Le prénom gaetan Masculin

Origine :

Fête :

07 Août

Signification de gaetan

Le prénom Gaëtan est connu en Italie depuis le XVe siècle. Il a ensuite été introduit en France, mais ne s’est réellement popularisé qu’au XXe siècle. En 1990, ce prénom figurait parmi les plus attribués avec 1910 enfants prénommés Gaëtan. Sa popularité a depuis baissé, mais il continue d’être octroyé de manière stable. Gaëtan est un grand sentimental, un romantique et un rêveur. Il se laisse souvent submerger par ses rêveries et son idéalisme jusqu’à se couper du monde réel. Gaëtan est une personne calme, paisible et douce. Les variantes du prénom Gaëtan sont entre autres : Caïtan, Gaetano, Gaetana, Gaethan ou encore Caetana. Plusieurs personnalités célèbres se prénomment Gaëtan pour ne citer que l’homme politique Gaëtan Gorce, le danseur et chorégraphe Gaëtan Picon, le joueur de basket-ball Gaëtan Muller ou encore le compositeur italien du XVIIIe siècle Gaëtan Donizetti.

Personnalité de gaetan

Charmants, délicats, poètes, ils sont rêveurs et un peu flegmatiques. Mais les obstacles leur donnent des ailes, ce sont des "bûcheurs" qui avancent à la force du poignet. Calmes, patients, d'humeur toujours égale, ils prennent le temps de la réflexion avant d'agir. Ils sont généralement obstinés et n'aiment pas avoir tort. Ils se réalisent volontiers dans le sport.

Provenance du prénom gaetan

Histoire de gaetan

Etymologie de gaetan

Les gaetan célèbres

  • Gaetan ANDRÉOZZI( 1700 - 1800) : compositeur dramatique, né à Naples vers le milieu du 18e siècle, fit ses études musicales sous la direction de Jomelli, son parent. Ses premiers ouvrages furent des cantates à une seule voix et des duos pour deux soprani et basse. En 1782, il publia à Florence six quatuor pour deux violons, alto et basse. En 1786, il donna Virginia à Rome; en 1787, Colone in nia:, à Crémone; Arbace, à Florence , 1787; Olimpiade , ibid. , 1787; en 1788 , l'Agésilas, à Venise ; en 1791, il Latone in Utica, à Genève; il Pinto Circo, Paris, août 1791; Virgine del sole, Paris , décembre 1809; Saule , oratorio, à Naples, au théâtre del Fondo; Sofronia cd Olindo, à Naples, au théâtre StCharles. En 1792 il passa en Espagne , et y composa la Didone abbandonala et l' Atagelica e Medoro, qui furent représentés à Madrid. De retour dans sa patrie, il donna encore quelques opéras, entre autres Giovanna d'Are°, qu'on regarde comme un de ses meilleurs ouvrages. Parmi ses oratorio, on remarque la Passione di Giesu- C? isto et Saule. Gaetan Andréozzi mourut dans les premières années du 19° siècle
  • Gaëtan CATTANI( 1696 - 1733) : jésuite, né à Modène, le 7 avril 1696, fut destiné aux missions. Ses supérieurs l'envoyèrent au Paraguay ; il partit de Modène le 14 août 1726, et n'arriva à Ténériffe que le 19 avril 1729. Pendant son séjour au Paraguay, il adressa à son frère, Joseph Cattani, trois longues lettres que Muratori a insérées dans son recueil sur les missions, avec de grands et justes éloges de l'auteur. Ce re cueil a été traduit en français, sous ce titre : Rela- tion des missions du Paraguay, Paris, 1754 31 Muratori le rédigea en partie, d'après les manuscrits de divers jésuites que Cattani avait envoyés en Italie. L'auteur s'y montre observateur instruit et judicieux ; il s'exprime avec une facilité et une grâce toutes particulières qui lui font pardonner la longueur de ses lettres. Le comte Algarotti, dont on connaît le jugement délicat en matière de goût, s'était procuré quelques autres lettres de Cattani qu'il comptait livrer à l'impression : il est à regretter qu'il n'ait pas exécuté son dessein. Après un séjour de quatre années au Paraguay, Cattani mourut des suites d'une fièvre maligne, le 28 août 1735,à peine âgé de 38 ans. Son confrère, le P. Charles Gervasoni, en donna la triste nouvelle à Joseph Cattani, par une lettre que Tiraboschi a insérée dans le second volume de sa Biblioleca Modenese
  • Gaëtan COGNOLATO( 1728 - 1802) : chanoine et théologal de l'église de Monfelice , dans le Padouan, mort le 10 décembre 1802, était né à Padoue, le 7 aoùt 4728, y avait fait ses premières études dans la fameuse école appelée le séminaire, où il était devenu bientôt professeur de belleslettres et de philosophie, et ensuite directeur des études. Ecclésiastique vertueux et charitable, il unit à l'acccomplissement des devoirs de son ministère l'étude des langues grecque et latine, ainsi que celle des antiquités. Ses connaissances étendues en cette dernière science et son habileté pour écrire en latin sont attestées par la savante et belle préface qu'il suit à la tète de l'édition du lexique latin de Forcellini. C'est de tons ses ouvrages celui qui lui fit le plus d'honneur. On a en outre de lui six excellents discours qu'il publia à Padoue, en 1769, dont quatre roulent sur des matières scientifiques, et deux ont l'apport à la mort des cardinaux Gallo et Véronèse. L'élégance du style y va de pair avec la plus saine philosophie. Ces qualités se remarquent encore dans une lettre latine qu'il adressa à monsignor Gradenigo, archevèque d'Udine, et clans une autre dont Cornelio Celso enrichit son ouvrage, où se trouvent encore diverses épigrammes grecques et latines de Cognolato. La ville de Padoue et plusieurs autres du voisinage offrent un grand nombre d'inscriptions dont il fut l'auteur. La dernière de ses productions, publiée à la fin de 1794, est un Saggio di memoria sut territorio di Monselice e sulla sua chiesa, où il fit preuve d'érudition et d'une critique judicieuse
  • Gaétan DONIZETTI( 1798) : célèbre compositeur dramatique, naquit à Bergame, le 25 septembre 1798, et non en 1797, comme l'a cru M. Fetis . des Musiciens, t. 3, p. 327). Son père, vivant des émoluments d'un assez mince emploi administratif, n'avait encore aucune idée arrêtée sur la profession qu'il donnerait à son fils lorsque s'ouvrit à Bergame une école de musique établie sur la proposition et d'après les plans du compositeur Simon Mayr, dont alors les ouvrages, avec ceux de Pair et de Generali , alimentaient tous les théâtres de l'Italie. L'établissement de Bergame n'était et n'est encore ni un conservatoire, ni un collée, ni un lycée musical ; mais simplement un institut ou école pie, Is ; outre leur destination spéciale, ils devaient les uns et les autres étudier le piano et l'accompagnement. Pour l'admission, il fallait appartenir à une famille pauvre, avoir une bonne constitution, un boit naturel, de la capacité et une aptitude évidente_ pour les études musicales. Le jeune Gaétan réunissait toutes les conditions et il fut définitivement reçu après deux examens passés selon l'usage à trois mois d'intervalle l'un de l'autre. Là, outre les éléments de la grammaire de la langue latine et de la littérature, il étudia le chant sous François Salari, chanteur et professeur plein de pureté et d'élégance, tout imbu des préceptes de l'ancienne et si admirable.école italienne, aujourd'hui entièrement perdue. Son élève profita bientôt de ses leçons et reçut pour la première fois les applausiissements du public en exécutant en 1809 à l'un des exercices qui se donnaient à la fin de l'année scolaire la partie de contralte dans l'Alcide al bivio de Métastase dont Mayr avait expressément refait la musique pour cette occasion .11 recevait en même temps d'Antoine Gonzales des leçons de piano et d'accompagnement, c'est-àdire de basse chiffrée, et il acquit promptement en ce genre une grande habileté due surtout à la rigoureuse exactitude de son professeur, qui réussissait on ne peut mieux dans cette branche de l'enseignement. Enfin, Mayer luimême, qui. lui portait une tendre affection et jusqu'à sa mort l'appela toujours son cher fils, lui enseigna les principes de la composition. Mais, comme tous les maîtres qui n'ont pas acquis de on a depuis donne deux des huit places de chant à deux lé, 'tors et,porle t six le nombre des élèves violonistes. bonne heure l'habitude d'enseigner, Mayr manquait de facilité à communiquer ses idées et se sentait étranger à tous ces procédés de la transmission orale qui caractérisent le professeur habitué à donner leçon : d'ailleurs appelé à chaque instant hors de Bergame pour écrire ou monter des opéras, dans des villes souvent fort éloignées, ces absences causaient de fréquentes et fâcheuses interruptions, tandis que des études suivies et profondes étaient nécessaires à un élève tel que Donizetti. Mayr ne voulait le laisser se livrer à l'inspiration qu'après une étude attentive du contrepoint et de la fugue. Ne trouvant dans sa patrie d'adoption aucun maître capable d'instruire comme il l'aurait voulu son élève chéri, l'idée lui vint de l'envoyer à Bologne qui, grâce à la présence dans ses murs du célèbre Mattei, soutenait encore alors sa réputation, acquise dans les deux siècles précédents, de fournir à l'Italie d'excellents élèves. S'étant présenté au savant contrepointiste la lettre de Mayr à la main, Donizetti fut parfaitement accueilli et Mattei, après avoir vérifié à quel point en étaient ses études, lui conseilla d'abord de repasser son cours d'accompagnement sous la direction de Joseph Pilotti, car, par un scrupule des plus louables, l'ancien confrère du P. Martini ne voulait professer que le contrepoint, disant qu'enenseignant autre chose, il empiétait sur le domaine et sur les droits des professeurs de la 1 Me qui, du reste, étaient presque tous ses élèves. Malgré le profit que Donizetti avait tiré des leçons de Gonzales, il trouva grandement à profiter des conseils de Pilotti, car les leçons du premier étaient basées sur l'ancien système de l'école napolitaine, tandis que le second suivait l'école de Mattei, qui avait admis quantité ;de formules nouvelles et exigeait constamment cette harmonie robuste, toujours pleine, de richesse et d'élévation que l'on rencontre partout dans ses partiinenti et dont l'habitude, contractée de bonne heure, avait si puissamment contribué aux succès tout récents de Rossini et à la révolution que ce grand musicien allait opérer dans la musique dramatique de l'Italie. Donizetti se rendit bientôt maître de ce genre nouveau qui étendait si heureusement le domaine de la science, et il commença l'étude du contrepoint et de la fugue, à laquelle il s'adonna d'une ardeur extrême pendant plus de deux années. Rien ne lui coûtait pour obtenir du maître des leçons plus fréquentes et plus prolongées; Mattei, devenu vieux, tenait à certaines pratiques et à certaines habitudes; d'ordinaire son jeune élève devait aller le rejoindre dans quelque église de la ville oit le bon religieux, passé à l'état de prêtre séculier, se rendait dans l'aprèsdîner pour faire ses dévotions; de là il revenait avec lui à StPétronne, cathédrale de Bologne, où Mattei récitait chaque soir son chapelet au coucher du soleil ; l'élève s'agenouillait à son côté et priait avec lui, puis l'accompagnait à son habitation, située à l'extrémité de la ville ; à peine arrivé, le. jeune homme de dixhuit ans devait faire la partie de cai tes avec la vieille mère du professeur qui avait plus de quatre rois son âge : Mattei soupait, sa mère se retirait, et c'était seulement alors que Donizetti obtenait cette leçon tant dési rée, qui pouvait se prolonger indéfiniment, car, reçue d'une part avec non moins de profit que de reconnaissance, elle était donnée de l'autre avec autant de bienveillance que de plaisir. On ne me reprochera pas, ,j'espère, d'être entré dans le détail de ces études si sérieuses qui se terminèrent à la fin de 1817. De cette époque datent les premières compositions de l'auteur, écrites pour le piano ou pour l'église. Il parait que l'influence des travaux sévères avait bien puissamment agi sur l'organisation de Donizetti puisqu'à son retour à. Bergame, tout le monde crut qu'il avait pris une fausse direction ; chacun s'étonna des principes qu'il posait, des opinions qu'il manifestait, et surtout de ses compositions et de celles qu'il annonçait. Qui aurait pu prévoir en ce temps qu'un compositeur de dixneuf ans paraissant se plaire dans le, plus obscures abstrusions de la science et ne re›,- pecter que les secrets de la fugue et les mystère du contrepoint sacrifierait par la suite avec taH d'éclat et de bonheur sur les brillants autels de fimagination. Mayr seul le devina, seul il ne se récria pas lorsque Donizetti parla d'écrire un opéra et se mit à la quête d'un libretto. Sa famille même, comme tout le monde, voyait en lui un continuo teur du P. Mattei son maitt e, et non un futur im, tateur de Rossini qui, sorti de la même école, en avait si promptement et si résolument secoué le joug. En conséquence elle ne prêta point les mains aux projets du jeune compositeur qui, dans un moment d'humeur, prit le parti d'un engagement dans l'état militaire, espérant que son talent trouverait toujours quelque voie pour se produire. Ce fut tout en remplissant les devoirs de son nouvel état, dont sans doute ses supérieurs ne tardèrent pas à modérer les dures exigences qu'il lit représenter à Venise sur le t héàtre de la SanLuca, pendant l'automne de 1818 , son premier opéra : Enrico di Borgogna. Il faut croire qu'il s'était opéré un changement subit et complet dans les idées du jeune compositeur ou bien que, tout en les conservant, il en avait restreint l'application; car, dès ce premier début, il avait entièrement adopté les formes rossiniennes alors dans leur plus grande nouveauté et que venait de consacrer, toute opposition vaincue, le succès du Barbiere, de la CenerenIota, de l'Otelio et de la Gazza ladra, couvres admirables à tous les points de vue , et qui dans les deux dernières années , durent causer à l'élève de Mattei une surprise d'enthousiasme, capable de renverser ou du moins d'ébranler bien fortement ses convictions antérieures. Enrico di Borgogna, qui était du genre sérieux ayant été bien reçu du public de Venise et son régiment continuant , pour le théâtre de liantoue, k .11*.izse M (+ Ma. et il produisit inusendiablenient ,,poque plusieurs autres ouvrages dont /es ..,mes sont aujourd•hui perdus. Sa mouture* acquerant alun plus de consistance, il obtint rin neigé pair aller faire représenter à nome Zamias er, 1;rouata . pièce ternisérieuse donnee au uwatee Arorwtoid pendant le carnaval de tint, ist qui obtint, selon lètpressirei italienne, un oireisi lanalupse. L'auteur fut, aptes la ',requière rv•pré-...Mations perlé en triomphe et couronné par la jeunesse fulmine. Celte brillante réussite lui salut sa libération définitise du service militaire. Il revit alors eon 'vire. qui n'eut pas de peine à lui pardonner, et à eon départ, lui fit cadeau d'un grattoir donc comme nous le venons, il se sers it bien rarement . mais qu'en travaillant il plaçait toujours à tai& de ami papier. aimais d i• m'a quitté, disait-, je le yetis toujoune près de moi, il me semble roder avec lui la bénédiction paternelle. • La raid, ayant été ep?faudie ruer tous les théâtres Italie, ce fut à qui proposerait des libretti à l'auteur. dung les pitres se surrédèrent avec une grande rapidité et des résultats fort divers, de suer i, de &nusort?s et dr chutes Pgliqu'en Der ; de tette époque toutefois il est resté deux pièce% du genre bouffe que l'on revoit tivujours 'tee plaisir e? if testera:ro, joué d'aburd à Rome pendant le carnaval de 11413 el retouché plu• tard pour Nales, ( Miro • Paiquale, e4element d?nnè è home au (transat de 142-;. A relie épique. Rossini ne paraissant plus dispoiié à écrire pour l'Itelie, qu'il avait quitté depuis tint Itarbaja , entrepreneur des théines de Napleset dr plusieuni antres villes. cnit tuent utile qu'asantagrut pour ses intérets de 'iambes. Donizetti comme il s'était auparasant attaché Rossini, en lui payant une tourisme annuelle, m?irronant laquelle d lui fournirait rigulieretnent un certain nombre d'ouvrages : ses offres furent acceptées et le compositeur contracta un engagement qui le retint pendant les anni‘es 11117-2/429 et Ses étreduments n'étaient pals splendides; mais il crin faut qu'ils fussent aussi insufthesitts que l'a prétendu M. régis Hie 1. J, cette offre plUsteur. ?pénte mei faitd•• et .1.4.1 certains freines ne reidertnent l'peu pies aucun morceau remarquable ; mais un y trouve dans le genre aériens, di limowi, omettre rempli d'un bout à l'autre de guindes beautés et dans lequel un admire l'un des plus beau% trio" de t'époque moderne, trio plein d'ori-!mutité et d'élélatieti, dont le caract•re est tel qu'il n'est pas un cuniessiteur. y compris Rossini, qui n'eut envié le benbeur d'une si heureuse inspiration, Cette iniagrulline evenporation, dardée à Nies ter Ir théâtre de SanC.uto an tamaya' de Mit, donnait, de l'asti de rouit le inonde, un succeeieur à l'auteur de la G41236 tadra, l a lierne pénis& offre dito le stem Wei& Otto an,. da. ore, que l'auteur retoucha depuis et qu'on a taxe jours avec pktistr. Il n'eu fut pas de rra érne de quelques autres outrages que l'on s'efforça plus tant de faire rependre ; et, par exemple, lorsqu'en tait l'erres occulta rernelttr au théâtre les C410, 11, riietue teairali, en dépit .le l'ailn,tide de gloire qui alors sur le fn?t de l'auteur, ses plus zélés partisans jugèrent relie pièce avec une ettrè?e sévérité et mérite n'hésiterent pas à lui reprocher de n'astir pas livré eus na111111t4 une partition compiedée sur le paln$11 des Contai rici cillait, de Fioravanti et de la Proie d'un operaurria di' Gnisssi, mais si loin de saloir ces deux charmants ouvrages. Cependant depuis peu un mouvement musical s'était opéré : à Naples un jeune élève du collège de musique, asait pu entendre et apprécier ces brillants 'enrage. où Donizetti jetait une foule d'idées dans des moules mesiniens et laissait ri souvent en ébauche ce qui aurait mérité d'élre poli el terminé avec Nin; il ai ait également pu entendre d'autres. imitations du maure qui tenait le sceptre, moisis adroites et moins heureuses; il sentit d'autant mien. combien 11 lui serait facile de se perdre dans cet Océan rominien où tant d'impuissants imitateurs allaient se noyer, qu'il n'avait en dehors de ses propres idées que de bien faibles ressources, et partant ne se sentait aucunement capable de traiter les parties & yes-«lires comme le faisait Donizetti, à qui ses fortes études avaient fourni dès le principe une sigoureuse hannunie et une excellente orchestration ; il osait donc résolu de donner pour base unique à ses cortipositiuns une intikelie etpressive et AIMA simple que possible et il asait renoncé de rieeet fit ses larges p•opt?etions, à cette ethubérance musicale dont il Sentait hien qu'il ne pouvait approeher. Cet élèse était Bellini qui, en fgr. donnait à la Scala de Milan le Pirata, dont l'apparition evait surpris et enthousiasmé un auditoire charmé de se reposer déb•ieusestient dans lire musique dont tout fracas et toute prétention à la science étaient rigoureusement bannies: exécutée à Naples, carat le paye oit s'était tramé le compositeur, cette musique n'asfait pas été nuiins guiltée ; la Straniera, écrite dans le meme système et ;butor le neuve théâtre demi ans plus tard, avait été reçue Ases- non moins de faveur (b, c'était dans cette rmenu. ville que Donizetti se trouvait chargé. d'éertre un nouvel ouvrage ; d ne pouvait se présenter au combat qu'as« des armes non-'elle• est soigneusement repolies, el c'est dominé par cette pensée qu'il écrivit Aima &Aima, ouvrage ettellent d'un bout à l'autre, dont plusieurs parties atteignent vraiment au sublime et un. un, le meinsire etfisrt apparent, gale que la compomitlie rem• run mitant de se montrer inspires et spontanée, d ador• 1.W à roup un genre i?,? tieati dans reunit aux Kepres qualités de son style et à celles qu'il devait à l'étude del pridurtitos de Rossini tout pathétique qui venait de mettre en honneur les drus opera% de son jeune mal c'est
  • Gaétan FILANGIERI( 1752) : l'un des publicistes du 18e siècle qui ont le plus contribué aux progrès de la législation , naquit à Naples le 18 août 1752 de César, prince d'Araniello, et de Marianne Montalto, fille du duc de Fragnito. La noblesse de sa famille remontait à l'origine de la monarchie napolitaine. Angerio, fils de l'un des quarante braves Normands qui débarquèrent dans ces contrées vers le commencement du 11. siècle , accompagna le comte Roger dans toutes ses conquètes, et reçut de lui plusieurs fiefs pour récompense de ses exploits. Les descendants d'Angerio s'honorèrent de porter le titre de fui Angerii, qui leur rappelait cet illustre aucètre ; et c'est de là que vint le nom de Filangieri. Des changements survenus dans l'ordre de la succession féodale privèrent dans la suite cette famille de la plus grande partie de ses fiefs : il ne lui en resta qu'un, qu'elle possède encore ; mais elle continua d'étre comptée parmi celles des quatre premiers barons du royaume. Gaétan fut destiné dès l'enfance par son père, dont il était le troisième fils, à la carrière des armes : à sept ans il avait un grade dans un des régiments du roi, et il commença son service à quatorze. Les mauvaises méthodes qu'on suivait alors dans l'enseignement du latin l'avaient dégoûté de l'apprendre, et l'on en concluait qu'il n'était propre à aucune étude littéraire, lorsqu'un heureux hasard fit voir que cette aversion qu'il avait montrée prouvait la rectitude et non les bornes de son esprit. Le précepteur de son frère aîné s'était trompé dans la solution d'un problème de géométrie Gaétan aperçut d'où venait l'erreur, le démontra au maitre , et, encouragé par ce petit succès, quitta le service pour se livrer aux sciences et à la philosophie. Il répara si bien la perte de ses premières années, qu'à vingt ans il savait le grec , le latin, l'histoire ancienne et moderne, les pr du droit naturel et du droit des gens, et était initié dans presque toutes les parties des mathématiques. Il avait dès lors conçu le projet et commencé l'exécution de deux ouvrages , l'un sur l'éducation publique et privée , l'autre sur la morale des princes , fondée sur la nature et sur l'ordre social. Ce qu'il avait rassemblé d'idées sur ces importants objets trouva sa place dans le grand ouvrage auquel 1 doit sa renommée. livré par goùt à l'étude de la morale, de la politique et de la législation , en un mot , de la science du droit prise dans la signification la phis étendue , il . A Milan, où la philosophie jouissait d'une protection ouverte sous le ministère du comte Firmian, Beccaria en appliqua les leçons , non à la législation en général , mais aux lois particulières qui ont la répression des crimes pour objet; il fit par un petit ouvrage, si l'on en considère le volume, mais ouvrage immense par ses résultats, une révolution . L'auteur de la Légis- lation lui rendit justice en ne daignant pas lui répondre. Il ne fit pas beaucoup plus . C'est ce qui donna lieu à un bruit sourd sur les causes de cette mort prématurée ; mais ce bruit n'eut sans doute d'autre fondement que l'idée qu'on avait d'Acton, et la haine qu'on lui portait. Filangieri avait terminé avant de mourir le huitième volume de son ouvrage, contenant la première partie du cinquième livre. Il y traite des religions qui ont précédé le christianisme ; les faits relatifs au polythéisme qui remplissent cette. partie sont éclaircis par des notes justificatives, où l'on trouve une érudition éclairée par la saine critique et par la philosophie. Cette partie a été imprimée à la suite des quatre premiers livres. On n'a retrouvé de la seconde que la division des chapitres; il devait y développer les avantages du christianisme , mais faire sentir le danger des superstitions, égal à celui de l'incrédulité même , les inconvénients nés du mélange des affaires temporelles avec les soins spirituels, des richesses excessives du clergé , de l'ignorance des prètres, de leur vénalité, de la subversion des vrais principes de l'expiation, de l'introduction des immunités personnelles et de l'immense accroissement de la puissance du sacerdoce. De là il devait passer à l'examen des lois qui constituent le droit ecclésiastique, en peser selon sa coutume les inconvénients et les avantages, et présenter dans de nouvelles lois, assorties à son système entien de législation , des remèdes à tous les abus. Un chapitre sur la tolérance aurait terminé ce livre, dont l'importance doit augmenter les regrets qu'inspire la mort prématurée de l'auteur. Après ce livre il lui restait encore à traiter, dans le sixième, des lois relatives à la propriété; et dans le septième, de celles qui regardent la puissance paternelle et le gouvernement des familles. Quel malheur qu'un si beau monument soit resté imparfait ! et quelle main osera entreprendre de l'achever? Tout incomplet qu'il est , aucun OUN r.ige n'a eu un succès plus grand, plus rapide et plus universel : il en a été fait en peu d'années trois éditions à Naples, autant à Venise , deux à Florence, une à Milan , une à Gènes, une à Catane, deux à Livourne, sous le nom de Philadelphie. Les étrangers n'ont pas été moins empressés que les Italiens de répandre chez eux un ouvrage aussi utile. la traduction française de M. Galluis, Paris, 1789 et 1791, 7 vol. jouit en France de la 'm'ale estime que l'original eu Italie. Il y en a eu deux en langue allemande : l'une faite à Zurich imprimée à Altdorf en 1781, avec une préface de M. Siebenkees, professeur de droit publie ; l'autre de M. Gusterinann , publiée à Vienne la même année ; enfin, il en a paru une traduction espagnole, par don Giacomo Bubio, avocat aux conseils du roi , Madrid , 1787 et annt'es sukantes. II' On trouve une bonne analyse de cet ouvrage dans l'Éloge historique de Filangieri, publié par l'avocat IITommasi, son ami, Naples, 1788, Filangieri avait projeté un second ouvrage, sur lequel il méditait dans les intervalles que lui laissait la composition du premier; il l'avait intitulé Nuora seienza delle scienze. Il comptait y réduire toutr. les sciences au petit nombre de principes géné- rraux d'où dérivent , comme de leur source, toutes les séries de vérités et toutes les théories qui les constituent. En un mot, l'objet de ce nomel ouvrage eût été de découvrir, autant que les étroit limites de l'intelligence humaine le permettent quelles sont dans chaque science les vérités primitives, et quelle est la connexion entre elles ou la liaison des vérités qui appartiennent à chacune; d'établir ainsi la métaphysique des sciences, de ramener toutes les vérités particulières au pr le plus général, et de faire de toutes les sciences une seule science universelle et supé- rieure, qui eût conduit l'entendement humain jusqu'au plus haut degré de savoir dont sa perfectibilité le rend susceptible. tl méditait de plus un nouveau système d'histoire, qu'il intitulait Histoire civile, universelle et perpétuelle; il eût dé- : veloppé, dans les histoires particulières de toutes les nations, l'histoire générale et constante de l'homme, de ses facultés, de ses penchants et des suites qui en résultent dans la prodigieuse variété des constitutions civiles et politiques, dans l' qu'elles ont sur la condition générale de l'espèce, et sur le bonheur ou le malheur des enfin , il eût suivi exactement , dans toute l'histoire de l'ancien et du nouveau monde, XIV. les diverses périodes de la sociabilité, du perfectionnement et dela culture de l'homme. Il n'avait rien écrit de ces deux ouvrages, si ce n'est lin fragment trèscourt du premier qu'on a trouvé dans ses papiers; mais il les dessinait dans sa tète, il en arrangeait le plan ; et, selon sa méthode constante, il ne comptait en rédiger aucune partie ,lue lorsque ayant tout disposé, tout préparé, rassemblé et mis en ordre tous ses matériaux , il pourrait s'y livrer tout entier. Filangieri avait reçu de la nature, avec les dons du génie, les avantages extérieurs les plus remarquables et les plus rares, line trèsbelle figure, une taille haute, élégante et noble; des manières remplies de gràce et de dignité; ses regards étaient pleins d'une douce mélpncolie et toute sa physionomie annonrait l'habitude de la méditation et une profonde sensibilité. Cette qualité formait en effet la hase de son caractère, et toutes les vertus dont elle est la source n'avaient en lui d'autres bornes que la raison la plus droite et la plus éclairée. Dans le conunerce particulier et dans la vie domestique rien n'égalait sa bonté, sa simplicité , la variété, l'abandon, le charme de ses entretiens. Dans un cadre moins ifirconscrit qu'un article de biogra- phie , nous pourrions nous étendre davantage sur ce genre de mérite trop rare parmi les hommes vélèbres, et tirer de la mine lettre dont nous venons de parler les détails les plus intéressants. Ille en contient aussi de fort tristes sur la mort frère de Filangieri, que celuiei aimait tendrement. — Le commandeur Antoine Fiessmni ébit au service de la cour d'Espagne dès le temps du siége de Gibraltar. Ayant continué depuis de servir avec distinction , il était devenu s iveroi et commandant général de la Galice ; au commencement des derniers troubles politiques qui OEIL agité ce pays , une émeute populaire ayant éclaté , il monta à cheval pour l'apaiser. Blake, partisan anglais, son ennemi secret, quoiqu'il eût reçu de lui des bienfaits , excita le peuple contre lui, dit cette lettre, et il fut cruellement massacré
  • Gaetan GAFFARELLI ou CAFFARELLI( 1703) : célèbre chanteur italien, naquit à Bari le 16 avril 1705; il était fils d'un pauvre paysan appelé Majorano. Dès son enfance il montra un goût décidé pour la musique : on le voyait s'extasier au son d'un instrument ou d'une belle voix. Son père, qui le destinait à l'état de laboureur, le punissait avec sévérité de ce qu'il quittait souvent le travail des champs, dans lequel il commençait à l'exercer, pour aller suivre dans les rues de Bari un joueur de luth ; mais toutes les punitions furent inutiles, même les jeùnes auxquels son père le condamna. Toutes les fois qu'il pouvait se dérober aux regards paternels, il allait parcourir les églises , et s'arrêtait dans celle où il entendait chanter. Un musicien de la cathédrale avait remarqué ce petit paysan venir avec assez de régularité les jours qu'on y tenait chapelle ; il l'avait entendu souvent joindre sa voix à celle des autres musiciens, et chanter en mesure avec une parfaite intonation. Un jour, il voulut connaître de plus près le petit chanteur qui avait attiré son attention; il l'amena chez lui , et après différentes questions, il lui demanda 's'il aimait à entendre chanter : Ah monsieur! répondit Majorano avec toute l'ingénuité de son âge, senza pane ma non senza musica ; plutôt sans pain que sans musique. Le musicien , qui s'appelait Caffaro , lui fit chanter le diapason sur le clavecin, et aussitôt il ne douta pas que cet enfant ne devint un des premiers chanteurs de l'Italie : il s'informa de la demeure et du nom de son père, qu'il alla voir; il sut si bien le persuader des avantages qu'il pouvait attendre de son fils s'il lui faisait apprendre la musique, que ce dernier, suivant en tout les conseils du musicien, envoya son fils à Norcia, subir la grànde opération . Quand le petit Majorano revint à Bari , le musicien Caffaro le prit chez lui , lui fit apprendre 11 ne faut pas le confondre avec le célèbre maitre de ce même nom. . Gaffarelli avait une jolie figure, chantait parfaitement; et avec ces deux qualités il ne pouvait manquer de bonnes fortunes. Dans une occasion cependant , il faillit en ètre la victime : s'étant introduit dans une maison des plus distinguées, il se vit contraint, pour fuir la colère d'un mari jaloux, de se tenir caché jusqu'à nuit close, 'au fond d'une citerne vide, qu'il trouva dans le jardin , et d'où il ne sortit qu'avec un terrible rhume, qui le retint au lit pendant plus de trois semaines; la dame qui le protégeait, connaissant jusqu'où pouvait aller le ressentiment de son époux , mit Gaffarelli sous la sauvegarde de quatre sgherri , qui le suivaient de loin partout où il allait. Cette aventure n'eut pas de plus fâcheuses conséquences; et Gaffarelli put sortir de Rome en toute sùreté pour aller à Londres l'année suivante , 1730. Il resta dans cette capitale plusieurs années, et il revint en Italie chargé de richesses. 11 ne voulut cependant pas quitter la scène , et chanta sur plusieurs théâtres, jusqu'à ce que , se trouvant à Naples, il entendit parler du mérite extraordinaire de Gizziello, qui était alors à Rome, où il devait débuter dans deux jours. Gaffarelli prend aussitôt la poste, voyage toute la nuit pour arriver le soir à Rome, où l'on devait donner un grand opéra. Enveloppé dans son manteau, il se glisse dans la foule ; et lorsqu'il eut entendu Gizziello, bravo, bravissimo , Gizziello, s'écrietil , è Gaffarelli che te lo dice . Il quitte surlechamp le théâtre, reprend la poste , et retourne à Naples avec la même précipitation. II eut à peine le temps de s'habiller pour paraltre sur le théâtre, où l'on faisait mille conjectures, ne sachant ce qu'il était devenu. En 1740, il chanta à Venise. Il avait six cents sequins d'appointements pour les trois mois du carnaval. Outre cela , dans une représentation qu'il donna à son bénifice , il gagna plus de sept cents sequins. Mirant quelques années, Gaffarelli semblait avoir renoncé au théâtre ; mais il y reparut à Turin , en 1746 , et passa ensuite à Florence et à Milan. La GrandeDauphine de France, princesse de Saxe , qui aimait beaucoup la musique, fit venir Gaffarelli à Paris, en 1750; et il y chanta plusieurs fois dans les concerts spirituels. Ayant plu généralement à toute la cour, Louis XV chargea un de ses gentilshommes de lui faire un présent. Le gentilhomme envoya à Gaffarelli , par un de ses secrétaires, une botte d'or de la part du roi. Comment ! dit Gaffarelli tout surpris, « le roi de France m'envoie cette boite? Tenez, « monsieur , en voilà « trente , dont la moindre a plus de valeur que « cellelà. Si du moins il y avait le portrait du « monarque?... _ Monsieur, répondit le ,secré« taire, Sa Majesté ne fait présent de son portrait qu'aux ambassadeurs. — Cependant, monsieur, « de tous les ambassadeurs du inonde on ne ferait « pas un Gaffarelli. » On rapporta cette conversation au roi , qui en rit beaucoup, et le dit à la Dauphine. Cette princesse envoya chercher le musicien , lui fit présent d'un beau diamant, et lui remit en même temps un passeport. « Il est signé « du roi , ditelle , c'est un grand honneur pour « vous; mais il faut en profiter, car il n'est valable « que pour dix jours. » Gaffarelli partit de France assez mécontent , disant qu'il n'y avait pas gagné pour les frais de son voyage. Il avait amassé de grandes richesses qui le mirent à même d'acheter le duché de SantoDorato, dont il prit le titre, qu'il laissa après sa mort à son neveu , avec un revenu de quatorze mille ducats . Malgré son titre , il ne quitta pas sa profession, et monseigneur le duc chantait dans les églises pourvu qu'on le payât assez généreusement. Peu de temps avant sa mort , il avait fait bâtir un hôtel où on lisait cette modeste inscription : Amphyon Thebas, ego domum. Caffarelli mourut dans sa terre de SantoDorato le 30 novembre 1783. Il fut un des chanteurs les plus étonnants qui aient paru sur la scène. Voix expansive et mélodieuse , égale force dans tous les sons, qu'il assujéttissait à la mesure la plus grave et la plus soutenue , et auxquels il savait donner une prodigieuse rapidité. Il excellait dans les trilli et les cadences; et c'est le premier qui ait osé exécuter des volate de demitons , avec l'intonation la plus parfaite. Musicien consommé, il jouait parfaitement du clavecin , et chantait, impromptu, les morceaux les plus difficiles. Son orgueil cependant était égal à son mérite , ou .peut-être le surpassait . Il était aussi hautain sur la scène que Farinelli était modeste au milieu d'une cour qui le comblait de faveurs. Ce dernier avait été son condisciple chez Porpora. Gaffarelli l'avait cependant précédé de quelques années dans la carrière théâtrale; ainsi ce fut Gaffarelli qui le premier orna le chant de tous les charmes de la musique. Le fameux Elisi , qui l'avait précédé, n'avait d'autre mérite que celui d'une trèsjolie voix. Pacchiarotti, Rubinelli, Marchesi, ont sans doute surpassé Gaffarellft mais ce dernier leur a appris, par son exemple, que la voix peut imiter les instruments les plus difficiles comme les plus mélodieux
  • Gaétan PALLONI( 1770 - 1830) : médecin italien, né vers 1770, à Montevarchi , d'une famille honorable, mais peu riche, fit ses études au collige de la Sapience de Pise, où il avait obtenu une bourse de la munificence souveraine. Après avoir pris ses degrés à l'université de cette ville, il alla s'établir à Florence et obtint en peu de temps la réputation d'un bon praticien. Disciple de l'éclec- tisme, sans toutefois rejeter les vérités et les observations pratiques, il fut le premier à étudier et à faire connaître en Italie les doctrines de Brown , bien qu'il en prévit dès lors l'inconsistance. Nommé en 1795 membre de l'académie des géorgophiles, puis de l'académie de Florence, il s'y fit remarquer par plusieurs travaux importants. Lorsque Jenner eut publié en 1798 l'immortel ouvrage dans lequel il proposait la vaccine comme un préservatif certain contre la petite vérole, Palloni s'empressa de l'introduire en Toscane et de faire un grand nombre d'expé- riences pour en vérifier l'efficacité. Il publia ensuite un mémoire afin d'en répandre l'usage. Son zèle fut récompensé par la place de médecin des hôpitaux de StBoniface et de SteMarie Nouvelle, et par le titre de professeur honoraire de l'université de Pise. On créa même pour lui à Florence une chaire de médecine. En 1801, la fièvre jaune exerçait de grands ravages à Livourne, où elle avait été importée par un bâtiment de commerce; le gouvernement s'empressa d'y envoyer Palloni, dont la conduite dans cette pénible circonstance mérita les plus grands élo- ges de l'historien Botta . Telle fut l'efficacité des moyens qu'il employa, qu'en peu de temps l'épidémie avait disparu. Ou le nomma alors médecin du lazaret et du port de Livourne. Depuis cette époque , il jouit.d'une haute faveur sous tous les gouvernements qui se succédèrent en Toscane. Il devint secrétaire général de l'académie italienne, membre du jury de médecine dans le département de la Méditerranée, chevalier de l'ordre des DeuxSiciles institué par Murat, et, après 1815, il fut anobli par le grandduc de Toscane, qui lui avait déjà conféré l'ordre du Mérite, dit de St- Joseph. Palloni mourut à Livourne le 17 février 1830, après une courte maladie. On a de lui, en italien : 1° Sur les causes qui diminuent ou détrui- sent la respirabilité de l'air atmosphérique et sur les moyens de la rétablir par la végétation, mémoire inséré dans le tome 3 des Actes de l'acadérnie des géorgophiles, année 1795; 2° Sur le changement de climat dans les parties méridionales de l'Europe, ibid.; 3° Eloge de Michel- Ange Gia- netti, Florence , 1797 ; 4,0 Mémoire sur l'inocula- tion du vaccin en Toscane, Florence, 1801 ; 5. Ob- servations médicales sur la fièvre qui a régné à Livourne en 1801, Florence , 1805; 6° Avis mé- dical sur le même sujet, 7. Eloye de 7'ho- Mus Bonieoli, inséré dans le premier tome des Actes de l'académie italienne; 8° Sur le typhus pétecchial, Livourne, 1817; 9° Commentaire sur la maladie pétecchiale de 1817, avec quelques essais sur les contagions en général et sur le principe de la rie, Livourne , 1819. Ce Commentaire a été traduit en allemand l'année suivante. 10° Eloqe de S. E. le baron François Spannocchi Piccolomià, Florence, 1823 ; Il° La lièvre jaune est- elle ou non contayieuse? Livourne, i 824 , mémoire qui a reçu l'approbation du conseil de santé de Paris, ainsi que de la junte sanitaire de Barcelone , et a été traduit en espagnol la même année. 12° Sur l'état actuel ( le la médecine, discours lu à la société médicale de Livourne, 1826 ; I 3° Rapport des tra- vaux de la société médicale de Livourne , du 20 tuai au 20 novembre 18'26, Livourne, 1827 ; 14° Sur les constitutions épidémiques et sur les maladies en- démiques, Livourne , 1897 ; 15° Histoire ( l'un ras de somnambulisme, arec quelques réflexions sur ce phénomène et sur le sommeil, insérée dans le Nou- veau Mercure des sciences médicales, mars 1829. Palloni était membre des académies de Copenha- gue, de Wilna , de Berlin et de presque toutes les sociétés savantes de l'Italie
  • Gaétan SARRI( 1722 - 1797) : publiciste italien, né en 1722, à Palerme, étudia d'abord au collége des jésuites de cette ville, puis alla faire son droit à Catane, où il fut reçu docteur en 1740. Etant entré dans la carrière de la magistrature, il fut nommé, en 1756, juge à la cour prétorienne. En 1763, année de disette, il fut envoyé par le gouvernement dans la vallée de Mezzara, afin de recueillir du grain dont la capitale commençait à manquer, et il s'acquitta de sa mission avec tant de succès qu'à son retour on le nomma juge au consistoire et presque en même temps professeur de philosophie morale. Après l'expulsion des jésuites, on lui confia la direction générale des études, et enfin il devint, en 1778, membre de la grande cour. Il mourut à Palerme le 13 juin 1797. On a de lui : 1° De rem; ibus moralium philosophorum sectis ad officiorum systema respondentibus dissertatio prolusoria commodata auditoribus methodo adornata, Palerme, 1770 ; 2° Droit public de Sicile. L'auteur avait lu plusieurs fragments de cet important ouvrage aux académies del Prato ameno et del Buon Busto, et les cinq premiers chapitres furent d'abord insérés dans les Opuscules d'auteurs italiens , sous ce titre : le Droit de succession au royaume de Sicile. Ils forment le premier des deux volumes du Gius public° siculo, publiés à Palerme en 1786 avec des notes du fils de l'auteur. Le manuscrit du troisième volume était prêt et avait. déjà obtenu le visa de la censure, lorsque la mort de Sarri vint en suspendre l'impression, et nous ne pensons pas qu'elle ait été reprise depuis. Cet ouvrage est en général bien écrit, et, malgré quelques idées erronées , il jouit encore d'une certaine réputation dans le royaume des DeuxSiciles
  • Gaétan de Courrège : chanteur français
  • Gaétan Donizetti : compositeur italien
  • Gaétan Guadagni : castrat italien
  • Gaétan Pirou : économiste français
  • Gaétan Vestris : danseur florentin surnommé "le dieu de la danse"
  • Gaétan Gorce : Gaëtan Gorce est un homme politique français.
  • Gaétan Picon : Gaëtan Picon est un essayiste et critique d’art français.
  • Gaétan Muller : Gaëtan Muller est un chef d’entreprise et un ancien joueur de basketball professionnel.

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