Le prénom emile Masculin

Origine :

Fête :

15 Septembre

Signification de emile

Introduit en France bien avant le XIXe siècle, Emile connut un succès fulgurant jusqu’au début du XXe siècle. Toujours couramment rencontré aujourd’hui, la moyenne d’âge de ses porteurs est de 63 ans. Emile est aujourd’hui classé 219e parmi les prénoms les plus appréciés dans l’Hexagone. Emile est quelqu’un de passionné et de fougueux. Il aime découvrir et préfère se diriger vers les chemins que personne n’a jamais emprunté plutôt que de marcher sur les pas d’un autre. Vif d’esprit et guidé par sa curiosité, il a besoin de vivre, de rêver et d’explorer. Emeric, Emil, Emiliaan, Emilien, Emilio, Milan, Emele et Milo sont des variantes que l’on connaît au prénom Emile. Parmi les célébrités portant ce prénom, on connaît l’écrivain et journaliste français Emile Zola, le 8e président de la République française Emile Loubet ou encore le philosophe Emile-Auguste Chartier.

Personnalité de emile

Un peu soupe au lait, très émotifs, ils réagissent au quart de tour. Ils manquent un peu de confiance en eux, ce qui les rend parfois agressifs et instables. Leurs rêves sont souvent un lieu de refuge pour échapper à la réalité. Astucieux, malins, ils aiment bien avoir le dernier mot. Ils sont perspicaces et ne baissent pas les bras facilement. Leur vie affective est en dents de scie.

Provenance du prénom emile

Histoire de emile

Etymologie de emile

Les emile célèbres

  • Émile CAMPOLONGO( 1550 - 1604) : né à Padoue, en 1550, y étudia la médecine, et devint, à l'âge de vingthuit ans, professeur de médecine de l'uliiversité de cette ville. Il conserva cette place jusqu'à sa mort, en 1604. Ses principaux ouvrages sont : I° de Arthridide liber units; de Variolis liber aller, Venise, 1586 et 1596 2° Nova cognos- condi morbos Melhodus, ad analyscos Capicaccianœ normam expressa, Vitterbe, 1601, in.-8°, publié par Jean Jessen. 3° De Lue venera I ibellus, 'Venise, 1625, La première aition des Œuvres de Campistron est de Paris, i715; il en fut fait une contrefaçon en Hollande en 172/ Nulle de ces deux éditions n'est aussi correcte que celle de 1732, Paris, 2 vol. C'est sur celleci qu'a été faite celle de 1759, laquelle est également estimée. Le premier volume contient les tragédies de Virginie, Arminius, Andronic, Alcibiade, Phocion , toutes en 5 actes ; tome second Adrien, tragédie chrétienne en 5 actes; Tiri- date, tragédie en 5 actes; le Jaloux désabusé, comédie en 5 actes et en vers ; l'Amante amant, comédie en 5 actes et en prose ; Semonce prononcée ii l'académie des Jeux floraux en janvier 419; trois epitres en vers à la princesse des Ursins, au roi de Sicile et au duc de Vendôme. Vient ensuite la meilleure et la plus complète des éditions des ° Encres de Campistron, déjà indiquée dans le cours du présent article; elle fut faite par les soins de Gourdon de Bacq, parent de l'auteur, et de Bonneval, Paris, 1750, 3 vol. Outre des N'émoires sur la vie de l'auteur, op trouve encore dans cette édition Pompéi°, tragédie en 5 actes, et plusieurs morceaux de poésie qui ne se figurent point dans les précédentes. -- Quant aux éditions des Œuvres choisies, voici les principales : Chefs- irantre dramatiques de Campistron, précédés d'une vie de l'auteur et suivis d'un catalogue raisonné et anecdotique de ses pinces de alaire, Paris, 1791, 2 vol. avec portrait. Ces deux volumes ne renferment que le Jaloux désabusé, comédie ; Andronie et Tiridate, tragédies, avec des jugements et des anecdotes qui y sont relatif,. Ouvres choisies , édition stéréot., Paris, 1810, 1 vol ou Chefs- d'autre dramatiques de Campistron, avec des remarques sur le plan, la contexture et le style de ses ouvrages, par Lenau. Paris, 1819 — On a de Campistron quelques poésies dans le recueil de l'acide- Mie des Jeux floraux. D -- jpfol., avec les discours de Paul Benius. 4° De Ver- mibus ; de uteri Affeetibus deque Morbis eutaneis , Paris, 1654 avec la Médecine praliqUe de Fabricio d'Aquapendente : ces deux derniers ouvrages n'ont part qu'après la mort de l'auteur. 50 Plusieurs consultations
  • Émile FERRET( 1500) : l'un des bons jurisconsultes du 16 siècle, naquit à CastelFranco dans la Toscane, en 1489. Sa famille, noble et ancienne, était originaire de Ravenne. Il commença à douze ans l'étude du droit civil et du droit canon à Pise , et la continua ensuite à l'Académie de Sienne. Il était également instruit dans les belleslettres. Après avoir terminé ses études, il se rendit à Rome , où il fut (l'abord secrétaire du cardinal Salviati. Ayant soutenu avec beaucoup d'éclat des thèses devant une nombreuse assemblée d'évêques et de cardinaux, il fut reçu avocat à l'âge de,dixneuf ans. C'est alors qu'il prit le prénom d'Emile au lieu de celui de Dominique qu'il portait auparavant. Ferret n'était pas seulement un homme de cabinet ; sa capacité pour les affaires était si bien connue que Léon X le prit pour son secrétaire. Il quitta cet emploi , après l'avoir exercé pendant quelques années, et se retira dans sa patrie, où, ayant séjourné quelque temps, il se mit à la suite du marquis de Montferrat , qui commandait une partie de l'armée que Lautrec conduisait à la conquête de Naples en 1528. Cette expédition ayant manqué , Ferret vint en France et enseigna le droit à Valence avec tant d'éclat que François Fr le fit conseiller au parlement de Paris. Ce prince l'employa dans des négociations avec les Vénitiens et les Florentins. 11 s'en tira avec tant d'habileté que le marquis de Montferrat l'envoya aussi auprès de CharlesQuint, qu'il accompagna dans son expédition d'Afrique. Il se trouva à l'entrevue de François ler, de CharlesQuint et du pape Paul III, à Nice en 1538. S'étant défait de sa charge de conseiller au parlement, il fut à Lyon et ensuite à Florence, Où il obtint le droit de bourgeoisie. Il vint terminer sa carrière à Avignon , où on l'appela pour y professer le droit. Il mourut dans cette ville le 15 de juillet 155'2. Il a écrit plusieurs ouvrages sur le droit, ainsi qu'un commentaire sur Tacite. Il tenait pour maxime qu'on profitait plus par la pensée et la méditation que par la lecture. On trouve sa vie dans les Vite clarissimorum jurisconsultorum de Buder, Iéna , 1722 , 13-1.
  • Émile LE PUILLON BOBLAYE( 1792 - 1843) : géologue français , né à Pontivy , le 16 novembre 1792. 11 entra à l'école polytechnique en 1811 et en sortit dans le corps des ingénieurs géographes , d'où il passa en 1831 dans celui de l'étatmajor. Il se livra de bonne heure à l'étude de la géologie et fit paraitre, en 1827, dans le tome 15 des Mémoires du muséum d'histoire naturelle, un Essai sur la C071fi- guration et la constitution géologique de la Bretagne. Attaché à l'expédition de Morée, il donna une Description de Vile d'Eyine„ Paris, 1835 et rédigea, dans le grand ouvrage publié par la cour mission scientifique envoyée à la suite de cette expédition , la Géologie et la minéralogie de la Grèce, en collaboration avec M. Th. Virlet , et fit précéder ce travail d'une introduction sur les progrès de la géologie. Il publia également dans cet ouvrage des Recherches géographiques sur les ruines de la l'Ivrée, 4835. Nommé chef d'escadron en 1840 , Le Puillon Boblaye fut élu en 1842 député par le collége électoral de sa ville natale. Il mourut le 4 décembre 1843. On lui doit encore : Courbes financières , exposé synoptique des principaux faits relatifs aux recettes, aux dépenses, â la dette et au crédit publics. Cet officier a travaillé en outre à la carte de France publiée par l'étatmajor. — Son frère Théodore, né à Pontivy le 23 octobre 4795 , entra à l'école polytechnique en 1813, prit part à la défense de Paris en 1814, et fut admis dans l'artillerie. Il fit la campagne d'Espagne en 1823 et plus tard coopéra au siége d'Anvers, où il se distingua par sa bravoure. Devenu colonel, il remplaça Duite Le Puillon Bo- blaye comme député de Pontivy, et vota toujours , avec le parti conservateur. En 1853, il fut fait général de brigade et commandant de l'école du génie et de l'artillerie à Metz. II est mort en mars 1857. On lui doit la traduction d'un ouvrage de Congrève sur les fusées de guerre et quelques mémoires sur des questions militaires
  • Émile MORICE( 1797 - 1836) : journaliste et littérateur, naquit à Rouen en 1797, d'une famille de négociants. Après avoir fait de bonnes études, particulièrement sur l'histoire, la littérature et les arts de l'Espagne , il voulut visiter ce pays, et y fit un séjour de plusieurs années, pendant lequel il recueillit des matériaux importants. il parcourut ensuite la Suisse , les PaysBas et l'Allemagne, où il continua ses explorations de science et d'art. Sur ces entrefaites, la famille de Morice ayant éprouvé des malheurs, il fut obligé de rentrer dans sa patrie , afin de porter à sa mère des consolations et un appui que son âge et ses infirmités rendaient nécessaires. Il vint alors à Paris, dans l'espoir d'utiliser ses talents et ses connaissances. Il coopéra d'abord à la rédaction de quelques journaux littéraires, puis s'associa à celle de l'Aristarque, journal royaliste, fondé par M. de Labourdonnaie. Il devint en 1830 un des collaborateurs de la Quotidienne, où il donna un grand nombre d'articles politiques et littéraires. Atteint depuis longtemps d'une affection de poitrine , causée par un excès de travail , il y succomba le 2 novembre 1836. On a de lui : 1° Histoire de la mise en scène au thédtre ; 2° l'Historial du Jongleur, en société avec M. F. Langlé ; 3° Révélations et pamphlets, Paris, 1834 L'auteur a recueilli sous ce titre des articles sur des questions politiques ou relatifs à des événements contemporains, qu'il avait publiés dans différentes revues. Le style en est prétentieux, emphatique, et la plupart des sujets sont aujourd'hui dénués d'intérêt. 4° On recule pour mieux sauter , proverbe inséré en 1835 dans la Revue de Paris. Morice travaillait à une Histoire des grandes compagnies, que la mort l'empêcha d'achever
  • Émile OSANN( 1787 - 1842) : médecin allemand, naquit le 25 mai 1787 à Weimar, où son père était conseiller d'Etat ; sa mère était soeur du docteur Hufeland. Il fit ses études classiques au gymnase de Weimar, qui comptait alors parmi ses professeurs Herder et Boettiger. Les conseils de son oncle le déterminèrent à étudier la médecine ; il se rendit dans ce but , à l'àge de dixneuf ans , à l'université d'Iéna, puis à celle de Goettingue. 11 reçut le grade de docteur à Iéna, le 28 septembre 1809 , et y soutint une thèse intitulée Saturni usu medico maxime interno. Après sa réception au doctorat, il alla à Berlin pour y *exercer l'art de guérir, sous le patronage du célèbre Hufeland son oncle, auquel il s'unit encore par les liens d'une plus étroite parenté, en épousant une de ses filles. En 1810, il devint assistant d'Hufeland dans l'Institut polyclinique de Berlin, que ce dernier venait de fonder. Il s'occupa toujours avec beaucoup d'assiduité de cet utile établissement dont il devint directeur en 1833 ; mais il montra encore plus de zèle pour les fonctions du professorat. 11 fut nominé en 1814 professeur extraordinaire près l'académie militaire de Berlin, et en 1824, professeur ordinaire. Dès 1815, il faisait aussi des cours particuliers à l'université de Berlin. En 1826, il devint professeur ordinaire de la faculté de médecine de la même ville, et il en fut deux fois doyen. Depùis 1820 , Osann fut un des principaux collaborateurs du Journal et de la Bibliothèque de médecine pratique de Hufeland ; et, après la mort de ce dernier, il en continua la publication. En 1832, il fut nommé chevalier de l'ordre de l'Aigle rouge, et plus tard conseiller médical et directeur de la société Hufelandienne, médico - chirurgicale de Berlin. 11 mourut d'une attaque d'apoplexie le 11 janvier 1842. Ses principaux ouvrages sont : 1° Idées d'une histoire de la physiologie, pour servir d'introduction à ses leçons , Berlin , 1815 ; 2° Traité des eaux minérales de Kaiser- Franzensbad , Berlin, 1822, i?-8° ; 2e édition , Berlin , 1828 ; 3° Histoire des principales eaux minérales de l'Europe , Berlin, 18'29-1832, 2 vol. 11 en a paru une nouvelle édition en 1839. Hufeland avait publié un ouvrage sur les eaux minérales de l'Allemagne ; celui d'Osann est beaucoup plus complet. 11 s'était occupé de ce sujet d'une manière toute spéciale, ayant. visité toutes les sources minérales de l'Allemagne et des pays environnants; il avait enfin réuni la collection la plus complète des écrits sur cette matière, qui fait aujourd'hui partie de la bibliothèque de l'université de Berlin. Malheureusement, Osann n'a pu donner le troisième volume de son ouvrage, qui devait traiter des eaux minérales étrangères à l'Allemagne. 4o Diététique pour les gens de campagne , Berlin , 1831 ; 5° Chronique des sources minérales les plus importantes du royaume de Prusse , Berlin , 1834 Osann a en outre donné beaucoup d'articles au Journal et à la Bibliothèque de médecine pratique de Hufeland. Il en composa les tables, et fut aussi l'un des principaux collaborateurs du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publié à Berlin. Il est encore auteur d'un grand nombre de rapports sur les maladies observées dans l'Institut polyclinique de cette ville
  • Émile PORTH( 1832 - 1858) : géologue et voyageur allemand , né en 1812 près de Budweis en Bohème, mort à Trieste, le 1 1 juin 1858. Après avoir étudié ii Prague et à Vienne les sciences naturelles, Port!' se consacra principalement à l'exploration géologique des Montagnes des Géants, ainsi que de l'intérieur de la Bohème. Depuis la fin de 1857, il était le compagnon de voyage de Fcet- terlé dans l'Asie Mineure. Ce fut au retour de ces pérégrinations scientifiques qu'il mourut. Président de l'association géologique des Monts des Géants, Porth était en outre membre de la société autrichienne de géographie et de l'institution géologique de l'empire. Il a publié : 1° Lettres aux gens du monde sur l'encyclopédie des sciences naturelles , 1852 ; 2° Oryctog* nosie des Monts des Ge: anis, 1853 et 185%; 3° Géologie de la Bohème, 1855 ; 4° Rapports sur son voyage en Orient arec Feetterlé, dans les Mémoires de l'institut géologique autrichien, 1858, etc
  • Émile SOUVESTRE( 1806) : littérateur français, naquit à Morlaix, le 15 avril 1806. Son père, ingénieur des ponts et chaussées, se proposant de le faire entrer à l'Ecole polytechnique, l'envoya faire ses premières études au collège de Pontivy. Le jeune Souvestre y montra d'abord des dispo- sitions pour les mathématiques. Mais à dixsept ans, il perdit son père. Interrogé alors par sa mère , il changea de direction et se tourna du côté du droit et de la littérature. il vint donc à Paris chargé de lauriers universitaires et même académiques , ayant été l'objet de distinctions de ce genre dans sa province. Et de plus, il avait dans sa valise, avec le diplôme de bachelier, l'inévitable tragédie de ceux qui rèvent la gloire littéraire. A cet égard, ses idées avaient pris « leur vol », disaitil luimême, jusqu'à comparer le pot,te à un « dieu sur la terre. » La tragédie ou le drame de Souvestre était de circonstance, et avait nom le Siége de Missolonghi, qui d'abord éprouva les vicissitudes habituelles. 11 s'agissait de faire lire la pièce sur la scène de Molière. La chose n'était pas aisée, et ses avantages pour y arriver étaient médiocres. Il dit luimême qu'il « était inconnu, gauche , susceptible, plein de morgue. » Une idée qui n'avait rien de poétique lui ouvrit la voie. Il écrivit à un compatriote , Alexandre Du- L'auteur du Génie du chri- slianisnte n'a pas dédaigné de reprendre cet argument. val , qui avait l'oreille de la Comédie française et dont il fait le portrait... « Il me reçut bien , mais avec calme, en vrai Breton qui veut juger et connaître. » A une seconde visite, le jeune littérateur fut reçu avec empressement. On avait lu et approuvé. Puis de bons conseils, des encouragements. Grâce à « ce dernier Breton » , le Siége de Missolonghi fut reçu aux Français. Mais la censure eut peur de la SublimePorte. « Toutes mes démarches près des hommes à ciseaux, dit le philhelléne Souvestre, furent sans succès. » Son siège était fait , mais ne devait pas être joué. 11 ne rêva plus dès lors que changements de ministère et révolution. « Il se serait fait conspirateur, disaitil si on lui avait donné l'adresse d'une conspiration. » Le ministère Martignac et ses intentions libérales calmèrent un peu l'auteur du Siége de Missolonghi sorti s déplumé » des mains de la censure. Et il put rêver une fois encore que l'on jouerait sa pièce. On en commença en effet les répétitions; mais, nouvelle preuve de l'influence des petits effets , une brouille de Duval avec les sociétaires du ThéâtreFrançais , suivie de beaucoup de froideur pour le drame, d'abord accueilli avec tant d'enthousiasme, ruina les espérances de l'auteur. A cette époque , la littérature savait à peine le chemin du palais de Thémis, comme on eût dit autrefois, et Souvestre, éconduit par le silence du comité et la consigne donnée au portier, n'eut pas même l'idée qu'aurait eue à coup sûr l'auteur d'Antony , d'imposer à la Comédie française , par ministère d'huissier, son Siége de 411issolonghi. 11 vit alors ce qui lui manquait : il n'avait rien de cette nature souple et déliée, de cette constance patiemment inébranlable, qui seules peuvent conduire au succès. Il tomba dans le découragement et fit une maladie dont il alla chercher la guérison sous le climat natal. En même temps il en évoqua les antiques souvenirs, et fut mis ainsi sur la voie de ce qui devait constituer la partie la plus originale de son talent. Après le premier transport, vint la méthode. Souvestre , dont la perte de son frère aîné , emporté par un naufrage , faisait l'unique soutien de sa famille, se mêla , eu Bretagne, aux populations des campagnes. 11 écouta leurs histoires, étudia leurs moeurs « dans les chemins creux et devant les feux des landes de leurs foyers. » De là ses Derniers Bretons , « La Bretagne, suivant l'expression de l'auteur, y est représentée en pied. » Ceux qui ont étudié sérieusement cette partie de la France rendent la même justice à Souvestre. Compatriote de Brizeux il rappelle la foi naïve, mais vigoureuse de l'auteur de Marie , et Chateaubriand n'eût peut-être pas trouvé audessous des belles pages du Génie du Un biographe, M. Eng. de Mirecourt, n'a pas craint d'affirrner que ce draine célèbre était, sinon rceuvre , au moins la propriété, en tant qu'idée, d'Emile Souvestre. Christianisme, le portrait du curé de campagne tel que Souvestre le donne dans les Derniers Bretons. « Qui jugerait, ditil, notre clergé breton sur celui des villes, frais, courtisan, beau diseur, se tromperait étrangement. Nos prètres, sortis hier de la charrue, laissent entrevoir sous l'aube le grossier sayon du bouvier, ont la voix rauque, les mains dures. Vêtus de grossières soutanes déteintes par la pluie et le soleil, chaussés de souliers ferrés et le bâton à la main, ils vont par les routes fangeuses à travers les bruyères inaccessibles porter aux malades le viatique , aux morts les prières de la rédemption. Rien ne peut faire comprendre à quiconque da pas entendu un sermon breton, l'autorité de ces hommes une fois placés dans la chaire. La foule palpite, gémit sous leurs paroles comme la mer au souffle de l'orage. » Cependant Souvestre ne s'occupait pas uniquement en Bretagne à se faire une renommée littéraire. D'abord commis dans une librairie de Nantes, tenue par M. Mellinet, frère du général de ce nom , il y connut un habitué, N. Luminais , député , qui chercha à lui créer une voie plus digne de lui. Comme beaucoup de philanthropes, son protecteur songeait à élever les masses par une instruction plus forte. Pour atteindre ce but, il fonda à Nantes une maison d'éducation sur un plan nouveau et en confia la direction à Souvestre, auquel il associa un autre homme de mérite, M. Papet. L'établissement prospéra. Souvestre se maria, mais perdit presque aussitôt sa femme. Avec la prospérité vinrent aussi quelques dissentiments entre les associés ; Souvestre se retira de l'établissement, vint à Morlaix , puis à Brest, où il eut quelque temps la rédaction en chef du journal le Finis- tère, que des raisons de conscience politique lui firent ensuite abandonner pour exercer les fonctions de professeur de rhétorique dans la même ville. En mème temps, il envoyait à Paris, au journal le Temps, des articles qui témoignaient qu'il se tenait au courant du mouvement intellectuel de la capitale. Obligé de renoncer à la Bretagne, ou plutôt au voisinage de la nier, il dut au rédacteur en chef du journal le Globe, d'être nommé professeur de rhétorique à Mulhouse. Mais la montagne ne fut pas plus favorable à la santé de Souvestre que la mer. Il se décida alors à s'établir à Paris avec sa famille . Comme la première fois, il y venait avec maintes productions littéraires „mais con-çues avec maturité. Et dès lors il ne, tarda pas à y constater sa présence à la fois par des livres, des drames, des articles de critique dans les publications périodiques, enfin par des romans et des nouvelles. Il ne montra aucune prétention à innover bruyamment ou à spéculer sur les passions en vogue. Il se fit un genre à lui où l'imagination ne se trouvait pas mal à l'aise du voisinage du bon sens. Ce genre, qui rappelait un peu l'enseignement, réussit à son auteur. Retiré dans un faubourg de Paris , à un étage élevé et d'où la vue s'étendait sur quelques jardins , il y composa sans relâche pendant dixhuit années les nombreux ouvrages qu'il donnait au public. En 1848, lorsque le ministre de l'instruction publique, M. Carnot, créa une école d'adminis- tration qui devait donner à la France, disait le programme, des hommes ayant pour titres , non pas seulement le hasard des protections et des faveurs, mais un savoir réel , Émile Souvestre , qui avait aussi étudié le droit, fut chargé de professer à l'école « les principes du style administratif. » Et sans doute que son dessein était de conseiller en cette matière la clarté et la sobriété nécessaires de l'expression. Le mème ministre ayant fondé dans divers quartiers de Paris des « lectures du soir », Émile Souvestre eut encore sa part de cet enseignement, qui n'avait rien de contradictoire avec la plupart de ses œuvres. Ce lectures eurent du succès. A l'issue des séances, des chefs de famille venaient souvent consulter le professeur sur le choix des livres qu'ils devaient faire lire à leurs enfants. Souvestre eut alors l'idée qu'eurent depuis d'autres écrivains, renommés à divers titres, M. SainteBeuve en particulier, d'importer à l'étranger, et pour son compte à lui, en Suisse , ces cours publics qui établissent une communion de pensées et de sentiments entre la France et les autres pays. Les cours qu'il fit à Genève , à Lausanne, à Vevey, à la ChauxdeFond, furent suivis avec un remarquable empressement. En 1851 , Souvestre eut un autre genre de succès : l'Académie française couronna une de ses œuvres extraite du Magasin pittoresque , intitulée Un philosophe sous les toits , et conçue dans ce même ordre d'idées qui le distinguait comme écrivain : la morale encadrée dans un récit presque toujours intéressant. Souvestre mourut le 5 juillet 1854. L'Académie française fit un acte de justice lorsque, dans sa séance générale du 24 août 1854, elle décerna à sa veuve le prix Lambert, destiné à honorer l'écrivain le plus utile. Souvestre avait écrit dans les recueils périodiques importants tels que la Revue des Deux- Mondes , la Revue de Paris , le Magasin pittoresque , le Dictionnaire de la conversation. Quelquesuns des travaux qu'il leur fournit furent ensuite convertis en ouvrages publiés séparément. Quant à ses pièces de théâtre, conçues en général au point de vue de ses romans et souvent tirés d'eux, elles réussirent précisément en raison du but que se proposait l'auteur, de moraliser en intéressant. Dans le nombre nous citerons l'Oncle Baptiste, que le talent de Bouffé faisait ressortir. Voici d'ailleurs la liste des écrits de Souvestre, récits et travaux divers : 1. Trois femmes poiles inconnues , Nantes, 1829 ; 2. Rêves poétiques, dans la Revue de l'Ouest, ibid., 1831 ; 3° Poésie et thédtre : cantate polonaise, musique de Pilate, ibid.. 1831 , 4. Des arts comme puissance gouvernementale et la nouvelle constitution à donner au thédtre, ibid., 1832; 5° Résumé de la méthode Jacotot , 1829 ; 6° l'Enseignement unirersel r ratites, 1830 et 183'2 ; 7" l'Erhelle des femmes, Park, 1835, 2 vol. iii-8°; 8° la Grande Dame, 1835 , vol. ; 90 le Finistère en 1836 fai sant suite à l'ouvrage de Cambry, Brest, 183:; 10° les Derniers Bretons , 1836 , 4vol. et 1843 , grand ; 11° la Maison rouge, Paris, 1837. 2 vol. ouvrage publié d'abord dans la Revue des Deux- Mondes et dans la Revue de Paris; 12° Riche et paurre, suivi du Dernier Amour, ibid., 1837; 13° l'Homme et l'Argent, ibid., 1839 et 1854 , 2 vol. ; 14° le Journalistne Paris, 1839, 9. vol. 8"; 150 les Mémoires d'un sans- culotte bas- Breton , ibid., 1840. 3 vol. 16° Pierre et Jean, ibid., 18, '2 vol. ; 17° la Goutte d'eau, ibid., 1842 , '2 vol. iii-8"; 18° le Mdt de cocagne, ibid., 18&2 , 2 vol. 190 Deux misères , ibid., 1843 , 9, vol. 200 la Valise noire, ibid., 1843-1844, 2 vol. 21° le Foyer breton , tradition populaire, ibid. , 1844, 1 vol. grand illustré par Redan Johannot , etc. ; 22° la Bretagne pittoresque, Nantes et Paris; 23' le Monde tel qu'il sera , Paris, 1845-1846, illustré par Bertall, etc. ; 24° les Réprouvés et les Elms, ibid., 1S, 4 vol. et 1854, nouvelle édition précédée de le Philo- sophe sous les toits ; 25° les Péehés de jeunesse 1849 publié d'abord dans le journal le National ; 26° le Seeptre de roseau, ibid., 1852; 27° le Roi dm monde, ibid., même année, 2 vol. 28° Cauxerie8 historiques et littéraires, Genève, 1854, 2 vol. ; 29° le Mémorial de famille, Paris, 1854 , 1 vol. - Théàtre : e l' Auteur posthume, comédie en un acte et en vers. Nantes, 1830; 2° Henri Hamelin , comédie en trois actes et en prose , Paris , 1838 ; 3* l'Interdiction , drame en deux actes' ibid., 1838; 4° Maitresse et fiancée , draine en deux actes mèlés de chant, ibid., 1839 ; 5° Aillée et cadette, comédie en deux actes, ibid., 1840 6° la Protectrice, 1841. en collaboration avec M. Brune ; 7° l' Oncle Bap- tiste, comédie en deux actes, ibid., 1842 et 1844 8° Pierre Landais, drame en cinq actes et en prose, ibid., 1843 9' la Parisienne, comédievaudeville en deux actes, en collaboration avec M. Dubois; 10° le Mousse, corry.'i - vaudeville en deux actes, ibid., 1846, 8Il° un Homme grave, comédievaudeville. 1846 ; 12° les Deux Camusot, comédievaudeville en un acte , ibid., 1846 13° Charlotte, drame en trois actes, précédé de la Fin d'un roman , prologue, ibid.' 1M6, en collaboration avec M. Bourgeois; Ire le Bonhomme Job , comé- dievaudeville en trois actes , ibid., 1846 8"; 150 le Filleul de tout le monde, comédievaude- ville en quatre actes, ibid., 1847 16° le Chirurgien major, comédievaudeville en un acte, ibid., 1847. ; 17° Pour arriver, drame en trois actes, Poissy, 1847 ; 18° le Pasteur ou l'Evangile et le foyer, drame en cinq parties, Paris, 1849 en collaboration avec M. Eug. Bourgeois. On peut consulter sur Souvestre une remarquable notice de M. Charton dans le Maga- sin pittoresque de 1854
  • Emile BUISSON : Gangster
  • Emile CHARTIER (DIT ALAIN) : philosophe
  • Emile COUE : Médecin
  • Emile DAEMS : cycliste
  • Emile ERCKMANN : Romancier
  • Emile IDEE : cycliste
  • Emile LITTRE : philosophe, médecin
  • Emile LOUBET : Président français
  • Emile REYNAUD : Inventeur
  • Emile VERHAEREN : poète appartenant au mouvement symbolique
  • Emile ZOLA( 1840) : romancier
  • Émile Théophile Blanchard : EmileThéophile Blanchard est un peintreillustrateur français.
  • Émile Bayard : Emile Bayard est un peintre, décorateur, dessinateur et illustrateur français.
  • Émile Bodart : Emile Bodart est un coureur cycliste belge.
  • Émile Haynie : Emile Haynie, plus connu sous le nom d’Emile, est un producteur de hiphop américain.

emile année par année

Signe astrologique de emile

Couleur de emile

Pierre précieuse de emile

Chiffre de emile

Métal de emile