Le prénom felix Masculin

Origine :

Fête :

23 Avril

Signification de felix

Plébiscité depuis l’époque romaine, Felix est un prénom masculin qui a traversé plusieurs générations. Sa popularité est actuellement stable. Felix se démarque par sa grande élégance, sa bonne humeur et son optimisme. Cet homme est aussi reconnu pour sa sociabilité et son excellente capacité de communication. Parmi les variantes de Felix se trouvent Félis, Féliz et Felice. De nombreux personnages historiques sont ainsi prénommés, notamment le prince de Parme Félix de Bourbon et l’aristocrate romain Felix III. Un grand nombre d’artistes portent également ce prénom, dont le chef d’orchestre Felix Mendelssohn, le peintre Félix Vallotton ainsi que les chanteurs Félix Mayol et Félix Leclerc. Dans le domaine sportif, on peut citer le footballeur Félix Magath et le parachutiste autrichien Félix Baumgartner.

Personnalité de felix

Leur optimisme est sans faille. Ces gens-là voient toujours le bon côté des choses, même quand tout va mal. Ils ont la force tranquille des hommes de conviction. D'apparence lymphatique, ils sont en fait toujours en action, mais à leur rythme, avec une efficacité certaine. Esprits pratiques, ils ne cherchent pas midi à quatorze heures. Ils sont gourmands et aiment la bonne table.

Provenance du prénom felix

Histoire de felix

Etymologie de felix

Les felix célèbres

  • Félix BODIN( 1795) : fils du précédent, né à Saumur en décembre 1795, fut un des jeunes écrivains qui pendant la restauration secondèrent avec le plus d'ardeur et de talent le mouvement libéral de l'opinion. Il a coopéré à la rédaction d'un grand nombre de feuilles périodiques, entre autres, au Nain Jaune, au Constitutionnel, au Miroir, au Globe, au Frondeur, à la Revue encyclopédique. Il a paru de lui, dans le Globe, le Mercure et la Revue, divers ' fragments de romans historiques , dont l'un a pour sujet l'Etablissement d'une commune , un autre, la Fin du monde , ou Récit de l'an mil ; enfin des Fragments de la révolution française de 1555, ou des Etats généraux sous le roi Jean. 11 était député en 1830, et bien qu'il ait soutenu le ministère de Casimir Périer, personne n'était moins accessible à l'ambition. Doué d'un organe sourd, il produisait peu d'effet à la tribune. Le 10 août 1851, il présenta un sousamendement à la proposition de Bignon en faveur de la Pologne. Durant cette session il crut devoir publier, en faveur du ministère, trois lettres insérées, l'une au Messager contre l'émeute; la seconde au Moniteur, dans laquelle il dit : « que la barbarie « peut seule dresser ses tentes sur le sol de la sou« veraineté nationale, » phrase qui, indépendamment de son allure ridicule, démentait les principes que Bodin avait professés sous la restauration ; la troisième dans le Constitutionnel , relativement à la dénomination de sujet, qui alors fournissait matière à d'oiseuses discussions. Durant la session de 1834, il parla plusieurs fois en faveur des projets ministériels et lança divers pamphlets Clans le même sens. Au surplus il disait de bonne foi, et nous lui avons entendu répéter, qu'il était prêt à voter pour tous les ministères. Bodin èst mort le 7 mai 1857. Il était cloué du caractère le plus doux et des qualités les plus estimables ; aussi sa mort prématurée a causé les plus vifs regrets. Chaque année il envoyait une somme de 400 fr. aux cantons qui l'avaient élu, pour les aider à acquitter l'impôt. Si sa carrière fut courte, on peut jn ger, par le nombre de ses pamphlets et. de ses ouvrages qu'elle fut assez activement remplie : 1. Economies et réformes dès cette année, ou le Cri général sur les dépenses publiques , par un contribuable sans appointements, Paris, 1819 de 64 p. 2° De la France et du Mouvement européen, Paris, 1820 de 16 p. 5° Résumé de l'histoire de France jusqu'à nos jours, Paris, 1821, 1 vol. Cet ouvrage, conçu dans un esprit vraiment philosophique, est écrit avec un rare talent d'analyse et une concision remarquable : il présente un tableau complet et instructif, quoique fort abrégé, de notre histoire nationale. L'auteur débute par cette phrase « Autrefois on écrivait « l'histoire à l'usage du dauphin : aujourd'hui c'est « à l'usage du peuple qu'il faut l'écrire, et les fils « des rois s'instruiront à leur tour clans les livres « faits pour les peuples. » Le Résumé de l'histoire de France a eu douze éditions; la septième est augmentée d'un Coup d'oeil sur l'histoire de la civilisation . Il en a paru une traduction en espagnol, Paris, 1822 5° Etudes historiques et politiques sur les assemblées représentatives, Paris, 1825 C'est le cours d'histoire fait à l'athénée cette annéelà par l'auteur. Ce ne fut pas le seul sujet traité par Félix Bodin dans sa chaire, il y ex. posa encore des Considérations sur la littérature ro Ici se place une curieuse anecdote. Les libraires Lecointe et Durey, éditeurs du Résumé de l'histoire de France de F. Bodin, publièrent, en 1820, une édition de l'Histoire de France par Anquetil, en 15 vol. Pour compléter cette édition, ils eurent, en 1$22, l'envie de donner une continuation rédigée dans un esprit libéral, et proposèrent à F. Bodin ce travail; mais, n'ayant pu ni n'ayant pas voulu, lx. présenta aux libraires, comme trèscapable de s'acquitter de cette tache, un jeune homme de ses amis, avocat de province, qui était venu chercher fortuite à Paris, et qui étz?it alors fort peu connu, si ce n'est par un concours académique et quelques articles dans les journaux, et notamment dàns le Constitutionnel. Ce jeune homme, auquel une si hante destinée était réservée, était M. Thiers. Le marché fut conclu à 1,200 franco pour le manuscrit de 4 vol. S. Les deux premiers étaient déjà imprimés lorsque les libraires-éditeurs, reconnaissant qu'on pouvait tirer un meilleur parti de ce livre, mirent ces deux volumes au pilon, et l'Histoire de la Révolution, française reçut de longs développements. Le livre a été entièrement composé par M. Thiers; et si les deux mantique appliquée à l'histoire, aux antiquités et aux mœurs nationales. Un seul fragment de ce dernier cours, .intitulé du Roman historique de moeurs, a été imprimé la même année, 1823, dans le t. 17 de la Revue encyclopédique. 4° Diatribe contre l'art oratoire, suivie de Mélanges philosophiques et littéraires, Paris, 1824 5° Eveline, Paris, 1824 Ce roman, écrit avec beaucoup de grâce et de délicatesse, fut, lors de sa publication, attribué à madame la duchesse de Duras. Il a été traduit en espagnol, sous ce titre : Evelina, seguida del leproso de la cintad de Aosta, Paris, 1825 avec une planche. 6° Le Père et la Fille, Paris, 182.1 ; mystification romantique à laquelle M. Chasles a eu part. Bodin , comme tous les rédacteurs principaux du Constitutionnel, MM. Jay, Etienne, Tissot, etc. , avaient pris parti pour les classiques dans la querelle qui s'agitait alors entre les deux écoles littéraires. 7° Résumé de l'histoire d'Angleterre, Paris, 1824 Cet ouvrage, précédé d'une introduction remarquable, a eu six édittôns. 8° Complainte sur la mort du droit d'ainesse , Paris, 'Fouquet , 1826, in 32. 9° Complainte sur la loi d'amour, ibid., 1827, à l'occasion du retrait de la loi sur la presse, présentée par M. de Peyronnet, ainsi que l'avait été la loi d'aînesse. Ces deux plaisanteries, la première surtout, eurent un succès prodigieux. 11 en a été fait plusieurs tirages. 10° La Malle- Poste , ou les deux Oppositions, Paris, 1827 brochure politique contre lè rétablissement de la censure. 110 Le Jubilé des Grecs et le Jubilé de la civilisation, nouvel appel en faveur des Grecs, Paris, 1826, 52 (le 52 p., qui a eu deux éditions. 12° La Bataille électorale, 1828 poème politicocomique, tableau satirique d'un'e élection; (le département. 15° Quatre morceaux littéraires fort piquants, insérés dans la Revue de Paris et dans le Livre des Cent et un, savoir : i° des Talents chez les femmes; 2° le premier Auguste fait par les soldats ; 5. le Juste Milieu et la Popularité ; 4° une Scène de magnétisme ; le Roman de l'avenir, avec cette épigraphe : « Qui vivra verra, » Paris, 1835 Bodin, élève de Lesueur, était un bon musicien, et on lui doit plusieurs compositions musicales pleines de grâce et de fraicheur
  • Félix BUHY( 1634 - 1687) : né à Lyon, en 1654, entra dans l'ordre des carmes en 1651. 11 fut docteur de Sorbonne, et, le premier, osa soutenir publiquement les dix articles de doctrine publiés en 1682, par le clergé de France, touchant la nature et l'étendue de la puissance ecclésiastique. Il mourut en 1687, âgé de 53 ans. On lui attribue un Abrégé des conciles généraux, Paris, 1699, 2 vol. ouvrage fort abrégé, mais estimé. On y trouve l'histoire de la pragmatique sanction' précédée d'un fort beau dis- cours sur l'antiquité des élections, puis l'histoire du concordat entre Léon X et François 1". L'auteur a placé ensuite les articles du concile de Trente qui semblent être contraires à l'usage de France, et blesser les libertés de l'Église gallicane. Buhy a encore publié d'autres écrits peu importants
  • Félix CARY( 1699) : fils d'un libraire de Marseille, y naquit le 24 décembre 1699. 11 eut à peine achevé son cours de philosophie qu'il annonça son gotit pour la numismatique ; il s'appliqua bientôt à l'étude de l'histoire, et forma une trèsbelle collection de médailles antiques. Dans un voyage qu'il lit à Paris en 1723, Cary ajouta beaucoup à ses connaissances qui avaient déjà étonné plusieurs savants. De retour à Marseille, il fut nommé membre de l'académie qu'on venait d'y établir . Dans un second voyage à Paris, en 1754, il enrichit encore sa collection; mais c'est à Marseille qu'il se procura les médailles les plus rares de son cabinet, par les facilités que donne le commerce de cette ville avec les Échelles du Levant. « 11 avait, dit l'abbé Barthélemy, un beau ca- « Binet de médailles et une précieuse collection de « livres assortis à son goût..... Des connaissances en « tout genre, dirigées par un esprit excellent et em- « bellies par des moeurs douces, rendaient son coin« merce aussi agréable qu'instructif. » Cary était associé de l'académie de Cortone. En 1752, celle des inscriptions et belleslettres le nomma son correspondant. 11 mourut le 15 décembre 1754. On a de lui: 1° Dissertation sur la fondation de Marseille, sur l'histoire des rois du Bosphore Cimmérien, et sur Lcsbonax, philosophe de Milylène, Paris, 1714 , dédié à l'abbé de Rothelin. 2° Histoire des rois de Thrace et de ceux du Bosphore Cimmérien éclaircie par les médailles , Paris , 1752 fig. C'est le plus important de ses ouvrages : avant lui , on avait confondu plusieurs rois du Bosphore avec ceux de Thrace ; il y distingue avec beaucoup de sagacité ce qui appartient à chacune de ces dynasties, et cette histoire, puisée dans les sources les plus authentiques, peut être regardée connue un cuvrage classique. C'est aussi par les médailles qu'il y fixe la première année ou l'ère du Bosphore, qui est la même que celle du Pont , c'est-àdire la 457° de Borne. Hardouin, Vaillant, Haym et Souciet avaient en vain cherché à éclaircir ce point de chronologie; mais il est bien remarquable que Froelich, qui publia la même année ses Regum veterum Numismata anecdota, soit arrivé au méme résultat, et que, sans se connaître, ces deux numismates aient découvert, chacun de leur côté, que c'est Mithridate le Grand qui introduisit l'ère du Pont dans le Bosphore, lorsqu'il réunit cc royaume à ses États de l'Asie. Depuis la publication de ces deux ouvrages, les cabinets de l'Europe se sont enrichis de nouvelles pièces qui confirment les heureuses conjectures de Cary. Il a laissé beaucoup de manuscrits. Le Dictionnaire de la Provence et du comtat Venaissin cite les titres de neuf dissertations et de sept discours , et dit qu'il avait composé un Vocabulaire provençal , avec les étymologies de chaque mot. Il paraît que ce manuscrit est perdu. Après la mort de Cary, ses médailles furent acquises par l'abbé Barthélemy, pour étre réunies au cabinet des médailles et antiques de la bibliothèque du roi
  • Félix CASSIUS : médecin, sur lequel on n'a que des renseignements incomplets, exerçait son art à Rome sous le règne . Celse, qui l'avait vu dans le ten?ps de sa plus grande vogue, dit que c'était le médecin te phis ingénieux de son siècle : ingeniosissimus sceculi nostri medicus, quem imper vidimus. Il décrit dans un autre endroit la composition d'un remède contre la colique imaginé par Cassius, et dont tous ceux qui avaient fait usage s'étaient trèsbien trouvés. Galien et Scribonius Largus font aussi mention de Cassius avec les éloges dus à son rare savoir et à son expé- rience.II fut l'un des premiers médecins que les em- pereurs attachèrent à leur personne, avec un trai- tement annuel. Celui . Le P. Hardouiu, dans ses notes sur Pline, avertit de ne pas confondre le médecin de Tibère avec l'auteur d'un recueil de quatrevingt- cinq problèmes, intitulés : Cassii iatro- sophista, na- turales et medicinales Quesliones de animalibus, Pa- ris, 15i1 et Leyde, 1595, même format. Ces deux éditions, assez rares, ne contiennent que le texte grec. Adrien Junius ou de Jonghe a traduit Mémoires littéraires de Goulin, t. I, p. 226. Hist. naturelle de Pline, t. 29, chap. 1. cet orttscule en latin, Paris, 1541 et le fameux Conrad Gesner en a donné une seconde version, Zurich, 1562 L'édition publiée par André Rivinus, Leipsick, 1653 est accompagnée de la version de Junius ; et, à la suite de l'opuscule de Cassius, on trouve les Physicce Questions de Théop. Simocata. Les problèmes ont été réimprimés en 1841, dans le t. lee des Physici et mediti grœci minores du docteur Ideler de Berlin. Ils contiennent plusieurs choses importantes pour l'histoire de la médecine. Cet auteur connaissait l'entrecroisement des nerfs à la base du cràne, et explique par là pourquoi les paralysies existent du côté opposé à celui où est l'affection cérébrale. Cette explication se trouve aussi dans les écrits d' Arétée de Cappadoce. Cassius peut être regardé comme appartenant à l'école éclectique. Plusieurs des applications qu'il donna appartiennent à l'école méthodique ; d'autres aussi appartiennent à l'école pneumatique. Comme Athénée, fondateur de cette dernière école, existait vers le milieu du 1" siècle , il est vraisemblable que Cassius a vécu peu de temps après, au commencement du e siècle. Les seuls écrivains qu'il cite sont Hérophile, Andréas de Caryste et Asclépiade. \V—s et G—T—R.
  • Félix FAULCON( 1758 - 1843) : ancien conseiller au présidial de Poitiers, né dans cette ville le 14 août 1758, fut nommé en 1789 député suppléant du tiers état de la sénéchaussée du Poitou aux états généraux de 1789. Appelé à l'assemblée constituante , il n'y parut que deux fois à la tribune, mais il tint un journal suivi des principales opérations de cette assemblée, et à la fin de 1791 il en publiant] Extrait, Paris où l'on trouve un examen rapide des principales opérations de l'assemblée constituante. Devenu en 1795 membre du conseil des CinqCents, il resta à l'écart des coteries opposées, et on le vit successivement attaquer avec énergie les usurpations du Directoire, protéger la liberté individuelle et celle de la presse; on s'étonna toutefois d'une motion d'ordre qu'il fit le 9 novembre 1795, tendant à ce que le conseil des CinqCents se refuslit à recevoir à l'avenir les pétitions que le peuple pourrait lui adresser. Le 8 juin 1797, il fit une motion en faveur du divorce et chercha à faire ressortir l'utilité du divorce sur le mode d'incompatibilité d'humeurs. Si ce mode cc était rejeté, ditil, le divorce serait rabaissé au ,.
  • Félix FELICIANO( 1400) : surnommé l'Antiquaire , était né à Vérone , dans le 13e siècle. Muratori dit qu'il était de Reggio , mais les raisons dont il appuie son sentiment ne paraissent pas suffisantes à Tiraboschi. Il passa la plus grande partie de sa vie à voyager pour recueillir des inscriptions, des médailles et d'autres objets de curiosité; mais il n'en ai Code de l'humanité, ou la Législation universelle, naturelle, civile et politique , composé pur une société de gens de lettres , et mis en ordre alphabétique par de Félice, Yverdun , , 1778, 13 vol. tira presque aucun avantage pour sa fortune, ni méme pour sa réputation , puisqu'il ne put jamais parvenir à recouvrer les frais qu'il avait faits pour former son cabinet, et que ses confrères , tels que Ferrarini , Marcanuova , le Bologni , &emparèrent du fruit de ses recherches et lui en dérobèrent l'honneur. Les voyages entrepris par Feliciano ne furent pas la seule cause de sa ruine ; il donna dans les rêveries de l'alchimie , et dépensa , en cherchaut les moyens de faire l'or , avec ce qui lui restait , les sommes que lui avaient prètées des amis trop confiants. Il essaya de se tirer et d'une pièce de vers. C'est le seul ouvrage que l'on connaisse sorti , Feliciano , cet homme doué d'un es« prit vif et orné, rempli de connaissances et de « belles qualités, dont la conversation était agréa« ble , enjouée et instructive , et qui fut surnommé « / 'Antiquaire, parce qu'il employa une partie de « sa vie à rechercher les antiquités de Rome, de « Ravenne et de toute l'Italie. » Maffei possédait un manuscrit daté de janvier 1463, et intitulé : Felicis Felieiani, Veronensis , Epigrammaton ex retustissimis per ipsumfideliter lapidibusinseriptorum , ad splendis. Andeant Mantegnam, Patavum pietorem incomparabilem. 11 en a publié l'épttre à Mantegna , et quelques fragments dans sa Verona illustrai( ' partie 2, p. 189. Un autre manuscrit, connu des amateurs sous le titre de 7'rieigiano, parce qu'il était conservé à Trévise , renferme deux lettres de Feliciano , dans lesquelles il rend compte de ses excursions savantes au lac de Garda, et fait part des inscriptions découvertes dans ce voyage, par lui ou les amis qui l'avaient accompagné. Apos- tolo Zeno possédait un manuscrit autographe de Feliciano , contenant des Antiche rime qu'il avait recueillies; et enfin, Maffei fait mention d'autres volumes de Rime dont Feliciano est l'auteur
  • Félix FABER ou Schmidt( 1441 - 1502) : , dominicain et voyageur, était né à Zurich en 1111 ou 1112. Il entra dans un couvent de l'ordre des frères prêcheurs , à Ulm , professa la théologie , et passa , de son temps, pour un excellent prédicateur. Deux fois il fit le voyage de la terre .sainte : la première, en 1179, la seconde, en 1'4183. A son retour , il occupa différents emplois dans son ordre, et mourut à Ulm le 11 mars 1502. Il traduisit en allemand la Vie de Henri Suso, et écrivit en latin , en 1189 , Historia Suerorum. Goldast , yni l'a imprimée dans son recueil intitulé : Berton Suericarum scriptores , , 1556 et 1557 sans désignation de lieu d'impression; le même ouvrage place la relation du second voyage de Faber dans le recueil de voyages à la terre sainte , Francfort, 1581 il n'y est désigné que sous le nom de frère Félix; d'autres bibliographes nous apprennent que cette relation a été publiée en allemand en 1560, par Eysengrein. Quoi qu'il en soit , la relation de ce voyage fut publiée d'abord en latin par Bernard de Brey denbach , qui est qualifié d'auteur principal de l'ouvrage . Il eut pour compagnons onze personnages nobles de ses compatriotes, deux frères mineurs versés dans plusieurs langues, un archidiacre de Transylvanie, l'aber, Edward Rewich , peintre habile , qui dessina tous les lieux représentés dans le voyage ; enfin plusieurs domestiques ; (le sorte que Breydenbach et ses compagnons composaient une caravane assez nombreuse. Cette troupe de pèlerins partit de Mayence le 25 avril 1185, s'embarqua à Venise, arriva à Jérusalem le 11 juillet. Après avoir visité la ville sainte et les environs jusqu'au Jourdain , elle différa son départ pour le mont Sinaï, à cause des chaleurs excessives. Ide 21 août elle se remit en route , passa par Gaza , traversa le désert , gravit les monts ?reb et Sinaï, et quitta le couvent de SteCatherine pour aller au Caire, en longeant le rivage de la mer Rouge, suivit le Nil depuis la capitale de l'rgypte jusqu'à Rosette ; monta, le 15 novembre , sur un navire de Venise et aborda dans cette ville le 8 janvier 1481. Ce voyage à la terre sainte , un des plus anciens qui aient été imprimés , est certainement un des meilleurs. L'aspect du pays y est décrit avec soin : le tableau du désert situé entre la Palestine et les monts Sinaï et Oreb , celui de ces deux montagnes et (le tout le pays jusqu'au Caire ne laissent que bien peu de chose à désirer. Les végétaux étrangers à l'Europe et cultivés dans les environs du Caire sont désignés avec beaucoup de précision et d'exactitude. On y trouve un grand nombre d'observations judicieuses et trèspeu de choses inutiles : aussi plusieurs voyageurs l'ontils mis à contribution. Le Ibsen en a traduit en francais plusieurs paysages de la première partie et toute la seconde partie , qui comprend le voyage au mont Sinaï et le retour en Europe. Parmi les figures d'animaux représentés dans les planches de ce voyage on voit mie licorne; niais en lisant le texte on reconnalt aisément que les voyageurs avaient aperçu une gazelle ( coy. Haeberlin , F. F. Dissertatio historias, sistens ritam, itinera et srripta Fabri, etc. ; Gi?ttingen, 1712, Es.
  • Félix FIGLUCCI : philosophe et littérateur italien du 16e siècle, né à Sienne , y fit la plus grande partie de ses études et alla ensuite achever sa philosophie dans l'université de Padoue. 11 suivit les cours que Claudio Tolommei faisait chez lui pour la jeune noblesse vénitienne. 11 rédigea la matière de ces cours en forme d'entretiens , et en composa peu de temps après un commentaire sur la morale d'Aristote, qui fut imprimé sous ce titre : Di » lice Figliucci senese , dell' filosofia mo- rale Uri died , sopra jli dieci fibri delle' Ethica d'Aristotele, Rome, Valgrisi , 1551, Cet ouvrage est dédié au pape Jules 111, qui n'avait été appelé que l'année précédente au souverain pontificat; cependant l'auteur lui dit dans son épitre dédicatoire qu'il lui a consacré sa vie depuis bien des années. On en doit conclure qu'il avait été attaché dès sa première jeunesse au cardinal di Monte , qui devint pape sous le nom de Jules Ill. Figlucci avait dédié trois ans auparavant une traduction de la Rhétorique , n'avait pas osé se faire connaltre. Elle est intitulée : Traduzione antica della Retorica di Aristotele, nuoramente trovata, Padoue, 1518 La traduction des Philippiques de Démosthène , qu'il publia en 1550 , est aussi dédiée à un cardinal di Monte mais c'est au jeune favori du nouveau pape, que celuici s'était hàté de revétir de la pourpre dès qu'il était monté sur le trône pontifical. C'était un jeune homme de la plus basse naissance, qu'il avait pris dans sa maison , fait adopter par son frère , comblé de gràces et de biens malgré ses vices, promu au cardinalat en dépit de tout le sacré collége, et qui continua de prouver par la conduite la plus honteuse combien il était indigne de cette faveur. Cela n'empoche pas que Figlueci , comme tous les faiseurs de dédicaces, ne fasse l'éloge des vertus que ce favori possédait dès son enfance et de celles qu'il ne pouvait manquer d'acquérir encore. Le premier ouvrage que Figlueci avait fait paraitre était une traduction du Phèdre de Platon : Il Fedro, ovvero del Bello, in lingua toscana , Rome, 1511 11 devait étre alors extrèmement jeune , puisque l'éditeur de ses Dialogues sur la morale d'Aristote , publiés comme on vient de le voir en 1551 , c'est-àdire sept ans après , lui donne encore le titre de jeune homme studieux, del studioso giovane. 11 donna au public, en 1516 , la traduction des cinq premiers livres des lettres latines de Marsile Ficin et les sept autres livres en 1548 : Delle divine let- tere del grau Marsilio tradotte in lingua toscana, etc., Venise, Gabriel Giolito de Ferrari, t. 1 et 2 Elles sont dédiées à Cosme ler , duc de Florence, qui n'était pas encore grandduc ; l'auteur y parle déjà comme habituellement atta- ché au 'service du cardinal di Monte. Restandomi, nel mio solito servitio del reverendissimo ed illustrissimo cardinale di Monte. On lui attribue aussi un livre de Paradoxes, delle Paradosse , publié sous le nom des académiciens / ntronaii de Sienne. Après s'être fait une réputation dans le monde par ces divers ouvrages , Figlucci prit l'habit de StDominique et entra dans le couvent de StMarc à Florence, sous le nom de frère Alexis. C'est sous ce noni qu'il fit parattre , en 1566, par ordre du souverain pontife, la traduction italienne du catéchisme du concile de Trente : il Catechismo, cioè ktruzione , secondo il decreto del concilio di Trento a Parochi , etc., tradotto in aligna volgare da Alessio Figlucci, dell' ordine de' Predicatori , Rome , Paul Manuce , 1566 Dès le temps où il avait écrit ses dix livres sur la morale d'Aristote , il en avait composé huit autres sur la politique du mème auteur , et il en avait fait présent à son neveu , Flavio Figlucei. Devenu vieux et retiré dans le cloître , il permit à ce neveu de les publier ; ils parurent sous ce titre : Della politica, ovvero Scienza civile, second° la dottrina d' Aristotile , libri VIII, scritti in modo di dialogo , Venise , 1583 Le frontispice porte encore le nom de Félix ; mais dans la dédicace adressée au comte Marie Bevilacqua l'auteur se nomme frate Alessio Figlucci. On ne trouve dans aucun auteur la date de sa naissance ni celle de sa mort ; mais en supposant qu'il n'eût que dixhuit ou vingt ans lorsqu'il donna son premier ouvrage , il était né vers 1524 ou 156, et s'il ne survécut que de quelques années à la publication du dernier , il est probable qu'il mourut au plus tard vers 1590
  • Félix FONTANA( 1730) : savant physicien et naturaliste italien , était né le 15 avril 1730 , à Pomarolo, petit bourg du Tyrol. Il commença ses études à Roveredo , les continua dans les colléges de Vérone et de Parme, et aux universités de Padoue et de Bologne , d'où il se rendit à Rome et à Florence. L'empereur François ter, alors grandduc de Toscane, le nomma professeur de philosophie à Pise; le grandduc PierreLéopold , depuis empereur sous le nom de Léopold lt, le fit venir à Florence, l'attacha plus particulièrement à sa personne comme physicien, et le chargea de former le beau cabinet de physique et d'histoire naturelle qui fait encore aujourd'hui l'un des ornements de Florence. Indépendamment des machines de physique, d'astronomie, et . En 1767, il analysa plus profond!- , ment la nature de cette fonction animale ; et il développa en détail sa doctrine en 1775, dans un ouvrage en quelque sorte classique , où il cherche à prouver que l' fluence du nerf sur la fibre ne doit être consi- . Il a particulièrement observé la faculté du charbon d'absorber les différentes espèces d'air. Son dernier ouvrage est intitulé : Principes raisonnés sur la génération. 11 se proposait, ainsi que Spallanzani , de publier un Traité ex professo , qui eût été infiniment curieux, sur la résurrection des animaux, à l'occasion du singulier phénomène que présente le rotifère, et qu'il avait cru remarquer dans les anguilles microscopiques du seigle ergoté. Gibelin a traduit de l'italien en français plusieurs opuscules de Fontana sous ce titre : Observations physiques et chimiques , Paris, 1785 bans tous ses écrits, Fontana se montre ingénieux et laborieux; mais il n'est pas toujours parfaitement exact, et plusieurs de ses expériences ont besoin d'être revues avant qu'on puisse les employer comme bases de doctrine. 11 avait fait en France et en Italie un voyage scientifique qui l'avait lié avec les principaux savants de ces deux pays. Sa place de directeur du Musée le mettait d'ailleurs en rapport avec tous les étrangers de marque qui passaient à Florence. Suivant un usage commun en Italie , il portait l'habit ecclésiastique et était fort répandu dans la société ; mais on dit qu'il n'y conservait pas toujours la dignité convenable à un savant. Quoique, à l'époque de la première occupation de la Toscane par les Français en 1799 , il n'eùt point pris de part directe aux affaires, les déférences que les généraux lui témoignèrent lui firent courir quelques risques au retour des Autrichiens , et les insurgés d'Arezzo, qui les précédèrent à Florence, le jetèrent en prison; niais il fut promptement mis en liberté. Une chute qu'il éprouva dans la rue le 11 janvier 1805 , le fit languir jusqu'au 9 mars suivant, qu'il mourut à l'Age de 75 ans. Il est enterré dans la célèbre église de SteCroix , où reposent tant de grands hommes, et sa tombe est voisine de celles de Galilée et (le Viviani. M. Joseph Mangin , professeur à Pavie, a prononcé son éloge à la rentrée de cette université, le '12 novembre 1812
  • Félix GRESSET( 1795 - 1831) : né en 1795 à Pontarlier, de parents peu favorisés de la fortune, sentit de bonne heure la nécessité de se suffire à luiméme. Après avoir achevé ses premières études avec succès, il fut à dixhuit ans nommé régent au collége de Vesoul. C'était le premier pas dans la carrière de l'enseignement; il redoubla d'efforts, et fut eu 1816, après un brillant concours; admis à l'école normale; il en sortit professeur de rhétorique au collége d'Auch , d'où il passa bientôt avec le même titre à celui de Toulouse. Ses goûts studieux, ses habitudes laborieuses, ne tardèrent pas à le faire connaître dans une ville où la culture des lettres est restée en honneur. L'Académie de Toulouse l'admit au nombre de ses membres. 11 publia peu de temps après Un opuscule intitulé Essai sur la longue grecque , OU Précis de sa formation, de sa grammaire et de sa prosodie; avec des notes contenant surtout des applications au latin , Paris , 1825 Encouragé par les éloges de ses maîtres et de ses chefs, il rédigea plusieurs dissertations philologiques qu'il lut à l'Académie, et dont il inséra des extraits dans le journal du département de la HauteGaronne. Son zèle fut récompensé par la place d'inspecteur de l'Académie de Grenoble, place qui devait lui donner le loisir de terminer un grand ouvrage de linguistique dont on le savait occupé. A la révolution de 1830 il fut destitué, lorsque peut-être il se flattait d'obtenir de l'avancement, et vint à Paris pour s'informer de la cause de sa disgrâce, ou tout au moins pour solliciter une pension de retraite. Toutes ses démarches ayant été sans réstiltat , il accepta l'asile que lui offrait un de ses amis à StGermain en Laye, et il y mourut de chagrin dans les premiers mois de 1831 , à l'âge de 36 ans. 11 laissait manuscrit un Dictionnaire polyglotte incomplet , des chapitres (l'un ouvrage sur la Formation des langues, des Recherches étymologiques, etc
  • Félix LECOMTE( 1737 - 1817) : sculpteur, né à Paris le 16 janvier 1737, fut élève de Falconet et de Vassé : ayant remporté le premier prix sur un basrelief dont le sujet était le Massacre des Innocents, il alla passer à Rome le temps qui lui était accordé par les règlements; et de retour à Paris en 1769, il offrit à l'Académie le modèle d'une statue de I'horbas détachant OEdipe de l'arbre, et fut agréé. En 1771, il fut reçu académicien sur le marbre de ce modèle. Parmi les morceaux qu'il exposa la meure année au salon du Louvre, on distingua surtout sept bas- reliefs. en terre cuite, dont le sujet était les Sept Sacrements. Il exposa en 1775 le modèle d'une statue de la Fierge, et d'un basrelief représentant Jésus- Christ mort, pleuré par les trois Maries, destinés pour la cathédrale de Rouen, et il les exécuta en marbre l'année suivante. Les statues de Rollin et de Fénelon , qui lui furent commandées par le roi pour ta col- lection des grands hommes français, furent ex- posées en 1789 et 1791; la dernière orne maintenant la salie des séances publiques de l'Institut. Au commencement de nos troubles, Lecomte jugea convenable d'abandonner la lice et 'de chercher un refuge dans la retraite et dans l'étude des lettres. 11 composa pour lui seul et pour quelques amis intimes des Fables en vers, que M. Fortin , son neveu , son élève et son héritier, devait publier quelque jour. Lecomte fut nommé, en 1810 , membre de la quatrième classe de l'Institut. Il dirigeait avec zèle les élèves de l'Académie, dont il était professeur, lorsqu'une attaque de paralysie l'enleva le 11 février 1817, à l'àge de 81 ans. Son éloge a été prononcé à l'Institut par Quatremère de Quincy. Lecomte est plus chàtié et plus naturel que la plupart de ses contemporains; mais les artistes qui se sont rendus célebres depuis, en revenant à l'étude de l'antique et de la nature, ne permettront de lui assigner une place qu'au second rang des sculpteurs qui ont illustré l'école française. — Mar guerite LECOMTE , femme d'un procureur au CU telet, née à Paris vers 1719, se distingua par sou esprit et son goût pour les arts. Elle a gravé à l'eauforte des Tees et des Paysages qui ne sont pas sans mérite. On connaît d'elle un portrait du cardinal Alexandre Albani une suite de Pa pillons copiés d'après nature, dont elle faisait présent à ses amis, et quelques Vignettes pour la traduction de Gessner, par Iluber, , Paris, Vincent, 1764. Son portrait, dessiné par Watelet , a été gravé par Lempereur avec cette inscription : Marguerite Lecomte, des académies de peinture et des belles- lettres de Raine, de Bologne et de Flo rence
  • Félix LEPELLETIER DE ST-FARGEAU : frère du précédent, destiné dès sa jeunesse , comme cadet de famille, à la profession des armes, était, lorsque la révolution commença, aide de camp du prince de Lambesc , et il entra avec lui dans les Tuileries, le 12 juillet 1789, à la tète d'un corps de cavalerie pour dissiper les attroupements . A cette époque , ainsi que son frère, il se fit remarquer par une aversion trèsprononcée pour toutes les innovations ; mais lorsque celuici, qui, en sa qualité d'alné, était un des plus riches propriétaires de France, se fut lancé sans réserve dans le parti révolutionnaire, Félix, qui, comme cadet, était tout à fait sans fortune, abandonna également ses premiers principes et se précipita dans la révolution d'une manière encore plus violente. Dès lors on le vit figurer au premier rang dans toutes les intrigues des démagogues. Devenu , après la mort de son frère, tuteur de sa nièce encore enfant, il voulut attirer sur lui une partie de la considération. dont les meneurs de ce tempslà cherchèrent à environner sa pupille. L'ayant conduite à la barre de la convention , comme une orpheline abandonnée , il réclama pour elle la protection de 'assemblée, qui sûrement lui était peu nécessaire; le- car son père lui avait laissé en mourant une for.... tune considérable. Sur sa demande, la convention ePtilopta sa nièce au nom de la nation, et Barère saisit cette occasion pour faire décréter que l'adoption ferait désormais partie des lois de la république. Les auteurs du Code civil actuel ont euxidnèmes adopté cette loi, qui est entrée dans la législation française. On a prétendu que Félix Lepelletier avait voulu forcer sa nièce à l'épouser; mais rien ne constate cette violence . Après la mort de son frère , Félix Lepelletier se jeta de i plus en plus dans le parti populaire, et il parut plusieurs fois à la société des jacobins et à la barre de la convention nationale, où il prononça des discours empreints de la plus violente exaltation. Il n'accepta néanmoins aucun emploi pendant la terreur. En 1796, Carnot lui ayant offert celui de commissaire du directoire à Ver- i sailles, il refusa avec dédain , lui déclarant qu'il le regardait comme un tyran et qu'il ne cesserait de travailler à le renverser. Enveloppé dans la Mademoiselle Lepelletier, aussi remarquable. par sa beauté que par ses richesses, épousa, en 1798 , un jeune Hollandais, nommé de Witt, contre les intentions de son tuteur, qui alla jusqu'à invoquer l'autorité du directoire exécutif et mémo celle du corps législatif pour l'en empêcher. Le député Chazal fit, au conseil des CinqCents, un rapport sur cette affaire , et il dénonça positivement le ministre Bénezech , qui avait retardé le mariage. L'assemblée reconnut, par un décret, que la loi qui avait adopté mademoiselle de StFargeau ne donnait au gouvernement aucun droit sur sa personne. Elle épousa donc le jeune Hollandais qui avait eu l'avantage de lui plaire, mais qui ne la rendit point heureuse. Au bout de deux ans, le divorce rompit celte union , et mademoiselle Lepelletier épousa plus tard son cousin, Lepelletier de Mortefontatne, l'un des partisans les plus zélés de la cause royale, lequel, après s'être fait remarquer à la tête du parti qui provoqua avec tant d'ardeur le retour des Bourbons au 31 mars 1814, périt si malheureusement peu de temps après par une chute de cheval. Sa veuve mourut quelques années plus tard. conspiration de Babeuf comme un des chefs les plus dangereux de ce complot, il fut traduit par contumace à la haute cour de Vendôme, qui l'acquitta. Sorti de sa retraite, il adopta un des enfants de Babeuf, et reprit de plus belle ses intrigues démagogiques. Il figura très- activement, en 1799, dans la société du Manége, et fut inscrit sur une liste de déportés, dressée après le 18 brumaire , mais qui , comme l'on sait, ne fut que comminatoire. On trouve encore Félix Lepelletier sur une seconde liste du même genre , après l'explosion du 3 nivôse . Il fut alors arrêté encore une fois et transféré à File de Ré, d'où sa famille parvint à le faire sortir en 1803, avec le consentement tacite du gouvernement. Son apparition à Paris ayant donné lieu à quelques plaintes, il fut arrêté de nouveau et enfermé dans la prison du Temple, d'où il sortit bientôt pour être envoyé en surveillance au delà des Alpes. ll en revint en 1805, et sa fougue démagogique parut un peu calmée. Il se retira dans ses propriétés en Normandie, où il devint président du canton et maire de Bricqueville ; et l'on n'entendit plus parler de lui jusqu'au retour des Bourbons, en 1814. Ayant alors perdu son titre de maire, il lit paraltre une brochure sur le Serment des fonctionnaires publics, dans laquelle l'ancien démagogue commença à découvrir ses couleurs, tout en montrant quelque zèle pour la charte, qu'il craignait de voir renverser par ceux qui, selon lui, avaient formé le dessein d'avilir et de polluer l'institution des maires et du régime communal. Il invoquait un génie puissant pour qu'il vint, disaitil, « précipiter dans le Tartare de la nul« lité les perfides déprédateurs des espérances « du genre humain. n On pourrait croire que ce fut cette ridicule boursouflure qui , dans le mois de mai 1815, attira sur lui l'attention des électeurs de Dieppe, si, immédiatement après le 20 mars, il ne s'était déclaré pour Napoléon dans des proclamations où il prit la qualité de commissaire ou d'agent du nouveau gouvernement. Les électeurs le nommèrent donc membre de la chambre des représentants. . Il déclara dans cette chambre, dès les premières séances, que Bonaparte était le sauveur de la patrie ; et le 23 juin il proposa l'établissement d'un journal logotachygraphique, qui aurait eu seul le privilège de publier le compte rendu des séances. Il se prononça, le 4 juillet, pour une déclaration de principes en tète de la nouvelle constitution : o Il est urgent, « ditil, de déclarer à l'Europe sous quel principe o nous voulons vivre. L'évangile de nos droits e doit être le préambule de la constitution. Lors de la communication qui fut faite dans la mème séance de diverses pièces parmi lesquelles se trouvaient des proclamations de Louis XVIII, Lepelletier insista pour l'impression de ces dernières. Dès le 30 mars précédent, il avait manifesté ses sentiments sur ce prince et sur sa famille dans une proclamation datée de Dieppe , où il exerçait, en qualité de commissaire de l'empereur, les fonctions d'administrateur d'arrondissement : « Les Bourbons ont paru , disaitil , et la France « a frémi ! L'empereur a paru, les coeurs se sont « pressés vers lui ! C'est au champ de mai que « nous le proclamerons le véritable père de la « patrie et de la liberté. » Après la dissolution des chambres, Félix Lepelletier, compris dans l'ordonnance du 21 juillet et mis en surveillance, fut définitivement banni par celle du 17 janvier 1816. 11 sortit du royaume et résida successivement à Bruxelles et à Liége , dans le faubourg de Namur, où sa maison était le rendezvous des exilés les plus marquants ; mais de nouvelles rigueurs contre les exilés l'obligèrent à se réfugier en Allemagne. Il fixa alors sa résidence à Offenbach, près de FrancfortsurleMein , d'où une ordonnance royale lui permit bientôt de revenir à Paris. C'est dans cette ville qu'il passa les dernières années de sa vie, ne paraissant plus occupé d'affaires politiques et témoignant quelque regret de sa conduite pendant la révolution. 11 y mourut le 3 janvier 1827. Le tableau représentant la mort de son frère, peint par David, de qui madame de Mortefontaine, sa nièce, l'avait acheté pour le faire disparaltre, et que cependant elle avait confié à son oncle, passa, par le testament de celuici , dans les mains d'un M. Hugeney , son ami ; mais les héritiers de cette dame le réclamèrent en justice comme n'ayant été qu'un dépôt dans les mains de Félix Lepelletier, et devant en conséquence leur être restitué afin qu'ils pussent remplir les voeux de madame de Mortefontaine, qui étaient de le tenir à jamais caché pour ensevelir dans l'oubli, autant qu'il lui était possible, les torts de son père. Le tribunal de la Seine , se montrant disposé à seconder ces pieuses intentions, ordonna, par jugement du 26 juillet 1837, que le tableau fût remis à mesdames de Boisgelin et de Talleyrand , filles de madame de Mortefontaine. Félix Lepelletier a publié les OEuvres de Michel Lepelletier, son frère, avec une Notice historique , Bruxelles , 1826 B—u et M—D j.
  • Félix LUBIENSKI( 1756) : né vers 1756, d'une famille illustre de Pologne , fut confié de bonne heure à Albertrandi, et voyagea sous cet excellent maître, surtout en Italie. Rentré dans sa patrie vers 1773, il se fit connaître comme nonce à la diète de Quatre ans, qui termina ses séances par la constitution du 3 mai 1791. Le grandduché de Varsovie ayant été érigé en 1807, Lubienski en fut nommé ministre de la justice et remplit ce poste avec dévouement. Il introduisit en Pologne le code français, établit une école de droit à l'exemple de celle de Paris, et l'honora d'une protection particulière. Il fonda en outre à l'usage des magistrats une bibliothèque pu blique, qu'il enrichit de plusieurs milliers di volumes. En 1809, il fut envoyé en Galicie pou) introduire les lois françaises dans la partie de cette province dont le prince Poniatowski s'était emparé. Ces travaux utiles furent interrompus par les désastres de la campagne de 1812.11 suivit l'armée française à Paris, et se trouvait dans cette ville lorsque les puissances de l'Europe, assemblées à Vienne en 1815, décidèrent , du sort de la Pologne. Lubienski profita de sa position pour représenter, dans une lettre adressée à l'empereur Alexandre, la situation de son, infortunée patrie. Il parait que cette lettre lui attira une disgrâce. S'étant retiré dans les environs de Cracovie, il y mourut quelques années{ plus tard
  • Félix LOPE DE VEGA CARPIO( 1562) : célèbre poëte espagnol, né à Madrid le 9.5 novembre 1562. Son père, qui cultivait la poésie et vivait fort occupé d'oeuvres de charité , était originaire de Vega, dans la pittoresque vallée de Carriedo. Lope de Vega a donné de curieux détails sur sa famille dans une épltre qu'il adressa, sous le titre d'Amarylis, à une dame péruvienne. Son oncle était l'inquisiteur D. Miguel de Carpio, dont il a parlé souvent dans ses écrits avec un grand respect. Il fit des vers dès sa plus tendre enfance, et manifesta son génie poétique en apprenant à écrire. Il avait à peine quatorze ans qu'il composait déjà des ouvrages dramatiques. Honteux d'être encore sur les bancs d'une école et parmi des enfants que son génie laissait bien loin derrière lui, il céda à un besoin vague de voir le monde, et s'enfuit de Madrid avec un de ses camarades. Arrivés à Astorga , les deux jeunes déserteurs s'aperçurent que leur petite bourse était épuisée : ils revinrent à Ségovie, où le besoin les força de porter leurs gobelets chez un orfèvre pour les vendre. Celuici, suspectant leur honnêteté , les conduisit chez l'alcade; mais le magistrat, ayant reconnu en eux des enfants échappés de l'école, les fit ramener à Madrid par un.alguazil. Rendu à ses études , le jeune Lope se livra de nouveau à son goût pour la poésie, et s'essaya dans divers genres ; mais ces essais, qui se ressentaient de sa jeunesse, firent peu de sensation. Ce ne fut qu'en étudiant la philosophie à l'université d'Alcala, qu'encouragé par les éloges et les conseils du duc d'Albe , dont il était allé grossir la cour, il produisit le premier poëme capable de révéler son génie : c'était un poëme héroïque et pastoral, imité de Sannazar, et intitulé l'Arcadie. Un gentilhomme s'étant moqué de ses poésies, il se vengea par une satire dont le gentilhomme lui demanda satisfaction. Lope se battit avec lui, le blessa grièvement, et fut obligé de se sauver de la capitale où il venait de se marier. Le bonheur de son ménage fut ainsi détruit ; et il vécut pendant quelques années dans une sorte d'exil à Valence, où il cultiva l'amitié du poëte latin Mariner, qui a laissé dans ses poésies plusieurs témoignages de son estime pour lui. Lorsque le souvenir de son duel fut assoupi, il revint à Madrid dans le sein de sa famille : mais il n'y retrouva le. bonheur que pour peu de temps. L'épouse dont il avait été séparé depuis son mariage mourut après l'avoir revu. Se trouvant alors seul au milieu de la capitale, dégoûté d'un séjour où il avait deux fois perdu la paix de l'âme , il embrassa l'état militaire , et prit du service à bord de la fameuse flotte l'invincible Armada. Pendant le trajet il composa son poëme de la Belle Angélique; mais l'expédition fut désastreuse, et il eut la douleur d'y voir son 'frère expirer dans ses bras. Il quitta le service et revint en 1590 à Madrid, où il se maria de nouveau. Ce second hymen parut d'abord plus heureux que le premier. Il en naquit trois enfants ; et les succès de Lope dans la carrière dramatique accrurent sa fortune et sa réputation : mais son bonheur ne fut point encore durable. Il perdit dans un court espace de temps un de ses fils et sa femme. Ce double coup du sort abattit pour quelque temps son courage. Dégoûté du monde, il se jeta dans les bras de la religion. Déjà le saintoffice lui avait donné le titre de son familier : il entra dans l'état ecclésiastique, et devint chapelain et membre de la confrérie de StFrançois. Cependant la dévotion ne fit point tarir sa verve poétique, et, quoiqu'il traitât quelquefois des sujets pieux, il n'en composa pas avec moins d'ardeur et de fécondité des comédies et des poëmes érotiques. L'époque de sa prêtrise est même celle où il a produit le plus de vers mondains de tous les genres. Loin d'en être choquée, sa nation avait conçu pour ce génie extraordinaire une vénération qui se manifestait toutes les fois qu'il paraissait en public. Le clergé s'enorgueillissait d'avoir dans son sein un si grand écrivain. Le pape Urbain VIII, à qui il dédia son poëme de la Reine d'Eeosse, lui écrivit une lettre de félicitations en lui envoyant le diplôme de docteur en théologie : enfin les théologiens le comblèrent d'éloges dans les approbations mises audevant de ses pièces de théâtre. On rappelait le Phénix de l'Espagne ; on venait de toutes les provinces du royaume et même de l'Italie pour le voir. Les grands ambitionnaient la faveur d'être ses Mécènes ; le roi et le pape l'accablaient de bénéfices et de titres. Indépendamment de ses revenus , il recevait des présents considérables, et il tirait un profit immense de la représentation de ses pièces, qui ne lui coûtaient d'autre peine que celle de les écrire. Cependant, au milieu de tant de gloire et de prospérités , il n'était point heureux ; et dans plusieurs de ses écrits il fait entendre des plaintes : « Puissiezvous, écritil à sa tille en lui dédiant « sa comédie du Remède dans le malheur, puissiez« vous être heureuse , quoique , à vous parler « franchement , vous ne sembliez pas née pour « l'être, surtout si vous héritez de ma destinée 1 « Puissiezvous trouver des consolations comme « celles que vous me donnez I » Dans le passage suivant d'une dédicace à son fils , il s'explique plus clairement sur la cause de ses chagrins : « Si le malheur ou vos dispositions naturelles, « ditil , voulaient que vous fissiez des vers , ne faites pas de la poé « sie votre unique occupation. Vous rendrez dif « ficilement à votre patrie autant de services « que moi ; cependant, quelle a été ma récom « pense ? Une table assez pauvre , une maison « nette et un jardinet dont la culture est ma seule « distraction. C'est le cas de rappeler cet em « blème adopté par un savant de notre temps, « et consistant en un miroir suspendu à un ar « bre contre lequel les enfants lancent des pierres : « Periculosum splendor. . J'ai écrit neuf cents co « médies , douze livres en prose et en vers sur « divers sujetos, et tant d'autres ouvrages, que ce « qui est publié n'égalera jamais en quantité ce « qui reste à imprimer. Eh hien, je me suis attiré « des ennemis , des censures , des jalousies , du « blâme et des soucis ; j'ai perdu un temps pré « cieux , et j'ai atteint la vieillesse , non intellect( ' « senectus, comme dit Ausone, sans pouvoir vous « laisser autre chose que ces avis inutiles. » De telles plaintes décèlent trop (le susceptibilité pour la critique , et peut-ètre plus de goût pour les récompenses pécuniaires que pour la gloire. Lope de Vega essuya, il est vrai, beaucoup de censures, surtout pour ses pièces de théâtre , et il vit Cervantes luimême au rang de ses critiques. Dans une de ses préfaces, il déclare que tout le monde a dit du mal de lui, tandis qu'il n'en a dit de personne. En effet, dans son poème du Laurier d'Apollon , il a donné des éloges à plus de trois cents poètes dont la plupart ne méritaient pas cet honneur. Cependant , ceux mèmes qui blâmaient ses défauts les plus évidents rendaient hommage à son génie extraordinaire ; et , pour ne parler que de Cervantes , après avoir relevé l'irrégularité et le mauvais goût des pièces dramatiques de Lope , l'ingénieux auteur de Don Quichotte s'indigrrait que de misérables écrivains voulussent en conclure qu'il était au nombre des adversaires du premier auteur dramatique de son siècle. Il rejeta fièrement cette alliance de la médiocrité contre le génie , et proclama Lope de Vega un prodige de la nature et le maitre du théâtre espagnol. De pareils témoignages n'auraientils pas dù consoler ce grand écrivain de toutes les attaques de l'envie et de la médiocrité? Il montra plus de caractère dans ses querelles avec Gongora, poète habile, mais plein d'affectation, et qui faillit corrompre le goùt de sa nation par un style froid et recherché que Lope de Vega attaqua de tout son pouvoir, quoiqu'il lui eût donné une place dans son Laurier d'Apollon. Un autre sujet de chagrin pour Lope était l'avidité avec laquelle les directeurs de spectacle s'emparaient de ses productions avant qu'elles fussent imprimées. Des hommes doués d'une heureuse mémoire revoyaient la mème pièce jusqu'à ce qu'ils la sussent par coeur, et allaient ensuite la jouer et la vendre à la porte de la salle ; il résultait de cette avidité des comédiens que les pièces de Lope se falsifiaient, et se répandaient dans le public chargées des sottises d'autrui. Du reste, on ne peut guère douter que les plaintes du poète contre la fortune ne fussent le résultat d'un penchant trèsdécidé à l'avarice. C'est après avoir gagné cent mille ducats qu'il accusait le sort , tandis que Cervantes mourait de misère dans la rue même où Lope de Vega vivait au sein de l'abondance. Ce poète joignait à la passion des richesses la manie de se donner une illustre origine. Enfin , l'on cite parmi les singularités de son caractère, d'ailleurs doux et égal, de n'avoir pu souffrir que l'on prît du tabac en sa présence ni que l'on demandât, sans avoir des intentions de mariage, l'âge de qui que ce fùt. Il se montra toujours l'ennemi des vieillards qui teignaient leurs cheveux, et des hommes qui parlaient mal des femmes. Ses ouvrages sont tous, en quelque sorte, des improvisations ; et sa facilité à composer était telle , qu'il n'eut jamais besoin de méditer aucun plan. Il dit luimème que plus de cent de ses pièces dramatiques ont passé en vingtquatre heures de son imagination au théâtre : Mas de ciento , en horas viente quatre , Passaron de las Musas al teatro. Étant à Tolède il composa cinq comédies en quinze jours. Montalban , son ami , raconte que , voulant gagner de vitesse ce grand poète avec lequel il avait entrepris, sur la demande d'Un directeur de spectacle , de faire une nouvelle pièce , il se leva à deux heures de nuit , et travailla jusqu'à onze pour finir sa tetche. Étant descendu ensuite chez Lope , il le trouva travaillant dans son jardin. « J'ai commencé à cinq « heures, lui dit celuici, et après .avoir fini mon « acte j'ai déjeuné , j'ai composé une épître de « cinquante triolets, et j'ai arrosé tout mon jar din. » Montalban fut obligé de s'avouer vaincu. On assure que Lope a composé 1,800 pièces de théâtre , toutes en vers ; et l'on évalue à 21 millions 300,000 le nombre de ses vers imprimés. Enfin , on a calculé qu'il a dé remplir 33,29.5 feuilles de papier dans sa vie, et écrire 900 lignes de vers ou de prose par jour. Si ses oeuvres étaient réunies, elles formeraient 50 gros volumes et ce n'est que le quart de ce
  • Félix LOYKO( 1750 - 1800) : chambellan (le la cour du roi StanislasAuguste Poniatowski, né vers 1750, fit sur l'histoire de sa nation des recherches que les guerres civiles qui désolèrent la Pologne l'empêchèrent de publier. Ses nombreux matériaux avaient été conservés dans la bibliothèque des princes Czartoryski , à Pulawy. Narazewicz et Czacki en ont fait usage. On a de Loy ko : 1° Collection des déclarations, notes et discours tenus à la diète de 1772; 2. Essai historique pour démontrer la nullité des droits des puissances étrangères sur les possessions de la république de Pologne, Varsovie, 1773 ; Londres , 1774 , 2 vol. Le premier volume a pour titre : les Droits des trois puissances alliées sur plusieurs provinces de la république de Pologne; les réflexions d'un gentilhomme polonais sur les lettres patentes et prétentions de ces trois puissances; et le second : l'Insiesance et la nullité des droits des trois puissances copartageantes sur plusieurs provinces de la république de Pologne, authentiquement démontrées et prouvées par l'histoire, etc. Cet ouvrage, dans lequel les droits de la Pologne sont fermement établis , est très- rare. L'auteur mourut vers 1800
  • Félix MALLEOLUS( 1389) : dont le rai nom était / terminer/ in, qu'il traduisit en latin, selon la coutume des savants de son temps, naquit à Zurich, en 1389. Après avoir commencé ses études dans sa patrie, il alla les continuer à Erfurt, s'y appliqua au droit canon, et y obtint le degré de bachelier. En l'Ill, on lui conféra un canonicat t Zurich , ensuite un semblable à Zollingue ; et en iL obt nit encore la place de pré t à Soleure. il fut, la n'élue année, créé docteur en droit canon L Bologne ; et comme il était favorisé par la cour de Rome, la sun ivance à la place tle prévôt. dans sa ville natale, lui fut assurée. De retour à Zurich , il se it frustré de cette espérance; les chanoines , qui ne l'aimaient point en a% aient nommé un autre à la place devenue acaule. Cet affront l'anima de plus en plus contre ses confrères; il ne cessa depuis lors de déclamer contre la politique et la conduite du clergé, contre les grandes acquisitions des moines, et surtout il tonna contre les ordres mendiants ; dans ce sens il fut un des précurseurs de la réformation, quoi- at adopté tous les articles dogmatiques du concile de liàle , auquel il assista. Son zèle n'aboutit qu'il lui susciter des ennemis irréconciliables. En I '&39 , se trou% ant Zurich , pendant que cette die Soutenait la guerre contre les cantons suisses, il ;IN ait compose soit faineu? livre. Sur l'origine et les préroyatires ele la noblesse, suivi d'un autre contre les Siiisses. remplis l'un et l'autre des sarcasmes les plus amers, contre le parti de ces derniers L. 1.e Nieaire épiscopal de Constance, personnellement attaqué dans ce Witte écrit lit arrèter en plein jour le 18 février Ilenunerlin en Si) maison à Zurich , et le lit conduire dans les prisons de Constance. Maigre l'amnistie prononcée après la pai conclue ent re Zurich et les cantons , il fut priN é de son canonicat , et enfermé dans les prisons de Lucerne, où il mourut vers 1'157. Ce fut pendant sa détention qu'il composa la plus grande partie de ses ouvrages; car il possédait la plus riche bibliothèque du diocèse de Constance, et l'usage ne lui en fut jamais tout à fait interdit. Le nombre de ses écrits est considérable ; plusieurs, encore inédits, sont consen és dans les bibliothèques de Zurich. Sébastien Brand publia en 1'197. la plus grande partie des écrits de Malleolus, sous ce t il Te : 1 On en mura juger par le passage suivant AlPox las, audaz crudrldas, corda: a. sprrttas, conikmar bestiatilos, dedaz Impositas, dicaz teolposilas, « fax hosii: iias, SU1TENSES Coi In CeMplicitruS nomutantur. Hemmerlin varia' oblectationis opuscula et tractants. On attribue à ce même éditeur l'édition faite à peu près dans ce mème temps du Dialogua de nobilitate et rusticitate, et des pièces qu'on y a jointes. Ces deux retueils sont rares. Ce que l'auteur a écrit contre les Suisses a été inséré, mais non sans quelques lacunes, dans le Thesaurus historiœ Helvetiece,. et imprimé séparément à Zurich en 1737 .
  • Félix MAYNARD( 1813 - 1845) : voyageur français , né à Melle , en 1813. Maynard fit ses études à Poitiers, où son père était directeur de l'école normale , et il y suivit les cours de l'é- On attribue quelquefois à Mayn ard un poème de trois mille vers, intitulé Philandre , 1623 12, dont la le. édition por- tait le nom de l'auteur, et aurait été imprimée à Tournon en 1619 ; le Re- cueil des plus beaux vers des meilleurs poiles français, le Par- nasse des excellents poiles de ce temps. Quant à ses Priapées, que Conrard a possédées, et que Richelet paraît avoir vues , la Monnoyê donne à penser qu'el'es n'existaient plus de son temps Cependant un anonyme, qui préparait une nouvelle édition des Œuvres de Maynard , avait transcrit et rassemblé à la suite d'un exemplaire tout ce qu'il avait connu de cet auteur. Il a donné le titre de Priapées à certaines pièces qui font partie de son manuscrit. Parmi ces pièces, quelquesunes sont des imitatiiins de Martial ; ce qui autorise à croire que la traduction de l'épigrammatiste latin , qu'on dit avoir été faite par Maynard , et que personne n'a jamais vue , se réduit à quelquesunes de ces Priapées. A. B—T. yole secondaire de médecine. D'une imagination ardente, il ne rèvait que voyages. Tout le temps qu'il ne consacrait pas à l'étude de la géographie et des sciences naturelles et médicales, il l'employait à cultiver la poésie. Ses premiers essais poétiques parurent dans le journal l'Echo peuple. Il vint à Paris en 1834 , passer ses examens de docteur en médecine , et publia l'année suivante, en collaboration avec M. Edm. Texier, un recueil de poésies intitulé En cirant! Cet ouvrage eut peu de succès. Maynard , par goût pour les voyages, embrassa la carrière assez de chirurgien dans la marine du commerce. 11 fit deux fois le tour du monde à bord d'un baleinier, et a publié, tant dans le Siècle que dans le Moniteur de la / lotte , des articles extraits du journal de ses voyages ; l'un, notamment, a paru en 1852 dans la première de ces feuilles. sous le titre de Sourenir des colonies pénales de l'Angleterre. D'une énergie de caractère peu com- mune, Maynard, pendant ses longues pérégrinations, avait été exposé à de nombreuses fatigues; sa santé s'était gravement altérée ; il vit venir la mort avec un incroyable sangfroid, et expira, fort regretté de tous ceux qui avaient connu ses rares qualités, le 1 novembre 1858. — Un auteur du même nom , François- Achille MAYNARD ou DE MAYNARD , né à Toulouse en 1812 , se fit d'abord connaître par un recueil de poésies , les Elans du cœur , Toulouse, 1842 ; il vint à Paris en 1843 , publia un ouvrage intitulé Chants poétiques et religieux , 1845 , donna quelques articles à la Gazette de France et à la Nation. En proie à une sombre mélancolie , il se donna la mort à la fin du mois d'août 1845
  • Félix MENDELSSOHN-BARTHOLDY( 1809) : compositeur de musique, né à Berlin le 3 février 1809, était fils d'un riche négociant israélite de cette ville et petitfils du précédent , auquel il ressembla par cette application et cette énergique patience qui produisent les hommes distingués dans tous les genres. Il étudia le piano sous Louis Berger et la composition sous CharlesFrédéric Zelter, s'exerçant continuellement sur les chefsd'oeuvre de Sébastien Bach, de Hmndel, de Haydn, de Mozart et des autres grands maîtres de l'Allemagne, qu'il sut bientôt par coeur, et l'on a toujours depuis cité sa mémoire musicale comme une des plus heureuses qui aient existé ; il était capable d'accompagner sans musique des opéras entiers. C'est d'abord comme pianiste qu'il se fit connaître , et dès l'enfance il annonça un talent précoce pour l'exécution et une facilité extraordinaire pour l'improvisation. Quoique la grande fortune de son père lui assurât une position dans laquelle l'art musical ne serait pour lui qu'un agrément, on le fit de bonne heure paraître en public : dès l'âge de neuf ans il avait joué dans plusieurs sociétés de Berlin. Peu de temps après, il lit avec son père un voyage à Paris, et fut présenté à Cherubini, qui, après l'avoir entendu, engagea ses parents à ne plus combattre comme ils l'avaient fait jusqu'alors le penchant décidé qu'il montrait pour l'art musical. Il put donc s'y adonner tout entier et perfectionner ses études en continuant de travailler avec Zelter. Mais ce fut surtout à partir de 1822, c'est-àdire à de treize ans , que sa réputation commença de bien s'établir ; ce fut aussi en cette année qu'il fit connaître ses premières compositions, notamment un concerto de piano qui causa beaucoup de sensation au milieu de tant de belle musique en ce genre que l'on entendait alors. 11 avait aussi cultivé sans relâche son talent pour l'improvisation , et l'on a cité comme preuve de sa modestie et de son discernement que , se trouvant un jour dans une réunion d'artistes où s'était fait entendre Hummel, le jeune Mendelssohn fut engagé à se mettre à son tour au piano, mais rien ne put l'y décider , et , comme on essayait de l'y contraindre, il ne répondit plus qu'en versant des larmes. Son maître Zelter, ayant eu l'occasion de faire un voyage à Weimar, emmena son élève et ne manqua pas de le présenter à Goethe, qui lui prédit les plus grands succès et lui témoigna depuis une amitié vraiment paternelle. 11 fit plusieurs voyages dans différentes villes d'Allemagne, excitant partout une juste admiration. En 1823, c'est-àdire lorsqu'il n'avait encore que quatorze ans, Charles Moesel, chef d'orchestre du théâtre royal de Berlin , fit exécuter la première symphonie de Mendelssohn, dans laquelle on remarqua , outre la puissance des effets, un caractère de style tout à fait particulier. Cette opinion se confirma l'année suivante, où parut son premier quatuor pour piano, violon, alto et violoncelle. A dixhuit ans, le 29 novembre 1827, Mendelssohn donna au même théâtre un opéracomique allemand , en deux actes, les Noces de Gamache; il s'était déjà formé pour lui un parti décidé d'admirer toutes ses productions, et qui cependant ne put procurer à cet ouvrage qu'un succès d'estime , parce qu'il péchait par le côté le plus important pour la musique dramatique, savoir : l'absence ou la faiblesse de la mélodie. Le compositeur le sentit sans doute, car il abandonna la musique dramatique proprement dite pour se livrer entièrement à celle où les voix ne figurent plus ou ne jouent qu'un rôle analogue à celui des instruments ; telles furent les compositions qui l'occupèrent pendant les deux années qui suivirent, d'où datent quantité de pièces fugitives, l'ouverture du Songe d'une nuit d'été, un morceau à huit instruments qui obtint un grand succès, des quintettes, des quatuors , des sonates , etc. En 1829 , Mendelssohn commença des voyages hors de son pays qui durèrent près de quatre ans. Il visita l'Angleterre , et y séjourna longtemps , surtout à Londres , où il fit entendre plusieurs de ses compositions. Il parcourut l'Ecosse , et l'on s'aperçut plus tard qu'il avait visité ce pays quand on entendit l'ouverture ou la symphonie intitulée la Grotte de Fingal, dans laquelle il a répandu en abondance ces inspirations vaporeuses que peut fournir un si triste climat et que l'on reirouve dans les mélodies qui en sont originaires. Eu France, il exécuta un concerto de sa composition aux concerts du conservatoire; son oeu ti re et son jeu furent assez peu goûtés , ou, pour mieux dire, son séjour ne fut pas assez prolongé pour que l'on appréciât le mérite particulier qui le distinguait. Il en fut de même en Italie. Aussi parutil dès lors renoncer à ces deux pays en se partageant entre l'Angleterre et l'Allemagne. En 1840, le roi de Prusse avait appelé Mendelssohn à la direction de sa chapelle particulière, bien qu'il fût israélite , et un peu plus tard. il l'avait nommé inspecteur général de la musique religieuse du royaume, places qui ne l'empêchèrent pas de continuer la direction des concerts de Dusseldorf, de Cologne et celle de l'école de Leipsick, qu'il occupait depuis quelque temps; il fit aussi à cette époque plusieurs excursions en Suisse. Ces occupations et ces voyages n'avaient point arrêté ni même ralenti sa verve productive, et l'on 'vit se succéder quantité d'ouvrages de différents genres, parmi lesquels on remarque ses ouvertures ou symphonies d'un seul mouvement , de grandes cantates composées pour diverses occasions , des psaumes pour voix et orchestre, de la musique de chambre pour instruments à corde et pour piano , de petites pièces de musique vocale, de grandes sonates, des préludes et des fugues pour orgue où l'on peut lui reprocher de s'être écarté du style propre à cet instrument, tout en agrandissant son domaine. Mais la gloire du nom de Mendelssohn se répandit plus que jamais quand il eut fait exécuter ses deux grands oratorios de Paulus et d'Elias, où l'on rencontre des morceaux de la plus grande beauté et quelquesuns d'un effet surprenant. Quoique ces deux grandes compositions paraissent devoir rester ses plus beaux titres , il ajouta encore à sa renommée par l'Antigone, exactement traduite du grec de Sophocle et qu'il mit en musique à la demande du roi de Prusse , bon connaisseur en littérature ancienne et amateur passionné de musique. Lancé dans cette carrière nouvelle, il écrivit les choeurs et entr'actes de l'Athalie de Racine , puis l'OEdipe à Colone , de Sophocle. L'Antigone, donnée d'abord à Potsdam en 1841, a été reproduite trois ans plus tard à Paris , sur le théâtre de l'Odéon. Le compositeur avait cherché à se créer un style nouveau en se pénétrant de la simplicité antique; on remarqua des récitatifs en choeur à l'unisson qui obtinrent tout le résultat que le musicien pouvait attendre; l'originalité de certains choeurs causa aussi une vive sensation. Mendelssohn avait à peine dépassé sa trentième année ; son nom et quelquesuns de ses ouvrages étaient connus dans toute l'Europe ; on était surtout étonné de son extrême fécondité, car il ne laissait presque point passer de mois sans mettre au jour une production nouvelle, souvent plus goûtée encore que celle qui avait précédé. On com-
  • Félix NEFF( 1798 - 1829) : pasteur et philanthrope fran-çais, né en 1798, dans un village près de Genève, mort en mars 1829 dans cette ville. Descendant d'une famille de la Lorraine allemande, il reçut quelques leçons de latin du pasteur de sa paroisse, et étudia seul la botanique, l'histoire et la géographie. Il puisa l'amour des grandes actions dans Plutarque et dans J.J. Rousseau. Placé comme apprenti chez un jardinierfleuriste, à l'âge de quatorze ans, il dut à dixsept ans s'enrôler dans la garnison de Genève; à dixneuf ans, il était sergent d'artillerie. Pendant ce temps de service , il apprit tout seul les mathématiques et les sciences naturelles. En mème temps, il se mit à lire la Bible. Croyant dès lors avoir trouvé son assiette , il fit des prédications religieuses dans les casernes, les hôpitaux et les prisons de Genève. En 1818, il s'unit aux protestants de la nouvelle Eglise, qui, appelés inôniers, s'étaient séparés del'Eglise nationale suisse. En 1819, il posa l'habit militaire, à la grande satisfaction de ses officiers , mécontents de l' que ses principes religieux et son caractère particulier lui donnaient sur ses camarades. Il parcourut ensuite les villages des environs de Genève, lisant et expliquant la Bible dans toutes les maisons; puis il étendit ses courses apostoliques aux cantons de Vaud , de Neufchâtel et do Berne. Appelé en 1820 à Grenoble comme évangéliste, pour remplacer le pasteur titulaire pendant quelques mois de congé, Neff saisit avec plaisir cette occasion de rattacher l'Eglise libre à l'Eglise protestante officielle. En 1822 , il accepta les mèmes fonctions, avec le titre de pasteur catéchiste, à Mens , dans la vallée supérieure du Drac. Il y forma de ses propres fonds et des collectes volontaires une société bibli- que et de traités religieux, puis des écoles des dimanches, enfin une petite école normale primaire dans sa maison, de même qu'un cours de préparation théologique. En 1823, il se chargea de toute l'agglomération des communes protestantes du canton de Guillestre , dans le département des HautesAlpes, comprenant le Quéran l'Orsières, le Freyssinières et le Champsaur, dans les hautes vallées du Drac et de la Durance. Neff devint un nouverOberlin pour les pauvres popu- lations de ces pays agrestes. Ayant fait adopter à Dormillouse le projet de construire une salle d'école dans un bâtiment commun, espèce de grange, il mit luimême le premier la main à l'oeuvre. A Freyssinière, il résolut de faire changer aux paysans leur mauvais système de culture de la pomme de terre. Ne pouvant leur faire entendre raison , il se hâta de parcourir la vallée pendant plusieurs semaines, allant d'un champ à l'autre et ôtant les outils des mains des laboureurs pour planter luimême à sa façon. Il réussit à faire assainir les maisons par des chan- gements de construction et à faire planter l'olivier et le châtaignier dans les expositions favorables. Ailleurs, il fit creuser de longs canaux d'arrosage à travers la montagne, en minant et faisant sauter des rochers de granit, ou construire des aqueducs trèsprofonds. Par des prélèvements sur les recettes des communes, il parvint encore à fonder une autre société biblique à Freyssinièces en 1824. Tout cela s'accomplissait en deux ans , au milieu de populations d'un caractère indépendant , qui , issues des anciens Vaudois, n'avaient jamais pu être forcées, même par l'administration rigoureuse de Napoléon Pr, à servir dans les armées. Dans le presbytère de Dormilbouse , il avait établi deux écoles normales, une des maîtres et une autre des maîtresses. Il ajouta aux classes ordinaires de l'école primaire des leçons d'histoire, de géographie, de botanique, de médecine usuelle , trèsimportantes pour des gens demibarbares , qui allaient jusqu'à donner du vin et de l'eaudevie aux malades pris d'accès de fièvre. Ses prêches et méditations religieuses attiraient en même temps catholiques et protestants de toutes les nuances. Ennemi de l'exclusivisme, Neff se servait indistinctement de la Bible catholique du P. Amelot et des Bibles protestantes de Londres et de Paris , ainsi que de celles des frères Moraves et des Vaudois, selon les circonstances. Quand il voyait son public peu disposé à prêter une attention suivie , il prenait occasion d'une fable de Lafontaine ou de quelque passage d'un auteur profane pour y rattacher ses enseignements religieux. En 1826, il fit un voyage apostolique dans les vallées vaudoises du Piémont, dont les habitants le reçurent parfaitement. Mais à peine de retour dans sa commune, il reçut la nouvelle que le gouvernement sarde, dans la politique duquel entrait alors l'intolérance religieuse, craignant la liaison des protestants piémontais avec ceux de France, avait défendu toute prédication ultérieure sur son territoire. L'état délabré de sa santé força Neff, en juin 1828, à prendre les eaux de Plombières, où il fonda également une petite commune. Mais son mal étant devenu incurable, il ne put plus retourner dans les HautesAlpes, et dut s'arrêter à Genève, où il mourut. Ce fut l'exemple de Neff qui éveilla dans l'Église protestante de France l'idée de l'institution des évangélistes ou pasteurs 'ambulants. La renommée de ce pauvre pasteur, si elle n'égale pas celle d'Oberlin , restera au moins indélébile dans le sudest de la France. 11 a laissé des Méditations religieuses publiées en 188, 4831, 1841i et 1851 ; des Lettres nombreuses, éditées par madame Anne Wyatt, Londres, I 843, et par A. Bost, ancien pasteur de Sedan. Sa Biographie allemande a été écrite sous les auspices du naturaliste et psychologiste Schubert, Erlangen , 1832. Neff a encore rédigé vers 1814 un Petit Traité sur les arbres fruitiers et la culture qui leur est propre
  • Félix ORSINI( 1819) : révolutionnaire italien , naquit au mois de décembre 1819 à Meldola, petite ville de la province de Forli , dans les Etats romains, à Venise , fut pu - bliée à Rome par Ani. Laliéri; ce dernier en avait déjà donné, l'année précédente . une moins complète , moins critique, et sans texte, mais d'un burin 'plus sévère qui, par sa fermeté , rappelle le mire des estarirpes de Marc Antoine Raimondi. Celte édition de 1569 est ordinairement citée nous le nom d'Achille Statius , qui la dédia au cardinal Granvelle. La plupart du ces planches ,a, retrouvent dans l'édition de 1570; mais celles qu'on y a ajoutées sont d'un burin bien inférieur. d'André Orsini, de Lugo, et de Françoise Ricci, de Florence. Son père était un patriote exalté, membre depuis longtemps des sociétés secrètes. Félix, à l'âge de neuf ans, fut envoyé à Imola chez son oncle paternel Orso Orsini , qui s'appliqua vainement à lui donner les premiers éléments d'une éducation sévèrement religieuse. En 1838. Orsini suivait les cours de droit de l'université de Bologne , où il ne tarda pas à s'affilier parmi les membres de la société secrète la Jeune Italie, fondée en 1831 par Mazzini. Dans ce milieu, il acquit promptement une certaine influence, et dès ce moment sa vie ne fut pluequ'une lutte incessante, mais impuissante, contre les gouvernements établis en Italie. Dans le courant du mois d'août 1843, un soulèvement, organisé par les conspirations des sociétés secrètes et spécialement de la Jeune Italie, éclata dans la légation de Bologne. Les conjurés comptaient sur la propagation du mouvement dans l'Italie centrale et inférieure, d'où il devait gagner les provinces napolitaines. Ce n'était là qu'une illusion. Isolés, abandonnés, les conjurés, au nombre d'une cen- taine d'hommes , furent facilement dispersés par les Suisses et les carabiniers pontificaux. Félix Orsini et son père André prirent une part active à cette échauffourée. Pourtant ils ne furent tous deux arrètés qu'au mois de mai suivant. Des fragments de lettres de la main de Félix avaient été trouvés par la justice dans les papiers de Barbetti , l'un des chefs du complot. Traduit à Rome devant le tribunal de la sacra consulta, Orsini fut condamné à la lin de 1844 aux travaux forcés à perpétuité, pour crime de conspiration contre le gouvernement pontifical. En exécution de cette sentence, Orsini resta dixhuit mois environ au bagne de CivitaCastellana. La mort de Grégoire XVI mit un terme à cette captivité. Un des premiers actes politiques de son successeur Pie IX fut de proclamer une large amnistie. Pour en profiter, les réfugiés ou condamnés politiques étaient simplement astreints à s'engager sur l'honneur « à . Cette tentative échoua ; abandonné par ceux sur lesquelsil croyait pouvoir compter , resté presque seul, Orsini , arrêté par les gendarmes piémontais, fut emprisonné à Sarzanna , puis conduit à Gènes et renfermé dans une forteresse, d'où il ne sortit que pour être embarqué pour l'Angleterre. Peu découragé par tant d'échecs successifs, il reprit à Londres le cours de ses menées conspiratrices. Il partit de nouveau pour l'Italie , afin d'aller porter l'insurrection dans la Lunigiana. Ses espérances ayant encore été trompées, il se réfugia à Genève, où, à la suite d'une entrevue avec Mazzini, il fut décidé qu'il porterait immédiatement ses efforts sur la Valteline. Le 11 juin, Orsini partait, sous le nom de Tito Celsi , pour Coire, où il resta près d'un mois. Il y travaillait à faire éclater à Côme des troubles qui devaient s'étendre dans toute la Valteline. Dans cette entreprise nouvelle, il trouva les mêmes mécomptes, et la police ayant eu vent que de nombreux envois d'armes étaient faits sous son nom d'emprunt, il fut encore arrêté le 21 août et parvint encore le lendemain à échapper aux mains des gendarmes suisses. Après être resté caché près d'un mois à Zurich sous le nom de Georges Hernagh , il résolut d'aller por- ter la conspiration en Autriche même. Il partit pour Vienne, en passant par Turin , Milan , Venise et Trieste. Le 10 décembre, il quittait Vienne, et après avoir traversé la Hongrie, il était arrêté en Transylvanie, à Hermanstadt, par la police autrichienne, qui le ramena à Vienne. Dès son premier interrogatoire, il put acquérir la certitude que toutes ses démarches étaient parfaitement connues, et il fut transféré à Mantoue pour y être jugé. Trois chefs principaux d'accusation furent portés contre lui : 10 conspiration contre les gouvernements d'Italie; '2 , obtint un cer- tain succès. Tels étaient les précédents d'Orsini, quand un attentat épouvantable vint attacher à son nom une effrayante célébrité. Le jeudi 14 janvier 1858, l'empereur des Français Napoléon III et l'impératrice Eugénie devaient assister à une représentation extraordinaire donnée à l'Opéra. L'extérieur de l'édifice était splendidement illuminé, une foule compacte se pressait autour de ses abords. Le cortège impérial arriva vers huit heures et demie. Il se composait de trois voitures. Parvenue à la hauteur de l'entrée pria- cipale, la seconde voiture, où se trouvaient l'em- pereur et l'impératrice, ralentissait le pas pour s'engager
  • Félix OSIO( 1587 - 1631) : écrivain savant et fécond, naquit en 1587 à Milan, d'une famille que Tomasini t'ait descendre d'Osius, grand prêtre du temple de Delphes. Après avoir achevé ses études avec beaucoup de succès , il fit ses cours de philosophie et de théologie au collège Borromée, et y reçut le laurier doctoral à l'âge de vingtdeux ans. Il embrassa ensuite l'état ecclésiastique, et, ayant choisi la carrière de l'enseignement, professa les humanités au collège helvétique à Milan, puis à Bergame. 11 fut pourvu en 1621 de ' la chaire de rhétorique à l'université de Padoue, qu'il remplit avec distinction. 11 y prononça dans des circonstances d'éclat des discours qui furent trèsapplaudis. 11 n'avait pas moins de facilité à écrire en vers ; et les recueils de philologie, si multipliés en Italie , offrent tous quelquesunes de ses compositions. Cependant les lettres n'étaient pour Osio qu'un délassement. 11 avait conçu le projet, exécuté depuis par Muratori , de publier les documents de l'histoire de l'Italie au moyen âge. Tandis qu'il s'en occupait avec ardeur, il fut chargé par le sénat de Venise de former la bibliothèque qu'une décision venait d'ajouter à l'université. Malheureusement la ville de Padoue était affligée alors d'une maladie pestilentielle. Oslo, entralné par sa passion pour les livres, ne voulut pas s'éloigner de cette ville, et il mourut victime de son zèle,le '29 juillet 1631, à l'âge de !r5 ans. Ses restes furent déposés sans pompe dans le voisinage de l'église des Jésuites, dont la construction n'était pas encore terminée. Osio a laissé en manuscrit . Les Notes d'Osio sur l'Histoire de Mussato ont été recueillies . On a également publié ses Remarques sur l'Histoire, ou Chronique de Lodi, par Othon et Acerbo Morena, Venise, 1639 dans le tome ler des Scriptor. Brunsvic. ; dans le tome 2 du Thesaur. antiquitat. ; et dans le tonie 6 des Iterum italiearum scriptores ; et enfin ses Remarques sur les Historiens de la marche Trérisane, qui forment le tome 8 de la Collection de Muratori. Outre les ouvrages cités, on peut consulter sur Osio l'Historia gymnasii Patavini, t. I, p. 358. Son portrait, gravé, se trouve dans les Elogia de Tomasini
  • Félix PAPENCORDT( 1811 - 1841) : historien allemand, en 1811 à Paderborn, mort à Warhourg , en Westphalie, le 17 avril 1841. Fils de paysan , il étudia d'abord à Benn sous Niebuhr, puis à Munich sous Schelling, pour prendre 'son grade de docteur à Berlin. En 1834, il attira l'attention des savants par son Mémoire sur les Vandales en Afrique ; qui gagna le prix proposé pour cette question par l'Académie des belleslettres et de Paris. Puis il alla à Rome en 1836, avec la bourse Prenck, dont la répartition dépendait du chapitre épiscopal 'd'Erndand. Selon le cahier des charges de cette institution, il devait vivre cloîtré dans le couvent StAndrea delle Frate. De retour à Berlin en 1840, il reçut, l'année suivante, sa nomination de professeur extraordinaire d'histoire à l'université de Bonn. Il se mit en route pour cette ville; mais, miné par les fatigues d'une vie trop laborieuse, il succomba avant d'y arriver. Malgré sa vie si courte, Papencordt, avec ses trois ouvrages principaux, a pris rang parmi les meilleurs historiens. On a de lui : 10 De philosophia atomistica prœcipur De- mocriti , Berlin, 1833; 2. Histoire de la domina- tion des Vandales en Afrique, Berlin, 1837 ; 3. Vie de Cola di Dienzo, tribun romain, Berlin, 1841 ; 4. Histoire de la ville de Home au moyen âge, Ouvrage posthume, publié avec des noies, documents, etc., par Constantin Hoeller, Paderborn, 1857
  • Félix PASCALIS-OUVIERE( 1750 - 1840) : célèbre médecin, naquit en Provence vers 1750, fit ses études médicales à Montpellier, et passa aussitôt après à StDomingue, où il pratiqua la médecine avec beaucoup de succès , et acquit des connaissances très-étendues en botanique et dans toutes les parties de l'histoire naturelle. Forcé de quitter cette colonie lorsque les nègres y égorgèrent les blancs en 1793, à la suite des décrets de l'assemblée nationale de France, il se réfugia aux EtatsUnis d'Amérique, où la pratique de son art lui procura encore une trèsbelle existence. Il habita d'abord Philadelphie, puis NewYork, où il résida pendant plus de trente ans. Lors de l'épidémie de Cadix , en 1805, il se rendit dans cette ville, et ensuite à Gibraltar, pour y étudier la nature du mal. Ses observations le convainquirent qu'il n'était point contagieux, et il l'a déclaré dans plusieurs écrits , après avoir longtemps manifesté une opinion contraire. Le docteur Pascalis était le fondateur de la société Linnéenne à NewYork, et membre de plusieurs académies et sociétés savantes. Il est mort dans cette ville vers 1840, dans un âge avancé. Ses écrits sont tous en anglais, et nous ne pensons pas qu'un seul ait été traduit en français. Les pr sont : 1° Description de la fièvre jaune contagieuse et épidémique qui a régné à Philadelphie en 1797, Philadelphie, 1798 ; 2° Répertoire médical, en société avec les docteurs Akerii et Mitchill ; 3° traduction de l'ouvrage de Vicqd'Azyr sur les enterrements, avec des notes et observations du traducteur ; 4° Essai sur les maladies syphilitiques, New York , 1812 où se trouvent des vues pratiques sur l'usage du mercure ; 5° beaucoup de rapports et mémoires dans divers recueils sur la fièvre jaune, sur la couleur noire des races africaines, etc
  • Félix PLATER( 1536 - 1614) : médecin, né à Bâle en 1536, fils du précédent, s'appliqua dès sa première jeunesse à l'étude de l'art de guérir avec tant de succès qu'il fut admis au doctorat à l'àge de vingt ans. Il se rendit ensuite à Montpellier, parcourut la France et une partie de l'Allemagne, et revint en 1560 à Bàle, riche d'une foule de connaissances acquises dans ses voyages. Nommé archiàtre et professeur de médecine pratique, il remplit cette double charge avec succès pendant cinquantequatre ans. Sa réputation attirait à ses leçons une foule d'élèves des pays étrangers, et, malgré les soins qu'il donnait à l'enseignement, il trouvait encore le loisir de répondre aux consultations qu'on lui adressait de toutes parts. Plusieurs personnes du plus haut rang, à qui ses conseils avaient été utiles dans des maladies dangereuses, cherchèrent à l'attirer par des offres avantageuses à sa fortune. Mais son désintéressement le fit résister à toutes les sollicitations, et il vécut tranquille et considéré au milieu de ses concitoyens, auxquels il avait eu le bonheur de rendre d'importants services, surtout à l'époque des fièvres pestilentielles qui désolèrent une partie de la Suisse en 1564 et en 1610. Plater mourut dans sa patrie le 28 juillet 1614 , sans laisser d'enfants d'un mariage qu'il avait contracté dans sa jeunesse et qui l'avait rendu constamment heureux. Il avait établi à Bille un jardin botanique, dont il abandonnait la disposition à ses élèves, et il avait formé un riche cabinet d'histoire naturelle, qui a subsisté jusqu'à l'extinction de sa famille. On a de lui plusieurs ouvrages, dont on peut voir les titres dans le Dictionnaire de médecine d'Eloy, et dans l'A/ bene rauricœ, p. 182. Les principaux sont : 1° De corporis humani structura et usu libri fres, Bile, i583 ; ibid., 1603 mémo format. La plupart des planches qui décorent ce volume sont tirées de Vésale et de Coiter ; celles qui concernent l'organe de l'ouïe et de la Nue sont les seules qui appartiennent à Plater. 2° De mulierum partibus genitalibus , ibid., 1586 ; Strasbourg, 1597 3° Prareos medicce tom' Ires , Bàle , 1602 Cette pratique a souvent été réimprimée : la meilleure édition est celle qu'Emmanuel Kœnig a donnée en 1736 avec une préface. 4° Obserrationum libri Ires, ibid., 1614 réimprimé avec des additions en 1641 et en 1680 , mème format. Ce recueil contient des remarques utiles et qui confirment que l'auteur était un excellent praticien; mais on regrette d'y lire un grand nombre de formules qui ne peuvent plus ètre d'aucun usage. Sa vie, écrite par lui- ménie avec un trèsgrand détail , se conserve en manuscrit et se trouvait en 1785 dans la bibliothèque du docteur Passavant, de Bàle, l'un de ses descendants. — PLATER , aec quelques corrections et additions, résultat de sa propre expérience. On conserve encore le manuscrit du journal de ses voyages, ouvrage curieux, rempli de dessins, de cartes et de plans tracés de sa main. — PLATER , fils du précédent , naquit en 1605. Après avoir fait ses études et reçu le grade de docteur en philosophie, il résolut, à l'exemple de son oncle et de son père, de cultiver la médecine. 11 visita les plus célèbres universités de France, d'Angleterre et de Hollande, et, de retour m La conformité dee nome du pire et des enfants a tellement fatigué le médecin Eloy, qu'il n'a Jamais pu établir d'une manière claire la généalogie de cette famille. tVoy. lu Diclionn. dg meidec., au mot Violer.) à Bâle en 1629, y prit le bonnet de docteur. Cependant il accepta l'année suivante la chaire de logique, et, trois ans après, celle de physique. Mais il ne tarda pas de renoncer à l'enseignement pour se livrer tout entier à la pratique médicale. En 1656, il fut nommé archiâtre de la ville de Bâle, et en 1664, il fut reçu sénateur. Ce médecin n'employait la saignée que trèsrarement, et il ne prescrivait jamais à ses malades que des remèdes faciles à préparer : aussi remarqueton qu'il ne fut aimé ni des chirurgiens ni des apothicaires. 11 mourut le 3 juin 1671. On a de lui une Centurie de questions médicales et un grand nombre de thèses, dont on trouvera les titres dans les Athenoe rauricce , p. 339. — PLATER , le plus jeune des fils du précédent et le dernier rejeton d'une famille recommandable, mourut à Bâle le 17 novembre 1711, après avoir exercé la médecine pendant quarante ans avec beaucoup de succès. PLATER , lieutenantcolonnel au service de France, a laissé manuscrits des mémoires de sa vie, en 1 volume que Haller dit ètre fort curieux
  • Félix SAVART( 1791 - 1841) : médecin et physicien français, né à Mézières le 30 juin 1791. Fils d'un ingénieur qui dirigea ensuite à Metz les ateliers du génie, il fit ses premières études dans cette ville. il se trouva familiarisé de bonne heure avec les instruments de précision les plus précieux , dont la science paternelle lui enseignait d'ailleurs l'usage. Ses études terminées, le jeune Savart résolut d'embrasser la profession médicale. Reçu élève à l'hôpital militaire de Metz, il fut ensuite attaché pendant quelques années , avec le titre de sous- aide, à cet établissement, d'où il passa en qualité d'engagé volontaire, et bientôt après de chirurgien élève, dans les troupes du génie. Ayant quit té le suvice en 1814, il songea à se faire recevoir docteur à Strasbourg ; mais les événements de 1815 reculèrent l'accomplissement de ce projet, et ce ne fut qu'en 1816 qu'il put soutenir la thèse pour le doctorat intitulée Disserta- tion inaugurale sur le cirsocèle, imprimée ensuite à Strasbourg, même anisée. Dès lors commença chez Savart cette application aux travaux les plus divers qui dut le caractériser. C'est ainsi qu'il commença à traduire le De medica de Celse, qu'il dut terminer à Metz, où il se proposait d'exercer l'art médical. Toutefois, les expériences physiques et la construction d'instruments utiles ou ingénieux imprimèrent à ses travaux un autre cours. Vers 1817, il conçut l'idée du violon trapézoïde, qu'il réalisa en construisant un instrument de ce genre. En 1819, Savart partit pour Paris avec sa traduction de Celse et dans l'intention de présenter à l'Académie des sciences un Mémoire sur les instruments à cordes. Par une de ces inspirations qui poussent les venteurs jaloux de percer la foule, Savart alla communiquer son oeuvre à Biot , qu'il ne connaissait cependant pas. Or, il se rencontra que ce savant célèbre faisait à ce moment des leçons sur l'acoustique et sur les vibrations des corps solides. Il écouta Savart, qui fit devant lui ses expériences , puis il les répéta devant ses auditeurs et en présence de celui qui les lui avait communiquées. Biot n'était point de ces hommes jaloux à qui la science d'autrui fait ombrage. Il engagea vivement Savart à poursuivre ses recherches physiques, en lui prédisant qu'elles seraient couronnées d'un succès mérité. Le jeune savant suivit les conseils de ce maitre bienveil- lant. Mais il fallait vivre, et Savart était sans fortune. Biot lui trouva une institution dans laquelle il gagna le pain du jour ; il y resta jusqu'au moment où il devint membre de l'Institut. Savart put donc continuer de cultiver le domaine scientifique dans lequel il était entré. Les lois qui régissent la communication des vibrations entre les corps devant servir de base à la théorie ites instruments à cordes, et, par suite, expliquer le mécanisme de l'audition , le jeune savant los étudia attentivement. Déjà un autre physicien, Chiadai, avait ouvert la voie en publiant de nombreuses recherches sur les modes de division des corps en vibration. Savart dut pousser plus loin. C'est ainsi qu'il posa le fait 1° de la production du même nombre de vibrations simultanées par deux ou plusieurs corps en contact immédiat, et alors que l'un d'eux éprouve un ébranlement direct ; — 2° de l'exécution des vibrations suivant des directions parallèles entre elles , par toutes les molécules du système ; — 30 de la dépendance du renfoncement du son d'un corps quelconque, d'une corde, par exempte, de la simultanéité des vibrations des corps avec lesquels ce corps ou cette corde se trouve en contact. Ces résultats ou plutôt ces phénomènes furent consignés par Savart dans une série de mémoires spéciaux insérés dans plusieurs recueils , notamment dans les Annales de chimie et de physique. En voici la liste 1° Mémoire sur la construction des instruments à cordes et à archet, Paris, 1819 lu à l'Académie des sciences le 31 mai de la même année et imprimé aussi dans les Annales de chimie et de physique, avec le rapport fait aux deux académies des sciences et des beauxarts ; 2° Mémoire sur la communication des mouvements vibratoires entre les corps solides 30 Recherches sur les vibrations de l'air ; 4. Mémoire sur les vibrations des corps solides considérés en général ; 50 Recherches sur les usages de la membrane du tympan et de l'oreille externe ; 6° Note sur la communication des mouvements vi- bratoires par les liquides . L'auteur a étendu dans ce travail les observations de Daniel Bernouilli . 70 Nouvelles re- cherches sur les vibrations de l'air ; 8° Mémoire sur la voix humaine ; 90 Mémoire sur la voix des oiseaux . Là ne se borna point l'activité de Savart. Il re- chercha les moyens de constater une foule de particularités dans la structure des métaux et dans celle des corps à cristallisation régulière. „De là les mémoires suivants : 10° Recherches sur RIPtélasticité des corps qui cristallisent régulièrement . ; 11° Recherches sur la structure des métaux ; 120 Note sur la décomposition de l'am- - oniaque par les métaux ; 13° Recherches sur les ImF lois de la torsion des verges et des lames rigides. ' es derniers mémoires et d'autres encore se trouvent dans le recueil déjà cité. Savart a aussi fourni des articles au Dictionnaire technologique. Il a publié avec Biot un , Mémoire sur les actions èlectro- dynamiques, 1820. Enfin, il a perfectionné les appareils servant à la démonstration des phénomènes naturels, en particulier l'appareil de polarisation auquel Malus a attaché son nom. Il lui a suffi d'y joindre une glace dépolie pour que le phénomène se trouvât instantanément sous les yeux du spectateur. C'est en 1827 que Savart devint membre de l'Académie des sciences, aux travaux de laquelle il prit dès lors une grande part. Il fut ensuite conservateur du cabinet de physique du collége de France. Il mourut le 16 mars 1841. Un ouvrage intitulé Analyse suc- cincte des travaux de M. Savart, paru en 1827 donne une idée des services rendus à la science par ce savant, sous les auspices duquel cet opuscule a d'ailleurs été publié
  • Félix VIALART DE HERSE( 1603 - 1680) : évêque de ChâlonssurMarne, né à Paris en 1603, était fils d'un conseiller au parlement. Sa mère, Charlotte de Ligny, fut une des plus zélées coopératrices de StVincent de Paul. Restée veuve de bonne heure, elle veilla ellemême à l'éducation de son fils, qui entra dans l'état ecclésiastique, et prit en 1638 le bonnet de docteur de la maison de Navarre. En 1640, Vialart, déjà abbé de Pébrac, fut fait coadjuteur de Châlons, sur le refus de l'abbé Olier. L'évèque de Châlons étant mort peu après cette nomination , le coadjuteur devint titulaire de ce siége, même avant d'avoir reçu ses bulles de coadjuteur. Il fut sacré en 1642, et se proposa StCharles Borromée pour modèle. 11 établit un séminaire, lui assigna des revenus; et pour mieux surveiller cet établissement, il alla y demeurer luimême , et y passa les vingt dernières années de sa vie. Le pauvre et le riche avaient un égal accès auprès de lui, et les protestants mêmes étaient touchés de sa vertu. Il en fit entrer plusieurs dans le sein de l'Eglise. Une mission qu'il donna à son diocèse, en 1666 et 1667, eut les plus grands fruits. Il avait appelé de tous côtés de pieux et zélés ouvriers; et luimême était à leur tète, donnant l'exemple, réformant les abus, et pourvoyant généreusement à toutes les dépenses. Par ses soins, un collège fut établi à Vitry; trois communautés de filles se formèrent à Châlons pour les écoles, et de sages institutrices furent distribuées dans le diocèse. L'institution des conférences ecclésiastiques, la tenue de différents synodes, des visites pasto- rales, de sages règlements, marquèrent son épiscopat. Dans une invasion de troupes ennemies, les gens de la campagne s'étant réfugiés de toutes parts aChâlons, l'évêque leur procura les moyens de subsistance, Il mourut le 10 juin 1680, ayant laissé, par son testament, tout son bien aux pauvres. Cet évêque avait été un des principaux médiateurs dans l'affaire du Formulaire. Son diocèse lui dut un Rituel, publié en 16'&9, des ordonnances , mandements et lettres pastorales pour le rétablissement de la discipline, pour les visites, pour l'administration des sacrements, etc. Un curé du diocèse, Pierre Garnier, avait composé un recueil des principaux faits de sa vie, Cet ouvrage est resté manuscrit
  • Félix VICQ D'AZYR( 1748) : médecin et anatomiste célèbre, écrivain éloquent, naquit à Valogne, en 1748, d'un médecin estimé de cette ville. Les conseils de son père le déterminèrent à se livrer à la même profession , et il se rendit en 1765 à Paris, où il se livra avec ardeur à l'étude de toutes les parties de cet art immense et des sciences qui lui servent d'auxiliaires. L'anatomie et la physiologie fixèrent particulièrement son goût, et en 1773, après avoir terminé sa licence, il ouvrit une école de médecine, ou cours d'anatomie humaine, éclairée par sa comparaison avec celle des animaux. Le succès de cet enseignement fut trèsgrand , nonseulement à cause de tout ce que le jeune professeur montrait de connaissances, mais surtout à cause de l'élégance, de la clarté et de la chaleur qu'il savait mettre dans son exposition. On rapporte que cette répu- tation naissante éveilla la jalousie de quelques médecins, qui parvinrent à lui faire refuser l'usage de la salle de la Faculté. Antoine Petit, , professeur d'anatomie au jardin du roi, qui luimême avait mie grande réputation comme savant et comme orateur, le choisit alors pour faire des leçons à sa place, et. sur ce nouveau , thatre Vicq d'Azyr n'eut ni moins de succès ni , F plus de bonheur. Petit aurait voulu lui ména- ger la survivance de sa chaire, mais il ne put v réussir : Buffon préféra Portal. Vicq d'Azyr fut réduit à faire des leçons particulières dans sa propre demeure, et les talents nombreux dont il donnait des preuves seraient peut-ètre demeurés longtemps stériles pour sa fortune si un hasard singulier ne lui eùt procuré Ull protecteur zélé dans le célèbre Daubenton. Une jeune personne, . nièce de la femme de ce naturaliste, passant avec sa mère devant la maison de Vicq d'Azyr, y fut prise d'un évanouissement. On appela ce médecin pour lui donner des secours, et cet accident fut l'origine d'une liaison qui se termina par un mariage. Dès lors Daubenton procura à Vicq d'Azyr les moyens d'étendre ses recherches à des animaux étrangers, et les mémoires où le jeune anatomiste les consigna lui procurèrent, en 1774, l'entrée à l'Académie des sciences. Il y acquit l'estime et l'amitié de Lassonne, premier médecin du roi, qui résolut de l'employer dans les parties d'administration attachées alors à cette place et qui l'envoya, nommément en 1775, porter des secours à quelques provinces du Midi ravagées par une épizootie meurtrière. Le projet de donner plus de régularité à ce genre de secours, celui de faire constater plus positivement les propriétés des eaux minérales , qui étaient aussi dans ses attributions, conduisirent Lassonne à l'idée de confier ce travail à une commission, et petit à petit il en vint à celle de créer une société qui travaillerait au perfectionnement de toutes les parties de la médecine. Cette société fut établie en . Vicq d'Azyr n'était pas étranger' à la chirurgie , et il a donné, dans le recueil de la société de médecine des mémoires sur la section de la trachée, sur la taille latérale de la pierre et sur la fistule lacrymale. Ses éloges des médecins sont remplis de réflexions et de vues utiles sur l'art. On assure qu'il était devenu bon praticien et que ses anciens ennemis avaient fini par lui rendre hommage sur ce point. Il succéda, en 1789, à Lassonne dans sa place de premier médecin de la reine et obtint en même temps la survivance de celle de premier médecin du roi , qui fut donnée à Lemonnier, bien que ses liaisons avec Condorcet et d'autres philosophes l'eussent rendu suspect à la cour. Les rapports habituels que ses fonctions lui donnaient avec la reine, objet principal des soupçons et de la haine des révolutionnaires, et l'admiration qu'il professait pour elle, lui attirèrent aussi l'animadversion du parti qui renversa le trône, et l'on assure que les craintes qu'il en conçut contribuèrent à la ma- ladie qui l'emporta. Il parait néanmoins que dès sa jeunesse il avait été attaqué de crachements de sang et que les travaux continuels auxquels il se livrait avaient miné depuis longtemps sa santé. Il avait reconnu luiMême depuis quelque temps qu'il était atteint d'un anévrisme; mais ayant été obligé d'assister à la cérémonie où Robespierre proclama l'Etre suprême, la fatigue qu'il éprouva donna une nouvelle énergie à ces , causes de destruction, et il mourut d'une inflammation de poitrine le 20 juin 1794, àgé seulement de 46 ans. MM. Moreau de la Sarthe et Lernontey ont publié les éloges historiques de Vicq d'Azyr, le premier en 1797 et le second en 1826. M. Moreau a donné une édition de ses œuvres en 6 volumes et un atlas Paris, 1805. Les trois premiers contiennent les éloges , les trois autres ses écrits anatomiques et physiologiques ; mais ces deux recueils sont incomplets, le second surtout, où manquent plusieurs mémoires et où ceux qui s'y trouvent sont mutilés en divers endroits
  • Félix WÜRTZ : habile chirurgien, né à Zurich, exerça son art à Bâle , dans le 16° siècle, avec la plus grande distinction. Sujet à d'horri bles douleurs de tète, il ne s'en débarrassa qu'en se faisant ouvrir l'artère temporale , opération qui , tombée depuis longtemps en désuétude, lui avait été conseillée par Conrad Gesner, , son contemporain et Son ami. Elle eut un succès complet. On ignore l'époque de la mort de Würtz. Il ne publia rien de son vivant. Son ouvrage intitulé Pratique de chirurgie, écrit en allemand , a été mis au jour par son frère Rodolphe , et la première édition a paru à Bâle en 1576 Les autres éditions , au nombre de huit ou dix, ont été imprimées, les unes à Bâle, les autres à Breslau , à Wolfenhuttel, à Stettin. Ce traité e été traduit en français, par François Sauvin, Paris, 1672 Il renferme cinq livres, dont trois sur les plaies, un sur les substances médicamenteuses; le dernier est consacré aux maladies des enfants. L'auteur condamne l'emploi des tentes de charpie dans le traitement des blessures ; il blâme également la cautérisation dont on abusait de son temps pour se rendre maitre des hémorragies ; il s'élève contre l'indiscrète curiosité des chirurgiens qui. avec leur sonde, exploraient souvent sans nécessité le fond des plaies : enfin , il rapporte l'histoire d'un grand nombre de faits chirurgicaux importants
  • Felix MANTILLA : tennisman
  • Félix ARVERS : poète, dramaturge
  • Félix GRAY : chanteur
  • Félix HOUPHOUET BOIGNY : politicien
  • Félix LECLERC : Compositeur
  • Félix LEVITANT : cycliste
  • Félix LOPE DE VEGA : auteur
  • Félix MARTEN : chanteur - acteur
  • Félix MAYOL : Chansonnier "Viens poupoule"
  • Félix NADAR : Photographe
  • Félix WANKEL : Ingénieur
  • Félix Mendelssohn : Felix Mendelssohn était à la fois chef d’orchestre, pianiste et compositeur allemand.
  • Félix Vallotton : Félix Vallotton était un artiste peintre, un graveur, un illustrateur, un critique d’art, un sculpteur et un romancier français originaire de Suisse.
  • Félix Magath : Félix Magath est un footballeur international allemand reconverti en entraîneur en 1993.
  • Félix Baumgartner : Félix Baumgartner est un parachutiste et un sauteur extrême autrichien.
  • Félix Miéli Venerando : Félix Miéli Venerando était un footballeur brésilien.

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