Le prénom Christian Masculin

Origine :

Fête :

12 Novembre

Signification de Christian

Le prénom Christian tire ses origines du latin Christianus. Sage, Christian est un diplomate qui trouve toujours les bons mots à dire. Ouvert d’esprit, il aime les débats sulfureux. Il rêve de grandes aventures.
Créatif, Christian aime les activités qui peuvent démontrer son originalité. Hypersensible, il a parfois des difficultés à maîtriser ses sentiments. La présence de ses proches le rassure énormément. Ami fidèle, il répond toujours présent quand les autres ont besoin de lui.
Christian excelle dans plusieurs domaines. Parmi les plus célèbres se trouvent Christian Dior et Christian Lacroix, deux grands stylistes dans le monde de la mode française, Christian Clavier, acteur français, et Christian Tello, footballeur du FC Barcelone.

Personnalité de Christian

Ce sont des battants, de nature enthousiaste, ambitieux, ils aiment commander. Curieux, il s'intéressent à tout ce qui se passe dans le monde. Sensibles, susceptibles, ils manquent parfois de sang-froid. Dynamiques, un peu "touche à tout", ils ne tiennent pas en place. De tempérament joueur, ils sont prêts à relever tous les défis.

Provenance du prénom Christian

Histoire de Christian

Etymologie de Christian

Les Christian célèbres

  • Christian AAGARD( 1616 - 1664) : poète danois, ne à Viborg, en 1616, frère cadet du précédent, fut professeurde poésie à Soroë , puis à Copenhague, et mourut en 1664. On a de lui quelques poésies latines qui étaient estimées de son temps; elles ont été recueillies dans le t. Icr des Delieice guorumdam poelarum danorum Frederici Rostgaard, p. 339, Lugduni Balavorum , 1693 , 2 vol. Sa vie, écrite par son fils , se trouve dans le merne recueil
  • Christian ADRICHOMIUS( 1533 - 1585) : né à Delft, en Hollande, le 14 février 1533, embrassa l'état ecclésiastique, fut ordonné prêtre le 2 mars 1561, et eut la direction des religieuses de SteBarbe , jusqu'au moment où, les guerres de religion l'ayant contraint de quitter sa patrie, il se retira d'abord à Malines, ensuite à Maëstricht, et enfin à Cologne, où il mou-' rut le 20 juin 1585. On a de lui : 1° Vila Jesu Christi, ex quatuor evangelistis breviter contexta, Anvers, 1578 Il donna sous le nom de Chrislianus Crucius , cet ouvrage, à la suite duquel il fit imprimer un discours de christiana Beatitudine. 2° Theatrum terne sanctœ , ouvrage orné de cartes géographiques , et imprimé cinq fuis, 1590, 1595 , 1600, 1628, 1682 Il est divisé en trois parties ; la première est une géographie de la terre sainte; la seconde, une description de Jérusalem, que l'auteur avait déjà fait imprimer en 1584, 1588 et 1592 ; et la troisième, une chronique depuis le commencement du monde jusqu'à la mort de St. Jean l'Évangéliste, qu'il place à l'année 109 de J.C. La partie géographique de cet ouvrage est encore estimée . Adrichomius a pris souvent le encore nom de Christian. Crucis. A. B—T. . Adrichomius a donné des cartes particulières des douze tribus; il explique la situation et l'histoire des villes, des rivières, et
  • Christian ARND( 1623 - 1683) : né en 4623, fit ses études à Leyde , à Wittenberg , à Leipsick, à Strasbourg, et mourut à Rostock, en 1683, après y avoir occupé trois ans la chaire de logique. On a de lui : P Dis- i sertatio de philosophia veterum , Rostock , 1650 ; 2° Discursus politicus de principils constituentibus et conservantibus rempublicam, ibid., 1651; 5° de vero Usu logices in theologia, ib., 1650. GT. .1.,
  • Christian CARPZOV : naquit à Colditz, et s'adonna, comme tous ses frères, à l'étude du droit, qu'il professa avec distinction à Francfortsurl'Oder, oui il mourut en 1642. Il a écrit : Dispulationes de jure consuetudinario ; de Servitulibus realibus ; de Mora; de Donalionibus ; de Principiis, Auctoribus et Aucloritalibus legum humanarum
  • Christian DAUM( 1612 - 1687) : né à Zwickau, en Saxe, le 29 mars 1612, y mourut le l décembre 1687, avec la réputation d'un des plus savants hommes de son temps. 11 parcourut dans sa jeunesse plusieurs universités d'Allemagne, pour acquérir des connaissances. Au retour de ses voyages, il fut fait régent du collége de Zwickau, et en devint recteur en 1662. Daum a beaucoup écrit, quelquesuns de ses ouvrages sont estimés, la plupart sont oubliés; voici la liste des principaux : De cousis amissarum quarumdam linguce latinoe radicum, Zwic- kau, 1642 réimprimé par G. Groevius, dans son Syntagma variar. dissert. Leyde, 1701 : cet ouvrage n'était que le prélude d'un plus grand auquel Daum travailla toute sa vie sans pouvoir l'achever, et qui devait contenir par ordre de racines tous les mots qui composent la langue latine; 2° Strenœ, seu vota metrica, variocarminum genere, ibid., 1646 3° Versiculus ex Anthologia groeca latinis hexametris plus trecentis redditus, ibid., 1652. Nous ne citons cette brochure que pour prouver la fécondité d'esprit de Daum, et le mauvais emploi qu'il faisait de son temps. Ce vers, poétiquement commenté, fait partie de l'épigramme 6 du ch. 8, liv. 1" de l'Anthologie. 4° Casp. Barthii soliloquiorum rerum d i rinar. lib. 20, ibid., 1655 Daum a aussi donné de nouvelles éditions des Commentaires du même Barthius, sur les livres De statu anima, de Mamert, et sur la Philippide de Guillaume le Breton, 5° Palponista Bern. Geytensis, sive de vita privata et aulica libri duo, versibus leoninis scripti. ibid., 1660. Daum se donne pour le premier éditeur de cet ouvrage; mais il avait déjà pans dès 150i à Cologne. 6° Raisiance et qucedam J. Ant . Campan i epistolce, ibid., 1662 7° Homilice ac meditationes in festum Natie. J.- C. ex Patrum operibus collectœ, ibid., 1670,- 8° Hieronymi grceci libellus de trini- tate et Gennadii patriarchce Constantinopolitani opuscula; item Hieron. de Baptismo, ibid., 1677 9° Fabula, Camerarii cum indice ab aliis carminé redi ( arum et alibi reperiendarum, et notis, Leipzig, 1679; 10° Henrici SPplimellensis seu pauperis elegia, sive dialogus de diversitate for- tance et philosophice consolatione, Leipzig, 1680 ; ce poème, dont Daum est le premier éditeur, a été réimprimé à Florence, 1730 I I° Bened. P. Petrocorii de vita B. Martini libri septem carnten ad Resta utum, et epigrammata Basilicce B. Martini apud Turones inscriptum, cum Fr. Jureti, Casp. Barthii nepot., J. Fr. Gronovii et suis notis, recensuit Ch r. Daumius, Leipzig, 1681 Daum a mis en tète de ce volume la liste de tous les poêles qui ont écrit sur des sujets chrétiens. On a encore de Daum 2 volumes de Lettres donnée par Gleich. Le 1", qui a paru en 1697 à Dresde, contient les Lettres à Frid. Hekel, et le 2e, publié à Chemnitz, 1709 des Lettres à plusieurs savants hommes du temps. La mort ne lui permit pas de mettre la dernière main à d'autres ouvrages beaucoup plus importants que ceux que nous venons d'indiquer. Il s'était occupé toute sa vie de Phistoire des poëtes, et, avait composé sur ce sujet des commentaires très:sa\ ants, que l'on conserve, diton, dans la bibliothèque de Zwickau. Ceux qui voudraient réunir de plus amples renseignements sur ce savant, consulteront avec fruit l'Historia recto- rifla et gymnasiorum, etc., de Godefroi Ludovici, qui donne la liste de ses ouvrages manuscrits, et les Mémoires du P. Nicéron
  • Christian DRUTHMAR : grammairien du 9e siècle, était né dans l'Aquitaine. Il fit profession à l'abbaye de Corbie, et fut chargé d'expliquer les Ecrit tires aux jeunes religieux. Les succès qu'il obtint engagèrent ses supérieursàl'envoyer à Stavelo et à Malmedy, deuxmonastères du diocèse de Liége, où il enseigna pendant plusieurs années. On a de lui un Commentaire sur l'évangile de St- Mathieu, imprimé à Strasbourg, en 1514 par Jacques Winpheling, et ensuite à Haguenau, en 1530 Quelques écrivains protestants ayant cité un passage de la seconde édition, pour appuyer leur sentiment au sujet du dogme de la transsubstantiation, on les accusa de l'avoir altéré. Ils recoururent alors à la première édition, imprimée avant la réforme et qu'on ne pouvait, par conséquent, soupçonner d'avoir été falsifiée ; niais leurs adversaires en nièrent l'existence. On peut juger par là de son degré de rareté. Le passage contesté ayant été examiné de- 4. puis, on a reconnu qu'il ne pouvait rien prouver contre l'objet de la discussion, L'ouvrage de Dru- thmar, sans conserver alitant d'intérêt qu'à l'épo- que de sa publication, est encore recherché à raisoit des traits historiques que l'auteur y a semés. Il a été inséré dans le tome 2, du Supplément de l4 Bibliothèque des Pères, Paris, 1639, et dans le tome 15 de la Bibliotheca maxima Patrum, Lyon, 1677. On trou \ e, à la suite, des Fragments peu importants des commentaires du même auteur sur St- Jean et St- Luc
  • Christian FRANK( 1554) : visionnaire dans un autre genre , né à Gardenlegen , dans la moyenne Marche de Brandebourg, vers 1554, se fit connaître par ses fréquents changements de religions, ce qui lui a valu l'épithète de Girouette : forcé par des larcins d'abandonner encore trèsjeune sa patrie , où il avait été élevé dans le luthéranisme; il alla se faire catholique, en 1569, dans un autre lieu de l'Allemagne , puis fut envoyé au collége des jésuites à Rome. il raconte qu'il s'adonna à l'étude avec tant d'ardeur et pratiqua de si grandes austérités , que sa santé en fut fréquemment altérée. Il fut admis dans la Société; et la même cause lui fit encore courir risque de la vie , de sorte que le médecin conseilla de l'envoyer au collége de Naples, où la règle était moins austère. Frank fut dans le commencement si content de sa position, qu'il s'imaginait déjà être dans le ciel ; mais au bout de deux ans il conçut des doutes, nonseulement sur son ordre , mais aussi sur l'ensemble de la religion romaine, surtout quand il eut lu dans les lettres des missions du Japon que les habitants de ce pays, quoique païens , se mortifient souvent plus que les chrétiens , ce qui leur cause des extases. Tout ce qu'il fit pour étouffer la pensée que les pratiques rigoureuses ordonnées par le christianisme étaient l'ouvrage des hommes fut inutile. Enfin il quitta l'Italie, revint en Allemagne, et malgré les doutes qui le tourmentaient montra toute la ferveur et le zèle d'un jésuite , en écrivant contre les protestants de son pays. Vers 1576 il devint professeur au collége de Vienne , où il connut un de ses confrères, professeur de théologie, qui , agité des mêmes doutes, les lui communiqua et peu de jours après disparut de la maison et se fit protestant. Frank demanda au provincial la permission de sortir de la Société ; on la lui refusa : il fut surveillé ; mais prétextant le besoin d'aller dans une ville de Moravie pour y réparer sa santé délabrée, il s'échappa en chemin , après dix ans de séjour chez les jésuites, et gagna sa ville natale. Comme elle n'offrait pas un théâtre assez vaste à ses talents, il obtint quelques secours des magistrats, et alla chercher fortune dans un endroit plus brillant; mais son orgueil insupportable et son goût excessif pour la dispute le firent mal accueillir à Leipsick, où il revint au luthéranisme, et dans plusieurs villes protestantes de l'Allemagne et de la Suisse. II se présenta au concours pour une chaire de philosophie , à Altorf ; mais il ne se fit remarquer que par sa vanité et les injures grossières qu'il débitait contre les hommes les plus célèbres de l'antiquité et de son temps. A sa troisième leçon les étudiants le huèrent. Il ne fut pas plus heureux à Nuremberg. Fatigué d'avoir parcouru en vain presque toute l'Allemagne et de n'avoir pu vivre avec aucun des adhérents des trois religions de ce pays, il rentra chez les jésuites de Vienne ; niais il ne resta pas longtemps avec eux : il erra en Allemagne, en Pologne, en Hongrie, et finit par se faire socinien , en Transylvanie , où il devint professeur de philosophie à Glausenbourg. Il retourna en Pologne, fut recteur de l'école de Chmielnick , eut un colloque public avec Fans& Socin , et se fit chasser pour les opinions que contenait un de ses ouvrages. La faim le contraignit , pour la troisième fois, de revenir au catholicisme, en 1590, à Prague. Il mourut probablement dans cette croyance ; car, passé l'année 1595, l'on n'entend plus parler de lui. 11 a beaucoup écrit : ses ouvrages sont rares, parce que la plupart ne consistent qu'en quelques feuilles et ne sont que d'un intérêt passager. Voici le titre des principaux : Colloquium jesuiticum Loti orbichr istiano et urbi potissimum Coesaree iriennensi ad verte cognoscendam , hactanus non satin perspectam, jesuitarum religionem, utilissimum; babitum a S. Theologiœ doclore et pofessore Paulo Florenio cum Christian° 1" ranken philosophice professore , Leipsick, 1579 ibid., 1580. L'auteur se plaint, dans la dédicace de cette seconde édition , adressée à JésusChrist, de ce ,que les jésuites, ses ennemis, ont supprimé presque tous les exemplaires de la première ; ce qui est difficile à concevoir, puisqu'elle avait paru dans un pays tout protestant. C'est pour éviter un inconvénient semblable qu'il dédie cette seconde édition au Sauveur et au Seigneur du monde ;il l'a augmentée d'un opuscule intitulé : Sex paradoxa de bestialissima idolatria quam in adorations paris et vini renovat societas Jesu, sut divino cognonzento latitans secunda bestia. Ce titre peut faire juger du caractère emporté de l'auteur : tout cela a été imprimé plusieurs fois dans des recueils de pièces dirigées contre les jésuites. 2. Epistola in qua deplorat suum a societate Jesu et Ecclesia catholira discessum , ejusque . fidem ac religionem t se temere oppugnatam, Vienne, 1581 Wurzbourg, 1583 Dans cet opuscule que les jésuites firent imprimer, notre homme chante la palinodie. 30 Prœcipuarum enurneratio causarum , cur christiani, eum in muftis religionis doctrinis sint mobiles et yard, in Trinitatis tamen dogmate retinendo sent constantissimi ; sans date ni désignation de lieu d'impression. Il composa vraisemblablement cet ouvrage après avoir embrassé la secte des sociniens; et il écrivit ensuite plusieurs traités contre la Trinité, qui le firent , comme on l'a vu plus haut , expulser de Pologne. 4° Dolium Diogenianum strepitu suo collaborans dynastis christianis bellum in Turcos parantibus , Prague , 1594 Ce traité, dans lequel il propose toutes sortes de moyens pour faire la guerre aux Turcs, fut composé pour gagner les bonnes grâces de la cour de Vienne; 5° Typus veritatis conscientiarum, Prague, 1594 ; 6° Anal rixoe christiana qua? im- perium turbat et diminuit Romanum, Prague , 1595 Il ne conne pas de meilleur moyen pour amener les dissidents à l'Église romaine que celui du glaive ; proposition digne d'un homme qui, en quinze ans, avait embrassé alternativement toutes les sectes chrétiennes. Adelung lui a consacré un assez long article dans le tonie 2 de son Histoire de la _ folie humaine
  • Christian GARVE( 1742) : né à Breslau le 7 jans ii I 171,9., étudia à Francfortsurl'Oder et à Hait fut nommé en I7ts5 professeur extraordinaire d philosophie à Leipsiel, et quitta ces fonctions e 1772, pour se retirer dans le sein de la vie pris ét Ce philosophe appartient au premier rang de cen qui ont illustré l'Allemagne ver? la fin du del nier siècle, non qu'il ait créé aucun système qui lui soit propre, mais précisément, au contraire, par sa rare impartialité à une époque où des systèmes nouveaux obtenaient tant de sectateurs enthousiastes, et où les partisans des anciennes doctrines repoussaient avec une prévention souvent trop aveugle les nouvelles tentatives. Garve professa un éclectisme éclairé, et le fonda sur une judicieuse et vaste érudition ; il s'attacha spécialement à l'étude de la philosophie morale. Son caractère et sa vie, parfaitement d'accord avec ses maximes, semblèrent faire revivre parmi nous l'image des sages de l'antiquité. Garre, (lisait Kant, est un véritable philosophe dans la légitime acception du terme. Une longue et cruelle maladie remplit ses dernières années. Pendant cet intervalle, il continua ses travaux avec une sérénité d'esprit inaltérable ; de sou lit de mort il dicta à une main amie son beau traité de la Patience, ouvrage déjà aussi utile que remarquable en luimème, mais qui inspire une sorte de respect religieux, et qui doit porter avec lui une persuasion profonde, lorsqu'on voit un tel exemple s'unir à de semblables préceptes. Il mourut à Breslau le 1e, décembre 1798. La logique lui est redevable de plusieurs matériaux précieux, et en particulier de notions judicieuses sur la théorie morale de la vraisemblance, théorie trop peu approfondie encore aujourd'hui. Il prête à l'histoire de la philosophie des points de vue nouveaux et féconds. On lui doit un tableau fidèle et rapide des divers systèmes des anciens et des modernes, sur les principes fondamentaux de la philosophie morale. Sa doctrine était pure, il l'exposait d'une manière aimable et douce. Écrivain élégant et correct, il traitait les sujets avait embrassés avec autant de goût que de sagesse ; il les enrichissait avec abondance, les ornait sans effort des connaissances les plus variées en histoire, en philosophie, en littérature. Il connaissait parfaitement le coeur humain et l'esprit de son siècle ; sa modestie égalait l'amour qu'il professait pour la vérité. « L'his- « Loire de la philosophie , dit Garve, n'est pas « seulement le tableau des vies et des opinions « des différents philosophes ; elle est essentiel- « lem. ent le récit et l'explication des révolutions « diverses que la science humaine a éprouvées « depuis l'origine jusqu'à l'itge présent ; et, pour « qu'on puisse découvrir les causes qui ont « amené les révolutions successives de la science,
  • Christian GRUEBEL( 1600 - 1715) : philologue , né en Saxe dans le 17e siècle, consacra la plus grande partie de sa vie à l'enseignement, devint recteur de différents gymnases, et mourut en 1715. On connaît de lui les ouvrages suivants : Oculus in sceptro, sen de consiliariis • Iéna , 1674 C'est une réponse à Samuel Estler. Dissertatio responsiva Jo.- Nic. lirinuccio de conjuratione principum, ibid., 1675 5. De corunis, ibid. , 1679 Disquisitio de lingua Germanorum veteri et ho- dierna , Minden, 1690 Cette dissertation, (111i avait déjà paru vingt ans auparavant, est augmentée (huis cette édition. Elle est divisée en cinq chapitres. Dans le premier, l'auteur donne la liste chronologique des écrivains qui ont traité des Germains , depuis Pline jusqu'à l'uffendorf. 11 recherche, dans le second, l'étymologie et le véritable sens du mot germain, qu'il croit pouvoir rendre par prince ou chef Dans le troisième, il parie de l'origine de la langue allemande, qu'il fait remonter au miracle de Babel; dans le quatrième, il indique les moyens de conservei. à cette langue sa pureté, et d'en étendre l'usage ; et enfin il traite, dans le cinquième, des changements qu'elle avait déjà éprouvés et de ses différents dialectes. 11 y a de l'érudition dans cet ouvrage; mais on y trouve aussi beaucoup de paradoxes imaginés par l'auteur pour relever encore la gloire de son pays
  • Christian HALDENWANG( 1770 - 1831) : graveur allemand, né le 14 mal 1770 à Durlach , entra à l'i\ge de quatorze ans à l'école de dessin de sa ville natale, et deux ans après à l'Institut de Mecheln , à Bàle , où il se perfectionna dans l'art de la gravure. Quelques travaux, bien exécutés à faquatinta , le firent appeler à Dessau en 1796. En 1803, il vint à Karlsruhe avec le titre de graveur de la cour, et , exécuta un grand nombre de planches. Il a gravé pour le musée Napoléon et le musée royal plusieurs paysages de Grimaldi , Ruisdael , Poussin, Claude Lorrain, etc. On remarqua surtout de lui la gravure en quatre feuilles des Heures de la journée, d'après Claude Lorrain, et les Chutes d'eau, en deux feuilles, d'après Ruisdael. La seconde feuille de cette composition n'était pas achevée, quand la mort vint le surprendre aux eaux de Rippoltsau , le 27 juin 1831; elle a été terminée en 1833 par son élève le professeur Schnell , à Darmstadt
  • Christian HORREBOV( 1718 - 1776) : mathématicien danois, frère du précédent , naquit à Copenhague le 15 avril 1718. Nommé vers 1743 professeur de mathématiques à l'université de cette ville, il devint en 1753 professeur ordinaire de philosophie. Il était dès 1769 conseiller d'État, et avait épousé une fille du lieutenantcolonel Langton], commandant de Rosenborg. Il mourut le 19 septembre 1776. On a de lui : 1. Disp. de Judceis nonnullis annis duplex, nonnullis vero nullum Pascha celebrantibus , Hafniae , 1737; ZU Geometrice practicoe pars seconda, ibid. , 1738. La première partie a été écrite par sou frère Nicolas . 5° Explicatio dicti Jacob , I, v. 17, ibid., 1739 ; 4° Disp. de mari Salamonis œneo , ibid. , 1740; 5° Vindicice cerce Dionysiance , ibici. , 1741; 6° Repetita parai - luxais urbis annui demonstratio ex observationibus ana. 1742 et 1743 deducta, Copenhague , 17I4, vol. 7" De parallaxi jixarum annua et rect- ascensionibus quam post Roemerum et Parentem de- 7nonstrat auctor, ibid. , 1747 8° Qvomodo ex una teqvalione. generali omnium sectionum conicarum proprietates una opera end possunt , ibid. , 1748; 9° De excentricitate constatai, ibid. , 1749 et 1750; 10. De distantia fixarum, ibid., 1755; 11° De semita qvatn in sole descripsit Venus per eumdem transeundo 26 juin 1 761 , ibid., 1761 ; 12. De allitudine atmosphcerce, ibid., 1758; 13° Specimen astronomicc practicoe, part. 1, ibid., 1766 ; 14° Elementa astronomite sphcericce , ibid., 1762. Ce dernier ouvrage est le même que la thèse améliorée qu'il avait donnée sous le titre de Elementa doctrinoe sphcericce. Il a inséré en outre en langue danoise dans le recueil de . la société des sciences de Copenhague :15. Sur f excentricité du soleil, t. 5, p. 359; 16. Sur la distance des étoiles fixes à la terre, t. 6, p.129;17° Elementa trigonometrice plante, pars prima, Hafniœ, 1772; pars seconda et tertia , ibid. , 1773 ; 18° Sur la hauteur de l'atmosphère, t. 7, p. 113; 19° Relation du tremblement de terre du 22 septembre 1759 , t. 9, p. 361; 209 Sur la détermination du temps en ce qui concerne les observations faites sur le soleil et sur Vénus le 6 juin 1761 , p. 373; 21° Observation d'une éclipse de soleil le ler avril 1764, p. 389; 22. Réflexions sur le satellite de la lune, p. 596; '25. Sur les taches du soleil introduites dans les écrits de la société des sciences de Copenhague , t. 10, p. 469. La vie de Horrebov a été insérée dans le troisième cahier des Nouvelles littéraires de divers pays , Berlin, 1777
  • Christian HUYGENS DE ZUYLICHEM( 1629 - 1695) : seigneur de Zeelhem, second fils de Constantin Huygens, secrétaire et conseiller des princes d'Orange, et de Susanne VanBaerle, naquit à la Haye le 1 avril 1629. Ce fut un de ces hommes rares qui des plus subtiles théories savent faire découler les plus utiles applications,.et que d'admirables inventions, dans les arts comme dans les sciences, placent sur la ligne des Archimède et des Newton. Sa famille, originaire du Brabant, était riche et depuis longtemps considérée; et le poste important que son père occupa successivement auprès de trois princes d'Orange avait été déjà rempli par son aïeul , comme il le fut dans la suite par son frère viné, Constantin , qui suivit même, en cette qualité, le roi Guillaume en Angleterre, à la fameuse révolution de 1688. Son père, homme de lettres distingué, et dont les poésies ont eu beaucoup de célébrité, ne tarda pas à remarquer les heureuses qualités de son génie, et voulut etre son premier instituteur. Il lui enseigna de bonne heure la musique, l'arithmétique et la géographie, et l'initia dès l'âge de treize ans à la connaissance des machines, pour laquelle le jeune Iluygens montrait des dispositions surprenantes. A quinze ans, on lui donna pour ,mitre de mathématiques un géomètre d'Amsterdam , nommé Stampioen , dont Descartes nous a laissé une idée peu favorable, mais qui fit faire en peu de temps de grands progrès à son élève. A seize ans, on l'envoya étudier le droit à Leyde,sous le savant jurisconsulte Vinnius, qui lui dédia son Commentaire sur les Institutes; il y poursuivit aussi ses études de mathématiques, ainsi qu'à Bréda , où l'on avait érigé une université dont son père avait la direction, et où il séjourna de 1646 à 1648. Dans ces deux villes il eut pour mitres deux géomètres fort habiles, François Schooten et Jean Pell ; et ses premiers essais furent si heureux qu'ils attirèrent l'attention de Descartes, auquel on les avait communiqués. Le génie de ce grand homme devina celui de Huygens. « Il y a quelque temps, écrivaitil à « cette époque, que le professeur Schooten m'en- « voya un écrit du second fils de M. de Zuylichem, « touchant une inventiOn de mathématiques qu'il « avait cherchée ; et encore qu'il n'y eùt pas trouvé « tout à fait son compte Telle est exactement l'orthographe de ce nom , qui a été souvent défiguré. Lalande , en rapportant cinq diverses manières de l'écrire, omet pourtant celle qu'employait Huygens luimême pendant son long séjour en 1rance, et pour s'accommoder apparemment à la prononciation en usage : dans plusieurs lettres manuscrites conservées à la bibliothèque de l'Institut , on voit qu'il signait Huyens. a être trouvée de personne), il s'y était pris de tel « biais, que cela m'assure qu'il deviendra excellent « en cette science, dans laquelle je ne vois presque « personne qui sache rien. » De son côté , le jeune géomètre était rempli d'admiration pour notre grand philosophe; et il écrivait au père Mersenne, que « jamais les siècles n'avaient rien produit de « tel. » Cependant il n'eut pas le bonheur de le voir : Descartes quitta la Hollande ; et lorsqu'en 1649, Huygens, sorti de l'université, voyagea avec Henri, comte de Nassau, il regretta vivement de ne pouvoir passer de Danemarck en Suède, où Descartes s'était déjà rendu par condescendance pour l'impérieuse Christine. Après ce voyage, il s'arrêta dans sa patrie. C'est alors qu'il commença cette série d'inventions et de publications qui l'ont rendu si justement célèbre, et dont nous ne pourrons donner ici qu'une idée incomplète. —I. Il publia d'abord à Leyde, en 1651, ses Théorèmes sur la quadrature de l'hyperbole , de l'ellipse et du cercle, en supposant donné le centre de gravité de certaines de leurs parties; et il les lit suivre d'une savante critique du volumineux traité du père Grégoire de SaintVincent sur le même sujet. Trois ans après parurent, dans la même ville, ses Découvertes sur la grandeur du cercle. Ces deux ouvrages étaient pleins de la plus belle géométrie ; il y découvrait entre les propriétés du cercle et de l'hyperbole des rapports piquants et singuliers : en un mot ses recherches, dont le progrès des méthodes semble aujourd'hui diminuer un peu le mérite, annonçaient alors un grand maître ; et la précoce prédiction de Descartes se trouvait ainsi promptement justifiée. En •655, Huygens fit un premier voyage en France, et se rendit à Angers, où existait une académie protestante. Il y fut reçu docteur en droit ; et, de retour en Hollande, il s'occupa, avec son frère aîné, de l'art de tailler et de polir les verres des grandes lunettes. Au moyen d'un objectif de douze pieds de foyer qu'il réussit à construire, il découvrit le premier un satellite à la planète de Saturne , et s'empressa (l'annoncer sa découverte à quelques astronomes, en leur envoyant, selon l'usage du temps, une phrase latine énigmatique, dont les lettres transposées formaient le sens suivant : Saturne est accompagné d'une lune qui tourne autour de lui en seize jours quatre heures. On rapporte même que, dans son enthousiasme, il grava l'énigme sur l'objectif qui l'avait si bien servi. Quand il eut perfectionné ses observations du temps de la révolution de cet astre nouveau , il publia tout à fait sa découverte clans un ouvrage latin imprimé, en 1656, à la Haye. L'année suivante, il envoya à Schooten, son ancien maitre, l'ouvrage qu'il venait d'écrire, en langue hollandaise sur l'application du calcul aux jeux de hasard, et qui était le premier traité sur cette théorie nouvelle , due à Pascal et à Fermat, mais qui n'existait encore que dans leur savante correspondance. Après une courte préface, où l'au-
  • Christian IVERSEN( 1748) : né à Copenhague le 6 assit 171,8, était fils d'un chantre de l'église de NotreDaine de cette ville. Après avoir séjourné plusieurs années dans les pays étrangers, il obtint en 1779 le privilége d'établir une imprimerie à Odense, en Fionie , où il s'établit en même temps comme libraire. Il y fonda en 1782 la société typographique de Fionie, à laquelle le roi permit, par ordonnance du 26 février 1783, de prendre le titre de société royale et savante de typographie. Nous ignorons l'époque de sa mort. Il a publié : 1° La jeune Indienne, comédie traduite du français , Odense, 1776 2° Discours prononcé à la première réunion de la société typographique de Fionie, Odense, 17 juin 1782; 3. Recueil de bons mots, 2 parties; 4. Observations sur l'ouvrage du professeur Tode intitulé Pensées impartiales sur la typographie en Danemarck , Odense , 1782 5° Épitre à un savant; 6° Journal de la province de Fionie, 1780-178'3, 4 vol. 7° Collection d'une utilité générale pour l'amélioration du coeur et l'extension des connaissances, 1780-1783, 8 vol. avec les portraits dans chaque volume des savants danois en ce moment vivants; 80 Progrès littéraires du Danemarck, 1781-1783, 3 vol. gr. ; 90 Recueil de poésies pour les années 1789., 1783 et 1784 et ; 10u éilogue au Journal de santé du mois d'aollt pour son compte rendu dans les journaux de Fionie, 1785 11° Portefeuille de la cour du royaume de Danemarck pour l'année 1784, Odense
  • Christian JUNCKER( 1668 - 1714) : phifologue allemand , naquit à Dresde, le 16 octobre 1668, de parents pauvres, mais qui , à défaut de fortune , voulurent au moins lui laisser une bonne éducation. Il fit ses études avec distinction fut nommé à vingtsept ans coretteur du gymnase de Schleusingen, et ensuite recteur du collége d'Eysenach , d'où il passa en 1713, avec le mème titre, à celui d'Altenbourg. En arrivant dans cette ville, il eut le malheur de perdre son épouse ; et cinq jours après, consumé par le chagrin , il la suivit au tombeau, le 19 juin 1711, âgé de 54 ans. Juncker avait une érudition trèsvariée ; il était membre de la société royale de Berlin , et historiographe de la branche Ernestine de la maison de Saxe : il resta cependant toujours pauvre, et ses ouvrages se ressentent de la précipitation avec laquelle il travaillait. On lui doit une traduction latine de la Science des médailles par te P. Jobert , quelques traductions allemandes, et des éditions d'auteurs classiques , avec de savantes notes. On cite encore de lui : 1. Schediasma de ephemeridibus , sive de diariis eruditorum in nobilionbus Eu- roi», partibus hacleuùs publicatis , Leipsick, 1692 Cet ouvrage est inexact et superficiel ; l'auteur eu annonçait une nouvelle édition , qui n'a point paru : mais l'Histoire des Journaux par Camusat rend inutile celle de Juncker. Dissertationes de fernmnis eruditione ac scri plis illustribus imprimé à la suite de l'ouvrage précédent; 3° l'asti Moguntinenses , Culonienses acaTrevirenses , ibid., 1698, trois parties 4.; 4. Vila Luthen ex 711171111lie et iconibus Utuerata, Francfort, 1699 5° Commentarius de vita , scriptisque ac meritis Jobi Ludolphi; tIccedit specimen llngnta hottentutticœ, Leipsick, 1ï10 cette biographie est intéressante et recherchée. 6. Tabulw synopticce historiœ philosophicoe lineamentis eruditionis , Altembourg, 1714 Chr. Fréd. Wilisch y donna, l'année suivante , un supplément tiré des papiers de l'auteur. 7° Description et Histoire de la bibliothèque d'Eisenach, ibid., 1709 trèsrare . 8° Introduction à la géographie du moyen dge, Iéna, 1 712 , de près de 800 pages; livre bien fait, mais qui ne comprend guère que l'Allemagne. On en peut voir l'extrait , avec la liste complète des autres écrits de l'auteur, dans nager . Juncker a laissé en manuscrit une Histoire de la principauté d'Henneberg, ouvrage imp ortant suivant Jugler, et dont on trouve des copies dans plusieurs bibliothèques de la Saxe. — Jean JUNCKER ou JUNKER , chimiste allemand, méecin de la maison des orphelins, et professeur à l'université de Halle, né près de Giessen le 23 décembre 1679, mort le 25 octobre 1759, a composé : Conspectus theraphe generalis , Ilal le , 1725 Conspeetus formularum medicarum, ibid., 1750, — Conspee'us chemise in forma tabularuni, ibid., 1750-174 2 vol. — Conspee us chirurgiœ , ibid., 1751 Compendium materiœ medicoe, ibid., 1760 et un grand nombre d'autres ouvrages dont on peut vol' la liste dans Meuse!
  • Christian KAHLE( 1529 - 1617) : latin Calenus, médecin allemand, professeur à Greifswald, né dans Fémeren , en 1529 , mort. le 24 mars 1617, a publié : 1° Historia de profectione in Terram Sanctam principis Bogeslai X, Wittemberg , 1554 Heroes romani ex 7'. Livio desumpti et carmine redthti , Rostock et d'autres ouvrages moins importants. — Son fils , nommé aussi Christian et surnommé le jeune, exerça la médecine à Prenzlau, dans le Brandebourg, et a donné treize dissertations latines , tirées de Mélanchthon. Louis- Matin KAHLE, professeur de droit à Ciittingue, et ensuite à Marbourg , né à Magdebourg en 1712, finit par exercer à Berlin divers emplois de magistrature et d'adininistration supérieure , et mourut le 5 avril 1775. Parmi ses nombreux ouvrages, nous indiquerons les suivants : 1. De divinatione, Halle, 1734 2' De scholis prophetarum, Güttingue, 1737 3° Bibliotheca philosophica Struviana , emendata et continuata , atque ultra dimidiam parlera aucta , ibid., 1748, 2 vol. L'ouvrage de Struve, publié d'abord en 1704 , avait été augmenté eu 1707 et en 1712. Kable remit à leur place dans le texte les additions que J.C. Lotter y avait faites en 179.7 , et la suite donnée par J. Il. Acker ; et il continua l'ouvrage jusqu'à son temps. Struve lui communiqua luimème des additions et corrections importantes. 4° De trutina Europe , ibid. , 1741 traduit par Formey, sous ce titre : La balance de l'Europe considérée comme la règle de la paix et de la guerre, Berlin, 1744 Opuscula minora, tomus 1 , FrancfortsurMein, 1751 ce volume contient six dissertations de droit public, qui avaient déjà vu le jour séparément. Les ouvrages suivants sont en allemand. 6° Abriss , etc. , Ciittingue ouvragé périodique commencé en juillet 1737, et terminé en 1744. La collection forme 2 volumes de 8 numéros chacun. 7° Examen du livre intitulé Métaphysique de Newton et de Leibnitz, Ainst., 1740 et du parallèle de ces deux philosophes par M. de Voltaire, Güttingue , 1740 Gautier de StBlanchard traduisit en français l'ouvrage de Kahle, la Haye, 1741 Voltaire écrivit à Kahle , une Lettre que Mosheim a traduite en allemand. 8° Corpus jures publici S. I. R. Gou Recueil complet des lois fondamentales de; l'empire germanique, Güttingue, 1744, 1745, 2 vol. Enfin Kahle a été le principal rédacteur de la Gültingische Bibliothek , 1746, 1747, 3 vol. et a fourni beaucoup d'articles à la Gazette littéraire de Güttingue , et à d'autres recueils
  • Christian KNORR DE ROSENROTH( 1636 - 1761) : baron alleniand, naquit en 1656, au village de d'AitItauten , près Liegnitz , et mourut le 4 mai 1689. li fut conseiller et chancelier . 11 avait aussi étudié .1a chimie. Cependant ces différentes occupations ne nuisirent point à son assiduité aux devoirs de sa charge , qu'il remplit avec beaucoup de soin et d'intégrité. Il a com- posé :1. Une Explication de l'Apocalypse; 2< Une Histoire évangélique , sans commencement et sans fin, sine capite et calce. Knorr introduit un catéchumène cabaliste qui propose des questions d'après les quatre Évangiles , et un chrétien qui répond aux questions. 50 Kabbala denudata, mu doctrina Hebrœortitntranscendentalis et tnetaphy. tica atque theologica, etc., quatre parties en 2 tomes Sulzbach, 1677. 40 Kabbale denuclatœ tomus secundus, id est, liber Scillar restitutus, Francfort, 1683 Cet ouvrage, qui forme ainsi trois volumes a fait la grande réputation de Knorr. Il renferme à peu près tout ce qu'on peut dire sur la philosophie cabalistique , dont l'auteur avait sondé les ténébreuses profondeurs, à l'exemple du docteur Henri Morus, qui s'occupait alors de cette science fantastique , et d'après les exhortations de,Van Helmont , à qui l'on attribue quelquefois la Kabbala denudata. Il est vrai que ce dernier est auteur . L'ouvrage do Knorr est, sans contredit, curieux ; il aurait pu ètre réellement utile , si l'auteur eût élagué tout ce qui ne fait rien à son sujet, et surtout s'il n'avait pas cherché à accommoder les dogmes elu christianisme à la cabale, tout au contraire de llenri Morus, qui a travaillé à concilier la cabale avec les mystères de la religion chrétienne. La Kab- Gala denudata fut bien accutillie par quelquesuns, mais violemment attaque par d'autres, à, la la tète . Debure a minutieusement décrit cet ouvrage, qui est trèsrare, et principalement le troisième volume, à la fin duquel manque ordinairement une pièce intitulée : Adumbratio Kabbale' christianoe. Ce savant bibliographe s'est imaginé, mal à propos ce nous semble, que le système qu'elle renferme, ayant paru trop singulier, et de nature à ne pas ètre mis entre les mains de tout le monde, aura pu occasionner sa suppression. Ne seraitil pas plus naturel de penser qu'ayant été imprimée après coup, ayant une pagination différente du corps du volume, et pouvant ètre facilement détachée, elle a dû manquer dans la plus grande partie des exemplaires? Quoi qu'il en soit, cette pièce est un dialogue entre un cabaliste qui se propose de trouver une hypothèse par laquelle il puisse mieux comprendre la doctrine chrétienne ou mieux accoutumer les chrétiens aux expressions énigmatiques des cabalistes, et un philosophe chrétien, qui a pour but nonseulement de relever l'infinie bonté de Dieu pour les hommes, mais encore de faire connaltre la personne et les actions du Messie, afin de porter les hommes à l'imiter et à rendre un culte pur au vrai Dieu. Elle contient douze chapitres en 70 pages. On lit au verso du premier feuillet le quatrain suivant, qui en exprime la quintessence • Quasro , non pono; nain hic determino dictons; Cornejo, conor, confero, tente., rogo, Judos capto ; motion i tramite ductor Si faons, cedo; quœritur usa salas. Tenzelius et le catalogue d'Uffenbach parlent d'un traité intitulé Messias pure:, dans lequel Rosenroth explique, par les écrivains cabalistiques, l'histoire de JésusChrist, depuis sa conception jusqu'à son baptème. C'est vraisemblablement ce qui fait croire à Buddœus que par la cabale on peut éclaircir tout le Nouveau Testament, principalement l'Apocalypse, et que l'Oraison dominicale dérive des dix sephiroth, etc. 6. Le Nouvel Hélicon avec les neuf Muses ou Cantiques spirituels. Nuremberg, 1684, 1694 7. De antiquis Romanorum numismatibus consecrationem illustrantibus. 80 On confiait encore de Rosenroth une traduction , une longue lettre que Knorr écrivit à sa fille pour la ramener à la profession de la religion protestante qu'elfe avait abandonnée, malgré ses exhortations, pour épouser un seigneur catholique. Chr.Théophile Unger, ami de Knorr et son parent, a donné des détails sur sa Vie dans un éloge historique, inséré dans les Nouvelles littéraires latines de Leipsick, formant le supplément des Acta eruditorum de 1718
  • Christian KORTHOLT( 1633) : fameux théologien protestant, né le 15 janvier 1633, à Burg , dans le Holstein, commença ses études dans sa patrie, et alla les terminer à l'Académie de Rostock, où il reçut , en 1656 , le grade de docteur en philosophie. Il visita ensuite les académies de Iéna , de Leipsick et de Wittemberg , et soutint, dans ces différentes villes, des thèses publiques qui eurent un grand succès. De retour à Rostock, il signala son zèle pour la communion luthérienne dans Plusieurs conférences avec des catholiques. Il engagea aussi, avec Timothée Laubenberger, luthérien converti , une controverse qui produisit , de part et d'autre , plusieurs ouvrages écrits avec un emportement condamnable. Il fut pourvu, en 1664, de la chaire de langue grecque à l'Académie de Rostock; mais il la résigna, quelque temps après , pour aller professer la théologie à l'université de Kiel, nouvellement fondée. 11 contribua beaucoup à la prospérité de cet établissement, dont il fut nommé vicechancelier perpétuel. Ses talents lui méritèrent l'affection du ans les Mé- moires de Niceron , t. 31. Il serait inutile de rappeler ses traités de controverse, oubliés depuis longtemps ; on se bornera donc à indiquer ses autres ouvrages les plus remarquables : lo Trac- lattis de origine et progressu philosophioe barbarica., hoc est ehaldaïcce, œgyptiace, persica., indica, gal- licŒ , deque ipso- ton philosophoruni dogetaiibus et moribus, léna,1650 C'est un ouvrage trèssuperficiel ; mais on doit se rappeler que l'auteur était fort jeune lorsqu'il le composa. 2" De perse- cutionibus Ecclesice primitive, reterumque tnartyrum cruciatibus, Iéna, 1660 ; édition augmentée considérablement, Kiel , 1689 ; S Paganus obtrectator sive tractatus de calumniis gentilium in veteres christianos, Rostock, 1667, ; 1698 ; nouvelle édition publiée par Sébastien Kortholt, Lubeck, 1703 Cet ouvrage, plein de recherches intéressantes , est estimé. 40 Tractatus de religione ethnica , muhammedana et judaïca, Kiel, 1665 ; Dissertatio historica de Philippi Arabis , Alexandri . 11ammeoe , Plinii junioris et Ana. Senecoe christianistno, ibid., 1667 petit traité singulier ; Commentarius in epistolas Plinii et Trajani de christianis primceris, ibid., 1674 70 Disquisitiones anti- baro- niance, ibid., 1677 ; accedit exercitatio anti- salmasiana, Leipsiek , 1708 Cette édition est augmentée d'une préface par Sébastien Km.- tholt : on en trouvera l'analyse dans le Journal des savants . 8" De Christo crucifix° , Judoeis scandai° , gentili- bus stultitia, credentibus autem Dei potentia et sa- pientia , Kiel, 1678 ; 90 De tribus impostori- bus magnis liber, Ed. Herbert, Th. Hobbes et Ben. Spinosce oppositus , Kiel , 1680 , nouvelle édition augmentée par Sébastien Kortholt, Hambourg, 1701 , • : ouvrage curieux et recherché , dans lequel l'auteur combat avec avantage le dangereux système tlu matérialisme ; 10° Historia ecclesiastica Novi Testamenti a Christo nato usque ad sœcul. xvii, Leipsick, 1697, in4.; Hambourg, 1708 Ce n'est qu'un abrégé auquel Kortholt n'a pas mis la dernière main. Outre les auteurs cités dans le corps de l'article, on peut consulter, pour plus de détails, le Dictionnaire de Bayle et le Gelehrte Europa de Gcetten , t
  • Christian LONGOMONTANUS( 1562 - 1647) : astronome, I naquit en 1562 à Langsberg, village du Jutland, dont il prit le nom en le latinisant, suivant l'usage de son temps. Fils d'un pauvre laboureur, il fut envoyé d'abord à l'école du lieu où il apprit à lire et à écrire. Ayant eu, à l'âge de huit ans, le malheur de perdre son père , il alla chez un de ses oncles, qui continua de le faire étudier ; mais comme ses parents n'avaient pas le moyen de le soutenir dans ses classes, il fut obligé de revenir chez sa mère, qui lui permit de partager son temps entre la lecture et les travaux de la campagne. La jalousie que ses frères conçurent contre lui l'ayant déterminé à s'enfuir secrètement, il vint en 1577 à Wiborg , où il demeura onze ans, travaillant une partie de la nuit pour se procurer du pain , et suivant les leçons des professeurs pendant le jour. Il se rendit ensuite à Copenhague , et il y acquit en peu de temps l'estime des membres de l'université , qui le recommandèrent à TychoBrahé ; cet astronome l'accueillit avec bonté et le retint près de lui, depuis 1589 jusqu'en 1597, dans file de Hven, où il avait établi son observatoire. Longomontanus lui fut trèsutile pour ses calculs et ses observations astronomiques ; et TychoBrahé, s'attachant de plus en plus à un jeune homme dont il prévoyait les succès , l'emmena à Wandenbourg quand il se retira dans cette ville , et de là au château de Benach, près de Prague, que l'empereur Rodolphe II lui avait donné. Cependant Longomontanus lui ayant témoigné le désir de retourner en Danemarck , il ne voulut point s'y opposer et lui donna un certificat dans les termes les plus honorables. Il visita , en revenant les lieux illustrés par le séjour qu'y avait fait Copernic. A son arrivée à Copenhague, il trouva un protecteur dans le chancelier Christian Friis de Borrebye , qui lui donna un emploi honnête dans sa maison : il fut nommé, en 1603, recteur du gymnase de \Viborg , et, deux ans après , professeur de mathématiques à l'académie de Copenhague , emploi auquel il bornait toute son ambition , et qu'il remplit pendant quarante ans de la manière la plus distinguée. Le roi ajouta à son traitement les revenus d'un canonicat du chapitre de Lund. Longomontanus mourut à Copenhague le 8 octobre 1647. Il avait eu de son mariage avec une soeur de G. Bartholin deux fils , auxquels il eut le chagrin de survivre , et deux filles. Longomontanus a fait tort à sa réputation par ses écrits sur la quadrature du cercle, qu'il imaginait avoir trouvée : ce fut en vain que J. Pell , mathématicien anglais , et d'autres savants cherchèrent à lui prouver qu'il se trompait ; toutes les représentations ne puient le ramener, et il mourut persuadé de la réalité . On a de lui un assez grand nombre d'ouvrages dont on se contentera de citer : 1° Cyclometria vere et absolute in ipsa natura circuli cum rectilineo intenta , etc., Copenhague, 1612 ; Hambourg, 1627, et Paris, 1664 ; la 2e édition est due aux soins de GeorgesLouis Froben , savant libraire de Hambourg : mais c'est par erreur que, dans son Diarium bioyraphicum , Witte attribue cet ouvrage à Froben, qui déclare luimême qu'il le tenait d'un disciple de TychoBrahé . 2' Astronomia Danica in ducs partes tributs, etc., Amsterdam, 1522 ; 1630, 1640, 1663 « Les hypothèses que Longomontanus y emploie « sont proprement celles de Tycho... ; et il « montre assez peu de discernement en préfé « rant ces hypothèses à celles que keppler avait « déjà établies si solidement ; aussi cet ouvrage n'atil pas joui longtemps de quelque répus tation parmi les astronomes. » 3° Pentas problematum philosophie, Copenhague , 1623 ; 4° Inrentio quadraturce circuli, ibid., 1634 Dans tous les écrits qu'il a publiés depuis, Longomontanus revient sur cette prétendue découverte, qu'il défendit avec une sorte de fureur contre ceux qui tentaient de le dissuader ; on doit dire , pour son honneur , avec Montucla , qu'il était alors tombé dans une espèce d'enfance. On a fait Longomontanus l'auteur du système miparti de ceux de Copernic et de Tycho ; en effet, il admet le mouvement diurne de la terre , quoiqu'il rejette le mouvement annuel. Raimond Ursus a eu la même idée . Longomontanus a un article curieux dans le Dictionnaire de Bayle ; on peut aussi consulter les Mémoires de Niceron, t
  • Christian MAYER( 1719 - 1783) : né en Moravie le 20 août 1719, entra chez les jésuites en 1745. L'électeur palatin Charles - Théodore lui confia la direction de l'observatoire de Manheim, qui était fourni de trèsbeaux instruments, entre autres d'un quartdecercle de Bird , de 8 pieds anglais de rayon. Là , Christian Mayer crut faire une découverte moins utile , mais plus singulière que celles qui ont immortalisé Bradley. Il en rend compte en ces termes dans le discours prélimi- naire qu'il a mis en tète des Tables d'aberration et de nutation de son adjoint Mesger, Manheini, 1778: « J'ai observé dans la partie méridionale « du ciel qu'a peine il s'y trouve une étoile un « peu remarquable qui ne soit accompagnée d'une « ou plusieurs étoiles plus petites, qui en sont « comme les satellites. Ces satellites sont en plus « grand nombre auprès des étoiles dont le mou- « vement propre est le plus rapide. J'ai VU aUg- « menter subitement le nombre de ces étoile,* « doubles, que je n'avais jamais vues aupara- « vaut en me servant de la même lunette. Elle,* « ont paru naître en un instant auprès des étoiles « plus brillantes ; quelquesunes à leur naissance « étaient d'une couleur pale et livide ; je les ai « vues croître en éclat et en grandeur, et, dans « l'espace d'une année , j'ai vu varier leurs e- « tances à l'étoile principale. N'estil pas permis « de soupçonner que ces étoiles sont véritablement « les satellites des plus grandes autour desquel- « les elles circulent, et qu'elles ont été ainsi pla- « cées dans le ciel afin que leurs mouvements « propres nous ouvrissent une voie pour arriver la connaissance des distances réciproques 'i ,C des étoiles, de leurs distances à la terre et de ,.? « la variété des systèmes célestes? » 11 renvoie alors à l'apologie qu'il avait publiée sous le titre de Griindliche Vertheidigung neuer Beobachtungen ton Fixsterntrabanten welche zu Mannheim eut- ' decket worden sind von Christian Mayer. Un de rilli nost'ographes dit à ce sujet que « la découverte « éiait si neuve, qu'elle souffrit contradiction ; , mais les contradicteurs et l'Académie royale « a‘s sciences furent obligés d'en reconnaître la « jetgsse. » Le fait est que les astronomes se sont moqués de la prétendue découverte, qui n'a été confirmée ni par les recherches de Herschel ni par celles de Schrœter, qui étaient munis de télescopes bien plus puissants. Depuis longtemps on a cessé d'en parler , et nous n'avons trouvé dans les Mémoires d'aucune académie rien qui fût relatif à ces prétendus satellites, qui n'étaient que des illusions optiques. Plusieurs exemples pareils se sont renouvelés dans des temps postérieurs à la publication de Chr. Mayer ; on a donné l'explication la plus satisfaisante de ces illusions, qu'on sait faire disparaître aussitôt qu'elles se reproduisent. Chr. Mayer mourut, le1 . 2° De transitu Veneris; c'est un volume dans lequel l'auteur, à l'occasion du passage de Vénus, a cru devoir donner un traité entier, mais trèssuperficiel, d'astronomie ; il est dédié à l'impératrice Catherine, Pétersbourg, 1769. 3° De novis in ccelo sidereo phœnomenis, 1780 . 4° Pantometrum pacechianum , sen instruntentum forum pro elicienda ex una statione ldistantia loci inaccessi , Manheim , 1762 ' lig. . 5° Nouvelle méthode pour lever en peu de temps et à peu de frais une carte générale exacte de toute la Russie, Pétersbourg, 1770 ; 6° Octo annorunt observationes astrono- mica ?. Ces observations sont encore inédites. On trouve dans les Transactions philosophiques , celles qu'il avait faites en 1767 et 1768 à Schwetzingen ; et dans les Transac- tions de la société américaine, celles qu'il avait faites de 1776 à 1779. C'est en 1775 qu'il était entré à l'observatoire de Manheim
  • Christian MENTZEL( 1622 - 1701) : médecin, né en 1622 à Furstenwald , dans la marche de Brandebourg, acheva ses études littéraires au collége de Joachims et fréquenta les universités de Francfort et de Koenigsberg, où il s'appliqua spécialement à la médecine et à la botanique. Il accompagna ensuite Creitzius, nommé ambassadeur près du roi de Pologne , et profita de son séjour dans cette contrée pour en étudier les productions naturelles. De retour en Prusse, il alla joindre à Dantzig, Rau , habile grammairien, et demeura près de lui une année. Il visita ensuite la Hollande, l'Espagne, Malte, Candie et toute l'Italie, et reçut en 1654 le laurier doctoral à Padoue. Nommé premier médecin de l'électeur de Brandebourg , il remplit cette place jusqu'en 1688, qu'il sollicita sa retraite pour se livrer à l'étude de la langue chinoise, dans laquelle il fit des progrès remarquables pour le temps, principalement au moyen des leçons qu'il reçut du père Couplet. Il avait obtenu de l'électeur que ce missionnaire serait appelé à Berlin à cet effet. Mentzel mourut dans cette ville le 17 janvier 1701. C'était un homme trèslaborieux ; il avait été reçu membre de l'académie des Curieux de la nature sous le nom d'Apollon, ce qui prouve l'idée qu'on s'était faite de ses talents. On cite de lui P Catalogus pian:arum circa Gedanum sparte nase.- tium, 1649 2° Lapis Bononiensis in obs cu? a lucens , collatus cum phosphoro hermetico CM-. Adolph. Balduitii, Bilefeid , 1675 ; Index nominum plantarunt multilinguis , etc. , Berlin, 1682 avec 13 pl. ; réimprimé en 1696 ; et avec des additions, sous ce titre : Lexicon plan tarant polyglottou universale , ibid . , 1715 Cette dernière édition est encore recherchée. 4^ Brevis Sinensiuntchronologia, etc. en allemand), ibid., 1696 tiré du livre classique Siao eul lun. Les noms des empereurs de la Chine y sont en chinois , et c'est la première table de ce genre qui ait été publiée en Europe ; elle est suivie d'un extrait de l'ambassade d'Isbrand à la Clfiutt . 5° Quatre Observations dans les Miscell. acad. curios., dont une sur la racine J Seng Dec. 2, ann. 5, observ. 39) ; 6° Sylloyc minuticirunt lexici sinici latinico- siniro- characteris tici, Nuremberg, •685 de 4036 pages non numérotées. Th.Sig. Bayer, qui avait vu une édition de ce petit vocabulaire lat faite par les jésuites de Péking sur du papier rouge, soupçonnait Nlentzel d'avoir copié cet original et d'avoir dissimulé l'obligation qu'il avait aux missionnaires. Il est possible aussi que les missionnaires aient réimprimé le vocabulaire de Mentzel, qui, à dire vrai, n'en valait guère la peine, puisque ce n'est qu'une liste de mots la plupart pris dans le monument de Si-'anFou ; 7° Icones arborum, fructuum et herbarum exotirarum, Leyde, sans date contenant 80 planches. Mentzel préparait une édition de l'Histoire naturelle du Brésil, 4 vol. avec un grand nombre de dessins exécutés aux frais du prince taurice de Nassau. Il a laissé divers manuscrits conservés à la bibliothèque royale de Berlin et dont les titres sembleraient annoncer des ouvrages importants : Clavis sinica ad Sinensium scripturam et pronunciationem mandarinicam LM tabulis accurate seriptis prœsentata , etc. ; — Specimen lexici sinici et grammaticoe institutio c'est, selon de Murr, le Danet mis en chinois ; — Historia regum Sinensium, etc., 10 vol. Botanica Japonica , 2 vol. 11 avait préparé les matériaux d'un dictionnaire chinois en découpant un exemplaire du dictionnaire Tseuweï, qu'il avait collé sur du papier blanc pour ajouter les explications en latin à mesure qu'il pouvait se les procurer. Cet ouvrage forme 9 volumes ; mais pour les caractères traduits qu'on y rencontre , dit M. Montucci, Apparent rani nantes in gurgile vaslo. — Jean- Christian MENTZEL, son fils, mort en 1718 avec le titre de médecin du roi de Prusse, a laissé quelques Observations imprimées dans les Mémoires de l'académie des Curieux de la nature. MTS.
  • Christian MOLBECH( 1783) : savant danois, né à Sore le 8 octobre 1783. Son père , JohanChristian Molbech , était originaire de Norvége ; il professa les mathématiques à la célèbre acadé- mie de Sore de 1787 à 1822. JohanChristian destinait son fils à la marine ; dès l'âge de sept ans, il le lit inscrire sur la liste des cadets, et lui donna luimême l'instruction nécessaire dans les mathématiques , l'astronomie , la navigation et les langues. En novembre 1796, il était sur le point de l'embarquer pour les Indes orientales ; mais une grave maladie qui survint retint l'enfaut à la maison, et changea sa carrière. Christian fréquenta l'université de Copenhague et commença des études de droit; mais, après avoir passé son examen préliminaire, il fut en 1804 nommé, sur la recommandation du professeur Nyerup , attaché à la bibliothèque royale , où il put dès lors se livrer tout à fait à son goût pour les lettres. Il aida beaucoup , dans ces nouvelles fonctions, le savant bibliothécaire en chef, Daniel Moldenhawer. Molbech avait déjà publié , dès 1802 , une étude sur Ovide , et en 1803 , une biographie de CharlesEdouard Stuart, accom- • pagnée d'une dissertation sur les destinées de la couronne d'Angleterre. L'année suivante, il donnait un essai sur la vie et le caractère de JeanJacques Rousseau. Son activité littéraire n'était encore qu'au début ; et depuis lors il ne cessa de publier une quantité de travaux qui embrassent un champ bien vaste et des sujets bien divers: la biographie , l'histoire , la bibliographie, Ibis- toire littéraire, la linguistique, la philologie com- parée, la critique, etc. M. Erslew, dans son excellent Dictionnaire des auteurs danois , a donné l'énumération des ouvrages originaux, traductions, éditions ou articles de Molbech ; et cette liste, qui ne s'étend que jusqu'à 1840 , ne tient pas moins de douze pages imprimées en petit texte. La libéralité du gouvernement danois permit à Molbech d'entreprendre plusieurs voyages à l'étranger dans le but d'étudier l'art et les antiquités : c'est ainsi qu'il visita la Suède , le Danemarck , l'Allemagne, la France, l'Angleterre et l'Italie . 11 a décrit ces voyages dans ses Lettres de Suède en 1812, ; dans ses Fragments d'un journal écrit pendant une tournée en Danenzarck en 1813, ou Promenades de jeunesse dans mon pays natal ; et enfin dans son Voyage à travers une partie de l'Allemagne , de la France, de l'Angleterre et de l'Italie en 1819 et 1820 , . Dans cette dernière exploration, il parait avoir eu spécialement pour mission d'examiner l'état des bibliothèques publiques. Il fut très satisfait de l'Angleterre sous ce rapport. Au retour, il fut nommé premier secrétaire de la bibliothèque royale, et c'est alors qu'il publia son traité : De la science des biblio- thèques ou Organisation et administration des bi- bliothèques publiques, ainsi que la I ie de Mollien- barrer, dont il a été question cidessus. Molbech avait été choisi pour faire partie de la commission du Dictionnaire danois publié sous les auspices de l'académie des sciences. Le premier volume avait paru en 1793 ; en 1853 on en était à la lettre T ; nous ignorons si cette publication est aujourd'hui terminée. Molbech est un des éditeurs du 6 volume, comprenant la lettre S, et qui demanda dixneuf ans de préparation. Pendant que la Commission du Dictionnaire . Nous rapprocherons de cette publication d'autres ou\ rages du même touchant la linguistique Dictionnaire portatif danois ; De l'orthographe suédoise qu'on a établie dans la langue danoise ; un remarquable Dic tionn : ire des dialertes danois , ibid., 1841 ), qui a fait époque et peut servir nonseulement pour l'étude des langues scandinaves . mais aussi de celles qui appartiennent à la souche germanique; Collection de prorerbes danois , etc. .11 s'occupait en même temps de ce qui touche à l'histoire du Danemarck et du Nord en général ; il publia Histoire de la guerre des Dithmarses dans le 15' sièele, et conquees de leur pays $ ous le ri gne de Frédéric II, avec un essai historique sur la rOndi- tion et la destinée de ce peuple dans les temps an- ciens ) - Histoire du roi Eric Plogpen- ng• Essai d'un récit de l'histoire danoise ; Extraits du Journal historico- biographique de l'évèque Ans B ircherod , 1658- 1708, etc. , ibid., 1842-1843 ; Leçons faites à l'unirersité de Copenhague sur la philoso phie de l'histoire ; An nuaire historique pour l'instruction dans le " Vord, et particulièrement en Danemarck ; le Livre de médecine du Da- nois Henri Harpestreng, du 13e siècle , publié pour la première fois d'après un manuscrit sur vélin de la bibliothèque royale de Copenhague ; La plus ancienne traduction danoise de la Bible, ou les huit premiers livres de l'Ancien Tes- tament, mis en danois d'après la Vulgate ; Trois ouvrages rimés de ilichaels, pretre d'Odensée, d'après l'édition de 1516 à Copenhague . Molbech avait été nommé professeur d'histoire littéraire à l'université de Copenhague, et nul n'était plus apte que lui à bien remplir ces fonctions ; on lui doit en ce genre : Introduction à un cours sur l'histoire de la langue et de la littérature danoises ; rie d'Ewald , avec l'histoire et la , critique de ses oeuvres ; Etude sur les CCUrres d'Oehlenschliiger , etc. Il a donné, en outre, une édition des Comédies d'Holberg, pour la société qui s'est fondée en mémoire de ce célèbre auteur comique , avec des remarques sous le texte, une introduction et des notes pour chaque pièce ; une Anthologie poétique danoise, ou choix de poésies lyriques danoises et norrégiennes, d'après l'ordre chronologique , avec des notices biographi- ques sur les poètes du Danemarck, qui comptent parmi ses productions les mieux réussies; Litre Je lecture danoise en prose , qui ont joui d'une grande popularité. dans le genre des Contes d'un 91- and- père, de Walter Scott ; Petits écrits ', télés, sur l'histoire , la critique et l'esthétique ; un recueil de vers, qui date , il est vrai, de sa jeunesse : Primevères et fleurs de bruyère ibid., 1810), etc., etc. On voit combien la carrière de Molbech a été féconde , et dans quelle variété de genres il s'est exercé. Nous ne devons pas oublier qu'il fut aussi de 1830 à18%2 attaché à la direction du théâtre royal, et qu'en cette qualité il défendit hautement la cause de l'art, disant qu'un théâtre national doit tendre à un but plus noble et plus élevé que ne ferait une scène dirigée par des particuliers en vue d'intérêts mercantiles. Molbech fut le collaborateur de plusieurs journaux politiques : / N'y/ Aftenblad , Ilygende Post, Danske Folkeblad; il a donné quelques écrits polémiques : De la société pour l'usage légitime de la liberté de la presse , et une brochure sur l'Unité scandinave, à la suite de Lund, Ipsal et Stockholm pendant l'été de 18%2; ou quelques feuilles d'un journal »id., 18ii, traduction allemande par L. Clams, Mayence, 1846.'. Mais des travaux plus importants, ce sont ses contributions à plusieurs recueils littéraires qu'il dirigea : Athéné , 9 vol . ; la Revue mensuelle de littérature , 30 vol. ; la Revue septentrionale d'histoire , 4 vol. la Revue historique, publiée par la société d'histoire du Danemarck. hIolbech engagea vivement cette assemblée à entreprendre un dictionnaire biographique des Danois , ouvrage qui manque en effet à la science. Cet infatigable travailleur avait été décoré des ordres du Danebrog et de l'Etoile polaire ; il était membre d'un grand nombre de sociétés : de l'académie des sciences de Danemarck, dont il a retracé l'histoire : Un siècle de l'histoire de l'Académie , 1742-1842, d'après les sources ; de l'académie des belleslettres et sciences de Stockholm , de la société des antiquaires , de celle de philologie de Londres , etc. Molbech est mort au mois de juin 1857. Son fils, Christian - Knud Fredrik , né en 1821, a suivi la carrière paternelle. Attaché à la bibliothèque de Copenhague , il s'est fait connaître comme poëte lyrique et a publié un ouvrage piquant ..ur l'Espagne En. illaaned i Spanien
  • Christian MOQUIN( 1747 - 1823) : horlogermécanicien, né à Genève le 14 novembre 1747. Son grandpère ETIENNE , bourgeois de Gex , s'était réfugié en Suisse , avec un de ses frères , immédiatement après la révocation de l'édit de Nantes , abandonnant sa ville natale et sa fortune , pour conserver sa religion. Surpris par la maréchaussée pendant qu'ils émigraient , les deux frères firent semblant de jouer aux petits palets. Comme ils n'emportaient aucun bagage , on les prit facilement pour des habitants du voisinage qui s'amusaient sur la grande route. Ils arrivèrent ainsi à Genève , où ils furent bien accueillis. Le jeune Christian ne reçut pas d'éducation soignée . Mais, de bonne heure , il montra une disposition remarquable pour les arts mécaniques et ne tarda pas à embrasser l'état d'horloger, industrie éminemment genevoise , qui , à cette époque où la division du travail n'avait pas encore pris tout son développement , nécessitait une intelligence et une adresse peu communes. Il acquit donc bientôt une réputation méritée , et son esprit inventeur fut un des principaux éléments de ses succès. On lui doit la simplification ou le perfecL . tionnement de plusieurs pièces importantes dans la construction des montres et des pendules. Il inventa successivement un nouvel échappement trèsingénieux , une petite machine à guillocher, ainsi qu'un appareil expéditif pour tailler les roues , et il fut , conjointement avec, M. Amiel , son associé , un des premiers industriels de Genève qui exportèrent dans les grandes Indes des objets d'art de haute mécanique. Christian Moquin est mort à Genève le 2 avril 1823. C'était un homme d'un caractère sérieux, doux et affable, souvent consulté par ses confrères et toujours prêt à obliger. Il a laissé deux fils, qui ont suivi l'un et l'autre la carrière du commerce à Montpellier. Le plus jeune , ENNEMOND , est mort célibataire à Toulouse , le 4 avril 1849. L'aîné , HORACE , est mort à Paris le 4 décembre 1854. C'est le père de M. Moqu actuellement membre de l'Institut de France
  • Christian ŒSTERLEN( 1773 - 1850) : rnédecfn allemand, né en 1773 à Stuttgard, où il mourut le 26 octobre 1850. 11 était membre du collége médical de cette ville , en même temps que premier mé- decin des princes de HohenloheOEhringen. (Es- terlen appartenait à une famille qui, dans chaque génération , fournit un ou plusieurs médecins à sa ville natale. 11 s'est fait connaître pour avoir édité l'ouvrage de L. Braun. : Quelques mots à propos du choléra des Indes orientales , et à propos des plus mirs moyens préservatifs et curatifs encore inconnus à employer contre lui, d'après des expé- riences faites aux Indes, Stuttgard, 1831. °Esterlen a aussi inséré divers mémoires dans le Jour- nal de chirurgie de Graefe et 'Walther, dans les Annales cliniques de Heidelberg, etc
  • Christian PROLIANUS ou PROLIANO( 1400) : astronome , était né dans le 15' siècle à Balbano , aujourd'hui Altomonte, petite ville de la Calabre. Dans une épître en vers adressée à Petruccio, secrétaire de Ferdinand , roi de Naples , il nous apprend que ce prince lui avait fourni les moyens de cultiver son goût pour les sciences. Cette pièce, que Lorenzo Giustiniani a réimprimée dans la Tipograjia del regno di iVapoli, p. 66, se trouve au devant du seul opuscule que l'on connaisse de Prolianus : De astrologia, seu loties dis divisione, de sphœra, de planetarum theorira, Naples, 1477 Cet opuscule, de 42. feuillets, est rare. Van Praet a donné une notice de cette édition dans le Catalogue de la Vallière , t
  • Christian QUIX( 1773 - 1844) : archéologue allemand , né le 5 octobre 1773 à Hoensbroich dans le pays de Clèves, mort à AixlaChapelle le 13 janvier 1844. Fils de parents pauvres, il fut, dès la dixième année de son àge , élevé chez les carmes d'Aix et de Cologne, et acheva ses études théologiques et philosophiques à Francfort. Sousdiacre à Munster en 1797, il se chargea en 1799 d'une éducation chez un riche propriétaire. En 1802, il érigea à AixlaChapelle une école primaire qui devint bientôt une institution modèle. Professeur d'histoire, de géographie et de sciences naturelles au collège de cette ville, dès 1805, Quix a ramassé une trèsbelle collection zoologique et ornithologique, qui après sa mort a été achetée par les rédemptoristes de SaintTrond. Une surdité étant venue l'affliger plus tard, il donna sa démission de professeur en 1822. Dix ans plus tard, en 1833, il fut élu bibliothécaire de la ville d'AixlaChapelle. Il a été membre des pr cipales sociétés historiques du nord de l'Allemagne, et il a grandement mérité de l'exhumation et publication des sources documentaires de l'histoire de la Westphalie, surtout de la ville d'Aix , si célèbre comme séjour favori de Charlemagne et comme dépôt des joyaux de l'antique empire romain. On a de lui : 1° Description de la ville d'Aix- la- Chapelle et des principaux monuments en dedans et en dehors d'elle, surtout des joyaux de l'Empire et de leur histoire, AixlaChapelle, 1818 , 2 vol. ; 2° Description historique de la ca- thédrale d'Aix- la- Chapelle, et de la procession vers ce sanctuaire , avec l'histoire des nzaitres de Saint- Jean , accompagnée de documents , ibid. , 1825 et planches; 3° L'ancien couvent des domini- cains et la cure de Saint- Paul à Aix- la- Chapelle , ibid., 1833 40 Le château et l'ancienne seigneurie de Rintbourg , avec l'histoire de ses pos- sesseurs accompagnée de documents, ibid., 1835 5° Documents pour servir à l'histoire et à la topographie du cercle d'Eupen avec un corollaire sur la seigneurie de illesch, ibid., 1837 G° Histoire d'Aix- la- Chapelle avec un codex diplo- maticus aquensis, ibid., 1°° vol., 1840; 2°, 1841 3° , 1846 et 1847
  • Christian RAMUS( 1765 - 1832) : numismate danois, né à Maribo dans l'île de Laaland, le 3 janvier . 1765, mort le 4 juillet 1832 à Ordrup, près de Copen- ' bague. Après de longs voyages en Allemagne et , 11) %MUS a été dans ces derniers tempe l'objet de travaux remarquables, parmi lesquels nous signalerons un article signé w. K., dans k Dictionnaire des science; pAilosopAiqua, t. 6, 1)• 319-356; une notice de M. Teugère, inséri,e dans son ouvrage intitulé les Femmes po'aes air 16« sièefe, p. 376-392, et l'ouvrage Je M. Ch. Waddington, intitulé Ramus , su vie, ses écrits el an ,pinions. M. Renan a inséré dans le Journal des Débats, numéro ,itt 6 juin 1866, un article sur ce livre. Le savant auteur d'une trèsimportante étude sur Giordano Bruno, M. llartholmess, qu'une mort prématurée a enlevé à la science, avait consacré plusieurs années à préparer une édition complète des écrits de Ramus. N'oublions pas l'ouvrage de M. Thery Sur l'enseigne- ment public en France au 16« siècle, et spécialement sur les ëcrils et la personne de Ramus, Versailles , 1839 On peut également consulter les historiens de la philosophie, notamment Brucker, qui est fort complet, et Buble, t. 2, p. 579-601 de la traduction française. Z-». en ltalie , il s'établit comme privatdocent de l'antiquité classique, en 1794 , à l'université de Copenhague, où il reçut le titre de professeur en 1802. 11 devint en même temps bibliothécaire et directeur du cabinet des médailles et monnaies. Outre quelques dissertations sur l'immor- talité de l'cinte chez les anciens, 1788 , et les ser- mons funèbres des Athéniens, 1793 , Ramus s'est principalement fait connaître par son Catalogus nummorunt veterum grœcoruni et latinorum musei regis Danice , quos disposuit , descripsit, et ceneis tabulis anecdotos illustravit, en 2 volumes, Copenhague , 1816. Cet ouvrage capital, qui est devenu l'objet des vives critiques de Sestini, Eckhel et autres numismates , a valu à son auteur les distinctions les plus honorables des empereurs d'Autriche et de Russie , et d'autres souverains de l'Europe. Quant à la numismatique germani- que et scandinave , Ramus en a été le fondateur pour le Danemarck. Dans le Musée scandinave, , et dans les Mémoires de la société littéraire scandinave , il a publié des notices impor- tantes sur les monnaies , médailles et pierres gravées dans le Danemarck depuis les temps de Knoud IV ou StKnoud, roi qui, le premier, a fait frapper des monnaies à son effigie
  • Christian RAU ou RAVIUS( 1603) : , savant orien- taliste , né le 25 janvier 1603 à Berlin , était fils d'un pasteur de cette ville. Dans son enfance , il fut atteint d'une maladie contagieuse qui causait de grands ravages on le crut mort, et toutes les dispositions étaient prises pour son enterrement , quand sa mère s'aperçut qu'il conservait encore quelques restes de vie, et, grâce aux soins maternels, il fut rétabti promptement. Ses premières études furent marquées par de grands progrès. A dixsept ans, il fut envoyé à l'université de Wittemberg, où il rit son cours de théologie et se perfectionna dans la connaissance des langues anciennes. Il étudia dans le même temps la littérature orientale. Le défaut de fortune l'obligea de donner des leçons particulières pour subsister, et dès qu'il eut reçu le degré de maître ès arts , il soutint des thèses et prononça des sermons dans différentes églises. Loser , maréchal de la cour de Saxe, qui l'avait entendu prècher, , lui fit une pension. Encouragé par ce succès , il partit pour Hambourg, visita la Suède et le Danemarck, où il trouva de généreux protecteurs, et se rendit à Amsterdam, où il suivit les leçons du célèbre Vossius, et ensuite à Leyde, où il apprit l'arabe, de Golius. Il fit part à quelques savants, qui lui témoignaient de l'intérêt, de son désir de parcourir l'Orient. Sur leur recommandation, il fut nommé secrétaire de l'ambassadeur de Hollande à Constantinople. Avant de partir pour sa destination, il fit le voyage de Londres pour voir le fameux Edouard Pocock , dont il n'eut pas de peine à gagner l'amitié et qui lui procura les moyens de passer en 1639 dans- le Levant, sur un bâtiment anglais. A son arrivée à Smyrne, il étudia les langues les plus usuelles dans l'Orient, et il apprit en fort peu de temps le turc, le persan, l'italien, l'espagnol et le grec vulgaire. Pendant son séjour dans cette ville, il reçut du savant Usher, primat d'Irlande, le brevet d'une pension et une somme considérable destinée à l'acquisition de manuscrits. 11 rejoignit à Constantinople son ami Pocock, qui le plaça chez l'ambassadeur d'Angleterre, dont la protection lui fut trèsutile. En 1641, il visita, dans la compagnie de quelques seigneurs anglais, une partie de la haute Asie, et il avait le projet de pénétrer dans la Perse ; mais il fut obligé de se rembarquer précipitamment pour l'Angleterre, où il rapporta plus de deux mille manuscrits en toutes sortes de langues , dont plusieurs rares et précieux. On le pressait d'entreprendre un second voyage ; mais il avait besoin de repos , et, après avoir enseigné quelque temps l'arabe au collège de Gresham en 1642, il retourna en Hollande. 11 obtint en 1644 une chaire de langues orientales à Utrecht, et ses appointements furent portés successivement jusqu'à six cents florins. Cependant il ne tarda pas de quitter cette ville pour Amsterdam, et en 1647, il revint à Londres. Chargé d'abord de donner des leçons deux fois par semaine aux jeunes ecclésiastiques, dans le palais de l'évêque, il fut ensuite nommé professeur dans un des collèges d'Oxford, et chargé de la billliothèque et des archives de l'université. Quatre ans après, sur l'invitation de la reine Christine, il vint professer l'arabe à l'académie d'Upsal. A son arrivée, cette princesse lui fit présent de mille florins, avec lesquels il acheta l'imprimerie hébraïque de Manassès ben Israël. Après l'abdication de Christine, le roi CharlesGustave appela Rau à Stockholm , le nomma son bibliothécaire et l'employa comme interprète; mais, sur sa demande, il lui permit d'aller reprendre ses fonctions à l'académie d'Upsal. Il s'occupait alors d'une Chronologie de la Bible, et il employait tous ses loisirs à perfectionner un ouvrage sur lequel il fondait sa réputation. A peine l'eutil publié que Rau se vit attaquer de toutes parts. Ne se sentant pas assez fort pour résister à cette foule d'adversaires et voyant d'ailleurs que les honoraires qu'il recevait en Suède étaient insuffisants pour subvenir aux besoins d'une nombreuse farnille, il accepta la chaire qu'on lui offrait à Kiel. Il tenta , de concert avec Wasmuth, d'établir en cette ville un collége pour les jeunes gens destinés aux missions orientales , et il se proposait d'entreprendre luimême de convertir les juifs; mais, sur ces entrefaites , il fut rappelé par l'électeur de Brandebourg, son souverain, qui le nomma professeur d'arabe à Francfortsurl'Oder. Il prit possession en 1672 de cette chaire , qu'il remplit avec beaucoup de zèle jusqu'à sa mort, arrivée le 21 juin 1677. Rau était un homme franc, ouvert, obligeant, d'une simplicité antique et d'un courage admirable dans l'adversité; mais il avait trop de présomption et de susceptibilité. Parmi ses ouvrages, dont on trouvera les titres dans le Trajectum eruditum de Burmann et dans le Dic- tionnaire de Chaufepié, on se contentera de citer les plus remarquables : 1° De seribendo lexico arabico latin° Dissertatio , Utrecht , 1643 volume rare, dont Jourdain donne une description détaillée dans le Moniteur du 10 août 1812, p. 877, en rendant compte de la Riblioth. arabica de Schnurrer ; 2° Panegyrica prima et secunda linguis orientalibus dicta, ibid., 1644 Ce sont deux harangues que Rau prononça à l'ouverture de son cours. 3. Obtestatio ad universam Europani pro discendis rebus et Unguis orientali- bus, ibid. , 1644 ; 4 Specimen lexici arabico- persici latini, Leyde, 1645, inconnu à Schnurrer, mais cité par Adelung, t. jr, p. 282; 5° Orthographice et analogiœ vulgo etymologice ebraicoe delineatio juxta vocis partes abstractas, Amsterdam, 1646 Rau prétend que l'hébreu et la plupart des langues de l'Orient ne sont que des dialectes d'une seule et même langue. 7° Prinve tredecint partiulfl Alcorani ara- bico- latini, versiones genzinoe, etc., ibid., 1646 Cet essai de traduction de l'Alcoran est trèsrare . Le texte arabe, sans voyelles, y est imprimé en caractères européens , d'une manière qui se rapproche assez du procédé proposé depuis par Volney. Outre la version littérale interlinéaire, Rau y ajoute une espèce de Masore, dont on peut voir la description dans la Biblioth. arab. de Schnurrer. L'ouvrage est terminé par un catalogue de deux cent soixante et un manuscrits arabes de la bibliothèque de l'Escurial. 7. Sesquidecuria episto- larunz adoptivarum ex varus orbis partibus corn missarunz circa orientanum studiorum promoven- - dorunt curam, Londres, 1648 8° A general Grammar, c'est-àdire Grammaire générale des langues hébraïque , samaritaine , chaldaïque , syriaque, arabe et éthiopique, ibid., 1650 90 Spontini Orientis , christiano orbi dicatunt, seu Catalogus 400 codicum orientalium in omni seri- Lin, etc., Kiel, 1669 C'est le catalogue d'une partie des manuscrits que Rau avait rapportés du Levant et dont il cherchait à se défaire. Il y en a plusieurs aujourd'hui qui font partie de la bibliothèque de Berlin. 100 La traduction latine des 5', 6., 7e livres des Coniques d'Apollonius de Perge, d'après une version arabe, ibid., 1669 Rau ignorait que le savant Abra- ham Echellensis avait déjà publié ces trois livres , I P Ad Dei summi hono- rem et sacri fontis hebrœi gloriant ex eodent, um. ca, vera et infallibilis Chronoloqiabiblica, ibid., 1670 Rau s'est livré dans cet ouvrage à des conjectures trèshardies, et il donne les écarts de son imagination pour des règles certaines de la critique. Son système , vivement combattu par Abrah. Calov, Magnus Celsius et d'autres savants, et proscrit dans la Saxe, est maintenant oublié. Il plaçait la naissance de JésusChrist à l'an du monde 4n0, et publia de 1670 à 1676 neuf ouvrages ou opuscules, tous pour soutenir sa chronologie. — Un autre Christian RAU , pro- fesseur en droit à Leipsîck, sa patrie, où il est mort le 22 janvier 1818, âgé de VI ans, a publié de 1768 à 1807 une trentaine d'opuscules, pres- que tous en latin. Nous indiquerons seulement ici les deux suivants, parce qu'ils tiennent à l'histoire littéraire : P De Clautno Tryphonino . 1c. romano , Leipsick , 1768 ; 2° De varus Satur- ninis jureconsultis, ibid., 1791
  • Christian SCHOTANUS( 1603 - 1671) : ministre protestant, né à Scheng, village de Frise, en 1603 , fut professeur de grec, d'histoire ecclésiastique et prédicateur à Franeker, où il mourut le 12 novembre 1671. On a de lui : 1° Description de la Frise, avec figures, 1656 ; 2. Histoire de la Frise jusqu'en 1658; fol. Scholanus était tre:,- ardent dans ses opinions religieuses ; et dans ces deux ouvrages, écrits en flamand, il parle de ses adversaires les catholiques avec beaucoup de violence et d'injustice. 11 publia encore, sous Ileosutritsroeisi suivants, dans sa longue raitv\raeitdreédlitts , eignement. 3° Continttatio historia' sacra? Sulpiti i en, Franelier, 1658 ; 40 Bibliotheea tstorice sacroe reteris Testamenti, sive exercitatio- ; ir ttes sacrœ in historiant sacrant Sulpitii Severi et " Josephi, 166/, 2 vol. — Trois fils de Sellalanus furent, comme lui, professeurs à Faneker ret à Utrecht ; et ils ont laissé quelques écrits de peu d'importance sur la jurisprudence et la théologie
  • Christian SCHŒTTGEN( 1687 - 1751) : philologue, naquit en 1687 à Wurzen, en Saxe. Son père, qui était cordonnier, avait reçu une éducation littéraire qui le mit en état de donner luimême les premières, leçons à son fils. Celuici continua ses • études jusqu'à l'àge de quinze ans au gymnase de sa ville natale, où se trouvaient des professeurs renommés, et, depuis 1702 jusqu'en 1707, au gymnase de la Porte , près Naumbourg. De là, il se rendit à l'université de Leipsick pour faire son cours de théologie et s'apppliquer aux langues orientales. Il y passa neuf ans, gagnant sa vie par des travaux littéraires et par quelques leçons qu'il donnait. A la demande d'un libraire de cette ville, il s'occupa de la révision du manuscrit laissé, en 1667, par Thomas Reirtesius, sous le titre d'Eponymologi- min ; c'était un glossaire pour l'intelligence des inscriptions antiques. Ce manuscrit. informe avait besoin d'être déchiffré, mis au net et complété par le moyen des inscriptions qui , depuis la mort de Reinesius, avaient été publiées par Fabretti. Le travail de Schcettgen passa ensuite dans la bibliothèque de Jean Leclerc et finalement entre les mains de Christophe Sax, qui s'occupa longtemps à l'enrichir de mots tirés des inscriptions recueillies ou publiées dans le 18 siècle par Gude, Doni , Gori , Passionei, Bonada , Butmatin et Paulus. Après la mort de Sax, les papiers que ce savant avait laissés, y compris l'Epo- friymologieunt de Reinesius, Schcettgen et Sax, furent achetés par Louis Bonaparte, alors roi de Hollande. Scheettgen prépara aussi une nouvelle édition des Scriptores rei rustiece , qui ne fut publiée qu'en 1735, par Gesner. Renonçant, en 1716, à la prédication, pour laquelle il avait montré beaucoup de goût dans sa jeunesse, il se voua à l'instruction publique, fut nommé recteur du gymnase de Francfortsurl'Oder ; en 1719, professeur de belleslettres à celui de, Stargard, et, en 1728, recteur d'un des gymnases de Dresde. Il occupa cette place jusqu'à sa mort, arrivée le 15 octobre 1751. Ce savant avait été marié avec la fille d'un médecin de Berlin, de laquelle il eut huit enfants. Sa carrière n'a pas été brillante, mais elle fut utile; sort mérite, comme professeur, n'a pas seulement été re- connu et célébré par les nombreux disciples qu'il a formés, il lui valut encore une grande considération de la part de ses concitoyens et (les étrangers. Outre l'érudition philologique et historique, Schoettgen possédait à un rare degré la littérature orientale et rabbinistique. Il fut souvent consulté par les docteurs juifs , qui étaient pénétrés de la plus haute vénération pour sa sagesse ; mais ce sentiment se changea tout à coup en haine, lorsqu'ils s'aperçurent que Sclicettgen n'avait si bien étudié les livres des plus anciens rabbins que pour confondre leur savoir et le faire tourner au triomphe du christianisme. Il fit paraître, en 1748, son Jésus le vrai Messie, 1 vol. où il chercha à prouver, par les livres des Juifs euxmêmes, que tous les passages de l'Ancien Testament qu'ils ont entendus du Messie ont été accomplis par le Christ. Dans l'introduction, qui renferme l'histoire de l'orthodoxie juive, l'auteur démontre la conformité des dogmes juifs et chrétiens que les rabbins méconnaissent. Ce livre est l'ouvrage le plus fort qu'on ait écrit contre l'incrédulité des Juifs, et il ne paraît pas qu'on puisse rien y ajouter. Schcettgen a soigné des éditions estimées des Lettres attribuées à Thé- mistocle, Leipsick, 1710 de Quiate- Curee, 1717 du Nouveau Testament, 1744 Le Philon de 1729, qui paraît être une nouvelle édition, n'est que celle de Wittemberg, 1691, à laquelle un libraire de Francfort ajouta mie préface et un nouveau frontispice. Schoettgen a aussi donné de nouvelles éditions des ouvrages de Lambert Bos, sur les ellipses grecques; de Walter, sur les ellipses hébraïques ; et du Lexique de Pasor, sur le Nouveau Testament. Luimême publia plus tard un meilleur Lexique de ce genre, qui depuis a été réimprimé avec des additions de Krebs et Spolm, ainsi qu'un Dictionnaire d'an- tiquités. Fabricius ayant laissé incomplète sa Bi- bliothèque latine du moyen dge, Schcettgen y ajouta un sixième volume, renfermant les lettres P à Z. Outre l'ouvrage allemand que nous avons cité, ses Hotu, hebrairoe et talmudiece, qui parurent en 1733 et 1740, 2 vol. furent les produits de ses travaux dans les langues orientales, conjointement avec G.Chr. Kreysig. Il rédigea encore, en allemand, une collection intéressante pour l'Histoire de Saxe, 1 vol. et il publia dans la même langue une Vie de Conrad le Grand, margrave de Misnie, et l'Histoire de 1Veprecht de Groetsch, margrave de Lusace. Après sa mort, on publia : Diplomataria ad seriptores Historioe Ger- manicoe medii ceri cern sigillis cere incisis, 1733 et années suivantes ; collection qu'il avait faite avec Kreysig. Enfin , il existe de Schcettgen environ quatrevingts opuscules, dissertations, programmes, etc. Ceux qui éclaircissent quelques points de l'Histoire de Saxe ont été réunis sous le titre de Schcettgeni opttscula minora, Historiant saxoni- cam illustrantia, Leipsick, 1767
  • Christian WEISS( 1774) : philosophe allemand. naquit à 'faucha , près Leipsick le '26 niai 1174. Fils 'l'un ministre qui s'attacha à lui donner une séri?iise et solide instruction, il fit ses premières études à l'école Nicolaï dans sa ville natale, dont il suivit ensuite les cours universitaires. En 179t il fit en Silésie un voyage qui lui inspira son pre mier ouvrage qu'il intitula Pérégrinations en Saxe en Silésie et en Bohème, Leipsick, 1795, 2 vol. A la même époque il entra dans l'enseignement comme professeur universitaire à titre particulier, et fit en cette qualité à Leipsick des lectures sur la philosophie et la philologie. En 1797 il accompagna à Utrecht un jeune noble dont il était le précepteur. Revenu à Leipsick, il y reprit ses lectures, et en 1801, il devint professeur extraordinaire et s'y occupa d'éducation et d'instruction. Il trouva bientôt que Leipsick offrait un théâtre trop étroit à ses capacités ; il se rendit donc à Fulda en 1805, et en 1808 il eut la direction de l'école des jeunes garçons à Naumbourg Igor 1a•Saale. On fit ensuite des efforts pour le Taire revenir en Saxe. En dernier lieu il devint conseiller de régence et d'instruction publique à Mersebourg ; et c'est dans ces fonctions qu'il mourut le 10 février 1853. Outre l'ouvrage cité, MI a de Weiss : 1° Résultats de la philosophie cri= tique spécialement en ce qui concerne la religion et la révélation, Leipsick, 1799; 2° De cultu divino et externojudicando, Leipsick, même année : 3° De scepticismi causis, 1801, ,n-8° ; 4° Manuel de logique, même année 5° . Manuel de la philoo? hie du droit, 1804 ; 6° Matériaux pour servir à l'art de l'éducation, 1803-1806 ; 7° Recherches sur la substance et les opérations de l'âme humaine, Leipsick, 1811; 8° Du Dieu virant et de la manière dont l'homme arrive jusqu'à lui , 1812 9° De l'âme et du corps envisagés en particulier au point de vue des maladies de rame, 1819, 2 vol. Sans être absolument attaché aux idées de liant, Weiss prit cependant pour point de départ les doctrines de ce grand philosophe
  • Christian WURSTEISEN( 1544 - 1588) : en latin Wursiisiva et Urstisius , historien de la ville de Bàle, y naquit en 1544, d'une famille patricienne. Doué d'une ardeur infatigable pour l'étude , il fit de rapides progrès dans les lettres et les sciences. dixhuit ans, il fut reçu docteur en philosophie, et, deux ans après, les curateurs de l'académie lui confièrent la chaire de mathématiques, qu'il remplit d'une manière brillante. L'un des premiers, il se déclara pour le système de Copernic, et il contribua beaucoup à lui faire des partisans en Italie . Dans les loisirs que lui laissait sa place, il cultivait avec un égal succès l'histoire et la théologie. En 1585, il joignit à la chaire de mathématiques celle d'explication de l'Ancien Testament ; l'année suivante, il fut revêtu de la charge de secrétaire d'Etat et de chancelier de la ville de Bâle. Wursteisen ne devait jouir que quelques instants de tous ces honneurs. Une mort prématurée l'enleva le 30 mars i588, à l'âge de 44 ans. Valérie Murer, sa veuve, dont il avait eu sept enfants, lui consacra une épitaphe, qui a été recueillie dans les Monument. Basil., p. 38 . On a de Wurs teisen : 1. Doctrina arithmeticoe, Bâle, 1565 2. Questiones in Purbachii theoricas planetarum, ibid., 1568 Le P. Riccioli trouve cet ouvrage savant ; il a été réimprimé avec les Théoriques de Purbach, en 1573 et 1596. 3° Chronicon majus , 1580 Cette histoire est fort estimée. Dan. Bruckner en a donné la continuation jusqu'à l'année 1600, Bâle, 1765, et elle a été réimprimée en 1778, avec une nouvelle continuation jusqu'en 1650. 4° Epitome historie' Basiliensis, proeter totius RauKear descriptionem, urbis antiquitates et episcopo rum cataloyum complectens, ibid. , 1577 ; réimprimé en 1752, par les soins de J.H. Brucker ; traduit en allemand et enrichi de divers suppléments et additions, par Jac.Chr. Beck, 1757 ; 5° Germanie historici illustres ab imperatore Henrico IV usque ad annum 1400, Francfort, 1585, 2 tomes ; reproduits en 1670. Cette collection est trèsrare. Wursteisen a laissé quelques ouvrages manuscrits, qui sont conservés par ses descendants, et parmi lesquels on distingue ses Rhapsodie rerum variaton, imprimis vero Basiliensiutn, etc. Voyez les Athence Rauricce, p. 34-35; le Floilegium librorum rariorum de Dan. Gerdes, p. 362; la Bibliothèque de l'histoire de Suisse, par Haller, t. 4. n°' 257 et 743-749, et la hie d' Urstitius , par J.CIir. Iselin, dans le Museum Helveticum, t. 7, p
  • Christian BARBIER : animateur
  • Christian BARNARD : Chirurgien, 1ère transplantation cardiaque 1967
  • Christian BERGSTROM : tennisman
  • Christian BERNADAC( 1937) : journaliste
  • Christian BONNET : politicien
  • Christian CABROL : Professeur de médecine
  • Christian Cannabich : compositeur allemand
  • Christian CARRERE : rugbyman
  • Christian Charrière : écrivain français
  • Christian CLAVIER( 1952) : Comédien
  • Christian DANNER : pilote de formule 1
  • Christian DARROUY : rugbyman
  • Christian DAURIAC : journaliste
  • Christian Dior : couturier et parfumeur français
  • Christian Doppler : physicien autrichien
  • Christian D'ORIOLA : Escrime
  • Christian HANOTEL : Jockey
  • Christian IVALDI : Pianiste
  • Christian JAQUE( 1904) : cinéaste
  • Christian KAREMBEU : footballeur
  • Christian LACROIX : Couturier
  • Christian Lange : jurisconsulte norvégien, prix Nobel de la Paix 1921
  • Christian LOPEZ( 1953) : footballeur
  • Christian MARIN : acteur
  • Christian MARQUAND : acteur
  • Christian Maudet : dit ChristianJaque, cinéaste français
  • Christian MILLAU : journaliste
  • Christian MORIN : animateur
  • Christian PINEAU : politicien
  • Christian QUIDET : journaliste
  • Christian RANUCCI( 1954) : Condamné
  • Christian RUUD : tennisman
  • Christian SARRON : Moto
  • Christian SLATER : acteur
  • Christian SYNAEGHEL : footballeur
  • Christian VADIM : Comédien
  • Christian ZUBER : cinéaste

Christian année par année

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