Le prénom clement Masculin

Origine :

Fête :

23 Novembre

Signification de clement

De popularité stable depuis une trentaine d’années, Clément figure dans la liste des prénoms masculins indémodables. Depuis le début des années 80, il se classe dans le top 50 des prénoms de garçons. Malgré une légère baisse de popularité en 2000, le prénom Clément reste relativement plébiscité par les jeunes parents. Clément est un être d’une grande émotivité qui se laisse facilement emporter par ses sentiments. Doté d’une énergie inépuisable et débordant de dynamisme, Clément est un homme très actif. Plusieurs prénoms sont associés à Clément, notamment Clemens, Clem, Clementin, Clementius, Clémente et Clémenceau. Les célébrités prénommées ainsi sont entre autres Clément Ader, pionnier français de l’aviation, Clément Marot, poète français, Clément Pansaers, artiste belge, Clément Sibony, acteur français, et Clément Poitrenaud, joueur de rugby international français.

Personnalité de clement

Diplomates, intelligents, tolérants, ils se donnent entièrement pour des causes justes. Actifs et volontaires, ils ne supportent pas l'oisiveté. Hommes de conviction, ils font preuve d'une détermination inébranlable. Esprits équilibrés, optimistes, curieux, on ne s'ennuie pas à leur contact. Ce sont des hommes qui s'épanouissent sur le terrain.

Provenance du prénom clement

Histoire de clement

Etymologie de clement

Les clement célèbres

  • Clément BONDI( 1742) : poiite italien, naquit en 174?, à Mezzano , territoire de Parme , et non dans le Mantouan , comme le disent quelques biographes. Après avoir fait ses études A Parme, il entra dans la compagnie de Jésus, et devint professeur de belleslettres. L'ordre des jésuites ayant été supprimé, Bondi exhala ses plaintes dans un canzone qui commence ainsi : Tirsi, mi sproni in vano, Lucques, 1778. La cour d'Espagne, qui avait été l'une des provocatrices de la bulle de suppression, se croyant désignée par des allusions offensantes, suscita quelques difficultés au jeune pote qui, pour échapper aux ressentiments de cette puissance, alla chercher un refuge dans le Tyrol autrichien. Le temps, qui calme beaucoup de choses, calma aussi cet orage, et Bondi, un peu rassuré, se rapprocha de sa patrie en venant habiter Venise,•où il vécut tranquille, sous la protection de l'aristocratie de cette république. Il quitta ensuite Venise pour Mantoue, sur l'invitation de la famille Zanardi, qui le fit son bibliothécaire, et dont la maison était le rendezvous des littérateurs et des savants. La position de Bondi au milieu de ces hommes, dont beaucoup avaient appartenu à la société de StIgnace , lui donna l'idée d'une espèce d'académie , où des personnes spirituelles et polies se réunirent pour converser sur des sujets à la fois agréables et instructifs, tenant surtout à la littérature. Ces réunions à leur tour lui inspirèrent le pome par lequel il est le plus connu en France, le Conversazioni. Il venait de_ le publier , lorsque le bailli Valentini l'invita à se rendre à Milan, où il l'introduisit dans les cercles les plus élevés. Bondi s'y fit goûter de l'archiduc Ferdinand, gouverneur de la Lombardie, et surtout de sa femme Béatrix d'Este, par ses manières insinuantes et po-. lies, par ses saillies spirituelles, enfin par sa iiromp- titude à improviser des poésies de circonstance pour cette cour alors trèsbrillante. C'est là que le trouva l'année 1796, si remarquable par les rapides succès des armes françaises en Italie. Bondi se \ oyant, par la retraite de l'archiduc, privé de tous les avantages dont il avait joui jusqu'alors, se rendit en 1797 à Bruni), où son protecteur, qui l'avait invité à venir par les lettres les plus pressantes, lui confia la conservation de sa bibliothèque archiducale, niais non, comme on l'a dit, l'éducation de ses fils et de la princesse MarieLouise. Toutefois ses conseils ne laissèrent pas d'avoir de l'influence sur la sage direction donnée à cette éducation par Draghetti, qui en était chargé. La princesse surtout le voyait avec autant d'affection que orte de beaucoup en souplesse, et surtout il a plus de coloris poetique, plus de gràce ; en revanche Bondi a quelque chose de plus précis, et, s'il faut le dire, il est plus vrai, ou, si l'on veut, plus réel ; il sent le salon, la gazette, tandis que dans Métastase il y a encore de la naïveté,, du parfum, de l'air frais de la campagne. Ces remarques sur Bondi ne s'appliquent qu'à celles de ses poésies où il a été l'original. Dans ses traductions, il se plie avec assez de facilité au caractère des morceaux qu'il faut rendre, et il ne manque ni d'énergie, ni de coloris, ni même de grâce et d'élégance, quoique en général la fidélité avec laquelle il calque le texte semble- un peu exclure ces dernières qualités. Bondi a publié : 1° les Bucoliques et les Géorgiques de Virgile, traduites en vers italiens, Parme, 1790 ; 2" l' É- néide, Parme, 1797, 2 vol. et Milan, 1804 50 les Métamorphoses d'Ovide, Parme, Bodoni, 2 vol. 4° plusieurs réimpressions de l'Athalie de Racine. La traduction des Géorgiques est considérée comme son chefd'œuvre ; celle de l'Énéide est regardée par les Italiens comme plus littérale, plus fidèle que celle d'Annibal Caro, et plus encore que celles d'Al liéri, de Grassi, de Solari, de boni et d'Arici. La version poétique des Métamorphoses fit oublier celle de l'Anguillara . On peut lire, dans le Courrier des Muses et des Grâces, rédigé en fran- rais à Milan , année 180r, un parallèle entre les traductions de l'Énéide par Caro, par Bondi et par Delille, dans lequel il est dit que Bondi l'emporte sur ses rivaux par la majesté épique, surtout dans le quatrième livre, où nous pensons cependant qu'il fallait au poète plus de sentiment et de flexibilité que de majesté épique. Déjà rival du dernier de ces poètes par ses traductions, Bondi se trouve encore rapproché de lui par une oeuvre originale, les Cercles . Publié en 1783 I Venise, ce poême a précédé de trente ans la Con- versation de Delille, qui en a imité le plan, le style, les détails, et qui, malgré son immense talent et sa brillante versification, n'a peut-être pas surpassé Bondi . Mais depuis sa mort, il faut convenir que Bondi a beaucoup perdu de sa réputation en Italie on le juge méme trop sévèrement aujourd'hui en lui refusant toute imagination. Parmi ses autres ouvrages principaux, nous citerons : 1. Petits Poe'mes, etc. , Venise, 1785, 1799 . 2' Poésies, Nice, 1795, 2 vol. 5° La Journée champélre, 1795, tableau délicieux qui a de l'analogie avec l'Homme des champs de Delille, et qui n'a de commun que le nom avec un ouvrage de Parny. Can- tates, l'arme, Bodoni, 1794, grand 50 Le Ma- riage, ibid., Bodoni, 179 , grand Ce sont douze sonnets moraux. 6° Le Bonheur, poème en :M. Gamba de Venise a porté sur les traductions de Bondi un jugement bien différent. Selon ce critique, qui lit Bondi ne lit pas Virgile. Quant la traduction des Métamorphoses, c'est celle de PAnguillara qui fait partie des Classici \V—s. Plusieurs critiques ont méme mis le puéte italien audessus de son rival, ce qui est certainement une exagération de l'esprit national. M—dj. 2 chants, Milan, 1797 70 Poésies diverses, Pise, et dans le Parnasse italien de 1806. 8° Deux Elégies, Venise, 1816. 9° Sentences, Proverbes, Epi- grammes cl Apologues, Vienne, .181i ; Milan, 1817. La plupart de ces morceaux et d'autres encore ont été réunis dans une édition imprimée à Venise, 1798, 1801, 7 vol. Ses oeuvres complètes, sous le titre de Poésies, ont été publiées à Vienne en 1808, 5 vol. petit édition de luxe, revue par l'auteur , et dédiée à l'archiduchesse MarieBéatrix d'Este
  • Clément BEUTLER : peintre suisse, né à Lucerne, est considéré comme l'un des meilleurs paysagistes. Son chefd'oeuvre en ce genre est le Jardin d'Éden. Il avait fait, pour pendant de ce tableau, une Chute des anges rebelles, qui a été détruite par la pruderie d'une femme, offensée des nudités qui s'y trouvaient. On voit à Lucerne, dans l'eghse des Capucins, un. St. Antoine prêchant au bord de la mer, où le talent de Bender n'est pas moins remarqu'able.
  • Clément BIRAGUE : graveur en pierres fines, né à Milan, florissait en Espagne vers le milieu du. 16e siècle. On lui doit l'invention de la gravure sur le diamant. Il a réussi le premier à soumettre à l'action du burin un corps jusquelà impénétrable. Le premier ouvrage qu'il exécuta fut le portrait de don Carlos, fils infortuné de Philippe II ; il exécuta aussi dans le même genre les armes d'Espagne, - pour servir de cachet à ce prince. Cet artiste était fort considéré à la cour d'Espagne
  • Clément CRUTTWELL( 1743 - 1808) : ecclésiastique anglais, né en 1743, à Wokingham, dans le comté de Berk, est auteur de plusieurs ouvrages savants et utiles, et dont un seul, par le travail qu'il exigeait, semblait devoir employer toute une vie. Il se fit connaître d'abord par une superbe édition de la Bible et des OEuvres de l'évêque Wilson, à laquelle il joignit une notice biographique sur ce prélat. Son ouvrage le plus considérable est sa Concordance des textes parallèles de l'Écriture, qu'il imprima et corrigea luimême; la réputation de ce livre est faite en Angleterre. Cruttwell publia ensuite le Nouvelliste universel , qui avait occupé dix années de sa vie, et dont il venait de donnes une seconde édition, conprenant 30,000 articles nouveaux, lorsqu'il mourut , le 5 septembre 1808, âgé de 65 ans
  • Clément GALANUS : zélé et savant missionnaire théatin , naquit à Sorrento, dans le royaume de Naples. Il passa douze ans en Arménie , occupé aux travaux des missions et à des recherches sur l'histoire civile et religieuse de ce pays. A force de soins et de peines , il parvint à recueillir un grand nombre d'actes, d'écrits, de monuments et de pièces originales , qu'il traduisit de l'arménien en latin , qu'il mit en ordre , et qu'à son retour à Rome, de 1650 à 1661 , il fit imprimer en deux gros volumes , à l'imprimerie de la Propagande , sous ce titre : Conciliation de l'Eglise armé- nienne avec l'Église romaine sur les témoignages des Pères, et des docteurs arméniens. L'ouvrage est en arménien et en latin. L'auteur y a joint des observations et une préface dans laquelle il remarque qu'une simple opposition des histoires et des traditions arméniennes comparées aux traditions et aux dogmes catholiques, d'après les conciles et les Pères, lui a paru préférable à des disputes et à des controverses, et bien plus propre à amener ces peuples à la conviction; d'autant plus qu'ils évitent soigneusement toute discussion avec les Latins, qu'ils regardent comme des dialecticiens subtils et des artisans de sophismes, au moyen desquels ceuxci font passer pour des vérités les faussetés les plus palpables. Les principales erreurs que Galanus attribue à ces peuples, d'après Jean. Herrac, Arménien catholique, sont de ne reconnai- tre enJésusChrist qu'une seule nature, de nier que le SaintEsprit procède du Fils, de rejeter le purgatoire, la confirmation, l'extrêmeonction, etc. L'ouvrage de Galanus eut une seconde édition à Cologne, en 1688. Le père Galanus , dans son séjour à Rome, ne fut point inutile au peuple qu'il avait catéchisé : il se chargea d'enseigner la théologie aux Arméniens, dans leur propre langue. On lui doit encore une grammaire arménienne, sous ce titre : Grammatice et logicœ institutiones linguœ litteralis armenice, addito vocabulario ar- meno- latino dictionum scholasticarum, Rome, typ. Propag., 1645
  • Clément JANITIUS( 1616 - 1643) : savant polonais, naquit en 1616, à Jamusig, village de la grande Pologne. Protégé par André Cricius, archevèque déGnesne, il fit ses premières études dans un collége de Poser. Les petes latins fixèrent surtout son attention. A l'âge de quinze ans, il était si habile dans la poésie latine, qu'il prononça avec le plus grand succès, deVant un nombreux auditoire, lin discours en vers sur le fondateur du collée. Pierre Kmits, qui ne le protégea pas avec Moins de génà'osité lue Cricius , Tenvôya à l'université de Padoue, où il développa ses connaissances et son talent poétique sous la direction de Lazare Bonamici. Sa santé s'étant affaiblie, il se rendit à Cracovie , et mourut peu après y ètre arrivé, en 161:3, à l'âge de 28 ans. Il laissa les ouvrages suivants : 1° Querela reip. et reg. polonic. elegis eon- scrip/ a, 1638 2° Tristia, elegia et epigram- mata, sans année ni lieu d'impression ; Pa' requin Polon. elegiaco carmine descriphe , Ansers, 1653 ; Cracovie, 163t, Vitce archiejiiscopo- rum Gnesnensium carra. eleg Cracovie, 1674 En 17;5, Jean Boehme publia à Leipsiek un recueil de poésies de'Janitlus, sous le titre de Poe- mata in uanm libeiluM collecta C
  • Clément JANNEQUIN : est plus connu sous le Muni de Clemens ? 4011 papa. Ou ne sait pas quel lui a donné le jour; M. Fais croit qu'il ha- Lyon, où la plupart de ses ouvrages ont été : mais il avait été auparavant ini:itre de CharlesQuint. La musique eu en lui abelais, est auteur d'une foule dr mot aux curieux, tels que le Caquet des femmes, 1, 1 'e de Mari yuan . on la Défaite des Suisses en 1_), le Chant des oiseaux , et les Cris de Paris. ll laissa un mourant sept livres de motets et une messe des morts. Ses chansons- françaises', pnl. liées t;) en 1 ZiV.) , ont un meilleur style et un'ehant plus agréable que celles de: autres maitre. du marne temps. Choron, qui a ressii,eit,r parmi nous le goilt de l'antienne musique, a •tit exi'enter avec sucera de à 1s:52, par ses cent CiOtiii.tijt, élèves de la rie 4e' Vaugirard, ta Bataille dr . 11,;- iy? in et les ( ris 'de Parie. Ces deu\ ouvraties dé- cèlent un génie supérieur. 1.t• seuild (I• gravé dans la G(; dte musicale de Paris du -2.3 août 1839 FLE.
  • Clément MACHERET( 1500) : historien et biographe, naquit à la fin du 16e siècle, au village d'Hoste , près de Langres , et embrassa l'état ecclésiasti- que. 11 fut d'abord chapelain de l'église de StPierre de Langres et recteur de l'hôpital StLaurent de cette mème ville, puis il fut nominé curé d'Hoste en 1637. Macheret a écrit un Journal de ee qui s'est passé de mémorable à Langres et aux enrirons depuis 1628 jusqu'en 1658. Cet ouvrage, qui est resté manuscrit et dont l'auteur de cet article possède une copie, renferme des détails fort intéressants et généralement inconnus sur les événements qui eurent lieu, au milieu du 17v siècle, aux frontières de France, de FrancheComté et de Lorraine , et principalement sur l'invasion des Impériaux commandés par Galas. On y trouve aussi quelques notes sur les princi- paux événements du règne de Louis XIII. Le journal de Macheret ne paraît pas avoir été destiné à être imprimé, car il est écrit avec une franchise extraordinaire, et on y trouve des critiques trèspiquantes des personnages qui ont pris part aux événements dont il renferme le récit. En réunissant l'ouvrage de Macheret à la relation du siège de StJean de Losne, écrite par Béquillet, 011 aurait une histoire complète de l'invasion de la France par l'armée impériale que commandait Galas. Sous le titre pompeux de Vitis sacra Lingonum a Deo plantain terrain im- piens ac operiens montes umbra sua quoe extendit palmites usque ad mare, Macheret avait écrit une biographie des papes , des cardinaux , des évêques et des abbés qui sont sortis de l'Église de Langres ; mais cet ouvrage est aujourd'hui perdu. Il a aussi rédigé un Catalogue historique des doyens de la cathédrale de Langres, qui était autrefois conservé dans la bibliothèque de François , de la famille du précédent, et né à Langres, entra dans l'ordre des jésuites et se distingua par son talent pour la chaire. Il a fait imprimer plusieurs ouvrages, parmi lesquels on remarque un discours en latin en l'honneur de la ville de Reims, Reims, 1653. Étienne Macheret mourut à Dijon , en 169es , en soignant les malades pendant une épidémie
  • Clément MAROT( 1495) : fils unique du précédent . naquit à Cahors en 1495. Amené à Paris à l'âge de dixhuit ans , et après des études dont il rejette le peu de succès sur ses mitres, il fut mis chez un praticien. Mais , entraîné par le démon de la poésie et par l'amour du plaisir, il ne tarda pas à renoncer à l'étude des lois. Il entra en qualité de page chez Nicolas de Neufville , seigneur de Villeroy, dans la maison duquel il demeura peu. Dès 1513, il passa en qualité de valet de chambre au service de Marguerite de Valois, duchesse d'Alençon, soeur de François ler. Ce monarque, sachant combien elle aimait la poésie, lui fit présenter Marot par le seigneur de Pothon. Si l'on en croit le dernier éditeur de ses oeuvres, LengletDufresnoy, , Clément osa porter ses vues jusque sur la fameuse Diane de Poitiers, et mème sur Marguerite de Valois, et sa passion ne fut pas repoussée. Mais rien n'est moins prouvé; et l'abbé Goujet assure , avec assez de raison, que ces amours sont imaginaires. Marot, en effet, trouva tant de difficultés pour être couché sur l'état de la maison de cette princesse, qu'il s'en plaint dans sa huitième ballade. Quoi qu'il en soit de cette liaison , que plusieurs écrivains , entre autres Laharpe , ne révoquent pas en doute, le poète suivit François ler à Reims et à Ardres en 1520, et le duc d'Alençon au camp d'Attigny, où ce prince, en 1521, était à la tète de l'armée française. La mème année , il se trouva à l'armée du Hainaut que François ler commandait en personne; et on le voit en 1525 à la funeste bataille de Pavie, où il fut blessé au bras et fait prisonnier. De plus grandes infortunes l'attendaient en France; il y était revenu, comptant peut-ètre un peu trop sur la protection de la cour, où son talent, la politesse de ses manières et l'enjouement de sa conversation l'avaient mis en crédit. Marot, libertin d'esprit et de coeur, peu réservé dans ses propos et frondant ouvertement les observances ecclésiastiques, donnait prise à ses ennemis. On l'accusa d'ètre imbu des nouvelles opinions , et il fut enfermé en 1525 dans les prisons du Châtelet. Il eut beau protester, dans son Epitre à l'inquisiteur Bouchard , qu'il n'était ni luthériste, ni zuing/ ien , ni anabaptiste. On a rapporté que, donnant à dîner à Diane de Poitiers, un jour maigre, il se permit d'enfreindre la loi de l'abstinence. Cette dame , piquée de l'indiscrétion de son amant ou de ses satires, fut sa dénonciatrice. Mais un pareil conte semble peu croyable. Il paraît pourtant que ce fut une dame qui le dénonça, si l'on en juge par ces vers, où il raconta luimème son aventure : Un jour j'écrivis à ma mie Son inconstance seulement ; Mais elle ne fut endormie A me le rendre chaudement : Car dès l'heure tint parlement A je ne sçais quel popelard , Et lui a dit tout bellement : Prenezle, il a mangé le nard. Lors six pendards ne faillent mie A me surprendre finement , Et de jour, pour plus d'infamie, Firent mon emprisonnement. Ils vinrent à mon logement. Lors se va dire un gros paillard : Par la morbleu I voilà Clément. Prenezle, il a mangé le lard. Vainement protestatil de la pureté de sa foi, et réclamatil l'intérêt de ses maîtres et de ses protecteurs. La seule grâce qu'il obtint fut d'ètre transféré en 1526 des prisons du Châtelet dans celles de Chartres, moins obscures et plus saines que celles de Paris ; les visites des personnes les plus considérables de la ville adoucirent un peu les ennuis de sa captivité. Ce fut là qu'il composa son Enfer, description satirique du Châtelet, et invective contre les abus des gens de justice : Là ‘ditill les plus grands, les plus petits détruisent, Là les petits peu ou point aux grands nuisent, Là trouve l'on façon de prolonger Ce qui se doit ou se peut abréger : Là sans argent povreté n'a raison; Là se détruit mainte bonne maison , etc. Il y retoucha aussi le Roman de la Rose, en substituant des phrases connues à celles qui avaient vieilli, Paris, 15'29 . Enfin, le retour de François ler en 1526 lui rendit la liberté, mais sa détention ne l'avait pas corrigé. En 1530 , s'étant avisé d'arracher des mains des archers un homme que l'on menait en prison, il y fut mis luimême ; et il implora la protection de François 1ev par une jolie épître, qui fut si bien reçue , que ce prince écrivit de sa propre main à la cour des aides pour faire accorder la liberté au prisonnier. Cette lettre , si honorable pour le protecteur et pour le protégé , est rapportée par Ménage dans son iluti- Baillet, part. 2., chap. 112, p. 235, édit. A peine le poète commençaitil à respirer, que ses sentiments sur la religion élevèrent contre lui une nouvelle tempête. La justice saisit ses papiers et ses livres. Il se sauva en Béarn l'an 1535 , et ensuite à la cour de la duchesse de Ferrare , madame Renée de France. Mais s'apercevant qu'il était vu de mauvais oeil par le duc, il se retira en 1536 à Venise. Ce fut de là qu'il obtint son rappel en France, puis à la cour, par le moyen d'une abjuration solennelle qu'il lit à Lyon entre les mains du cardinal de Tournon. A ces orages succéda un intervalle de paix dû à la prudence que la réserve italienne et le souvenir de ses disgrâces passées parurent lui inspirer. La publication de ses premiers Psaumes troubla cette tranquillité. Cette traduction qu'il entreprit, à la sollicitation du célèbre Vatable, eut la plus grande vogue à la cour. François ler chantait ces Psaumes avec plaisir. Chacun . Marot, craignant quelque chose de pire, s'enfuit à Genève en 15&5. Victor Palma Caget prétend qu'il y débaucha la femme de son hôte, et qu'à la recommandation de Calvin, la peine capitale qu'il avait encourue fut commuée en celle du fouet. Cette accusation paraît calomnieuse ; en effet, comment, après une telle aventure, auraitil osé se présenter, comme il fit, devant ceux qui commandaient en Piémont pour le roi 211 est possible que la licence de ses moeurs, qui ne pouvait être tolérée dans une ville comme Genève, ait donné lieu à ce bruit injurieux. Ce qu'il y a de plus certain, c'est qu'il en sortit, et fixa sa demeure à Turin, où il mourut dans l'indigence en 1541i, toujours occupé de nouveaux vers et de nouvelles amours, et laissant pour fils unique Michel Marot. Jodelle lui fit cette épitaphe dans le goût de son siècle : Querci la Cour, le Piémont , l'Univers, Me fit : me tint : m'enterra, me connut; Querci , mon los , la cour tout mon temps eut, Piémont mes os, et l'univers mes vers. = Marot avait l'esprit enjoué et plein de saillies l sous l'extérieur grave d'un philosophe. ll joi- gnait, ce qui arrive souvent, une tète vive à un bon coeur. Doué d'un noble caractère, il paraît avoir été exempt de cette basse jalousie qui a terni la gloire de plus d'un écrivain célèbre. 11 n'eut de querelle qu'avec Sagon et La Huéterie, li auteurs inconnus et qui méritent de l'être , qui eurent la lâcheté de l'attaquer pendant qu'il était à Ferrare. Le premier fut assez impudent pour solliciter la place de Marot, mais non assez favorisé pour l'obtenir. Le deuxième se dédommagea du déplaisir de voir cesser la disgrâce du poète par un calembour qui donne la . mesure de son esprit : Marot en avait beaucoup mis dans une épître à LyonJamet, où il racontait les peines de son exil et où il se comparait au rat libérateur On sait que cette traduction, complétée par Théodore de Bèze' a été pendant plus d'un siècle le texte chanté par les cal- vinistts dans leur culte public , jusqu'à ce que Conrart en eût donné une version moins gauloise, que l'on y chante encore aujourd'hui. du lion. La Huéterie s'empara de l'application que Marot se faisait de cet apologue, et crut trèsplaisant de l'appeler le Rat pelé . Marot ne lui répondit que sous le nom de son valet pour mieux lui témoigner son mépris. On trouvera les détails de ce démêlé dans la Biblioth. franç. de Goujet, t. 11, p. 86, et dans les Querelles littéraires de l'Ab. Irailh, t. 1, p. 105. Nous nous contenterons d'extraire de la réponse de Marot les vers qui prouvent l'union dans laquelle il vivait avec les bons écrivains de ce tempslà , et l'estime qu'ils avaient pour lui : Je ne voy point qu'un Saint- Celais, Un Heroel, un Rabelais, Un Brodenux , un S, 'ix, un Chappuy, Voysent escrivant contre luy. Ne Papillon pas ne le poinct Ne Thenol ne le tenne point : Mais bien nn tas de jeunes veaux , Un tas de rimassins nouveaux, Qui cuydent eslever leur nom, Blasmant les hommes de renom..... « Le nom de Marot, dit Laharpe, est la première « époque vraiment remarquable dans l'histoire « de notre poésie, bien plus par le talent qui lui « est particulier, que par les progrès qu'il fit faire « à notre versification. Ce talent est infiniment « supérieur à tout ce qui l'a précédé, et même à « tout ce qui l'a suivi jusqu'à Malherbe. La na- « turc lui avait donné ce qu'on n'acquiert point : « elle l'avait doué de grâce. Son style a vraiment « du charme , et ce charme tient à une naïveté « de tournure et (l'expression qui se joint à la « délicatesse des idées et des sentiments : per- « sonne n'a mieux connu que lui , même de nos « jours , le ton qui convient à l'épigramme, soit « celle que nous appelons ainsi proprement, soit « celle qui a pris depuis le nom de madrigal, en « s'appliquant à l'amour et à la galanterie. Per- « sonne n'a mieux connu le rhythme du vers à cinq pieds , et le vrai ton du genre épistolaire , « à qui cette espèce de vers sied si bien. Son « chefd'oeuvre en ce genre est l'épître où il « raconte à François 1" comment il a été volé par « son valet ; c'est un modèle de narration , de « fine'sse et de bonne plaisanterie. » Cette estime pour les poésies de Marot a triomphé du temps et des vicissitudes du langage. Boileau a dit dans les beaux jours du siècle de Louis XIV : Imitez de Marot l'élégant badinage. La Fontaine a prouvé qu'il était plein de sa lecture. «1111'y a guère, dit la Bruyère, entre Marot « et nous que la différence de quelques mots. » Rousseau, qui lui adresse une épître, fait gloire de le regarder comme son maitre. Clément l'a défendu contre Voltaire , qui s'est attaché à le décrier dans ses derniers ouvrages, probablement par haine pour J.B. Rousseau , coupable , selon lui, d'avoir donné le dangereux exemple du style marotique, qu'il est plus aisé d'imiter que le talent de 'Marot. « Mais, dit encore Laharpe, il fal- « lait que la tournure naïve de ce poète fût bien
  • Clément MÉTEZEAU( 1500) : architecte, né à Dreux dans le 16e siècle, s'est rendu célèbre par la fameuse digue de la Rochelle, dont il donna les plans et surveilla la construction. Cet ouvrage ; dont n'avaient pu venir à bout les plus habiles ingénieurs, fut commencé le 2 décembre 1627 et terminé dans le cours de l'année suivante. La digue avait sept cent quarantesept toises de longueur, et ôtait toute communication avec l'ennemi à la ville de la Rochelle , qui fut obligée de capituler . Callot fut appelé en France, en 1628, pour graver cette digue sous ses différents aspects . Métezeau était architecte des bAtiments du roi c'est lui qui a continué la galerie, depuis le vieux Louvre jusqu.'au troisième guichet. 11 a donné le premier plan de l'église des PP. de l'Oratoire et celui de l'hôtel du duc de Longueville, qu'on trouve dans le Recueil de Jean Marot . Le portrait de Métezeau a été gravé par Michel Lasne Une vignette représente au bas la digue de la Rochelle avec les deux vers suivants : Dicitur Archimedes terram poluisse movere; .., Equora qui poluil sislere non minor est
  • Clément PAOLI( 1715) : frère aîné du précédent, fut, comme lui , destiné à prendre part à l'insurrection de sa patrie contre les Génois. Né à la Stretta de Morosaglia, canton de Rostino, arrondissement de Cotte, dans l'année 1715, il était encore bien jeune lorsque, à l'exemple de son illustre père Hyacinthe, il dut abandonner la maison de ses ancêtres pour affronter les dangers et les fatigues de la guerre civile. C'est de cette époque qu'il commença à se rendre digne de l'admiration de ses compatriotes, par son courage, sa prudence et sa modestie. Après la mort du général Gaffori, un vénérable ecclésiastique trèsinfluent proposa à Clément Paoli le commandement suprême de la nation. Mais, bien plus touché du sort et des malheurs de sa patrie qu'avide d'honneurs et de dignités, il répondit : a Donnez- « moi un fusil pour défendre la liberté de mon « pays, et cherchez un chef plus digne et plus « habile que moi pour le gouverner. » C'est Clément, et non le père du général Cervoni , comme on l'a avancé par erreur, qui sauva les jours de Pascal Paoli au couvent de Bossi , lorsque ce général, assailli par une bande armée trèsnombreuse, fut au moment de tomber entre les mains de son ennemi, MariusEmmanuel Matra ; et c'est à lui qu'il faut également attribuer la gloire de presque tous les faits d'armes qui ont illustré la nation corse depuis 1755 jusqu'à 1795. Clément Paoli fut l'un des hommes les plus braves et les plus religieux de son temps. Pendant tout le cours de sa vie, il n'a cessé d'être le premier et le plus ardent admirateur des vertus de son frère; et l'on peut dire qu'il fut l'exécuteur des généreux projets conçus pal. cet illustre citoyen. Expulsé à deux reprises de la Corse, il mourut presque octogénaire, dans l'exil, loin de la patrie pour laquelle cette famille, aujourd'hui éteinte, a versé le plus pur de son sang
  • Clément WALKER : historien anglais du temps de Charles ter, né à Cliffe, dans le comté de Dor-, set, se retira de bonne heure à Charterhouse , près Wells, dans le comté de Sommerset , où il se fit une bonne réputation par son royalisme et sa haine contre les indépendants. Avant les guerres civiles qui désolèrent l'Angleterre , et conduisirent son roi sur l'échafaud, Walker avait été nommé usher de l'Échiquier, et même il fut pendant quelque temps pour les épiscopaux, ,ou partisans de l'Église anglicane; mais lorsque les puritains, dit Wood, eurent obtenu une grande influence, il s'arrangea avec eux , et fut nommé, en 1640, membre du parlement pour la ville de Wells. Il devint ensuite un corenantaire zélé, et prit une part active aux violences du temps , jusqu'à l'époque où les indépendants commencèrent à acquérir de la supériorité. Walker leur opposa une vigoureuse résistance, et son Histoire de l'indépendance, dans laquelle il remontait à l'origine et dévoilait les principes de cette secte, exerça une grande influence sur les esprits. Ce ne fut que lorsqu'il publia la seconde partie de cet ouvrage, en 1619, qu'on découvrit qu'il en était l'auteur; Cromwell le fit enfermer à la Tour, où il écrivit la troisième partie, et où il mourut au mois d'octobre 1651, emportant les regrets des presbytériens. Walker est encore auteur de plusieurs pamphlets sur les affaires du temps. Le plus remarquable est celui qui a pour titre Anarchia anglicane . Il a été, ainsi que ceux des autres qui ont quelque importance, fondu dans son Histoire des indépendants . publiée en trois parties, de 1618 à 1651 et à laquelle un anonyme désigné seulement sous les lettres initiales T. M. a ajouté une quatrième partie en 1660. Cette histoire, suivant Warburton, est écrite d'une manière décousue, avec l'esprit haineux et l'acrimonie du presbytérianisme; mais elle donne une idée vraie du caractère du temps, et fait bien connaître les partis et les individus. Le prix de cet ouvrage a beaucoup augmenté en Angleterre, soit à cause de sa rareté, soit parce qu'il a été mieux apprécié depuis
  • Clément Ader : le "père de l'aviation"
  • Clément ATTLEE : politicien
  • Clément Janequin : compositeur français
  • Clément Marot : poète français
  • Clément PRINCE DE METTERNICH : Homme d'Etat
  • Clément R. Attlee : homme politique britannique
  • Clément Poitrenaud : Clément Poitrenaud est un joueur de rugby français.
  • Clément Pansaers : Clément Pansaers est un artiste polyvalent belge connu pour ses talents de sculpteur, de graveur, de peintre et de poète.

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