Le prénom Ernest Masculin

Origine :

Fête :

07 Novembre

Signification de Ernest

Ernest est un prénom masculin actuellement désuet. D’ailleurs, seulement 63 nouveau-nés ont reçu ce prénom en 2009 contre 1 741 attributions en 1902 et 1 699 en 1910.
Les grandes lignes de la personnalité des Ernest sont notamment leur air autoritaire, leur qualité d’écoute ainsi que l’importance de leur affectivité. Ils se démarquent aussi par leur intelligence et leur sociabilité relevant plutôt de la politesse que de l’envie.
Les prénoms dérivés d’Ernest sont, parmi tant d’autres, Ernst, Ernie, Earnest, Ernestine et Erna.
Les célébrités ayant contribué à la diffusion de ce prénom sont entre autres Ernest Hemingway (écrivain, Prix Nobel de littérature 1954), Ernest Pignon-Ernest (artiste plasticien), Ernest André (entomologiste), Ernest Cosson (botaniste) et Ernest Solvay (chimiste).

Personnalité de Ernest

De forte personnalité, sûrs d'eux, ils ne reculent devant aucune difficulté. Susceptibles et coléreux, il ne faut pas trop les chercher. Esprits pragmatiques, ils ont les pieds sur terre. Généreux, volontaires, ce sont des hommes d'action qui défendent leurs intérêts avec vigueur. Ce sont de bons vivants qui aiment la bonne chair et le bon vin.

Provenance du prénom Ernest

Histoire de Ernest

Etymologie de Ernest

Les Ernest célèbres

  • Ernest BRANDÈS( 1758 - 1810) : homme de lettres et homme d'État, né à Hanovre en 1758. Il fut dès son enfance d'une complexion trèsfaible, et ses organes soutenaient à peine l'action et la sensibilité de son âme. Il étudia, de 1775 à 1778, à l'université de Goettingue, dont il devint par la suite le bienfaiteur, quand, parvenu au poste de secrétaire du cabinet, le gouvernement hanovrien lui confia la direction suprême de cette école. Son père avait été avant lui chargé des mêmes fonctions. Brandès, en faisant de Goettingue l'objet particulier de ses soins, rendit service, nonseulement à sa patrie, mais aux sciences et à l'Europe entière ; il regardait cette cé- lèbre école comme sa famille, d'autant plus que deux de ses plus grands maîtres, Ileyne et Blumenbach, étaient ses beauxfrères. Brandès avait voyagé en France, en Hollande et en Angleterre. Dans ce dernier pays, il s'était lié avec une foule de personnes considérables, entre autres avec Burke. 11 efit été appelé à jouer un rôle important en Angleterre, si alors le parti de Burke et de Fox fût parvenu à la tète des affaires. Celui qu'il joua dans son propre pays, quoique moins brillant à cause de la petitesse du théâtre, n'en fut pas moins honorable et utile. 11 resta en place, comme conseiller intime du cabinet, jusqu'en 1805, que des troupes françaises occupèrent l'ancien électorat de Hanovre. Il fut au nombre des députés qui allèrent conclure la capitulation avec le chef de l'armée française, et resta membre gouvernement jusqu'au moment où les états du pays furent abolis et remplacés par une commission de gouvernement. Brandès s'était acquis une telle estime, que sa mort, bien qu'il ne fût plus qu'un simple particulier, fut regardée comme une calamité publique, et que toutes les classes des habitants de Hanovre se portèrent spontanément à ses obsèques: mourut dans cette ville, le 15 mai 1810. Il avait une mémoire prodigieuse, et un talent particulier pour l'observation. Ses voyages, ses places, le genre de ses études, lui avaient donné une grande connaissance des hommes etdes choses, de l'esprit, des moeurs, et des défauts de son siècle. On retrouve ce caractère dans tous ses ouvrages; et, dans les derniers, on a cru entrevoir mème un peu de morosité et d'exagération ; les principaux sont : I. Remar- ques sur les théâtres de Londres, de Paris et de Vienne, 1786, remplies de finesse et de goût. 2° Re- marques sur les femmes, 4787. C'est dans cet ouvrage que l'auteur commença à se montrer censeur rigou- reux de l'esprit du siècle. 5° Considérations politi- Cet ouvrage a été traduit en France sous ce titre : Mémoires de J.- E. Brandes, traduits de l'allemand, précédés d'un Essai sur le Maire allemand par Picard, Paris, Ponthieu, 1824, 2 vol. D—R—R. ques sur la 'révolution française , 1790. 4° Sur l' fluence déjà exercée par la révolutionfrançaise en Allemagne, 1792. Brandes avait parfaitement jugé notre révolution, et ces deux écrits en font foi. 5' Sur l'Esprit du temps en Allemagne vers la fin du 18° siècle, 1808. 6° Sur la Coutume des pères et mères de se faire tutoyer par leurs enfants, 1809. Cet écrit prouve combien l'auteur savait creuser profondément en moraliste pratique, et rattacher aux circonstances en apparence les plus indifférentes tout l'ensemble des moeurs sociales. 70 De l'Influence que l'esprit du temps a exercée sur les classes élevées de la nation al- lemande, 1810. L'auteur ne survécut pas à l'impression de cet ouvrage, qui n'est pas audessous des précédents. Outre ces livres, qui sont tous en allemand, et qu'on lira encore longtemps avec fruit, Brandes a fourni beaucoup d'articles aux journaux les plus estimés, entre autres à la Gazette littéraire de Goettingue, et au célèbre 'Journal politique de feu Schlœtzer. Dans le premier de ces écrits périodiques, on doit distinguer surtout son Analyse des ouvrages de Burke sur la révolution française ; celle des Mémoires sur le jacobi- nisme, par l'abbé tarruel, où Brandes entreprend de réfuter cet écrivain ; dans le second , un morceau sur les associations secrètes, qui offre les renseignements les plus curieux et le jugement le mieux motivé sur l'ordre fameux des Hitt.- minés. Son ami, Rehberg de Hanovre, écrivain estimé, a publié une esquisse de sa vie dans la Gazelle générale de littérature qui paraît à Halle, feuilles des 28, 29 et 30 juin 1810 ; et sou illustre beaufrère, Ileyne a lu, dans une séance de la société royale de Goettingue, dont Brandes était membre, son éloge historique, imprimé séparément sous le titre de Memoria Ernesti Brandes, 1810 de 11 p
  • Ernest EICHNER : fameux musicien, est un des meilleurs bassons qui aient paru, et celui qui a perfectionné le plus cet instrument. ll fut d'abord maitre de concert à la cour du duc de DeuxPoids, et y donna en 4770, ses premières symphonies, qui forent imprimées à Paris. Il quitta cette co la même année, malgré les instances qu'on lit pour le retenir. Il passa de là en Allemagne, et séjourna pendant trois ans à Londres, où la supé.- riurflé de son talent lui valut les plus grands succès. En 1773, il quitta Londres pour se rendre auprès du prince royal de Prusse à Potsdam ; il y passa le reste de sa vie, qu'il consacra à la composition, et il mourut à Potsdam, au commencement de l'année 4776. Les ouvrages qu'il a composés pour divers instruments sont extrêmement répandus en Angleterre, en Hollande et en Allemagne. Ils sont goûtés pour leur simplicité, et la facilité qu'ils offrent aux commençants. lis consistent en symphonies, concerts, quatuors, trios et solos, et forment une collection assez considérable
  • Ernest FOUINET( 1790 - 1845) : littérateur, né à Nantes en 1790 , entra à l'âge de dixsept ans au ministère des finances, où il parvint au grade de souschef. Les occupations administratives lui laissèrent le loisir de s'occuper des lettres , et on lui doit plusieurs ouvrages. Sa meilleure production est un roman gracieux et agréable qui a pour titre : Le Village sous les sables, Paris, 1854, 1836, 2 vol. ; ibid., 1838, 4 vol. On a de lui outre ce roman :1° La Stréga, Paris, 1833, 2 vol. 20 le Robinson des glaces, Paris, 1835, avec gravures; 3° Allait ou le jeune déporté à Botany- Bay, Paris, 1836 , 3e édition, 1845 40 la Caravane des morts , Paris , 1836 , 4 84 , vol. ; 5. Romans du coin du feu, Paris, 1836 , 2 vol. 60 l'Enfant de trois mères Paris , 1838 , 2 vol. 7. le Musée de Ver- sailles, Paris, 1859 de 16 pages., pièce à laquelle l'Académie française a décerné l'accessit de poésie , dans sa séance du 30 mai 1839 ; 8° Plie des Cinq , Paris , 1840 ; 9. La Salle d'asile au bord de la mer, Tours et Paris, 1845 avec gravures ; 10. Gerson ou le Manuscrit aux enluminures, Tours, 180, 1845' avec gravures ; 110 les Douze nations , Paris, 1844-1845 12. le Maitre d'école de Montigny, 184 Tours , 1815 Ernest Fouinet donné quelques autres travaux insérés dans divers recueils. Il est mort à Paris en 1845
  • Ernest GLUCK : était pasteur et archidiacre dans la petite ville de Marienbourg en Livonie. Ce fut dans sa maison que trouva un asile cette jeune fille d'une origine obscure et presque inconnue, que des circonstances extraordinaires élevèrent ensuite sur le trône de Russie sous le nom de Catherine Ire. Les Russes ayant pris Marienbourg sur les Suédois en 170'2 , après un siége trèsmeurtrier, tous les habitants de cette malheureuse ville furent exilés et dispersés en différentes provinces de l'empire. On n'épargna point le pasteur, qui , après avoir éprouvé des traitements barbares, fut envoyé à Moscou avec sa famille, y compris la jeune fille dont il était le protecteur. On conne les destinées qui la conduisirent au faite des grandeurs. Gluck , de concert avec le précepteur de ses enfants, établit dans le palais Narischkin à Moscou un institut d'éducation, et traduisit lui- même ou fit traduire en russe un grand nombre d'ouvrages allemands. Il mourut au moment où l'orpheline qu'il avait recueillie dans sa détresse commençait à,entrer dans la carrière de la fortune , et captivait le coeur de Pierre le Grand. Parvenue jusqu'au trône, Catherine n'oublia point la famille qui avait protégé son enfance. Gluck avait laissé un fils et une fille. Le fils, qui s'était Il) On fait beaucoup de bruit en ce moment , d'un chro- nomètre que l'on voudrait faire passer pour une invention nou- velle , et qui devait , diton , être employé au conservatoire de Paris pour fixer les mouvements des diverses compositions clas- siques. Le chronomètre n'est qu'une application particulière du pendule , et son usage est ancien. Pour être exact, il doit, comme ce dernier, avoir un compensateur. En 1787, un nommé Duclos , horloger au PalaisRoyal , en fit voir un auquel il donnait le nom de rhythmomètre. A l'égalité la plus parfaite dans les oscillations , cet instrument joignait le mérite particulier de pouvoir accélérer ou retarder à volonté cuis oscillations, de sorte que, par un mécanisme trèssimple , le maître ou conducteur pouvait à son gré presser ou ralentir la mesure , sans éprouver, dans ces divers changements , le plus léger retard. appliqué avec beaucoup de succès aux études, fut employé comme çonseiller dans le département des finances. Modeste et même timide, il ne chercha point une fortune brillante et se borna à remplir avec zèle les devoirs de sa place. Sa soeur, Marthe Gluck , devint dame d'honneur de l'impératrice , qui lui lit épouser l'amiral Villebois. C'était un Français que le sort avait conduit en Russie au commencement du règne de Pierre, et qui avait gagné l'affection de ce monarque par la vivacité de son esprit et l'activité de son caractère. Il était veuf lorsqu'il épousa Marthe Gluck, et il laissa de ses deux mariages des fils, dont le plus remarquable a été le grand maitre d'artillerie Alexandre Villebois, qui, dans un àge avancé, chercha à plaire à Catherine il , et qui , pour témoigner son dévouement à cette princesse , contribua à lui faire I obtenir le pouvoir suprême au moment où ce pouvoir échappait à Pierre III
  • Ernest PLATNER( 1744 - 1818) : médecin et moraliste saxon , fils du précédent, naquit à Leipsick le 15 janvier 1744. Les événements de sa vie ne nous offrent aucune circonstance remarquable à consigner : ce sont ceux qui se présentent durant le cours paisible d'une activité académique, fort utile aux jeunes gens qui suivaient ses leçons; une série de publications littéraires ou scientifiques, des témoignages de confiance et d'affection de la part des élèves ou de l'autorité, et les honneurs qui , dans les universités d'Allemagne, sont ordinairement la récompense de professeurs distingués par leur talent et leurs services. Successivement maitre ès arts, docteur en médecine, professeur dans cette faculté et son doyen perpétuel à dater de 1796, il réunit à ces titres académiques, en 1789, celui de décemvir de l'université et de conseiller aulique de l'électeur, depuis roi de Saxe. Quoique auteur d'ouvrages estimables sur diverses parties de la médecine et de la chirurgie, c'est uniquement à ses livres élémentaires de philosophie rationnelle et morale, à la précision, à l'élégance, à la grâce de son style qu'il doit sa célébrité et l'influence qu'il exerça sur plusieurs branches de la métaphysique et de l'anthropologie. Sa pénétration, son instruction solide et variée, son tact et la finesse de son esprit lui permirent d'exposer et d'apprécier les doctrines et les opinions des plus subtils et des plus profonds philosophes de l'antiquité et des temps modernes mieux que ne l'avaient fait la plupart des historiens de la philosophie. Ses écrits, d'ailleurs recommandables par la diction et par l'influence qu'ils ont eue dans la formation de la prose didacdique de l'Allemagne lettrée, furent d'abord consacrés à l'exposition, à la défense et au perfectionnement du système de Leibniz, puis à l'examen et à la réfutation des doctrines kantiennes ; mais ils re-çurent à l'une et à l'autre de ces époques l'empreinte du tour d'esprit naturellement sceptique de leur auteur. Cette tendance se manifesta dès le commencement de sa carrière littéraire par une rare impartialité dans l'exposition des idées divergentes des siennes, par un éclecticisme conciliatoire et judicieux , qui s'efforçait d'enter sur le grand arbre planté par Leibniz et cultivé par Wolf des rameaux détachés des produits du génie philosophique , fruits d'autres temps et d'autres climats. Plus tard il sentit que les essais pour faire un choix dans les opinions diverses des chefs d'école et les efforts tentés pour approprier ce choix aux nouveaux besoins quise manifestent à chaque nouvelle phase de la culture intellectuelle des peuples civilisés ne peuvent jamais, quelque sagement conçus, quelque habilement combinés qu'ils soient, obtenir un succès durable, ni servir de point de ralliement aux amis de la science. La profonde connaissance qu'avait Platner de l'histoire des doctrines métaphysiques lui aurait pu faire prévoir et lui avait sans doute fait pressentir le résultat de sa méditation éclectique en lui montrant que, depuis qu'on recherche les principes fondamentaux du savoir humain, jamais on ne vit réussir une pareille entreprise : les hommes méditatifs qui se livrent à l'investigation de ces principes ne s'attachent qu'aux systèmes formés pour ainsi dire d'un seul jet, respirant dans dans toutes leurs parties le mème esprit, la mème vie, et empreints de cette unité que la raison humaine, parce qu'elle en a le type en ellemême, voudrait retrouver dans toutes ses émanations, et surtout dans celle de ses créations où doivent se déployer éminemment son besoin de conséquence et son pouvoir souverain. Ne voulant point marcher sous l'étendard du nouveau réformateur de la métaphysique et n'ayant pas la force de tète nécessaire pour offrir aux amis des hautes spéculations une nouvelle analyse des éléments de notre nature qui les satisfit et tirât d'un seul foyer toutes les lumières que la philosophie est appelée à fournir aux diverses parties de l'édifice de nos connaissances ; mais ne pouvant se dissimuler et la défectuosité des systèmes que le criticisme avait discrédités , et la justesse de quelquesuns des aperçus de la nouvelle école, il s'efforça de faire ressortir tantôt la faiblesse des appuis des doctrines dominantes, tantôt le mérite de systèmes oubliés ou trop dédaignés. Ces réflexions sur le changement de direction, qu'une étude attentive des écrits philosophiques de Platner fait aisément apercevoir et suivre dans les modifications et les développements de nature diverse qu'offrent leurs différentes éditions et ses travaux de date plus ancienne ou plus récente, suffiront pour remplir le double but que nous devions, avant toute chose , tâcher d'atteindre dans cette notice, celui de donner une idée nette du caractère et des motifs de la refonte que les Aphorismes philosophiques, le plus célèbre des ouvrages de Platner, ont subie chaque fois qu'ils ont été réimprimés par les soins de l'auteur ; et celui d'indiquer le genre de mérite qui est particulier aux écrits de ce philosophe et qui leur assure une utilité indépendante de l'empire des écoles passées et futures, par la sagacité, la concision , la profonde connaissance des textes originaux et l'impartialité d'exposition qui brillent dans les notes historiques qu'il a jointes aux paragraphes de ses livres élémentaires, et où i jette souvent un jour inattendu sur les points les plus obscurs des systèmes antérieurs à celui de Kant. Mais nous devons faire précéder l'indication des plus remarquables productions de la plume de Platner d'une légère esquisse des pr sceptiques qui ont présidé à la rédaction des écrits qu'il a publiés pendant le règne de la philosophie critique en Allemagne. « Toutes nos idées M. Wilm, dans le Dictionnaire des sciences philosophiques, a consacré à Platner un article qui renferme une exposition détaillée de la doctrine enseignée dans ces Aphorismes. « méditations de Platner), toutes nos sensations, perceptions , représentations , notions, etc. , « ne sont en définitive autre chose que des rap- « ports. Nous ne sommes aucunement fondés à « leur attribuer une réalité objective. L'existence « de nos représentations, tant de celles des sens « et de l'imagination que des idées de la raison, « est la seule chose dont nous ayons l'enture « certitude. Lorsque les représentations de l'un « et de l'autre genre conservent invariablement « un même degré d'intensité, nous sommes, par « les lois de notre nature , conduits à la convie- « tion qu'elles possèdent une vérité objective, « c'est-àdire nous sommes dans la nécessité de « leur attribuer un objet, quoique nous soyons « dans l'impossibilité de démontrer que cette « qualité de se rapporter à un objet, cette objec- « tivité, en un mot, n'est pas uniquement une « conséquence de ces lois ; qu'elle est réellement « objective, et non pas subjective, puisqu'il est « évident que nous ne pouvons sortir de nos « idées pour pénétrer dans les objets et les corn-« parer avec elles, et qu'en conséquence, les « objets de nos perceptions sensibles nous de- « meurent aussi complétement inconnus que les « fondements de nos idées d'un monde placé « hors de la portée de nos sensations. Cependant « nous croyons à la réalité du monde matériel et « à la vérité des conclusions tirées conformément « aux lois fondées dans la nature de notre en-« tendement ; et cette croyance est involontaire « et nullement l'effet d'une espèce de résigna- « fion qui nous porte à nous contenter d'une « simple croyance, à défaut de bases plus solides; « elle est une inévitable nécessité tenant à l'or- « ganisation de notre nature. Le sceptique ne « prétend donc pas déterminer les limites de « notre faculté cognitive , « et encore moins faire le départ de ce qui, dans « nos connaissances, est d'origine objective ou « subjective, ni affirmer l'impuissance de cette « faculté, ou abandonner l'investigation de sa « nature, par tous les moyens en notre pouvoir. « Le sceptique n'affirme rien, ne nie e. , pas « même qu'on ne saurait rien affirmer ou que « nos connaissances sont purement subjectives. « Il renonce à établir aucune proposition de va- « leur absolue et universelle; il se dépouille de « toute prétention systématique : il n'appuie son « sentiment sur aucun principe apodictique; il « se borne à le justifier par des considérations « tirées du point de vue individuel dans lequel « les pouvoirs cognitifs de l'homme se présen- « tent à son esprit. Le caractère de son scepti- « cisme n'est donc en aucune façon une hésita- « tion accompagnée de doute, une perplexité « vacillante entre des opinions opposées , mais « une impartialité il est vrai parfaite, une iné-« branlable indépendance , spectatrice « tranquille des variations qu'offrent les asser- « fions établies par les différents systèmes philo-« sophiques , disposée cependant à admettre la « réalité de tout ce que l'homme , par la nature « de ses facultés intellectuelles, est conduit à « reconnaître pour vrai. » « Le sceptique, ajoute « Platner, est fort éloigné de refuser une va- « leur pleine et suffisante aux preuves sur les- « quelles se fondent. l'histoire, la philosophie, la « religion, en tant que la croyance qu'elles éta- « Missent en faveur des objets de leur investi- « gation est présentée par elles comme la censé-« quence naturelle des lois que suivent dans « leurs opérations nos facultés pensantes. Cette « dernière restriction même , le sceptique ne « l'étend pas au domaine de la morale, qui, ren- « fermée tout entière dans la conscience immé- « dicte du moi, n'a rien de commun avec ce « qu'on appelle objets ou réalité objective, dans « la signification stricte du mot : il se sent donc, « et il n'hésite pas à se déclarer intimement « convaincu de l'existence et de la force obliga- « toire de la loi du devoir. » On voit bien , par ce court aperçu , que Platner a plutôt éludé que traité l'ancienne question du passage du sujet à l'objet, qui ne peut être résolue qu'en montrant soit l'identité de l'un et de l'autre , soit la manière dont la transition s'opère et peut être constatée avec une évidence suffisante. La solution de ce grand problème, le seul fondamental de toute métaphysique , n'a rien gagné au scepticisme de Platner, qui d'ailleurs se distingue plutôt par la clarté de l'expression que par l'originalité des idées. Il y a plus de mérite dans ses ouvrages de morale et de physiologie. Il y a mis d'abord beaucoup de soin à bien développer le principe de la morale de Leibniz et , après avoir célébré l'année précédente son jubilé doctoral , aux applaudissements des maîtres et des élèves de l'université qu'il avait illustrée , à la fois comme écrivain et comme professeur, étant doué d'un grand talent pour l'enseignement et de toutes les grâces de l'élocution. Il n'a jamais rempli de fonctions étrangères à l' publique, si l'on excepte sa nomination à celle de membre de la commission créée en 1816 par le roi de Saxe pour s'occuper de la rédaction d'un projet de loi sur la liberté de la presse. Les ouvrages de Platner forment deux classes distinctes. Nous indiquerons d'abord ceux qui appartiennent à la médecine et à la physiologie : 1° Anima quo sensu crescere dicatur, Leipsick, 1768 2° De vi corporis in memoriam, ibid., 1769 3° Lettres d'un médecin à son ami , 1772-1774, 2 vol. ; Supplementa in J.- Z. Platneri Institutiones chirurgiœ , pars 1', 1773 Un autre supplément à la Chirurgie de son père parut en 1776 5° Qucestionum medicinoe forensis de amenlia dubia, part. 1-3, ibid., 1796, 1797 Ces programmes, joints à d'autres mémoires de Platner relatifs à la médecine légale, ont été traduits en allemand par le docteur C.E. Hedrich et publiés en 1820 à Leipsick 6° Anthropologie pour les nzédecins et les philosophes, ibid . , 1771 et 1772, 2 vol. Cet ouvrage, qui appartient à la psychologie tout autant qu'à la physiologie, fit beaucoup de sensation lorsqu'il parut. Une application ingénieuse des études du médecin aux problèmes de la philosophie, des vues neuves et lumineuses sur plusieurs parties de l'anthropologie physique et intellectuelle , et un grand mérite de style le recommandèrent également à l'attention des savants et des littérateurs, et contribuèrent presque autant que les Aphorismes à placer l'auteur au premier rang des écrivains Le Dictionn. hist., trie. et bibliogr.: qui place sa mort au commencement de l'année 1819, dit qu'il était alors dans un état d'aliénation mentale presque complet. philosophes de l'Allemagne. Le premier volume, entièrement refondu , a été republié en 1790, mais saris qu'il en ait paru de suite depuis. On y trouve exposées avec beaucoup d'esprit et d'intérêt l'hypothèse d'un double organe de l'âme , et celle de deux espèces différentes de fluide nerveux , hypothèses accueillies d'abord avec assez de faveur, mais rejetées par les physiologistes psychologues de nos jours. 7° Qucestionunt physiologicarunt libri duo, ibid., 1794 La latinité de ce livre, qui est le recueil des programmes physiologiques de l'auteur , rappelle, par la pureté et l'élégance de la diction, l'école d'Ernesti et les ouvrages de Gaubius. Il faut y joindre le programme imprimé en 1794 : An ridiculurn sit, animi sedent inquirere. Dans l'un et l'autre écrit , Platner se déclare partisan des idées de Stahl sur la part que l'âme prend aux fonctions du corps animé; il soutient l'existence de deux genres de perceptions, accompagnées ou privées de conscience. Les écrits philosophiques de Platner sont : 1° Aphorismes philosophiques, avec des notes relatives à l'histoire des opinions des philosophes, 1776 et 1782, 2 vol. Le premier volume a été réimprimé deux fois avec des changements considérables, en 1784 et en 1793 . C'est à cette dernière édition, publiée depuis l'impulsion donnée aux spéculations métaphysiques par la doctrine de Kant, que se rapportent principalement nos réflexions générales sur la philosophie de Platner. Le second volume des Aphorismes a subi une métamorphose encore plus 'complète : au lieu de 480 pages de la première édition, celle de 1800, qui est plutôt un ouvrage refait à neuf, en tient 848. 2° Dialogue sur l'athéisme ; 3° Eléments de logique et de méta- physique, ibid., 1795
  • Ernest PINDER( 1776 - 1838) : administrateur et jurisconsulte allemand, né le 23 février 1776 à Adorf dans le Voigtland, mort à Naurnbourg le 21 mai 1838. Après avoir pris son grade de docteur en droit à Leipsick , il fut en 1796 nommé notaire impérial auprès du tribunal électoral de Dresde. A la suite d'autres charges, il s'établit en 1800 à Naumbourg sur la Saale comme avocat. Dans cette ville il prit place bientôt dans le conseil municipal comme assesseur. Pendant le gouvernement français, de 4806 à 1813, il y développa une grande activité dans les sphères les plus diverses. 11 sut garantir la ville des surcharges de guerre et obtenir l'administration des magasins d'approvisionnement pour la municipalité. Plus tard il améliora le cours de la Saale et organisa les brasseries. Il sécularisa ensuite l'école du dôme, dépendante jusqu'alors de l'évêché protestant de Zeitz, et en lit un des lycées les plus florissants de l'Allemagne, illustré par les souvenirs du célèbre Wernsdorf. A côté de ce gymnase il fonda une école usuelle pour les arts profes- sionnels et les sciences exactes. Il parvint à faire supprimer les diverses administrations avec leur rouage compliqué et à les remplacer par une direction unique. Après être sorti du conseil municipal de Naumbourg avec son ami Lepsius en 1813, il prit une part trèsactive à la cause nationale en se mettant avec les généraux saxons Thielemann et Carlowitz à la tète d'un comité pour la fondation d'une école générale militaire allemande, ainsi que pour l'exécution d'autres projets de défense nationale commune. En 1815 il réclama contre le morcellement de la Saxe, mais l'année suivante il accepta sous le nouveau gouvernement prussien les fonctions de conseiller au tribunal de Mersebourg, d'où il revint en 1817 à Naumbourg comme conseiller du tribunal de deuxième instance pour la province prussienne de Saxe. 11 fut même en 1820 et plus tard, en 1824, choisi par le gouvernement de Berlin pour régler des affaires de délimitation de frontières avec les cours de Dresde et de Weimar. Quand eurent lieu les discussions d'abord pour la fondation du Zollverein, puis touchant la représentation nationale en Prusse, Pinder se prononça pour les idées séparatistes : il tenait aux états prov ciaux , et dans le règlement de la douane il vou- lait qu'on laissât certains districts de la Saxe prussienne, notamment celui de Naurnbourg, en dehors du Zollverein. Si cet administrateur re- présente ici le patriotisme local dans toute sa force, il faut au moins avouer qu'il a fait de sa patrie d'adoption, la ville de Naumbourg, un des centres les plus florissants sous le triple rapport littéraire, professionnel et commercial. 11 a écrit 1° Vues patriotiques sur les rapports de la confes- sion protestante avec la confession catholique, 1807; 2° Projet d'une école militaire nationale allemande, 1813 ; 3. Sur l'administration des biens commu- naux, 1814 ; 4' Sur la fondation d'une caisse d'é- pargne, 1815 ; 5° Sur le morcellement de la Saxe, Weimar, 1815 ; 6° Sur les chapitres des cathédra- les et collégiales protestantes de Saxe, ibid., 1820 70 Sur le droit qu'ont les parties séparées d'un pays morcelé d'administrer les legs en commun, ibid. 1824 ; 8° Le droit provincial de la Saxe prussienne à l'exclusion de la Lusace, 2 vol., Leipsick, 1836. Pinder a en outre collaboré à la Némésis de Luden , à la Feuille oppositionnelle de IVeimar, , aux Annales de Poelitz pour l'histoire et la poli- tique, aux Feuilles prussiennes pour la législa- tion, etc
  • Ernest RINNA DE SAVENBACH( 1793 - 1837) : y, nt3 à Goértz; dansle,Frioul; IetI janvier 179'4 reçutte' grade de docteur à Vienne, len' 181et y .Suntint une thèse intituiée,Netiee oph'inix: 1Peu aprèS son adrnissiot ti cioutorat it 'devint mé.s dein adjoint de l'hôpitargénérat de Vienne 4et fut envoyé ensuite dans la Styrie et dans la Basse Atitriche pour y exercer sa profession. Eit '1821, il' 'fut nominé' in@d'écin, hoSpire de 'ittauer:-'. badh;hprèS dé Vienne. Dahs cet établissemenlq centile. dans 'tes autres entircrits où' réSida , il lit dés teiipriences nOrnbreuSes sur' lesl 'nouvelles methodeS de traitement .etAstirles.'nouveatak médicaments, entre ' 'a tithes stiri'l'iôde et. l'br I Le baron de'Stifft; premier' médebin,'de l'enipel. rent; jeta les yeite sur loi et fit 'nommer, eh 1824 , InP.s.detin adjoint 'dé la 'cour,, qu'itacconr• pagna dans divers vôyages. AhiSi1lskivit comme médecin 'le roi de Hongrie à Pre?.bourg,plors son' dottronnentent , et accottipagna atissi tl'empee retir à Prague,' 'en'"1836: lorsqu'il alla se.faire couronner roi de Bohême. Il' fut l'un des médecins chargés d'assister. Wronverture du 'Corps .du due, de Reichstadt.,Rinna d'eSavenbach Mourut le niai'1837'.vOrt, a de ltliitun ouvrage fort itriportant,i;PtrèSlestiméy'etliti a' dà,Duieotlher beaucoup delteCherrheS ; il eist inlit nié 'Répertoire des prineipder itnidiraments, de médiodes cle. trai? tentent et - des , OpéhiPirons chirumimles 91( 4 ont titO , mis eh usqe dans les quaranisidernières, annéni, 1 Vietirter,48132; .2 fetts.Voltttne4411448°.(en L'auteüel elpose., par ordre, elphatétique des maladies., fies 'prffidipales',1hOthotles'thértipebti. q yes . On peut ' "bien" i Pep rocher « a?voielfait quelques otnisSiOneet' d'avoit donnë quelquefois des itiéta iinsuffisiat'S›, Mats Isoitlelévrein'en est pag.thighs'd'utte 'grande Utilitéte/Ar/ le'praticien.. Il a ei\stiite publié' tiriStippFélnentiviet ouvrage,. qui Orle le 'titré ''sdiyant : Annates eNniivies di dèrïières années eoul'anèiq?, 1Ôte liéthodes traitement , médecamentà ,. opèratiohg' Itie, oetP employéS dan S ( eete4 teepluà'niotternes,;, arkwAM coup d'reitrdtrospe'etif stir tes antielle; Vienne;, 1835-1836, 2 tel. '
  • Ernest ZIMMERMANN( 1786 - 1832) : théologien allemand, naquit le 18 septembre 1786, à Darinstadt ; son père était directeur du gymnase de cette ville ; après avoir commencé ses études dans cet établissement, il alla les continuer à Giessen, où il suivit surtout les cours de théologie et de philosophie. A l'àge de dixneuf ans, il entra dans le ministère évangélique, et il fut plae dans la petite ville d'Auerbach, où il entreprit une édition d'Euripide qui parut à Francfort en quatre volumes publiés de 1808 à 1815. En 1809, il vint résider sur la paroisse de Grossgerau, près de Darmstadt. Il se fit connaitre comme prédicateur, ce qui lui valut d'être appelé près du grandduc de HesseDarmstadt, qui lui conféra dans sa maison une place dont les fonctions se bornaient à un fort petit nombre de sermons prêchés chaque année. Il aurait donc eu des loisirs à consacrer'. à ses études favorites. mais il fut chargé de l'éducation du prince héréditaire et de son frère; de plus le cours d'histoire à la nouvelle académie militaire lui fut confié. Toutefois il trouva encore le temps de se livrer à des travaux soutenus. En 1822, if entreprit la publication de la Gazette universelle ecclésiastique, et en 1824, celle de la Feuille théologique de hithi rature; plus tard, vinrent les Feuilles de la littera- turc pédagogique et philologique et la Gazette uni- verselle des écoles. Comme prédicateur, il déploya un talent remarquable; il avait de l'énergie, du mouvement, l'accent de la conviction. En 1814, il avait fait paraitre un recueil de Sermons pa- triotiques prèchés à l'e'poque de la guerre de l'indé- pendance de l'Allemagne; de 1815 à 1831, il mit au jour huit volumes de nouveaux sermons. Citons aussi son Manuel homélitique à l'usage des prédicateurs, Francfort , 1812-1822, 4 vol.; — l'Eusèbe, Francfort, 1822 ; — l'Esprit des ouvrages de Luther, Darmstadt, 18'28-1830, 6 vol., ouvrage pour lequel il eut la collaboration de quelques amis. Ce zélé travailleur mourut le 24 juin 1832, au moment où il allait être élevé à la dignité de prélat. Son frère Charles Zimmermann a publié à Darmstadt, en 1833, une notice sur sa vie et sur ses travaux
  • Ernest Ansermet : chef d'orchestre suisse
  • Ernest BORGINE : acteur
  • Ernest Chausson : compositeur français
  • Ernest Dupré : neurologue et psychiatre français
  • Ernest FEYDEAU : romancier
  • Ernest Hébert : peintre français
  • Ernest Hemingway : romancier américain, prix Nobel de littérature 1954
  • Ernest LAVISSE : historien
  • Ernest Orlando Lawrence : physicien américain, prix Nobel de physique 1939
  • Ernest Psichari : officier et écrivain français
  • Ernest RENAN : écrivain, philosophe

Ernest année par année

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