes dont il avait une ample collection, et parvenait ainsi à disposer un sujet ; mais le défaut d'originalité s'y faisait toujours sentir. Cependant ses productions jouissent à Séville d'une estime assez grande; et la plupart des églises de cette ville en possèdent un certain nombre. Ses ouvrages l'enrichirent, et l'amabilité de son caractère le fit chérir de tous ceux qui le connurent. Il avait fondé dans sa maison une académie, où il employait une partie de sa fortune à l'instruction des jeunes élèves. Quand le roi Philippe visita Séville, Martinez fut chargé de beaucoup de travaux; on lui proposa de venir à Madrid , où on lui promettait le titre de peintre du roi; mais il préféra le séjour de sa ville natale, et y mourut le 29 septembre 1750. — Tho mas MARTINEZ , peintre mystique , né à Séville vers la fin du 17e siècle, fut élève de JeanSimon Guttierez , le meilleur disciple de Murillo. Il se livra à l'imitation de ce dernier maître, et parmi les ouvrages qu'il a produits on cite une Mère de douleurs, vraiment digne de Murillo, qu'il avait peinte pour le couvent de la Merci, de Séville, et qui, à. raison de son rare mérite, a depuis été transférée à l'Alcazar. D'un caractère bizarre, Th. Martinez s'était fait construire une bière qui lui servait de lit et qu'il couvrait d'un drap funéraire c'est dans ce lit et avec ce linceul qu'il voulut être enseveli après sa mort, arrivée à Séville en 1734. — Don Joseph Luxan ou Luzan MARTINEZ, peintre d'histoire et de portrait, né à Saragosse en 1710 , fut élevé par les soins de l'illustre famille Pignatelli , et envoyé à Naples, où pendant cinq ans il suivit les leçons de Mastro Leo , antagoniste de Solimène. L'étude qu'il fit des meilleures productions des peintres italiens servit beaucoup à améliorer sa couleur et à lui donner une manière large et ferme. De retour en Espagne, ses protecteurs le chargèrent de divers travaux , parmi lesquels on distingue ses portraits de famille. En 1741, il se rendit à Madrid après avoir obtenu de Philippe V le titre de peintre du roi. Il revint alors à Saragosse et fut nommé par l'inquisition réviseur des tableaux. Plein de zèle pour son art, il établit dans sa maison une école de dessin, d'où sortirent une foule d'habiles élèves , parmi lesquels on distingue Bayeu , Goya , Beraton , Vallespin , etc. ; cette école donna naissance à l'académie de StLouis. Martinez prodiguait tous ses soins à ses élèves ; ce qui ne l'empêchait pas de se livrer à la pratique de son art. Ses ouvrages se font remarquer par la suavité de la couleur et la facilité de l'exécution ; aux qualités propres aux artistes de son pays, il joint quelquesunes de celles qui n'appartiennent qu'aux peintres d'Italie. On voit la plupart de ses tableaux dans les églises de Saragosse, de Huesca, de Calahorra et de Calatayud C'est à lui que l'école de Valence doit les plus habiles peintres qu'elle ait produits dans le 18" siècte. Il mourut à Saragosse en 1785. —Don Ber nard MARTINEZ DEL BARRANCO, né en 1738 dans le village de Cuesta, vint étudier la peinture à Ma drid. En 1765 il se rendit en Italie , et l'étude des chefsd'oeuvre que renferment Turin, Parme, Naples, et surtout Rome, perfectionna ses talents. Il étudia particulièrement les restes de l'antiquité et les ouvrages du Corrége. Après une absence de quatre ans , il revint en Espagne, et fut reçu en 1774 membre de l'académie de StFerdinand. Antoine Mengs, premier peintre du roi , avait en cette qualité la direction de tous les ouvrages relatifs aux beauxarts. 11 en confia quelquesuns à Martinez , qui fit, entre autres, un Portrait du roi Charles III, pour le consulat de SantAnder : des Médaillons en grisaille pour le marquis de Soria , et une Décollation de St- Jean , pour l'académie de peinture, dont il était un des professeurs les plus zélés et les plus assidus. Il n'eut pas moins de talent pour les tableaux de genre ; et l'on cite parmi ces derniers une rue du port de Sant- Ander, qui jouit d'une grande réputation. 11 a aussi donné les dessins de quelquesunes des figures de l'édition de Don Quichotte, publiée en 1788 par l'académie de Madrid. Martinez mourut, dans cette ville, le 22 octobre 1791
  • Grégoire MAYANS Y SISCAR( 1697) : savant espa- gnol , né à Oliva . royaume de Valence, en 1697, s'appliqua d'abord à l'étude de la jurisprudence, et y acquit des connaissances fort étendues ; il se livra ensuite plus spécialement au belleslettres, à l'histoire, à la critique , et ne s') distingua pas iikxnoins. 11 fut, en 1732, nommé bibliothécaire ' de Philippe V; mais cette place ne lui laissant pas · ;os sme z de temps po tir ésirhquriiittal e u pour 0 tor ouvrages trs qer u'i 1 avait l'appelait avec raison, en 1778, le Nestor de la littérature espa- gnole , et annonçait que Robertson l'avait con- sulté pour son Histoire de l'Amérique. Toutefois . la considération dont il jouissait était beaucoup plus grande hors de sa patrie qu'en Espagne : la jalousie de quelquesuns, la sévérité de Mayans et méfie sa v anité furent les causes de l'injustice de ses compatriotes. Il mourut le 21 décembre 1781, et fut enterré dans l'église métropolitaine de Valence, devant l'autel de StAugustin. La liste de ses ouvrages ne peut trouver place ici. Sempere y Guarinos ans donne luimème le catalogue de plusieurs à la suite de son Arrion de gracias à la dirina sabiduria . Ce sont une Poétique espagnole; des fragments de Sulpice Sévère concernant l'Espagne. avec des notes; des fragments sur le droit ci % il et canonique d'Espagne; des suppléments et corrections à la Ribliothera l'alentina , ou pour mieux dire rdianriana; un ouv rage sur les coutumes des Espagnols; la continuation de la Censura de his- torias fabulosas de don Nicolas Antonio ; l'examen de quelques livres et pièces suprsés comme les Vies des Pères de Mérida , attribuées à Paul Diacre; les œu v res attribuées au Maure Rasis; la div ision des évèchés d'Espagne, attribuée au roi Wamba beaucoup d'épitres ou lettres publiées sous le nom de I lifférents pontifes; beaucoup d'Actes de saints, composés dans des temps postérieurs; un grand nombre de relations fausses qu'on trous e dans le liartirotogio espano/ de don Juan Tama? a de Salazar, etc. Nous citerons seulement quelquesuns des ouvra ges de May ans : 1° Ad quinque jurisconsultorum Iragmenta rommentarii, Valence, 1725 , Ces cinq jurisconsultes sont P. Itutilius Rufus. Q. Cornelius Maximus Rutilius Maximus, Campatins et Tarruntius Paternus. Ces fragments étaient dans différents auteurs anciens. En tète du olume sont deux lettres : la première , de Marti à Mayans; la seconde, de Mayans à Marti. ‘ 2,^ Disputationum juris liber, Valence , I 726 L'auteur dit dans sa préface avoir composé cent disputa/ joues. 3. Epistolarum libri sex, Valence , 1732 , , 1740, 2 vol. 8° Origenes de la lengua espaitola conzpuestos por varios autores , 1737, 2 vol. ; le premier contient un long discours de Mayans sur la corruption de la langue latine en Espagne ; la formation de la langue espagnole, etc. ; une liste d'étymologies et un discours sur la vraie éloquence , par Mayans luimême. Dans le second, il a recueilli différents opuscules précieux à l'appui de ses opinions. 9° Conversacion sobre el diario de' los literatos , Madrid , 1737 publié SOUS le nom de don Placidio Veranio. C'est une défense de l'ouvrage précédent, que les journa- listes avaient longuement critiqué ; ils critiquèrent aussi la réponse, mais moins fortement. 1° Carta latina, etc. , imprimée à Venise dans le Supplément au Théâtre des antiquités grecques et romaines, publié par le marquis Poleni en 1740. Cette lettre est adressée à don Juan Basile Castellvi , marquis de Villatoreas, et contient une notice sur don Emanuel Marti; elle est datée de Madrid , 5 mai 1737. 11° Gradus ad Parnassuni, sive Bibliotheca musarum, Lyon , chez les frères Deville , 174'2 , 2 vol. ; 12° Carta escrita al doctor J. Berni , sobre el origen y progresos del derecho espanol. Cette lettre, datée du 7 janvier 1744, sert de préface à la Instituta civil y real docteur Berni : elle a été réimprimée à part à Madrid, 1744 et depuis, dans les Cartas Caste/ kt/ tas; elle a été traduite en latin par don Fr. Cercla, qui l'a insérée dans l'édition qu'il a donnée de la Themis hispanica de Franckenau Madrid , 1780. 13° Disputationes juris , Leyde . 1752 , 2 vol. 14° Specimen bibliotheeoe* his- pano- Najansiance . 15. Grég Majansii vita, autore Joann. Christoph. Strodt- man , rectore gymnasii Osnabrugensis , Wolfenbuttel , 1756 C'est Mayans luimême qui est l'auteur de cette Vie. 16° Retorica, Valence, 1757; réimprimée à Madrid , 2 vol. Tous les exemples y sont pris d'auteurs espagnols. 170 Sept lettres dans le recueil intitulé G. Neer- man et doctorum virorum ad eumdem epistolce , Lahaye, 1767 ; 18° Institutionum philosophice ', tordis libri ires, Madrid , 1777 C'est la seconde édition ; elle contient des augmentations. 19° Tractatus de hi. spana progenie nocis Vr. , Madrid , 1773 ; 20° la Vie de J.- L . de Fivès , à la tète de J.- L. Finis Opera omnia, Valence, 1782 Plusieurs des ouvrages de Mayans ont été, comme on l'a vu , publiés sous des noms supposés ; il a , de plus , prêté sa plume à don Blas Jover y Alcazar, pour tout ce qui a paru dans la cause du patronat universel et du concordat avec la cour de Rome de 1737 à 1753. Quelquesune de ces écrits , de la main de don JuanAntoine, frère de Grégoire , ont appartenu à un amateur qui n'a pas manqué d'y noter les particularités dont il avait connaissance. Le P. Florez a fait l'éloge de Mayans, dans la préface du tome 4 de SOU Espana sagrada
  • Grégoire MORILLO : porte espagnol oublié dans la Bibliothèque d'Antonio, était de Grenade et vivait dans la dernière moitié du 16e siècle. Cervantes, son contemporain, le cite avec éloge dans son Voyage au Parnasse et contient de Murillo une pièce en ce genre, que l'éditeur compare aux meilleures satires d'Horace
  • Grégoire NYMANN( 1594 - 1638) : naquit à Wittemberg le 14 janvier 1594, et mourut dans la même ville le 28 octobre 1638. Il acquit de bonne heure des connaissances trèsprofondes en anatomie et fort étendues en botanique ; à vingtquatre ans, il donnait des leçons de ces deux sciences avec tant de savoir, que les étudiants accoururent en foule à Wittemberg. Si la mort ne l'eût moissonné à la fleur de son àge, sa ville natale fût devenue, par ses talents, une des plus célèbres écoles d'Allema- gne. Parmi les écrits sortis de sa plume, deux seuls sont importants : P De apoplexie tractatus, Wittemberg, 1629 2. Dissertatio de vita foetus in utero , qua luculenter dernonstratur infantem in utero non anima matris, sed sua ipsius vita vivere, propriasque suas vitales actiones eiiam in alvo ma- terna exercere , et maire extincta, sœpe vivum et incolumem ex ejus ventre eximi posse , adeoque a magistratu in bene constitutis rebuspablicis non con- redendum ut vel ulla gravida rebus humanis exempta sepeliatur, priusquam ex ejus utero . foetus excisus , , el ad minimum sectione , an infans adhuc vivais , an vero mortuus sit, exploratum fuerit , Wittemberg, 1628 Leyde, 1644 et f66 avec l'ouvrage de Plazzoni : De partibus genera- . Les décisions de la Sorbonne sur le baptême du foetus et sur la manière de l'administrer dans le sein de la mère, sont conformes aux préceptes de Nymann. — Son père, Jérôme NYMANN , aussi professeur à Wittemberg, a publié, entre autres écrits, Oratio de imaginatione, 1615
  • Grégoire PANZANI : ecclésiastique italien, Nivait sous le pontificat d'Urbain VIII. Ce pape l'envoya en Angleterre en 163, pour y concilier quelques différends qui s'étaient élevés entre les catholiques. Panzani écrivit des Mémoires concernant sa mission. Ils n'avaient point été imprimés; il en existe seulement quelques extraits que Dodd , historien anglais, avait publiés. Joseph Beringtou, prêtre catholique anglais, les traduisit de l'italien en anglais, et les fit itnprimer sous ce titre : The mentoirs of Gregorio Pan- zani , giving an account of lus mission in En gland in the years, 1634-1636; Birmingham, 1794, Berington y blême la conduite de la cour de Rome à l'égard de l'Eglise catholique d'Angleterre. Il trouve peu convenable qu'elle ne soit gouvernée que par des vicaires apostoliques, évèques en effet, mais non titulaires des églises dont le soin leur est confié, auxquelles par conséquent ils n'appartiennent que trèsprécairement, et sur lesquelles ils n'ont qu'une juridiction déléguée. Il voudrait que ces vicaires fussent évêques en titre. Si ce n'était qu'un voeu, il n'aurait rien de répréhensible; niais Berington va plus loin il exhorte les catholiques anglais à se donner euxmêmes un gouvernement ecclésiastique des vicaires apostoliques délégués par le pape; c'est-àdire, sans doute, à se choisir des évêques, à les faire instituer sans recourir à Rome, en un mot à former en Angleterre une Eglise semblable à celle de Hollande; ce second conseil, au moins imprudent, ne pouvait tendre qu'a rendre schismatique l'Eglise catholique anglaise, et blessait le respect dù au premier pasteur, qu'on devait supposer savoir ce qui convenait le mieux à une Eglise établie dans un pays non catholique, et où des mesures d'exception pouvaient etre nécessitées par des circonstances qu'il était plus que personne en état de Juger
  • Grégoire PEINS( 1500 - 1550) : et non Georges Pentz, ainsi qu'on le nomme ordinairement, se distingua comme peintre et comme graveur au burin. était né à Nuremberg, en 1500. Après avoir appris les principes de la peinture sous Albert Durer, il se rendit en Italie, où il étudia les ouvrages de Raphaël. Les conseils de ce grand maitre lui firent abandonner la manière un peu sèche et roide qu'il tenait d'Albert Durer, et il se rapprocha du st)le de l'école romaine. La galerie de Vienne contient de ce maitre quelques tableaux de chevalet qui font l'admiration des connaisseurs. La France en avait trois provenant de la galerie de Munich : l'un, représentant la Mort de Lucrèce, faisait partie du musée du Louvre; le second , dont le sujet était Tarquin et Lucrèce, avait été donné par le gouvernement au musée de Strasbourg; et le troisième enfin, qui était le Portrait de l'alchimiste Jamnizer, se trouvait au musée de Genève : ils ont été rendus tous trois en 1815. Comme graveur, Peins travailla conjointement avec MarcAntoine Raimondi, et grava sous sa direction quelques tableaux d'après Raphaël. Plusieurs de ces gravures ne sont pas inférieures à celles de MarcAntoine. Les petites estampes qu'il a exécutées d'après ses propres dessins sont de vrais chefsd'oeuvre, soit pour la correction, soit pour le maniement du burin. Son véritable nom résulte de son propre portrait et de celui de sa femme, qu'il a gravés sur une même planche avec cette inscription : Imago Gregori Peins. Imago d'uxore Gregori Peins, avec son chiffre en travers. Ce qui a pu en erreur , c'est que Nicolas Van .Elst , dans une planche gravée d'après Jules Romain , le nomme Georgius Pentz.. Dans la collection de Mariette, son oeuvre formait 250 pièces, dont on trouve en partie le détail dans le Manuel des ama- teurs de l'art de Huber et Rost. Cet artiste mourut en 1550
  • Grégoire SKORNIAKOW-SISSAREW : directeur de l'académie de marine de StPétersbourg, était issu d'une ancienne Minn, russe et fut, comme plusieurs autres jeunes nobles, envoyé r Pierre le Grand dans les pays étrangers pour étudier les lettres et les sciences. En 1715, nt de retour dans sa patrie, il servit comme lieutenant dans le régiment de Przeobrajenski enseignait en même temps la science de l'ar- lerie à l'académie de marine. Ayant été nommé 'recteur de l'académie, il publia. en 1719, sa Pratique de l'art statique et mécanique. En 1723, il céda la direction générale de l'académie de marine pour diriger la construction du canal du Ladoga. Grand partisan de Mentschikoff , il avait contribué à la perte de Schafirof. lin 1727, ayant trempé dans une conspiration contre le favori du czar, il fut privé de ses dignités, de ses biens , et exilé en Sibérie. Il fut bientôt rappelé, et, en 1731, il était commandant lei port d'Okhotsk. Accusé de malversation, il fut relégué à Yakoutok , puis rétabli , en 17'15, vt mourut peu de temps après
  • Grégoire TATHEVATSI( 1300) : docteur arménien schismatique, né vers le milieu du 1-1" siècle, fut envoyé par ses parents à Teflis, dans la Géorgie, où il fit ses études sous le savant Jean d'Oradun. Il accompagna son maitre dans un voyage à Jé- rusalem, et il y fut ordonné prêtre. A son retour en Arménie, il reçut le bedon doctoral des mains de Jean, et commença dès lors à enseigner la théologie. Il réunit, en 1406, dans le monastère de Metzaba, quatrevingts moines et dix docteurs, auxquels il communiqua toutes les lumières qu'il avait acquises. Grégoire mourut en 1410, emportant au tombeau les regrets de ses disciples. Son nom est inscrit dans le ménologe de l'Arménie. On a de lui des sermons, des homélies, un corps complet de théologie par demandes et par réponses et des commentaires sur le Cantique des Cantiques, sur quelques autres livres de l'Ecriture, et enfin sur l'Evangile de StMatthieu. Tous les ouvrages qu'on vient de citer sont conservés parmi les manuscrits de la bibliothèque de Paris. Le meilleur et le plus curieux est le Cours de théologie : on croit que Jean d'Oradun y eut beaucoup de part. L'abbe de Villefroy, dans la notice qu'il a donnée des Manuscrits arméniens de la bibliothèque de Paris. dit que le style, le goùt et le génie de Tathevatsi ne pouvaient guère lui mériter les éloges dont Font comblé ses compatriotes
  • Grégoire TIFERNAS( 1415) : , savant helléniste, . Il traduisit, dans le méme temps, le traité De regno, de Dion Chrysostome , Grégoire vint à Paris ; et il obtint du recteur l'autorisation de donner à la chaire de StPierre, il s'empressa d'adresser à ce pontife, ami des lettres, une élégie, dans laquelle il lui dépeignait sa triste situation et le suppliait de favoriser retour en Italie. 11 se rendit en effet, peu de temps après, à Venise, où ses talents, mieux appréciés, attirèrent à ses leçons un grand nombre d'auditeurs. Ce fut en cette ville qu'il mourut, à l'âge de 50 ans, par conséquent vers 1465 ou 1466. On prétend qu'il fut empoisonné par ses envieux. Parmi ses élèves, on cite Lilius Tifernas, Son eoMpatriote , avec lequel on l'a confondu quelquefois , George Merula, Bapt. Mantuan , Jov. Pontano, Barthél. , etc. Paul Giovio lUi attribue, mais sans aucune vraisemblance, la version latine d'Hérodien, que Politien a publiée sous son propre nom. Suivant Philippe de Bergame, Tifernas avait laissé en manuscrit des discours, des lettres et un grand nombre ; Strasbourg, 1508 et Città di Castello, sans date; mais vers 1512, même for- A la tête de ses poésies il est nommé PubZius Gregories Tifernas. La bibliothèque StMarc de Venise possède une copie de celte version. (3! l,iOxes Tifernas, qui fit un assez long séjour à Coustatitinople pour se perfectionner dans la langue grecque, est auteur d'une version latine des CEuvres de Philon, conservée à la bibliothèque du Vatican. (41 Maittaire cite ( Ana. typograph., t. 1, p. 8291 une édition de Venise, 1496 mais l'existence en parait douteuse. mat. On troue e quelquesunes des pièces de Tifernas dans les Delicier poetar. italorum. Jolv est le premier qui ait donné des détails satisfaisants sur cet écrivain!. dans ses Remarques sur le Dictionnaire de Bayle
  • Grégoire ZACHARYASZÉWICZ : prélat mitré de I'Eglise métropolitaine de Gnesne, mourut en 1812, à Varsovie, dans un àge trèsavancé. Il a publié, en polonais Recueil des anciens moralistes, Lowicz, à l'imprimerie du primat, 1781- 1787. 5 vol. On trouve clans cet ouvrage 1° un traité sur la philosophie stoicienne; 2° un manuel d'Epictète ; 3° un traité sur la philosophie des Chinois; 4° pensées morales de Confucius et d'autres philosophes chinois ; 5° vie et pensées morales de Cicéron; 6• Caractères de Théophraste, etc
  • Grégoire ZALLWEIN( 1712 - 1766) : savant bénédictin, professeur de droit canon à Salzbourg, conseiller ecclésiastique de l'archevêché, naquit le 20 octobre 1712 à Oberwichtach, dans l'Oberpfaltz ou haut Palatinat. En 1744, il était prieur de l'ab- baye bénédictine de Weissbrunn, en Bavière, où il avait fait ses vœux en 1733. A cette époque, le prince-évéque de Gurk, en Carinthie, avait érigé pour son jeune clergé un séminaire à Strasbourg, sur le Gurk ; comme il avait connu Zallwein, pendant que celuici étudiait à Salzbourg, il le demanda à ses supérieurs, pour lui confier la direction de ce nouvel établissement. Zallwein y enseigna pendant cinq ans la théologie, l'histoire ecclésiastique, le droit canon , et, en 1749,, il quitta son séminaire pour se rendre à Salzbourg, où il venait d'être nommé docteur en droit et professeur de droit canon, avec le titre de conseiller ecclésiastique du diocèse. Avec lui commença à l'université de Salzbourg une nouvelle époque pour le droit canon. Ses prédéigsseurs s'étaient contentés de copier les Décrétales, dans lesquelles ils renfermaient toute la teience du droit ecclésiastique. Zallwein voulut 'puiser aux sources; prenant l'histoire en main, il consulta avec soin les décisions des souverains pontifes, celles des archevêques et des princes, On de pouvoir indiquer les limites qui séparent ieur autorité respective. Ses recherches sur le droit public d'Allemagne et sur le droit particulier du diocèse de Salzbourg lui donnèrent ce grand avantage ; il savait répandre sur ses leçons tant d'attrait et un si vif intérêt que, pour avoir le bonheur de l'entendre , on accourait de toutes les parties de l'Allemagne et de l'Italie. On a reproché à ses écrits quelques contradictions ; cela se conçoit, cet auteur. qui n'avait devant lui point de guide, s'était lui•même tracé sa marche et sa méthode. Après avoir, pendant dix ans, occupé avec la plus haute distinction la chaire du droit canon, il fut élu recteur de l'université de Salzbourg, le 2 avril 1759.11 protégea les bonnes études pendant les sept années de son administration ; encourageant par des secours pécuniaires les pauvres étudiants dans lesquels il remarquait des dispositions; il était inexorable pour les paresseux. Ce professeur mourut le 9 août 1766, après avoir publié : 1° Fontes originarii juris ca- nonici, adjuncta historia ejusdem juris per priora quatuor Ecclesice sœcula, Salzbourg, 1752-1755, 4 vol. ; 2° Dissertatio de statu Ecclesice, ibid., 1755 ; 3° Dissertatio de jure ecclesiastico particulari Gernzanioe, ibid., 1755, in4.; V Dis- sertatio de collectionibus juris ecclesiastici antiqui et novi, ibid., 1759-1760, 4 vol. 5° Prie- cipia juris ecclesiastici universalis et particularis Germanice, Augsbourg, 1763, 4 vol. ibid., 1781, 9.° édit., augmentée de la vie de l'auteur. Voyez la Nova bibliotheca ecclesiastica Friburgen- sis, t. 6, p
  • Grégoire Allegri : compositeur italien
  • Grégoire ASLAN : acteur
  • Grégoire Hernandez : sculpteur espagnol
  • Grégoire Raspoutine : moine aventurier russe
  • Grégoire VIII : antipape français au 12e siècle
  • Grégoire de Tours : Grégoire de Tours ou Georgius Florentius Gregorius, était un évêque de Tours et historien de l’Église.
  • Grégoire Ludig : Grégoire Ludig est un comédien et humoriste français membre du duo comique Palmashow.
  • Grégoire Puel : Grégoire Puel est un footballeur français évoluant au poste d’arrière latéral gauche à l’OGC Nice.
  • Grégoire Delacourt : Grégoire Delacourt est un publicitaire et écrivain français.
  • Grégoire Chertok : Grégoire Chertok est un banquier d’affaires français.

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