Le prénom frederic Masculin

Origine :

Fête :

18 Juillet

Signification de frederic

D’origine allemande, le prénom Frédéric figure parmi les noms de monarques célèbres comme Frédéric Ier Barberousse, empereur allemand, ou encore Frédéric II Le Grand, ancien roi de Prusse. En 1973, le prénom atteint son pic de popularité en France et reste actuellement stable.Frédéric est un homme qui se distingue par son courage et son dynamisme. Sérieux, il prend à cœur ses responsabilités et dispose d’une autodiscipline remarquable. Doté d’un esprit pragmatique, Frédéric ne développe pas un très grand sens de l’humour et peut s’énerver facilement.Prénom assez courant, Frédéric connaît plusieurs variantes telles que Fred, Freddie, Frederico, Frederigo, Frederik, Fredrick, Fridrick, Friedrich, Friedrick, Fritz, Rick et Rico. Certaines célébrités sont également connues sous ce prénom, notamment : Frédéric Chopin (1818-1849), le fameux compositeur polonais, Frédéric Delcourt, l’ancien nageur français spécialiste en dos crawlé, ou Frédéric Joliot-Curie (1900-1954), un grand physicien et chimiste français.

Personnalité de frederic

Vifs, autoritaires, indépendants, ce sont des hommes d'action. Ils sont parfois velléitaires et ne vont pas toujours jusqu'au bout de ce qu'ils ont entrepris. Charmeurs, ce sont plus des grands séducteurs que des grands amoureux. Leur morale est un peu élastique. D'une intelligence intuitive, ils se méfient des grands raisonnements. Etourdis, touche à tout, ils n'en sont pas moins très attachants.

Provenance du prénom frederic

Histoire de frederic

Etymologie de frederic

Les frederic célèbres

  • Frédéric BALDUIN( 1575 - 1627) : théologien luthérien, né à Dresde en 1575, étudia d'abord à l'école de Meissen, et ensuite à Wittenberg, où il devint professeur de théologie et assesseur du consistoire. Il fut quelque temps prédicateur à Prague, et retourna de là à Wittenberg, où il mourut en 1627. On distingue, parmi ses ouvrages de théologie, un commentaire latin sur les Épitres de St. Paul, et une Défense de la confession d' Augsbourg. —Son petitfils, Chrétien- Àdolphe BALDUIN, percepteur d'impôts à Hayn en Saxe, vécut dans le milieu (lu 170 siècle. Il avait fait des études de droit, et s'occupa de théologie et de chimie. On a de lui plusieurs dissertations sur les métaux, et notamment sur la reproduction de l'argent. Il est mort en 1682
  • Frédéric ASINARI : noble d'Asti, en Piémont, comte de Camerano, florissait vers 1550 ; il s'adonna de bonne heure aux armes, et fut envoyé par le duc de Savoie, avec quatre cents arquebusiers, au secours de Maximilien II, lorsque celuici tenait la diète, pour s'opposer aux victoires et aux troupes de Soliman. J.J. Lucchio, dans son Sylloge numis- matum elegantiorum, Argentinoe, 1620 prétend que c'est en cette occasion que fut frappée une médaille qui représentait, d'un côté, Asinari en habit militaire, avec cette inscription : Fridericus Asi- narius co. Camerini; et au revers, Diane allant à la chasse, sonnant du cor qu'elle tient dans la main droite, et dans la gauche portant son dard. Asinari faisait ses délassements de la poésie, et soumettait ses compositions au jugement du célèbre Annibal Caro; elles se trouvent répandues dans divers recueils : 1° deux sonnets dans la seconde partie de la Sedia di rime di diversi eccellenti Poeti, publiée par Zabata, Gênes, 1579 20 Quatre canzoni et un sonnet dans la deuxième partie des Muse Tos- cane, recueillie par Gherardo Borgogni, Bergame, 1594 50 Quatrevingtdeux pièces, consistant en sonnets, canzoni, madrigaux, etc., dans les Rime di diversi illustri Poeti, données par le même Borgogni, Venise, 1599 etc., etc. Asinari avait composé plusieurs autres ouvrages, qui sont restés manuscrits. La bibliothèque de Turin possède 1u Vari Sonetti e Canzoni; 2' il Tancredi, tragedia; 50 Tre libri delle Transformazioni ; 4° Tre libri dell' Ira d'Orlando. Les mêmes poésies se trouvent encore parmi les manuscrits de la bibliothèque StMarc, à Venise. La tragédie de Tancredi, notée ici n° 2, a été imprimée à Paris, 1587 sous le titre de Gismonda, nom de l'un des personnages, et attribuée à Torquato Tasso : l'année suivante on corrigea cette erreur dans une édition faite à Bergame, 1588 ; mais on se trompa encore, en attribuant le Tancredi à Ottavio Asinari, conte di Camerano, parent de Frédéric ›,,Asinari, qui fait le sujet de cet article ; et Gherardo Borgogni, qui en fut l'éditeur, ignora ou feignit d'ignorer la première édition de Paris, comme on le voit par son épître dédicatoire, adressée au comte J
  • Frédéric AUGUSTE II( 1670 - 1733) : électeur de Saxe et roi de Pologne , second fils de JeanGeorge III, électeur de Saxe, et d'AnneSophie, fille de Frédéric III , roi de Danemark , naquit à Dresde, le 12 mai 1670. La nature l'avait doué d'une force et d'une adresse qui le firent réussir, dès sa première jeunesse, dans les exercices du corps, et une éducation trèssoignée lui inspira, pour les occupations de l'esprit, un goût dont l'influence se retrouve dans tout le cours de sa vie. La guerre que l'Europe entière faisait alors à Louis XIV l'appela sur les bords du Rhin, où son père, joint à l'électeur de Bavière, commandait l'armée de l'Empire. 11 se distingua dans plusieurs rencontres ; mais l'entreprise des impériaux sur la FrancheComté n'ayant pas eu de succès, la campagne ne fut que défensive, et le jeune prince n'eut aucune occasion brillante de se faire remarquer. Il n'en apprit pas moins de ses ennemis l'art de la guerre : il devait déjà au séjour qu'il avait fait en France, avant la rupture de la trêve de Ratisbonne, cette élégance de ton, ce goût du luxe et des arts qui, dans la suite, firent regarder la cour de Saxe ,comme la plus brillante d'Europe, après celle de Louis XIV. En 1691, l'électeur son père étant mort, Auguste alla à Vienne, où il se lia d'une étroite amitié avec l'archiduc Joseph, depuis Empereur sous le nom de Joseph I". Cette amitié l'attacha pour longtemps aux intérêts de l'Autriche. La mort de son frère aîiu Jean George IV, l'ayant rendu maitre de la Saxe, il accepta, en 1695, le commandement de l'armée impériale destinée à repousser les Turcs, qui se préparaient à entrer dans la Transylvanie, et se rendit à Peterwardein pour marcher de là au secours du comte Vétérani, chargé de garder les passages de cette province. Il arriva trop tard : le comte, battu à Lugos, avait été fait prisonnier, et les débris de son armée rejoignirent avec peine celle de l'électeur, qui, après avoir apaisé les troubles de la Transylvanie, et mis les frontières en état de défense, retourna à Vienne pour demander de nouvelles forces. Dans la campagne suivante, Auguste fit avancer les impériaux, et forma le siége de Temeswar ; mais il fut bientôt contraint de le lever ; les Turcs se préparaient à l'attaquer dans ses retranchements. Il les prévint, et engagea avec eux, sur les bords du Begli, une action où la victoire resta indécise ; il fit habilement une retraite difficile, et vint camper, le 30 août 1696, à Oltatsch, où il quitta l'armée pour aller consacrer ses soins, son argent et ses troupes, à l'acquisition du trône de Pologne, que se disputaient plusieurs rivaux. Jean Sobieski avait laissé trois fils ; mais la cour de France n'avait pas oublié qu'en 1672 ce prince, ne soupçonnant pas qu'il dût bientôt régner, avait écrit à Louis XIV, au nom des grands de Pologne, « pour lui demander de leur « donner pour roi, ou Turenne, ou Condé, ou un « prince ; mais il eut de ses maîtresses un grand nombre d'enfants, entre autres le célèbre Maurice, comte de Saxe, que lui donna la comtesse de Kcenigsmarck. Le Dictionnaire historique de Bâle a donné la liste des maîtresses et des enfants naturels d'Auguste II
  • Frédéric BADOARO( 1518 - 1593) : noble vénitien , fils de l'illustre sénateur Alvise Badoaro, naquit en 1518. Il se distingua dans la carrière des lettres et dans celle des affaires publiques. 11 fut deux fois ambassadeur de la république, auprès de CharlesQuint et de Philippe II. Aidé de son ami Dominique Veniero, il institua, en 1556, la fameuse académie vénitienne. Elle était composée des hommes les plus distingués de ce temps ; et , ayant pris pour emblème une Renommée , elle prit aussi le titre d'académie della Fama. Elle devait imprimer avec soin une collection des meilleurs auteurs; il en était déjà sorti plusieurs de ses presses, et Badoaro y avait la plus grande part, lorsqu'une affaire désagréable arrèta cette utile entreprise. Badoaro fut mis en prison, par ordre du sénat, le 19 août 1562 ; et, par un au- tre décret, l'académie fut supprimée. On n'avait rien de certain sur la cause de cette disgrâce; seulement, une lettre de Luca Contile, t. 1, p. 184 , portait que Badoaro avait fait, sous le nom de l'académie, quelque chose qui devait lui coûter l'honneur et peut-ètre la vie ; mais, selon ce qu'un patricien trèsinstruit de l'histoire littéraire de Venise fit connaître au savant Mazzuchelli pendant son séjour dans cette ville , Badoaro avait commis une infidélité grave dans l'administration de la caisse de l'académie. On ignore s'il parvint ensuite à se justifier; il survécut longtemps à cette honteuse affaire, et ne mourut qu'en 1593. On lui attribue plusieurs ouvrages, la plupart historiques et relatifs à ses deux ambassades, qui n'ont point été imprimés; un recueil de ses haran- gues latines et italiennes l'a été, selon quelques auteurs; mais ils ne citent ni le lieu de l'édition, ni la date
  • Frédéric AUGUSTE III( 1676 - 1763) : électeur de Saxe et roi de Pologne, fils du précédent, naquit en 1676, et succéda, en 1733, à son père, dans l'électorat de Saxe. Vers la fin de la même année, Louis XV voulut replacer sur le trône de Pologne Stanislas Leczinski, dont il avait épousé la fille ; mais la France était trop éloignée pour envoyer assez de troupes dans ce royaume. Une partie de la noblesse polonaise, retirée du champ d'élection, et soutenue d'une armée russe, élut Auguste III, qu'elle opposa à Stanislas, protégé par la cour de France; cependant • Auguste ne fut universellement reconnu roi de Pologne que dans la diète de pacification ouverte à Varsovie, en 1736. Quoique dépourvu des grandes qualités de son père, ce prince marcha en apparence sur les mêmes traces, se ruinant en magnificences, en musique et en tableaux, sans s'y connaître. Sa physionomie épaisse et muette n'avait aucun caractère, et son esprit était si borné, que jamais il ne put apprendre la langue de son royaume ; son unique passion fut pour la chasse, et il abandonna tous les soins du gouvernement au comte de Bruni, son favori, assez adroit pour que ce monarque médiocre, mais orgueilleux et jaloux de son autorité, crût toujours l'exercer luimême. Pour satisfaire chaque jour aux nouvelles fantaisies d'Auguste, le favori chargea en Saxe la banque de l'État de plus de billets qu'elle n'avait de fonds, et mit à l'enchère tous los emplois de la république. Du reste, le maître et le favori n'eurent point d'autre système politique qu'une entière dépendance de la Russie. Tandis qu'Auguste portait tranquillement le sceptre de la Pologne, de longs orages politiques, excités par son élection, exerçaient leurs ravages dans d'autres contrées. Ce prince préférait le séjour de Dresde à celui de Varsovie, parce que les forèts de son électorat étaient plus agréables pour la chasse que celles de son royaume, et parce qu'étant ennemi de toute représentation, il n'était pas obligé de tenir une cour à Dresde; mais ses longues absences laissaient le gouvernement de Pologne dans une sorte d'inaction : jamais les diètes ou les assemblées de la nation ne furent plus orageuses et plus inutiles par l'entêtement de leurs membres. Pendant toute la durée de ce règne, la nation s'assembla toujours vainement et presque toujours les prétextes les plus frivoles suffirent pour faire rompre les diètes. Auguste paraissait aisément consolé quand la saison était favorable pour retourner en Saxe, et l'un des plus grands royaumes de l'Europe resta pendant près de trente années sans aucune sorte d'administration. Toutefois, sous cette espèce d'anarchie régulière, la Pologne paraissait heureuse et tranquille : il n'en fut pas de même de la Saxe. Alarmé de l'accroissement subit de la puissance prussienne, le roi de Pologne forma, comme électeur de Saxe, une alliance avec la reine de Hongrie, s'engageant à faire marcher au secours de la reine une armée de 50,000 hommes, au moyen de subsides que l'Angleterre et la Hollande promirent de lui payer. Cette armée, réunie à l'armée autrichienne, s'étant avancée en Silésie, y essuya une entière défaite. Le roi de Prusse attaqua la Saxe, et battit de nouveau, le 15 décembre 1745, l'armée de l'électeur, à la vue même de Dresde. Auguste abandonna précipitamment sa capitale, prit soin de sauver les tableaux et les porcelaines, et oublia les archives de l'électorat, qui tombèrent entre les mains du vainqueur. Auguste se réfugia dans son royaume; mais son ministre préféra le secours des Russes à celui d'une armée polonaise. L'électeurroi ne recouvra la Saxe, l'année suivante, qu'en vertu d'un traité humiliant, et moyennant un million d'écus d'emuire, qu'il paya au roi de Prusse. En 1756, il se vit enveloppé dans la guerre de sept ans par ce même monarque, qui pénétra de nouveau en Saxe, sous prétexte de prévenir les entreprises hostiles de la reine de Hongrie et de son allié. L'électeurroi essaya en vain de détourner l'orage, en faisant faire à Frédéric II des propositions de neutralité; pour réponse, il ne reçut que ces mots accablants : « Tout ce que vous nie proposez ne me convient pas. » Auguste sortit de Dresde le 10 septembre, et se rendit au camp de Pirna, où 17,000 Saxons étaient campés. Frédéric s'empara de nouveau de Dresde, investit l'armée saxonne, et l'obligea, le 15 octobre, de se rendre par capitulation. Le même jour, Auguste se retira au château de Koenigstein, et de là à Varsovie; mais son autorité, déjà peu respectée en Pologne, le fut moins encore après la perte de son électorat. L'avénement de Catherine II au trône de Russie fut une source de nouveaux malheurs pour Auguste. Le duc Charles, son fils, fut attaqué en Courlande par les Russes, qui voulaient son expulsion , et Auguste ne put résister à cette nouvelle infortune. Atteint d'une maladie dangereuse, la situation de son fils l'occupait nuit et jour ; mais la Saxe, restée depuis six ans à la discrétion .
  • Frédéric BONAVENTURA( 1555) : célèbre pbilosopile italien, naquit, en 1555, à Ancône, d'une famille distinguée. Son père, officier dans les troupes du duc d'Urbin, commandait le corps que ce prince envoya au secours de Malte, attaquée par les Turcs, et il mourut au retour de cette expédition, en 1565.- Le jeune Frédéric fut recueilli par le cardinal d'Urbin, l'ami de son père, qui lui donna les meilleurs maitres, et ne négligea rien pour en faire un cavalier accompli. Admis plus tard à la cour du duc d'Urbin , il remarqua le goût de ce prince pour les lettres et la philosophie, et s'empressa de renoncer aux jeux et aux exercices de la jeunesse pur s'appliquer entièrement à l'étude des sciences. Doué d'un esprit vif et pénétrant, il apprit seul les éléments de la philosophie, et acquit, en peu de temps, une connaissance approfondie de la langue grecque. Les talents de Frédéric accrurent encore la bienveillance que lui portait son maitre. Chargé de Inverses missions près du pape Grégoire XIII et de quelques autres princes d'Italie, il s'en acquitta de manière à prouver, s'il en eût été besoin, que la culture des sciences peut se concilier avec les qualités de l'homme (l'État. Dans les loisirs que lui laissaient ses fonctions, il se retirait à la campagne pour se livrer plus tranquillement à la rédaction des ouvrages qu'il se proposait de publier ; mais son service ù la cour l'obligeait d'interrompre ses travaux, ou ne lui permettaie. pas d'y mettre la dernière main. Le duc d'Urbi'', ne voulant pas le contraindre davantage, unit par lui accorder, avec une pension considérable, la permission de vivre dans la retraite. Mais il ne jouit pas longtemps de cette faveur. Attaqué d'une lièvre violente, il succomba le quatrième jour, au mois de mars 1602, On a de lui : 1° de Natura par- lus octoinesiris, adversus . vulgatam opinionem, Urin, 1600, petit ; Francfort, 1612, méme forai; ouvrage rare et plein d'érudition. Les curieux recherchent l'édition originale. L'auteur se propose de prouver qu'un enfant à huit mois nalt viable tuais il entre dans des digressions qui lui font souvent perdre de vue son sujet. La plus intéressante est colle où il établit la légitimité des naissances dix mois. 20 De Ilippocratica anai Partitione. — D« Monstris. — De Oestu maris . — De Venus . • 1k Ca- lore cuti. — De Fia lactea. Ds Cane rabido. — Parafrasi di Temistio, etc. Ces divers opuscules, imprimés séparément, ont été réunis en 1 volume, Urbin, 1627 Frédéric avait eu le projet de les revoir et de les corriger ; mais il en fut empéelté par un ordre du duc, qui le chargeait de composer un traité della Naziodie di flat°, dont il n'a paru que le lof livre. 11 avait entrepris, avec Magini, un grand ouvrage sur l'astrologie, resté manuscrit. On lui doit encore une bonne édition de l'ouvrage de Ptolémée Apparentiœ incessantium stellarum, Urbin, 1592 et un traité lu météorologie, intitulé : Anemo- logia, sive de causis et signis pluviantm, ventorum, serenitatis a tempestatum, Venise, 1594 dans lequel il a recueilli tout ce que les anciens nous ont laissé à cet égard
  • Frédéric BŒRNER( 1723 - 1761) : médecin allemand, fils du précédent, naquit le 17 juin 1723, à Leipsick, où son père lui fit donner une brillante éducation. Le précepteur auquel sa jeunesse était confiée depuis cinq ans ayant été appelé à l'école de Torgaw, Berner l'y suivit et resta trois années dans cette ville. Il revint en 1739 dans le sein de sa famille, qui l'envoya encore passer quelque temps à Halle. A son retour, il étudia la théologie, par déférence pour la volonté paternelle, et apprit la langue hébraïque. Cependant les lecons de botanique que l'habile Plaz lui donnait éveillèrent en lui le goût des sciences physiques ; et lorsqu'en 1744 il alla à Wittemberg:, ce fut avec l'intention bien formelle de renoncer à la théologie et de se consacrer à la médecine. En effet, il suivit avec assiduité les cours de la faculté médicale de cette école, alors fort renommée. Au bout de deux années, il partit pour Brunswick, où il pratiqua l'art de guérir, sous la direction et les aùspices d'un médecin en vogue. L'année suivante, un collége de médecine ayant été établi dans cette ville, Berner y fut agrégé. En 1748, il prit le bon! net doctoral à Helmstaedt, et en 1756 le titre de maître èsarts à Wittemberg. Déjà l'académie impériale des Curieux de la nature l'avait admis dans son sein sous le nom de Cinéas H. Aussitôt après sa réception à Helmstadt, il était venu s'établir à Wolfenbiittel, où il épousa la fille du bourgmestre; mais en 1754 il accepta une chaire de médecine qui lui fut offerte à Wittemberg. La guerre ayant éclaté, il ne se crut point en sûreté dans cette ville, et vint se réfugier à Leipsick, où il termina ses jours le 30 juin 1761. Sa mort prématurée l'empêcha ? Leipsick , 1750 4° De Alexandro Benediclo Veronensi, medicince post tilleras renalus restauratore , Commentatio , Brunswick, 1751 5° De Vila, Moribus et Scriptis Hieronymi Mercurialis Foroliviensis Commenlalio, Brunswick, 1751 6. De Cosme et Damiano, catis medicce diis olim et adhuc hodie hinc illincque tutelaribus, Commentatio, Helmstaedt, 1751 7. De Vita et Meritis Martini Pollichii Mellerstadii, primi in academia Vittembergensi rectoris magnifici et professoris medicince, Commentatio, Wolfenbüttel, 1751 8° Bibliothecce librorunt rariorum physico- ntedicorum historico- criticce specimen 1, Helmstaedt, 1751 ; specimen 2, Helmstaedt, 1752 Boerner décrit dans ces deux opuscules trentecinq ouvrages rares sur la médecine et l'histoire naturelle. Son travail a paru une seconde fois, enrichi de quelques additions, dans les Nocles Guelphicoe. 9° La Femme qui accouche et son Fruit représentés de grandeur naturelle , Watlfenbüttel, 1753 10° De Tabe sicca lethali a prœlernaturali plane ventriculi situ, mirabilique duodeni Angustia , Wolfenbüttel , 1753 , in - 4°. 11° Super locum Hippocratiin jurejurando maxime vexalum Meditationes, Leipsick, 1754 12. De iEmilio Macro, ejusque rariore hodie opusculo de Virtutibus herbarum, Diatribe, Leipsick, 1754 15° Disserlatio epislolaris de medico, reipublicce conservatore, legumque custode, Leipsick, 1754 14. Programma de vera medicince gine, potioribusque ejus ad Hippocratis usque tempora incrementis, Wittemberg, 1754 Dissertatio de statu medicince apud veteres Ilebrceos, Witiemberg, 1755 16° Relationes de libris physico- medicis partira antiquis, partim ranis fasciculus 1, Wittemberg, 1756 Bcerner décrit trente ouvrages rares dans cet opuscule, qu'il ne faut pas confondre avec un autre roulant sur le même argument, dont- il est question plus haut. Le second fascicule, indiqué dans quelques catalogues, n'a point été imprimé. 17° Ariliquitales medicince " Egyptiacce, Wittemberg, 1756 On trouve à la suite de cette savante et curieuse dissertation une lettre de Bœrner à Fabri : de Hungarorum caque Hungaricce gentis ad ornandam academiam Wittembergensem studio. 18° Insiitutiones medicfnas legalis, Wittemberg, 1756 Ce manuel, destiné à servir de guide aux élèves, atteint fort bien ce but, quoiqu'il soit trèscourt, parce qu'il est rédigé d'après une assez bonne méthode. Boerner a eu soin d'indiquer à chaque chapitre les principaux ouvrages où il a spécialement traité de la matière qui en fait l'objet. 19. Notices sur la vie et les écrits des médecins et naturalistes les plus distingués de l'Allemagne et de l'étranger , Wolfenbüttel, t. 1 et 2, 1749 ; 3 et 4, 1752 ; 5, 1755 ; 6, 1756 200 Récréations pour les moments de loisir , Wittemberg, 1761 C'est un ouvrage hebdomadaire qui roule sur la morale, et que Boerner publia sans y mettre son nom. La guerre qui éclata vers cette époque et la mort qui vint terminer sa carrière ne lui permirent pas d'en donner plus de vingt cahiers
  • Frédéric BORROMÉE( 1563 - 1631) : cousin germain du précédent, élevé sous sa direction, s'en montra le digne imitateur. Il fut fait cardinal en 1587, archeêque de Milan en 1595, et mourut le 22 décembre 1631, à l'àge de 68 ans. 11 avait célébré le septième concile provincial de Milan, en 1604, et s'est rendu célèbre par la fondation de la fameuse bibliothèque Ambrosienne. Antoine Olgiati, auquel elle fut confiée, y rassembla 9 à 10,000 manuscrits, dont un grand nombre d'orientaux, qu'il était allé rechercher luimême en Grèce et ailleurs. L'intention du fondateur était que seize savants, versés dans les divers genres de littérature et dans la connaissance des langues orientales, fussent occupés à déchiffrer, à éclaircir et publier ces manuscrits; mais le défaut de fonds suffisants en avait réduit, dans ces derniers temps, le nombre à trois ou quatre : Mabillon, Montfaucon et Muratori ont donné des notices de quelquesuns de ces manuscrits; le reste est inconnu, et, d'après un statut du fondateur, l'on faisait même difficulté d'en communiquer le catalogue aux étrangers, quoiqu'on leur permit de collationner ces manuscrits avec les imprimés. Le cardinal Borromée était le protecteur des gens de lettres ; il avait fondé à Milan deux académies, l'une pour les ecclésiasti- ques, l'autre pour les nobles, et il s'est luimême illustré par plusieurs ouvrages : de Episcopo concionante libri 3, Milan, 1652 ; '2. Sacra Colloquia, 1652, 10 vol. ; 1656, 4 vol. ; 5° IWeditamenta lilleraria, publiés par Alfernus, avec des tables et des remarques, Milan, 1635 ; 4° Sermones synodales, etc., etc. On trouve la liste de ses ouvrages, tant manuscrits qu'imprimés, à la fin de l'Histoire littéraire de Milan
  • Frédéric BOUTERWECK( 1766 - 1828) : philosophe et littérateur allemand, né en 1766, aux forges d'Ocker, près Goslar, lit ses études à Brunswick et à Goettingue, se proposant d'embrasser la profession d'avocat. 11 y obtint même le prix au concours de la faculté de droit par un mémoire sur la jitrierudence : Commentatio de fundamento succesSionis germanicœ, Goettingue, 1786. Cependant la lecture Il ne parut point à la tribune; mais il fit partie, le 40 novembre 1815, de la commission nommée sur le projet de loi relatif à la nouvelle teganisation de la cour des comptes. D—R—R. des ouvrages d Imagination et la connaissance qu'il lit de plusieurs jeunes gens, amis de la poésie, le détournèrent de cette carrière. 11 composa beaucoup de vers, quelques romans, et eut même assez de succès dans ce dernier genre, particulièrement par son Comte Donamar, ouvrage trèsbien écrit. La fortune ne lui arriva pourtant pas aussi facilement que la réputation. N'ayant trouvé à se placer ni à Hanovre ni à Berlin, où il se présentait avec les recommandations du poëte Gleini, il alla s'établir à GoetLingue, en 1789, et y enseigna l'histoire littéraire. Obligé alors de se livrer à de nouvelles études, il fut entraîné dans les recherches philosophiques, et se montra , mais avec des additions et Paris , 1798, 4 vol. ; 2' édition , ibid. , 1802, 4 vol. 5° Journal de Ramiro , tiré des papiers d'un ami du comte Donamar, par Ferd. Adrianow , Leipsick, Ii104 L'auteur, voyant le succès de son Couac Donamar, voulut y rattacher les deux productions suivantes : A° Almusa , fils du sultan, roman du monde surnaturel, tiré des papiers du comte Doncmar, Brème et Francfort,1801 ; 5° Nouvelles et Réflexions, tirées des anciens papiers du comte Donamar, Goettingue , 1805. Mais ces ouvrages eurent peu de succès. 11 publia encore : Lettres suisses, adressées à Cécile, Berlin, 1795; 7° Gustave et ses frères, Balle, 1796-1797, 1 vol. — Ouvrages 'sur la philosophie et la métaphysique :1° de Historia generis humani Libellus, Goettingue, -1792. 2° Aphorismes présentés aux amis de la- critique de la raison, d'après le système de Kant, Goettingue, 1795 50 Paul Septime , ou le Dernier Mystère du prétre d'Eleusis , Halle ,1795, 2 vol. C'est un ouvrage de philosophie revêtu de la forme du roman. 4° Idées d'un apodictique, pour servir à décider la querelle sur la métaphysique, la philosophie critique et le scepticisme, Halle, 1799, 2 vol. 5° Notions élémentaires de la philosophie spéculative, Goet4ingue, -1800 6° Les Époques de la raison, d'après les idées d'un apodictique, ibid., 1802 7° In, traduction à la philosophie des sciences naturelles, ibid., 1803 8° A Emmanuel Kant un monument, Hambourg, 1804 9° 'Esthétique, Leipsick,1806 ; 2' édition refondue, 1815, 2 vol. 10. Idées d'un cesthétique du beau, Leipsick ,1807 1 Aphorismes pratiques , ou Principes d'un nouveau système des sciences morales, ibid., 1808 12° Manuel des notions préliminaires de la philosophie ; introduction générale contenant la philosophie et la logique, Goettingue, 1810 ; 2° édition, 1820 13. Manuel des sciences philosophiques d'après un nouveau système, ibid.,1815 ; 2' édition, 1820, 2 vol. 14. Religion de la raison, idées pour hâter les progrès d'une philosophie religieuse soutenable, ibid., 1824 On trouve aussi de 13outerweck quelques dissertations dans le recueil de la société royale de Goettingue , savoir : de Pri'mis philosophorum grcecorum Decretis physicis, vol. 2 ; de Philosophia Euripidea, vol. 3 ; enfin Philosophorum alexandrinorum ac neoplatonicorum Rccensio accuiYillor, , commentatio in soc. Goetting. habita, 1821 4°. 11 a coopéré avec Bulle, son collègue, au Magasin philosophique de Goett que, qu'il a continué ensuite seul sous le titre de Nouveau Magasin pour la. philosophie et la littéra- ture. — Ouvrages sur la littérature : Histoire de la poésie et de l'éloquence, depuis la fin du 15° siècle, Goettingue, 1801-18Z0,12 vol. Cet ou vrage se lie à l'histoire des sciences et des arts, dont plusieurs parties ont été traitées par les collègues de Bouterweek à l'université de Goettingue. On a traduit de cette histoire les parties suivantes : Histoire de la littérature espagnole, par le traducteur des lettres de Jean Midler , Paris,1812, 2 vol. — Résumé de l'histoire de la littérature française, traduit de l'allemand et continué depuis le commence ment du 19' siècle jusqu'à ce jour, par M. LoèveWeimars, Paris, 18-26, 8. 2. Recueil d'opuscules, Goettingue, 1820. Dans l'introduction, l'auteur fait l'histoire de ses travaux, et juge même assez sévèrement plusieurs de ses essais, surtout ceux de sa jeunesse. DG.
  • Frédéric BRUMMER( 1642) : jurisconsulte allemand, né à Leipsick en 1642, lit un voyage en France, et se noya dans la rivière d'Alberine, près de Lyon, où sa voiture fut renversée, le 5 décembre 1661. On a de lui : 1° Declamalio contra th? n, studiorum pessimam pestent, Leipsick, 1688 2° Commentarius in legem Cinciam, dédié à Colbert, et imprimé à Paris, chez Cranioisy, 1668 : cette loi concerne le salaire des avocats, et Brummer a traité cette matière avec beaucoup d'érudition ; Dispuiatio de localione, conduetione, et d'autres opuscules recueillis sous le titre de Brummeriana, et publiés par George Beyer, professeur en droit à %%litemberg, Leipsick, 1712 Il avait aussi laissé en manuscrit des observations sur Juvénal, desquelles Fabricius parle avec éloge dans sa Ribl: oth. lai., livre 2, chap
  • Frédéric BRECLING( 1629 - 1711) : théologien luthérien, né en 1629, à Handewi th, dans le pays de Tiensbourg, fut pasteur à Handewith et à Zwoll ; niais ses opinions fanatiques et son esprit inquiet lui susi citèrent des tracasseries qui le forcèrent à se retirer eu Hollande. Il mourut à la Haye en 4711. On a de lui une multitude d'écrits de théologie mystique en latin et en allemand, dont la plupart ont été publiés en Hollande. Les principaux sont : Panharmonia pansophica ; Typus pansophice; Pseudosophia mundi ; Bibliotheca bibliothecarum ; Alphabetum naturoe et mysterium numerorum, etc
  • Frédéric BRENTEL( 1580) : peintre et graveur, naquit à Strasbourg en 1580, suivant Descamps, qui se borne à dire qu'il fut recherché des grands, et suppose par là qu'il , et de celle qui se trouve en tète de ce beau livre d'heures. Un chanoine de Strasbourg le vendit 6,0110 fr. au prince de Conti. Quelque temps auparavant, il s'était trouvé parmi les effets précieux de la margrave AugusteSybille de BadeBade, vendus à Offenbourg le 8 niai 1775. Cette princesse l'avait eu de la succession de Guillaume, marquis de Bade. Ce seigneur, mort en 1677, chevalier de la Toison d'or, et juge principal de la chambre impériale de Spire, en avait ordonné l'exécution en l'an 1647. Brentel a réduit en petit, dans ce superbe livre, avec une entente admirable , les plus beaux tableaux d'Albert Durer, de Luc Jordaêns, de Rubens, de van Dyck, de Breughel, de Wouvermans, de Téniers, etc. Ce manuscrit fut séparé en deux parties après la vente de la margrave AugusteSybille de BadeBade. La seconde partie a pour titre : ° rationes selectœ et Officia qucedam particularia ad usum Guillelmi TIarchionis Badensis varus, authore Friderico Brentel, ornata picturis anno MDCXLVII 8°. Les deux parties réunies contiennent 470 p., et quarante tableaux infiniment riches en détails, et peints avec une légèreté et une chaleur qui caractérisent les ouvrages de Brentel. On y trouve, en outre : 1° un superbe frontispice où est représenté un concert céleste ; au bas sont un St. Guillaume et une Madeleine au pied de la croix ; un calendrier dont les douze mois sont enrichis chacun, au commencement, de miniatures d'un fini précieux, qui représentent les travaux de la campagne relatifs à chaque mois, qui est aussi décoré de son signe du zodiaque en médaillon, peint en or. Ce manuscrit est terminé par le portrait de Brentel, probablement peint par luimême. On y lit audessous de ces mots : Incceptu? et absolutum anno 1647 per Fridericum Brentel. " Etatis 67. On a aussi plusieurs gravures de ce maitre, parmi lesquelles on remarque les dix grandes tables contenant les Pouriraicts des cérémonies, honneurs el pompe funèbre faits au corps de Charles III, duc de Lorraine
  • Frédéric COMMANDINO( 1509 - 1575) : l'un desplus savants mathématiciens d'Italie au 16e siècle , naquit à Urbin, d'une famille noble, en 1509. Anche d'abord au pape Clément VI1, en qualité de camérier secret, il , est encore la meilleure que nous ayons. Joseph Torelli a cependant jugé à propos d'y faire quelques corrections dans son édition d'Archimède. Commandino avait publié précédemment une partie des au t res œuvres d'A rchi mède , aussi traduites en latin avec des notes. Sa traduction latine des collections mathématiques de Pappus est la seule qui ait paru, et, sans lui, cet ouvrage si important pour l'histoire des sciences mathématiques serait peut-ètre encore enseveli dans la poussière des bibliothèques. Il y travailla longtemps, et l'ouvrage ne parût qu'après sa mort, Pesaro, 1588 On lui doit aussi des traductions latines des quatre premiers livres des Coniques d'A?ollonius, Bologne, 1566 avec les commentaires d'Eutocius et les Lemmes de Pappus ; du livre d'Aristarque, de Magnitudinibus et Distaniiis sous et lunée, 1572 de la Géodésie, attribuée à Mahomet Bagdedin , dont l'original lui fut fourni par Jean Dee, géomètre anglais, Pesaro, 1570 : il en publia la mémo année une traduction italienne. Le texte des deux traités de Ptolémée, celui des Planisphères et de A-? minime était perdu ; il n'en existait que des traductions latines trèsdéfectueuses, qui avaient été faites sur des tiaductions arabes : Commandino eut assez de patience et de savoir pour retoucher ces traductions, corriger les contresens, remplir les lacunes, et tout éclaircir par des suppléments et des notes. Ce service modeste n'est pas le moindre qu'il ait rendu à la science. Il publia le premier traité à Venise,1558 assez belle édition, et le second, auquel il ajouta un petit traité de sa composition sur les Horloges, à Borne, 1562. Sa vie a été écrite pat. Bernardin Baldi
  • Frédéric DEDEKIND : inspecteur des églises protestantes dans le diocèse de Lubeck, mourut le 27 février 1598. On a de lui quelques ouvrages en vers allemands : le Chevalier chrétien, d'après le chap. de 1 'Épître aux Éphésiens, 1390; 2° Les pa- pistes convertis; 3° Massanisse et Sophonisbe. Mais il doit toute sa réputation à son Grobianus, satire en vers latins, qui parut d'abord à Francfort, 1349 et qu'il fit réimprimer sous ce titre Grobianus, de morum simplicitate libri ires, in gratiam omnium rusticitatis amantium conscripti, per Fridericum Dedekindum, jam denuo ab auc- tore emendati et plerisque in locis cum prœceptis tum exemplis aucti, Leipzig, 1552 Afin de corriger les personnes qui par leurs singularités choquent les usages reçus et les convenances, il flatte en apparence leurs travers, dans l'intention de les rendre d'autant plus frappants. Les éditions et les traductions multipliées de cet ouvrage sont une preuve de l'estime dont il a joui ; l'auteur y montre plus de finesse que n'en avaient alors ses compatriotes. Nous en connaissons trois traductions en allemand ; par Gaspard Scheidt, Worms, 1551 ; par Hellbach, Mühlberg, 1567 par Wencerlas Scherffer, Brieg, 1640 On en a publié une traduction anglaise sous ce titre : Fr. Dedekind's Grobianus, or the compleat Booby, an ironical poem, in three Books, done into English, from the original latin, by Roger Bull, Londres, 1739 — DEDEKIND , autre poète allemand du 17' siècle, a publié un grand nombre d'ouvrages dont on trou- ve la liste dans le dictionnaire d'Adelung et dans celui de Jordens; voici les principaux : 1° Recueil de drames propres à être mis en musique, Dresde, 1676, 2e édition; on y trouve, 1. Le ciel sur la ter- re, ou Naissance de J.- C.; 2. l'Étoile de David et Hérode l'infanticide ; 3. Jésus mourant; 4. Jésus triomphant. 2° Second recueil, Dresde, 1676 ; on y retrouve les quatre pièces précédentes, et de plus, 1. Nos premiers parents réconciliés après leur chu- te ; 2. Abel premier martyr; 3. Isaac et Abraham; 4. Samson. 3° Collection de 120 chants pour les cérémonies de l'Église, Dresde, 1676
  • Frédéric DELFINO( 1477) : médecin et astronome, naquit à Padoue, en 1117. Ayant achevé ses élit des, il alla pratiquer la médecine à Venise, où il s'acquit en peu de temps une brillante réputation. Doué d'un tact sûr, il distinguait au premier coup d'œil le caractère des maladies et en annonçait les différents phénomènes, la durée et l'issue, sans presque jamais se tromper. Le succès de ses prédictions le fit soupçonner de magie. 11 aurait payé de sa liberté, et peut-être de sa vie, la certitude de ses pronostics, s'il n'eût quitté brusquement Venise, sur l'avis du danger qu'il y courait. Maitre d'une fortune assez considérable , Delfmo n'exerça plus la médecine que pour ses amis, et s'appliqua tout entier aux mathématiques dans lesquelles il fit de rapides progrès. En 1521, il remplaça Thomas Filologo dans la chaire d'astronomie de l'Académie de Padoue, et la remplit jusqu'à sa mort, arrivée en 1547. On a de lui De fluxu et re- fluxu aquce maris, subtilis et erudita disputatio. — Demotu octavce spherce, Venise, Academ. Venet., 1559 de 34 feuilles, volume trèsrare orné de fig. en bois. Tiraboschi ne savait pas que ces deux opuscules eussent été imprimés à Venise . Papadopoli, dans son Historia gymnasii Patavini, t. i, p. 306, cite encore de Delfino Annotationes in fabulas Al- phonsinas. — Liber de phcenomenis sublunaribus et astronomica parallaxi
  • Frédéric DUBOIS DE MONTPERREUX( 1798) : voyageur et archéolf,..:ue distingué de la principauté de Neufchâtel, né le 28 mai t";98, dans le village suisse de MotiersTravers, où son père avait un établissement de commerce, passa les premières années de enfance à la ca?pagne. A?ant perdu de bonne heure son père, qui s'était rendu en France, où il a\ été appelé pour occuper mi emploi, le jeune Dubois se trouva avec un second frère et deux sieurs remis à la direction de sa mère, femme douée d'une haute capacité. A Ili\ ans, il entra Clans l'institut de Chanel, à StAubin, village peu éloigné de Neuchàlel; et il continua ensuite ses études dans le collége de cette \die ; il y montra une grande aptitude et beaucoup de zèle pour le travail; aussi futil toujours placé aux premiers rangs. Sa philosophie terminée sous un maitre fini le détourna'de la carrière théologique à laquelle il désirait d'abord se vouer, Dubois de Montperreuv passa deux ans comme maitreadjoint dans une pension de StGall. Il en sortit malade an unis de février I 819 ; à peine rétabli, il partit la même année pour la Courlande, et entra à Millau, dans la maison de M. Ferdinand de Ropp, en qualité de précepteur des enfants de cet honorable gentilhom?e, chez lequel il trouva une riche bibliot?èque et une belle collection de tableaux et de marbres des tneilleurs maitres, ressource précieuse pour un jeune homme passionné pour les arts et avide de s'instruire. Après deux ans de séjour à Malan, Dubois, qui ne s'y croyait pas assez occupé, fut placé par M. Ferdinand de Ropp chez son frère Théodore, résidant, avec une trèsnombreuse famille, dans sa terre de l'okroy, en Lithuanie. La bibliothèque de la maison était trèsconsidérable et surtout abondamment pour% lie d'ouv rages sue raechitectu•e, que Dubois s'amusa d'abord à parc .iirit., et qu'il étudia ensuite avec un zèle opiniâtre. Longtemps abandonnée par ses propriétaires, la terre de Pokroy manquait de bâtiments, même des phis indispensables; tout était dans le phis triste délabrement. Après avoir pris une connaissance exacte des lieux , l'architecte improvisé traça d'une main hardie les plans de tous les changements qui lui paraissaient nécessaires. Il veillait à leur exécution, travaillait souvent de ses mains, pour instruire et diriger des ouvriers peu expérimentés ; il s'occupa mime de la création d'un grand jardin, et bientôt la propriété prit un aspect compiétement différent : la valeur en fut prodigieuse ment augmentée. En quittant, en 1829, la Lithuanie, après y avoir séjourné pendant huit ans, Dubois de Montpe•reux visita la Podolie et la Volhynie, toujours observant, étudiant et recueillant des matériaux. En 1829, il accompagna à l'Université de Berlin un jeune Polonais, Alexandre Raziborowsky, dont la direction lui avait été confiée, et, deux ans après , il fit avec son élève un voyage en Suède, en l)anemarck, et, plus tard, sur les bords du Rhin. Ce fut pendant son séjour dans la capitale de la Prusse qu'il publia, sous les auspices de M. Léopold de Buch, qui lui avait voué un véritable attachement, un opuscule intitulé : Conchyliologie fossile, ou Aperçu géognostique des formations du plateau volhyni- podolien, accompagné de huit planches lithographiées et d'une carte des localités où il avait observé. Cet ouvrage, publié en 1831 , et placé fort haut dans l'opinion des hommes compétents, tant pour la justesse des vites que pour l'exactitude des dessins, exécutés par l'auteur luimime, fonda sa réputation comme géologue. An mois d'aida 1831, Dubois de Montpei•eux reint en Pol, die, où il s'arrêta encore sept à huit mois, pour explorer les rives du Dnieper. Il exécuta pendant cette excursion une quantité de plans, de cartes, de coupe) de terrain, de vues pittoresques, vraiment incroyable; ils auraient suffi pour occuper la v ie entière d'un homme moins heureusement doué que lui. Il s'attachait particulièrement aux nombreux monuments épars dans ces vastes contrées, restes d'une eiN ilisation déchue, et qui lui servuent de jalons pour découvrir les traces des migrations des peuples dont il s'Ctait imposé la Liche de retrouver les origines, à défaut d'autres traditlf,n•. Quelfi?es amis, qui ont eu le bonheur de l'accompagne•, étaient toujours surpris de sa prodigieuse acti? ité, ainsi flue de l'étendue et de la variété de ses connaissances. Le règne végétal aussi avait une part dans ses sympathies, et la botanique If fi doit plusieurs découvertes intéressantes. An printemps de 1832, il explora la Crimée, d'où un vaisseau russe le porta dans les provinces transcaucasiennes. Ce fut alors qu'il commença le grand o?dge qui a principalement établi sa réputation, - et auquel furent consacrées les années 1832 à183-1. La plupart du temps, Dubois de Montperreux ait i t pour compagnons que quelques guides; borné à ses ressources il n'était soutenu que par l'énergie de son caractère. Il s'était pré-4 •ente' aux frontières des États russes seul, obscur, inconnu et sans autre titre à la bienveillance que la Forme résolution manifestée par lui de consacrer tous ses moments à des recherches qui pussent un t, jour être utiles à la science; le souverain éclairé de ce vaste empire l'encouragea et fit tomber toutes les entraves qui auraient pu arrêter ses pre'niers pas. Parti de Sevastopol au mois de mai 1832, Dubois de Montperreux employa trois années à visiter la Crimée, l'Ukraine, la NouvelleRussie, et toutes ces contrées jadis si célèbres qui portent les noms de Caucasie, d'Abkhasie, de Géorgie, d'hué- réti, d'Arménié. Circonscrivant la haute chaîne du Caucase, ce grand centre de tant de phénomènes historiques et géologiques, il parcourut ses vallées, étudia l'antique Kolkhe, ou Géorgien, près des sources du Phase et du Cyrus, et descendit dans les vastes bassins où ce peuple a concentré ses monuments, ses capitales ; puis il pénétra dans l'Arménie, au delà des hantes montagnes qui la séparent de la Géorgie, et au pied de cet Ararat, toujours mystérieusement couronné de neiges et de glaces. Suivant ensuite le cours de l'impétueux Araxe, cette limite de l'empire d'Alexandre, jusqu'aux larges plaines de la mer Caspienne, il coupa le Caucase par sa ligne centrale, pour rentrer dans ces steppes immenses, vastes pâturages, vastes champs de bataille, grandes routes de tant de peuples divers qui, sortis et enfin les manuscrits de son exploration de la Crimée, du Caucase et de l'Arménie, ainsi que les planches et les cartes qu'il se proposait d'y joindre. Une commission, composée de MM. Walckenaer, Jomard, Eyriès, de la Renaudière et Roux de Rochelle, appréciant, par l'organe de ce dernier, nommé rapporteur, le mérite des immenses travaux du savant neuchâtelois sur les régions situées.au nord et à l'orient de la mer Noire, qu'il avait examinées et décrites sous tous les rapports qui pouvaient attirer l'attention du géographe, du géologue, de l'historien, de l'antiquaire, de l'artiste et de l'observateur, décida qu'il l'emportait sur tous ceux qui s'étaient présentés au concours, et lui adjugea le grand prix annuel de 1838. Avant la publication Ce dernier mémoire avait été déjà soumis par lui avec plus de développements à l'Academie des inscriptions et belleslettres. de son voyage , Dubois de Montperreux avait été nommé administrateur du Musée de Neuchâtel , et chargé plus spécialement de la partie ethnographique et numismatique de cet établissement, En 1841, il fut élu professeur d'archéologie à l'Académie de cette ville,place qu'il occupa jusqu'en 1848; à cette époque, il fut, à la suite de bouleversements politiques, brusquement destitué, ainsi que tous ses collègues . Rentré dans la vie privée, dont personne plus que lui n'était capable d'apprécier les douceurs et d'employer utilement les loisirs, Dubois de Montperreux, qui avait épousé en 1839 la veuve d'un de ses parents, madame Thérèse Dubois, née Montandon, prépara sous le titre d'Antiquités neuchdteloises, un important travail, dont il s'occupait depuis 1843, et qui devait embrasser les monuments des premiers âges de l'histoire de Neuchâtel, jusques et y compris les comtes de Pancienne maison de ce nom. Malheureusement, aux agitations morales vint se joindre le ressentiment d'une fièvre intermittente qu'il avait gagnée dans la Transcaucasie, et les remèdes héroïques employés pour le soulager portèrent une grande atteinte à son robuste tempérament. Quoique le mal qui le minait sourdement, et auquel il finit par succomber, ne ralentit en rien son activité, et qu'il eût presque jusqu'à ses derniers moments la plume ou le crayon à la main, il ne put mener complétement à tin l'oeuvre qu'il voulait consacrer à l'histoire ancienne de sa patrie . 11 cessa de vivre le 7 mai 1850, dans sa présidence de Péseux, près de Neuchâtel ne laissant à sa femme et à la jeune fille qu'elle avait eue de son premier mariage, et que Dubois chérissait comme son propre enfant, qu'une modeste fortune, mais aussi le souvenir d'un noble coeur, d'un esprit distingué, avec la réputation d'un savant honorable. La Société des beauxarts lui avait décerné une médaille, et il était en même temps correspondant perpétuel de la Société de géographie de Paris, membre de la Société géographique de Londres, ainsi que de plusieurs autres compagnies savantes. « Rarement, » dit en parlant de Dubois de Montperreux un juge compétent, M. Brosset, membre de l'Académie des sciences de StPétersbourg, « rarement un explorateur de contrées lointaines réunit en Dubois de Montperreux avait primitivement fait don à l'Académie de Neuchâtel des belles collections recueillies par lui dans le cours de ses voyages ; mais à la suppression de cette Academie, en 1848, il reporta ses dons, devenus sans objet, à la ville de Zurich, ou il avait des relations fort intimes avec divers savants, et dans le but d'itre encore utile à sa patrie au cas ou une Université fedérale viendrait à s'y établit'. Les nombreuses planches di, cet ouvrage, toutes dessinées de la main de M. de Montperreux, étaient terminées à sa mort ;il restait à rédiger le texte, pour lequel il n'avait laisse que des notes imparfaites, que M. Sandoz Rollin, ancien président du canton de Neuchâtel, a bien voulu se charger de rédiger et de compléter. La ire partie de l'ouvrage de Dubois, formant un volume a été publiée à Zurich en i 852, par les soins et aux frais de la Société d'émulation patriotique de Neufchâtel, dissoute depuis 1818. Elle porte le titre île . Antiquités de Neuchdtel , est prece- lui tant tic moyens de succès. Habitué à manier le crayon du dessinateur, le marteau du géologue, les i?struments précis du topographe, amateur érudit de numismatique et d'antiquités, avant l'esprit nourri par une vaste lecture, observateur attentif et éclairé forme une sorte d'encyclopédie caucasienne qui poutTa être surpassée dans quelques parties, mais qui sera difficilement égalée dans l'ensemble. Quant aux milnume.nts géorgiens qu'il a si bien décrits, dit le même savant, Dubois de Montperreux est le premier qui en ait relevé les inscriptions, car, avant lui, un préjugé reçu en niait même l'existence. J'ai pu personnellement, ajoute M. Brosset, profiter des indications de Dubois et en vérifier sin. place l'exactitude. » D'un esprit juste, d'une intelligence supérieure et d'un caractère persévérant, Dubois de Montperreux, qu'aucun obstacle n'arrêtait, a parcouru sa carrière scientifique ait milieu de fatigues incessantes , d'efforts et de `cilles. Doué d'une rare modestie, d'une extrême bienveillance, on pourrait dire d'une singulière bonhomie, jamais il ne soupçonnait le mal. Rendant toujours justice au moindre mérite de ceux qu'il aurait pu considérer comme des rivaux, il s'effaçait en toute occasion, et ne montra en aucune circonstance d'autre ambition que celle du bien ;aussi pas un seul détracteur. tandis qu'il s'était concilié l'estime et l'amitié des Humboldt, des Léopold de Buch, des Élie de Beaumont, des Brosse t, des Meyendo•f, etc., on pourrait dire de tontes les personnes, en état de l'apprécier, qui l'avaient connu . L'auteur de cet article a lu une notice chronologique sur Dubois de Montperreux à la séanco solennelle de la. Sociétd de géographie, du 2 avril 1852
  • Frédéric DUPETIT-MÉRÉ( 1785 - 1827) : auteur dramatique, né à Paris, en 4785, et mort dans la même ville le 4 juillet 1827, a fait représenter, soit seul, soit en collaboration avec d'autres auteurs, un grand nombre de pièces, qui presque toutes ont été publiées sous k nom de Frédéric. Ce sont : 1° la Famille vénitienne ou le ChdtPau d'Orsonno, mélodrame en 3 actes, 1806 ; 20 la forét d'Edimbourq ou les Ecos- sais, mélodrame en 3 actes, 1806; 3° le Génie des I iles noires, ou Quiribini, mélodrameféerie en 1 3 actes, 1806 ; 4° l'Aveugle du Tyrol, mélodrame r en 3 dctes,:1807; 5° les Petits Troubadours, mélo- , drame lyrique en 3 actes, 1807 ; 6° la Chaumière ' du mont Jura ou les Bacherons suisses, mélodrame en 3 actes, 1809 ; 7° le Lion de Florence ou l'Hé- roïsme maternel, tableaux historiques en 2 actes, 1810 ; 8° la Roche du Diable, scènes féeries, en 3 parties, 1810; 9) la Tète rouge ou le Mandrin du Nord, tableaux historiques en 2 actions, 1810; 100 le Conseil des fées, prologue en 1 acte, suivi du Berceau céleste, ou les Voeux de Rome, 1811; 11° le Sabot miraculeux ou 29° la fausse Clef, ou les deux Fils, mélodrame en 3 actes, 1823 ; 300 le Muldtre et l'Africaine, mélodrame en 3 actes, 1824; 310 le Moulin des Étangs, mélodrame en 4 actes, 1826. Avec Crosnier : 32° le Mauvais Sujet, comédie en 1 acte, 1821; 33° Minuit ou la Révélation, mélodrame en 3 actes, 1824; 34° l'Etrangère , mélodrame en 3 actes, 18:25. Avec J.B. Dubois : 35° la Famille Sirven ou Voltaire a Castres, mélodrame en 3 actes, 18'20; 36° Fan fan la Tulipe , ou en Avant , pièce en 1 acte, 1821. Avec Pelletier : 37° le Vieux pote, vaudeville en 1 acte, an 12, . Avec Roset 38° M. Rikiki, ou le Voyage à Sceaux, saudeville en 1 acte, 1806. Avec Ribié : 39° la Queue de lapin, mélodramearlequinadeféeriecomique en 3 actes, 1808. Avec Bernos : 40° l' Ile des mariages ou les Filles en loterie, mélodramecomique en 3 actes, 1809. Avec Charrin : 410 la Fille tambour, scènes en 3 parties , 1811. Avec Desprez : 42° la Grotfe rde Fingal, ou le Soldat mystérieux, mélodrame en 3 actes, 1815. Avec Simon : 43° la Brouille et le Raccommodement, comédie en I acte, 1817. Avec Duperche : 440 le Maréchal de Villars, ou la Ba- taille de Denain, mélodrame historique en 3 actes, 1817. Mec le baron Taylor : 45° Ismayl et Maryam ou l'Arabe et la Chrétienne, mélodrame en 3 actes, 1818. Avec Simonnin : 46° le Garçon d'honneur, comédievandeville en 1 acte, 1819. Avec *** : 470 Anne de Boulen, mélodrame en 3actes 1821. Avec Belle : 48° le Bureau de nourrices, folievaudeville en 1 acte, 1822. Avec Lepoitevin de Legreville : 49° Paoli, ou les Corses et les Gé- nois, mélodrame en 3 actes, 1.822. Avec Boirie et Merle : 500 le Banc de sable , ou les Naufragés français, mélodrame en 3 actes, 1819. Avec Pelis- sier et Crosnier : 51° Louise, drame en 3 actes, 1827
  • Frédéric ECKHARTH : occupe un rang distingué parmi les paysans lettrés dont les Allemands ont fait plusieurs biographies particulières. Son père, jardinier et tisserand à Scheibe, en haute Saxe, lui fit apprendre à lire et à écrire, dans la petite école de son village, et ses moyens d'instruction semblaient devoir se borner là, mais sa passion pour l'étude y suppléa. Après avoir employé sa journée. aux plus rudes travaux de la campagne, il passait. une partie des nuits à lire les livres qu'il pouvait se procurer; il n'eut d'abord à sa disposition que des ouvrages de théologie, et il les dévorait avec une telle avidité qu'il eût passé au travers des flammes, disaitil, pour s'en procurer un qu'il n'eût pas encore lu. Il ne menait jamais ses bestiailx à la pàture, sans avoir un livre avec lui, et des voyageurs le rencontrèrent plusieurs fois, avec étonnement, gardant les vaches, un gros volume entre les bras. Sa mémoire se meubla insensiblement de connaissances étendues. Il prit l'habitude de faire, le soir, des extraits de ses lectures de la journée ; enfin il devint auteur, et on lui doit les ouvrages suivants, tous en allemand : 1° Miroir historique des avares, Pirna, 17 t7 2' Histoire curieuse , Zittau , 1731 3° Vie de Jean llubner, recteur à Hambourg, Hambourg , 1731 Récréations historiques, publiées par feuilles détachées, de 1731 à 1735. 5° Journal historique, de 1731 à 1735 6° Suites funestes de l'abus de l'eaitde vie, 1735 8°. 7° Chroniques, ou De«, riplions historiques des villages d'Eck 'rsberg Olbersdorf, de Pethlau , du petit . Sienau, de Hartau, de Herwigsdol, près de Zittau, chacune en 1 volume Malgré leur style rude et inégal, ces ouvrages montrent un gros bon sens et renferment des choses intéressantes pour l'histoire. L'auteur mourut dans son village, le 30 avril 1736, laissant deux ails héritiers de son goût pour l'étude. — L'aîné Gotthelf- naugolt ECKHARTH, né à Herwigsdorf le 20 janvier 1714, publia l'histoire de la ? ie de son père , et la Chronique d'Herwigsdorf, que ce dernier n'avait pu achever ni publier, Zittau, 1736. On lui doit encore Juurnal historique de l'aga 1736. ibid. 2. Joui. nal historique européen , de 1741 à 1761 . ibid. 3° Chroniques de Bertzdorf et d Dransendorf, 1749 et 1752 Incendi de la ville de Ziltau, Lobau, 1737 L'auteur, plus pauvre encore que son père, n. fut toute sa vie que simple journalier. Il mouru en 1761. — Son frère, 7'h6Ophile ECkIIARTH tisserand à NeuEybau, s'est aussi fait connaître par quelques poésies
  • Frédéric EHRHART( 1747 - 1795) : naquit est 1717, à lloldarbanc, village du canton , qui contiennent une grande quantité d'excellentes notices et d'observations , surtout pour la partie de la botanique. Le gouvernement d'Hanovre l'avait nommé en 1180, botaniste du jardin d'Herrenhausen, lui avait assigné une petite pension , et l'avait chargé de préparer la Flore des États de l'électorat. 11 employa quelques années pour visiter à cet effet toutes les parties de l'électorat, et pour rassembler les matériaux de sa Flore. Des tracasseries qu'on lui suscita , quand il demanda le libre usage de la bibliothèque de Gottingue , ont empêché la publication de la Flore. En 1787, Ehrart reçut le diplome de botaniste •de S. M. britannique. Sa trèsmodique pension ne fut point augmentée ; il demeura depuis près des jardins de Herrenhausen , dont il donna les catalogues annuels. Simple dans ses habitudes, probe et loyal , il obtint' et il mérita une grande estime. Il mourut en 1795. 11 a luimême donné des notices sur sa vie , dans le 19° cahier des Annalesde Botanique.Wubliées par l'auteur de cet article. Thunberg lui a consacré, sous le nom d'Ehrharta , un genre de la famille des Graminées, remarquable par le nombre six de ses étamines
  • Frédéric EKKARD( 1744 - 1819) : savant et laborieux écrivain danois, né le 6 décembre 1744 , à Friderichsort en Slesvig , commença ses études au gymnase d'Altona. Employé de 1775 à:178t à la bibliothèque de Gottingue, it entra en 178!I à la grande bibliothèque de Copenhague dont il devint secrétaire en 1790, et dont il se retira avec une pension en ,1 814. Il avait 75 aus lorsqu'il mourut le ler novembre 1819. La première publication d'Ekkard que nous connaissions, est le Calaloyus bibliothecoe Joh. Sam. Augustini, Copenhague , 1786. Ses autres principaux ouvrages sont : Bibliothecte Lorkianoe, part. 3, Copenhague, 1787 ; 2° Bibliothecte Chapeaux , était dévouée à la France, et l'autre celle , montrait un extrêtue dévouernotrt pour lu Russie. ; 7' Plan' d'une institution pour les filles pauvrss, ibid., 1789 ; 8° Inventaire classificatif des ouvrage les, plus récents et les plus utiles, et des écrits peu volumineux qui ont paru depuis 1789, Copenhague , 1794, en danois ; 9., Sur la vie et les écrits de l'historiographe Supin, etc. , etc., Copenhague, 1799, en.a/lemand ; lir Sur II islarele et sur ses habitante, Copenhague , 1813-15 . avec des cartes et des plans. Outre les ouvrages cidessus, Ekkard.a insérg:.- un grand nombre de mémoires et d'articles dans les journaux danois et allemands
  • Frédéric EXTER( 1714 - 1787) : numismate allemand , professeur au gymnase de DeuxPonts , né dans la mème ville en 1711, mort le 11 décembre 1787, a publié : 10 De studio numoruin recentiorum qui vulgo moderni rocantur, et suai et Mill, DeuxPonts, 1754, ; 20 Essai d'une collection de médailles et monnaies palatines d'or et d'argent, pour servir à l'histoire du palatinat de Ravière , ibid. 1759 , avec diverses continuations , dont la dernière est de 177i ; le tout forme 3 volumes ; Vie du chevalier Ferdin« nd de St- Urbain , dans la 3e partie titi Joachimische Mute: kabinet , Nuremberg, 1770
  • Frédéric FRÉGOSE( 1480) : cardinal , frère du précédent, né à Gènes vers 1480, fut élevé par Gui Baldo , duc d'Urbin , son oncle maternel. Il em- brassa l'état ecclésiastique et fut nommé à l'archevèché de Salerne en 1507. Le roi d'Espagne refusa de le confirmer dans cette dignité, à raison de l'attachement qu'il avait montré pour la France durant les dernières guerres, et le pape Jules II lui donna pour l'en dédommager l'administration de l'évéché de Gubio. Pendant le séjour qu'il avait fait à la cour d'Urbin , il s'était lié d'amitié avec le célèbre Bembo et Balthazar Castiglione, et depuis il entretint constamment avec eux une correspondance trèsactive. Les intérêts de sa famille l'obligeaient à de fréquents voyages : mais ni la fatigue, ni les embarras inséparables d'un déplacement ne changeaient rien au plan de conduite qu'il s'était tracé , et il consacrait plusieurs heures chaque jour à l'étude des langues ou à la culture de la poésie. Les troubles qui éclatèrent à Gènes en 1510 l'obligèrent de s'expatrier; il se réfugia à Rome et il y passa quelque temps dans l'intimité de Bembo, de Sadolet et de Canaille Paleotti. Son frère Octavien ayant été élu doge de Gènes en 1513, il revint dans cette ville pour partager avec lui les fatigues du gouvernement , et il déploya alors une fermeté de caractère qu'on aurait été loin de soupçonner dans un ecclésiastique et dans un homme uniquement occupé de littérature. Ce fut Frédéric qui prit le commandement des troupes de la république : il comprima les mouvements séditieux excités par les Adorne et les Fiesque; et après avoir assuré la tranquil- lité intérieure de l'État , il travailla à le faire res- pecter au dehors. Un corsaire de Tunis, nommé Cortogoli , ravageait la côte de Gènes avec vingt galères; Frédéric se mit à sa poursuite , le surprit dans le port de Biserte et détruisit entièrement sa flottille. Gènes ayant été prise d'assaut en 1522 par l'armée de CharlesQuint , le doge Octavien fut fait prisonnier; mais Frédéric se sauva à la faveur de la nuit. En passant de son esquif sur le bâtiment français qui devait le recevoir, il tomba dans la mer, et peu s'en fallut qu'il ne fût noyé. Il fut accueilli avec bienveillance par François ler, et ce prince le nomma premier abbé commenda- taire (le l'abbaye de StBénigne de Dijon, où il demeura plusieurs années et se livra à l'étude de l'hébreu avec un tel succès que Tiraboschi le place parmi les plus célèbres orientalistes de l'Italie. Mais Frégose ne trouva pas dans le cloitre le calme et les consolations qu'il devait désirer après les disgrâces qu'il avait éprouvées; ayant projeté d'é- tablir la réforme dans sou abbaye de StBénigne, qui était alors fort déréglée , il chercha d'abord à y ramener la tempérance et fixa la ration de vin pour chaque moine ; mais ceuxci réclamèrent contre le règlement de leur abbé, obtinrent un arrét du parlement qui leur reconnut le droit d'avoir une pinte de vin à chaque repas, et pous- sèrent l'insolence jusqu'à faire sculpter à la porte de leur réfectoire un basrelief représentant Fré- il gose avec des pieds et des oreilles d'âne et y joi- gnirent l'inscription suivante Auriculas asini rnerito fert improbus abbas lie Quod pintas raonachis jusserit esse breves. Frédéric Frégose eut en 1529 la liberté de retour-, ner dans sa patrie ; et s'étant démis de l'archevéché de Salerne , il alla prendre possession de l'évêché d'Eugubio , dont il fut eommé titulaire. L'abondance de ses aumônes et son inépuisable bonté lui méritèrent les titres de père des pauvres et de refuge des malheureux. Paul III le fit cardinal en 1539; mais il ne jouit que peu (le temps de cette dignité, étant mort à Gubio le 15 juillet 1541. .Sadolet prononça son oraison funèbre à Carpentras. On a de cet illustre prélat: 10 Parafrasi soprà il Pater noster in terza rima. Tiraboschi dit que cette seule pièce suffit pour prouver que si Frégose eût continué de s'appliquer à la poésie, il serait devenu l'un des meilleurs poètes de l'Italie. 20 Trattato dell' orazione, Venise, 1542 et 1543 Cet ouvrage ayant été inséré malicieusement dans un recueil d'opusculçs de Luther, il a été mis à l'index. C'est là ce qui a donné lieu de répéter que Frégose avait du penchant pour la réforme; niais rien n'est moins fondé. 3. Medi- tazioni soprà salmi 130 e 145; 4. Orazione a' Geno- vesi ; 50 Des Lettres dans les recueils de celles de Bembo, de Sadolet et de Cortèse. W—s et T
  • Frédéric FREZZI DE FOLIGNO : poète italien du 14. siècle, était né dans cette ville de l'Ombrie dont on joint toujours le nom avec le sien. On ne connalt ni la date de sa naissance ni l'emploi qu'il fit des premières années de sa jeunesse. litant entré dans l'ordre de StDominique , il y fut maitre en théologie, provincial de la province romaine , et enfin , le 17 octobre 1405, évêque de Foligno sa patrie, dont il gouverna l'église avec un zèle exemplaire pendant environ treize ans. Tonte sa carrière est celle d'un bon religieux et d'un digne évèque : il ne parut dans le monde comme boëte qu'après sa mort. Envoyé au concile de Pise en 1409 , il le fut aussi à celui de Constance. Son zèle pour le bien de l'Église l'engagea à établir dans le couvent des dominicains de Foligno, et sous la protection de StThomas, une Académie des conciles , dont les travaux et les conférences littéraires n'avaient point d'autre objet que la connaissance historique *de tous les conciles précédents et la discussion des matières de droit canon , de dogme , de discipline ou d'érudition ecclésiastique qui avaient été agitées dans leurs sessions. Il mourut en 1416 à Constance mène, lorsque le concile durait encore. 11 n'est resté d'autre ouvrage de Frezzi qu'un long peine divisé en quatre livres, et chaque livre en plus ou •moins de chapitres, sous le titre singulier de : Il Quadriregio o poema de' quattro regni. Le premier rde ces quatre règnes est celui de l'Amour ; le second est celui de Satan; le troisième celui des Vices , et le quatrième est le règne des Vertus. L'auteur est imitateur de Dante , et dans l'idée et 'Mans la forme de son pomme; et quoique loin d'approcher de ce grand modèle, il s'en écarte ',moins qu'aucun autre ponte du même temps. pans le premier livre, c'est l'Amour qui lui apparait , qui le conduit dans différentes parties de son empire et qui lui fait connaître, par plusieurs épreuves, le bonheur qu'il procure et les maux auxquels on s'expose en se livrant à lui. Du règne de l'Amour ou de Cupidon, que l'auteur fuit pour toujours, il veut se rendre au règne des Vertus; mais il faut auparavant qu'il traverse ceux de Satan et des Vices , dont Satan est le père. Une déesse , à laquelle on ne s'attend pas , se présente pour l'y conduire : c'est Minerve. Elle traverse avec lui le règne de Satan et celui des Vices, en lui apprenant à en connaltre les détours, les profondeurs et les dangers. Malgré la force prodigieuse de Satan, elle lui apprenti aussi à le vaincre, à le terrasser et à poursuivre malgré lui sa route. Arrivé enfin au règne des Vertus, il se trouve que c'est le Paradis terrestre. Minerve le remet entre les mains d' Énoch et d'Élie, qu'ils y rencontrent, et ce sont eux qui lui en expliquent et lui apprennent à en contempler les merveilles. Les disparates et la bizarrerie d'une pareille fable ne doivent point surprendre. Il n'y en a pas beaucoup moins dans la Divina commedia ellemême , que l'auteur avait prise pour modèle, et dont il parvient souvent à imiter .le style aussi bien que les inventions. La première édition du Quadriregio parut à Pérouse , dès les premierstemps (le l'imprimerie , avec un long titre moitié italien et moitié latin , qui commence ainsi : Incornincia et libro intitulato Quatriregio, del decursu della vite humana de Inesser Federica etc. , et à la tin : 1m- press° a Peruscia, per maestro Steffano Aras Al- man°, nel 1481 , à deux colonnes et en caractères tirant sur le gothique. Il s'en fit, dans moins de trente ans, cinq autres éditions , de même format et avec le même titre , ce qui prouve le grand succès qu'eut alors cet ouvrage : Bologne, 1491, c'est la plus estimée de. ces anciennes éditions, qui sont toutes presque également rares; Venise , •501 ; Florence, '1508, et une autre ibid., sans date ; Venise, 151•. Pendant plus de deux siècles ce peine ne fut point réimprimé; enfin l'Académie de Foligno se détermina à en donner une nouvelle édition , plus correcte que toutes les précédentes, d'après les meilleures de ces éditions et d'après d'anciens manuscrits : elle parut à Foligno, 1725 , en 2 volumes le second volume contient des notes, des observations historiques , des explications grammaticales , une dissertation apologétique sur le poënie et sur l'auteur, etc. Cette édition n'est pas la plus eu- rieuse aux yeux des bibliomanes; mais elle est de beaucoup la meilleure, et quand on veut bien connaltre ce singulier monument de l'ancienne poésie italienne, c'est celle qu'il faut avoir
  • Frédéric FRŒBEL( 1782) : pédagogue allemand, naquit en I 782 , à Oberweissbach , dans la principauté de SchwartzbourgRudolstadt, où son père JeanJacques Frcebel fut pasteur jusqu'à sa mort, en •802. Dans sa jeunesse , Froebel s'occupa , a eu de nombreuses Alitions; en général , ses livres sont écrits dans un style difficile à comprendreonème pouls ses compatriotes, ce qui a donné lieu à des interprétations et à des exposés infidèles, source pour Froebel de nombreuses attaques et de vives et amères critiques. Le système de notre pédagogue consiste surtout dans le développement simultané de chaque faculté humaine dans l'individu, ce qui , selon lui, produit un rapport harmonieux et un équilibre satisfaisant, tandis qu'un développemuent partiel d'une faculté quelconque ne s'exerce qu'aux dépens des autres et amène des inégalités fmcheuses. Toucher A l'une, c'est porter atteinte aux autres , les isoler , c'est ou les détruire ou du moins les affaiblir beaucoup; aussi Froebel reprochetil vivement à nos systèmes d'éducation de s'appuyer presque exclusivement sur la mm'- moire, et de nuire ainsi au libre développement et à l'originalité de l'individu. Une femme qui a consacré sa vie à la réalisation de son oeuvre , et qui, après avoir puissamment aidé à l'établissement et à la prospérité de nombreuses maisons d'après le système de Froebel en Allemagne et en Angleterre, est venue à Paris, dans le but d'en établir quelquesunes, et surtout d'indiquer aux professeurs qui adoptent sa méthode l'esprit qui doit les diriger; cette femme de coeur, madame la baronne de Mahrenholtz , vient de publier une petite brochure sur Froebel , résumé le plus complet et le plus clair des opinions de notre auteur, les Jardins des enfants Paris, 18'5'6, brochure Froebel fut en effet l'inventeur d'un système d'éducation pour le jeune Age , qui porte ce nom gracieux de Jardins d'enfants , Jardinière , à l'aide tu « Cette éducation , dit Frcebel , peut commencer dès nige cc le plus tendre le nouveauné ouvre les yeux ; mettez devant lui une sphère jaune , rouge ou bleue, afin que cet objet de forme u et de couleur élémentaires les fixe et le détourne du chaos ,c environnant ; bientU la vue éclaire le tact et l'invite à s'exerce ter l'enfa»t étend la main ; c'est une sphère encore que vous ‘‘ devez lui laisser saisir, afin que les muscles jouent d'une ma« nière normale en pressant un objet régulier. Puis l'enfant ‘C devient sensible au bruit , laissezle frapper de cette même u sphère un objet sonpre , c'est une première expérience élémen‘‘ taire ; mal:, complète et déjà scientifique un même objet pré« senté comme forme et couleur à la vue, comme corps au ton- . cher, contint imm l'ouïe, considéré plir conséquent à la fois desquelles l'enfant arrange et invente une foule de dessins et de formes géométriques qui favorisent l'esprit d'initiative, et aident puissamment à l'enseignement occasionnel qu'une bonne institutrice sait donner à propos. La grande difficulté est de former le précepteur, dont les devoirs sont tout nouveaux et ne ressemblent en rien aux autres méthodes, puisque Froebel change entièrement les rapports anciens du maitre et de l'élève , l'un gagnant en liberté d'action tout ce que l'autre perd en autorité. La fonction principale du maitre, fonction extrêmement delicate , consiste surtout à influencer doucement, au lieu d'agir luimème. Le mouvement heureux qui, depuis le ministère de M. Carnot, tend à introduire l'étude de l'agriculture dans l'enseignement primaire, se trouvant aussi favorisé par cette méthode, le ministre de l'instruction publique vient de la recommandér au comité central des asiles , frère de Frédéric , né aussi à Oberweisshach , le 2 novembre 1786, étudia la théologie à Iéna , fut successivement professeur, inspecteur des boursiers et économe au collége de Rudolstadt ; en 1815 , il acheta l'imprimerie de la cour de cette ville. Ses travaux littéraires consistent en éditions et traductions d'écrivains latins et français . On connaît encore sous le nom de FROFSEL deux fils d'un autre frère de Frcebel, qui était pasteur évangélique ; ces deux Froebel , qui furent « comme un et multiple. A chaque degré de la vie, l'expérience « s'agrandit et se complique de telle sorte que l'une amène et « explique l'autre, et que le connu donne toujours un point « d'appui solide dans la marche vers l'inconnu. Après avoir « livré aux mains de l'enfant une sphère, on lui donne le solide qui contraste parfaitement avec la sphère, le cube; parce que u les contrastes sont plus faciles à saisir que les simples ditTén rences. Les deux contrastes une fois bien étudiés, on passe au « solide intermédiaire , le cylindre , qui possède à la fois cers taines propriétés de la sphère et du cube. Ainsi , longtemps « avant de la comprendre , l'enfant est pénétré de la loi d'équiu libre ou d'harmonie qui règle l'univers. La sphère' c'est-àdire u l'unité et le mouvement ; le cule, la diversité et le repos ; le u cylindre, divers comme le cube et mobile comme la sphère, « fournissent une image concrète de ces trois termes abstraits .' thèse , antithèse , synthèse. On peut d'après ces exemples mieux comprendre la direction que Frcebel donne à son éducation. Un de ces établissements vient du reste de se former rue de la l'épinière , où on est admis à le voir fonctionner. élevés par leur oncle Frédéric, sont connus tous deux par leur savoir et le patriotisme dont ils firent preuve dans les dernières révolutions de l'Allemagne
  • Frédéric FURIUS : originaire de la capitale du royaume de Valence , et qui a pris quelquefois le surnom latin de Cceriolanus , !lotissait dans le 16e siècle. Après avoir étudié à Paris sous Turnèbe, Ramus et d'autres célèbres professeurs , il vint à Louvain, où il publia, en 1511, une Rhétorique en trois livres. Il eut à Louvain une controverse avec un des docteurs et des recteurs de cette université, Jean de Bononia , Sicilien , depuis archidiacre de Palerme, et chapelain de l'empereur CharlesQuint. Le sujet de leur dispute était la permission de traduire les livres sacrés en langue vulgaire : Bononia soutenait la négative; Furius l'affirmative. Furius a rendu compte de cette controverse , éti ne dissimulant pas qu'il en a pu broder un peu le récit, dans un ouvrage intitulé, Bononia, sive de libris sacris iii vernaculam linguam coavertendis libri duo, et adressé au cardinal Francesco Bava(Ulla de Mendoza, archevèque de Burgos. Le ier livre expose les arguments de son adversaire le Je les siens : il y a de la bonne foi dans l'un , de la force dans l'autre. Furius k lit imprimer à Bâle en 1556 de 355 pages. L'ouvrage lui attira des ennemis, qu'il traite de scribes et de pharisiens; qu'il assimile à Judas, à Caïphe, à Pilate, et contre lesquels, dans trois strophes assez peu poétiques, il implore la protection du cardinal, en tète de son livre, dont la latinité est d'ailleurs recommandable. Mais l'ouvrage n'en tut pas moins mis à l'index. Sur le bon témoignage qui fut rendu à CharlesQuint du mérite et des qualités personnelles de Furius, ce prince, après l'avoir envoyé dans les PaysBas, l'attacha, avec le titre d'historien , à la personne de son fils, Philippe II, sous lequel il parait avoir joué un rôle assez considérable dans les affaires publiques, et dans celles des PaysBas en particulier., Le président de Thou donne le précis d'un projet de paix que Furius présenta en 1575, et dont il protesta que le roi d'Espagne ratifierait les conditions : mais le prince d'Orange les jugea tardives et suspectes, et se conduisit d'après la maxime qu'après avoir tiré l'épée contre son souverain , il faut jeter le four« reau. » Il est étonnant que l'historien Wagenaer, si recommandable pour son exactitude et sa véracité, n'ait rien dit, à cette époque, ni de la personne, ni des services de Furius, sur lesquels de Thou offre des détails assez remarquables. On a encore de Furius un Traité écrit en langue espagnole, et intitulé : Del consejo y consejero, Anvers Il est dédié à Philippe II, et semble avoir appartenu à un plus grand ouvrage sur l'Institution du prince. Simon Sehardius l'a traduit en latin, d'après une version italienne : il y en a une autre traduction latine, par Christophe Warsevicius. Furius vécut célibataire, et il mourut fi Valladolid, dans un àge avancé, en 1592. Quoique de Thou l'ait fait « marcher de pair avec Montaigne, » il y a bien de la différence dans la célébrité qu'ils ont obtenue
  • Frédéric GALERON( 1794 - 1838) : membre de la société des antiquaires de Normandie, procureur du roi à Falaise, naquit à Laigle le 6 juillet 1,1i . Il se destina d'abord à la médecine, mais il l'abandonna 'bientôt pour le droit. Reçu avocat en 1817, il fut nommé substitut du procureur du roi à Falaise en J8, et procureur du roi en 1850. Ses occupations judiciaires ne l'empêchèrent pas de se livrer à la litté- rature et à l'ét ude des antiquités. En 1825 il donna tous ses soins à la fondation et à l'organisation ele la bibliothèque de Falaise, et jusqu'à sa mort il en remplit les fonctions gratuites de bibliothécaire en chef. Après avoir créé une bibliothèque à Falaise , Galeron y forma un nausée , Caen '10 Histoire et description de Falaise. C'est une sorte d'albrégé de la Statistique de l'arrondissement de Falaise. 8. Principaux lirres ou manuscrits qui concernent thittoire du départe- ment de l'Orne, Caen , 1s53 9. Ranket stil' les monuments historiques de l'arrondissement d'A- lencon , Caen , 183 t , i n -8" ; 10. Description de Tumulus de Condé sur Laison , Caen , 1831, 11. Lettres sur les antiquités romaines trouvées à l'alun et sur les origines de la ville de Falaise, Falaise, 185 u avec trois plans ; 12- Rapport sur les monuments historiques de l'arrondissement eirgenton . Caen , 1835 13" Annuaire de l'arrondissement de Falaise , 1 " année , Falaise, 1856, imii 4; Sur l'établissement romain de dort , Falaise, 1836, 15. Notice sur let traraux littéraires de l'abbé de ln Rue, et principalement sur ses manuscrits , Caen 1s37 16° Description de la commune de Boulon, Falaise, 1837, 17. Sur les différents modes des sépultures observées dans l'arrondissement de Falaise Falaise, 1838 , le un grand nombre d'articles insérés dans le Journal de Caen, des notices et des poésies à divers recueils périodiques , des travaux intéressants dans les Ne- moires de la société des antiquaires de Normandie, , dans la & rue normande, etc. M. Julien Travers a publié une Notice biographique sur Frédéric Gale- ron , qui nous a été utile pour la rédaction de cet article, Falaise, 1840 de 22 pag
  • Frédéric GEDIKE( 1754 - 1803) : naquit le 15 janvier 1754 à Boberow, village de la marche de Prégnitz , où son pèrè était pasteur. Orphelin à l'âge de neuf ans, sans fortune, il fut élevé d'abord à l'école de Seehausen dans la VieilleMarche, et ensuite dans l'hospice des orphelins de Zulliehau , où il resta pendant sept ans sous la direction d'un homme d'un grand mérite , le professeur Steinhart. En 1771, il se rendit à l'université de Francfortsurl'Oder, où il étudia la théologie ; ce fut pendant son séjour dans cette ville qu'il prit la résolution de se vouer à l'enseignement public. En 1775, il fut appelé à Berlin pour instruire les enfants de Spalding , un des moralistes et des théologiens les plus célèbres de l'Église protestante , dans la maison duquel il passa quelques années. Il y demeurait encore lorsque le magistrat de Berlin le nomma vicerecteur d'un des gymnases de cette ville, celui de FriedrichsWerder. En 1779 , il obtint la direction en chef de cet établissement. Le magistrat le désigna en 1791 pour assister Biisching dans la direction d'un autre gymnase de cette ville, celui dit de Cologne ; et Gedike remplit ces fonctions en même temps que celles de directeur du gymnase de FriedrichsWerder jusqu'à 1793, où il remplaça entièrement Misching. Dès 1784, il avait été nommé membre du grand consistoire ; en 1787, un des conseillers au département de l'instruction publique ; en 1790, membre de l'Académie des sciences de Berlin, et plus tard du comité chargé du perfectionnement de la langue allemande, et de l'Académie des arts et sciences mécaniques. Cc ne fut qu'en 1791 que la faculté de théologie de Halle lui envoya le diplôme de docteur ; il avait cessé depuis longtemps de s'occuper de cette science ; mais le règlement voulait que le directeur du gymnase fùt revètu de hi dignité de docteur. En 1797, Gedike fit un voyage en Italie ; en 1802 , il reçut l'ordre de visiter les écoles de la Prusse méridionale et de la nouvelle Prusse orientale. Depuis quelques années sa constitution robuste s'était affaiblie. Il mourut le 2 mai 1803. Quinze jours avant son décès , le roi l'avait chargé de faire un voyage en Suisse pour rendre compte au monarque de l'établissement d'instruction de Pestalozzi , dont la méthode commençait alors à faire du bruit. Tous les instants de la vie active de Gedike ont été consacrés à l'éducation de la jeunesse. Ses principes , sa méthode, les règlements dont il est l'auteur, ont fait une révolution dans l'instruction publique ; et les établissements qu'il a dirigés sont devenus des écoles d'où sont sortis un grand nombre de savants, de littérateurs et d'hommes de cabinet. Il enseignait luimême la rhétorique, la poétique, l'histoire de la philosophie ancienne, et donnait un cours d'encyclopédie, dans lequel il faisait voir comment toutes les sciences liées entre elles se prêtent un secours mutuel. Il expliquait aussi Pindare et Horace, qui étaient ses pates favoris. C'est à Gedike que Berlin doit la fondation du séminaire où sont élevés huit jeunes gens qui se vouent à la haute instruction. Dans les différentes administrations et commissions où Gedike siégeait, il se distingua par la clarté de ses rapports , par l'excellence de ses plans, par les idées lumineuses que renferment tous les règlements dont il fut l'auteur. Dans sa vie privée Gedike était d'un caractère franc et vrai, qui allait quelquefois jusqu'à la rudesse ; son extérieur était négligé et peu prévenant et il fallait connaître particulièrement ses excellentes qualités pour l'aimer. La jalousie et la haine lui étaient étrangères. On l'accuse d'avoir aimé l'argent; mais s'il est vrai qu'il n'ait pas été exempt de ce défaut , plusieurs traits de sa vie prouvent au moins que sa délicatesse repoussait tout gain qui ne paraissait pas compatible avec la sévère justice. Parmi les nombreux ouvrages de Gedike nous ne citerons que quelquesuns des plus remarquables : 1° des traductions allemandes des Odes olympiques et pythiques de Pindare ; les premières parurent en 1777, et les autres en 1779. Ces traductions, qui assurent à Gedike une place distinguée parmi les pones allemands , n'ont pas encore été surpassées ; 20 une traduction allemande de quatre dialogues de Platon , le Jlénon , le Criton , et les deux Alcibiades , Halle , 1780 Il a ajouté à l'édition du texte donnée par Biester des notes fort estimables. 3' une édition du Philoctète de Sophocle , avec notes , Berlin , 1781 ; 4. Tullii Ciceronis historia philosophioe antiquœ ; ex omnibus illius scriplis collegit , disposait, aliorumque auctorum, tom latinorum , tain grœcoram, lotis illustrant et amplificavit Berlin , 1781 réimprimé en 1800 et 1815. C'est une idée trèsingénieuse d'avoir extrait des nombreux ouvrages de Cicéron les passages qui traitent des systèmes des anciens philosophes, et de les avoir réunis en un seul corps , de manière qu'ils forment une histoire complète de la philosophie des Grecs et des Romains. 5. Griechisches Lesebuch fur die ersten A nfcenger , Berl i n , 1782 6. Lateinisches Lesebuch für die estera Anfœnger, Berlin , 1782. Ces deux ouvrages, qui sont des recueils de morceaux choisis dans les auteurs classiques, rangés dans une suite méthodique, ont eu un grand nombre d'éditions. Le premier a été eéimprimé seize fois ; le second a eu neuf éditions. 7° Franzdsisches Lesebuch für Anfcenger, Berlin, 1785. Ce recueil de lectures françaises a eu onze éditions, 8° Pindaris carmins selecta , cum scholiis selectis , suisque notis , in usum academicum et scholarunz, Berlin, 1786 10° Franziisische Chrestomathie zain Gebrauch der ldiheren Classen , Berlin, 1792, 179G, 1800 et 1809 ; 10° Lateinische Chrestomathie ans den classischen Autoren , Gebrauch für mittlere Classen , Berlin, 1792, réimprimé Les deux premiers sont destinés aux jeunes gens qui ont fait quelques progrès dans le grec et le français. 11" Englisches Lesebuch für Anftenger, Berlin, 1794, réimprimé en 1797 et 1804. Gedike a été depuis 1785 jusqu'en 1790 un des éditeurs d'un ouvrage périodique trèsestimé, qui porte le titre de Berliner Monathschrift . Sa vie, par François Ilorn, se trouve à la tète d'un recueil de quelques- 1, uns de ses ouvrages posthumes, qui fut publié à Berlin en 1808, S-44.
  • Frédéric GEISLER( 1636 - 1679) : bibliographe, né à Reussendorf en Silésie, le 26 octobre 1636, professeur et docteur en droit à l'université de Leipsick, et en 1664 fondateur d'un établissement savant, connut sous le nom de Collegium anthologicum mort le 11 avril 1679, est l'auteur d'un grand nombre de dissertations publiées en latin sur différentes questions de droit, comme : De jure collegiorum ; De jure cœmeteriorum ; De intestat° ; De tenzperamentis pœnarum , etc., qui ne nous intéressent plus aujourd'hui. Mais il fut le premier qui s'occupa de cette partie de l'histoire littéraire qui traite des auteurs anonymes et pseudonymes. Sa dissertation De nominum mutatione ad leg. unie. codic. hoc lit. una cum decadibus guimpe seriptorum anonymorum et pseudonymorum a se detectorum, antérieure à l'ouvrage de Deckherr et à la Visiera alzata publiée sous le nom de P.J. Villani , parut en 1669, et fut insérée sans le consentement de l'auteur, en 1670, dans le Theatrum de Placcius ; elle a même été réimprimée à Leipsick, sans nom d'auteur, en 1671, sous ce titre : Larva detracta, i, e. brevis expositio nominum sub quibus scriptores aliquot pseudonynzi, recen tiores imprimis, latere voluerunt. A cette dernière édition est joint un catalogue qui contient cinquante auteurs dont les noms étaient inconnus ou déguisés. Geisler a égaletuent publié un Sylloge variarum literamm et un Recensus axiomalum philosophico - juridicorum, etc. , qui porte pour devise : Non omuis moriar, B—u—D.
  • Frédéric GIAMBELLI( 1500) : ingénieur, né à Mantoue dans le 16e siècle, passa en Espagne pour offrir ses services à Philippe II , et lui demander de l'emploi dans ses armées; mais, n'ayant pu parvenir à obtenir une audience du monarque, il repartit extrêmement piqué du mépris qu'on semblait faire de ses talents; et l'on assure qu'il dit alors que si les Espagnols ne le connaissaient pas, ils entendraient un jour parler de lui. Élisabeth l'envoya en 1585 au secours d'Anvers , assiégé par Alexandre Farnèse ; et ce fut pour la défense de cette ville qu'il construisit cette machine de guerre connue depuis dans les annales militaires sous le nom de machine infernale. Alexandre ve- nait de faire élever sur l'Escaut cette fameuse digue qui fermait l'entrée de la ville du côté de la mer, et empèchait par conséquent l'arrivée des vivres dont elle commençait à manquer. Giambelli dirigea contre cet ouvrage sa machine , qui consistait en quatre bateaux chargés d'artifice; et un seul étant arrivé vers la digue, y creva avec un fracas épouvantable. « On vit en l'air, dit « Strada , ,( une nuée de pierres , de poutres, de chaines, « de boulets. Le château de bois, auprès duquel « la mine avait joué, une partie de la digue , les ,C canons qui étaient dessus , les soldats, furent « enlevés et jetés de tous côtés. On sentit la terre « trembler à quatre lieues de là, et de grosses « pierres furent lancées à plus de mille pas de « l'Escaut. » On trouvera la description de la machine de Giambelli dans l'Encyclopédie, au mot Machine. WS.
  • Frédéric GONZAGUE : seigneur de I3ozzolo , l'un des bons généraux de l'Italie au commencement du 16e siècle, était petitfils de Louis Ill, marquis de Mantoue ; cadet d'une branche cadette, il sentit le besoin de faire sa fortune, et il se consacra de bonne heure aux armes. 11 s'attacha au roi François ler et il le servit avec distinction dans les guerres d'Italie , avec Lautrec et Bonnivet. 11 fut plusieurs fois appelé à combattre son cousin Frédéric de Gonzague, marquis de Mantoue; enfin il fut fait prisonnier avec François let à la bataille de Pavie , le 21 février 1525
  • Frédéric GREIFF( 1601 - 1668) : habile chimiste, n à Tu-.iingue en 1601 , était fils d'un pharmacien trèsecrédité , et qu'il surpassa dans la pratique de ion art. On le regarde comme l'inventeur de la Thériaque céleste, supérieure à celle d'Andromachus , mais dont on ne fait pas plus d'usage aujourd'hui en médecine; d'autres attribuent cette composition à Joseph Duchesne , et Greiff n'aurait l'ait que la perfectionner. Il acquit une fortune eonsidérable par la vente de ses remèdes, et mourut le 20 novembre 1668. On dit qu'il communiqua le secret de sa thériaque au duc de Wurtemberg, son souverain. Au moins estil certain que ce prince lui accorda une pension , avec le titre de conseiller. Greiff est auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels on se contentera de citer : Theriaca chymica, Tubingue, 1641 Il y étale en vrai charlatan les vertus et les propriétés de son remède; mais il se garde bien d'en indiquer la composition , qu'on trouve actuellement dans tous les manuels de pharmacie. 2. Decas nobilissirnorum medicamentorum , ibid., 1641, u-40 ; 5 Consignatio medicanzentorum , ,Stuttgard, 1675 H a laissé aussi des poésies en allemand sur des sujets religieux
  • Frédéric HASSELQUIST( 1722) : naturaliste suédois, fut l'un des élèves les plus remarquables de l'illustre Linné. 11 était né dans la paroisse de TaernValla , en Ostrogothie, le 3 janvier 1722. A la mort de son père, vicaire de la paroisse, il se trouva sans appui et sans ressource ; mais il lutta courageusement contre la fortune et parvint à s'acquérir des amis qui secondèrent les efforts qu'il faisait pour s'instruire. S'étant rendu en •7 il à l'université d'Upsal , son goùt pour l'étude de la nature se développa sous les auspices de Linné, qui apprécia bientôt ses talents. En 1747 il publia une dissertation De viribus plantarum. Pendant la mème année il suivit un cours de Linné sur l'histoire de la botanique. Le savant professeur ayant observé que l'histoire naturelle de la Palestine était moins connue que celle de plusieurs autres contrées de l'Asie, et que pour l'être davantage il fallait qu'un naturaliste visitât , ce pays et en examinât les productions, Hasselquist se sentit animé du désir le plus vif d'entre- prendre ce voyage. On lui en représenta cepen- dant les difficultés, et Linné luimème voulut l'en dissuader à cause de sa santé, qui était naturellement trèsfaible ; mais le jeune naturaliste persista dans son projet, auquel il sut intéresser ceux qui pouvaient mieux en seconder l'exécution. Toutes les facultés d'Upsal, excepté celle de théologie , lui fournirent des secours pécuniaires, et la compagnie du Levant établie à Gothenbourg lui offrit de le faire parvenir à ses frais jusqu'à Smyrne. Avant de se mettre en route, il soutint des thèses et donna quelques leçons publiques à Upsal , afin de pouvoir dans la suite aspirer aux places dt l'université. Au mois d'aoùt de l'année 1749 il s'embarqua pour Smyrne, il arriva vers la fin de novembre. Après avoir par- I,„r. uru les environs de cette ville, il se rendit par xandrie et Rosette au Caire , examina les pyramides, les momies, les crues du Nil , et rassem-1 bla les objets d'histoire naturelle qui lui parurent les plus dignes d'attention. En ntème temps, il entretenait une correspondance trèsintéressante avec ses amis en Suède; et la société royale d'Upsal , ainsi que l'Académie des sciences de Stockholm, l'admirent au nombre de leurs membres : peu après, l'université d'Upsal lui conféra le geade de docteur. Au mois de mars 1751 , il quitta le Caire, et prit la route de la Palestine par Damiette et Jaffa. Arrivé, avec une caravane de pèlerins, à Jérusaletn, il y resta quelque temps, et visita ensuite les bords du Jourdain, le mont Thabor, Jéricho, Bethléhem , Tibériade, Tyr et Sidon. S'étant embarqué pont retourner à Smyrne, il vit sur la route les lies de Chypre, de Rhodes et de Chio. Hasselquist rapporta à Smyrne la plus riche moisson qu'aucun naturaliste eût encore faite dans les contrées de l'Orient. Il avait mis à contribution, avec un zèle infatigable, tout le domaine de la nature , nonseulement en Palestine, mais en Arabie et en Egypte. Sa collection était composée d'herbiers, de minéraux, de poissons, de reptiles, d'insectes , de fruits rares et précieux. 1 Portant son attention sur tout ce qu'il apercevait d'intéressant, il avait joint à ces objets d'histoire naturelle des manuscrits arabes, des momies, tes monnaies. Hasselquist allait • retourner en Suède, et présenter à sa patrie le tribut de son zèle pour les sciences , lorsqu'il fut atteint d'une emaladie de poitrine : ses forces étaient trop épuisées pour qu'il pùt résister aux progrès du mal, qui prit bientôt un caractère alarmant. A la fleur de l'âge, près de revoir son pays et ses amis, sur le point de recueillir le fruit de ses travaux et de ses fatigues, il mourut à Smyrne le neuf février II52. Les frais de son voyage n'étaient pas acquittés; ses créanciers s'emparèrent de ses collections, mais la reine de Suède LouiseUlrique, protectrice éclairée des sciences et des arts, racheta ce trésor, et le fit conduire en Suède, où il fut déposé au château de Drottningholm, que la reine habitait pendant une partie de l'année. Linné, à l'aspect des richesses recueillies par son disciple, fut transporté d'admiration et de joie. Les observations du voyageur lui furent remises ; et il les publia, en suédois, sous le titre d' Iter Palcestinum , etc., ou Voyage en Palestine , avec des mémoires et des remarques sur les objets d'histoire naturelle les plus intéressants , Slockholm, 47Zi7, grand Cette relation a été traduite en allemand , Rostock, 17G; en anglais , Londres, 1767 ; et en français, Paris, 1769. Elle est divisée en deux parties, dont la première contient le journal du voyageur et ses lettres à Linné; et le second les mémoires, les remarques, les descriptions. C'est cette seconde partie qui présente le plus d'intérèt; on y trouve, outre les détails de botanique, de zoologie, de ini. néralogie, les renseignements les plus exacts sut un grand nombre (l'objets curieux et utiles; sur le baume de la Mecque, la gomme d'Arabie, le mastix, l'encens, l'opium; sur les maladies dominantes et la manière de les guérir, et sur l'état de l'industrie , du commerce et des arts. Une Flore de la Palestine , également tirée par Linné des papiers d'Ilasselquist, fait connaltre plus spécialement les plantes de ce pays. On a consacré à la mémoi re de ce botaniste, sous le nom d' Hasselquistia cordata , un genre de plante décrit pour la première fois par Jacquin (lans son Hortus Vindob. , I. 2, p. 193. C'est une ombellifère qui se trouve dans la Palestine
  • Frédéric HOFFMANN : professeur de géologie à Berlin, où il mourut dans sa 59e année le 6 février 1836 , était déjà connu dans le monde savant par des travaux de la plus haute espérance et avait recueilli dans ses voyages tant en Italie qu'en Allemagne de précieux matériaux pour la science. On a de lui : 1" , Berlin, 1823, 1 vol. Conformément aux promesses du titre allemand , Hoffmann y donne des notions plus exactes, plus profondes de beaucoup (le détails géographiques superficiellement traités et ttième mal vus avant lui. 2. Carte géolo- gique de l'Allemagne nord- ouest, en 21 feuilles, Berlin, 1829; c'est un admirable travail; 30 Aperçu général de l'orographie et de la géognosie du nord- ouest de l'Allemagne. Leipsick, 1830, 2 parties. Cet ouvrage explique et complète la grande carte qui précède et l'atlas qui va suivre. 4" Atlas géognos- ligne du nord- ouest de l'Allemagne, Leipsick, 1830; 50 De la constitution géologique des îles de Lipari, ibid., 1832 ; 60 Géographie physique el introduction à l'étude de ln géologie, Berlin, 1836; 7. Ouvrages posthumes d'Hoffmann , Berlin, 1837
  • Frédéric HOLDERLIN( 1770 - 1843) : porte allemand , naquit le 42 mars 1770 à Lauffen, dans le Wurtemberg. Sa première éducation fut tendrement soignée par une excellente mère , pour laquelle il conserva toujours la plus vive affection. Sa jeune âme, noble, délicate, mais d'une sensibilité trop exquise, se créa de bonne heure des rêves de félicité , dont Il n'eut litle trop tôt à reconnattre l'illusion. Se livrant sans réserve à sa passion pour la musique et la poésie qu'encourageait encore l'indulgente bonté de ses parents, il gagnait tous les coeurs par la doûceur de son caractère, la noblesse innée de ses sentiments et l'extérieur le plus séduisant. Ainsi favorisé par tant de circonstances, il est bien permis d'autres fragments trouvés dans ses papiers
  • Frédéric HERRMANN( 1775 - 1819) : écrivain allemand , en 1775 à Nlytweyda , mort le 11 janvier 1819, avait été professeur au gymnase de Lübeck , et depuis 1807 avait cumulé avec sa chaire les fonc- tions de conseiller aulique du prince de Schwarz- bourgRudolstadt. Parmi les ouvrages qu'on lui doit et dont plusieurs sont destinés à l'éducation de la jeunesse , nous remarquerons : 1° < i> Voyage en Thuringe , Leipsick , 1804, , fig. ; 2° < i> La famille < i> Angéli, histoire dii temps de la révolution française, Lübeck, 18O 50 < i> l'Espagne ou < i> Description de cette région de l'Europe d'après les sources géographiques et statistiques les plus pures reproduit sous le titre de < i> Manuel complet de géographie à l'usage des étudiants et de tous ceux qui lisent les journaux , 1" partie , Espagne 40 < i> Magasin d'histoire ancienne et moderne des Etats < i> et des peuples européens , Hambourg , 1816-18, gr. 5 part. ; 50 < i> Des pirates de la Méditerranée et de leur anéantissement , Lübeck , 1815 Cet ouvrage , composé au moment où les souverains, encore enivrés de leur victoire de 1814, dépeçaient à Vienne les riches lambeaux de la dépouille napoléonienne, est écrit avec la naïveté d'un homme qui ne voyait pas que le problème barbaresque n'était qu'un leurre jeté à l'opinion publique, afin de lui donner le change, tandis que les coryphées du congres se partageaient le positif ; mais il n'en contient pas moins des vues précieuses et quelques utiles renseignements. La question est < i> bien traitée sous les trois rapports commercial, politique , héréditaire. 6° < i> De la chute des nations, ou Miroir des gouvernants et des gouvernés , Lübeck , 1809 ; 70 < i> Catéchisme rationnel , à l'usage des enfants , 6e édit., Leipsick, 18e.i, ; 7e édit., 1824. La méthode d'Ilerrmann consiste à faire sortir d récits courts, et facilement intelligibles pour 1+ jeune âge, les principes de morale et de religioi qu'il formule. 80 Divers articles dans < i> l'Encyclopé die de Gruber et dans plusieurs recueils périodiques. Le plus curieux est intitulé < i> De l' fluence de la possession de la Louisiane par le < i> à < i> Français sur le commerce et la population des États- Unis de l'Amérique du Nord. C'est à tort qu'on l'a dit auteur des < i> Curce euripidece, dues à Hermann écrivain allemand , en 1775 à Nlytweyda , mort le 11 janvier 1819, avait été professeur au gymnase de Lübeck , et depuis 1807 avait cumulé avec sa chaire les fonc- tions de conseiller aulique du prince de Schwarz- bourgRudolstadt. Parmi les ouvrages qu'on lui doit et dont plusieurs sont destinés à l'éducation de la jeunesse , nous remarquerons : 1° < i> Voyage en Thuringe , Leipsick , 1804, , fig. ; 2° < i> La famille < i> Angéli, histoire dii temps de la révolution française, Lübeck, 18O 50 < i> l'Espagne ou < i> Description de cette région de l'Europe d'après les sources géographiques et statistiques les plus pures reproduit sous le titre de < i> Manuel complet de géographie à l'usage des étudiants et de tous ceux qui lisent les journaux , 1" partie , Espagne 40 < i> Magasin d'histoire ancienne et moderne des Etats < i> et des peuples européens , Hambourg , 1816-18, gr. 5 part. ; 50 < i> Des pirates de la Méditerranée et de leur anéantissement , Lübeck , 1815 Cet ouvrage , composé au moment où les souverains, encore enivrés de leur victoire de 1814, dépeçaient à Vienne les riches lambeaux de la dépouille napoléonienne, est écrit avec la naïveté d'un homme qui ne voyait pas que le problème barbaresque n'était qu'un leurre jeté à l'opinion publique, afin de lui donner le change, tandis que les coryphées du congres se partageaient le positif ; mais il n'en contient pas moins des vues précieuses et quelques utiles renseignements. La question est < i> bien traitée sous les trois rapports commercial, politique , héréditaire. 6° < i> De la chute des nations, ou Miroir des gouvernants et des gouvernés , Lübeck , 1809 ; 70 < i> Catéchisme rationnel , à l'usage des enfants , 6e édit., Leipsick, 18e.i, ; 7e édit., 1824. La méthode d'Ilerrmann consiste à faire sortir d récits courts, et facilement intelligibles pour 1+ jeune âge, les principes de morale et de religioi qu'il formule. 80 Divers articles dans < i> l'Encyclopé die de Gruber et dans plusieurs recueils périodiques. Le plus curieux est intitulé < i> De l' fluence de la possession de la Louisiane par le < i> à < i> Français sur le commerce et la population des États- Unis de l'Amérique du Nord. C'est à tort qu'on l'a dit auteur des < i> Curce euripidece, dues à Hermann. — IIERRMANN , d'Égerbach en Alsace, où il vit le jour en 1754, mourut en 1827, professeur de langues anglaise et française au lycée de Weimar, après avoir vécu d'abord à Weiesenfels , puis enseigné les langues modernes à Stralsund. Il a laissé, entre autres ouvrages élémentaires, une édition avec notes en allemand des < i> Nuits d'Young , \Veissenfels, 4800; des grammaires française et suédoise à l'usage des Allemands, et un < i> Catalogue alphabétique des villes, bourgs et autres lieux des grands duchés de Men- lembourgSchwérin et MecklembourgStrelitz, Ros- tock, et Schwerin, 1819
  • Frédéric HOFFMANN( 1660 - 1742) : célèbre médecin de l'université de llalle, en Saxe, naquit dans cette ville en 1660 : ses parents lui firent apprendre les mathématiques; et c'est à cette science qu'il a toujours attribué ses progrès heureux et rapides en médecine. En 1680, il s'établit à Erfurt pour y étudier la chimie sous Gasp. Cramer; et l'année suivante il fut reçu médecin. Dégagé des études académiques, il se consacra tout entier au travail du cabinet. Son coup d'essai fut le traité De c nabari antimonii, qu'il mit au jour en 1682. Cet ouvrage, réimprimé à Leyde, 1685 fonda sa réputation (l'habile chimiste, qu'il accrut ensuite en professant la chimie dans les écoles de Iéna. C'est à lui que l'on doit la préparation si connue sous le nom de Liqueur anodine d' Hoffmann, remède placé au nombre des meilleurs calmants. Frédéric 111, électeur de Brandebourg, ayant fondé l'université de Halle en 1693, Hoffmann fut nommé professeur primaire, et rédigea seul les statuts de la faculté de médecine. Sa renommée se répandit bientôt dans toute l'Allemagne, et de là chez l'étranger. L'Académie des curieux de la nature, celles de StPétersbourg et de Berlin et la société royale de Londres l'agrégèrent à leurs corps. Pendant sa résidence à Halle, il partagea tout son temps entre l'enseignement, la clinique et le ca- binet; mais il interrompit plus d'une fois ses tra- vaux par les voyages qu'il fit dans plusieurs cours d'Allemagne, où ses succès lui procurèrent des honneurs, des titres et de grandes récompenses. Sollicité par le roi de Prusse de se fixer à Berlin, il préféra sa patrie, où il mourut le 19. novembre 1742. lloffmann entreprit, à soixante ans, son grand ouvrage intitulé Medicina rationalis syste- matien , Halle , 1730, 9 vol. dont Bruhier d'Ablaincourt a donné la traduction sous le titre de Médecine raisonnée d'Hoffmann, 1739, 9 vol. Le mème médecin a traduit du latin d'Hoffmann un Traité des fièvres , Paris, 1746, 3 vol. la Politique du médecin, ibid., 1751 et des Observations sur la cure de la goutte et du rhumatisme. L'édition complète de ses oeuvres a été publiée, avec une vie de l'auteur, sous ce titre: Hoffmanni opera omnia medico- physica cum supple- mentis, Genève, Detournes, 1740 à 1753, onze parties On trouve des observations intéressantes dans cette énorme compilation, où l'on a recueilli fort inconsidérément des thèses académiques et jusqu'à des consultations. Hoffmann était d'un caractère doux et modéré. Ses disputes littéraires avec Stahl, autrefois son ami, et depuis son émule, ne le firent jamais sortir des bornes de la politesse. 11 soutint hautement la doctrine du mécanisme, que n'approuvait pas son adversaire; mais il la soutint avec cette aménité qui devrait toujours régner parmi les gens de lettres. On lui reproche (l'avoir un style lèche et diffus, d'exposer fort longuement des choses triviales, et d'être sujet à se répéter, même dans les traités dont il a dirigé l'impression: Malgré ces défauts , Hoffmann mérite jusqu'à certain point la réputation qu'il a obtenue. Il connaissait à fond la médecine; et de plus, il était grand praticien. On doit lui savoir beaucoup de gré de ses aveux en faveur des remèdes simples et domestiques. u J'al'- « firme avec serment, (litil, que dans ma jeunesse a je courais avec ardeur après les remèdes chimif, (lues; mais avec l'Age j'ai été convaincu que C? fort peu de remèdes, bien choisis , tirés même n des substances les plus viles en apparence, sou-', lagent plus promptement et plus efficacement ,C les malades que toutes les préparations chiini-« ques les plus rares et les plus recherchées. » Lorsqu'il était consulté par ces personnes inquiètes qui se médicamentent pour éviter des maladies, il leur disait : Voulez- vous conserver votre santé ? Fuyez les médecins et les remèdes
  • Frédéric HORN( 1725) : comte d'Aminne, général suédois, de la même famille que les précédents , naquit en 1725 à Husby, dans la province de Sudermanie. Son père, colonel et baron, le vit avec plaisir dès son bas àge faire preuve d'un vif penchant pour l'art militaire, et à dixsept ans, après de brillantes études, il entra dans la carrière des armes et se disposait à joindre l'armée suédoise, lorsque la paix conclue entre la Suède et la Russie vint suspendre ses projets. Ne pouvant se livrer à son ardeur martiale dans sa patrie , il partit pour la France , qui venait de déclarer la guerre à l'Autriche, et fut nommé lieutenant au régiment de RoyalAlsace sous les ordres du duc de DeuxPonts. Les bords du Rhin furent le théàtre de ses premiers exploits. L'armée autrichienne, ayant tenté le passage du fleuve sur plusieurs points à la fois, réussit àGermensheim. Moins heureuse à Oppenheim, elle essuya une grande perte. Le régiment de RoyalAlsace occupait le rivage de Iiirkholl, qui eut à soutenir les plus grands efforts des impériaux : sa résistance opiniâtre fit échouer toutes leurs tentatives; mais le corps principal de l'armée autrichienne, qui avait passé le fleuve à Germensheim, menaçait de prendre à revers les Français postés à Oppenheim, et ils se virent obligés de faire retraite. Les Autrichiens réunis se dirigèrent sur Weissenbourg, où ils s'arrêtèrent et se fortifièrent. L'armée française, d'abord repoussée, ne tarda pas à reprendre l'offensive sur les lignes ennemies à Weissenbourg. Une attaque générale fut ordonnée, et après une défense vigoureuse les Autrichiens , enfoncés sur tous les points', furent contraints de se replier en désordre et ne s'arrêtèrent qu'après avoir mis le Rhin entre eux et les Français. Horn se distingua particulièrement dans cette occasion , où son régiment se couvrit de gloire à l'attaque des retranchements ennemis. L'armée autrichienne ne songea plus qu'à se retirer sur la Bavière, où les Français la poursuivirent en lui livrant plusieurs combats, dans lesquels Horn eut souvent occasion de se signaler. Ses exploits et son ancienneté dans le régiment lui firent confier le commandement de l'escorte des pontons, mission difficile, qu'il remplit avec bonheur en di jouant toutes les tentatives que fit l'ennemi pour s'emparer de son équipage. Le maréchal Seckendorf donna hautement des éloges à sa valeur dans cette occasion. Horn assista ensuite au blocus d'Ingolstadt , et quelque temps après il obtint le grade de lieutenant au régiment de RoyalSuédois. C'est dans cette même année que fut livrée la bataille de Pfaffenhofen , où, malgré la résistance la plus glorieuse , l'armée française se vit obligée de céder à des forces supérieures. Horn s'y trouvait avec son régiment, et il fut chargé avec un corps de flanqueurs de protéger la retraite. Les combats qu'il soutint avec une étonnante opiniâtreté réduisirent sa troupe à trois hommes. Avec ce faible débris, il rejoignit l'armée française. Le comte de Ségur, général en chef, à qui il fut présenté, le récompensa par le grade de capitaine. Le prince de Conti, ayant pris le commandement de l'armée, mit Horn à la tête d'un corps de volontaires chargé de couvrir l'arrièregarde dans une retraite. La paix étant survenue , cet officier fut envoyé avec son régiment dans une garnison de l'intérieur ; mais la renommée porta bientôt en Suède le bruit de ses exploits, et il y fut rappelé pour recevoir un brevet d'enseigne dans la garde royale. Lorsque la guerre recommença en 1745, Horn rejoignit de nouveau- l'armée française qui entrait en Belgique. Il se trouva d'abord au siége de Namur et à la bataille de Ilaucoux, que l'armée française gagna sous les ordres du maréchal de Saxe. Chargé ensuite de l'organisation d'une compagnie, il ne put prendre part aux opérations de la campagne de 1747. L'année suivante il fit partie du corps qui assiégea Maëstricht , et il assista à toutes les attaques jusqu'à la prise de la ville. Le courage dont il fit preuve fut peu de temps après récompensé par le grade de colonel au service de France et par celui de vicecaporal des gardes du corps du roi de Suède. En 1750, il voulut revoir son pays, qui ne l'avait jamais oublié malgré son éloignement. A son arrivée en Suède, il fut décoré de l'ordre de l'Épée. La guerre qui venait de se rallumer le décida à repartir en toute hâte pour la France , mais il n'arriva qu'après la cessation des hostilités. Pendant la paix , les souverains de l'Europe ayant formé des camps d'exercice pour les troupes , Horn employa son temps à les visiter et à s'instruire dans les grandes manoeuvres en étudiant chez chaque nation les diverses méthodes qu'elle avait adoptées. Mais bientôt commença la guerre de sept ans. La France, liée par des traités, dut mettre sur pied une armée nombreuse, et le commandement en fut confié au maréchal d'Estrées, qui eut pour aide de camp général le baron Horn. Cette armée réunie en Westphalie, après quelques combats de peu d'importance , rencontra l'armée ennemie à Hastembeck. Une affaire générale était inévitable. dangereuse Horn occupait une position importante et fort d , où ses soldats sous le feu de l'artil- lerie ennemie éprouvaient des pertes immenses. Cette situation n'était pas tenable; il fallait recu- ler ou emporter les pièces. Avec un officier tel que Horn, le choix n'était pas douteux ; à peine eutil reçu l'ordre qu'il avait demandé qu'il se porta au pas de charge sur la batterie à la tète d'un régiment . Le roi ne borna point là les récompenses que méritaient les talents et la valeur de flore : il l'éleva en 1770 au grade de général major et le nomma commandeur de l'ordre de l'Épée. Mais il ne put exercer longtemps ces diverses fonctions; sa santé, affaiblie par les fatigues de la guerre, le contraignit de cesser un service trop actif. Il resta auprès du roi comme officier supérieur des gardes du corps , et fut un des conseillers les plus intimes d'AdolpheFrédéric, jusqu'à la mort de ce monarque. Gustave III, qui lui succéda, témoigna au baron Horn la même confiance que son prédécesseur : il lui donna la direction des affaires politiques et le nomma membre du conseil chargé de reviser la constitution. L'état de fermentation où se trouvait la capitale inspirait au roi des craintes sérieuses. Ilorn fut chargé du commandement des troupes qui furent réunies à Stockholm.Cette mission si difficile, et dans laquelle il fallut en même temps faire respecter l'autorité du roi et agir avec modération à l'égard du peuple , fut remplie par le baron Horn avec autant d'habileté que de prudence. Sa conduite dans cette circonstance lui valut le grade de lieutenant général et le titre de comte. Il fut encore nommé quelque temps après colonel des gardes du corps et chevalier de l'ordre du Séraphin. Horn avait épousé la fille du directeur Plomgren , dont il eut plusieurs enfants. Ayant eu le malheur de la perdre , il épousa la veuve d'un colonel qui lui a survécu longtemps. Distingué par ses sentiments patriotiques , le comte de Horn fit partie de toutes les diètes qui furent réunies sous le règne
  • Frédéric HORTEMELS( 1688) : graveur, né à Paris, vers 41i88, a gravé, d'une manière libre et moelleuse, plusieurs sujets d'histoire, entre autres, une Adoration des rois, et le Mariage de Ste- Catherine, d'après Paul Véronèse; la Naissance de St- Jean- Baptiste, d'après le Tintoret; la Vierge en méditation, d'après le Féti ; un Portement de croix, d'après le Georgion ; une - Samaritaine, d'après Garofalo, pour le recueil de Crozat; ainsi que plusieurs autres* grands sujets. On lui reproche avec raison d'avoir mis de trop gros points dans ses chairs, ce qui les fait paraître un peu galeuses
  • Frédéric JAHN( 1766 - 1813) : médecin allemand, né à Meiningen en 1766, prit le grade de docteur à Iéna en 1787, devint ensuite médecin de la cour du duc de SaxeMeiningen et médecin des eaux de Liebenstein. Il mourut le 49 décembre 1813. Ses ouvrages sont : 1 ° Disserte° inaugaralis medica de utero retroverso, Iéna, 1787. C'est la thèse de l'auteur pour le doctorat. Elle a été réimprimée dans Je Deleaus opusculorum de Frank, t. 6, p. 133. 20 Essai d'un manuel de médecine populaire, Iéna, 1790 ; 5. Choix des médica- ments les plus salutaires , OU Matière médicale pra- tique , Erfurt, 1797-1800, 2 vol. bon ouvrage, utile pour un praticien. Après une introduction qui contient les généralités de la matière médicale, l'auteur traite de tous les mé- dicaments par ordre alphabétique. Il a paru, en 1807, une deuxième édition de cet ouvrage, qui est fort estimé en Allemagne. On est étonné qu'il n'ait pas été traduit en français, ni en aucune autre langue que nous sachions. Une troisième édition a paru en 1814; enfin, en 1818, le docteur 11.A. Erhard en a publié une quatrième, corrigée et augmentée par lui , en deux volumes 40 Essai sur le système de Brown , Iéna, 1799 ; 5. Essai sur la coqueluche , Rudolstadt , 4805 6. Nouveau système des maladies des enfants, d'après les principes de Brown et l'expérience , Rudolstadt, 1803 une troisième édition a paru en 1819; 7° Clinique des maladies chroniques, Erfurt, 1814-1821, 4 vol. . Cet ouvrage a été continué, depuis le second volume, par le docteur 11.A. Erhard. On trouve encore plusieurs articles de John dans différents journaux de médecine allemande
  • Frédéric KAISER( 1779 - 1819) : graveur, né à Ulm en 1779, annonça dès sa première jeunesse un goût décidé pour le dessin. Ayant perdu son père à l'àge de treize ans, il fut mis par sa mère en apprentissage chez un graveur de Bàle , Chrétien de Mechel, qui jouissait d'une réputation peu justifiée par ses travaux. Au bout de quelque temps, le jeune Kaiser, persuadé de la mauvaise instruction qu'il recevait , retourna dans sa patrie. Afin de se procurer des moyens d'existence, il se rendit à Weimar, et se mit au service de la librairie de Bertuch, qui portait le titre singulier de comptoir d'industrie. Il y grava beaucoup de planches pour les ouvrages publiés par ce libraire , ainsi que pour des almanachs; il fréquenta l'école de dessin de Weimar, qui était florissante alors, et il yp,agna une médaille d'argent. Sentant qu'il lui fallait un lieu plus riche en chefsd'oeuvre de l'art et en artistes habiles pour perfectionner son talent, il se rendit à Paris, prit des leçons de Berwick et d'autres artistes , suivit n'élue tin cours d'anatomie, et obtint, en 1811, une médaille d'argent au concours des élèves de l'école des beauxarts. Ce fut sous la direction de Berwick qu'il grava , pour l'ouvrage intitulé Galerie de Florence, plusieurs bustes antiques et une Melpomène couronnée par Calliope. Au Musée il dessina quelques tableaux de Raphaël, entre autres celui de la SainteVierge, dites aux Linges, qu'il se proposait de graver lorsqu'il se trouverait dans une situation plus heureuse; espoir qui ne fut jamais accompli. ll fut obligé de quitter Paris, malgré tous les agréments que lui offrait cette ville, où il pouvait facilement visiter des musées et fréquenter de grands artistes français et étrangers. Il alla, en 1811 , rejoindre son frère à Naples, où il espérait trouver la fortune pour tous les deux. Cet espoir fut encore trompé ; Kaiser, contraint de renoncer aux travaux qui auraient pu le rendre célèbre, fut réduit à donner des leçons de dessin , et à graver et colorier des vues de Naples et des environs. Il fit aussi douze dessins assez remarquables , formant un recueil de scènes de la vie populaire dans cette ville ; mais il n'en grava que quatre. blillin, qui le vit à Naples, le chargea de copier pour lui les objets antiques que l'archéologue français voulait faire connaltre en France. Cependant, faute d'occupations assez lucratives, Kaiser, au bout de cinq ans, quitta Naples pour Vienne, où on lui promettait des travaux. Il y publia, avec Kneipp, sous le titre d'Elétnents du dessin du paysage, un recueil de quinze planches , qu'il avait gravées à l'eauforte, pendant son séjour à Naples. Il grava aussi quelques planches des monuments de l'architecture gothique en Autriche, publiés par le prince ' Lichnowsky , et , toujours forcé par le besoin de vivre, se chargea de gravures moins importantes. Au chagrin de ne pouvoir s'illustrer par des ouvrages dignes de ses goùts, se joignit le dépérissement de sa santé. Après être venu pleurer sur la tombe de sa mère à Ulm , il retourna à Vienne et Iy niourut d'une maladie de poitrine, le 3 février 1819. Son portrait, dessiné par Klein, a été gravé par Jean Passini , et une notice sur sa vie a I, été donnée par J.C. Schmidt, dans le Kunstblall , 189
  • Frédéric KŒNIG( 1775 - 1833) : l'inventeur de la presse à la mécanique , né à Eisleben , le 17 avril 1775, et mort à Oberzell le 17 janvier 1833. Fils d'un propriétaire et agriculteur qui jouissait d'une certaine aisance , Kœnig suivit pendant plusieurs années les cours du collége de sa ville natale, et entra , en 1790, dans l'imprimerie de Breitkopf et Haersel, à Leipsick, où il apprit pendant cinq ans l'art de composer et d'imprimer. Le besoin d'occuper son esprit le conduisit à l'étude de la langue française, à la lecture des écrivains classiques de l'Allemagne , et lui fit suivre les cours d'histoire, de philosophie, de langues et de littérature, que l'université de Leipsick lui offrit.. En 1796, il se rendit auprès de son oncle, qui possédait une imprimerie à Greifswald, et l'année suivante , après avoir passé quelque temps dans la maison maternelle, il obtint une place de compositeur dans une imprimerie à Halle. Vers cette époque, un ami d'enfance l'engagea à l'accom- pagner à l'université de Leipsick , et Koenig , profitant de cette occasion , ne perdit pas un instant pour se fortifier dans ses études. Après la mort de sa mère , et héritier de sa fortune , il retourna à Eisltben pour y fonder une imprimerie. Mais il échoua dans ses entreprises , et vécut , après avoir perdu toute sa fortune , tour à tour à Vienne et à StPétersbourg, et depuis 1806 à Londres. Ayant appris par une longue pratique tout ce que les presses en usage alors dans les imprimeries offraient de défectueux, il cherchait le moyen de corriger ces défauts , et s'adonna , en vue de ce , but, à l'étude des mathématiques et de la méca.. 1 nique. Bientôt après, il essaya aussi de construire une première presse à la mécanique; mais ni fll Allemagne, ni en Russie, on ne supposa la possibilité de pouvoir réaliser l'idée de Koenig, et nulle part il ne put trouver les secours dont il avait besoin. En 1807, seulement, après être entré en relation avec le libraire Th. Bensley, de Londres, il obtint les fonds nécessaires pour exécuter son Projet et pour se procurer les brevets nécessaires. Plus tard , Richard Taylor et G. Woodfall , deux imprimeurs de Londres, s'associèrent de même à son entreprise. Vers cette époque, il se lia aussi d'une amitié intime avec'Antoineirédéric BAUER , mécanicien de Stuttgard , et à eux deux ils prirent quatre différents brevets pour l'Angleterre , et y construisirent plusieurs différentes presses à la mécanique. Le premier brevet que Kœnig obtint avait pour objet de lui garantir l'exploitation d'une presse à mécanique dans laquelle l'impression fût produite par deux plateaux semblables à ceux dont on se servait dans les anciennes presses. Une feuille de l'Annual register pour 1810, fut imprimée en avril 1811 à l'aide de cette presse, et forme ainsi la première feuille qui ait été imprimée avec une presse à mécanique. Le deuxième brevet , du 30 octobre 1811, avait pour objet la simple presse à mécanique à cylindre; le troisième brevet du 23 juillet, ne fut accordé que pour quelques ainéliorations introduites dans la construction de cette dernière presse à mécanique. Mais cette Presse à mécanique ainsi perfectionnée fournissait déjà des résultats tellement satisfaisants, que le propriétaire du Times , J. Walter , commandait deux presses à mécanique doubles, qui furent installées, avec une machine à vapeur, à PrintingIlouse square , et qui servirent pour la première fois à l'impression du numéro du Times du 29 novembre 1814. Un article, en tète du journal, rendait en même temps compte au public de la nouvelle invention. Le quatrième brevet , du 24 décembre 1814, garantissait de nouvelles découvertes importantes. Il avait pour objet la presse à mécanique à impression de luxe, et la presse à mécanique à réimpression , la presse à mécanique perfectionnée simple, et la presse à mécanique perfectionnée double. Une presse à mécanique perfectionnée simple fut employée, depuis février 1816, par les imprimeurs Bensley et fils, et c'est avec cette presse que l'on imprima entre autres la seconde édition de la traduction anglaise d'Elliotson des Institutions de physiologie, de Blumenbach , qui devinrent ainsi le premier livre imprimé en entier à l'aide d'une presse à mécanique. Des discussions qui s'élevèrent entre Kœnig et Bauer d'un côté, et leur compagnon Bensley d'un autre côté, furent la cause que les premiers quittèrent l'Angleterre, en renonçant à tous les droits que la possession des quatre brevets leur garantissait. Ils se rendirent en Bavière, et, ayant obtenu quelques fonds du roi MaximilienJoseph , ils achetèrent l'ancien couvent d'O. berzell, près Wurzbourg, et y établirent, sous la raison sociale de Kœnig et Bauer, une fabrique de machines. C'est là que furent construites les presses à mécanique qui servirent depuis à l'impression de la Gazette de Haude et Spener, de Berlin , des livres qui sont sortis des ateliers à impression de Decker, de Berlin, et de la Gazette d'Augsbourg. Bientôt après, l'usage des presses à mécanique se répandit par toute l'Allemagne , et au bout de peu de temps, il n'y eut plus une ville considérable dans laquelle ne se trouvât pas au moins une presse à mécanique, sortie de là fabrique de Kœnig et Bauei•. Cet établissement avait, en 1853, fourni quatre cents presses à impression à mécanique. En France, MM. Tonnelier et Rousselet, mécaniciens justement renommés, lui ont donné un perfectionnement remarquable , mais qui ne doit pas faire oublier le mérite du premier inventeur. Depuis la mort de Kœnig, survenue le 17 janvier 1835, à Oberzell, Bauer a continué à diriger la fabrique de machines , en même temps qu'une fabrique à papiers, établie dans l'ancien couvent de Schwarzach
  • Frédéric KŒS( 1684) : en latin Kosius, profond mathématicien danois, naquit le 9 juillet 1683 à Slesvig, alors aux ducs de llolste acheva aux universités allemandes d'Ilelmstwdt, de halle et de Leipsick, ses hautes études commencées à Kiel, de là se rendit en hollande, puis en Angleterre, et enfin après avoir passé quatre ans à Berlin en qualité d'instituteur particulier dans une maison noble, après avoir, par le crédit de ses patrons, obtenu de l'académie des sciences de cette ville le logement et l'entretien à l'observatoire, il revint à Kiel vers 1713 avec l'espoir de professer les mathématiques. Mais l'opiniâtreté de Charles XII, bien que seul à peu près contre la Russie, la Pologne , le Danemarck et la Prusse, prolongeait la grande guerre du Nord , qu'on avait crue près de finir pendant sa retraite à Bender; et les événements de cette lutte exerçaient un contrecoup funeste sur Slesvig et le Holstein: il y a plus , l'administrateur, par ses liaisons secrètes mais prouvées avec la Suède, avait fourni à la ligne royale danoise , toujours hostile à la ligne de Holstein , un prétexte commode pour la dépouiller en partie de ses possessions. Cette expropriation violente avait lieu justement à l'époque où vint lices. L'instabilité due à tous ces revirements, la crainte où longtemps encore on fut de voir Kiel même englobé dans la confiscation, la minorité du jeune duc CharlesFrédéric, et, même après qu'il eut été déclaré légalement majeur , son âge trop tendre, et l'incertitude où il fut sur son sort jusqu'à ce que le 31 décembre 1720 on lui restituât du moins le Holstein, reculèrent jusqu'en 1721 la nomination de lices. Pendant ce temps, de Kiel, où jusqu'en 1719 il était resté donnant des leçons particulières, il avait été professer, à Rendsbourg, le génie et l'artillerie. De retour, pour la deuxième fois, à Kiel, et cette fois pourvu de la chaire qu'il ambitionnait et attendait depuis tant d'années, il ne quitta plus cette ville que pour de passagères excursions. Il avait déjà donné un beau mémoire sur l'analyse infinitésimale , encore naissante à cette époque. D'autres publications relatives aux hautes mathématiques, soit pures, soit appliquées, ajoutèrent à la considération dont il jouissait, et le classent au nombre des savants auxquels la science doit des progrès. 11 avait gardé sa force de tète dans un àge trèsavancé, et il professait encore au bout de trenteneuf ans d'exercice et à l'Age de soixanteseize, en 1760, époque à laquelle il obtint le séniorat de l'université; il le garda six ans et mourut le 25 septembre 1766. On lui doit : 10 en fait de mathématiques pures , quatre inémoires; 1. De analysi ; 20 sur la géographie : 1. De ratione proficiendi geographiam mathematicam , Kiel , 1721 2. Diss. de situ loci geographici diversis modis determinando et triyonometricis prœceptis eo perti- nentibus, Kiel, 1746 pl.; 5. Méthode parti- culière de trouver les latitudes en géographie , dans la Biblioth. Germanique, 1729, t. 17, P- 175-199; 30 en astronomie : 1. Diss. de perio- dica anni solaris intercalatione , Kiel , 1724 2. Réflexions sur le calendrier en général et sur l'intercalation solaire en particulier , dans la Biblioth. Germ., 1729 , t. 16, p. 161-488; t. Disc. sur les éclipses extraordinaires du soleil et de la lune , dans la Biblioth. Germ., 1726, t. 11, p. 1i7-176; 4. sur l'histoire : 1. Chro- nologke historiera subsidia mathematica, Kid, 1748 2. Essai sur la manière de déterminer l' tervalle du temps écoulé depuis la sortie des Israé- lites d'Egypte jusqu'à la fondation du temple de Salomon ; 50 mélanges : 1. Diss. de mathesi prudenter tractanda, Kiel, 1727 2. beaucoup de Récensions dans la Biblioth. Germ.; 3. un Discours prononcé à l'université de Kiel le 19 avril 1706, pour l'anniversaire du duc Charles- Frédéric de Slesvig- Holstein, Kiel, 1705 Ch.Frédéric avait alors trois ans. On comprend que les phrases de liCeS ne peuvent guère contenir que des éloges du passé , c'est-àdire des ancêtres du prince et des voeux pour l'avenir. Que de vicissitudes dans éct avenir, et de vicissitudes faites pour animer l'éloquence, pour inspirer la poésie, si une subite et véridique prévision eût montré à l'orateur ce mineur dépouillé de la moitié de son héritage et sur le point de perdre le tout, puis sa descendance arrivant aux trônes de Suède et (le Russie ! P—OT.
  • Frédéric LEIBNIZ( 1597) : père du précédent, naquit au bourg d'Altenberg, en Misinie, le 21 novembre 1597. Le nom de Leibniz est d'origine slave; et il n'est pas sans intérêt de savoir que Leibniz appartient à cette belle race, trèsdiM:rente de la race allemande, et avec laquelle le génie de Leibniz offre certains traits communs. Le père du grand Leibniz fut reçu maitre en philosophie à l'université de Leipsick en 1622, et devint successivement actuaire, premier curateur du grand collège des princes, assesseur de la faculté de philosophie et enfin professeur de morale à la même université. Il mourut le 5 septembre 1652. On connatt de lui quelques dissertations et opuscules académiques en latin , parmi lesquels nous indiquerons seulement les Eloges ou Oraisons funèbres de Jean label. assesseur de l'université, Leipsick 1638 — de llenri et de Frédéric Hoepfner, ibid., 16- 12, 1645 ; — de Luc Pollack , ibid., 1615 in; — de Jerem. Weber, ibid., 1615 — d'André Douer et de Rallia. Ililscher ; — de Dar. Lindner. Leipsick, 1641. — de Iran Boehm, ibid., 161:; — de Nicolas Lelizeller, ibid., 16-19 — et d'André Corrinua , ibid., 1650 Jérôme Kromayer a publié Programma academicum in ohituni Friderici Leihniiii, ibid., 1652 — Jean- Jacques I.LinNiTz, théologien protestant et bibliothécaire de la ville de Nuremberg , était né à Risselbach. Après avoir exercé les fonctions de diacre à Altdorf, et de pasteur à l'église de StJacques, à Nuremberg, il devint Premier prédicateur de celle de StSebald, et mourut le ter mai 1683, igé de 72 ans. On a de lui 1° Memorabilia incluter bibliothecie . Vorimbergensis , Nuremberg, Endter, 1674 lig. C'est moins le catalogue raisonné des livres que la description des curiosités, antiques et objets d'art qui ornaient la bibliothèque confiée à ses soins. 2Q Des Sermons . Discours et Oraisons funèbre: ; 3° Figure pcenitentiœ biMea , ibid., 1685 , 1719, fig
  • Frédéric LÉONARD : imprimeur à Paris, fut d'abord associé de Sébastien lluré, auquel il suc- , céda depuis dans la charge d'imprimeur ordinaire du roi. Reçu le 27 février 1653, il fut syndic de sa communauté en 1, autre fils tle Frédéric, né à Paris le 28 août 1696, embrassa l'état ecclésiastique et mourut le 4 janvier 1768. Il avait publié : 1. - fi dation du livre des rèyles pour l'intelligence des saintes Ecritures, 1727 ; 2. Traité. du secs littéral et du sens mystique des saintes Ecritures, 1727
  • Frédéric LIST( 1789) : économiste allemand , à qui l'Allemagne est en grande partie redevable de son Zollverein et de ses chemins de fer, naquit le 6 août 1789, en Souabe, dans la ville libre de Reutlingen, de parents considérés. Jean List, son père , mégissier en grand, était membre du Magistrat. et plus tard il fit partie du conseil municipal lorsque la cité passa sous la domination du Wurtemberg. Le jeune Frédéric n'ayant montré aucun goût pour la profession de mégissier dans laquelle son frère ciné avait inutilement essayé de l'instruire, on se décida à en faire un employé. List avait dixsept ans lorsqu'il quitta sa ville natale pour suivre cette carrière. Après avoir rempli divers emplois dans plusieurs villes du pays, il occupait en 1806 une position honorable dans l'administration centrale du Wurtemberg, et il y jouissait de la confiance d'un homme d'État distingué, le ministre Wangenheim, chef d'un cabinet libéral que soutenaient alors les sympathies du roi. Dans la pensée de préparer au pays des serviteurs plus éclairés, ce ministre créa à Tubingen, en 1817, une faculté des sciences politiques; il y offrit la chaire d'économie politique à son • jeune collaborateur, qui l'accepta après quelque hésitation. En même temps celuici fonda, en 1818 à Heilbronn, avec quelquesuns de ses amis, un journal destiné à la défense des principes du gouvernement constitutionnel , sous le titre de l'Ami du peuple de Souabe. Cependant le ministre de la réforme avait cédé la place aux hommes de l'ancien régime, et List avait perdu son appui officiel. Son journal ayant été trouvé incommode , on le supprima. Le libéresme de son cours ne parut pas moins gènant , il donna lieu à des avertissements de l'autorité. A cette époque, c'était en 1819, List, se plaçant à la tète de la Société allemande d'industrie et de commerce, était entré dans une nouvelle et glorieuse carrière. L'administration wurtembergeoise l'accusa à cette occasion d'avoir, étant au service du Wurtemberg, accepté sans permission un emploi à l'étranger; pour en finir avec toutes ces chicanes et se vouer tout entier à sa grande mission nationale, List se décida à se démettre de sa chaire, ce qu'il lit par une lettre remarquable au roi de Wurtemberg. Six semaines après cette démission, Reutlingen, sa ville natale, le nomma son représentant; comme il n'avait pas trente ans accomplis, ce choix fut annulé par l'administration. Dans l'accomplissement de ses devoirs de professeur, List avait été amené à réfléchir sur la situation économique de l'Allemagne, et il avait conçu la grande idée du Zollverein. On lira avec intérèt dans la préface de son Système national les pages dans lesquelles il explique le travail qui se fit alors dans son esprit. Des affaires particulières le conduisirent, en 1819, à la foire du printemps de FrancfortsurleMein. Les né gociants et les industriels qui s'y trouvaient réunis étaient vivement émus par des mesures récentes de la Prusse et de l'Aatriche. Le jeune professeur, mis en rapport avec eux, rédigea une pétition à la diète pour l'abolition des douanes intérieures, pétition célèbre qui fut couverte de signatures; il fonda, clans le but de provoquer cette mesure , la Société allemande de commerce et d'industrie, qui bientôt recruta des milliers de membres dans toutes les parties de l'Allemagne, et, avec quelquesuns des plus notables, parcourut les différentes cours allemandes. List eut alors à déployer une activité extraordinaire. Durant son séjour à Vienne, notamment, qui se prolongea jusqu'au milieu de 1820, visites, démarches de toute espèce, correspondance , notes, mémoires, articles pour le journal de l'association , tous ces soins l'occupèrent jour et nuit. L'idée de l'union douanière ne réussit ni auprès de la diète de Francfort ni auprès du congrès industriel de Vienne, jasais elle avait eu un immense retentissement , et s'était élevée à la hauteur d'un intérêt national du premier ordre. Elle n'avait plus qu'à mûrir pour devenir une grande institution ; et List avait bien mérité le nom qu'on lui a donné depuis, de père du Zollverein. il ne lui fut pas donné de poursuivre son but; une opposition politique imprudente brisa sa carrière et lui attira la prison d'abord, puis un long exil. A la fin de 18e0, la ville de Reutlingen lui avait confié de nouveau un mandat politique. Dès les premiers jours de sa vie parlementaire, plein de la pensée qu'il avait personnifiée en lui, il saisit l'assemblée d'une proposition tendante à l'abolition des barrières intérieures et à l'union commerciale des États allemands. La chambre des députés ayant été ajournée, cette proposition n'eut pas de suite. Peu après la session, irtraça le projet d'une pétition qui devait être adressée par ses commettants à la chambre et servir de programme à une opposition parlementaire; ce projet décida de sa destinée. Un exemplaire lithographié de la pétition étant, par anticipation, tombé entre les mains du gouvernement , des poursuites furent ordonnées contre son auteur. La chambre des députés ayant été convoquée de nouveau, l'exclusion de List fut demandée par le ministère, et, malgré une belle et vigoureuse défense, fut prononcée par 56 contre 36. Condamné à dix mois de travaux forcés pour outrage et calomnie envers le gouvernement, les tribunaux et l'administration du Wurtemberg, List chercha un refuge en France, et il y fut sympathiquement accueilli à Strasbourg comme un libéral persécuté. Mais les rancunes de ses adversaires le poursuivirent dans cet asile , puis dans le pays de Bade, puis enfin en Suisse de canton en canton. Dans un voyage qu'il avait ' fait à Paris au commencement de 1823, pour y chercher une occupation, Lafayette lui avait lied généreusement de l'emmener avec lui en Amérique et de le patronner. Ce projet d'émigration sou- rit à List; mais sa famille et ses amis l'en dissuadèrent. L'année suivante , las de la vie errante qu'il menait depuis deux ans et demi, il finit, sur les instances de ses amis, et comptant sur la clémence royale, par rentrer dans le Wurtemberg. ll ne tarda pas à se repentir de sa confiance. Enfermé dans la forteresse d'Asperg; on l'y employa à des expéditions et on le traita durement comme un malfaiteur. Enfin, par l'intercession de quelques amis, il fut élargi au mois de janvier 1825, sous la condition de s'expatrier. Ni l'Allemagne ni la France ne lui offraient de riantes perspectives ; des lettres de Lafayette le décidèrent à choisir les EtatsUnis pour son lieu d'exil. Arrivé à NewYork au mois de juin , il se hâta d'aller trouver Lafayette à Philadelphie. H assista, le 20 juillet 1825, à côté du héros des deux mondes, à la fête de la déclaration d'indépendance; et, grâce à cette recommandation puissante , il fit la connaissance de Ilenri Clay et des principaux hommes d'État de l'Amérique. Après quelques tâtonnements il résolut de fixer sa résidence dans la Pensylvanie, avec l'arrièrepensée de fonder une école des arts et métiers. Ayant acheté pour une somme assez modique, près de Harrisbourg, une maison avec jardin et prairie, qui paraissait avantageusement située, il y fit venir sa famille, acheta une douzaine de vaches, et s'occupa d'exploiter sa nouvelle propriété. Mais la mauvaise foi des habitants rendit l'exploitation fort onéreuse ; le lieu était malsain, les nouveaux venus eurent la fièvre les uns après les autres; il fallut songer à se défaire de la maison à tout prix , et il ne se présentait pas d'acheteurs. A bout de ressources, List accepta alors l'offre qu'on lui fit de rédiger une feuille allemande dans la petite ville de Reuding. Ce fut à cette époque qu'il publia, sur la question de la liberté commerciale, une série de lettres en langue anglaise qui firent une grande sensation , et qui contenaient le germe du livre qu'il publia plus tard sous le titre de Système national. Ce succès avait encouragé List à la composition d'un ouvrage d'économie politique plus étendu, mais un bonheur fortuit vint l'en distraire, et ajourner ce travail à douze ans de là. Ayant rencontré, en se promenant dans une montagne voisine, un glie houiller des plus riches, il comprit surlechamp la portée de cette découverte, et réussit à former, pour en tirer parti, une société au capital de 700,000 dollars ; nonseulement la mine fut exploitée, mais, pour la mettre en communication facile avec le canal de Schuylkill , on construisit, sur sa proposition , le chemin de fer de Tamaqua à PortClinton. L'entreprise promettait de brillants succès, et comme une large part d'intérêt avait été assurée à son promoteur, l'aisance reparut au sein de la famille exilée. Dans ces jours de prospérité, List ne pouvait se défendre de penser à cette Allemagne où il avait tant souffert, Au milieu des solitudes des montagnes Bleues, il rêvait un réseau de chemins de fer allemand, et en 1829, il adressait à ce sujet à un haut fonctionnaire bavarois, Joseph de Baader, des lettres qui furent publiées dans la Gazette d'Augsbourg ; dans un temps où en Angleterre même les chemins de fer n'avaient pas triomphé de tous les doutes, il s'écriait avec enthousiasme : Quelle magnifique victoire de l'esprit humain « sur la matière ! » Et il retraçait avec une rare justesse de coup d'oeil les immenses résultats qu'ils étaient destinés à produire. Le chemin de fer pensylvanien qui se faisait sous ses auspices avançait, et l'inauguration en eut lieu dans l'automne de 1831. List n'y assista pas; il avait voulu revoir l'Europe. Peu de mois après notre révolution de juillet, il avait obtenu du président Jackson une mission concernant les relations entre les ÉtatsUnis et la France.Cet esprit d'initiative,cette ardeur novatrice qui ne l'abandonnaient jamais, l'avaient suivi aussi sur notre sol. Il entretint de ses plans les hommes politiques du jour; il appela notamment l'attention de MM. Rogier et Gendebien de Belgique , alors à Paris , sur les avantages d'une jonction du port d'Anvers au Rhin par un chemin de fer ; dans la Revue encyclopédique il écrivit sur les Réformes économiques, commerciales, politiques. applicables c la France , et il y traita en particulier des chemins de fer; dans le Constitutionnel, il signala la nécessité d'une nouvelle loi sur l'expropriation pour cause d'utilité publique. Sa mission remplie, à la fin d'octobre 1831, il retourna aux ÉtatsUnis, mais seulement pour y aller régler ses affaires. Dès l'année suivante, possesseur d'une fortune qui assurait son indépendance, et nommé consul des ÉtatsUnis à Leipsick, il s'embarqua de nouveau pour l'Europe, lui et sa famille. Débarqué à peine en Allemagne, il avait poursuivi l'exécution des projets qui lui avaient fait franchir l'Atlantique. Déjà, dans son récent séjour à Paris, il avait conçu le plan d'une petite encyclopédie des sciences politiques; il le reprit avec ardeur, s'assura le concours de deux des meilleurs écrivains politiques d'outreRhin, Rottek et Welcker, et cette publication du Staatslexicon , sans réaliser toutes ses espérances, réussit néanmoins. Il ne suivit pas avec moins de vivacité son idée favorite d'un réseau de chemins de fer allemand. A Hambourg, où il avait résidé près d'une année, cette idée avait été repoussée comme chimérique. A Leipsick elle ne fut pas mieux accueillie dans le commencement ; mais peu à peu elle y gagna du terrain , et une brochure lumineuse que List publia sur un système de chemins de fer saxon comme base d'un système allemand et en particulier sur l'établissement d'une ligne de Leipsick à Dresde, et où toutes les grandes voies qui furent depuis construites en Allemagne sont indiquées de main de maitre, fit une sensation prodigieuse. Le gouvernement et les chambres de Saxe, et les autorités municipales de Leipsick votèrent des remerciments à l'auteur ; sous ses auspices une société se forma pour la construction du chemin de miré b Dresde. aullire roallgi. g dom eionlittrime I reebrprrare. mais ti restursilit lin.inirie ger deti déridas. Quoispor bien/ ara petwidét dont os surs mar& rtielhallifta?le brunie dr lait n'en était pas imbu> tee. , laceuse des rbes?iiss de fer, d estrete- Me eaerrapoo•ance •..une *tee ks pliaire. ais, sers dr r Ill,niagne. il pohliatt dam lue ut les plu. arenrststr. des tete les Me osa> fatum des dreier i bes pertaiafilH, notaes. Meut amen des boom,s kt plus iniportaate dr ·ka. L'opine. isiblique amd rternbent raine rr grand entrrei malmenai, d si let expirrftbr. nt• tacesta?rnt essenee, l'industrie particulier, gràce à dei souscriptions, trop lentement recueillies, un moulinent en son honneur est sur le point d'ètre érigé à Reutlingen, sa ville natale. En 1850, M. L. Haiisser, professeur d'histoire à l'université de Leipsick , a consacré à la biographie détaillée de List tout un volume, qui a paru à Stuttgard et Tubingen, et il a fait suivre ce premier volume de deux autres qui reproduisent les écrits principaux de l'illustre économiste. Le dernier contient le Système national d'économie politique, dont la Ire édition date de 1841. L'auteur de cet article en a publié une traduction, avec introduction et notes, 1" édition en 1851, 2e édition en 1857, à Paris. Voici, avec la date de leur publication, la liste des écrits que renferme le 2e volume : 1817. Avis sur la création d'une faculté de sciences politiques ; —1818 à 1820. Écrits pour la Société de commerce ;— 1839. La Liberté et les restrictions en matière de commerce exté- rieur, envisagées du point de vue historique ; —1839. De l'importance d'une industrie manufacturière nationale; --1812. La Constitution agraire, l'agriculture naine et l'émigration , 1844. Des chemins de fer allemands , — 1844. Des rapports de l'agriculture avec l'industrie et le commerce; — 1845 De la réforme économique du royaume de Hongrie; L'Unité économique et politique de l' Allemagne ; — 1846. De l'importance et des conditions d'une alliance entre l'Angleterre et RCT.
  • Frédéric MALLET : d'une famille originaire de France et réfugiée en Suède, professa longtemps les mathématiques à Upsal , où il les avait étudiées luimême sous le sas ant Samuel tilingenstiern. La société cosmographique d'Upsal le chargea de composer la partie astronomique de la description générale de la terre qu'elle s'était proposé de publier en suédois, et dont la partie physique avait été confiée au célèbre Bergman. Le travail de Manet obtint un grand succès ; et quoiqu'il ait été surpassé depuis les progrès qu'ont faits les sciences mathématiques et astronomiques, et les découvertes qui en sont résultées, il peut encore ètre consulté avec fruit. Mallet a publié de plus, de 1752 à 177i, un grand nombre de dissertations en latin et en suédois. Il était membre de l'académie des sciences de Stockholm et de la société royale d'Upsal
  • Frédéric MARTENS : chirurgien et voyageur allemand , parcourut plusieurs fois les mers d'Europe ; et , en 1671 , alla au Spitzberg sur un navire destiné à la pèche de la baleine. Parti de Hambourg le 15 avril, il quitta le Spitzberg le 22 juillet, et jeta l'ancre dans l'Elbe le 30 août. Martens a publié le récit de cette campagne pénible dans l'ouvrage allemand intitulé Voyage au Spitzberg ou Granland fait en 1671, écrit d'après les observations de l'auteur et accompagné de figures qu'il a dessinées, Hambourg, 1675, 1 vol. avec figures. Ce livre , le premier qui ait été publié sur le Spitzberg, a été cité avec éloge par tous ceux qui l'ont consulté. Phipps , qui cent ans après Martens visita ces parages glacés, dit qu'il a trouvé cet auteur ordinairement fidèle dans ses descriptions et exact dans ses observations. Le journal de Martens donne une idée des fatigues et des dangers auxquels sont exposés les navires qui font la navigation du Spitzberg. Ses descriptions des productions de cette région boréale ont été confirmées par les auteurs qui ont écrit sur l'histoire naturelle. Ses observations sur les météores sont instructives; mais c'est surtout dans la description de la pèche de la baleine qu'il a fourni des renseignements précieux. Son ouvrage a été traduit en anglais, Londres, 1695 ; en italien, Bologne et Venise, 1680 en français, dans le second volume des Voyages au Nord
  • Frédéric MENIUS : savant suédois, fut nommé en 1632 professeur d'histoire et d'antiquités à Dorpat, en Livonie. Il publia en 1644 un livre singulier et rare , ayant pour titre : Consensus hermetico- mosaïcus. Ce livre explique, selon l'auteur, l'origine véritable de toutes les choses visibles et invisibles , la matière universelle et les mystères de la religion. On lit peu d'attention aux rêveries de Menius sur la pierre philosophale et sur le grand secret composant une partie de son travail ; mais on ne lui pardonna pas sa doctrine théologique. Le clergé l'accusa d'avoir parlé contre le mystère de la Trinité, d'avoir défiguré la doctrine de la Bible sur les esprits et les anges, et d'avoir dit que les astres étaient peuplés d'intelligences célestes. Dépouillé d'abord de sa place, il fut ensuite mis en prison et traité avec une extrême rigueur. Menius adressa une lettre au grand chancelier Oxenstiern, pour se plaindre de la conduite du clergé, et fut au bout de quelque temps remis en liberté. Il était inspecteur des mines de cuivre en Suède lorsqu'il mourut , en septembre 1659
  • Frédéric MENZ( 1680 - 1749) : savant antiquaire allemand , était né vers 1680. Ses talents lui méritèrent de bonne heure une chaire à l'université de Leipsick ; la l'emplit avec beaucoup de distinction , et mourut d'apoplexie le 19 septembre 1749, dans un àge assez avancé. On a de lui un grand nombre de Dissertations sur des objets intéressants, des Programmes et d'autres Opuscules , parmi lesquels on se contentera de citer : I. Dissertatio de Solonis legibus , Leipsick , 1701 2. De faste philosophico virtutis colore infucato in imagine Diogenis Cynici , ibid., 1712; 3° Socrates nec ojiciosus maritus nec laudandus paterfamilias, ibid., 1716 ; 4° Aristippus philosophus Socraticus, Halle, 1719 C'est une biographie complète de ce philosophe , et l'auteur y discute avec une rare érudition plusieurs points importants de l'ancienne philosophie. 5° De miseria eruditorum, Leipsick , 1725 ; 6° De usu poeseos in philosophia , ibid., 1730 ; 7° De Heraclito Ephesio , ibid., 1736 ; 8° De Hermodoro Ephesio , ibid., 1736 ; 9° De nimio historice litterarice studio, ibid., 1737 ; 10° De Socratis methodo docendi e scholis non omnino proscribenda , ibid., 1740 ; 11° De ephetis Atheniensium judicibus , ibid., 1740. L'origine et les attributions des éphètes y sont savamment discutées. 12° Programmata duo de cynismo , ibid., 1744 ; 13° Programma quo rempublicam litterariam percurrit, ibid., 1748 ; 140 De Cornelio Nepote et ejus loci interpretatione ibid., 1748. J. Ehr. Kapp a publié l'Eloge de Menz et la liste complète de ses Opuscules, Leipsick , 1750
  • Frédéric MOUCHERON( 1633 - 1686) : peintre de paysages, élève de Jean Asselyn, naquit à Embden en 1633. 11 vint à Paris d'après l'avis de son maître et y dessina et peignit tous les environs de cette ville. Ses ouvrages se faisaient distinguer par' un bon ton de couleur, un dessin plein de liberté , des arbres d'une belle forme , des ciels et des lointains variés et vaporeux. Un cours d'eau divise ordinairement ses compositions , dont les premiers plans sont peints avec une grande vigueur, pour servir de repoussoir à ses fonds. Pendant son séjour à Paris, Helmhreker peignait les figures et les animaux qui se trouvaient dans ses paysages. Lorsqu'il eut quitté la France pour se fixer à Amsterdam, Adrien Van den Velde lui rendit le même service , et ajouta ainsi au prix de ses tableaux, qui n'obtinrent pas moins de succès en Hollande qu'en France. Le musée du Louvre possède de ce maître un tableau représentant la Vue d'un parc en terrasse , avec un escalier orné ; celui du second : A view of Tivoli. Isaac Moucheron mourut à Amsterdam en 1734
  • Frédéric MULLER( 1750 - 1825) : artiste et porte allemand, connu sous le nom de Malet. Mueller . Né à Kreutznach en 1750; il se rendit à Rome après avoir longtemps vécu à Manheim. L'étude des chefsd'oeuvre de MichelAnge l'absorba d'abord; mais, désespérant sans doute d'accomplir ce qu'il rèvait, il se livra surtout à l'archéologie ; nul ne parvint à posséder à un plus haut degré la connaissance de tout ce qui concernait la ville éternelle, et les étrangers qui affluent toujours dans cette capitale ne pouvaient trouver un guide plus instruit et plus obligeant. Le roi de Bavière nomma Muller son peintre de cour . mais l'artiste ne put se résigner à quitter Rome, qui était devenue pour lui une velte patrie ; il y mourut le 23 avril 1825. Il e'ylra it fait connaître à ses débuts par .de nom- euses gravures à l'eauforte représentant des animaux, des bergers; et ces compositions dans le goût flamand, traitées avec originalité et avec une grande liberté dans la pointe, furent favorablement accueillies par les amateurs. Plus tard, son admiration pour MichelAnge lui devint funeste : il ne sut pas se maintenir dans une sphère à la fois élevée et correcte ; il tomba dans l'exagération, et les espérances qu'il avait fait naître ne se réalisèrent pas complétement. Comme poète, il se plaça à un rang distingué, sans toutefois avoir un mérite assez éminent pour jouir d'une renommée incontestée et générale. Il lit partie de cette phalange d'esprits' vigoureux qui, à une époque où la poésie allemande n'était guère que de la prose faiblement versifiée, donnèrent aux lettres une impulsion plus active et plus virile. Ses premiers écrits : Barehidion et Milon, 1774r; — le Satyre Mopsus, 1775; — le Premier réreil d'Adam , 1778 , fruits un peu prématurés de sa jeunesse, n'obtinrent pas grand succès. Plus tard , il renonça aux fictions mythologiques où l'avait conduit l'exemple de Wieland ; il aborda le genre pastoral ; ses idylles, inspirées par le goût de la nature et où se montre une certaine rudesse habituelle aux populations rurales établies sur les bords du Rhin, ne furent pas goûtées au moment où le public raffolait de l'afféterie sentimentale de Gessner, mais on les apprécia mieux dans la suite. Muller travailla aussi pour le théâtre; sa Niobé offre des beautés réelles; son Faust et sa Geneviève sont loin d'ètre sans mérite ; mais la rivalité redoutable de Goethe et de Tieck traitant pareils sujets les a relégués dans l'ombre. Muller avait recueilli ses oeuvres en 3 volumes Heidelberg, 1811; une nouvelle édition parut à Leipsick en 1825. Son dernier ouvrage fut une trilogie mythologique : Adonis, Vénus affligée et Vénus Uranie, Leipsick , 1825 ; mais cette production , écrite lorsque l'auteur était plus que septuagénaire, n'ajouta rien à sa réputation
  • Frédéric NAUSEA( 1480 - 1650) : célèbre théologien alle- Quoique petites, les ligures qui se trouvent dans cet excellent ouvrage sont parfaites. Ainsi s'exprime le savant auteur du Règne animal, Frédéric Cuvier. mand du 16« siècle, naquit vers l'an 1480 au village de Bleichfeld, ou, selon d'autres, à Weis- senfeld , près de Wurtzbourg , et fut disciple de Jean Cochlée pour la théologie , dans laquelle il fit de grands progrès. 11 étudia avec le mème succès le droit civil et canonique et les autres sciences que l'on cultivait à cette époque. Il professa d'abord les belleslettres avec tant créclat, qu'on le regarda comme l'honneur et la gloire de l'Allemagne. Ses Distiques sur Lactance , qui parurent en 1519 , lui attirèrent l'estime des sa- vants. Il était professeur de droit en 1523. Il pa- rait, par quelques lettres du cardinal Campége, que Nausea était chanoine et curé de StBarthélemi de Francfort en 1525, mais qu'il fut chassé de cette place. L'année suivante, il enseigna la théologie et expliqua l'Ecriture sainte à Mayence. C'est vers .ce tempslà que commença sa réputation dans la chaire et qu'il devint secrétaire du cardinal Laurent Campége. On voit néanmoins qu'il s'élevait souvent des persécutions contre lui et que sa fortune ne répondait point à sa re- nommée. Il s'en plaignait amèrement à ses amis. Après avoir rempli pendant plus de douze ans les fonctions d'ecclésiaste ou de prédicateur à Mayence , il envoya au roi des Romains , Ferdi- nand, un volume d'homélies en allemand. Ce prince, satisfait de ces discours, fit engager Nausea , par le cardinal-évêque de Trente, de les mettre en latin. La traduction n'était pas encore finie que Nausea fut appelé à Vienne en 1533 en qualité de prédicateur de la cour, de lecteur en théologie , de chanoine de la cathédrale et de conseiller du roi. Ferdinand lui écrivit luimême pour hâter son arrivée. En 1538 , il fut nommé coadjuteur de Jean Fabri , évêque de Vienne. Après la mort de ce prélat , en 1541 , Nausea lui succéda ; mais il ne fut sacré qu'en 1545. Son ambition n'était point rassasiée. La correspondance de ses amis et de ses protecteurs , imprimée à Bâle en 1550, nous dévoile les démarches qu'il faisait pour son avancement. En 1548, les habi- tants et le clergé de Glogau demandèrent pour lui la première dignité du chapitre. 11 assista au concile de Trente en qualité d'ambassadeur du roi des Romains, et mourut dans cette ville le 6 février 1650. Nous avons de Nausea un grand nombre d'ouvrages de grammaire, de poésie, de musique, d'arithmétique, de dialectique, de phy- sique , d'astronomie , d'histoire , de droit civil et canonique, de théologie, dont il a donné un ample catalogue raisonné , adressé en 1547 à la noblesse et au clergé de BresilAu et de Glogau ; on y trouve à la fin les noms des personnages à qui il les avait dédiés , et des villes dans lesquelles il les avait fait imprimer. On les a recueillis à Cologne, 1616 Voici ceux qui méritent le plus d'être con- C'est d'après l'un ou l'autre de ces noms qu'il prenait en latin le titre de Maneicampiartus; on croit que son nom de famille était Gran, Eckel on Unrath , et que, suivant l'usage de son siècle , il le latinisa par celui de Nausea. nus : 1° Lib. 3 de norissimo hujus sœculi die, de- que supremo ejus judicio, Vienne, 1551, petit édition trèsrare d'un ouvrage singulier et fort curieux , selon Debure , id., Cologne , 1555 2° De consummatione hujus sceculi lib. Cologne, 1555 ; 3. Lib. I de renerabili Eu- charistiœ sacromento, Louvain, 1551 4° Ho- rniliarum in communes aliquot Erangeliorum locos, partim in ecclesiet Francfordiensi aimai 111oenunt, partim in ecelesia Moguntinensi pro concione habi- tarunt lib. 1. C'est le livre envoyé à Ferdinand. 50 Libri i centuriarum , id est , 400 homiliarunt veritatis evangelicoe super totius anni evangeliis, quœ usitato more in ecclesia ordinatint legi soient et super loris communibus eorumdem tam de tentpore quam de sanctis, Mayence, 1534 ; 6. Libri 3 me- thodi de ratione concionandi , imprimé plusieurs fois. Nausea traitait avec succès la morale dans ses discours ; mais il excellait surtout dans la controverse. 7° Renon mirabiliunt libri septem, Cologne, 1532; c'est l'ouvrage d'un homme cré- dule, imbu des préjugés de son siècle. 8° Liber I epitomes ritarunt Pii II pont. max. et Friderici imp. Rom. semper aug. 11 a fait plusieurs ouvrages sur la liturgie ; on est étonné que Zaccarias dans sa Biblioth. ritualis ne parle que d'un seul. Nausea composa aussi des traités sur les conciles et sur différents points de discipline ecclésiastique, comme le célibat des prêtres, etc., dans lesquels il semblerait avoir professé des sentiments assez libres, puisqu'il avoue dans son catalogue raisonné que son Livre des conseils sur le mariage des prêtres et ses Foréts synodales ne pouvaient être imprimés que par ordre d'un concile écuménique. Nausea désirait ardemment la fin des troubles religieux, et il avait même composé dans cette intention une consultation adressée au roi Ferdinand
  • Frédéric PILON( 1736 - 1788) : né en 1736 à Cork , en Irlande, se destinait à la médecine, qu'il abandonna pour la scène. Il fut d'abord acteur, mais il n'obtint pas grand succès en ce genre. Après avoir joué à Edimbourg et dans d'autres villes, il se rendit à Londres dans l'espoir de trouver quelques ressources dans la littérature. Admis à la rédaction du Morning- Post, il rendait compte des spectacles, et il composa luimême un grand nombre de comédies, de petites pièces qui, écrites à la hâte et en général bien accueillies du public, n'étaient cependant pas destinées à vivre longtemps; ce sont : 1° L'Invasion, ou Voyage à Brighthelmstone , 1778 2° la Capture de Liverpool , 1779 3° , ou la Conspiration des verriers, 1779 4° l'Amant sourd, 1780 Cette pièce, empruntée à notre théâtre, avait été représentée en 1799 sous le titre de la Ruse, ou le Docteur suurd. 5° Le Siége de Gibraltar, 1780 6° les Menées d'une élection , 1780 ; 7° Il voudrait titre soldat; 8° Essai sur le caractère d'Hamlet , tel qu'il est représenté par Henderson. Cet opuscule est le début de Pilon comme écrivain. Ami des plaisirs, prodigue, insouciant, Pilon fut forcé de se réfugier en France afin d'échapper à ses créanciers; il arrangea toutefois ses affaires tant bien que mal, revint à Londres et y mourut en 1788
  • Frédéric PLUQUET( 1781 - 1834) : bibliographe, de la même famille que le précèdent, naquit à Bayeux le 19 septembre 1781. Ayant terminé ses premières études dans sa ville natale, il se rendit dans la capitale pour suivre des cours de chimie. Il soutint ses examens avec un grand éclat à l'école de pharmacie dont il était l'un des élèves, et publia dès ce temps deux dissertations, l'une sur les différentes espèces de quinquina, et l'autre sur les poisons. Ce dernier écrit fut surtout jugé trèsbon, et le jeune pharmacien revint dans son pays avec une réputation faite. Mais les occupations et les études de cette profession, malgré le vaste champ ouvert à la chimie , ne pouvaient absorber toutes les facultés de Frédéric Pluquet. Il devint bientôt amateur passionné des vieux livres et des antiquités; après avoir étudié et colligé , il se mit à écrire. Ce fut à cette époque qu'il reçut la visite d'un Anglais , le R. Th. Frognall Dibdin, qui, dans la relation de son Voyage bibliographique et archéologique en France , se plut à ridiculiser un homme savant , en dénaturant des faits que le traducteur du livre a pris le soin de faire rétablir. Peu après le voyage du bibliophile anglais, Frédéric Pluquet abandonna Bayeux pour aller se fixer à Paris, où il forma un établissement de commerce en livres rares et en pièces autographes, dont le catalogue fut imprimé à la librairie Crapelet. Profitant de sa position, le savant Normand en tira parti pour augmenter sa collection de livres et de documents manuscrits sur la Normandie. Après avoir passé quatre ans à Paris, il quitta la librairie et vint à Bayeux reprendre son officine. Il y reçut de nouveaux témoignages d'estime et fut nommé président du tribunal de commerce. Atteint dune affection sciatique , il mourut le 3 septembre 183/ , àgé de 53 ans. Membre des Sociétés des Antiquaires de France et de Normandie, de la Société Linnéenne de cette province et de l'académie de Caen , Pluquet obtint ces titres par ses ouvrages, dont plusieurs sont d'un mérite réel I° Pièces pour servir à l'histoire des moeurs et des usages du Bessin, dans le moyen âge, Caen, 1823 8°, tiré à 50 exempl.; 20 Contes populaires, préjugés, patois , proverbes et noms des lieux de l'arrondissement de Bayeux, Caen , 1825 tiré à 40 exempl. Une seconde édition imprimée avec luxe a paru peu avant la mort de l'auteur, chez Ed. Frère, à Rouen. 3° Mémoires historiques sur l'hotel- Dieu de Bayeux, Caen, 18i 8° ; 4° Chronique ascendante des ducs de Normandie, par maître Wace , article inséré dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de Norman- die, et tiré à part; 5° Observations sur l'origine, la culture et l'usage de quelques plantes du Bessin, avec leur synonymie en patois de ce pays insérées dans les Mémoires de la Société Linnéenne de Normandie, et tirées à part; 6° Notice sur M. Louis- Charles Bisson, ancien évêque de Bayeux, Paris, Baudouin frères. Ce morceau a été aussi inséré dans la Chronique religieuse. 7° Mémoire sur une maison de plaisance des ducs de Norman- die , située dans l'arrondissement de Bayeux , article inséré dans le premier volume des Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie; 8° Mé- moire sur les Trouvères normands inséré dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, t. 1er ; 9° Notice sur la vie et les écrits de Robert Wace, suivie de citations extraites de ses ouvrages, pour servir à l'Histoire de Normandie, Rouen, Frère, 1824, gr. fig.; 10° le Roman de Bou et des ducs de Normandie, par Robert Wace, poile normand du ne siècle, publié pour la première fois d'après les manuscrits de France et d'Angleterre, avec des notes pour servir à l'intelli- gence du texte , Rouen , 189.7 , 9. vol. fig.; II ° Curiosités littéraires concernant la province de Normandie, Caen, 189.7, 8° ; 12° Notice sur les inspirés fanatiques, imposteurs, béats, etc., du dé- partement de la Manche, StLô, 1829 tiré à 16 exempl. ; 13. Essai historique sur la ville de Bayeux et son arrondissement, Caen, 189.9 1 vol. iii-8°; 1 Coup d'oeil sur la marche des étudies historiques et archéologiques en Normandie, depuis le moyen âge jusqu'à l'établissement de la Société des Antiquaires, Caen, 1831 15° No- lice sur les établissements littéraires et scientifiques de la ville de Bayeux, Bayeux , 1834 Une notice nécrologique sur F. Pluquet a été publiée, peu après la mort de ce savant
  • Frédéric RECLAM( 1700) : savant ministre protestant, était issu de l'une des familles que la révocation de l'édit de Nantes obligea de sortir de France. Né dans les Etats du roi de Prusse vers le milieu du 18e siècle, il reçut une éducation trèssoignée et devint pasteur de l'église française de Berlin, place qu'il conserva jusqu'à sa mort, arrivée dans les premières années de ce siècle. Le pas- teur Reclam avait publié : 1° Des penchants, tra- duit de l'allemand de Cochius, 1769 2' . Mémoires pour servir à l'histoire des réfugiés fran- çais dans les Etats du roi de Prusse, Berlin, 1782- 1799, 9 vol. i11-8'; 3. Mémoire historique sur la fondation des colonies françaises dans les Etats du roi de Prusse, publié à l'occasion du jubilé du 29 octobre 1785, Berlin , 1785 -- RECLAMSTOSCII , épouse du précédent, était fille d'un pasteur de Lino. Elle cultiva avec un égal succès la poésie allemande et la poésie française. Nous citerons, Parmi ses productions en langue française, son Recueil de pièces fugitives , Berlin , 1777, 1 vol. qu'elle dédia à Bitaubé. La dédicace se terminait par ces vers touchants L'immortalité que j'espère Est dans le cceur de mes amis, CAU.
  • Frédéric RECLAM( 1734 - 1774) : peintre et graveur à l'eauforte, naquit à Magdebourg en 1734. Son père était joaillier. Voyant ses dispositions pour les arts du dessin , il l'envoya à Berlin sous la direction de Perne. A l'âge de dixhuit ans, et déjà avancé dans la pratique de son art, il vint à Paris , où il fut fortement recommandé à Lempereur, joaillier de la cour, qui possédait un riche cabinet de tableaux. Le jeune Reclam profita de l'accueil qui lui fut fait pour se perfectionner dans ses études et suivre les leçons de Pierre, alors premier peintre du roi. il peignit avec succès le paysage et le portrait. En 1755 il fit le voyage d'Italie; et après avoir parcouru cette contrée, et surtout les environs de Rome, en artiste jaloux de s'instruire, il revint à Berlin rapportant avec lui une grande quantité d'études qu'il avait esquissées d'après nature. Une fois fixé dans cette ville , il se mit à cultiver la gravure à l'eauforte et exécuta, suivant ce procédé,- une suite de onze différentes vues d'après ses propres compositions, et deux vues d'Italie représentant le matin et le soir, l'une d'après Moucheron et l'autre d'après Dubois. Ces divers ouvrages promettaient un artiste trèsdistingué, lorsqu'une mort prématurée l'emporta dans la force de l'âge, en 1774
  • Frédéric REHBERG( 1758 - 1835) : peintre d'histoire et lithographe allemand , frère du précédent, né à Hanovre en 1758, mort à Munich en 1835. Après avoir étudié son art à Dresde et à Leipsick et en dernier lieu à Rome sous Mengs dès 1777, il se lia dans cette dernière ville d'une amitié étroite avec le célèbre David. En 1780 , il concourut par ses Enfants de Niobé contre les Horaces de son ami. Les connaisseurs mettent les deux tableaux à peu près sur la méme ligne. Appelé en 1783 à Dessau, comme professeur du jeune prince ducal, il alla en 1787 à Berlin comme membre de l'académie des beauxarts. L'année suivante, nous le retrouvons à Rome, puis à Naples, où il était l'invité constant des cercles de l'ambassadeur anglais, sir William HanUlton. C'est là qu'il prit les modèles pour sa singulière collection intitulée Différentes dispositions de l' cime, représentées par les poses pantonlimiques de lady Hamilton, peinte en 1794 par Rehberg et gravée en taille douce par Th. Piroli , 12 feuilles. Cette édition, devenue trèsrare, a été remplacée plus tard par une édition en 12 feuilles lithographiées et publiée par la fille survivante de l'auteur, Augustine Perl , Munich, 1840 De retour à Berlin en 1803, Rehberg fut une seconde fois chargé par le gouvernement prussien d'aller organiser à Rome une académie, prussienne des beauxarts. Ce projet n'eut pas plus de suite que celui de 1787. Reh- berg alla visiter la France, puis en 1812 Londres, retourna encore à Rome, exécuta ensuite en 1819 et 1820 pour l'empereur d'Autriche un Panorama d'Innsbruck en cinq toiles , hautes de deux pieds, et se fixa enfin en 1821 à Munich. Chargé par le ministre prussien d'Altenstein d'y étudier la lithographie pour créer plus tard une institution lithographique similaire à Berlin, Rehberg, se complaisant trop dans le séjour de Munich, ne quitta plus cette capitale. Outre les toiles citées, Rehberg a encore peint les sujets suivants. Le succès qu'ont eu beaucoup d'entre eux a été tel, qu'il en a reproduits plusieurs deux , trois, quatre et jusqu'à huit fois. Ce sont 1° Bélisaire, 1787 ; 2° 0Edipe; 3° Julius Sabinus avec sa femme et ses enfants dans la détresse; 40 Fra- tricide de Caïn ; 50 Bacchus et Cupidon ; 6. Orphée et Eurydice; 7° Amour et Psyché ; 8° Enée et Didon ; 9° Jupiter et Vénus, etc. Pour flatter l'orgueil britannique, il fit en 1814 un tableau allégorique représentant Napoléon déposant la couronne au pied du léopard anglais. En 1795, il avait gravé à l'eauforte des Scènes champêtres italiennes, Naples et Mais ce qui est plus important est son ouvrage Raphail Sanzio d' Urbin, sa vie et ses oeuvres, Berlin, 1824, 2 volumes de texte avec 2 volumes de lithographies représentant tous les chefsd'oeuvre de ce grand maître . En 1828, il rédigea encore les Eléments de l'art du dessin, avec 20-30 feuilles lithographiées
  • Frédéric REHM( 1792 - 1847) : historien allemand, né le 27 novembre 1792 à Immichenhain ; montra de bonne heure une application soutenue pour l'étude ; en 1808 , il se rendit à l'université de Marbourg pour y étudier la théo- logie, mais un autre genre de travaux lui souriait davantage, et en 1812 il alla à Goettingue pour s'y livrer à des travaux relatifs à l'histoire. Revenu à Marbourg, il obtint, en 1818, l'emploi de professeur extraordinaire de philosophie, et en 1820 celui de professeur ordinaire d'histoire. C'est vers les annales du moyen tige que Rhem dirigea spécialement ses investigations. Il consi- gna les résultats de ses recherches à cet égard dans son Manuel de l'histoire du moyen dge , en 4 volumes publiés de 1820 à 1838 ; on y reconnaît une érudition solide et une réunion im- portante de faits classés avec méthode. Le Cours d'histoire du moyen tige, Marbourg , 1826, 2 vol. , et l'Esquisse de l'histoire du moyen âge, Cassel, 1840 sont des abrégés, bien faits d'ailleurs, destinés aux gymnases et aux universités. On peut signaler encore parmi les ouvrages de ce laborieux écrivain un Manuel d'histoire uni- versel, 1830 , et un Manuel de l'histoire des deux liesses, Marbourg, 1842- 1846 Rehm mourut à Naumbourg le 6 novembre 1847
  • Frédéric ROCHLITZ( 1769) : littérateur allemand, naquit à Leipsick, le 12 février 1769; son goût pour la musique s'éveilla de bonne heure, ce qui ne l'empêcha pas de se livrer en même temps à l'étude de la théologie et de la philosophie. 11 passa sa vie dans la ville où il était né, s'occupant surtout des belleslettres et de critique musicale , sans s'adonner à quelque profession spéciale. Le grandduc de SaxeWeimar le nomma conseiller de cour ; il mourut le 16 décembre 1842. Il s'était fait quelque réputation coinme conteur par divers ouvrages qui sont aujourd'hui un peu délaissés et parmi lesquels nous citerons les Tableaux de la vie humaine d'après l'histoire et l'expérience, 1799-1803, 4 vol., et les Souvenirs d'heures heureuses, 1810-1811, 2 vol. Ses Petits romans et contes, 1809, 3 vol., et ses Contes nouveaux, 1816, 2 vol., furent bien accueillis du public. ll prit la peine de faire luimême dans ses oeuvres un choix de ce qu'il jugea de mieux , et il le publia en i821 ; ce choix d'ailleurs re t; volumes et trahissait ainsi l'indulgente faiblesse d'un père pour ses enfants. Un autre recueil du même genre suivit en 1818 en 9 volumes sous le titre d'Heures de repos. Comme critique musical , Rochlitz montra une activité soutenue et rendit de vrais services; il fonda la Gazette musicale universelle, et il en fut le rédacteur pendant vingt ans , 1798 à 1818: réunissant ses travaux les plus importants dans ce genre , il en forma 4 volumes intitulés Pour les amis de l'har. monie ; la seconde édition de cette collection vit le jour à Leipsick en 1830-1832. Dans les dernières aimées de sa vie, l'attention de Rochlitz se dirigea surtout vers les questions religieuses; et dans un but de propagande pieuse , il fit imprimer à ses frais, en 1835 , les Livres saints du Nouveau Testament accompagnés d'explications nécessaires pour l'édification domestique
  • Frédéric ROTHSCHOLZ( 1687 - 1736) : libraire, né , en 1f87, à Herrnstadt, dans la basse Silésie fut destiné, dès sa première jeunesse, au commerce, malgré son goût pour l'étude ; cependant il profita de quelques cours des professeurs de Leipsick et Halle. Il fut ensuite commis dans plusieurs maisons de librairie; en dernier lieu, il entra dans celle de Tauber ; et , le chef de cette maison étant mort, il épousa une des filles et continua le commerce à Nuremberg, tandis que son beaufrère dirigeait les affaires de la même maison à Altorf. Dès lors il fit un grand nombre d'entreprises littéraires, surtout en ouvrages de gravure, dont les frais énormes faillirent le ruiner. En outre , il fut luimême un écrivain trèsfécond et publia une bille d'ouvrages, les uns pour gagner de l'argent, les autres pour acquérir une réputation d'homme de lettres, qu'il ambitionnait extrêmement , quoiqu'il lui manquât beaucoup pour mériter ce titre. Il se piquait d'entretenir une correspondance très savante avec les auteurs ; mais on prétend qu'il en payait d'autres pour lui rédiger ses missives. Il était si vain qu'il mettait son nom et son portrait partout ; on assure qu'il s'est fait graver vingt fois dans sa vie et toujours d'une manière différente. Cependant Rothscholz parait avoir possédé des connaissances trèsvariées; et ce goût si vif pour les sciences et les lettres, qui lui fit exécuter tant d'entreprises, lui fait au moins honneur, s'il n'a pas entièrement tourné à son profit. Voici les principaux ouvrages dont il est auteur ou éditeur 1° Icones eruditorum academice Altdor 1721 ; 2° Nouveau salon de gravures' , l'on trouve les portraits de savants et d'artistes célèbres et de quelques femmes, ier cah., 1722 3° Icones consiliariorum reipubl. Novim- bery., 1723 ; 40 Icones virortten omnium ordinant erutlitione meritorum , 17'25 , 1731 ; 5. Jac. Verheidenii imagines et elogia prœstantium alignot theologoruen cent catalogis brorum ah iisdem editorum, t?.° édit., 1725 ; 6° Mémoires pour servir à l'histoire des savants, 1725-1726, 3 vol. ; 7° Icones bibliopolarunt et typographorunt ab incunabulis ty- pographe"( e, 1726-1735, trois parties, contenant ensemble 150 portraits. Cet ouvrage est devenu rare. 8° Bibliotheca chimica Bothscholzittna, 17.27- 1733, cinq parties, qui ont paru sous divers titres. Rothscholz s'était beaucoup occupé de chi- mie ; il a donné des éditions allemandes des oeu- vres chimiques de Nicolas Flamel, de Sendivo- gins , Beccher, Synesius et autres. 9° Designatio omnium dissertationum inauguraliunt Altdoe: fina- runt, 1728 Rothscholz avait le projet de dresser un catalogue de toutes les thèses imprimées; mais ayant apparemment mieux reconnu les difficultés de ce travail long et minutieux , il y renonça après l'impression de la seconde feuille, où il n'est encore question que de la petite université d'Altorf. 10° L'Europe savante, ou Notice des universités, académies, gymnases, etc., Franc- fort, 1728 en allemand ; 11° le Salon de gravures philosophiques, ou Portraits des princi- paux philosophes , chimistes et médecins de la ville de Nuremberg , 1728 12° Thesaurus sym- bolorum ac emblematunt, id est , insignia bibliopo- larunt et tgpographorum, 1731 de 52 plan- ches et 64 feuilles de texte. Rothscholz a joint deux traités de Spoerlius et Vinhold sur ces marques de libraires. Ce volume n'est que la première partie de l'ouvrage ; et c'est tout ce qui en a paru. Les gravures ne sont pas toujours fidèles et ne sont pas sur la même échelle : elles manquent d'ailleurs de caractère. Ce grand travail ne serait bien utile qu'autant qu'il serait complet cependant, comme il est devenu rare, son prix est élevé : on l'a payé jusqu'à cent vingt francs en vente publique. 3. L'eterum sophorum sigilla et imagines magicoe, e J. Trithemi Us . erutoe, eui accessit enta log . libra rant rariorum enagico- cabali stico- chymi- rorum, 173e 14° Théâtre chimique allemand, I 732 , 3 vol . ; 15° Pinacotheca insignium , quibus acadentiœ facultates, societates literarice , vin i docti ac denique notarii usi sant et utuntur, 1735 ; 16° Court essai d'une histoire ancienne et moderne des libraires, 2 vol. L'auteur a publié en outre plusieurs livres de piété et d'autres ouvrages de sa composition, dont on peut voir une liste assez complète dans le tome 3 du Dictionnaire des savants nurembergeois de \Ville et dans le 3° volume supplémentaire du même ouvrage , par Nopitsch. Rothscholtz mourut le 15 janvier 1736; il avait accru considérablement, par ses dons, la bibliothèque de l'université d'Altorf
  • Frédéric RUCHS( 1780) : historien suédois, était né en 1780 à Greifswald, dans la Poméranie sué- doise', où il devint professeur d'histoire. Etant allé à Berlin, il y fut trèsbien accueilli et nommé historiographe du roi de Prusse. Cette place, plus avantageuse et plus honorable qu'elle n'exigeait de soins, lui laissa beaucoup de temps pour ses travaux littéraires, trop tôt interrompus par sa mort. Outre son Histoire de Suède, Halle, 1808-1810, 4 vol. on lui doit : 1° Essai d'une histoire de la religion, du gouvernement et de la civilisation de l'ancienne Scandinavie , 1801, in - 8° ; 2° une statistique ayant pour titre : De la Finlande et de ses habitants, 1809 3° des Lettres sur la Suède, 1814 ; 4° l'article Suède dans la dernière édition de la Géographie de Busching. Ruchs mourut en février 1820 à Livourne, où il s'était rendu pour rétablir sa santé. Il a laissé plusieurs ouvrages incomplets et inédits, entre autres une Histoire de Byzance, d'après les anciens auteurs byzantins
  • Frédéric RÜHS( 1780 - 1820) : historien allemand , né en 1780, dans la Poméranie suédoise, étudia l'histoire et la théologie à l'université de Gcettingue. où Schlegel l'engagea surtout à s'occuper de l'histoire de la Scandinavie ; ce qui fut d'autant plus facile à Rühs qu'il connaissait à fond la langue suédoise. Son premier essai dans ce genre fut un Essai d'une histoire de la religion , de la constitution et de la civilisation de l'ancienne Scandinavie, Goettingue, 1801. Appelé à une chaire de professeur à Greifswald, il eut l'occasion et le loisir de se livrer aux études qu'il s'était choisies, et il publia les quatre premiers volumes de son Histoire de Suède, Halle, 1801-1810. Cet ouvrage est estimé : l'auteur a fait de grandes recherches et se montre versé dans la littérature suédoise, mais le fond en a plus de mérite que la forme ; il y a aussi quelques erreurs de détail, quelques jugements hasardés et des récits pour lesquels l'auteur paraît avoir manqué de critique. Il donna séparément la Fie abrégée de Gustave- Adolphe, 1806. L'invasion des Français dans la Poméranie et la révolution de Suède, qui mit sur le trône une autre dynastie, l'empêchèrent d'achever l'histoire de ce royaume. Il refit le volume de Büsching traitant de la Suède , Hambourg, 1807 ; et, à l'occasion de la conquête de la Finlande par les Russes, il publia une géographie de cette ancienne province suédoise : la F et ses habitants, Leipsick, 1809, qui Contient, M. Daunou a consacré à ce recueil un article intére9ant inséré dans le Journal des Savants, jui,let 1831. En 1831, M. Friedmann a fait paraître, à Brunswick , 2 volumes contenant des Diss, rlaliones. oroliones et epistolœ de Ruhneken, en partie publiées déjà. M. M'aine a mis au jour, en 186O, la Correspondance de Ruhneken et de Valciientiér, et, en 1847, il a donné un volume de Lettres échang'ées avec Wyttenbach. outre la topographie de ce pays, les extraits des mémoires du savant finlandais Porthan. En 1810 et 1811, il fit un voyage en Suède, peut-être pour chercher une place dans ce pays. En effet, les dotations des domaines de Poméranie distribués par Napoléon à ses généraux privaient cette province des moyens de soutenir plus longtemps l'université de Greifswald, où Rühs était professeur. 11 sollicita alors une chaire à Leipsick et forma le projet d'écrire l'histoire de l'empire d'Orient, d'après les écrivains byzantins. Enfin il fut appelé à Berlin pour y professer l'histoire ; l'académie le reçut au nombre de ses membres et le gouvernement le nomma son historiographe. Il avait préparé à Greifswald un cours d'histoire qui devait durer cinq ans ; il en publia à Berlin la partie introductive sous le nom de Propœdeutique. A l'égard de l'histoire de la Prusse dont il avait à s'occuper comme historiographe, il mit au jour une brochure sur r Etude de l'histoire prussienne, qui est un savant aperçu des sources où doit puiser l'historien. Après son retour de Suède, il avait fait paraître des Lettres sur la Suède et sur les nouveaux rapports de ce royaume, Halle, 1811k, afin de réfuter les assertions du voyageur Acerbi. Sa santé délabrée lui fit entreprendre un voyage en Italie : mais son mal était sans remède. Il mourut de phthisie à Livourne, le let février 1820
  • Frédéric RUYSCH( 1638) : l'un des plus habiles anatomistes qu'ait produits la Hollande, naquit à la Haye le 23 mars 1638. Son père, qui était secrétaire des EtatsGénéraux, descendait d'une famille qui avait occupé , à Amsterdam , les emplois les plus honorables de la magistrature. Le jeune Ruysch, envoyé à l'université de Leyde pour y compléter ses études, se sentit entraîné de bonne heure vers celle de l'histoire naturelle, de la médecine et de l'anatomie. , envoyé par le roi d'Espagne comme professeur à Louvain, étant venu à passer à Leyde, y afficha des prétentions extraordinaires , en rabaissant Je mérite des autres anatomistes. Les professeurs Deleboé et Van Horne, pour réprimer la vanité de cet étranger, empruntèrent le secours de Ruysch. De la Haye, où celuici demeurait , il venait à Leyde leur apporter ses préparations, qui étaient soumises aux regards étonnés de Bils; puis il retournait à la Haye préparer de nouvelles pièces destinées au même usage ; et c'est ainsi que furent réduites à leur juste valeur les prétentions de ce gentilhomme charlatan , qui se vantait de conserver pendant des siècles aux pièces anatomiques toute la fraîcheur d'une dissection récente. Promu , en 1665, à la chaire d'anatomie d'Amsterdam , Ruysch ne cessa, pendant plus de soixante ans, de consacrer la plus grande partie de son temps au perfectionnement de la science anatomique, dans laquelle , en effet, il s'est immortalisé pour en avoir reculé les bornes. Swarnmerdam , qui avait découvert la méthode d'injecter les cadavres avec des cires colorées, ayant renoncé à la culture de l'anatomie pour se jeter dans l'illuminisme de la Bourignon , et ne voulant cependant pas que son secret fût perdu , en donna connaissance à Ruysch, avec lequel il était lié , et qui ne croyait pas, comme son ami, que l'étude anatomique de la créature fût une offense envers le créateur. Ruysch se servit habilement de cette découverte qu'il perfectionna ; et il en obtint des succès qui surpassèrent ses espérances et qui firent l'admiration de tous les savants. Ses furent si heureuses qu'elles parvenaient jusqu'aux dernières ramifications des vaisseaux capillaires les plus déliés , et que chaque partie injectée conservait un degré de consistance, de souplesse , de couleur, de délicatesse, presque voisin de l'état naturel. Aussi les sujets qu'il préparait avaient plutôt l'apparence de personnes vivantes que de cadavres. De plus, ses préparations avaient ce grand avantage que, loin de se corrompre et d'exhaler une odeur désagréable, elles n'éprouvaient pas la moindre altération et n'affectaient nullement l'odorat le plus susceptible, quoique souvent l'anatomiste eût opéré sur des sujets déjà avancés et voisins de la putréfaction. C'est ainsi , par exemple, qu'il entreprit, en 1666, par ordre des EtatsGénéraux , d'injecter le corps du viceamiral anglais Berkley, tué dans une action entre les flottes anglaise et hollandaise, et que ce corps, déjà corrompu, sortit des mains de Ruysch et fut renvoyé en Angleterre aussi habilement préparé que si t'eût été le cadavre frais d'un enfant, ce qui lui valut, de la part des EtatsGénéraux , une récompense digne tout à la fois de leur grandeur et du mérite de l'anatomiste. A l'éclat et à la fraîcheur, les préparations de Ruysch joignaient un degré de solidité tel que , durant le cours de sa vie , qui l'ut fort long, il eut la satisfaction de les voir résister à l'injure du temps et se conserver dans la plus parfaite intégrité ; il put ainsi jouir d'un triomphe que la médiocrité jalouse lui avait plu- sieurs fois si injustement contesté, et qui devint encore plus éclatant lorsqu'il fut remporté sur de vrais savants, entre autres sur Bidloo, son émule , avec lequel il avait eu d'assez vives altercations. Lorsque l'on considère à quel point de perfection Ruysch porta l'art d'injecter, on n'est plus étonné de ses découvertes anatomiques, dont nous exposons ici les principales. Dès 1691, il donne une description trèsexacte de l'artère bronchiale, qui à peine avait été entrevue , et il découvre ses fréquentes anastomoses avec l'artère pulmonaire. Quelques années après, il détermine avec la mème exactitude la structure des valvules qui garnissent les vaisseaux lymphatiques, publie de ces valvules des figures trèsbien exécutées, démontre jusqu'à l'évidence le véritable cours de la lymphe et raconte, à ce su jet, comment il réduisit au silence Louis de Bils, en lui faisant apercevoir plus de deux mille de ces valvules, dont le charlatan s'obstinait à nier l'existence avec des termes de mépris pour ceux qui les jugeaient seulement possibles. Toujours à l'aide de ses inimitables injections, Ruysch parvient à démontrer la structure toute vasculaire du cerveau , que les médecins italiens prétendaient être glanduleuse ; il publie une excellente description de la membrane arachnoïde et de ses vaisseaux. Puis, s'occupant de la structure des diverses parties de l'ail , il découvre la lame interne de la choroïde, qui depuis a reçu le nom de membrane ruyschienne, et fait voir la texture admirable des vaisseaux qui s'y ramifient ; il aperçoit le premier les nerfs ciliaires , et donne une description plus complète et plus exacte des procès ciliaires et des vaisseaux de la rétine. L'anatomie de l'oreille lui doit aussi la connaissance du périoste des osselets qui entrent dans sa composition , ainsi que des ligaments qui servent à les articuler, etc. A mesure qu'il avançait en âge, Ruysch voyait ses occupations se multiplier ; c'est ainsi que , tout en remplissant sa chaire d'anatomie, il exerçait les fonctions de médecin légiste près des tribunaux , était chargé de l'in - struction des sagesfemmes, se livrait à la pratique de la médecine et enfin professait la botanique. Appliqué à cette dernière science, son génie v prit le même essor que dans celle de l'anatomie. ll mit la même adresse à disséquer et à conserver un grand nombre de végétaux exotiques, que le commerce étendu des Hollandais lui fournissait de toutes les régions du globe; et ii sut ainsi éterniser les plantes comme les animaux. Son cabinet était fort curieux et trèsriche : ses préparations anatomiques, rangées dans trois salles assez vastes , étaient entremêlées de divers objets d'histoire naturelle disposés avec beaucoup d'ordre ; et le tout était, en quelque sorte, animé par des inscriptions ou des vers tirés des meilleurs poètes latins. Ce cabinet, qui faisait l'admiration de tous les étrangers, était journellement visité par les personnages de la plus haute distinction. Lorsque le czar Pierre voyagea en Hollande pour la première fois, en 1698, il fut frappé, transporté à cette vue, et ne put s'empêcher de baiser avec une sorte de tendresse un petit enfant qui semblait lui sourire. Il ne se lassait point d'admirer toutes les raretés que ce lieu renfermait : il y passait des journées entières ; et, afin de mieux satisfaire son goût pour l' il acceptait le modeste repas du docteur et profitait ainsi plus longtemps de ses entretiens. A son second voyage. en 1717, il acheta c
  • Frédéric SANVITALI( 1704 - 1761) : mathématicien, naquit en 1704, à Parme , d'une des premières familles de cette ville. Il prit jeune l'habit de StIgnace et se dévoua tout entier à la carrière de l'enseignement. L'éloquence, la littérature et la théologie l'occupèrent tour à tour; mais il s'attacha surtout et avec succès aux mathématiques. Envoyé par ses supérieurs au collège de Brescia, ses talents ne purent échapper au cardinal Querini , et il eut part à l'édition que préparait ce prélat des lettres du cardinal Pole et revit les mémoires de ce prince de l'Eglise; enfin il se chargea de prononcer son oraison funèbre . Le P. Sanvitali mourut au college de Brescia, le 8 décembre 1761. Outre la traduction latine de trois lettres de Querini , on a de ce savant : 1° Arithmeticoe elementa explicata et demonstrata in usum adolescentium, Brescia, 1750 ; 2° Compendiaria arithmetiroe et geo- metrioe elementa, ibid., 1756 3° Compendio della storia sacra ed ecclesiastica, ibid., 1761 C'est un extrait de la Science de /a jeune noblesse, par le P. Duchesne . Eletnenti d'architettura civile, ibid., 1765, ouvrage posthume; 5° deux dissertations : Sopra il passagio degli ucelli, dans la Raccolta de disse, tax. da diversi autori, Brescia, 1765 ; Sopra la maniera di insegnare parlare coloro che essendo nati sordi sono ancora muti, dans le tome 2 du même recueil; 6° une Lettre à Mario Cornaro sur la nature des nombres, dans le tome 6 de la Storia letterar d'Italia. Voyez Caballero, Suppl. Bibliot. Soc
  • Frédéric SASS( 1798 - 1852) : général russe, né en Courlande en 1798, mort à StPétersbourg en 1852. Il descendait d'une ancienne famille assez aisée de la Courlande. Après avoir été élevé dans les écoles de cavalerie de la capitale, il fit ses premières armes contre les Perses, puis contre les Turcs en 1826 et 1828. Il y arriva au grade de lieutenant- colonel. L'année suivante, il fut envoyé dans le Caucase, sous le gouvernement général de Rosera, puis de Reidhardt. En 1834, il y avait gagné le grade de général de cavalerie. C'est à lui que les Russes durent la défaite de KhasiMoultah et de HamsaBey, , premiers chefs des Murides. Lors (le l'apparition de Schamyl dans les montagnes, ce fut Sass presque seul qui tint tète, pendant près de huit ans, à ce hardi chef. Les exploits, les surprises et les coupi de main qu'exécuta Sass en firent une espèce de héros populaire russe entouré d'une auréole mystique ; et ruèrne , dans les chants tcherkesses qu'a recueillis Bodenstedt , on voit que les montagnards, ses ennemis, le nommaient avec une profonde vénération. En 1842, Sass s'était avancé jusque dans la vallée de Laba, à ProtschnyOkop , et avait imposé la neutralité à beaucoup de tribus rebelles, lorsqu'il fut inopinément appelé à StPétersbourg devant le ministre de la guerre. On lui reprocha (l'avoir outrepassé les ordres de ses supérieurs et d'avoir entrepris à ses risques des courses qui auraient pu compromettre l'armée. Justifié, mais non réhabilité, il alla en Courlande. L'année suivante parut un pamphlet qui lui reprocha d'horribles cruautés exercées contre les tribus amies et rebelles. Sass revint à StPétersbourg, où il parvint aisément à se justi-; fier une deuxième fois. Ce ne fut qu'en 1849 que, lors de la guerre de Hongrie , on pensa une dernière fois à lui. Il fut remis en activité, mais sans avoir un grand commandement à lui. Sous Luders et Tcheoddieff, il força les défilés d'Uito, en Transylvanie, et prouva de nouveau , dans les districts montueux de ce pays , comme de la Hongrie , que la Russie n'avait pas de meilleur général de cavalerie que lui. Après la guerre, il demanda sa retraite et se retira dans ses domaines de Courlande, où il mourut bientôt après
  • Frédéric SCHEDEL : marchand hollandais, fut oisi par le conseil de Batavia pour aller à Can- s'assurer des dispositions des Chinois et y .. 'ter du commerce entre les deux nations. En ' _équence, il partit de Formose le 20 janvier , montant une riche frégate. Arrivé près - Ieytamen dans la ri ière (le Canton, il fut _,.réablement surpris de voir venir à son bord I.. !amiral chinois , qui lui apportait des compliments de la part des magistrats de la ville. Cependant, malgré ce bon accueil apparent , il fut bientôt abandonné par cet amiral et ensuite ' fouillé sans aucun ménagement aux portes de :.anton. H découvrit plus tard que ce premier désagrément, qui fut suivi de beaucoup d'autres 1 . lui venait des Portugais, déjà en relation avec la Chine et ne négligeant rien pour en éloigner les autres Européens. La patience hollandaise ne se rebuta pas de ces contretemps; redoublant de soins auprès des magistrats, il pari int à leur ., faire goûter d'un excellent vin auquel ils s'accoutumèrent volontiers. Ces mandarins adoucis lui ménagèrent une audience du Niceroi. Quoique sa marche se fit avec pompe, il fut insulté sur la route par le petit peuple, dont les outrages le touchèrent d'autant moins qu'ils s'exhalaient, en propos pour lui inintelligibles. Le viceroi lui donna un trèsbeau diner , et la manière dont il le congédia ne fut pas moins gracieuse. Il y a's ait peu de temps que cet empire venait pour la se-'coude fois (litre conquis par les Tartares. La mère du viceroi, qui était de cette nation, souiaita voir les Hollandais. Schedel fut trèsbien reçu de cette dame. Et, pendant sa visite , il fit louer par ses trompettes plusieurs fanfares qui plurent beaucoup à l'assemblée. De leur côté, les cmrtugais mirent tout en ru pour perdre les o llandais dans l'esprit des grands et (lu peuple. n'auraient cependant réussi que trèsfaible- eut si un commissaire , arrivé de Pékin , n'eût . appuyé leurs propos auprès du viceroi. Il insista . sur la nécessité de connaitre la volonté de l'em- pereur avant de prendre aucun engagement avec une nation étrangère. Cette objection parut si embarrassante au viceroi qu'il conseilla à Sche- - del de partir, sous prétexte que le gouverneur -, de Batavia le rappelait. 11 mit en effet à la voile : et emporta des lettres de ce magistrat, par les- quelles il promettait au gouverneur son amitié ' et tous les services qui dépendraient de lui. Il al Les figures, au nombre de 2000, environ , y compris celles ,ui ont été répétées plusieurs fois , forment tout le prix du lourd ,olunie publié par Schedel, et le zèle des amateurs en faveur des vieilles gravures sur bois fait qu'il est assez recherché. Dibdin, ,lans la Bibliotheca Speaceriana , est entré dans de fort longs , ietails, et il a donné le fac- simile de plusieurs de ces figures. lui conseilla également d'envoyer de riches présents au Grand Khan en Tartane. Schedel fut rem oyé une seconde fois en Chine, accompagnant Zacharie Wagenaar. 11 fut bien reçu de l'amiral qu'il avait vu dans son premier voyage; celuici le renvoya cependant au mandarin Tutang. Les Portugais n'ayant pas cessé d'agir pour nuire aux Hollandais, et ceuxlà n'ayant pas ,ulu se prêter à l'avidité des Chinois qui demandaient des sommes exorbitantes pour accorder seulement des audiences, la négociation n'eut aucun résultat. Néanmoins, elle lit voir aux Hollandais qu.ils s'y étaient mal pris d'abord, et qu'ils pourraient se mieux conduire dans la suite. Schedel, avec les siens, remit à la voile pour Batavia et Communiqua de nouvelles vues sur la manière de s'introduire en Chine. Voyez Histoire des voyages, Collection de Thérenot
  • Frédéric SCHENCK ou SCHENCKIUS( 1503) : né en 1503 dans les PaysBas, de l'ancienne et noble famille de Teutenburg, était président de la chambre impériale de Spire, à l'âge de trentetrois ans. Près de parvenir aux plus hautes dignités où son mérite et sa naissance l'appelaient, il fut effrayé des dangers de la cour, la quitta pour embrasser l'état ecclésiastique et fut successivement prévôt de StPierre d'Utrecht et évêque de cette ville, dont il devint le premier archevêque. Il y mourut en 1580, après vingt ans d'épiscopat. Ses ouvrages de droit, presque tous insérés dans le Trachaus tractatuum, sont : 1° Trias forensis, Anvers, 1528 ; 2° Progymnastnata fori, imprimé avec son Viridarium conclusionunt juridicarum, Halle, 1537 Cologne, 1589 ; 3° Tractaius de testibus , Cologne, 1577 4° Interpreta- 'orles in libros Ires feudoruni', Cologne, 1555. Ses vres de doctrine sont : 1° Dialogue contre les ivrones; 2° un Traité des devoirs d'un écèque, 1525, t-8° ; 3° De l'usage et de l'ancienneté des saintes nages, Anvers, 1567 Ce dernier ouvrage st d'une grande érudition et le meilleur qu'ait omposé l'auteur. — SCHENCK , rofesseur en médecine à Iéna sa patrie, mort en 671, dans sa 51e année, enseigna , pratiqua et criait beaucoup ; mais il paraît, par ses Observa- roues nzedicce , Leyde, 1644 ; Francfort, 667 et 1670 qu'il était crédule et se irait au merveilleux. C'est une compilation de entes de vieilles femmes, débités du plus grand érieux. On y voit des gens obsédés du démon t guéris par la combinaison des secours de la iédecine et de ceux de l'Eglise ; un hermaphroite marié à un homme, dont il eut plusieurs fils t filles, ce qui ne l'empêchait pas d'abuser des errantes, et de leur faire des enfants. Enfin on • voit, dans un seul chapitre, vingtcinq passages !e différents auteurs, qui rapportent que des mimes ont été subitement changées en hommes ; nais il ne cite qu'un exemple d'homme changé n femme. Tout cela nous dispense de parler des .utres ouvrages de Schenck, dont on peut voir le létail dans Niceron, t
  • Frédéric SCHULZE( 1762 - 1798) : romancier allemand, à Magdebourg en 1762, fut élevé avec dur dans sa famille, et il fit ses études à Halle, où connaissance qu'il avait de la langue françai I j procura quelques ressources en donnant des rons et en faisant des traductions. Il était ce- Aidant en proie à la misère, et il essaya d'en I wtir en cherchant à s'engager à Dresde dans , e troupe de comédiens. On ne lui trouva pas r ez de talent pour l'admettre ; et, comme après -4 t il fallait vivre, il se mit aux gages des li- ' raires, et il écrivit des romans qui se succé- rent avec rapidité. N'ayant aucun emploi, par- rant le monde, il résida successivement à ,nne, à Berlin , à Weimar. Deux livres des-„és à la jeunesse et qu'il publia alors : Maurice ,, 1785) et Léopoldine ,reurent un suc- , qu'attestent de nombreuses éditions. En 1789, se rendit à Paris, et à son retour, l'année sui a - nte, il fit paraître à Berlin deux ouvrages : Bis- aire de la grande révolution française ; — Paris r les Parisiens ur), qui sont restés fort inconnus parmi nous t qui abondent cependant en renseignements • .'un vif intérèt, en tableaux fidèles et dessinés l'après nature. Il obtint enfin , grâce à quelques irotecteurs qu'il avait à Berlin, l'emploi de pro-. .esseur d'histoire au gymnase de Mittau. Il sut equérir de vives sympathies dans ce poste su-,.-, Alterne, si bien que l'ordre des bourgeois l'en-. voya comme député à la diète de Varsovie en 11791. Il y joua un rôle assez important; il fit obtenir au tiers-état divers points qui étaient demandés ; plusieurs difficultés sérieuses qui s'étaient élevées furent aplanies grâce à ses efforts, mais elles se reproduisirent peu après. Les observations qu'il eut l'occasion de recueillir à cet égard furent consignées dans son livre publié à Berlin en 1797 : Voyage d'un Livonien en Pologne. En 1793, Schulze fit un voyage en Italie , mais il en revint malade, et, peu de temps après, il fut atteint d'aliénation mentale. Il mourut à Mittau en 1798
  • Frédéric SEYBOLD( 1784 - 1843) : fils du précédent, romancier et journaliste allemand, né le 5 mai 1784, à Bouxviller, dans le département fran-çais du BasRhin, mort à Stuttgard le 23 juillet 184:3. Son père, principal du collége de Bouxviller, ayant été arrêté , en 1793 , avec sa femme , par ordre de Robespierre , les enfants furent envoyés auprès de leur grand'mère, à Brackenheim dans le Wurtemberg. Le père fut, en 1795 , nommé professeur de philologie à l'université de Tubingue. Le jeune Frédéric avait à peine commencé ses études théologiques aux écoles secondaires de Denkendorf et Maulbronn , lorsque, en 1801 , il lui prit fantaisie de s'enrôler dans l'armée de Napoléon ler, qui devait faire la fameuse descente en Angleterre. La nouvelle destination donnée à son corps l'amena , en 1805, en Allemagne. Il entra alors dans l'armée wurtembergeoise, où il fit, comme officier de tirailleurs, une expédition dans le Vorarlberg. En 1812, il était lieutenant des gendarmes; puis, dans les campagnes de France, il fut, à cause de sa connaissance de la langue française, adjoint à l'étatmajor. Congédié, en 1815 , avec le grade de capitaine, il se mit à étudier !e droit à Tub Dès 1817, il créa divers journaux libéraux à Stuttgard , intitulés Nouvelle Gazette de Stuttyard ; Cahiers de Stuttgard; Annales allemandes, qui furent successivement supprimés par le gouvernement. En 1819 , il fut nommé à la chambre des députés par les électeurs de Brackenheim. L'année suivante, il créa la fameuse Gazette du Neckar, qui , pendant dix ans, a été l'organe le plus considérable du libéralisme allemand. Sa polémique était si virulente que, nonseulement les gouvernements de Hanovre, HesseCassel et Prusse s'en émurent, mais aussi celui des Bourbons. Cet organe prit, pour éviter la suppression totale, en 1829, le nom de Gazette du Neckar et du Danube. La révolution de juillet décida Seybold à faire un voyage à Paris ; il en revint trèsdésappointé à Stuttgard, en 1831. Il exhala alors sa mauvaise humeur dans un certain nombre de romans et nouvelles, où il fustigea tant les meneurs du mouvement de Paris en 1830, avec leurs arrière- pensées, que les libéraux allemands de cette époque avec leur maladresse. En 1836, enfin, il se mit à la tète de l'Observateur, qu'il rédigea jusqu'à sa mort. Ce journal, le seul organe du libéralisme wurtembergeois qui pût se maintenir à travers toutes les crises, existe encore aujourd'hui ; il s'occupe tant des abus de pouvoir bureaucratiques de l'intérieur que des questions pendantes à l'extérieur. C'est à Seybold que le libéralisme wurtembergeois doit sa tenue ferme et modérée à la fois, qui a toujours su éviter les échecs. Cet auteur a aussi publié les ouvrages suivants : 1° Sur l'armement national, Shit tga rd , 1827, in - 8° ; 2° l'Europe et la Turquie, ibid., 1827 ; 3° le Camisard, roman historique, ibid., 1828 ; les Temps modernes, par un vieux constitutionnel, ibid., 1838 ; 5° le Patriote, roman corniquepolitique, Munich, 1838. C'est un ouvrage qui seul suffirait à perpétuer le nom de Seybold : c'est là qu'il flagelle le mouvement politique de 1830. 6° Souvenirs de Paris, Stuttgard , 1831. Ces lettres, qui se placent dignement à côté des Lettres de Boerne, valurent à leur auteur sept mois de prison. 7° Recueil de nouvelles, ibid., 1833 et suivantes. Une d'entre elles est intitulée le Révolutionnaire et le Vendéen; Seybold y trouve l'occasion de louer la modération du général Kléber, qui avait sauvé son père (le l'échafaud et montré beaucoup de douceur dans les guerres de la Vendée. 8° Fragments des écrits d'un prisonnier, ibid., 1834
  • Frédéric SPANHEIM( 1600 - 1649) : théologien protestant, naquit, dans la ville d'Amberg, le ler janvier 1600. Son père , conseiller ecclésiastique de l'électeur palatin , jouissait d'une considération méritée. Après avoir achevé ses études à l'académie de Heidelberg, où il acquit des connaissances étendues dans les langues et la philosophie, il se rendit, en 1619, à Genève pour y faire son cours de théologie. Bientôt après , la guerre désola le palatinat. Dans le dessein d'adoucir les charges de sa famille, il entra comme précepteur chez le commandant d'Embrun , qui le garda trois ans. De retour à Genève, il y termina ses cours, puis fit le voyage de Paris, où il avait un parent ministre de Charenton, qui le détourna d'accepter la chaire qu'on lui offrait à Lausanne. Il visita l'Angleterre, en 1625 , revint , l'année suivante, à Genève et y obtint au concours la chaire de philosophie. Un mariage qu'il contracta , peu de temps après , avec une personne qui descendait du célèbre Budé , le fixa dans cette ville. Admis au nombre des pasteurs, il succéda dans la chaire de théologie, en 1631, à Ben. Turretin. Les talents que Spanheim déploya dans la carrière de l'enseignement étendirent au loin sa réputation. Plusieurs académies d'Allemagne et de Hollande se disputaient l'avantage de le posséder ; jaloux des succès d'un de ses nouveaux collègues, Alexandre Mourus, il quitta Genève. Le conseil fit de vains efforts pour le retenir, et il reçut, en partant, des preuves multipliées de l'attachement que les habitants lui portaient. Il arriva, sur la fin de l'année 1642, à Leyde , où il justifia la réputation qu'il avait ; mais, épuisé de travaux, il tomba malade et mourut le 30 avril 1649. C'était un homme struit et laborieux, mais animé d'un zèle farouche ; aussi pritil un part active aux disputes religieuses qui troublaient alors la Hollande. Malgré les devoirs de sa place, il entretenait une correspondance active avec les savants. Outre des sermons, des harangues , un abrégé de la Pan- strate de Charnier jusqu'à sa mort, Genève. 1633 ; 2° le Mercure suisse, ibid., 1634 3° Commentaire historique de la rie et de la mort de Christophe vicomte de Dhona, ibid., 1639 ; 1° le Tableau d'une princesse, représentant divers mystères et intrigues de nos temps, sans nom de ville et sans date ; réimprimé sous ce titre : Mé- moires sur la vie et la mort de l'électrice palatine , née princesse d'Orange, Leyde, 1615, même format; 5. Diatriba historica de ori- gine, progressu et sectis anabaptistarum, Franeker, 1615, à la suite de l'ouvrage de J. Cloppenburg, Gangrœna theologice anabaptisticoe, traduit en anglais, Londres, 1646 Spanheim laissa sept enfants , dont les deux aînés se sont acquis , en marchant sur ses traces, un grand nom dans les lettres. Indépendamment des auteurs cités , on peut consulter , pour plus de détail , Freher, Theatr. viror. illustrium, t. 1, p. 513. et le Dict. de Bayle, ainsi que le Supplément de l'abbé Jay, où l'on trouve une épitaphe singulière de Spanheim
  • Frédéric SPANHEIM( 1632 - 1701) : théologien, frère cadet du précédent, naquit à Genève en 1632, et, à l'àge de dix ans, fut emmené par son père à Leyde , où il acheva ses études de la manière la plus brillante. Reçu docteur en philosophie, à dixneuf ans, il se livra tout entier à la théologie et aux langues orientales, et entra dans la carrière évangélique où il se fit remarquer dès le début. L'électeur palatin CharlesLouis, qui travaillait à relever l'académie de Heidelberg. nomma Spanheim à la chaire de théologie, et bientôt il se montra l'égal des plus anciens professeurs. Les bontés de l'électeur ne l'empéchèrent point de s'opposer au divorce de ce prince; et sa fermeté fut d'autant plus remarquée, qu'elle ne fut imitée par aucun de ses collègue. Spanheim avait refusé toutes les vocations qu'on lui avait offertes; mais, en 1610, il accepta la chaire de théologie et d'histoire sacrée à l'université de Leyde. Il en prit possession, au mois d'octobre, par un discours qui fut généraement applaudi. En 1674, il joignit à cette place celle de bibliothécaire, et la même année il publia une nouvelle édition corrigée et augmentée du Catalogue des livres dont la garde lui était confiée . Il remplit ce double emploi avec un zèle infatigable, et fut honoré quatre fois du titre de recteur. Les curateurs de l'université le dispensèrent de continuer ses leçons pour lui donner le loisir de travailler à l'édition qu'il préparait de ses ouvrages; mais attaqué d'une paralysie, en 1695, il ne .put jamais se rétablir entièrement, et il mourut le 18 mai 1701. Les nombreux ouvrages de Spanheim ont été recueillis sous ce titre : Opera quatenus complec- tuntur geographiam , chronologiam et historiam sarram et ecclesiasticam, Leyde, 1701-1703 3 vol. Le premier .a été publié par Spanheim, et les deux autres l'ont été par Jean Marck, l'un Catalogus bibi. publicœ Lugduno- Bnlavœ, Leyde, 1672 rare. Ce n'est qu'une réiinl,ression augmentée , tu Catalogue publié par Dan. Fiein,ius. en 1640; elle est tout à fait mu tue depuis la publication du Catalogue 1716, avec un supplément, rédigé par Wolferd Senguerd, Jacq. Gronovius, etc. de ses élèves. On trouvera les titres des différentes pièces que contient cette collection, au nombre de soixante et onze, dans les Alétnoires de Niceron, t. 29, dans le Dictionnaire de Chauffepié et dans l'Histoire littéraire de Genève, par Senebier, t. 2 , p. 269. Le premier volume renferme les ouvrages relatifs à la géographie et la chronologie sacrées et l'histoire ecclésiastique; le second, les dissertations historiques et les harangues prononcées par l'auteur dans des occasions d'éclat ; et enfin le troisième, les ouvrages de philologie, les traités de controverse et quelques dissertations qui n'avaient pu trouver place dans le volume précédent. Ce recueil est peu commun et assez recherché. On n'y a point inséré les Sermons de l'auteur en français, ni quelques autres pièces d'un faible intérêt. Ses dissertations théologiques les plus remarquables ont été publiées séparément sous ce titre : Elen- chus controversiarum de religione , Amsterdam, 1701 bonne édition. De tous les ouvrages de Spanheim, celui qui a fait le plus de bruit est la Dissertation sur la papesse Jeanne; on en a une traduction française par Jacques Lenfant . Spanheim avait beaucoup d'érudition et une saine critique, lorsqu'il n'était pas entraîné par les préjugés de sa secte, comme dans ce dernier ouvrage ; et quoique plus tolérant que son père, il ne laissa pas de se faire des ennemis par le zèle avec lequel il combattit le cocceianisme . Outre les auteurs cités, on peut consulter, pour des détails, Klefeker, Bibi. erudit. prœco- cium, p
  • Frédéric STAPS( 1791 - 1809) : célèbre régicide , naquit en 1791 , à Narrembourg. Fils d'un ministre protestant, il avait fait d'assez bonnes études. D'abord grand admirateur de Napoléon, il devint un ennemi furieux de sa personne, quand on lui eut persuadé qu'il ne pouvait être que l'oppresseur de sa patrie. Alors , dans sa haine pour la tyrannie , dans son admiration pour les régicides de tous les temps, il conçut froi- dement la pensée de les imiter et se dirigea seul vers la capitale de l'Autriche, où se trouvait l'empereur des Français après sa victoire de Wagram. Un écrivain contemporain, Bour- rienne , a raconté sa tentative contre la personne de Napoléon d'après Rapp, son aide de camp, qui en fut témoin. On voit dans ce récit que Staps voulut profiter d'un défilé de troupes à Schoenbrun, où se trouvait alors l'empereur, pour mettre son dessein à exécution. Arrèté à temps et mis en présence de Napoléon luimême, le jeune fanatique soutint avec impassibilité l'interrogatoire qu'il eut à subir. L'empereur, soupçonnant que Staps était atteint de démence, lui fit tàter le pouls par Corvisart, qui déclara qu'il se portait parfaitement bien. « Je vous accorderai la vie, lui dit Napo « Léon, si vous me demandez pardon du crime « que vous avez voulu commettre et dont vous « devez être fàché. — Je ne veux point de par « don ; j'éprouve le plus vif regret de n'avoir pu « réussir. — Diable! il parait qu'un crime n'est « rien pour vous. — Vous tuer n'est pas un « crime, niais un devoir. — Quel est le portrait « que l'on a trouvé sur vous? — C'est celui « d'une jeune personne que j'aime. — Elle sera « sans doute bien affligée de votre aventure. — « Elle sera affligée de ce que je n'ai pas réussi, « elle vous abhorre autant que moi. — Mais enfin « Si je vous fais grâce, m'en saurezvous gré? « Je ne vous en tuerai pas moins. » Napoléon, lui croyant des complices, fit interroger Staps par le général Lauer, à qui l'on pensait qu'il ferait des révélations. Mais il continua de soutenir qu'il était le seul auteur de son dessein. Staps, dont la tentative avait eu lieu le 23 octo- bre 1809, fut exécuté le 27, à sept heures du matin. Il n'avait rien mangé depuis le '24. Arrivé sur le lieu de l'exécution, il s'écria d'une voix forte : « Vive la liberté! vive l'Allemagne! mort • à son tyran! » et il tomba. On a publié à Ber lin, en 1843 , une Biographie de Fr. Staps, tirée des papiers de son père
  • Frédéric SYLBURG( 1536) : fils d'un paysan de Wetter, , près Marbourg, en liesse, naquit en 1538. C'était un savant, aussi modeste que laborieux, et un helléniste doué d'un esprit de critique extrèmement juste. Sa vie offre peu d'événements mémorables. Il s'appliqua au grec sous Laurent Rhodoman , Iéna. Après avoir fait quelques voyages, il fut, pendant plusieurs années, à la tète de l'école de Lich, dans le comté de Solms, et de celle de Neuhaus, près Worms. Mais voulant se livrer à sen penchant pour la littérature classique, il renonça à tout emploi, et s'attacha, jusqu'en 1591, à l'imprimerie de Werliel, à Francfort, et depuis à celle de Jer. Commefin, Heidelberg, comme directeur des éditions cllati- .urs grecs et latins que ces typographes pu- lièrent. Il corrigea, avec infiniment de goût:, les .xt,es altérés, et les accompagna de bonnes notes de tables utiles. La célébrité qu'il, acquit par s travaux engagea le landgrave de Hesse à lui ssigner une pension sur les fonds de f univeisité e Illarbourg. Son épitaphe, qu'on voit à Heidelerg, dit qu'il mourut le 16 février 1596, épuisé ar son assiduité au travail et par ses longues eilles. On peut juger de l'estime que le inonde ttéraire avait pour lui, par une lettre où Casau7- on déplore sa mort comme une perte. irrépaable pour la littérature ancienne, et par la matière dont de Thou parle de cette mort, vers la in du dixseptième. livre de sun histoire. Voici la iste des principales éditions auxquelles Sylburg tonna ses soins, et qui sont encore recherchées, nalgré les progrès qu'a faits la critique littéraire. to Eu 1.580 parut, par ses soins et en 1587 une nouvelle édition, perfectionnée et augmentée, de La Grammaire grecque, et eu, 1582 des Rudiments de Nieolas Clénard.. t:es deux livres élémentaires étaient alors généralement introduits dans les écoles; 2° eu tâte., Pausanias greclatin, où il retoucha la ver-›ion dArnaseus, et qu'il enrichit de notes, de tables et duite dissertation : De gramniati- ris Pausanice anomaliis ; 3° en 1584, parut à Francfort le commencement de son édition des OEurres d'Aristote, qui eut successivement onze parties iormant cinq volumes pour lesquels on i:iiprima, en 1587, un titre général. C'est encore une des meilleures, mais non la plus belle édition existante des ceuvres complètes du philosophe de Stagire. Elle est sans traduction; i° Edition de quatre discours d'Isocrate, Francfort, 1585 Edition des OEuvres de Denys d'Halycarnasse. ibid. , 1586, en 2 volumes ; première iktition des Œuvres complètes de ce rhéteur et historien, d'une bonne et saine critique, qui n'a pas été surpassée. Sylburg y joignit, après l'avoir corrigée, la traduction de Gelenius; mais après sa mort, en 1614, il parut une nouvelle traduction qu'il avait faite ; 6° en 1588, il commença sa belle collection des Scriptores histo- ria Romance, Francfort, 3 vol. dont les deux premiers renferment, outre les Fastes consulaires, l'ouvrage de !dessala Corvinus , Aurebus Victor, Sextus Rufus, Horus, Velleius, Paterculus ; la Chronique de Cassiodore, Jornandès, Suetone; les six écrivains de l'histoire Auguste, Ammien Marcellin,Publius Victor. Dansle troisième se trouvent Eutrope et son traducteur grec Pceamus ; l'extrait de Dion Cassius, rédigé par Xiphilin , Hérodien, Zosime et les César de Julien, le tout en grec; 7° en 1590, à Francfort la Syntaxe du grammairien Apollonius. Sylburg corrigea le texte d'Aide et de Giunta. Cet ouvrage éte reitnprinvé ayant 1817; 8° eq 1511, parut à Francfort, en 1 volume, sa Colléction de poésies griornimes on.rnpralesiie Pythagore, Phocylide, Solon, etc., en grec et eq,latin. C'est. la dernière entreprise de la librairie dg Wechel, qu'il dirigea; 9' le Comntentaire d'André de Crète sur l'Appealypse, en 'grec et en latin, Heidelberg, chez, Commelin, 1592 la même aimée, chez le mème imprimeur,la première édition du, texte grec de l'ouvrage de 7. 'héa7 dorer, dirigé contre f,ernpereur Julien, ét, portant • le titre de Remède contre les maladies grecques', un 12 livres. Sylburg y joignit la traduction latine que Zenobio Acciajuoli avait publiée en 1519, el des notes; 11° les OEuvres de saint Clément d'A- lexandrie, Ileidelberg, 1592 avec note, mais sans traduction ; 12° les OEuvres de saint Justin le Nartyr. Heidelberg, 1595 La base de cette édition, est, celle de 14'51, donnée par Robert Etienne; mais Sylburg a corrigé le texte et y a ajouté des notes. C'était la meilleure édition de ce saint. père, avant celle de Paris, 1742 ; 13" en 1504, l'Etymologicum magnum, Heidelberg édition bonne et critique, mais «une exécution médiocre. Sylburg y ajouta une table; et plus tard elle fut réimprimée sans changement, à cause de sa rareté, Leipsick, 1816, in4°. Ce n'est que depuis cette réimpression qu'on a commence à publier des éditions dé l'Etyniolo- gicum. d'après des manuscrits différents de celui qui avait servi a Callierges : ce Grec avait imprimé, en 1499,, à Venise, la première édition, qui servit d'original à Sylburg; 1,40 Saracenira, site Collertio scriptoruni de relais ac religione Tur-( arum, grec et latin, Heidelberg, 1595 Ge petit recueil contient la Réfutation de l'islamisme, par Euthyniins Zigalenus; une biogra- phie de Nlahotnet, par un atiteur greç anonyme qui paraît avoir vécu, au 1.1° siècle, et quelques autres morceaux de ce genre, en grec et en latin, et en partie publiés pour la première fois ; 15° en 1597, et ainsi après la mort de Sylburg. parut. chez Çonninelin, sa seconde Collection de poétes grecs gnomiques, corrigée : elle a été souvent réimprimée depuis. Sylburg laissa beaucoup de matériaux destinés à une édition d'Hérodote, qui servirent ensuite pour celle que Jungermann donna, en 108, a Francfort. Il fournit aussi un grand nombre d'articles au The- saurus lingue grœca , de Henri Etienne. 11 existe une Vie de Sylburg, écrite en latin par .1.G. Jung, Berlebourg, 1745
  • Frédéric TAUBMANN( 1565) : poète latin et philologue estimable, naquit, en 1565, à Wonseich , dans la Franconie, de parents pauvres et obscurs. Sa mère, restée veuve, ne tarda pas à se remarier; mais son beaupère favorisa l'inclination qu'il montrait pour l'étude. A douze ans, il fut envoyé à l'école de Culmbach, avec trente gros dans sa poche; c'était toute la fortune que son père lui avait laissée . Taubmann y fit de rapides progrès dans les langues anciennes. Malgré leur bonne volonté, ses parents ne pouvaient pas fournir à tous ses besoins, et plus d'une fois il se vit contraint d'implorer la pitié publique en chantant de porte en porte. Pour comble de malheur, il perdit bientôt sa mère ; mais la nouvelle épouse que prit son beaupère eut pour lui les mêmes soins, les mêmes attentions que s'il eût été son propre fils. La fortune enfin se lassa de persécuter Taubmann. Admis, à seize ans, comme pensionnaire au collége que le margrave de Bran debourg, GeorgesFrédéric, venait de fonder à , il ne tarda pas à donner des preuves de son rare talent pour la poésie, et un de ses maîtres lui prédit qu'il serait un jour la gloire de son pays. 11 reçut, peu de temps après, une couronne de laurier de Paul Melinus , bon littérateur, auquel il avait adressé des vers sur son mariage. Taubmann acheva ses cours à l'académie de Wittemberg, d'une manière si brillante, qu'on lui offrit la chaire de belleslettres. dont il prit possession le 18 octobre 1595. Il la remplit, pendant dixhuit ans, avec un zèle et un succès toujours croissants. Aimé, estimé de ses confrères, il se vit recherché de plusieurs princes pour l'agrément et la vivacité de son esprit. Un mariage avantageux avait mis le comble à son bonheur; et déjà ses enfants répondaient à ses soins, quand une fièvre ardente, causée par l'excès du travail, l'enleva, le n mars 1613, à l'âge de 48 ans. Il fut justement regretté en Allemagne. Ses productions en vers et en prose sont détaillées dans le Catalogue de Bunau, , 1669. Ses amis lui dressèrent un tombeau dans la principale église de Wittemberg, avec une épitaphe qui prouve la haute estime qu'on avait pour ses talents . Scaliger regardait cependant Taubmann comme un fou Cette épitaphe a été publiée par Fréher. Niceron, etc. On se contentera d'en citer ici quelques traite Barbariei extirpa- lori M'et: stylo, Europe toeius lumini spienclidissimo, poele incomparatnii , etc. portés de lui, sa rie, ses bons mots et ses poé- sies diverses, tant sérieuses que burlesques. Sa i ' a été publiée en allemand par Fredene Brandt, s Cf titre un peu emphatique : 1. 4 brillantede pigeas, 1 , ou Natice 'vidai,. de la ri. et de la mort dr Pderic Tauhatann , Copinfiltague , 1675 Le P. Niceron lui a ciessacré Wu' 110- tire fort incomplète dans ses .1/rniotrre I. 16. F. À. Ebert a publie , Vie et mrrite de I'. Talihmaaa, Eisenberg. tel , ins• en allenunstli. Sun portrait se trou ve dans le M'atm». de Freher, pl
  • Frédéric THAARUP( 1766 - 1845) : économiste danois, probablement de la même famille que le précédent, né à Copenhague, en 1766, exerça successivement des fonctions administrativés importantes. En 1792, il fut chargé, à l'université de sa ville natale, de la chaire de statistique, science alors fort peu cultivée: en 1804, il fut nommé gouverneur de l'ile de Bornholm ; en 1810, il entra dans la direction générale des douanes. Il a le mérite d'eue le premier qui ait retracé un tableau satisfaisant de la situation des Etats danois. Son livre, intitulé Guide statisque pour le Danemarck. parut en 1790, fut réimprimé en 1794, et reçut plus tard des développements tels qu'il vint à former six volumes, publiés de 1812 à 1814. Cet ouvrage est en langue danoise, ainsi que la Statistique financMvedu Danemarck, publiée longtemps après . Thaarup mourut dans un Lâge avarice, en 1845
  • Frédéric TIEDEMANN( 1781) : anatomiste et physiologiste allemand, lits du précédent, naquit à Cassel le 23 aoùt 1781. Son père s'était longtemps et profondément occupé du développement des facultés de l'âme. Ce fut au milieu de cette atmosphère philosophique que grandit l'intelligence du jeune Tiedemann. Ses premières études se firent au gymnase de Marbourg. En 1798 il fut inscrit parmi les étudiants de l'université et passa docteur en médecine en 180i. Une instruction trèsremarquable, un caractère sérieux, surtout le nom qu'il portait, valurent à Frédéric Tiedemann la confiance générale ; mais, un mal contagieux s'étant répandu, son père fut un des premiers atteints . Le mal ne put être conjuré. Ce père, qu'il aimait, qu'il vénérait profondément, lui fut ravi. Dès lors l'aversion la plus décidée l'éloigna de toute pratique médicale. — Incertain sur la direction qu'il devait prendre, il se rendit à Wurtzbourg pour y suivre les éloquentes leçons de Schelling sur la philosophie de la nature. e Par cette contempla- « tion brillante, mais fantastique, du monde « physique, écrivaitil trente ans plus tard, « le grand philosophe m'a guéri luimême de la « tentation d'abandonner le chemin des recher- · ches empiriques et de l'observation. » Cet es- prit net, et déjà assez ferme pour résister aux séductions du philosophe de la nature, voulut entendre Cuvier, le sage et lumineux interprète de la philosophie expérimentale. Le hasard fit qu'en traversant FrancfortsurleMein, pour se rendre à Paris, notre voyageur entra dans un hôtel où venait de descendre le grand anatomiste Sœmmering . Poussé par un désir ardent de se présenter au créateur de l'anatomie chirurgicale, Tiedemann se hàte et prépare le système nerveux d'un pigeon; puis il fait solliciter une entrevue. Scemmering admire la beauté du travail ; il admire plus encore l'àpropos du jeune expérimentateur, et lui voue une affection dont les bons effets ne se firent pas attendre.-- Au moment où Frédéric Tiedemann arrivait à Paris, Cuvier formait cette riche collection, devenue si rapidement célèbre sous le nom de Cabinet d'anatomie comparée. C'est dans le cabinet de Cuvier que Tiedemann apprit à parler et à raisonner sur l'anatomie. -- En 1807, Tiedemann, sur la re- commandation de Soemmering, fut nommé professeur , Tiedemann porte le scrupule et l'exactitude jusque sur les moindres détails , et il étend ses recherches à tous les principaux groupes de la classe entière. En 1811, il se rendit sur les côtes de l'Adriatique pour y étudier la circulation des échinodermes, c'est-àdire des étoiles de mer, des oursins, des holothuries. Cette question avait été proposée par l'Académie des sciences de Paris ; et le mémoire de Tiedemann fut trouvé si remarquable que non seulement il obtint le prix, mais que, de plus, il valut à l'auteur le titre de correspondant. « C'est, dit Cuvier, la plus « belle monographie qui ait été donnée sur les « animaux sans vertèbres. u — En 1816, Tiedemann fit parattre celui de ses travaux qui l'illustra : son admirable étude de la formation du cerceau humain. Ce beau travail renoue le temps actuel aux temps antiques où les philosophes faisaient du cerveau leur première étude. —Nul anatomiste encore n'avait essayé d'étudier jour par jour, et presque heure par heure, la formation du cerceau humain. Il y a un art de suivre les faits de la nature. Le secret de cet art est dans la continuité de l'observation. Un organe qui se développe, un être qui croit, se modifient sans cesse : une seule modification inaperçue jetterait du doute sur la détermination de toutes les suivantes; l'organe ne serait plus reconnu. Tiedemann prend le cerveau humain dès les premiers indices de sa formation. Il voit fous ces organes, qui seront plus tard les hémisphères cérébraux, le cervelet, la moelle allongée, etc., n'être alors que de petites vésicules remplies d'un liquide diaphane. Dans ces vésicules diaphanes se dessinent des stries , des fibres, des éminences, des cavités ; il marque, pour chacune de ces choses, la date précise de son apparition, de son accroissement, de son achèvement; il assiste à un enchatnement de ,merveilles qu'aucun anatomiste n'avait encore soupçonné. L'enfant, en venant au monde, n'a pas un cerveau qui ait acquis son point de majurité ; ce n'est que lentement et peu à peu que cet organe prend la consistance nécessaire à l'exercice de ses fonctions. Alors seulement peut naître la perception, premier signe de l'action cérébrale; après la perception vient l'attention, premier signe réel de l'intelligence; et puis enfin la réflexion, faculté suprême qui distingue l'homme des animaux. Les observations de Tiedemann montrent que le cerveau de l'enfant n'est assez formé pour agir que six ou huit semaines après la naissance. Laromiguière , qui a si nettement distingué l'attention de la simple sensation, ne marque pas l'époque où l'attention commence. On peut fixer cette époque, d'après les observations de Tiedemann, vers la troisième année. Le cerveau de l'enfant a fait un tel progrès à trois ans que Soemmering supposait qu'il n'en avait plus à faire. Scemmering se trompait. Toutes les parties du cerveau humain ne sont complétement formées que de la septième à la huitième année, et l'on peut croire que ce n'est, en effet, que de sept à huit ans que la réflexion s'éveille. A partir de huit ans, le cerveau n'a plus qu'à se développer. — Les observations de Tiedemann sur la formation du cerveau sont on ne peut plus importantes et précieuses au point de vue scientifique; toutefois , nous devons dire qu'il avait été précédé dans ses études sur le cerveau par un de ses compatriotes , anatomiste d'une habileté rare , homme d'une finesse d'esprit plus rare encore . - Gall et Tiedemann présentent, du reste, les deux caractères les plus opposés. L'un courait le monde, l'autre vivait dans la retraite; l'un affichait la science , l'autre , sans la tenir cachée , à beaucoup près , ne l'exposait qu'à des yeux savants; l'un ne craignait pas d'en altérer jusqu'à un certain point la pureté pour la rendre plus séduisante , l'autre se serait fait un scrupule de n'en pas respecter jusqu'aux formes les plus austères; tous deux l'ont servie, chacun à sa manière : l'un en donnant l'impulsion , l'élan , ce que donne seul le génie, l'autre en donnant l'exemple , plus saint encore , du travail opiniâtre et des plus extrêmes difficultés va — En 1816 , Tiedemann fut appelé de l'université de Landshut à celle d'Heidelberg. En 1817, il publia , de concert avec son ami Oppel , l'Anatomie du crocodile; en 1820, ses recherches particulières Sur l'ours des jongleurs; en 1821, son travail Sur les cerceaux des singes, travail dont il devait tirer plus tard un si grand parti dans ses études sur le cerveau comparé des races humaines; en 1822, ses Tables des artères du corps humain, ouvrage essentiel pour la chirurgie, et en 1826, ses belles expériences, faites en commun avec le célèbre chimiste Gmelin, sur la digestion. Par ces dernières et difficiles expé- riences, Tiedemann protestait contre tout ce qui se faisait alors en physiologie autour de lui. C'était l'époque où la physiologie expérimentale avait presque entièrement disparu de l'Allemagne. — De 182-'k à 1827, parurent plusieurs volumes d'un Journal de physiologie, publié en commun par Tiedemann et les deux frères Tréviranus; enfin, parut, en 1836 , le beau travail de notre naturaliste sur le cerveau du nègre. On se rappelle la fortune qu'avait faite la fameuse ligne faciale de Camper. Camper, examinant le cràne du nègre vu de profil , y avait trouvé quelque ressemblance vague avec celui de l'orangoutang ; on exagéra bientôt les choses, selon l'usage, et l'on finit par conclure que le nègre tenait une sorte de milieu entre l'homme blanc et le singe; qu'il y avait donc plusieurs espèces humaines, qu'il y en avait de supérieures , qu'il y en avait d'inférieures , et que , par ses derniers anneaux, l'homme tenait aux bètes. On se trompait. L'unité est, de l'espèce humaine, le grand caractère, mais il n'est pas le seul; il n'est pas même le premier ; il n'est que le second ; le premier caractère est l'exclusivité. L'espèce humaine exclut toutes les autres espèces , et elle en est exclue. Elle n'a point de parenté; elle est seule; et tout ce que des observateurs superficiels ont dit de sa prétendue conformité avec l'orang- outang est essentiellement faux. e Le cerveau u de l'orangoutang, avait dit Buffon , est abso-,, un Trifité, néral de physiologie. Il ne l'a point achese, Entre beaucoup d'idées dont plusieurs detuanderaieut un examen à part, nous devons au moins en signaler une, parce qu'elle y domine. et parce qu'elle appartient à peu près, .t.etit entière a Tiedemann. On a. tour t tour. expliqué ou voulu expliquer la formation des étrtyipar la pet: 6, 4. z tence des germes, qui n'a jamais été qu'un expédient philosophique , par la génération spantanie qui est moins que jamais eu voie d'étre démontrée; Tiedemann croit l'expliquer par une iorce propre, qu'il appelle force iitrintartke. Plus on creusé cet abitne, plus il s'est trou“.. profond. La force formatrice de Tiedonatut , c'est la force p/ axtique d'Aristote; c'est la forme dtdistalitielle de la scolastique ; à une époque plus récente , el même toute récente, c'est le nisus fermauicuss Blumenbach; et ttblit cela, qu'estcos'il,ce boutv_44: mots. Ce sont des mots, laid qu'?n da.paisttlégagé ,t démontre le phénomène cavité qu'ils enveloppent. Une fois ce pliknomeutstsliWagé etc démontré, ce sont des faits. des faits primitifs, et dont nous ignorons absolument la t.tuse. 'l'eut ce que nous appelons du nom de forces, eu physiologie. M Sensibilité, l'irritabilité, etc'., souken, lequel il eut toujours tics rapports excellents. D'uu esprit et d'un caractère nets et fermes, il sut as oir des amis et dê& ennemi.. Je me suis toujours mis en mesure. disaitil, de regarder les uns et les autres en r-,`st'4èuii.4geux efforts lie pureni camp phi: qui'è blékifbt%zi seYité ne s'81- tér4; il perait la -14tie!" e tint hhbiter Crancfortsur4Te d'un rie-.4ês anciens élè?..., Pfschofr, dong il àv'e fait §éii'kertdrv: ce fut ' ers cette époeid iqüe l'Aéadémie des scicuct. tle Paris,qui - de trente an› le ci .mpt,i14t, ttafin ses c?i•sesRouda ts, changea ce titre ettrelutlf4sysellé:,',Apré4titsieurs aiititéq de l't?pératioii tde là-'éàtaracte: fut tentéé 'ett ina 1- tu ié f i,stasit. Des études iloucesu s et vàtt,s pnrent'en- çgre iié , remplir quelques itiie Lé jàt- yieg 1861, Tiedemay iiournt dans 'sa 80° anW, 90 doit a Tietft;ttin le' 'n' in rages suivants, dont le Ou, graid nombre eu allemand : 1° Zoologie, Landshut, 1" édit. p808 ; éàit.. 1810 ; 3. édit. 1812; 3 ?ol.; 2° Anaton. ne du coeur despoissons, ibid., 1809 3° Anatomie et histoire naturelle du dragon , Nuremberg, igti ; 4° Anatomie des monstres acéphales, Landshut, 181:1; :;. Anatomie et histoire de la formation du cerveau dans k foetus de l'homme, arec un exposé comparatif la s. truc- turc du cerveau dans les animaux, Nuremberg, 1816; 6° Anatomie 8^ Mémoire sur l'ours des jongleurs, 1820; 9° Essai sur les T'oies par lesquelles les substances passent de l'estomac et du canal intestinal dans le sang, I820. loue man." 10. Icones cerebri simiarum et quouni? iant mammalium raiorum 1821; II. 'Fabule nerrorum uteri , Heidelberg , 1822 ; Tabulte arteriarum corporis humani, 1822; 13. Recherches expérimentales sur la digestion, 1826. lleid•lberg, 1826-1827, 2 vol. ; 2• édit., 1831; traduit en français , 2 vol. 1 io De l'oeuf de la tortue, 1830 ; 15. Physiologie de l'homme, Darmstadt, 1830-1836, t. 1 et ; IV Le cerreau du nègre comparé arec reux de l'Européen et de l'orang- outang; 17' Des glandes de Durerney, de Batholin et de Cowper chez la femme, et de la conformation de la matrice, 1840 ; se Du rétrécissement et de l'oblitération des artères dans les maladies, Heidelberg, 18%3 ; 19° Des vers et des insectes qui rirent dans les organes de route chez l'homme, et des moyens de les expulser, Manheim , 1 g'E'i; 2. Supplementa ad tabulas arteriarumeorporishumani, 1846; 21' Histoire du tabac, Francfort , 1854; 22° enfin, de nombreux mémoires publiés dans le Journal de Physiologie des frères Tré% iranus, de 1806 à 18dt7
  • Frédéric WEINBRENNER( 1766) : habile architecte allemand, naquit le 9 novembre 1766 , à Carisruhe. Son père était charpentier: il le perdit de bonne heure, et après avoir travaillé dans quelques ateliers, il commença à faire une tournée; il alla d'abord à Zuçich, où il passa deux ans. Occupé à diriger la construction de quelques maisons en bois. Il se rendit ensuite à Vienne, puis à Drede et à Berlin ; ii y lit la connaissance des frères Getielli , architectes alors en réputa holt, qui l'engagèrent à visiter l'Italie ; il partit pour Rome au mois de juin 1792, avec Carstens. Il reconnut bien vite qu'afin de se perfectionner dans l'art auquel il voulait se consacrer, l'étude des monuments ne suffisait pas, et qu'il fallait y joindre des connaissances littéraires et archéologiques qui lui manquaient. Il s'appliqua donc à apprendre ce qu'il ignorait, et après avoir passé quelque temps à Naples, il revint, en 1797, dans sa patrie. Il y trouva d'abord des occupations lucratives : il fut nommé inspecteur des bâtiments ; on le chargea de la construction d'une synagogue et de plusieurs maisons particulières; mais les gderres qui tourmentaient l'Allemagne lui enlevèrent nuegrande partie de ses occupations. Il se rendit à Strasbourg , ville où résidait la famille de sa femme, n'y trouva que fort peu d'ouvrage, et, écartant une offre que lui faisait le gouvernement hanovrien pour venir diriger l'établissement d'une prison , il retourna à Carisruhe. Les circonstances étalent devenues plus favorables, et il eut bientôt de nombreux travaux. Il éleva dans cette ville deux églises, la monnaie, le thatre , le musée et divers hôtels; à Bade, il donna les plans d'un musée et de la maison de conversation; de nombreuses églises, villas , constructions de tout. genre s'élevèrent d'après ses dessins à Dusseldorf, à Strasbourg et dans bien d'autres cités. Sachant s'affranchir de la routine, il fit preuve d'un goût pur, d'une conception facile, et ses combinaisons sont en général heureuses. C'est d'après ses leçons que se sont formés la plupart des architectes qui sont aujourd'hui en Allemagne à la tète de leur profession. Malgré l'activité de sa vie comme const•ucteur, il trouva le temps d'écrire divers ouvrages se rapportant aux études artistiques. Signalons les Leçons de dessin, 1810 ; — l'Optique, 1811 ; - le Cours de perspective, 1817- 1824 ; Considérations sur la forme et la beauté, 11819 ; — les Relierions sur les embellissements archite, toniques, 1820. Il écrivit également sur la construction des théâtres, et il fournit a divers journaux, notamment à la Feuille du matin , de nombreux articles sur des questions d'art. Il ne cessa de frit% ailler jusqu'à la lin de sa carrière_ qu'une mort subite termina le 1er mars 1826 B—N—T.
  • Frédéric WILKEN( 1777) : historien et érudit allemand, né le 23 mai 1777 à Ratzebourg, fit à l'université revinrent à Heidelberg. En 1817, Wilken se rendit à Berlin avec le rang de bibliothécaire en chef et de professeur à l'université; en 1819, il fut reçu membre de l'académie des sciences , et il devint successivement historiographe royal , professeur d'histoire à l'école militaire, conseiller au collége supérieur de censure, et enfin , en 1830 . conseiller d'Etat. Le besoin imposé par la faiblesse de sa santé d'éviter le rude climat de l'Allemagne septentrionale fit qu'il séjourna souvent à Prague et à Vienne ; il fit aussi , sous les auspices du ministère prussien, des voyages scientifiques en Italie, en France et en Angleterre; il interrogea tous les dépôts publics , fouilla les archives et rapporta d'importants matériaux. En 1839, après une excursion à Munich . sa raison commença à s'égarer ; bientôt elle disparut complètement. une attaque de paralysie vint compliquer cette situation déplorable, et la mort survint le 21 septembre 1840. Comme orientaliste, Wilken s'est placé à un rang distingué; il avait pris pour guide dans ses travaux le célèbre Silvestre de Sacy, dont il rappelle parfois l'érudition si nette et si solide. En 1810, un travail en latin sur l'histoire des Comnène fut couronné par la troisième classe de l'Institut de France. La langue persane avait été de sa part l'objet d'une attention spéciale; il fit paraitre, en 1805, la première grammaire et la première chrestomathie que l'Allemagne ait possédées à cet égard. Fidèle aux études qui avaient inauguré sa carrière, il se consacra avec zèle à l'histoire des croisades, et il publia à cet égard un grand ouvrage qui ne remplit pas moins de r volumes ; il a donné une édition du texte persan de l'Historia Sanmnidaflint, de Mirkliond, avec une traduction latine et des notes , et, en 1832, ii rendit un pareil service à l'Historia Ghazrenidamner du nième auteur
  • Frédéric WINDISCHMANN( 1811 - 1861) : frère du précédent, orientaliste allemand, né, le 13 décembre 1811, à AschaffenbourgsurleMein, mort à Munich le 24 août 1861. Après avoir fréquenté le gymnase de Bonn, puis, sous la direction de son père, les cours de philologie et philosophie à l'université de cette ville, depuis 1827, il étudia la théologie catholique, de 1832-1835, tant à Bonn qu'à Munich. Déjà, en automne 1834, il avait pris le grade de docteur en théologie, et, en mars 1836, il reçut les ordres de la main de son protecteur luimème, l'archevèque de Munich, LothaireAnselme de Gebsattel. Professeur agrégé d'exégèse du Nouveau Testament à l'université de Munich en 1836, il fut, l'année suivante, appelé à la cathédrale comme vicaire et secrétaire épiscopal. En 1838 , il revint à l'enseignement théologique comme successeur de Müller dans la chaire d'histoire et droit ecclésiastiques. En janvier 1839, il y joignit les fonctions de chanoine du couvent collégial de StGaëtan. Dès juillet 1839 enfin , il sortit entièrement de l'université, car il reçut successivement de l'archevèque les nominations de vicaire capitulaire, de grand pénitencier et enfin de vicaire général , ce qu'il resta jusqu'à sa mort. Windischmann a d'abord appliqué 1a philosophie de son père aux recherches indianistes de Schlégel, de Lassen , Wilson , etc. Il a ensuite mis en lumière surtout l'antique existence de cette race arienne avec ses curieuses traditions, race qui révèle les origines tant de la race h que de l'antique race persane et bactrienne. Il avait été , en 1842 , reçu comme membre de l'académie des sciences de Munich. Il a écrit : 1. Saucera, seu De theoloyumenis vedanticorunt, Bonn, 1833; 2. Sur l'origine arienne de la langue arménienne , Munich, 1843; 3° Commentaire sur l'Epitre aux Galates, hlavence, 1843; 4. Sur le culte de Soma chez les Ariens, ibid., 1846; 5° Traditions primitives des peuples ariens, ibid., 1853; 6° Mithra , ou Mémoires pour sertir à l'histoire des Mythes de l'Orient , Leipsick, 1857. Dans ces deux derniers ouvrages, Windischmann s'occupe avec zèle de l'examen des dogmes et du culte de Mithra , débrouillant les ténèbres de l'histoire de la religion dans la Perse antique et la rattachant aux doctrines de Zoroastre, qui ont tenu une grande place dans les croyances du vieil Orient. Il établit les rapports religieux entre l'Asie antique et l'Orient. Ces monographies savantes épuisent les sujets qu'elles abordent
  • Frédéric ZWINGER( 1707 - 1776) : médecin , frère du pré- cèdent, naquit à l3âle, le ii août 1707. Ayant achevé ses humanités et sa ,philosophie avec succès , il s'appliqua , par le conseil de son père, à l'étude de la jurisprudence. Mais passionné pour les sciences naturelles, il les cultivait en secret , et la mort de son père l'ayant laissé maître de suivre son inclination, il se livra tout entier à la médecine. Ses progrès furent si rapides qu'après un an de fréquence, il fut reçu licencié; il alla continuer ses cours à Heidelberg, puis à Leyde , où Boerhaave et Albinus le comblèrent de témoignages d'amitié, et enfin àParis, où il s'attacha surtout à se perfectionner dans l'anatomie. De retour à Bàle, en 1731, il y prit le grade de docteur et ne tarda pas à se faire connaître comme un trèshabile praticien. Il concourut vainement, en t 737, pour la chaire d'histoire et, en 1741, pour celle d'éloquence; mais ce double échec ne nuisit point à sa réputation. Honoré de la bienveillance du marquis de BadeDourlach , ce prince, en 1743, l'appela près de lui et le nomma son premier médecin. Il mit à profit ses loisirs pour préparer une nouvelle édition du Theatrum botani- tom de son père, et il l'enrichit de la description des plantes les phis rares des beaux jardins de Dourlach. Il fut enfin nommé professeur d'anatomie et de botanique à l'académie de Bàle, en 1751, et dès l'année suivante , il fut pourvu de la chaire de médecine théorique. Revêtu plusieurs fois de la dignité de doyen de la faculté, il fut élu trois fois recteur de l'académie et mourut le ler août 1776, regretté de ses confrères ; l'un d'eux lui composa une épitaphe en vers grecs, insérée dans les Athenœ rauricœ. Outre l'édition du Theatr. botanicum dont on a parlé, Frédéric en a donné une du Nedicus sciens algue celeris, autre ouvrage de son père, devenu rare, et qu'il enrichit , comme le premier, de plusieurs additions intéressantes. Indépendamment de quelques thèses, on a de lui des observations relatives à la médecine et à l'histoire naturelle, dans les Acta helvetica physiro- mediea. Voyez les Athenœ rauricœ, p
  • Frédéric BARTHOLDI : Sculpteur
  • Frédéric CHATEAU : chanteur
  • Frédéric Chopin : compositeur polonais
  • Frédéric COTTIER : Cavalier
  • Frédéric DARD( 1921) : écrivain
  • Frédéric DELCOURT : Nageur
  • Frédéric FRANCOIS : chanteur
  • Frédéric GALLIANO : compositeur, DJ français
  • Frédéric GUESDON : cycliste
  • Frédéric JOLIOT CURIE : Physicien
  • Frédéric Josias de Saxe-Cobourg : général autrichien
  • Frédéric MAGNE : cycliste
  • Frédéric Mistral : écrivain français d'expression occitane
  • Frédéric MITTERRAND( 1947) : journaliste
  • Frédéric Ozanam : écrivain, historien et apôtre, en instance de béatification
  • Frédéric Passy : fondateur de la Ligue internationale de la paix, prix Nobel de la paix 1901 avec H. Dunant
  • Frédéric POTTECHER : journaliste
  • Frédéric ROSSIF( 1922) : cinéaste
  • Frédéric SANCHEZ : Jockey
  • Frédéric Sauvage ( 1786) : Pierre Louis Frédéric Sauvage est un mécanicien et ingénieur, inventeur français, en particulier de l'hélice à spirale, du physionomètre, du réducteur de statue et du soufflet hydraulique.

frederic année par année

Signe astrologique de frederic

Couleur de frederic

Pierre précieuse de frederic

Chiffre de frederic

Métal de frederic