Le prénom gerard Masculin

Origine :

Fête :

03 Octobre

Signification de gerard

Le prénom Gérard est devenu rare de nos jours, alors qu'il a beaucoup été donné notamment dans les années 1950. En 1949, plus de 20 000 petits garçons ont été appelés Gérard. Les Gérard sont des personnes sensibles et généreuses. Ils sont également persévérants et très ambitieux. Les variantes les plus courantes de ce prénom sont Gérald, Gerhard, Gérardo, Gaylord, Grady ou encore Guichard.

Personnalité de gerard

Ce sont de véritables "yoyos". Leurs sautes d'humeurs sont liées à leur très grande sensibilité. Ce sont des personnages de contradiction. Flegmatiques, d'un grand-sang froid, ils peuvent aussi "piquer" de bonnes colères, sans prévenir. Généreux, ils ont le coeur sur la main. Perfectionnistes, ils voudraient toujours faire mieux. Aimables, souriants, ils sont charmeurs et adorent séduire.

Provenance du prénom gerard

Histoire de gerard

Etymologie de gerard

Les gerard célèbres

  • Gérard APPIANO : fils et successeur de Jacques, capitaine et seigneur de Pise. Se sentant mal affermi dans sa domination, il entra aussitôt en négociation avec ses voisins. Il voulut d'abord s'assurer l'alliance des Florentins ; mais il leur demanda de se rendre garants de sa tyrannie, et d'entretenir une garde pour sa défense. Les Florentins rejetèrent ces conditions, qui leur parurent honteuses pour un peuple libre. Alors Gérard d'Appiano se jeta dans les bras du duc de Milan ; il lui vendit la seigneurie de Pise pour le prix de 200,000 florins, se réservant seulement la souveraineté de Piombino et de l'lle 'Elbe. Ce fut là qu'il se retira, au mois de février 399, emportant avec lui les malédictions de ses oncitoyens. Ses descendants sont demeurés penant deux siècles princes de Piombino, après quoi cette souveraineté a été réunie à la couronne de Naples
  • Gérard BOATE : médecin hollandais, qui se fixa en Irlande vers le milieu du 17e siècle, a publié une histoire naturelle de cette contrée, où il en donne une description géographique. Cet ouvrage est le premier en ce genre que l'on ait publié sur ce royaume , et il est encore aujourd'hui l'un des plus complets; il a pour titre : Ireland's natural History, being a true and ample description of ils situation, greatness, shape, and nature of ils hills, woods, etc., Londres, 1652 et 1657 : c'est la même édition à' laquelle on a mis un autre frontispice, et supprimé la préface et l'épître dédicatoire. 11 y en a une traduction en français, par P. Briot, intitulée : Histoire naturelle de l'Irlande, Paris, 1666, 2 vol. 11 y en a une autre édition en anglais, considérablement augmentée , Dublin , 1726 ; ibid., 4755 La Ir° partie renferme l'ouvrage de Boate ; la 2e, la collection des notes et mémoires communiqués à la société royale de Londres, sur les curiosités de l'Irlande ; la 5° est un discours de Th. Molyneux sur des antiquités. Les chapitres 10, 41 et 12 traitent particulièrement de l'agriculture de l'Irlande. L'auteur avait promis une suite qui n'a jamais paru. Elle devait comprendre l'histoire des végétaux
  • Gérard BLASIUS : médecin flamand, né dais un village près de Bruges, a laissé de grands trav.aux d'érudition, mais il sut joindre à ses commentaires et à ses compilations des observations qui lui étaient pro-. pres. Il étudia la médecine successivement à Copen- bague et à Leyde, fut reçu docteur dans l'université de Leyde, en 1646 ; vint ensuite se fixer à Amsterdam, en 1660 ; fut nommé professeur de médecine à l'université de cette ville, puis médecin de l'hôpital et bibliothécaire ; enfin, en 1682, année de sa mort, membre de l'académie impériale des Curieux de la nature, sous le nom de Podalire II. Il serait trop long de citer les nombreux ouvrages d'auteurs di médecine dont il a donné des éditions et qu'il a enrichis de notes, savoir de Pulvérinus, de Muller, de Béguin, Primerose, Tli. Bartholin, Liceti, Bellini, Borelli, Willis, etc. Blasius est, en effet, un de ces laborieux collecteurs qui ont bien servi la science dans ces temps où, tout près encore de la naissance des académies, tous les faits étaient épars dans les recueils de ces sociétés savantes; il allait chercher dans chacun les faits relatifs à une science, pour composer sur celleci un ouvrage spécial, tout en rendant à l'auteur de chaque découverte l'honneur qui lui est dû. C'est ainsi que_travaillèrent aussi dans le même temps deux collecteurs fameux, Manget et Valentin. Par exemple, Elasius a donné une édition de l'anatomie de Vesling : Commentarius in Set- lagma anatomicum J. Veslingit, algue appendix ex veterum, recentiorttm, propriisque observationi- bus, Amsterdam, 1659, 1666 Utrecht, 1696 avec fig., comprenant le Syntagma anatomi- cum de Vesling, et il y a joint toutes les découvertes importantes de son temps, savoir : de Bartholin, sur les vaisseaux lymphatiques ; de Bellini, sur les reins ; de Pecquet et de Rudbeck, sur le canal thoracique; de Willis, sur les nerfs ; de Malpighi, sut. les poumons, etc. : tous ses ouvrages ,sont faits dans le mème esprit. Les uns sont relatifs à l'anatomie, savoir : Anatome contracta in gratiam discipulorum conscripta et edita, Amsterdam, 1666 ; en Ilam., 1675 ; O Anatome medullœ spinalis et nervorum jade provenientium, ibid., 1666 30 Observationes anatomicce selectiores, editce e collegio niedicorum privatorum Amsteloda- mensi, Amsterdam, 1667. 11 a surtout servi l'anato- mie comparée, science sur laquelle il n'y avait encore que deux traités généraux, ceux de Severino et de Collins, et dont les faits étaient épars. 11 a publié sur cette science : 1° Observala anatomica in homine, simia, equo, vitulo, testudine, echino, glire, serpente, ardea, variisque animalibus aliis; acce- dunt extraordinaria in homine reperta , praxim medicam ratio de us quce homo naturce, , Amsterdam, 1663 4" Institutionum medicarum Compendium, disputa- i ionibus duodecim, in illust. Amstelodamensi atheneo publice ventilatis, absolutum, Amsterdam, 1667 ; 50 Observationes medicoe rariores ; accedit monstri triplicis historia, humani, agnini et vitulini Amsterdam, 1677 6° Medicina curatoria, tnethodo nova in gratiam discipulorum conscripta, ibid., 1680
  • Gérard BOOT( 1604) : naquit à Gorcum en 1604, s'adonna à la médecine, et était encore en Hollande en 1630. A cette époque il passa en Angleterre, et devint médecin de Charles I". Après la mort de ce prince, ou peu auparavant, il se retira à Dublin, où il mourut en 1650, laissant : 1° Heures de récréation ; 2° Philosophia natures rerormata, id est, philosophie Aristotelicoe accurala examinatio, cc solida confutatio, et nove et verioris introductio, Dublin, 1641 Arnold Boot, son frère, a eu part à cet ouvrage. — Arnold BOOT, frère puîné de Gérard, naquit en 'Hollande, et probablement à Gorcum, 1606 ; fit de bonnes études, apprit les langues latine, grecque, hébraïque, syriaque et chaldaïque ; ensuite s'attacha à la médecine, et fut reçu docteur en cette faculté; néanmoins il s'occupa de l'étude des langues anciennes et de la critique sacrée. Il passa en Angleterre en 1630, pratiqua son art à Londres, et fut nommé médecin du comte de Leicester, viceroi d'Irlande. 11 se maria à Dublin, mais les troubles le forcèrent à quitter ce pays : il se retira à Paris pour s'y occuper entièrement de littérature. 11 est mort en 16'55. On _a de lui : 1° Observationes medicce de affectibus omissis, Londres, 1649 ; réimprimé en 1664 avec une préface de Henri Meibom. 2° Quelques ouvrages trèssavants sur le texte hébraïque de l'Ancien Testament, dont on trouve la nomenclature dans les Mémoires pour servir à l'histoire littéraire des dix- sept provinces des Pays- Bas par Paquot. 5° En société avec François Taylor : Examen prœleclionis Joannis Marini in Biblia grœca. 4. 11 a eu part, comme nous l'avons dit, à l'ouvrage de son frère Gérard. — Ève- yard BOOT, de la même famille que Gérard et Arnold, était né en 1575, probablement à Dordrecht. Il fut ministre à Utrecht en 1602, et mourut le 14 août 1610. Il a traduit _en flamand, du latin_ de Guillaume Perkins, le Catholique réformé, ou Ex-; plication de l'accord et du différend qui se trouvent actuellement entre les réformés et l'Église romaine, M iddel bourg, 1604
  • Gérard BRANDT( 1626 - 1685) : célèbre théologien mi nien , né à Amsterdam en 1626, était fils d'un habile mécanicien de Middelbourg , auquel Descartes donna des conseils , et qui fut directeur du théàtre d'Amsterdam. Son fils hérita de son goût pour la poésie , et composa , en 1615 , sa tragédie du Faux Torquatus ; niais ce n'était pour lui qu'un délasse- ment ; il s'appliqua avec ardeur à des études plus sé- rieuses , apprit à fond le grec et l'hébreu , et devint pasteur des remontrants à Nieukoop , et ensuite à Amsterdam. 11 épousa une fille du professeur Berle , et mourut le 11 octobre 1685. Ses principaux ouvrages sont: 1° Historie der & romane, etc., Amsterdam, 1671-74, vol. ; traduite en anglais par Chamberlayne ; abrégée et traduite en français sous ce titre : Histoire abrégée de la réfor- mation des Pays- Bas , la Haye , 1726-1750 , 5 vol. L'original passe pour être écrit avec tant d'élégance , qu'il suffirait pour donner envie d'apprendre la langue flamande ; mais les réformés y trouvèrent peu Et non pas arménien, comme il est dit dans la France leléraire de M. Quérard, sans doute par une faute_d'impression. poésies de sa jeunesse ; on les a reimprimées en 1678 , et , plus complètes , en 1725. - Gaspard BRANDT, son lils aîné, né en 1653, fut galement pasteur arminien à Amsterdam , où il mourut en 1696. Il a aussi composé des poésies latines et fia-! mandes , des sermons estimés , des ouvrages de piété en flamand, et une vie de Grotius ; mais le plus connu de ses ouvrages est le suivant : Historia vitce Jacobi , Amsterdam , 1721i ; avec une préface et des notes de Moshei in, Brunswick , 1725 Gérard BRANDT, frère du précédent, et non son fils, comme on le lit dans Moréri , né en 1657 , fut ministre arminien à Rotterdam, et y mourut en 1683, âgé seulement de 26 ans. 11 a laissé soixantecinq sermons fort estimés dans le temps , et une histoire des principaux événements des années 1674 et 1675. Cet ouvrage fut publié en flamand, sous le voile de l'anonyme, en 1678.— Jean BRANDT, autre frère du précédent, né en 1660, succéda à ses deux frères dans le gouvernement de l'Église arminienne d'Amsterdam, où il mourut le 15 janvier 1708. Outre quelques poésies, une Vie de St. Paul, et d'autres ouvrages ascétiques en flamand, il a publié le recueil intitulé Clarorum virorum Epistolœ centum ineditce , de vario eruditionis genere, ex museo Johannis Brandt G. F. , Amsterdam, 1702 Cette collection est intéressante pour l'histoire littéraire du 17e siècle
  • Gérard CALLENBERG( 1642 - 1722) : lieutenantamiral de Hollande et de Westfrise, né à Willemstadt, en 164C, dut à son courage et à la fortune son rapide avancement. Il commandait un vaisseau de ligne dans un combat livré par les Français aux Espagnols et aux Hollandais réunis, en 1676, sur la côte de Sicile : le grand amiral de Ruyter fut grièvement blessé et mourut quelques jours après ; les Français, profitant du trouble que la mort de l'amiral jetait dans la flotte ennemie, l'attaquèrent de nouveau à la hauteur de Palerme; de Ilaan, qui avait pris la place de l'amiral, tomba entre les mains des Français; Callenberg, resté seul chef de la flotte, se distingua, et lit si bien que les Français furent obligés de gagner le large. Peu de temps après il fut nommé viceamiral, et, en cette qualité, il se signala dans plusieurs expéditions, entre autres dans celle que les Hollandais firent, en 1690, sur les côtes de Normandie. En 1694, étant chargé d'escorter , sous le commandement de l'amiral Wheler, un grand convoi de vaisseaux marchands d'Italie au Levant, il eut le bonheur d'échapper, auprès de Gibraltar, à une affreuse tempète qui anéantit une grande partie de la flotte ; il parvint ensuite à débloquer le port de Barcelone, et reçut, comme témoignage de la reconnaissance de cette ville, des vases de vermeil. Le roi d'Espagne lui envoya une croix de diamants. En 1696, il bom- barda la ville de StMartin, dans l'île de Ré, et, l'année suivante, on le vit successivement devant Cadix et au combat de Vigo, si glorieux pour les Hollandais, et où il eut encore le commandement en chef, à cause de l'indisposition de l'amiral AImonde. En 1704, il escorta Charles d'Autriche à Lisbonne, débarqua avec le prince de HesseDarmstadt sur la côte de Catalogne, et, comme cette tentative n'eut point de succès, il bombarda, avec les Anglais, la forteresse de Gibraltar, qui, malgré sa Position formidable, fut obligée de capituler. A peine Gibraltar s'étaitelle rendue que Callenberg chercha les Français dans la baie de Cadix. Dans l'engagement qu'il eut avec eux, son vaisseau l'Albemarle fut mis hors de combat; il en monta aussitôt un autre, et vit le sien sauter en l'air. Ce fut sa dernière expédition ; il revint en Hollande et fut, dans sa vieillesse, bourgmestre de Vlaerdingen, où il mourut l'an 1722
  • Gérard COLUMBA : médecin, ne à Messine, polissait en Italie vers le milieu du 16esiècle. Son savoir, son éloquence, joints à un grand fonds de modestie, lui tirent une si grande réputation, que l'université de Padoue l'attira clans ses écoles, où il enseigna la médecine avec distinction. Il a publié les ouvrages suivants : 1. Apologia pro illustri Francisco Bisso, regio proto- medico in hoc Sicilice regno, ad excellent. philosophie° et medicince doctorem dom. Pallium Crino, Messine, 4589 ; 2° de Febris pestilentis Cognitions el Curatione. Disputationum medicinalium libri duo, in priore agitur de stellarum in fluxi- b us, adversus Joannem Melon M irandulanum, inpostcriore de abusibus pheenigmatum, de febre pestilenti, Messine, 1596 ; 1'c:imprimés à Francfort, en 1601 et 4608
  • Gérard CROESE( 1642 - 1710) : né à Amsterdam le 27 as ril 1642, fit ses études à Leyde, sous George Horn et JacquesFrédéric Gronovius. Hornbeck et Cocceius furent ses maîtres en théologie. Le fils de l'amiral Ruyter l'emmena à Smyrne. De - retour dans sa patrie, il y devint ministre, et mourut à Dordrecht le 10 mai 1710. Croese est auteur d'une His- toria quakeriana, sive de vulgo dictis quakeris ab ortu Morton usque ad recens nat um schisma, libri 3, Amsterdam, 1695 Ce livre fut vivement attaqué par un membre de la secte, caché sous le nom de Philalethes, dans les Dilucidat l'unes quce-. dam, t'aide necessarice in G: Croesii Amsterdam, 1696 niais l'ouvrage qui a donné le plus de célébrité à Croese, est son ÔNIIIPOI i...13PAIOI sive Historia Ilebrœorum ab & mem, he- braicis nom inibus ac sententiis , conscripta, in Odyssea et Iliade exposita et illustrata, Dordrecht, 170 Le titre de ce livre en fait assez con:- naltre le sujet. Nous avions déjà sur les mêmes idées 1 'Homerus hebraisans de Zacharie Bogan, et le Discours cn forme de comparaison sur les vies Aloïse et d'Homère, auxquels on peut joindre l'Homère historien du ruple hébreu, tant il est - vrai que le champ des folies humaines ne saurait être limité. Croese a laissé encore un discours au 1 synode de Léerdam, et quelques dissertations dans la Bibliothèque de Brème
  • Gérard DESARGUES( 1593 - 1662) : habile géomètre, né à Lyon en 1593, d'une famille ancienne, embrassa d'abord la profession des armes il se trouva au siége de La Rochelle, où il connut Descartes, et il se lia avec liii d'une amitié d'autant plus solide, qu'elle était fondée sur une estime réciproque. A la paix, il renonça au service, et vint demeurer à Paris. Il fut du nombre des savants qui se réunis- saient les mardi chez Chantereau Lefèvre, pour dise,' ter des objets de mathématiques. Ce fut dans cette société qu'il connut Gassendi, Bonifiai], Ro- berval, Carcavi et Pascal, qui, jeune encore, était déjà le rival des plus grands géomètres. Descartes s'était retiré en Hollande pour y cultiver le goût qui l'entraînait vers les hautes sciences, et son livre des Principes avait jeté les fondements de sa réputation. Desargues profita de la publica- lion de ce lit re pour recommander son ami au cardinal de Richelieu, et il ne tint pas à lui que ce grand homme ne fût fixé dans sa patrie. Mais il ne borna pas là les services qu'il lui rendit ; il lui en- voyait tons les livres qu'il croyait nécessaires à ses études, et prit hautement sa défense contre le P. Bourdin et Fermat, qui avaient attaqué quelquesunes de ses opinions. Dégagé de toute ambition, cherchant moins à se produire qu'à se rendre utile, Desargues quitta Paris pour revenir à Lyon. 11 y passait les hivers à étudier ou à donner des leçons sur la coulpe des pierres aux ouvriers dont il était entouré : il passait l'été dans son domaine de Condrieux, cultivant luimême son jardin, et fai- sant des expériences qui tournaient à l'avantage public. 11 mourut à Lyon en 1662. Desargues écriva i t agréablement; mais, soit qu'il se défiât trop du luimême, soit qu'il préférât donner à la recherche des N érités nouvelles le temps qu'il aurait employé à écrire, il confia le soin de rédiger ses ouvrages à Abraham Bosse, qui s'en est si mal acquitté. qu'on ne les lit plus guère. Le P. Colonia annon- çait que Bicher, chanoine de Provins, en préparait une édition complète, mais ce projet n'a point eu de suite. On a de Desargues : 1° un Traité de la i perspective, 1636 20 à 50 , la Manière universelle pour poser l'essieu, — la Pratique du' trait a preuves pour la coupe des pierres, — la Ma- fière de graver en taille- douce et à l'eau- forte, — 1 et la Manière universelle pour pratiquer la perspec- Hee ; 6° Traité des sections coniques, 1639 Lorsque Pascal publia son Traité sur. le même sujet, Descartes l'attribua à Desargues, le regardant comme le seul mathématicien en état de produire un semblable ouvrage
  • Gérard DORN : chimiste allemand, qui vbait au milieu du 16e siècle, fut un des principaux disciples de Paracelse, dont il ne rendit pas les ouvra- Xl. ges plus intelligibles par ses volumineux commentaires. Quoique savant, il n'eut pas un meilleur succès que son maitre dans la recherche du grand oeuvre. On a de lui : Claris tolius philos( gph chignicœ, Lyon, 1567, Francfort, 1583, l'erbiumNassau, 1591 : cette dernière édition est la meilleure. 2" Lapis metaphysicusaut ph ilosophicus, Bâle, 156 1570, 1:;71 ; 3° De Natura lacis philu, ophicce ex Genesi desumptce, Francfort, 15n 4" Art ficium naturce chimisticum, 2 parties, Francfort, 1568, 1:i69, 2 yol. : il donna l'A d i- ficium supernaturale dans la dernière édition de sa Clef. 5° A à t, mania, ch i m ia, am, tut/ lia vira, compen- dium, congeries, decIgnarium, fasciculus, defensio Parace; si, ejasve docinnœ; des commentaires sur les Archidoxes, sur l'Aurore, sur la Longue Vie; des traductions des Pyrovhdi, s, des l'exaltons, des Mystères de la . N. giture. 6° De restitutœ utriusque me- dicinoe Praxi, Lyon, 1578 ; 1i! a brevis et duellum animer cum corpore ; 8° Monarchia phy- sica, Bâle, 1577 Dic: ionnorium chynti- nem Theophrosti, Francfort, 1583 othrage dans lequel il a pour objet d'expliquer tous les termes obscurs employés par ce philosophe : ce qui n'est pas une petite entreprise. 1 0' Une édition de Zacha ire et du Trévisan, Bâle, riKi 1100n a de Dorn, en français, I Monarch e du Ternaire en (4 14 t'On u VeC Li Monarchie du Binaire en multi- tude confuse, Bâle, 1571 rare. La plus grande partie de ces ouvrages est réimprimée dans le Theati uni chinticom
  • Gérard DOW( 1613) : célèbre peintre de l'école lie landaise, naquit à Leide en 1613 ; il était fils d'un vitrier. Après avoir reçu pour le dessin les leçons d'un graveur, et pour la peinture celles d'un pe Sur verre, il entra dans l'école de Rembrandt, et trois années d'études sous ce maître lui suffirent pour parvenir au degré de perfection qui l'a rendu célèbre. Il profita des leçons de Rembrandt, sur la couleur et le clairobscur; mais il ne goûta pas la manière heurtée de ce maitre. L'idée d'une exécution précieuse et recherchée ne pouvait se détacher dans l'esprit de Gérard Dow de celle de1 la perfection. 11 suivit toujours cette idée dans ses ouvrages, et l'on peut croire qu'il serait resté dans l'obscurité, s'il avait cherché une manière facile et expéditive. On rapporte qu'il soignait ses tableaux avec une telle exigence, qu'il mit cinq jours à peindre une main dans un portrait, et il avoua à l'un de ses amis qu'il avait passé trois jours pour peindre un manche à balai. Il donnait aux détails les plus accessoires le même soin qu'aux figures principales. Le portrait d'un meuble devait être aussi fidèle que celui d'une tête. Sa.recherche pour les moyens mécaniques de conserver la pureté de ses couleurs était la mème ; il fallait, qu'après être entré dans son atelier, un assez long intervalle de temps eût laissé tomber la poussière que le mouvement avait pu élever avant qu'il se mit à l'ouvrage. Ses couleurs étaient broyées par luimême sur un cristal ; luimême faisait ses brosses et ses pinceaux ; sa palette était soigneusement couverte ou enfermée. Pour conserver la même rectitude dans le dessin, il faisait usage de la méthode suivie depuis par les graveurs, de diviser un cadre en carreaux égaux ou proportionnels. 11 se servait aussi d'un miroir convexe qui lui présentait l'objet plus petit que nature. Il lit d'abord le portrait en petit, mais son extrême lenteur impatientait les modèles; luimême se lassa d'avoir deux objets à se proposer : celui de faire ressembler, et celui de bien peindre ; le distrayait de l'autre. 11 se consacra donc à représenter des objets de la vie commune. Il eût pensé m'avoir rien fait s'il eùt oublié de rendre compte des détails presque invisibles de la nature. Ce n'est qu'à l'aide d'une loupe qu'on peut bien apprécier tout le fruit de ses soins, inaccessible à la meilleure ., ne; tours de force des yeux, , de la Main, et de la patience, qu'on admire avec ne sorte de pitié, en plaignant l'artiste de s'être onné tant de peine inutile. Elève de Rembrandt, lui ressemble par la vigueur, par l'harmonie de couleur et par le clairobscur. Comme son mai-‘e, il a souvent éclairé les objets d'en haut, et av ec ‘s lumières étroites; et l'un de ses caractères disnctifs est d'avoir donné des effets rembranesques des objets dont le fini va jusqu'à l'exès. Dans ton-)5 les autres parties, il ne ressemble point à son mitre. Rembrandt est plein de poésie, d'enthouasme et de génie. Gérard Dow ne parait guère ue patient et laborieux imitateurde la nature im- iobile, ou dans un trèsfaible mouvement. Il n'a uère choisi que des sujets dans lesquels l'imagi- ation et la sensibilité ont bien peu l'occasion de déployer. Gérard Dow perdit presque la vue à 'ente ans, et ne put plus travailler qu'à l'aide des 'nettes. Sa manière d'apprécier ses tableaux était n tarif' qu'il avait réglé à in g t sols par heure; 'était ainsi l'acquéreur seul qui courait les risques I les chances des illégalités journalières du talent. u des plus beaux tableaux de Gérard Dow périt Ir mer, pendant qu'on le transportait à StPéters- ourg. Il représentait un dentiste, et avait eAte 4,000 florins. Le Muséum de Paris possède 13 taleaux de ce maître. Le premier représente Gérard, ) oev peint par lui- même. Si Lavater eût analysé ce ?ortrait, il aurait trouvé que la nature avait fait ;érard Dow dans le même style qu'il faisait ses ourages; on y reconnaît des contours gras, gracieux, lais peu corrects, et moins encore fiers et hardis in teint comme le coloris de ses tableaux, velouté, rais, mais non pas d'une touche très ferme ; une lysionomie qui n'annonce pas du génie, niais du aient, surtout celui des tempéraments bilieux me patience de tre ail qui ne laisse rien tant qu'il 'este à faire. Le second tableau, qui représente la 'amine de Gérdrd, porte tous les caractères qui listinguent son talent. La tète de la vieille est un lefd'oe»vre de vérité, d'expression, de ton et de ouleur. On voit dans le troisième tableau la Femme iydropique : ici tout est noble, plus de caricature, lus de grotesque; c'est vraiment Raphaël et le Joussin. Ce chefd'oeuvre a longtemps fait l'ornelient du cabinet du roi de Sardaigne, qui l'avait ,ayé 30,000 livres. L'ensemble est savant comme 'oeuvre d'un grand maitre, et les détails sont préieux comme d'un artiste qui ne sait faire que cela. Les autres tableaux sont : la Jeune Ménagère ; l'Épicière , le village; un Trompette ; une Cui1/ 4iniere hollan- daise ; le Pesi, ur d'or, il porte la date de 1664; l As- trologue ; une Vieille Femme en prière, etc. Les ouvrages de Gérard Dow ont eu et ont encore beaucoup de vogue, parce qu'ils offrent des beautés !unt l'espèce est k la portée de tout le monde, parce qu'ils peu\ ent se placer dans de petits appar- iements, et qu'en général on trouve commode d'a- voir des chefsd'oeuvre sous les yeux et sous la main. A l'exception de Wille, dont le burin a supérieurement reproduit quelquesuns des tableaux de Gérard Dow, °n'a peu gravé d'après ce grand peintre, peut-être parce que la couleur est ce que la gravure peut le moins imiter; mais les cabinets de Flandre et de Hollande sont riches de ses productions. On sait que Gérard Dow a cessé de vivre dans la même ville où il avait pris naissance, mais on ignore l'année de sa mort; il vivait encore en 1664. Ses principaux élèves sont : Schkalken, F. Mieris et Metza
  • Gérard DUDOYER( 1732 - 1798) : né à Chartres, en 1732. s'adonna à l'étude des sciences, et l'on peut dire q 'l'il n'en négligea aucune, depuis la Ill éologie qu'il avait étudiée :I l'Oratoire, jusqu'à la chimie et aus sciences mathématiques. Les lectures fréquentes qu'il faisait de Bayle achevèrent de le conduire au scepticisme ; il finit par ne plus rien croire sant preuves mathématiques ; mais le flegme de sen. esprit ne pénétra pas jusqu'à son coeur. 11 que vingtideux ans lorsqu'il eut occasion de voir mademoiselle Doligny, jeune actrice des Française, dont la conduite l'ut toujours sans reproche . Il s'enflamma pour elle, et lui adressa oh Epitre en vers, qui a été imprimée dans l'Alma- nach des Muses de 1766 ; l'auteur l'a signée Du- doyer de Gastels. A ?ant épousé mademoiselle Doligny, il composa quelques pièces de théâtre, et vécut jusqu'à l'âge de 66 ans, toujours épris du même objet et toujours heureux. 11 est mort à Pa-. lis, le 18 avril 1798. Dudoyer a laissé : l Laurette, comédie en 2 actes et en vers libres, jouée le 14 septembre 1768 ; 20 le l'indicatif, drame en 5 ac tes et en vers libres, 1714 qui a eu quelques représentations; 3° Adelaïde ou l'Antipathie contre l'amour, comédie en 2 actes et en vers de dix syllabes, 1780 (i Bagatelle, dit Laharpe, « dont le fond, il est rai, est trèsusé, mais qui « est écrite avec facilité, quelquefois avec gràce, « et dont quelques détails et le jeu des acteurs font « à peu près le mérite. » 4° des poésies dans manuel des Muses; 5° plusieurs manuscrits, parmi lesquels une tragédie dont on ignore le titre et le sujet
  • Gérard DUFFEIT ou DOUFFET( 1594 - 1660) : peintre d'histoire et de portraits, peu connu en France, mais en grande réputation à Liège, sa patrie, et dans le nord de l'Allemagne , où ses tableaux sont trèsrecherchés. Les biographes, qui ont écrit sa vie, prétendent qu'il naquit en 1594 , et qu'il mourut l'an 1660. La vérité est qu'on n'a sur sa personne que des renseignements peu certains. Il n'était point, comme on l'a dit, au nombre des élèves de Rubens. Une tradition rapporte que ce dernier, s'étant rendu à Liège pour y voir les tableaux de Douffet, parut surpris de leur mé- rite, et conseilla à l'auteur de venir s'établir à Anvers, où il lui procurerait des travaux. Douffet, pauvre, mais rempli ) On ajoute que ces deux peintres se séparèrent presque aussitôt, et fort mécontents l'un de l'autre.. Il parait que Duffeit était paresseux. Les amateurs mettent , ne le cèdent, sons aucun autre rapport, aux chefsd'œuvre de l'école allemande
  • Gérard DURSTELER( 1678) : naquit en 1678, dans le comté de Zurich , où son père était pasteur. Il embrassa l'état ecclésiastique, et futi curé luimême à Horgen. En 1741, il se retira à Zurich pour travailler avec plus d'aisance aux, compilations immenses qu'il avait entreprises. Il s'occupa pendant toute sa vie à dresser les G énéalog les des familles nobles et pntriciennes de Zurich. Plus ses découvertes répondaient à ses; recherches, et plus il étendait le plan de son' ouvrage. C'est à ses travaux infatigables qu'on doit un ouvrage manuscrit , en 18 volumes . , qui est une source de lumières pour la connaissance des familles anciennes et modernes, existantes ou éteintes, ou qui se sont expatriées. Il a aussi dressé les Tables généalogiques des familles patriciennes de Berne, et de quelques centaines des plus illustres familles des autres cantons suisses. Il a recueilli de même toutes les pièces qui concernent la guerre civile de 1712, et ce recueil forme encore 12 volumes Les plus remarquables de ses autres ouvrages sont : l'Histoire de la guerre civile de 1656 — celle des Révoltes des paysans, en 1646 et en 1653; — l'Histoire des revers que les sujets protestants de Locarno eurent à essuyer; — les Vies des plus illustres Zuricois, et de quel- ques réformateurs ; — les Annales des Consu- lats de Zurich, en 8 volumes — l'His- toire diplomatique des abbayes , couvents et ordres religieux de la ville et du canton de Zurich , jusqu'à la réformation , etc. L'ensemble de ces matériaux , précieux pour Fuis-. ' re ,_ se trouve conservé à la bibliothèque de ,sille, de Zurich. Les Dictionnaires historiqies Bàle et le Dictionnaire suisse de Leu, lui )ivent un grand nombre d'articles. Il s'est istingué par des vertus sociales, par l'aménité _ son caractère et par une grande complaieice. Il mourut en 1766. U—I. '
  • Gérard EDEMA( 1666) : peintre hollandais, que l'on croit né vers 1666, dans la province de Frise. Etant passé à Surinam dans l'intention d'y dessiner des insectes et des plantes, il aban- donna ce genre, qui lui parut trop borné, et se mit à dessiner des vues, des arbres, etc. Par- courant ensuite les colonies anglaises de l'Amé- rique, il y fit un nombre considérable de dessins, peignit même quelques tableaux, et vint à Londres avec sa collection. L'attrait que ses tableaux , d'ailleurs bien touchés et d'une bonne couleur, avaient pour les Anglais, les lui fit vendre très avantageusement ; mais l'amour du 'vin nuisit à la fortune de l'artiste, et même abrégea ses jours. On ne sait pas précisément en quelle année il mourut ; mais il est certain qu'il était alors encore jeune
  • Gérard EDELINCK( 1649) : né à Anvers en 1649, fut appelé en France par Colbert; il avait fait ses premiers pas dans la carrière sous la direction de Corneille Galle le jeune. Contemporain des derniers élèves de l'école de Rubens, ses ouvrages se sentent de la vigueur et de la touche énergique de ces artistes célèbres. Plus soigné, plus méthodique qu'eux dans ses travaux, il n'est pas moins savant ; si sa marche est plus calculée, son burin plus suave, plus arÉentin ses estampes n'y perdent rien , soit pour le des ,in ou pour la couleur. Edelinck , déjà célèbr lors de son arrivée en France, s'y perfectiermi encore à l'aide des avis des Pitau et des Poilly Sa Sainte Famille, d'après Raphaël , par la- quelle il débuta en France, est un chefd'eeuvr glorieux , un talent si rare ne pouvaient rester sans récompense aux yeux d'un prince juste appréciateur du mérite. Louis XIV le nomma chevalier de l'ordre de StMichel , lui accorda le titre de graveur de son cabinet, titre auquel il joignit une pension et un logement à l'hôtel royal des Gobelins. L'académie cie peinture, l'admit aussi au nombre de ses conseillers. Un grand nombre d'hommes élevés en dignités, ou célébres par leur mérite personnel , attachèrent un grand prix à avoir leurs portraits gravés par Edelinck, et le travail facile de cet artiste lui permit souvent de leur accorder cette satisfaction. Très peu de graveurs ont produit un aussi grand nombre d'ouvrages. Edelinck termina sa carrière le 2 avril 1707. Un burin brillant et moelleux , une touche large et savante, un des-
  • Gérard FALCKENBURG : naquit à Nimègue. Après avoir fait dans sa patrie de bonnes études , il voyagea en France , et fut disciple de Cujas à Bourges. Il alliait la philologie à la jurisprudence, et acquit une rare érudition dans les langues anciennes. Il n'en a publié qu'un seul monument , savoir, ses notes et ses conjectures sur les Dionysiaca (le Nonnus, qui parurent à Anvers chez Plantin en 1569 et qui furent réimprimées à Francfort en 1606 Ce début ne se ressentait pas de la jeunesse de l'auteur, et donnait des espérances que la funeste catastrophe arrivée à Falckenburg, en 1578, empocha de se réaliser. Pris de vin en route du côté de Steinfurt, il tomba de cheval et se tua. Janus Dousa père a publié, en 1589, à la suite de son Schediasma sur Tibulle, quelques poésies grecques de son savant compatriote ; d'autres sont éparses de différents côtés, et la bibliothèque de Leyde possède de lui quelques manuscrits, tels que des notes sur Catulle , citées par P. Burman le second, Audio/. lat., t. 2, p. 571, et des observations sur le Promptuarium juris d'Ilarménopule , mises au jour par M. le baron de Meerman fils , dans le tome 8 du Thesaurus 710V1IS juris civilis et canonici, à la Haye, 1780 M—N
  • Gérard FITZGERALD : né à Limerick en Irlande, étudia la médecine à l'université de Montpellier, où il obtint le doctorat en 1719. Nommé professeur en survivance, en 1726, il devint titulaire à la mort de Pierre Chirac, au mois de mars 1752, et termina luimine sa carrière en1718.11 publia pendant le cours de son professorat quelques dissertations estimées : De naturali eatameniorum fluxu, 1751 ; De tumoribus tunieatis. 1755 ; De visu , 1711 De carie ossium, 17 i42. Les leçons qu'il avait dictées sur les maladies des femmes furent recueillies et nuises au jour en 17:i4 sous ce titre : Tradatus pathologirus de affedibus foeminarum preternatura- films, Paris ; trad. en français et imprimé à Mignon, sous la date de Paris, 1758
  • Gérard FRANÇOIS( 1500) : médecin de Henri 1V, né à Étampes dans le 16e siècle, a laissé .deux ouvrages en vers qui ne donnent pas une idée bien avantageuse de son talent pour la poésie : 1° Les trois premiers livres de la santé , Paris , 1583 On ne peut nier, dit l'abbé Goujet, qu'il n'y ait dans ce poëine beaucoup de préceptes utiles; mais ils sont fort mal exprimés. 2. De la maladie du grand corps de la France, des causes et première origine de son mal et des remée , s pour le recouvrement de sa santé, Paris, d595 C'est, dit le même critique, l'ouvrage d'un bon citoyen; niais il l'a rendu fort désagréable à lire en le remplissant de ternies de médecine et de noms de plantes que la plus grande partie de ses lecteurs n'étaient pas en état d'entendre
  • Gérard GELDENHAUR ou GELDENHAUER : né à Nimègue , vivait au commencement du 16e siècle, et jouissait d'une assez grande réputation comme littérateur et poae. 11 étudia à Deventer, école alors célèbre , et y reçut les leçons de ce même Alexandre Hegius qui dirigea les premières études d'Érasme. Son talent pour la poésie latine le fit couronner poé'te lauréat par l'empereur Maximilien ler en 1517. La vie claustrale à laquelle Geldenhaur s'était voué d'abord ne lui ayant pas convenu à la longue, il s'attacha avec le titre de recteur et d'historien à Charles d'Autriche, depuis empereur ; mais , n'ayant pu se décider à le suivre en Espagne, il prit le parti d'entrer dans la maison de Philippe de Bourgogne, évêque d'Utrecht, fils naturel de Philippe le Bon , et lui servit de chapelain et de secrétaire. Il écrivait en cette qualité à Érasme , et lui donnait les assurances de la bienveillance la plus dévouée de ce prélat. Érasme et Gérard de Nimègue s'étaient connus et liés à Louvain, où ils avaient fait quelque séjour ensemble; mais leur amitié ne dura pas toujours. Gérard de Nimègue ayant été envoyé en 1526 à Wittemberg , afin d'y examiner l'état des écoles et celui de l'Église , semble avoir été engagé par ce voyage à embrasser les opinions de Luther ; il écrivit en faveur de la réforme et ne fut point approuvé par Érasme, qui tâcha inutilement de le dissuader et qui finit par le traiter de la manière la plus outrageuse. Gérard fit passer ses écrits contre Érasme et contre l'Église romaine à la diète de Spire, et il ne négligea rien pour brouiller Érasme avec le pape , l'empereur, le roi Ferdinand et les autres princes catholiques. Il faut aujourd'hui plutôt livrer à l'oubli ces misérables disputes que les ressusciter. Ceux qui seraient curieux d'en voir quelques détails, pourront se satisfaire dans la Vie d'Erasme, par Burigny , deuxième volume , page 306 et suivantes. Geldenhaur finit par se retirer en Allemagne -: il se ma- ria à Worms, d'où il fut rappelé à Augsbourg; et en 1534 une académie ayant été créée à Marbourg, il y accepta une chaire et la desservit pendant quelques années. De là s'étant encore rendu pour affaires à Wittenberg, il mourut le 10 janvier 1542 de la peste, selon les uns , et selon d'autres par la main de quelques brigands qui lui fendirent le crâne. Outre les productions de théologie polémique de Geldenhaur, on a de lui : I. Scholia in dialecticam Georgii Trapezuntii , Cologne , 1538 2" différents opuscules relatifs à l'histoire de Hollande, qui ont été la plupart recueillis dans la Batavia illustrata de Pierre Scriverius , 1650 ; 3° Inferioris Germanim historia, insérée dans Bealus . Rhenanus de rebus Germanice , 1610 et dans Pircliheimeri des- criptio Germanice ; 4° une Vie de Philippe de Bourgogne , en latin , publiée à Strasbourg en 1529, et qu'Antoine Mathadus a mise , accompagnée de notes, dans ses Analecta prisci oeuf , Leyde, 1698, t. 1,r, p. 216 ; 5" Satyrce VIII , Louvain , 1515 : l'auteur de cet article les a inutilement recherchées. Il n'y a rien de Geldenhaur dans les ° cliche poetarum belgicorum. 6" La Vie de Rodolphe Agricola et celle de IVesselus Gansfortius , insérées dans Fichardi vitce virorum illustrium , Francfort, 1556
  • Gérard HESSELINK( 1755 - 1811) : théologien anabaptiste hollandais, né à Groningue en 1755, mort à Amsterdam en 1811, après avoir fait de bonnes études dans sa ville natale, à Lingen et à Amsterdam, publia, en prenant ses degrés en philosophie à Lingen, en 1778, une dissertation intéres- sante : De montibus ignivomis ac terne motibus , eorumque coqnatione. Nommé professeur de théo- logie au séininaire des anabaptistes, à Amsterdam, en 1786, il prit possession de sa chaire par un discours latin , où il recherchait la cause qui fit rejeter la doctrine évangélique, tant par les juifs que par les gentils, à l'époque de la première prédication de l'Évangile. Il fut appelé à la chaire de philosophie dans le même séminaire en 1800. On a de lui , outre les discours dont nous venons de parler, trois mémoires théologiques, couronnés par la société Teylérienne de Harlem, et insérés dans ses recueils. Ces mémoires sont en hollandais, ainsi que la plupart des autres productions de Ilesselink, dont nous allons parler encore 1. Un mémoire couronné par la société théologique de la Raye, et inséré dans ses recueils, Sur le sacerdoce de Jésus- Christ, tel qu'il nous est représenté dans l'Épître aux Hébreux; plusieurs mémoires de physique , ou d'histoire naturelle, imprimés, soit séparément, soit dans divers recueils; 3. un Dictionnaire herméneutique du Nouveau Testament, en 2 volumes 4" un Mémoire sur le rhy thme et la prosodie de la langue hollandaise, comparés avec le rhythme et la pro-. sodie des anciens. Plus de sagesse que d'origina- lité caractérise en général les productions de Hesselink , empreintes, au surplus, de cet esprit de tolérance qui distingue aujourd'hui la communion à laquelle il appartenait
  • Gérard JACOB-KOLB( 1775 - 1826) : littérateur, naquit à Reims, le 15 octobre 1775. Son aïeul avait été grand bailli de l'archevêque de TalleyrandPérigord . Son père , Simon , d'abord avocat, auteur de quelques mémoires et de quelques poésies, se livra ensuite au commerce des vins, et mourut à Reims en 1826. Le jeune Jacob,destiné à la carrière commerciale , commença néanmoins ses études dans sa ville natale , et alla les continuer en Allemagne, où il se perfectionna dans la langue allemande; il se maria à Strasbourg et revint à Reims vers 1796. Associé dès lors à la maison de son père, il voyagea dans les cercles d'Allemagne : c'est dans un de ses voyages que, se trouvant à Weimar, en 1801, il eut l'avantage de connaître le célèbre Schiller, qui mettait sa Jeanne d'Arc au théâtre. Familiarisé avec les pones français et déjà lié avec les hommes de lettres de la capitale, il lui fut facile de donner de bons avis à ce grand poae. Plus tard devenu chef de sa maison , Jacob fit plusieurs voyages en _Angleterre, alla en Russie, parcourut les États du Nord et vit à Stockholm le roi CharlesJean , qui l'accueillit d'une manière distinguée. Né avec un caractère ardent et d'une activité prodigieuse, il trouva encore, malgré les soins qu'il donnait à son commerce très-étendu , le temps de se livrer à l'étude de l'histoire naturelle, des antiquités, de la numismatique et de la littérature. Son inconstance dans les goûts, pour lesquels d'ailleurs ii ne négligea jamais aucune dépense, nuisit à ses productions. Passionné d'abord pour l'histoire naturelle, il se composa un cabinet de tout ce qu'il Put réunir sur cette intéressante partie. La géologie le fixa ensuite; et, d'après de forts indices Igue la montagne de Reims recélait de la houille, indices qu'il crut reconnaitre par les lignites et les sources d'eaux ferrugineuses qu'on y rencontre , il appela dans sa belle maison de lionchenot, commune de VilliersAlleraud, des savants instruits sur cette matière, et, suivant leurs avis,' il fit fouiller à l'endroit dit les Vauzillons, terroir RillylaMontagne ; au lieu de houille, il ne retira qu'un lignite schisteux, qui brûle à la vérité, niais en répandant une odeur tellement désagréable qu'il n'eût jamais été possible de s'en servir dans les. habitations. De l'histoire naturelle Gérard Jacob passa à la numismatique : il rechercha avec avidité les médailles grecques, romaines, françaises et autres, en forma un beau et riche médaillier, et s'en défit quelques années après, pour quinze à vingt mille francs. Des médailles à la connaissance des monuments des anciens peuples la transition était naturelle; il s'y livra avec ardeur et fit un recueil de près de trente volumes de tout ce qui avait été écrit sur les antiquités ',grecques, romaines, gauloises, etc. Il y a dans ce recueil deux volumes sur l'histoire de Reims qu'il eut un moment l'intention de faire imprimer. L'abbé Géruzez voulait aussi faire imprimer sa Description historique et statistique de la ville de Reims. M. Lebatard , à qui ils s'étaient adressés tous deux pour l'impression de ces ouvrages, leur proposa de les fondre en un seul. L'idée leur parut bonne, et ils se disposèrent à la réaliser ; mais, ne pouvant ensuite se mettre d'accord, ils finirent par se brouiller. L'abbé Géruzez fit imprimer son livre à Chàlons, et JacobKolb publia à Reims, sous le nom de son père, ses Notes historiques et critiques pour servir à l'ouvrage ayant pour titre : Description historique et statistique de la ville de Reims. JacobKolb aurait bien voulu placer ce volumineux recueil, qui n'est pas sans mérite, au cabinet du roi; mais, ne pouvant y parvenir, il l'échangea avec un libraire qui le vendit au marquis de Fortia. Les autographes l'occupèrent ensuite; et, s'étant mis en rapport avec beaucoup de personnes de distinction, il en rassembla à grands frais une belle collection. Il jouissait à peine de ce trésor qu'il le vendit à un Anglais qui lui compta vingtcinq mille francs. Alors ayant quitté le commerce et s'étant fixé à Paris, son ardente activité se porta sur un nouvel objet; il rechercha les livres, mais plus particulièrement les belles éditions. C'était le moment où les libraires de la capitale publiaient avec luxe les ouvrages de nos meilleurs auteurs; Jacob se les procura , mais voulant encore enrichir ce qui était déjà si beau , il se composa des exemplaires uniques, soit en y ajoutant ou changeant les gravures, soit en y joignant des lettres autographes des auteurs. Cette collection, qui lui coûtait plus de dix mille francs, eut bientôt le sort des médailles et des autographes : il venait d'en retirer trente mille francs avec une réserve de neuf cents volumes , quand la mort le frappa le 15 janvier 1830. Suivant ses intentions, sa dépouille mortelle fut déposée au cimetière du PèreLachaise , dans le lieu qu'il avait fait disposer luimême dès le 11 juin 1827, peu de temps après son arrivée à Paris. Voici son épitaphe telle qu'il la composa, en laissant à ses enfants le soin d'y ajouter le dernière ligne : A la fin de ce rêve Qu'on nomme la vie, Ici repose Gérard Jacob , _Écuyer, chevalier de la Légion d'honneur, Membre de la société philhellénique, Correspondant des.soeiétés royales Des antiquaires de France De ChâlonssurMarne, Né à Reims le 15 janvier 1775. JacobKolb a'publié les ouvrages suivants : 1° Recherches historiques sur lcs antiquités d' Augst , a? cienne colonie romaine, située près de Bdle en Suisse. traduites de l'allemand et augmentées de notes et observations critiques, etc., Reims, 1825, brochure avec - des planches ; 2° Description historique de la ville de Reims, ibid. , 1825, brochure Ce petit ouvrage sur une grande et ancienne ville n'a satisfait personne , pas même son auteur, qui pouvait mieux faire; mais on le lui demanda quelques jours avant le 29 niai 1825 absolument pour ce jour . Ce travail précipité valut cependant à l'auteur la croix de la Légion d'honneur. 3° Traité élémentaire de la numismatique ancienne, grecque et romaine, composé d'après celui d'Eckhel , Paris, 1825, 2 vol. avec planches ; 4° Notice sur rareté des médailles antiques, leur valeur et leur prix , calculés- par approximation , d'après Jean Pinkerton et JeanGodefroi Lipsius, avec des notes et observations du traducteur, ibid., 1828, brochure Cet opuscule peut servir d'appendice au Traité élémentaire. 5° Recherches historiques sur les croisades et les templiers, ibid., 1828 orné de gravures au trait. Ce livre, auquel son auteur pouvait donner un tout autre titre , puisqu'il a fort peu de rapport avec les croisades, n'est cependant pas sans intérêt, et c'est, comme l'a fort bien , un recueil curieux de documents déjà courus, qui se trouvent disséminés dans plusieurs historiens et dans quelques livres français et allemands, qu'on n'est pas fil.: hé de trouver réunis dans un seul volume. 6° Voyage philosophique dans l'Amérique méridionale, rédigé par l'éditeur de l'An 2440, Paris, 1829, in .12. 70 le Frondeur; ou Observation sur les moeurs de Paris et de la province au commencement du 19e siècle, ibid., 1829 Ce petit ouvrage, quoique inférieur à ceux que plusieurs auteurs ont publiés sur le mène sujet, se lit encore avec plaisir. Jacob était un des collaborateurs de la Biographie universelle, à laquelle il a fourni, entre autres, les articles Burigny, Linguet, etc. Il avait terminé un Traité des participes de la langue française, et il s'occupait d'un ouvrage sur l'astronomie et la géographie physique; mais la mort l'empêcha de publier l'un et de terminer l'autre
  • Gérard KEMPHER : humaniste et One, était prorecteur de l'école latine d'Alckthaer, dans la NordHollande , et florissait pendant la première moitié du 18e siècle. On lui attribue communément la belle édition des Poetœ latini rei venaticce scriptores et bucolici antiqni , (pi a paru à Leyde et à la [laye, 1728 mais il n'a fourni à cette édition que des observations assez étendues sur les trois premières Eglhgites de Calpurnius. On a de lui , en hollandais : 1° Une Traduction d'Anacréon en vers, 1726; 2. Un Recueil d'idylles; 3° Une tra- gédië intitulée Hélène en Égypte , imitée d'Euripide , 1737. 11 a encore ptlblié la Chroztigne d'Eg- mond , ou Annales de prince- abbés d'Egmond, écrite en latin par frère Jean de Leyde , carme , traduite en hollandais par COrneille. van Herk , revue et eotitinuée par Gérard Kempher, Alckmaer, 1752
  • Gérard KUYPERS : orientaliste hollandais, a publié une version latine, avec le texte arabe, des ponnes d'Ali , sous ce titre : Ali- Len- Abi- Thaleb carmina, arabiee et latine. Leyde, 1745,
  • Gérard LALOBE( 1500 - 1620) : prètre, docteur en théologie, curé de la paroisse de StJacques de Reims, naquit dans cette ville vers le milieu du 160 siècle et y mourut vers 1620. Il était devenu aveugle sur la fin de ses jours. Les archives de Reims, dit P.-.I. Grosley, contiennent la relation d'il? fait honorable à sa mémoire. Comme il était sincèrement attaché au parti de Henri IV, ayant entendu dans son église un jacobin prêcher en faveur de la Ligue, il lui cria avec force : « Père, vous êtes « dans la chaire de vérité, mais vous ne la dites « pas. » Il fit descendre le prédicateur, monta à sa place et détruisit par un discours ce que cc religieux avait avancé. Lalobe fut jeté en prison et y resta plusieurs années pour cette action cou-» rageuse. Henri 1%', passant à Reims et en ayant été informé, ne la laissa pas sans récompense. Il manda Lalobe, lui témoigna sa reconnaissance, et lui fit des offres dignes de sa générosité ; niais le modeste curé n'en abusa pas. Sa réponse mérite d'are citée : « Sire, j'ai appris dans l'Év_an« Bile ce que je devais à Votre Majesté; je n'aurais « pu y manquer sans trahir Dieu et ma con« science ; puisque rira conduite a eu l'honneur « de vous plaire, et que Votre Majesté veut bien « m'en récompenser, ordonnez , sire , que jc · rentre dans nia cure, c'est toute mon ambi- « lion. Cette grtIce lui fut accordée à l'instant. Ilenri IV le plaignait de ce qu'il avait souffert pour lui ; il répondit qu'on ne souffrait jamais quand on défendait la vérité. Nous avons de Lalobe un volume de Noëls et de Cantiques spirituels qu'on chantait pendant l'office divin , ce que l'archevêque Letellier défendit par son orlon - nance du 30 aoùt 170'2
  • Gérard LANGBAINE( 1608 - 1658) : savant anglais, naquit en 1608 à Bartonkirke dans le Westmoretand , vraisemblablement de parents pauvres, puisqu'il entra en qualité de domestique à l'université d'Oxford. Il s'y fit remarquer par ses progrès, et y publia, en 1636 une édition de Longin, puis plusieurs ouvrages en faveur de Charles 1« et de l'Eglise d'Angleterre. Nominé, en 1614, garde des archives dt l'université, et, en 1615, prévôt du collige de la reine, il conserva ces deux places jusqu'à sa mort, arrivée le 10 février 1658. Outre le Longin cité plus haut et quelques ouvrages de circonstance, il est l'auteur du lilatonicoreim aliquot qui diamnum sa? erstint authoruez , grœeorum imprimis, rnox et latinorum syllabus alph? beticus, publié par ie docteur Fell à la suite de l'Alcieions introductio tu Platonicam pliilosophiam, Oxford, 1667, On a conservé de lui des lettres adressées à Usher et à Selden. — Son fils, Gérard LANGBAINE, né à Oxford, en 1636, mort en juin I692, a publié : to Appendice au catalogue de tous les gradués en théologie, en droit et en médecine, etc., par R. Pcers. Cet appendice s'étend du 14 juin 1688 au 6 août 1690. 2° . 11amus trionspl? ant . 1688 réimprimé sous le titre de Nouveau Catalogue des pièces de Médire anglaises, etc. C'est d'après cet ouvrage qu'a été rédigé le Tableau des poêles dramatiques anglais, publié à Oxford , 1691 Le nombre des pièces dramatiques recueillies par Langbaine s'élevait, comme il le dit luimême, à 1e0; une copie de son Catalogue, avec des notes manuscrites d'01- dys, se voit encore au muséum britannique, où les amateurs (le l'histoire dramatique la consultent fréquemment
  • Gérard MAURISIO : chroniqueur , était né à Vérone et remplissait dans cette ville l'office de juge ou de procurateur. Il florissait dans les premières années du 13' siècle. A l'exemple de son père, il suivit le parti des Gibelins. Dans la guerre soutenue par les Vicentins contre Ezzelin da Romano, Maurisio fut pris et conduit à Padoue, où il eut à se louer de l'humanité de ses gardes. Quelques jours après , il fut envoyé vers ses concitoyens pour leur porter des paroles de paix et traiter de l'échange des prisonniers; mais ses offres furent rejetées , et , après avoir, dans son indignation, prié le ciel d'abaisser l'orgueil de ses compatriotes, il revint à Padoue rendre compte du mauvais succès de sa mission. Ezzelin le nomma dans la suite procurateur de la Lombardie, On a de Maurisio : Historia de rebus gestis Eccelini de Romano ab anno 1183 ad annum circiter 1237. Cette histoire fut tirée de la poussière des bibliothèques par Felix Osio ; mais elle ne parut qu'après la mort de l'auteur dans un Recueil de chroniques du même temps, Venise, 1636 Leibniz l'a insérée dans le tome 2 des Scriptor. Brunsicic. Muer.; Rumen, dans le tome 6 du Thesaur. antiq. Palice, et Muratori, dans le tome 8 des Rerum italicar, scriptor. On reproche à Maurisio d'avoir donné des éloges à Ezzelin, l'un des tyrans les plus cruels qui aient régné sur l'Italie . Muratori a cherché à l'excuser, par la raison qu'Ezzelin n'avait point encore, comme il le fit dans la suite, abjuré tout sentiment d'humanité, et qu'au contraire, il s'était annoncé , par plusieurs traits, comme un prince digne du trône
  • Gérard MEERMAN( 1722) : né à Leyde en 172-2, de la mente famille que le précédent, se fit dès son jeune àge remarquer par son savoir. Il n'avait que dixsept ans lorsqu'il composa son premier ouvrage : son goût pour les lettres ne se démentit jamais depuis, et, malgré les charges qu'il occupa, il trouva le temps de composer divers écrits estimables. Il avait fait plusieurs voyages de 1744 à 1747, lorsqu'à son retour, en 1748, il fut nommé conseiller pensionnaire de la ville de Roterdam, place qu'il remplit avec un collègue jusqu'en 1753 et seul jusqu'en 1767, où il s'en démit volontairement. Il avait été en 1757 envoyé en Angleterre pour régler quelques différends de commerce qui existaient entre cette puissance et la hollande. 1l était depuis 1766 conseiller au haut tribunal de la Vénerie de Hollande et de WestFrise, lorsqu'il mourut à AixlaChapelle le 15 décembre 1771. L'empereur lui avait conféré le titre de baron de l'empire. Louis XV, auquel il avait fait présent de quelques manuscrits importants provenant de la bibliothèque des jésuites, le décora de l'ordre de StMichel, quoiqu'il fût protestant. Grand amateur des livres, Meerman en avait une collection immense et précieuse. Il avait acheté la bibliothèque de FrançoisPaul Chiva, chanoine de l'église de StJean de Jérusalem à Valence, en Espagne, et ce fut dans ses mains que passèrent, à l'exception d'un trèspetit nombre, les manuscrits du collége de Clermont ou des jésuites de Paris. Voici la liste des ouvrages de G. Meerman : Diatriba antiquario- juridica exhiberas nonnullas de relias mancipi et nec enancipi, carlingue nuncupatione conjecturas, Leyde, 1741 ; 2° Specimen cakuli fluxionalis , 1742 ; 3° Specimen animadrersionum criticarum in Caii institutiones, Madrid , 1743 ; Paris, 1747 édition augmentée et réimprimée en 175:3 dans le tome 7° du Novus Thesaurus juris; 4° Conspectus nori Thesauri juris drills et canonici, 1751 C'est le programme de l'ouvrage suivant. 5° Horus Thesaurus juris rirais et canonici, i751-1754, 7 vol. Le nombre des pièces contenues dans cette collection , qui n'a ni ordre ni table , est de cent huit. On trouve la liste de ces pièces nonseulement dans les dernières éditions de la Bibliotheca juris selecta de Struve et dans l'Histoire littéraire du droit, par Nettelblad , mais encore dans le Catalogue des livres de la bibliothèque d' Orléans . A la tète des divers volumes sont des préfaces beaucoup moins étendues, moins érudites et moins instructives que celles du Trésor d'Otton. Mais Meerman a eu le soin utile, le plus souvent négligé par Otton, d'indiquer les dates et les lieux des éditions des ouvrages réimprimés dans son recueil. Un supplément a été publié par Meerman fils . 6° Conspectus oriqinum typographicarum, proxime in lucem edendarum, 1761 ; traduit en français par l'abbé Goujet sous le titre de Plan du traité des origines typographiques, par M. Meerman , 1762 , petit Le traducteur y a joint quelques notes. 7° Origines typographicoe, la 1Ia c, 1765, 2 tontes en 1 volume avec un portrait de l'auteur, gravé par Daullé, un beau portrait de Laurent Coster, par Houbrakeu, et neuf planches gravées exécutées avec soin, et qui sont les copies figurées de plusieurs anciens types , lesquels donnent une idée exacte des caractères dont on s'est servi pour exécuter quelquesunes des plus anciennes impressions. Ce savant ouvrage est le plus beau titre littéraire de l'auteur, quoique le plus noble des sentiments , l'amour de la patrie, l'ait égaré et porté trop loin . La cause de J.L . Coster, prétendu inventeur de l'imprimerie , y est défendue aussi bien qu'une mauvaise cause peut l'être. Malgré la science et les talents de Meerman, on regarde comme une fable tout ce qu'il dit de Coster, et les efforts de Koning, qui a publié en 1819 , Amsterdam , i11-8. de 180 pages et 7 planches , une Dissertation sur l'origine, l'invention et le perfectionnement de l'imprimerie , n'ont point fait changer d'opinion. Le système de Meerman a d'ailleurs été réfuté d'une manière victorieuse et d'après un monument authentique par A.A. Renouard , qui a fait voir que les informes essais de typographie attribués à L. Coster et que l'on supposait de 1436 à 1442 ne sont pas antérieurs à 1467 . Henri Gockinga donna en hollandais un abrégé de l'ouvrage de Meerman , à la suite duquel est un catalogue, composé par J. Visser, des livres imprimés dans les dixsept provinces des PaysBas avant 1501. L'ouvrage publié par Jansen et intitulé De l'invention , Grég. Mayans, André Collée Ducarel , H. Cannegieter. . H .W . Qu alenbrink , J .S. Herin gen, J . Ph . Murray • Meerman a fourni différentes notes à l'A nthologia latina de P. Burman le neveu ; il avait Cet ouvrage n'est que le précis d'un autre plus considérable, publié par de Koning , en langue hollandaise , et qu'avait couronné la société des sciences de Harlem, en 1816. projeté des Antiquitates typographycoe pragmatiem, qui eussent fait suite à ses Origines typographicœ, ainsi que des Analecta Belgica. Il s'était aussi occupé d'une Historia regum Vandalorunt in Africa
  • Gérard MELLIER ou MESLIER : né à Nantes, était trésorier de France , et trésorier général de la Bretagne , lorsqu'il fut élu maire de Nantes le 1" juillet 1720. Il rendit son administration célèbre par ses soins continuels pour l'embellissement et la salubrité de cette ville , et la commodité de ses habitants. fi fit bâtir la première bourse, aplanir, entourer de murailles, et planter la partie méridionale de la promenade appelée le cours St- Pierre. Le fameux embrasement de Rennes et la peste de Marseille lui donnèrent occasion d'établir à Nantes des pompes à incendie et un bureau de santé dont il fut le président. 11 fit construire de nouveaux ponts, paver et réparer les anciens, agrandir des places, aligner des rues. Il acheta la grève de la Saulzaie et y jeta les fondements du quartier qui prit dès lors le nom d'île Feydeau. Il obtint que les capitaines de navire de la rivière de Nantes, venant de long cours, seraient obligés d'apporter au jardin botanique de cette ville des plantes et graines médicinales exotiques. 11 institua, par actions , une académie de musique, qui fut supprimée douze ans après la mort de son fondateur. Considéré à la cour, honoré du régent, estimé de ses concitoyens, Mellier fut confirmé dix ans de suite dans les fonctions annuelles de maire, ce qui n'a jamais eu lieu avant ni après lui ; et il mourut dans l'exercice de cette charge , le 29 décembre 1729. Louis XV lui avait donné , en 1726, une médaille d'or qui portait d'un côté l'effigie de ce prince et de l'autre celle de la reine. En 1728 , le corps municipal lui avait décerné une épée sur laquelle étaient gravées ses armes et celles de la ville. Mellier avait tellement négligé le soin de sa fortune, qu'il fut réduit à solliciter, à l'insu de la communauté, une pension de mille livres , qui lui fut accordée sur les octrois de Nantes. Sa mémoire est plus chère à cette ville par le bien qu'il y a opéré que par la compilation des Principaux événements , arrêts , régiements, etc., de sa mairie, ann. 1723 et suiv., 8 vol On a encore de lui : P un Traité de la voirie; 2° Mémoires pour servir à la connaissance des fois et hommages ( les fiefs de la Bretagne, Paris, 171i, 1 vol. 3° Description du tombeau de François II , duc de Bretagne, 1727
  • Gérard MERCATOR( 1512 - 1594) : l'un des plus célèbres géographes de son temps , était né à Rupelmonde , le 5 mars 1512, de parents originaires du duché de Juliers. Après avoir terminé ses premières études à BoisleDuc, il alla suivre un cours de philosophie à Louvain et y prit ses degrés. Il travaillait avec une telle application, qu'on était obligé de l'avertir de prendre la nourriture et le repos nécessaires. 11 apprit ensuite les mathématiques par le conseil de Gemma le Frison , qui lui enseigna en même temps les procédés de la gravure. Ses progrès furent trèsrapides, et il se trouva bientôt en état de donner des leçons de géographie et d'astronomie. Il fabriquait luimême les instruments dont ses élèves avaient besoin avec une précision remarquable pour le temps. 11 présenta, en 1541, au cardinal de Granvelle, un globle terrestre dont ce ministre fut si satisfait, qu'il recommanda l'auteur à l'empereur CharlesQuint. Mercator entra au service de ce prince , mais on ne sait pas précisément sous quel titre . 11 exécuta pour lui deux globes, l'un céleste en cristal, et l'autre terrestre en bois, dont les contemporains parlent avec une sorte d'admiration , mais qui malheureusement ont été détruits dans les guerres des PaysBas. Il se retira vers 1559 à Duisbourg et reçut le titre de cosmographe du duc de Juliers. Il y publia un grand nombre de cartes géographiques ; mais il différa d'en former un atlas, afin de donner à Ortélius le loisir de débiter le sien . Sur la fin de sa vie, Mercator s'avisa d'étudier la théologie , et mit au jour quelques écrits renfermant des propositions hétérodoxes ; mais rien ne prouve qu'il ait fait une profession publique de luthéranisme. 11 mourut à Duisbourg, le 2 décembre 1594, à l'tige de 82 ans. Foppens rapporte son épitaphe dans la Bibi. Belgica. Mercator est principalement connu pour avoir donné son nom à la projection employée sur les cartes marines, où les parallèles coupent toujours les méridiens à angle droit et où les uns comme les autres sont des lignes droites ; ce qui ne peut s'obtenir qu'en agrandissant l'échelle et allongeant les degrés de latitude à mesure que l'on s'éloigne de l'équateur. Mais il ne paraît pas avoir connu la loi de cette augmentation. Ce fut en 1569 qu'il publia la première carte hydrographique dressée suivant la projection qui porte soli nom ; comme il n'en avait pas fait connaître les principes , et qu'ils ne furent publiés qu'en 1599, par Edward Wright, dans sa Correction of errera in navigation., les Anglais ont longtemps donné à cette projection le nom de projection de Wright . 11) Et non pas à Ruremonde, en 1511, comme le disent Moréri et les biographes qui l'ont suivi sans examen. . 3° Chronologia a mundi exordio ex eclypsibus et observationibus, ac Bibliis sacris, Cologne, 1568 réimprimé avec quelques autres traités du même genre, Bâle, 1577 Scaliger faisait beaucoup de cas de cette Chronologie. Elle est assez claire, dit Lenglet Dufres- no y, mais sèche ; 40 'l'aber geographicoe ad men- tem Ptoleintei restitutte et emendatoe. Cologne, 1578 C'est encore la meilleure édition des 27 cartes qui accompagnent les éditions latines de la Géographie de Ptolémée ; toutes celles qu'on a données depuis n'en sont que des copies. 50 Harmonia evangelistarum, Duisbourg, 1592 ; contre le ministre Charles Dumoulin 6° un Atlas, ibid., 1595 oblong. L'auteur le fit précéder d'une dissertation De creatione ac fabrica mune, qui fut condamnée comme renfermant sur le péché originel des propositions contraires aux sentiments de l'Eglise. Plusieurs des cartes de Mercator avaient déjà paru séparément : celle de France fut publiée en 1585 ; celle de l'Europe en 1572. Josse Hondius compléta l'Atlas de Mercator et en donna plusieurs éditions et preuve certaine qu'il eut beaucoup de débit dans le 17' siècle. L'édition de I 623 a 156 cartes. Mercator gravait et enlumi- nait luimême ses cartes avec beaucoup d'habi- leté. La Vie de ce géographe, par Gautier Ghymm, se trouve à la tète de quelques éditions de son Atlas ; Boissard en a publié un Extrait dans la 4' partie de sa Biblioth. calcographica, avec un. beau portrait, gravé par Théoil. de Bry. Ce por- trait est bien supérieur pour l'exécution , et sans doute aussi pour la ressemblance , à celui qu'a gravé Larmessin pour les Eloges des hommes illust. de Bullard , et que Foppens a reproduit dans son édition de la Bibi. belgica. On peut consulter pour les détails les ouvrages qu'on vient de citer
  • Gérard NICOLAS II : évêque de Florence, pape sous le nom de), né au château de Chevron, en Savoie, qui faisait alors partie du royaume de Bourgogne, fut élu à Sienne le 28 décembre 1058. Après la mort d'Etienne IX, une faction tumultueuse, dirigée par les oligarques de Rome, avait fait nommer un intrus , dont nous avons déjà - parlé à l'article BENOIT X. Le cardinal Hildebrand , qui revenait sur ces entrefaites de son ambassade en Allemagne, fit bientôt changer la face des affaires. Il apprit avec indignation ce qui s'était passé en son absence , se consulta à Florence avec le vertueux Pierre Damien, écrivit aux personnes les mieux intentionnées à Rome, fit nommer Nicolas à Sienne, assembla un concile à Sutri, sous la protection de Godefroi, duc de Lorraine et de Toscane, et installa surlechamp son protégé sur le siège de StPierre, le 8 ou 18 janvier 1059 ; c'est le premier pape dont l'histoire ait marqué le couronnement. Le repentir et la retraite de l'intrus ayant tout aplani , Nicolas put sans obstacle faire l'usage légitime de son autorité. Il ordonna prêtre et cardinal le fameux abbé Didier , et lui confia la réforme des monastères d'Italie. Il assembla dans Rome un concile, où l'on régla de nouveau toutes les formalités qui , dans les Jliscellanea de Baluze et dans le Marca hispanica. Son décret sur l'élection des papes se trouve dans le tome 2 du Corp. hist. med. ami, par Eckhart. Sa Vie, écrite par le cardinal Nicolas d'Aragon, a été insérée par Muratori dans ses Scriptores rerum italic., t. 3 , part. 1. Foy. aussi 1'Hist. litter. de la France, t
  • Gérard NOODT( 1647 - 1725) : célèbre jurisconsulte , né à Nimègue , en 1647 , d'une famille distinguée , commença à se faire connaître par un plaidoyer qui arracha au supplice deux criminels accusés de meurtre. Tout le reste de sa vie jusqu'à sa mort , arrivée le 14 août 1725 à Leyde , où il était professeur en droit , après avoir occupé le même emploi à Nimègue, à Franeker et à Utrecht, fut partagé entre les fonctions de sa place et la composition d'un grand nombre d'ouvrages , dont la meilleure édition est celle de Leyde, 1735, 2 vol. foi., précédés de la vie de l'auteur par Barbeyrac. On y distingue : 1° ses quatre livres de Remarques sur le droit, sous le titre modeste de Probabilia juris; 2" trois livres De famore et usuris, dont la première édition est de 1698 , où il se propose de montrer que l'usure n'est point en ellemême contraire au droit naturel et divin. On y trouve une histoire curieuse des progrès de la jurisprudence romaine sur cette matière. 3. De jure imperii et lege regia ; — De religione imperio, jure gentium, libera, pour prouver que, suivant le droit de la nature et des gens , la religion n'est point soumise à l'autorité humaine. Ces deux ouvrages ont été traduits en français uu Nous n'aurions pas tout dit sur le poète panopolitain si nous ne parlions des études nombreuses et raisonnées qu'on a récemment dirigées vers ses ouvrages, et du bruit qu'il fait en ce moment dans le monde littéraire. Sans doute les savants de l'Allemagne sont les promoteurs de cette renaissance , mais les Français les ont suivis et même dépassés dans cette voie ; et d'abord le Supplément à l'histoire de la poésie grecque, que l'illustre directeur de l'académie de StPétersbourg, Ouvaroff, y publia en 1817 sous le nom de Nonnos de Paaopolis , et qu'il avait dédié à Goethe, puis l'édition des Dionysiaque., ttexte grec seul) donnée à Leipsick , en 1819, par le celébre professeur Graëte, réveillèrent chez les amis des lettres antiques et chez les érudits ün vif sentiment de curiosité. C'est alors que Bernardliy, l'historien et le critique renommé de la littérature helvétique, fit entendre ces paroles u Bientôt se produisit l'influence dominatrice d'un homme doué d'un talent rare qui attira vers lui les études de ses voisins et les enchaîna à ses règles, ce Nonnos qui, pour « son honneur, donne son nom à la dernière époque poétique de .4 recule égyptienne. Son oeuvre est une réforme préméditée du mètre épique, unie à un coloris merveilleux et liée à un plan si ferme que rien ne le déconcerte, et que le poète luinié,. « n'a pu sans un grand art et un labeur obstiné soutenir et son« der entre eux tous les matériaux de son édifice. Peu de poètes « grecs peuvent se vanter d'une imagination aura créatrice et « pourtant toujours asservie au sujet, etc. o Bernordhy Grundr. der Griech. lift., t. '2, p. 264). Cependant les Dionysiaques, soumises à la détestable version latine d'Eilhard Lubin et aux contresens de la prose surannée de Boitet , en 1625, n'avaient pas encore été sérieusement traduites en aucune langue vivante, lorsqu'en 1856 le comte de Marcellus , ancien ministre plénipotentiaire, s'est chargé de ce soin et a fait paraître dans la Bibliothèque hellénique de MM. Didot, dont ce volume prend le Ir 14, 1111e interprétation française des quarantehuit chants de cette dernière des épopées grecques, aussi remarquable par son élégance que par sa fidélité. Il y a joint des commentaires fort étendes pour expliquer, rectifier et coordonner le texte demeuré obscur, confus et disjoint par l'absence ou la rareté des manuscrits , et il a fait précéder son oeuvre d'une InIroduclion qui ne laisse rien à dire sur Nonnos comme sur l'école poétique dont il fut le rénovateur. Z-1). par Barbeyrac, Amsterdam, 1707, 171/, sous le titre du Pouvoir des Souverains et de la Liberté de conscience. &° Julius Paulus, sive de par- tus expositione et nece apud veteres , où il examine en quel temps l'usage barbare qu'avaient les Grecs et les Romains d'exposer et de tuer même les enfants a été aboli par les lois ( voy BYNKER S110ECK ; 5° le commencement d'un commentaire sur les Pandectes, que son grand âge ne lui permit pas de continuer. On a encore de cet auteur dans 1' lrnerius injuria vapulans de Pagenstecher, Groningue , 1702 , une consultation pour faire voir que le souverain peut donner dispense de mariage entre la veuve d'un oncle maternel et le neveu de cet oncle. Noodt porta dans l'étude du droit l'esprit philosophique et les règles d'une saine critique. Il s'applique, à l'exemple de Cujas, à fixer la leçon et le vrai sens des anciens jurisconsultes, sans se mettre en peine d'accommoder leurs décisions aux usages particuliers , comme le font tant de commentateurs qui ont si étrangement défiguré le droit romain. Jamais homme ne fut moins entêté dans ses sentiments. Lorsque ses élèves s'en éloignaient dans leurs disputes, il leur indiquait luimême ce qu'ils pouvaient avoir oublié de favorable à leur opinion. Quand il ne trouvait rien de satisfaisant pour certaines questions , il ne décidait point, avouant de bonne foi son ignorance : « Ce n'est pas ma coutume, di« saitil, d'enseigner aux autres ce que j'ignore « moimême. » Cependant il avait fait une étude profonde des originaux de la jurisprudence romaine et des auteurs de l'antiquité qui servent à les éclaircir. Aussi ses écrits peuventils être regardés comme une partie trèsutile de l'histoire de Rome , surtout pour la connaissance des moeurs et des usages. On voit qu'il avait formé son style sur les auteurs qui aiment à s'exprimer d'une manière concise. Quoique son style soit pur, il faut être familiarisé avec ses modèles pour l'entendre facilement. Ses vastes connaissances, qui s'étendaient encore aux belleslettres, à l'histoire, aux langues, à la philosophie, étaient relevées par un grand fonds de religion , de douceur et de droiture. Eloigné de tout esprit de parti , il fuyait les disputes et savait conserver une modération rare dans les discussions littéraires. C'était d'ailleurs un homme d'une belle physionomie , d'une humeur pacifique, d'une conversation enjouée et d'une société sûre et officieuse
  • Gérard ŒLRICHS( 1727 - 1789) : savant jurisconsulte, né à Brème le 8 janvier 1727 , avait fait ses études aux universités de Goettingue et d'Utrecht, où il reçut le doctorat. Nommé conseiller et résident de l'empereur à Francfort, il abandonna la carrière diplomatique pour accepter l'emploi de syndic , que lui offrirent ses compatriotes , et mourut à Brème le 6 avril 1789, avec la réputa-. tion d'un bon magistrat et d'un homme fort érudit. 0Elrichs s'était appliqué particulièrement à l'étude des anciens dialectes de la langue teutonique, et s'y était rendu fort habile. On cite de lui ; fo Glossarium ad statuta Brenzensia anti- qua, Francfort, 1767 ; 20 Gesetzbücher, etc., Collection des lois anciennes et modernes de la ville impériale de Brème, tirées des manuscrits originaux , Brème , 1771 3° les Lois de la ville de Riga, avec un glossaire pour l'explication des mots anciens , ibid. , 1773 , in4°, nouvelle édition , augmentée des statuts de cette ville 1780, même format ; re Thesaurus dissertationum juridicarum seleciissint, in acaderniis Belyieis habi- tartan, ibid., 1768-1770, 5 t. en 2 vol. — Noms Thesaurus dissertationunt, i bid • , 1771-1.779, t. en 2 vol. 5° Collectio dissertationunt juris 'tatane et gentium in « ad. Belg. habitat ., ibid , 1777 On peut consulter pour plus de détails les Nouvelles biographiques , par Weidlich, t. 11 , p. 512. — Jean OELRICHS, professeur de théologie et recteur du gymnase de Brème, sa ville natale, mort le 22 mai 1801, i.igé de 77 ans, s'est fait connaître par d'utiles compilations , dans le nombre desquelles nous citerons : 10 Germanioe litteratœ opuscula philolo- gica , historica , theologica, emendatius et attetius recusa, Brème, 1772 - 1771 , 2 vol fig. Parmi les sept dissertations que contient le deuxième volume , les plus importantes sont, celles de Kirchmaier , De lingua vetustis- sima vernacula Europm scytho- celtica et gothica, et De origine, jure ae utilitate liflgUO3 slavonicœ, avec des additions de l'éditeur à la fin du volume. 2° Belgii litterati opuscula hist.- phil.- theol., 1774-1775, 2 vol. 111-8' ; 3. Danice et Suecice lit- teratœ opuscula hist.- philol.- theol., ibid., 177's-1776, 2, vol. Le tome premier, outre quelques mémoires sur la langue suèo- gothique et SOIS affinité avec le persan , etc., renferme la savante Dissertation sur les Edda et la mythologie scandinave, soutenue à Upsal, en 1735, par' 0.-0. Nording, sous la présidence de Magnus Beronius. 4. Chrestomathie anglo- saxonne, avec une version allemande, ibid., 1798 de 51 pages et 1 planche. — Jean- George- Arno/ d OaRicns, natif de Hanovre, mort le 7 mars 1791 , dans sa 21. année , suivit les cours de l'université de Gcettingue, devint l'ami de Heyne et de Heeren, fut chargé de quelques éducations particulières, et donna en 1787 et en 1788 deux Dissertations sur la philosophie de Platon et celle des Pères de l'Eglise. Sa mort prématurée l'empêcha de mettre au jour son principal ouvrage, publié par les soins de Heeren. Il est intitulé Commentarii de scripto- ribus Ecclesice latinae priorum sex sœculorunt , ad Bibliothecam Fabricii lutinant accontmodati , Leipsick, 1791 de 610 pages. L'auteur y traite des écrivains , depuis 111inucius Félix jusqu'à St- Grégoire le Grand et finit par les actes des conciles. Voyez le Nécrologe de Schlichtegroll, 1791, t. 1, p‘
  • Gérard PIETERS( 1580 - 1652) : peintre , né à Amsterdam, vers 1580, fut élève de J. Lenards, habile peintre sur verre ; mais les progrès du jeune Pieters furent si rapides, que son maître lui conseilla d'entrer chez un artiste plus savant. Alors il passa dans l'atelier de Corneille Cornelissens , dont il devint bientôt le premier et le plus habile élève. Il suivit pendant deux ans les leçons de ce maître, et peu satisfait de ses progrès, il se rendit à Harlem , où il étudia pendant trois ans les meilleurs modèles que renfermait cette ville. A cette époque, il passait dans le pays pour le peintre qui dessinait le mieux le nu. Cependant il voulut voir l'Italie, et , après un court séjour à Anvers, il se rendit à Rome , où il demeura pendant un grand nombre d'années. L'amour de la patrie le ramena en Hollande , et il se fixa dans la ville d'Amsterdam. Il peignit le portrait en petit, des Assemblées ou Conversations. Ses ouvrages étaient bien composés dessinés avec finesse et correction ; sa couleur était harmonieuse, et le précieux de l'exécution ne nuisait point à la vérité. Les succès qu'il obtint dans ce genre lui attirèrent de si nombreuses demandes, qu'il ne put se livrer à la peinture historique en grand. Parmi les élèves qu'il forma , on cite Govarts , excellent paysagiste , mort fort jeune , et Pierre Lastman. — Bonaventure PIETERS, peintre, naquit à Anvers en 1614. Ses ouvrages, qui lui méritèrent la réputation du meilleur peintre de marines de son siècle , représentent ordinairement des Tempêtes, des Ouragans, des Coups de vent. Il se complaisait dans l'imitation des scènes de mer les plus terribles, et l'exactitude des objets en est si frappante, que la vue de ses tableaux inspire de l'effroi. Les ligures de petite dimension dont il les a enrichis sont touchées de la manière la plus spirituelle; tout y est d'un fini précieux. Quoiqu'il soit mort jeune, comme il était assidu au travail, il a laissé un grand nombre de tableaux. Ils sont communs en Flandre. Le cabinet du duc Charles de Lorraine, à Bruxelles, en possédait trois de la plus grande beauté , dont deux représentaient des marines et le troisième l'Esplanade du cluiteau d'Anvers, enrichie d'une foule de figures. Pieters cul- tiva la poésie avec quelque succès. Il mourut à Anvers , le 25 juillet 1652 , et fut enterré à Hobeke , village situé près de cette ville. — Jean PIETERS, frère du précédent, naquit comme lui à Anvers en 1625 et cultiva le mème genre de peinture. Ses tableaux ne le cèdent en rien à ceux de son frère pour la vérité de l'imitation, la chaleur, la verve et l'intelligence de la couleur. — PIETERS, né à Anvers en 1648, fut élève de Pierre Eykens. Les succès précoces qu'il obtint dans cette école lui firent croire qu'il pourrait se tirer d'affaire par luimème. Dans cet espoir, il se rendit en Angleterre, où ses tableaux d'histoire ne furent point remarqués. Tombé dans la dernière misère , il se vit réduit à la domesticité, mais humilié de cet état, il préféra s'exposer à l'indigence , plutôt que de renoncer à son art. Kneller, ayant vu quelquesuns de ses ouvrages et voulant profiter de sa position , l'engagea à peindre les habillements et les accessoires des portraits dont il ne faisait que les tètes ; Pieters surpassa tous ceux que Kneller employait pour les mêmes travaux ; il dessinait et peignait avec une supériorité qui le fit distinguer. C'est dans ce travail ingrat qu'il consuma plusieurs de ses plus belles années; enfin, rebuté par l'avarice de Kneller, il résolut de se remettre à peindre l'histoire ; mais , malgré le talent réel qu'il y déploya, il se vit contraint de vendre ses tableaux à quelques amateurs qui abusèrent de sa détresse pour obtenir à bas prix d'excellents ouvrages. Plusieurs peintres rivaux de Kneller, sachant que Pieters ne travaillait plus pour lui , vinrent le solliciter de leur prêter son talent. Il ne négligea point cette fois de mettre à profit l'occasion qui s'offrait à lui ; il éleva ses prétentions à mesure que les demandes se multipliaient, et parvint en peu de temps à se rendre indispensable par le mérite qu'il ajoutait aux productions d'artistes qui, sans son secours, auraient eu peine à se faire connaître; mais il ne put se livrer davantage à la peinture de l'histoire. Cependant c'est à cette époque qu'il exécuta, d'après Rubens, plusieurs copies si belles, que quelques- unes furent vendues pour les originaux. Il avait imité d'une manière à tromper les plus habiles connaisseurs la touche et le coloris de ce grand maître. Peu scrupuleux sur les moyens de gagner de l'argent, il copia plusieurs dessins de Rubens et les vendit comme étant de ce peintre. C'est ainsi qu'en retraçant, d'après des estampes de ce mème maître, des croquis où il suivait sa manière, il eut l'art de les faire passer pour des esquisses qui ont également séduit les amateurs. Voyant d'un autre côté combien on recherchait en Angleterre les ouvrages des peintres flamands et hollandais, il se rendait chaque année deux ou trois fois en Hollande pour y acheter à vil prix , dans les ventes, des tableaux qu'il venait revendre chèrement en Angleterre. On connaît peu de ses tableaux d'histoire ; mais ils donnent la meilleure idée de son talent ; et la correction de son dessin, la facilité et la franchise de sa touche, sa familiarité avec le coloris et la marche libre de Rubens font croire que, si sa cupidité et son amour du gain ne l'eussent détourné du genre de l'histoire, il serait devenu un des plus habiles artistes de son siècle. Ce qu'il y a de certain, c'est que les portraits les plus estimés de Kneller ne tirent leur prix que des draperies et autres accessoires dont Pieters les a embellis
  • Gérard SANDIFORT( 1779 - 1848) : fils du précédent, anatomiste hollandais, né en 1779 à Leyde, où il mourut le if mai 18118. Après avoir étudié la médecine sous les yeux de son père, il fut , en 1799, attaché à son service et préposé aux dissections anatomiques. Depuis 1801, professeur supplémentaire, il fut, en 1814, nommé titulaire de la chaire d'anatomie et de physiologie. Gérard a d'abord continué le Museum anatomicum de son père, dont il a donné les volumes 3 et 4, Leyde, 1827 à 1836. 11 a ensuite publié luimême 10 Tabulœ anatomicoe situez tiscorum ihoracicorum et abdominalium depingentes, ibid., 4801-1804, 4 cahiers; 2. Tabula, anatomicoe chirurgicoe do, trinam herniarum monstrantes, ibid., 1818; 3. Plan- ches anatomiques et chirurgicales pour l'explication de la théorie des désarticulations , ibid ., 1828 ; Tabulœ cranierum dirersorunt tionum, ibid., 2 vol., 1838-1840
  • Gérard SÉGARELLE : hérésiarque du 13' siècle et chef d'une secte d'apostoliques , naquit à Parme, de bas lieu, et ne reçut aucune éducation. Ignorant et sans lettres, il lui prit néanmoins envie d'entrer chez les frères mineurs. Il y fut reçu, mais ne fit point profession. Sorti du couvent, il en fréquentait assidûment l'église et y passait des journées entières , les yeux fixés sur un tableau qui représentait les apôtres vêtus de manteaux qui les enveloppaient, et avec des barbes et des sandales aux pieds. Son imagination s'échauffant, il crut qu'en se vètissant de la même manière il deviendrait luimême un apôtre. Il se fit faire un habit d'une grosse étoffe bise, à peu près semblable pour la forme à ceux dont le tableau lui offrait le modèle, et un manteau blanc d'un drap grossier, sans oublier les sandales ni la barbe. Il se ceignit les reins d'une corde, à l'exemple des frères mineurs, et se crut ainsi dans la voie de la perfection. Peu content de ressembler aux apôtres, il voulut aussi avoir quelque conformité avec JésusChrist et vivre comme StFrançois. Pour cela , il se fit circoncire, emmaillotter comme un enfant et mettre dans un berceau. La canaille s'attroupa autour de ce chef digne d'elle. Pour commencer son apostolat par un renoncement aux biens de ce monde, il vendit une petite maison qu'il possédait. Muni de l'argent que lui avait procuré cette vente, il se rendit sur la place publique ; et là, monté sur une pierre, d'où le podestat de Parme avait harangué autrefois le peuple, il appela une troupe de bandits et de fainéants qui jouaient aux dés dans le voisinage, et leur jeta son argent, en criant : « Ramasse qui peut, c'est pour lui. » Ceux- ci ne manquèrent pas de s'en emparer; et, peu touchés de la libéralité du nouvel apôtre, ils retournèrent à leur jeu en se moquant de lui. Ségarelle continua de demeurer à Parme. Quelques gens de sa sorte se joignirent à lui ; et il se . Le pape Honorius 1V, par une bulle du 12 mars 128i adressée à tous les évêques, leur ordonna de faire une soigneuse recherche de ces sectaires, de les contraindre à abjurer leurs erreurs et de livrer au bras séculier ceux qui y persisteraient. Cette bulle fut renouvelée et confirmée par le pape Nicolas IV
  • Gérard SEGHERS( 1589) : peintre flamand , né à Anvers en 1589, fut élève de Henri Van Balen. se rendit fort jeune à Rome. La vue des chefsd'oeuvre que renferme cette ville le transporta d'admiration il voulut étudier la manière des différents maîtres, mais sans en adopter aucune particulièrement, et il sut s'en faire une qui n'était réellement celle de personne. Cependant après quelques essais heureux , il parvint à s'assimiler la manière de Manfredi avec assez d'exactitude pour tromper les plus habiles connaisseurs; et ses tableaux furent extrêmement recherchés. Il crut alors qu'il obtiendrait le même succès dans sa patrie; et il revint à Anvers, où le sort qu'éprouvèrent ses premiers ouvrages le détrompa complètement. Ses compatriotes, accoutumés à la peinture claire et brillante de Rubens, ne purent en goûter une qui tenait de l'école du Caravage. Seghers se décida alors à prendre le milieu entre le style de Rubens et celui de Manfredi ; et ses ouvrages eurent toute la vogue qu'ils méritaient. Il fut chargé d'exécuter pour l'église de StJacques d'Anvers, deux tableaux d'autel représentant, le premier St- Fres; le second St- Rock ; pour l'église des jésuites, Jésus- Christ élevé sur la croix. Ce dernier, peint dans le goût du Tintoret, n'était montré que pendant quelques mois de l'année, et alternait sur le maîtreautel, avec deux tableaux de Rubens et de Schut. Aux carmes on voit une de ses compositions, si fort dans la manière de Rubens, qu'elle lui a souvent été attribuée. Mais le chefd'oeuvre de Seghers, c'est le Mariage de la Vierge, composition immense qui orne le grand autel de l'église des carmes déchaussés. On fait grand cas aussi de son tableau représentant le Martyre de St- Lierens, qu'on voit dans la cathédrale de Gand, et d'une suite de six sujets tirés de la vie du mème saint, placée dans la nef de l'église des jésuites à Gand. Rien ne put jamais altérer l'amitié qui unissait Seghers à Rubens et à Van Dyck. Ses ouvrages lui avaient procuré une fortune considérable. 11 s'était marié ; il n'eut qu'un fils qui cultiva la peinture, mais qui fut loin de l'égaler. Il mourut à Anvers en 1651. Le musée du Louvre possède un tableau de ce maître, représentant St- François en extase, soutenu par des anges. 11 possédait aussi une Ste- Famille du même peintre, provenant de la galerie de Vienne, et qui a été rendue en 1815. — Daniel SEGHERS, peintre , frère cadet du précédent, prit des leçons de Breughel de velours, quand ce dernier ne peignait encore que des fleurs, et apprit de lui cette harmonie des couleurs, ce contraste savant des objets , qui font le mérite de ses ta- bleaux. Il embrassa fort jeune la vie religieuse, et entra chez les jésuites, qui encouragèrent son talent pour la peinture. Il fit, pour l'église qu'ils possédaient aux environs d'Anvers, plusieurs paysages estimés. où il représenta quelques traits de la vie des saints de son ordre. Il obtint la permission d'aller à Rome; et à son retour, ses tableaux furent extrèmement recherchés. Le prince d'Orange lui envoya son premier peintre Thomas Willeborts. pour en obtenir un. 11 peignit pour lui un Bouquet de / leurs placé dans un bocal, et accompagné de toutes sortes d'insectes, et lui en fit hommage au nom de son ordre. Ce tableau fut admiré; et le prince envoya à l'auteur un chapelet de dix grains, formé par des oranges en or émaillé, ainsi qu'une palette et des entes de pinceau également en or. Seghers fit alors un second tableau, non moins précieux, qu'il envoya à la princesse d'Orange, qui ne se montra pas moins généreuse que son époux. Ces deux tableaux sont au nombre des plus beaux qu'il ait faits. Ceux qu'il avait peints dans l'église des jésuites d'Anvers, et parmi lesquels on remarquait un tableau en grand, dans lequel Rubens avait peint la Figure de St- Ignace, ont été en partie détruits par le tonnerre. On a conservé son chefd'oeuvre qui ornait la même église. C'est une Guirlande composée de tout ce que le printemps, l'été, l'automne produisent de fleurs et de fruits les plus rares et les plus précieux. Tout y est du plus beau choix, du fini le plus délicat; et ce qui met le comble à son prix, c'est que Rubens a peint dans le milieu la Vierge et l'Enfant- Jésus, avec une extrême déli - catesse. Seghers avait un talent particulier pour peindre les roses rouges et les lis, ainsi que les tiges et les feuilles, particulièrement celles du houx. Sa couleur est belle, légère, transparente ; sa touche large, quoique précieuse; ses bouquets sont bien composés, ses insectes pleins de vérité. Peu de peintres l'ont égalé dans ce genre. Il mourut en 1600. Le musée du Louvre a possédé trois tableaux de ce peintre, provenant de la galerie de Vienne, et desquels le milieu de l'un avait été peint par Teniers. Ils ont été repris en 1815
  • Gérard TERBURG( 1608 - 1681) : peintre flamand , né à Zwol en 1608, était fils d'un artiste habile, qui lui enseigna son art. Il parcourut l'Allemagne et se rendit à Rome, où il se fit connaître du comte de Pigoranda, ambassadeur d'Espagne, qui l'emmena à Madrid. Terburg eut le plus grand succès dans cette capitale; il y fit les portraits de toute la famille royale et ceux de la cour. Le roi le créa chevalier et lui fit présent d'une chaîne d'or, d'une épée, d'une médaille et d'éperons d'argent. Beaucoup de daines lui demandèrent leur portrait, et l'on prétend que sa figure et son esprit séduisants l'entraînèrent dans des intrigues de galanterie qui donnèrent de la jalousie •aux Espagnols, si bien qu'il fut obligé de s'éloigner. Il se rendit à Londres, puis à Paris, où il fit beaucoup de portraits qui lui furent payés trèscher. Etant retourné dans sa patrie, il se maria et devint bourgmestre de la ville de Deventer, où il vécut dans l'aisance jusqu'à l'âge de 73 ans et mourut en 1681. On voit encore de ce maître beaucoup de productions dans différentes gale- ries. Presque tous les sujets en sont pris dans la vie privée. Le musée du Louvre en possède quatre , représentant : 1° Ut: militaire o// 'rant des pièces d'or it une jeune femme; 9.° la ', fon de mu- sique; 3°. le Concert; 4° Une assemblée ecclésias- tique. Terburg excellait surtout à peindre le satin blanc, et il en a mis dans la plupart de ses tableaux. Le plus remarquable de ses ouvrages est le Congrès de Munster, où le peintre s'est représenté lui•même parmi les spectateurs : toutes les figures en sont d'une extrême ressemblance. Ce tableau a été gravé par Suyderhof, et cette :estampe est trèsrecherchée
  • Gérard VAN LOON( 1683) : historien et numismate hollandais, no à Leyde en 1683, a bien merde de l'histoire de son pa? s par los ouvra;;es suiants, tous publiés en langue hollandaise: th' luisit41Y métallique des Pays- Bas, depuis rabdiratiom dr Charles- Quiiit jasei* ii la faix dr Rade, es 1716, la Have, 1723 Elle est intiniment superieure à celle dt' ttizot t•oy, ce nom' et a eté traduite en français .,par Van EffeW, ibid. t732-1737; et il en a paru une suite , redigîte par une commission de l'Institut des Pays titis, II' histoire totrieNme elr iltatinie, ibid., 1;32, 2 vol. Cet ouN rage a été continué par Mieris, t't la seconde classe de l'institut ? a ajoute une suite putilite eit cinq partie,,, t à 1848. 3* Netatiernatier osoderue 17a, 1 vol. ; Prseriptiou dr rame- int goiim,- urnieut hollandais, en ti parties, Leyde , 174% *; 5* ! Celai Mir les miretkis helititumhittirea tinNtleb Wuxi vue sur les frire* ou ker440See4 .1v hollande , ibid., 17; 13 6' Prutonstration historier ter k mati dr hollande a toujours air un fief dr rrnipire yeruiaNivor. ibid., 17il, 7° da comté dr Hollande, faisant suite au prt'teédent, ibid, 17V $' une Mition de la Psoideamaittme ritsèr Matis olys„ a‘ oc des Obserratious littftaires et histe- riq- wes , la 11a?e, t7i — \> AN Loo: a publie, aNee Henri Canuogieter, fieettril d'èdits rt drierre* rom Placa:dBoa' ( te hi Fre-- rince dr Gweldrit, Nimègue, 1701, et Arnheini, 17i0, 3 vol. Nt—tet
  • Gérard VAN OBSTAL( 1597 - 1663) : sculpteur, naquit à Anvers en 1597 et mourut à Paris en 1663, étant recteur de l'Académie de peinture et de sculpture. Ses bas- reliefs et ses travaux sur l'ivoire lui acquirent beaucoup de réputation. On cite comme l'ouvrage le plus remarquable de cet artiste la statue de Louis XIV, qui était placée sur la porte StAntoine
  • Gérard VAN-SWIÉTEN( 1700) : médecin , naquit à Leyde, le 7 mai 1700, de parents aisés et catholiques. Après avoir fait ses études dans cette ville et à Louvain, il suivit, dans sa patrie, ses cours de médecine : il eut pour maître le célèbre Boerhaave, devint un de ses élèves les plus zélés, et fut assez heureux pour obtenir son amitié ; mais peu s'en fallut que son ardeur au travail n'eût des suites funestes pour sa santé. 11 en conserva une affection spasmodique du cerveau, désignée sous le nom de mélancolie ; ce qui fit que Boerhaave le pressa de suspendre pendant quelque temps ses occupations. A l'âge de ingtcinq ans, VanSwiéten obtint le grade de docteur, et publia, pour thèse inaugurale, une dissertation latine Sur la structure et l'usage des artères , Leyde, 1725. C'était l'époque où, après avoir combattu les systèmes des chimistes et des animistes, Boerhaave présentait une doctrine plus spécieuse que la leur sur la médecine , et rattachait tous les phénomènes de l'économie aux lois de la physique et de la mécanique. Cette théorie séduisante, quoique erronée, fut adoptée presque généralement par les médecins de tous les pays , dans un temps où l'on était las des subtilités métaphysiques qui faisaient la base de l'enseignement médical. Cependant la doctrine de Boerhaave était à peine écrite : il n'en avait donné que la substance, dans ses Aphorismes et dans quelques autres ouvrages. Pour être comprise et bien démontrée, il fallait des développements; c'est ce dont VanSwiéten voulut se charger : il publia à Leyde , en 1741 , le premier volume de ses Commentaires sur les Aphorismes de Boerhaave : Commentaria in H. Boerhaarii Aphorismis de coquoscendis et curandis morbis, Leyde, 1741. Cet ouvrage, où l'on trouve une forte dialectique et une vaste érudition, peut ètre regardé, malgré le peu de fondement de ses principes, comme un des monuments les plus précieux de la médecine pratique. Il eut, dès son apparition , un trèsgrand succès , et fut , pendant un demisiècle, le principal guide des médecins. Peu de temps après, l'auteur fut nommé professeur à l'université de Leyde; mais alors il se trouva en butte à l'envie. On prétendit qu'étant catholique il ne pouvait pas enseigner la médecine dans une université protestante; et il fut obligé de se démettre. Cette injustice ne fit qu'accroître l'intérêt qu'il méritait à tant, d'égards. L'impératrice MarieThérèse le nomma, en 1715, à une chaire de l'université de Vienne : et bientôt après, elle le prit pour son premier médecin, et le créa baron de l'empire. VanSwiéten justifia pleinement le choix de cette souveraine, et ne cessa, pendant huit ans, de commenter les Aphorismes de Boerhaave, en présence d'un grand concours d'auditeurs. Il ne s'était rendu à Vienne qu'à condition de ne rien changer à sa manière de vivre. Il parut longtemps à la cour avec les cheveux plats; et, pour lui faire porter des manchettes, il fallut que l'impératrice lui en brodât ellemême une paire de sa main. On avait ajouté à son emploi de premier médecin de la cour celui de bibliothécaire et de directeur général des études ; et cette dernière place lui donna souvent occasion de montrer l'inflexibilité de son caractère : du reste c'est à son zèle et à son activité que l'on doit , en Autriche, les améliorations que l'art de guérir y a obtenues. Il y établit un amphithéâtre anatomique, un laboratoire public de chimie, un jardin des plantes, où l'on fit des démonstrations, des préparations anatomiques et des instruments pour la chirurgie, tous objets qui manquaient à Vienne, Les obstacles qui gênaient les dissections furent levés par de bonnes ordonnances. Les pharmaciens furent soumis à des visites imprévues , pour constater l'état de leurs médicaments. On réduisit considérablement ce qu'il en coûtait auparavant pour obtenir le doctorat. On pourvut au soulagement des veuves et des enfants des médecins morts sans fortune. Enfin ou doit encore à VanSwiéten divers établissements pour les progrès des sciences. En sa qualité de censeur, il fit prohiber beaucoup de livres irréligieux; ce qui excita de vives réclamations de la part du parti philosophique, et fit nommer VanSwiéten le tyran des esprits et l'assassin des corps. Il continua successivement la publication de son travail sur les Aphorismes. Le second volume fut publié à Leyde, en 1715 , le troisième en 1753, le quatrième en 1761, et le cinquième en 1772 Cet ouvrage, oit VanSwiéten développe et éclaircit, par des exemples, toutes les théories dont son auteur n'avait présenté que les éléments, fut accueilli avec tant d'empressement à mesure qu'il parut , qu'on le réimprimait en même temps, volume par volume, à Paris, à Turin, à Vienne, etc. Il a eté traduit en français par parties. Paul a traduit les Fièvres intermittentes, 1766 ; les Maladies des enfants , 1769 , le Traité de la pleurésie Louis a traduit les Aphorismes de chirurgie, 1768, 7 vol. Sa traduction des Aphorismes de médecine, dont il a paru 2 volumes 1766, n'a pas été continuée. VanSwiéten donna, en français, une description abrégée des maladies qui règnent le plus communément dans les armées, avec la méthode de les traiter, Vienne, 1759 Il obtint de l'impératrice la formation d'une école de clinique, qui est devenue le modèle de celles qui ont été créées depuis, tant à Paris qu'en Europe, et qui ont été la source de l'instruction la plus solide en médecine. 11 fit rebâtir l'université , et rendit sa bibliothèque publique. Pendant quelques années, VanSwiéten se montra contraire à l'inoculation ; mais il finit par en reconnaître les avantages. L'impératrice ayant été atteinte, en 1770, d'une petite vérole confluante, qui la mit aux portes du tombeau, son médecin parvint à la tirer de cette maladie. Il fut atteint luimême, peu de temps après, d'une gangrène à la jambe, dont il mourut à Schoenbrun , le 18 juin 1772. Il montra jusqu'à ses derniers moments une grande piété ; et l'on fit graver ces mots sur son tombeau : Heroice et christiane. L'impératrice était allée visiter plusieurs fois VanSwiéten dans sa maladie ; et il fut administré en présence de l'archiduc et de l'archiduchesse. Marie- Thérèse lui fit élever, après sa mort, une statue dans l'université. On a encore de lui un Traité de la médecine des armées et qui a été traduit en fran-çais. Stoll a publié de VanSwiéten un ouvrage posthume , en latin , sur les épidémies , Vienne et Leipsick, 1782, 2 vol
  • Gérard VIGIER : carme déchaussé, mort en 1638, se nommait, dans le cloitre, Dominique de Jésus. Il est auteur de la Monarchie sainte et histo- rique de France, traduite du latin en français par le P. Modeste de StAmable, du même ordre Paris, 1670, 2 vol. Cet ouvrage contient les vies des saints et bienheureux sortis de la première race de nos rois, au nombre de quatre- vingts. Le traducteur les a ornées de beaucoup d'accessoires pour la généalogie , la chronologie et l'histoire. Le P. Vigier est encore auteur de Histoire parénétique des trois saints pro. tecteurs de la haute Auvergne , avec quelques remar- ques sur l'histoire ecclésiastique de cette province, Paris, 1636
  • Gérard VELTWYCK( 1400 - 1555) : orientaliste et homme d'État, était né vers la fin du15.siècle, à Ravestein, ou, selon d'autres, à Utrecht, d'une famille d'origine juive. Ayant terminé ses études d'une manière brillante, il se consacra d'abord à l'enseignement, et devint, en 1528, recteur des écoles de Louvain. L'empereur CharlesQuint, instruit du mérite et de la capacité de Veltwyck pour les affaires, le fit l'un de ses conseillers, et lui confia diverses négociations, dontil s'acquitta trèsbien. Nommé en 1545, ambassadeur près de Soliman, il conduisit à Constantinople Hugues Favoli, qui se trouvait alors à Venise, et qui décrivit ce voyage en vers latins . On a la harangue de Veltwyck à Soliman, et la relation de son ambassade, dans une lettre qu'il adressa de Constantinople au chancelier Nicot. de Granvelle . Ces deux pièces sont imprimées dans les recueils du temps. En 1549, il fut nommé trésorier de l'ordre de la Toison d'or, et il mourut à Vienne en 1555. L'étude approfondie qu'il avait faite de l'hébreu et du chaldaïque a contribué beaucoup à étendre sa réputation en Europe. On a de lui un poënie en vers hébreux Schévilé tohn , c'est-àdire les Sentiers du désert, Venise, Bomberg, 1539 C'est une critique des rites judaïques, dont l'auteur fait voir la futilité. Le catalogue de la bibliothèque de Leyde lui attribue encore un autre ouvrage intitulé Derech emnua, c'est-àdire le Chemin de la foi, Padoue, 1563 W—s
  • Gérard VOSSIUS( 1500 - 1609) : théologien et littérateur, naquit vers le milieu du 16° siècle, dans le pays de I.iége, soit à Hasselt, soit à Borchloen ou Lootz. Il embrassa l'état ecclésiastique, devint protonotaire apostolique et doyen de la collégiale de Tongres. Il était docteur en théologie, et d'ailleurs fort versé dans la littérature grecque et latine. Pendant un séjour qu'il fit à Rome, il obtint l'estime des cardinaux Siriet et Caralre et du pape Grégoire XIII, desquels néanmoins il ne reçut aucun bienfait, à ce que dit son panégyriste Vittorio Rossi. Mais ils lui avaient facilité l'accès des bibliothèques d'Italie : il y recueillit des copies et des extraits de plusieurs ouvrages des Pères de l'Eglise. Il mourut à Liège le 25 mars 1609, et non en 1625, comme le suppose Moréri. L'épitaphe inscrite sur sa tombe par son frère fixe expressément la date de son décès, et ne lui - donne que le prénom de Gérard : c'est par erreur que Dupin y joint celui de Jean ; ce qui a induit à le confondre quelquefois avec le Vossius, plus connu, auquel l'article suivant sera consacré. Celui dont nous parlons a publié, en 1571, à Louvain, un Manuel de rhétorique: Rhetoricce astis methodus per quoestiones C'est à Rome qu'il a fait imprimer, dans le mémo format, il) Les oeuvres poétiques de Voce ont été réimprimées plusieurs fins, Hambourg, 1795 , 2 vol.; Koenigsberg, 1802, 7 vol.; ibid., 1825, 4 vol., Leipsick, 1850, 5 vol. Quelques compositions figurent dans 1'4 llemagne poétique. publiée, en 1940, per Nf. Alexandre Tardif. Une traduction médiocre de Louice dile à Griffe, Labanme , a été imprimée à Paris, an 9, in 12. On a publié, à Halberstadt, en 1829, 3 volumes de Lettres de Vos s 2. édition, Leipsick, 1840l. Divers écrits relatifs à cet auteur ciAèbre ont vu le jour, entre autres ticerres, Voss , sa téréurnade funtraire, Strasbourg, 1826; Doering, Vans, sa vie el ses eau', , Weimar, 1831 ; Vie el carac- tère de Von par Schmidt : il en a mis au jour trois volumes avec interprétation et rernarques. On n'a indiqué, à l'artiele Eplirern, que les éditions de Cologne et d'Anvers 1603 et 1619 ; celle de Rome, chez l'orner est de 1589, 93 et 98 ; la bibliothèque de SteGeneviève en possède un exemplaire. Les cinq livres de la Considération de StBernard parurent en 1594, chez Facciotti, autre imprimeur romain, commentés et dédiés au pape Clément VIII, par Gérard Yossius; volume , réimprimé à Cologne, en 1605. L'éditeur avait, selon toute apparence, quitté l'Italie, entre 1598 et 1604 ; car en cette dernière année il publiait à Mayence les écrits de StGrégoire Thau- maturge, avec sa vie, des notes et quelques mélanges 11 avait préparé, ainsi que le dit son épitaphe, une édition de StLéon ; niais il n'eut pas le temps d'achever ce travail, non plus que celui qu'il avait entrepris surles actes et les lettres du pape Hilarius. 11 mérite d'être compté parmi ceux qui ont mis en lumière les monuments de la littérature ecclésiastique
  • Gérard ZOUST( 1637 - 1681) : peintre allemand . naquit dans la Westphalie vers 1637. l'eu de temps avant la restauration de Charles II, il vint en Angleterre, où il se flattait de trouver des travaux plus lucratifs que dans son pays natal. Il se consacra au portrait. et il acquit bientôt une grande réputation. Son dessin était correct et hardi , son coloris brillant, mais il fut loin d'égaler Lely sous le rapport, de la grâce à donner aux portraits de femmes. 110race Walpole en parle dans les termes les plus flatteurs, et il signale spécialement le portrait de l'artiste peint par luimême et conservé à Hough- ton. Zoust était très- vaniteux , et s'irritait de "'Voir que d'autres peintres lui étaient préferés. .fort négligé dans son rostumtt , et d'un caracIFtère morose , il ouvrait souvent luimême sa porte aux personnes qui venaient le voir, et - , orsqu'elles lui déplaisaient , circonstançe qui ig :l'était point rare, se faisant passer peur un domestique, il disait que son maître était sorti. Parmi ses meilleures productions on cite le portrait du graveur Loggan, celui de sir John Truckmorton , et ta tête trèsfrappante d'un gentilhomme (lord la tète est couverte d'une perruque noire. Cette oeuvre d'un grand mérite ne fut payée à l'artiste que trois livres sterling. Zoust habillait souvent de satin les dames qui posaient devant lui, et. dans la reproduction de ces étoffes, il se montra le rival , parfois heureux , de Terburg. La mort le frappa en 1681 lorsqu'il était encore dans toute la force de l'âge
  • Gérard BARRAY : acteur, a notamment joué dans "Commisaire Sanantonio"
  • Gérard BLAIN( 1930) : acteur et réalisateur, a notamment joué dans "ainsi soitil"
  • Gérard BLANC : chanteur ancien membre du groupe Martin Circus
  • Gérard BLANCHARD : auteur, chanteur et compositeur français
  • Gérard BOUCHERON : Joallier
  • Gérard BRACH : cinéaste
  • Gérard CALVI : Compositeur
  • Gérard CARREYROU( 1942) : journaliste
  • Gérard CORBIAU : réalisateur "Le Roi danse"
  • Gérard D'ABOVILLE( 1945) : Navigateur
  • Gérard DARMON( 1948) : acteur
  • Gérard DE NERVAL : écrivain romantique, poète et prosateur
  • Gérard DE VILLIERS : écrivain
  • Gérard DEPARDIEU( 1948) : acteur
  • Gérard FILIPELLI : acteur français Groupe, a notamment joué dans "Les Charlots"
  • Gérard GAROUSTE : Peintre
  • Gérard HOLZ : journaliste
  • Gérard JANVION : footballeur
  • Gérard JUGNOT( 1951) : Comédien
  • Gérard KLEIN( 1942) : acteur TV, a notamment joué dans "L'instit"
  • Gérard LANVIN( 1950) : acteur
  • Gérard LARROUSSE : PiloteRallye
  • Gérard LAUZIER( 1932) : auteur
  • Gérard LELIEVRE : athlète
  • Gérard LENORMAN( 1945) : auteur, chanteur et compositeur français
  • Gérard LONGUET : politicien
  • Gérard LOUVIN : Producteur TV
  • Gérard MAC CLELLAN : Boxe
  • Gérard MANSET : chanteur
  • Gérard MORDILLAT : réalisateur "Fuckin Fernand"
  • Gérard NICOUD : Syndicaliste
  • Gérard OURY : cinéaste
  • Gérard PALAPRAT : chanteur
  • Gérard PAPUS : médecin ésotérique
  • Gérard PHILIPE : acteur français
  • Gérard RINALDI( 1943) : acteur
  • Gérard RUE : cycliste
  • Gérard SAINT PAUL : journaliste
  • Gérard SETY : acteur
  • Gérard SOLER : footballeur

gerard année par année

Signe astrologique de gerard

Couleur de gerard

Pierre précieuse de gerard

Chiffre de gerard

Métal de gerard