Le prénom cesar Masculin

Origine :

Fête :

15 Avril

Signification de cesar

Interdit par l’Église catholique au VIIe siècle, car considéré comme païen, le prénom César retrouva peu à peu sa popularité d’antan à la Renaissance. Ce prénom présente surtout une connotation révolutionnaire. Peu attribué aux nouveau-nés entre les années 1940 et 1980, César a enregistré une hausse de popularité au cours des trois dernières décennies. Depuis, ce prénom a été plutôt bien accepté par les jeunes parents. César est à la fois timide, réservé et introverti. Il redoute le monde extérieur et s’éloigne instinctivement de celui-ci. Il possède malgré tout une forte personnalité, complétée par une détermination à toute épreuve. Son dévouement pour ses proches fait de lui un ange gardien qu’il vaut mieux ne pas s’éloigner. César possède des qualités naturelles sur lesquelles il peut compter pour avancer sereinement dans la vie. Les dérivés du prénom César les plus proches sont : Cézar, Césare, Césaire, Césair, Césarie, Césarin et Césarino. Plusieurs personnalités connues du grand public ont également porté le prénom César pendant des siècles. Parmi ces personnages figurent entre autres l’ancien dictateur romain Jules César, le sculpteur français César Baldaccini, le nageur brésilien César Augusto Cielo, l’ancien footballeur international brésilien César Sampaio et le footballeur espagnol de Chelsea CF César Azpilicueta.

Personnalité de cesar

Heureux de vivre, ce sont des êtres gais et optimistes. Leur enthousiasme est entraînant, ce qui explique qu'ils ont toujours beaucoup d'amis. S'ils savent s'amuser, ils n'en sont pas moins travailleurs et efficaces quand il le faut. Doués d'une bonne imagination, ce sont des conteurs nés. Sincères, spontanés, on peut leur faire confiance sans réserve.

Provenance du prénom cesar

Histoire de cesar

Etymologie de cesar

Les cesar célèbres

  • César BAGARD( 1639 - 1709) : sculpteur habile, connu des artistes français sous le nom de Grand César, na- quit à Nancy, le 27 mars 1639. Disciple de Jaquin, qui travailla longtemps à Paris, Bagard y suivit son maitre et exécuta, entre autres ouvrages, deux, figures allégoriques représentant la Force et la Vertu, qui furent placées sur l'arc de triomphe dressé en 1659 pont- le mariage de Louis XIV. Il revint ensuite en Lorraine, où il demeura jusqu'à l'époque de sa mort, arrivée à Nancy en 1709. Ses restes furent déposés aux Minimes de cette ville. On connait de lui : 1° un buste de Louis XIV qui ornait l'ancienne porte royale de Nancy, construite par ce monarque en 1673 ; 2° le tombeau de Jean Rousselot, dans la pa- roisse StEpvre de Nancy, représentant JésusChrist à table avec les disciples d'Emmaüs ; 3° deux Génies ailés placés aux Minimes de Nancy, sur le tombeau de George - Affricain de Bassompierre; 40 deux statues colossales, l'une de Ste. Thérèse, l'antre de St. Jean de la Croix, aux Carmes de Nancyl; 50 dans la même église, une Vierge soutenue par des anges, surmontant l'autel NotreDame du MontCarmel ; 6° le devant d'autel de cette chapelle sculpté en bois et représentant la nativité de JésusChrist ; 7° le tombeau de Porcelets de Naillane, i / le à l’église du collége de Nancy ; 80 un Christ, vrai chefd'oeuvre de l'art, élevé sous l'arcade ',du choeur de l'église StSébastien de Nancy ; 9. quatre statues colossales au noviciat des jésuites de Nancy; 10° une Vierge audessus de la porte d'entrée du couvent des religieuses de SteElisabeth de Nancy ; 11. un Christ de petite dimension ; 12° les apôtres i Si. Pierre et St. Paul, en pied, mais de petite dimension ; 15° Hercule enfant ; 14° un crucifix ; 15° une Sainte Famille; 16° une Vierge en bois de SteLucie ; 17° une statue de Si. Pierre, dans le cloître des ,Cordeliers de Nancy ; 18° un Ecce homo de grandeur naturelle , dans une chapelle, près. SauxurelezNancy ; 19° plusieurs ouvrages de sculp- turc d'un fini admirable décoraient aussi la chartreuse de Bosserville; mais la révolution a fait disparaître presque toutes les compositions de César Bagard. — Le génie de ce sculpteur lui a survécu dans la personne de son fils , mort jeune à Nancy en 1712, et dans celle de JacobSigisbert Adam, son élève. BN. ej
  • César BAGLIONE( 1500 - 1590) : peintre , naquit à Bolo- gne, au commencement du 16* siècle, et mourut vers 1590. 11 fut compétiteur de Crémonini, qui s'était fait une réputation par ses décorations de théâtre et ses ornements de plafond. Baglione entendait mieux le paysage que Crémonini , et avait un p plus hardi et plus prompt, et des idées plus étendues et plus variées. César travailla beaucoup a Parme. On remarque les peintures qu'il laissa dans le palais ducal ; elles sont toutes en rapport avec le lieu qu'il devait orner de fresques. Dans un Garde- manger, il a peint toutes sortes de comestibles, et des hommes qui les préparent pour un repas ; dans un Four, tous les ustensiles de la boulangerie ; au- dessus d'un Lavoir, des blanchisseuses de tout âge, j troublées par mille accidents singuliers. Baglione aurait dû ne pas abandonner ce genre, dans lequel il était supérieur ; mais il voulut se livrer à l'étude des ornements en grand et des arabesques, qu'il ne savait ni bien concevoir, ni bien exécuter. Ses es- sais en ce genre lui attirèrent beaucoup de sarcas- -4 mes de la part des Carrache, qui llorissaient dans le même temps. Cet artiste fut le maitre de LioneLlo Spada, de Dentone et de Pistnelli. Spada est celui de ses élèves qui s'est acquis le plus de gloire
  • César BARONIUS( 1538 - 1607) : cardinal, appelé le Père des Annales ecclésiastiques, naquit le 50 octobre 1538, à Sora, dans la terre de Labour, au royaume de Naples, fut un des premiers disciples de St. Philippe ysont insérées dans les divers endroits auxquels elles appartiennent. Il est fâcheux que l'exécution typographique ne réponde pas à l'importance de l'ouvrage. On a de ce savant cardinal le Martyrolog iu m roman , avec des notes, Rome, 1586 Cette édition, quoique moins exacte que celle de la même ville, en 1600, et de Paris, en 1607, est recherchée des curieux, à cause de quelques fautes échappées à l'auteur, qui, pour cela, en avait retiré tous les exemplaires qu'il avait pu recueillir : ce qui l'a rendue rare. On donne sur les autres éditions de Rome, quoique revues par l'auteur, la préférence à celles d'Anvers, parce que le P. Rosweide y a joint deux anciens martyrologes qui ne sont point dans les autres
  • César BERTHIER( 1765 - 1819) : frère du précédent, né à Versailles le 9 novembre 1765, fut comme lui, dès sa jeunesse, destiné à la carrière des armes. Nommé officier dans un régiment d'infanterie lorsque la révolution commença, il devint bientôt adjudant général. Employé en cette qualité à l'étatmajor à l'armée d'Italie dès que son frère en devint le chef, il n'y 1esta que peu de temps. En janvier 1802, il fut nommé inspecteur aux revues, ce qui était une retraite peu honorable et prématurée. Il fut remis néanmoins en activité peu de temps après, et nommé général de brigade et chef d'étatmajor de la place de Paris. Ce fut en cette qualité qu'il présenta les troupes de la garnison au premier consul, au com- mencement de 't801, et qu'il lui prêta serment à la fin de la même année. En 1810, il adressa une pro- clamation aux habitants du Valais, où il comman- dait un corps de troupes; fut créé bientôt après général de division, comte de l'empire, et remplaça Menou dans le gouvernement du Piémont ; il fut en- suite commandant à Corfou. En 1809, il fut nominé intendant de la maison que l'on avait formée mal- gré lui au pape Pie VII, retenu prisonnier à Savone. Comme le pontife refusa toute espèce de traitement, et que l'on voulait cependant avoir au moins l'air de lui en faire un, on chargea César Berthier de rece- voir pour lui 100,000 francs par mois, et lion était bien assuré, a dit Bourrienne, que la somme serait dépensée par cet homme prodigue. Lorsque Pie VII tut amené à Fontainebleau, César Berthier alla re- joindre son frère à la grande armée, et lui rendit quelques services. 11 parait cependant que, sur le champ de bataille, sa bravoure se démentit quelquefois, car, si l'on en croit l'auteur de la notice qui précède l'édition des Mémoires de Courier, cet officier, ayant cru voir que dans une affaire .César Bert?ier n'avait pas montré une bravoure tout à fait romaine, effaça le lendemain, sur un fourgon qu'il vit passer, le nom de César, et dit au conducteur : « Va dire 'à ton maitre qu'il peut continuer à s'ap« peler Berthier, mais pour César, je le lui dé« fends . » Suivant toujours l'exemple de son frère Alexandre, César Berthier se soumit pleinement aux Bourbons en 1814, et fut créé chevalier de StLouis, le 24 octobre même année. Cependant il ne fut pas employé sous le gouvernement royal, et. mourut à Grosbois , chez sa bellemère, la princesse de Neufchâtel, le 18 août 1819, par suite d'une attaque d'apoplexie qui le fit tomber dans l'eau après dîner, au moment où il montait sur un bateau, pour s'y promener avec une ;nombreuse compagnie
  • César BORGIA : duc de Valentinois , second fils naturel d'Alexandre VI, et d'une dame romaine nommée Vannozia. Elevé dans un siècle où chaque petite cour était une école d'immoralité, de fausseté et de perfidie, où la fréquence des crimes politiques en avait presque effacé la honte , où les traités ne donnaient plus de garantie , les serments n'inspiraient plus de confiance , il érigea le crime en système, et porta l'impudence et la mauvaise foi à un degré inconnu jusqu'à lui. Beaucoup de princes ont répandu plus de sang que César Borgia , beaucoup ont exercé des vengeances plus cruelles, ont ordonné des supplices plus atroces ; cependant le nom d'aucun homme n'est entaché d'une plus grande infamie; mais la voix publique a été juste envers lui : les autres monstres ont été entraînés par leurs passions; Borgia a tout calculé, jusqu'à la férocité, rapportant tout à lui , sacrifiant tout à son seul intérêt, ne connaissant la morale, la religion, le sentiment, que comme autant d'instruments qui pouvaient le servir, et qu'il brisait dès dual s'en trouvait gèné. Son père ayant été élu pape , le 11 août 1i92, le revètit de la pourpre, dans une promotion de cardinaux, le 20 septembre de l'année suivante. Alexandre VI avait obtenu du roi d'Espagne le duché de Gandie pour Jean, son fils aine ; il avait marié le plus jeune , Geoffroi , à une fille naturelle d'Alphonse , duc de Calabre ; leur soeur, Lucrèce Borgia, déjà mariée et divorcée, épousa Jean Sforce, seigneur de Pesaro ; un neveu du pape , nommé Jean Borgia , fut fait cardinal , et toute la famille d'Alexandre VI fut appelée aux honneurs et à la puissance. Cependant le roi de France, Charles VIII, entreprit la conquête de l'Italie , et lit son entrée à Rome. Alexandre VI, réduit à traiter avec lui, donna César Borgia pour gage de ses engagements; mais Borgia s'échappa peu de jours après du camp du roi français, et l'embarras où celuici se trouva bientôt l'empêcha de tirer vengeance du pape ou de son fils. Les premières gràces d'Alexandre VI étaient accordées à son fils aîné , le duc de Candie , auquel il donna , en 1497, le duché de Bénévent, avec les comtés de Terracine et de PonteCorvo. On assure que César Borgia en conçut mie extrême jalousie ; et comme le duc de Gandie , huit jours après l'investiture qu'il avait reçue, fut assassiné et jeté dans le Tibre, l'opinion publique accusa César Borgia de ce fratricide. Cependant son père ne parut pas même en avoir conçu le soupçon ; il permit à César de déposer la pourpre, afin d'entrer dans la carrière militaire, et il l'envoya l'année suivante en France, pour porter à Louis XII des bulles de divorce , et des dispenses de mariage que ce monarque désirait avec ardeur. Louis embrassa l'alliance du pape avec empressement. 11 récompensa Borgia de la condescendance que son père avait eue pour lui ; il lui accorda le duché de Valentinois, la paye d'une compagnie de cent hommes d'armes, et une pension de 20,000 livres ; surtout il lui promit de le seconder dans les conquêtes en Italie que Borgia méditait déjà. Le nouveau duc déploya en France un faste que n'égalait celui La maladie de Borgia, au moment où il avait le plus besoin de toute son activité et de toute sa présence d'esprit, causa sa ruine. Ce n'est pas qu'il ne sût encore s'assurer la possession des trésors d'Alexandre VI , rassembler à Rome ses soldats, et resserrer son alliance avec la cour de France ; mais tous ses ennemis prenaient partout les armes contre lui. L'élection de Pie III se fit sans qu'il y concourût, et ce pontife étant mort au bout de vingtsix jours , le conclave lui donna pour successeur l'ennemi le plus acharné des Borgia, le cardinal Julien de la Rovère, qui prit le nom de Jules II. Les Orsini cependant avaient taillé en pièces les soldats du duc de Valentinois ; les Vénitiens pénétraient en Romagne , et appelaient les peuples à la révolte, au nom des anciens seigneurs de cette province. Borgia , toujours malade, s'était réfugié dans le chàteau StAnge : ce fut là que Jules II le fit arrêter. Il voulait l'engager à livrer au saintsiége les forteresses qui lui étaient demeurées en Romagne ; mais Borgia trouva dans les commandants de ces places plus de fidélité qu'il ne méritait ; il fallut le solliciter et le menacer pendant une année entière , avant d'obtenir de lui un ordre que ses châtelains voulussent executer. Enfin il acheta la liberté en livrant toutes ses forteresses, et Gonzalve de Cordoue , à qui il demanda l'?ospitalité, lui promit de le faire passer en France ; mais, au moment oléine où il s'embarquait, Gonzalve le fit arrèter, le 27 mai 1504 , et l'envoya prisonnier en Espagne, où Borgia fut retenu deux ans dans le château de Medina del Campo. Il réussit enfin à s'échapper, et il se réfugia auprès de Jean d'Albret, roi de Navarre , son beaufrère. Il fit avec lui la guerre aux Castillans, et fut tué le 12 mars 1507, d'un coup de feu, devant le château de Viane , où on l'ensevelit sans. honneur. Il ne lui restait plus alors Une seule des possessions qu'il avait acquises par tant de crimes. Les moeurs de Borgia étaient excessivement corrompues ; on l'accusa, aussi bien que son père et son frère , d'inceste avec sa soeur Lucrèce. D'ailleurs il était sobre , et ne se livrait jamais au plaisir de manière à compromettre le succès de ses projets ambitieux. 11 aimait et protégeait les lettres; luimètne il faisait des vers , et il possédait une éloquence persuasive , qui séduisait encore ceux qui se tenaient le plus en garde contre ses tromperies. Machiavel, dans son livre du Prince, a pris César Borgia pour modèle ; il ne pouvait en effet choisir un héros qui inspirât une plus grande horreur. Un maitre célèbre nous a conservé les traits de Borgia dans un tableau que l'on voit à Florence. Sa vie est écrite par Tomasini
  • César BRISSIO : en latin BRLXIIIS, historien du 16' siècle, était de Césène dans les États de l'Église. Ayant employé ses loisirs à rassembler des 41 matériaux pour l'histoire de sa patrie, il les publia sous ce titre : Relazione dell' antica e nobile cilié di Cesena, Ferrare, 1598 Ce volume, rare et recherché, a été traduit en latin par FrançoisMarie Farrini. Cette version a été recueillie par Pierre Burrnann, continuateur de Grfflvius, dans le t. 9 du Thesaurus Anliquitat. Italiœ. WS.
  • César BUQUET ou BUCQUET : meunier de l'hôpital général de Paris, à qui il a rendu des services importants pour le perfectionnement des moutures. Il imagina, pour l'économie, dans les maisons de charité, la mouture des pauvres, dite à la lyonnaise, et il en résulta un pain de meilleur goût, plus substan- tiel, et, pour l'hôpital, l'épargne de 5,000 setiers par année. Les preuves de ce fait sont consignées dans les registres de cette maison , et l'abbé Ban- deau en a reproduit le calcul dans ses Ephérnérides. On y voit que César Bucquet a fait gagner par jour 11,200 livres de farine , qui font au moins 1,600 li- 'Pres de pain. On ne connaît ni l'époque de la naissance de Bucquet ni celle de sa mort , arrivée dans les premières années de ce siècle ; on sait seulement qu'il a publié les ouvrages suivants : 1° Manuel du charpentier des moulins et du meunier, 1775 Cet ouvrage a été rédigé par Edme Beguil- let sur les matériaux que lui fournit Bucquet. Il fut réimprimé en 4791 sous le titre de Manuel du nieunier et du constructeur de moulins lig. 20 Traité pratique de la conservation des grains, des farines, et des étuves domestiques, Paris, 1783 fig. 3. Mémoire sur les moyens de perfection- ner les moulins el sur la mouture économique, Paris, 1786 avec cette épigraphe : Mulla paucis. Ce mémoire , mis au concours que fit naître la question proposée par l'académie sur le perfectionnement des moulins, obtint l'accessit , et fut imprimé sous le privilège de cette compagnie. Bueguet était membre de la société royale d'agriculture de Paris
  • César CAMPANA : gentilhomme de la ville d'Aquila, dans le royaume de Naples, mort en 1606 dans un âge avancé, fit de l'histoire sa principale étude. Il a publié : lo lstoria del mondo dal 1570 al 1596, Venise, 1591, 1599, 2 vol. ibid., 1607 : cette histoire commence à la fondation de Rome. 2° Alberi delle Famiglie, cite hanno signa- reggiato in Manlova, Mantoue, 1590 5° Delle Famiglie di Baviera, e delle Reali di Spagna, Vérone, 1592 4° Vita del re Filippo II, Vicence, 1608, 2 parties et avec un supplément d'Augustin Campana, son fils, Venise, 1609, 5 parties 5' Storia delle guerre di Fiandra, Vicence, 1602 Cette histoire s'étend de 1559 à 1600; elle fut réimprimée en 5 part., Vicence, 1622 6° Assedio et Riaquisto di Anversa nell' anno 158t, Vicence, 1595 7G Compendio istorico delle guerre successe ira christiani e Turchi e Per- siani sin' all' anno 1597, Venise, 1597 — Albert CAMPANA , dominicain de Florence, mort le 24 septembre 1639, a publié une traduction italienne de la Pharsale de Lucain, en vers libres, Venise, 1Q40
  • César CAPORALI( 1531 - 1601) : né le 20 juin 1531, à Pérouse, d'une famille originaire de Vicence, membre de l'académie des insensati, fut un des poètes italiens qui se distinguèrent le plus dans la satire burlesque. Il écrivit de meilleur goût, et surtout avec plus de décence qu'on ne le fait communément dans ce genre. Après d'excellentes études, il se rendit à Rouie, et s'attacha successivement à trois cardinaux : Fulvio de la Confia, dont l'humeur brusque et dif- fiche ne lui permit pas de rester longtemps auprès de lui ; Ferdinand de Médicis, bientôt après granddue de Toscane, et Octave Aquaviva. Ce dernier le lit gouverneur d'Attri, ville de l'Abruzze, et duché appartenant à sa famille; mais, quoique trèsheureux avec lui, Capotah i se trouva encore plus libre auprès d'Ascagne, marquis de la Cornia, petitneveu du cardinal, et il y resta jusqu'à la fin tic. sa vie. Il mourut de la pierre, à Castiglione, près de Pérouse, en 1601, après avoir longtemps souffert avec patience, et nième sans perdre de sa gaieté. Ses satires, à l'exception de deux capitoli sur la cour, della Corte, et de deux autres contre un pédant, sont des poèmes en action. Le premier est son- Voyage du Parnasse, suivi d'un autre moins considérable intitulé : Avis du Parnasse . Dans un autre poème, il feint que les obsèques de Mécène sont cé- lébrées tous les ans sur le Parnasse, et la description de ces obsèques, Esequie di illecenate, est, pour lui, un nouveau cadre satirique qu'il remplit d'une manière aussi piquante que le premier. Celuici lui donna l'idée d'un autre poème, dont la vie entière de Mécène est le sujet. Cette vie y est arrangée selon la fantaisie du poète, et c'est encore uniquement un moyen d'amener toutes les gaietés satiriques qui lui viennent à l'esprit; mais c'est une satire un peu longue : ce poème n'a pas moins de 10 chants. Enfin les Jardins de Mécène sont un dernier petit poème conçu dans le inème esprit et écrit avec la mème originalité. La Vita di Mecenate fut publiée après la mort de l'auteur, par Antimo Caporali, son fils, Venise, 4604, petit Ces poésies, qui se dist surtout par la facilité, l'élégance et par un respect pour les mœurs auquel l'auteur manque raveinent, ont été réimprimées plusieurs fois. On cite ordinairement comme la première édition de ces poésies celle qui parut sous ce titre : Raccolta di al- cune rime piacevoli, Parme, 1582 mais ce petit volume ne contient que le Voyage au Par- nasse, les Obsèques de Mécène et les- deux capiloli della Corte. Le reste du volume est rempli par des poésies du méme genre et de différents auteurs. Il est inutile de citer les nombreuses éditions de celles du Caporali ; la meilleure et la plus complète est celle de Pérouse, 1770 sous le simple titre de Rime. On a faussement attribué au Caporali deux comédies, il Pazzo, ou plutôt /o Sciocco, et la Ber- ceuse : ce sont deux comédies de l'Arétin, la Corti- giana et la Talanta, tronquées et défigurées, impri- mées à Venise la première sous le titre de lo Sciocco, en 1628; la seconde sous celui de la Ni- neita, en 4604. Elles ont été portées, sous ces deux titres, dans plusieurs catalogues de comédies ita- liennes. Baillet, n'entendant point apparemment le nom de Ninetta, qui est l'abrégé de Catarinetta, l'a tendu par la Berceuse ou l'Enfant bercé, qui n'y a pas le moindre rapport, et les dictionnaires qui prennent leur érudition dans Baillet l'ont répété d'a- près lui. G—É•
  • César CLÉMENTINI( 1500 - 1624) : historien, né vers la fin du 16e siècle, à Rimini, d'une famille patricienne, consacra sa vie à rassembler des matériaux pour composer l'histoire de sa ville natale. 11 fut créé chevalier de St7Ettenne , et remplit diverses charge? publiques. 11 mourut le 9 tuai 1624, et fut inhumé Dans ta Méthode pour étudier l'histoire deLenglet- nufresny, t. 2, p. 449 de l'editit? on lit Gin. pour Cao. di S. Ste/ ano. Cette faute d'impression suffit peut- être pour donner utt jour nais .auceà tut Ccsar Cl islorico della fonda: ion ri Lunghi pie, e de' magistrati di Rimino ; elle conlent la liste chronologique des membres du conseil •celésiastique, avec leurs armoiries, depuis 1504 jus- ju'à l'époque où écrivait Clémentini, et, en outre, ! 0 récit des principaux événements arrives à Rimini usqu'en 1538, année de la mort de Sigismond Maatesta, dernier seigneur de cette ville
  • César CRISPOLTI( 1500 - 1606) : historien de Pérouse, était nd dans cette ville au 16' siècle. 11 s'appliqua d'abord à l'étude du droit et reçut le laurier doctoral dans la double faculté de jurisprudence. Ayant embrassé l'état ecclésiastique, il obtint un canonicat de la eathédrale,et consacra ses loisirs la culture lettres. Prince ou président de l'Académie des Ir nsensati, dont il était un des fondateurs, il y lut plusieurs dissertations et des vers trèsapplaudis. L'histoire de sa ville natale l'occupa plusieurs années d'une manière exclusive. Il en avait composé les trois premiers livres, lorsqu'il mourut en 1606. Complétée par son neveu, qui se nommait comme lui César Crispolti, cette histoire fut publiée sous ce titre : Perugia Augusta deseritta, Perouse, 1648 Elle est rare et recherchée. Dans le recueil des lettres de M.Ant. Bonciario , on en trouve plusieurs de Crispolti; d'autres sont dispersées dans différents ouvrages. Crispolti a laissé manuscrits : 1° un livre de Poésies italiennes ; 2° des Dissertations, dont quelquesunes ont été publiées en 1628, par L. Ciambini. Pour plus de détails, on peut consulter l'Athenœum Perusinum du P. 01
  • César CRÉMONINI( 1550 - 1631) : philosophe péripatéticien, né à Cento dans le duché de Modène, en 1550, fit ses études à Ferrare, y reçut le doctorat, et commença en 1579 à y enseigner publiquement la philosophie. Il fut appelé en 1590 à Padoue pour exercer le même emploi. Ce fut avec un tel succès que ses honoraires, qui n'étaient d'abord que de 200 florins, allèrent toujours croissant, et qu'en 1629 ils s'élevaient à 2,000. 11 mourut de la peste, dans cette ville, en 1631, à l'âge de 80 ans. Sa renommée était si grande que des princes et des rois voulu•ent avoir son portrait, et prirent souvent ses avis dans les affaires les plus importantes. Il est vrai que ses leçons, qui étaient reçues avec une admiration générale lorsqu'il les donnait de vive voix, ne parurent plus les mêmes au grand jour de l'impression. Elles furent promptement oubliées après sa mort, et l'on ne parla plus même de ses erreurs. On en avait fait un grand bruit pendant sa vie. Sa vénération pour Aristote et pour Alexandre d'Aphrodisée, qu'il préférait à tous les autres commentateurs du Stagyrite, faisait qu'en expli. quant leurs systèmes, il paraissait les embrasser et les défendre, et, par exemple, être persuadé qu'on ne pouvait pas démontrer par la raison seule l'immortalité de l'âme ; on l'accusa donc d'être ennemi de ce dogme, et quelquesuns même le soupçonnèrent d'athéisme. 11 fallait tout simplement exiger de ses accusateurs qu'ils lui démontrassent si bien par la seule raison le premier point, qu'il ne trouvât rien à leur répondre dans Aristote, ni dans Aphrodisée; il fallait aussi leur faire prouve, que la première opinion négative entramne nécessairement la seconde; on n'en fit rien, et l'on st borna, tandis que Crémonini vécut et continua d, professer avec le même éclat, à répéter qu'il étai' matérialiste et athée. Il suffit, pour être persuade du contraire, de le voir occuper paisiblement la même chaire publique pendant un si grand nombre d'années, et jusqu'à la fin de sa vie. Aussi de, écrivains, àssurément trèsorthodoxes, tels que Barotti, Fontanini, Apostolo Zéro, Tiraboschi, ontils fait l'apologie de Crémonini , et ontils laissé an\ obscurs ennemis de la raison le soin de répéter ch dictionnaire en dictionnaire, les bruits Monmien\ dont ce philosophe fut l'objet. Ses ouvrages sont en latin, mais dans le latin dur, obscur et barbare de l'école. Les historiens des universités de Ferrare et de Padoue en donnent le catalogue. Il n'y en a pas un que l'on puisse lire aujourd'hui. CréMODilli St' délassait de ses études philosophiques et des tra- Illftdu professorat eu cultivant les muses toscanes et il est resté de lui quatre pièces ou Fables pastorales, dont la plus connue a pour titre Aminta e Clori ou le Pompe Funebri, Ferrare , 1591 ; les autres sont : Il Iiitorno di Damne, ou La Sempogna di Mirtillo; Clorindo e Iranien), et Il Nus- ciment° di Venezia. Fontanini, dans sa Bibliothèque italienne, n'a cité que la première; il en a pris occasion de répéter contre l'auteur des calomnies qui sont plus déplacées, à propos d'une pastorale que partout ailleurs, et c'est à ce sujet qu'Apos! tolo Zéno a pris trèsvivement la défense de Crémonini
  • César DUCHI( 1500) : en latin Duchus ou de Ducibus, né à Brescia, dans le 16° siècle, exerçait la profes- sion d'avocat. Son goût le portait vers la poésie, et il la cultiva avec succès. Le petit nombre de pièces qu'il a laissées, annoncent un esprit facile et orné. Taygeti en a inséré, plusieurs dans son recueil intitulé : Carmina prœstantiorum Poetarum , ex quam- plurimis selecta numquam edita, Brescia, 1565 On en trouve d'autres dans le volune qui a pou. titre : Occultorum academicorum Cal- mina, Brescia, 1570 enfin on en a recueilli quelquesunes dans le tome 1" des Delicke Poetarum italo- rom de Gruter, et dans le tome 4 des Carmina illustrium Poetarum italorum. Duchi était en commerce de lettres et d'amitié avec les savants de son temps, et il passait pour l'un des principaux ornements de l'Académie des Occuni. On ignore les autres circonstances de sa vie.—Duan , de Brescia, a publié un poème divisé par octaves, intitulé la Scaccheide, Vicence, 1586 et 1607 Ce n'est point, dit Tiraboschi, une traduction du poëme de Vida, sur les Echecs. Duchi a développé son sujet avec plus d'étendue, et est entré dans plus de détails.—Ducni ou Ducci , en latin Duccius, né à Pistoie, est auteur de plusieurs ouvrages estimés : i ° Trattato della no- biltà, dell' infamia e della precedenza, Ferrare, 1603 ; 20 de Elocutione libri duo, Ferrare 1600 ; 3° Oratione ( encrais, Ferrare, 1600 C'est un recueil d'oraisons funèbres en ita lien ; on cite celle du Tasse comme la meilleure. I Ars historica, Ferrare, 1604 Tiraboschi parle avec éloge de ce Traité sur la manière d'écrire l'histoire; mais Lenglet Dufresnoy prétend que l'ouvrage ne tient pas ce que le titre promet
  • César DUPLEIX : était natif d'Orléans. Après la mort tragique de Henri 1V, les ennemis des jésuites les désignèrent publiquement comme les auteurs de l'assassinat dont Ravaillac as ait été l'instrument. Le P. Cotton, connu pour avoir été le confesseur du monarque, crut devoir justifier sa confiance en adressant à la reinemère une lettre déclaratoire de la doctrine des jésuites, quo l'écrivain rapprochait adroitement de celle , traduit en latin, vendu en foire de Francfort, et répandu dans l'Europe 'entière. Les jésuites se réunirent pour en publier la réfutation dans tontes les langues. On leur répondit, et l' An tiCotton produisit une guerre de plume qui perd aujourd'hni son mérite, mais que de part .t d'autre on poussa dèslors avec le plus grand acharnement. Les contemporains varient sur le premier auteur de tant de débats théologiques et littéraires. Les uns attribuent l'Anti-, auteur de la Bibliothèque de Fleury, obtint aussi les honneurs du soupçon. Tous se trompaient; le véritable père de l'Ardi- Coiton était César Dupleix, seigneur de fOrmoi et de Chilly, en Orléanais, qui, après avoir pris ses degrés dans l'université d'Orléans, s'était fait recevoir avocat et suivait à Paris le barreau. Dupleix, pour mieux se déguiser en publiant son ouvrage, renverse les lettres initiales de ses noms, en les annonçant par P. D. C. La Monnove, dans son édition des fui( ements des savants, de Ballet, a mis à profit les notes fournies par Jacques de Givès et Perdoux de la Perriere, qui tous deux avaient examiné de près In point. contesté. Il pouvait ajouter que les détails minutieux dans lesquels entre l'auteur de l' Anti- Cation sur un projet d'établissement des jésuites à Orléans, prouvent évidemment que les faits s'étaient passés sous ses yeux ; d'ailleurs il soulève une partie du voile sous lequel il se cache, en avouant que sa morale et ses expressions sont plus celles d'un jurisconsulte que d'un théoloOen. César Dupleix vécut obscur et tranquille jusqu'eu 1641, époque de sa mort. 1; AntiCotton a esté réimprimé plusieurs fois sous tous les formats, et particulièrement lors de la suppression des jésuites. 11 nous reste encore de Dupleix un plaidoyer en faveur d'unprêtre qui, pour justifier son mariage, citait les lois précédemment rendues en faveur du calvinisme. Le prêtre, cependant, perdit son procès
  • César FANTETTI( 1660) : graveur italien, né à Florence , vers 1660, vint s'établir à Rome, où il grava trentesept sujets de la Bible de Raphaël, Les autres morceaux de cette suite , et qui sont supérieurs à ceux de Fantetti , sont d'Aquila. On a de lui aussi la Mort de Ste- Anne, d'après André Sacchi ; ce même tableau a été gravé par Frey. Il a gravé encore plusieurs frises et basreliefs antiques et différentes autres pièces d'après des mitres italiens. Fantetti ne gravait guère qu'à l'eauforte ; son faire est facile , annonce du goùt, mais il est ordinairement assez incorrect
  • César FEDRICI : voyageur vénitien, quitta sa patrie en 1563 pour aller aux Indes. 11 aborda à Tripoli de Syrie , se joignit à Alep à une caravane, descendit l'Euphrate depuis Bir jusqu'à Bagdad, qu'il appelle Babylone, et après avoir touché à Ormus, il parcourut pendant dixhuit ans les mers de l'Inde jusqu'à Malacca. Il ne poussa pas ses courses au delà de cette ville. Il fit un long séjour au Pégou , et y retourna même plusieurs fois. On voit par la relation (le Fedrici qu'il était commerçant. Après avoir éprouvé tour à tour la bonne et la mauvaise fortune, il songea à revoir sa patrie pour y jouir du fruit de ses travaux. Il retourna par mer d'Ormus à Bassora , et de Bagdad à Alep par le désert. Il s'embarqua à Tripoli pour la terre sainte, passa quatorze jours à Jérusalem, alla à Jaffa, ensuite à Tripoli, et débarqua à Venise le 5 novembre 1581. Ayant bien goûté, ditil, la satisfaction d'être heureusement (le retour dans sa patrie , il résolut de décrire , le plus brièvement qu'il lui serait possible, toutce qu'il avait observé de curieux dans ses voyages , de donner (les détails instructifs sur tous les objets de commerce qui se trouvent aux Indes, et d'y joindre des avis pour ceux qui voudraient faire le même voyage. Il publia en conséquence , en italien, l'ouvrage suivant : Voyage â l'Inde orientale et au delà, dans lequel sont contenues des remarques sur les usages et les moeurs de ces pays , et sont décrites les épices , les drogues , les perles et pierreries qui en viennent , etc., Venise , 1587, un vol. Cette relation se trouve aussi dans le tome 3 du Recueil (le Ramusio ; elle est traduite en anglais dans le tome 9. de Hackluyt , et dans les Asiatic Aliseellanies , t. ler. Fedrici ne donne un itinéraire suivi de son voyage que jusqu'à son arrivée à la côte de Malabar et vers la fin de ses courses. Il parle en général des pays qu'il a vus, et dit accidentellement qu'il est allé à tel ou tel lieu , en rapportant quelquefois la date de son séjour. On ne peut qu'approuver cette manière de narrer ; car les affaires de son négoce l'ayant conduit plusieurs' fois dans les mêmes lieux , il fût , en suivant une marche opposée à celle qu'il a tenue, tombé dans (les répétitions fastidieuses. Ce n'est pas au reste la seule preuve de bon sens qne l'on trouve dans son livre. Tout en entretenant le lecteur de ses aventures personnelles, il n'en dit néanmoins que ce qui est nécessaire pour soutenir l'intérêt de la narration. Il ne raconte pas de fables , écrit avec beaucoup de candeur, et présente des renseignements trèscurieux sur tons les sujets qu'il annonce dans le titre de son ouvrage. II eût mérité, dans le temps où il parut, les honneurs de la traduction en notre langue; aujourd'hui encore sa lecture fournira des documents précieux aux personnes qui s'occupent de recherches relatives au commerce et à la géographie de l'Inde
  • César ESTE : duc de Modène et de Reggio , fils d'un. fils naturel d'Alfouse I", régna à Modène de 1597 à 1628. Quoique Alfonse , père de César, ne fût pas légitime, on croyait qu'après sa naissance Alfonse Fr avait épousé Laura Eustochia, sa mère; il lui avait fait porter le nom de la maison d'Este, et il lui avait fait épouser Julie de la Rovère, fille du duc d'Urbin. César, né de ce mariage, était considéré depuis quelque temps comme l'héritier présomptif des deux duchés , et à la mort de son cousin Alfonse H, le 27 octobre 1597, il fut élu et proclamé duc par les magistrats de Ferrare. Mais Clément VIII , qui occupait alors le siége pontifical, se hàta , dès qu'il apprit la mort d'Alfonse de déclarer tous les fiefs ecclésiastiques de la maison d'Este dévolus au StSiége, par l'extinction de la ligne légitime. Cependant Ferrare avait été érigée en duché en faveur de Borso d'Este, qui était bàtard, et la maison d'Este tenait ses droits bien moins des investitures du StSiége que des élections du peuple. JeanFrançois Aldobrandin, neveu du pape, marcha ensuite sur Ferrare avec vingtcinq mille hommes de mauvaises milices pontificales , et César, qui n'avait ni résolution ni caractère, ne sut tirer aucun parti des ressources d'un État avec les forces duquel Alfonse Fr avait lutté vingtcinq ans contre trois papes guerriers. 11 demanda immédiatement à traiter , et cédant làchement à l'Église Ferrare et tous ses fiefs ecclésiastiques , il se retira, le 13 janvier 1598 , à Modène , et il ne conserva de l'ancien héritage de sa famille dans l'État de Ferrare que les palais et les campagnes qu'elle y possédait. Après ce honteux accord, lorsque le pape vint prendre possession de Ferrare , César s'avança audevant de lui jusqu'à Rimini pour lui baiser les pieds. En retour de tant d'humiliations, il obtint le chapeau de cardinal pour son frère Alexandre. Heureusement que l'empereur ne contesta point à César le droit de succéder dans les fiefs impériaux de sa famille ; mais les Lucquois lui disputèrent la Carfagnane, province dépendante de la maison d'Este depuis l'année 1429. Le duc de Modène eut à cette occasion deux guerres à soutenir contre la république de Lucques, en 1602 et 1613 ; elles furent terminées par l'arbitrage de la cour d'Espagne , en rétablissant les anciennes limites . César d'Este avait épousé Virginie de Médicis, dont il eut six enfants. Ce prince manquait de résolution et d'habileté ; mais il avait en revanche une douceur , une clémence et un amour de la paix qui le rendirent cher à ses sujets. 11 mourut le 11 décembre 1628. — ALFONSE HI, son fils alné , qui lui succéda , avait épousé en 1608 Isabelle de Savoie , et la perdit en 1626. Ce prince, dont le tempérament était violent et emporté , faisait redouter à ses sujets un gouvernement dur et tyrannique, Mais son carac- tère fut changé par la mort de sa femme, qu'il aimait avec passion , et à peine avaitil régné six mois, que, faisant son testament, il céda le duché de Modène et de Reggio , le 2.1 juillet 1629, à François , son fils aîné ; il pourvut d'apanages ses quatreautres fils, et use retira dans un couvent du Tyrol, où il prit l'habit de capucin, sous le nom de frère JeanBaptiste de Modène. Il y donna, depuis et jusqu'à la fin de sa vie, des preuves éclatantes de son zèle , de sa piété et de sa vertu
  • César GALLUS : neveu du grand Constantin et frère de Julien , échappa au massacre de la famille impériale qui signala les premiers jours du règne des fils de Constantin. La jeunesse de Gallus se passa dans de continuelles alarmes, et sous une surveillance ombrageuse. Cependant en 351 l'empereur Constance le créa césar, lui donna en mariage sa soeur Constantine, et le chargea de combattre les Perses, qu'il défit en plusieurs rencontres. Gallus continua de gouverner l'Orient, fut nommé deux fois consul : mais son pouvoir dégénéra bientôt en tyrannie, et ses vices se développèrent avec violence. Vain, arrogant, soupçonneux, cruel, il désolait l'Orient par ses vengeances, et s'immolait les plus nobles victimes. Sa femme Constantina rivalisait de fureurs avec lui Antioche voyait chaque jour proscrire quelque citoyen illustre. Clematius d'Alexandrie, Théophile , gouverneur de Syrie, périrent ainsi sous divers prétextes. Constance, informé des excès de Gallus, dissimula d'abord son ressentiment, tout en formant le dessein de le perdre; 'et l'imprudent césar courut audevant de sa vengeance en faisant périr le préfet Domitien et le questeur Montius, deux créatures de l'empereur. Constance, poussé à bout, manda Gallus et sa femme, en leur écrivant les lettres les plus flatteuses. Constantina mourut en route. Gallus hésitait : un de ses officiers, nommé Scudilon, qui le trahissait, dissipa ses inquiétudes. Arrivé à Pettau , dans la Norique , il y fut arrêté par le comte Darbation , et conduit dan s un chariot près de Pola, en Istrie. Constance, excité par ses favoris, chargea deux hommes dévoilés, Eusèbe et Pentade, d'interroger Gallus et de lui faire son procès. Gallus eut la tète tranchée en 354, dans la 29e année de son âge. Les complices de ses crimes furent punis; et peu s'en fallut que Julien son frère ne fùt enveloppé dans sa disgrâce. La mort de Gallus délivra l'empire d'un monstre qui en eût égalé les plus odieux tyrans
  • César GERMANICUS( 738) : vint au monde vers l'an de Rome 738. Il était fils de Drusus Nero Germanicus et d'Antonia la Jeune. Il est probable qu'il naquit à Home, et qu'il y fut élevé sous les yeux de sa vertueuse mère. 'l'ibère son oncle l'adopta pour fils. Germanicus fit ses premières armes à l'âge d'environ vingt ans ; il eut un commandement en Dalmatie , province alors révoltée contre les Romains, et se couvrit de gloire dans des circonstances difficiles. La guerre finit par l'entière soumission de ce pays. L'année suivante , Germanicus passa dans la Pannonie, qui était aussi en pleine révolte, et il y eut de grands succès. Les ornements du triomphe et les honneurs de la préture furent sa récompense. En 763, Auguste le lit élever au consulat sans qu'il eût exercé les fonctions de préteur. Cet empereur affectionnait Germanicus, qui était son petitneveu et le mari d'Agrippine sa petitefille ; peu de temps avant sa mort il lui donna une grande marque de confiance en le plaçant à la tète de huit légions stationnées sur les bords du Rhin. Ces forces imposantes, jointes aux secours puissants des alliés et à la faveur publique, rendirent Germanicus un sujet d'inquiétude pour le soupçonneux Tibère quand celuici fut parvenu à l'empire. La position du jeune césar devint plus critique encore par les mouvements que la nouvelle de la mort d'Auguste causa dans les armées. La révolte commença par les légions de Pannonie ; celles que commandaitGermanus étaient divisées en deux corps; celui Sorte de couleur qui sert à affaiblir les teintes. du haut Rhin avait pour chef Silius, et celui du bas Rhin Cécina. C'est dans ce dernier corps que la sédition éclata avec fureur ; l'esprit général d'indiscipline se cachait sous des plaintes, des réclamations, des prétentions ; le temps était venu, disaiton, de bâter les congés des vétérans, . D'un autre côté, l'ennemi, instruit de ce qui se passait, menaçait d'une invasion si l'on quittait le bord du fleuve. Tout balancé, on s'arrêta au parti de supposer une lettre de Tibère qui accordait le congé absolu après vingt ans, et la vétérance après seize, en restant sous le drapeau ; on acquittait le legs d'Auguste et on le doublait. La vingt etunième et la cinquième légion vou- ' lurent être payées sur l'heure.; il fallut que leur général épuisât sa bourse et celle de ses amis pour les satisfaire. Il se rendit ensuite auprès des légions du haut Rhin pour recevoir leur serinent ; elle les prêtèrent, et eurent part sans l'avoir demandé aux mêmes faveurs que les autres. Germanicus était de retour vers les troupes qu'il avait calmées, quand un incident y fit de nouveau éclater la révolte. Des députés du sénat arrivent, aussitôt les soldats se persuadent que ces députés viennent révoquer les grâces qu'ils ont extorquées. Us accusent Munatius Plancus, chef de la députation, d'être l'auteur d'un sénatusconsulte rendu contre eux. Vers le milieu de la nuit ils viennent en foule à la maison de leur général, en enfoncent la porte, et le forcent à leur livrer le drapeau ; ils courent ensuite dans les rues, insultent et veulent massacrer les députés, qui, au premier bruit, étaient accourus vers Germanicus. Plancus échappe avec peine à la mort. Quand le jour eut paru, Germanicus entra dans le camp des mutins en leur apprenant le sujet de la députation, il leur reprocha, avec l'éloquence de la douleur, l'atrocité de leurs violations, l'infamie de leurs excès ; il profita d'un instant de calme ou de stupeur pour renvoyer les députés sous une escorte. Dans cette crise, tout le monde blâmait Germanicus de ne point se retirer auprès des troupes du haut Rhin, où il aurait trouvé de l'obéissance et du secours contre les rebelles. On s'étonnait qu'il retint au milieu de ces furieux sa femme et son fils . Il balança longtemps, consentit enfin au départ d'Agrippine et l'y décida. Ce départ, les gémissements, les lamentations des femmes, frappent les oreilles et les yeux des soldats ; ils voient l'épouse de leur général se mei t en marche sans aucun appareil, sans autre cort, _ que des femmes ; ils apprennent qu'elle se gie chez des étrangers. Dans ce moment, la hou la pitié, des souvenirs touchants, tant de vert dans Agrippine, tout les émeut; ils courent api elle et arrêtent sa marche, un plus grand nom, retourne vers Germanicus. Ce général saisit le ni. nient, et les harangua avec une force et un path, tique qu'il faut voir dans Tacite. Ce discours op, une révolution entière ; les soldats s'empressent d'arrêter les plus séditieux, et se rendent euxmêmes les instruments de la justice qui en est faite à l'instant par un lieutenant de la première légion. Germanicus ne s'opposa point à ces exécutions. L'ordre rétabli de ce côté, il restait beaucoup à faire contre la férocité de la cinquième et de la vingt et unième légion qui étaient en quartier d'hiver à soixante milles de là. C'était par elles qu'avait commencé la révolte et que les plus grands excès avaient été commis; mais, sans effroi et sans remords , elles persistaient dans leurs emportements. Germanicus équipa une flotte sur le Rhin et s'avança contre elles pour les combattre s'il y était forcé. Ses troupes étaient débarquées, et tout était prêt pour le châtiment des rebelles ; mais, espérant qu'ils s'en chargeraient euxmêmes à l'exemple des autres légions, il voulut différer. 11 écrivit à Cécina, leur chef, qu'il arrivait avec des forces imposantes , et que si les soldats ne faisaient euxmêmes justice des plus coupables personne ne serait épargné. Cette lettre communiquée aux officiers et à la plus saine partie des légionnaires, le jour fut fixé pour faire main basse sur les pervers obstinés dans leur rébellion. Les soldats qui étaient dans le secret eurent seuls la direction du châtiment; le lieutenant et les tribuns ne s'en mêlèrent point. Germanicus, qui s'était éloigné , arriva peu de temps après que l'exécution eut lieu. Le tableau de son camp lui tira des larmes. Bientôt la férocité des légionnaires change d'objet : ils veulent tous marcher à l'ennemi pour expier lem fureur. Germanicus profite de cette ardeur des soldats ; il jette un pont sur le Ithin, et le passe avec 12,000 hommes des légions, cent vingt cohortes des alliés et huit corps de cavalerie. L'armée romaine fut bientôt en présence des ennemis sur le territoire des Manses; elle les surprit, et mit tout à feu et à sang dans un espace de cinquante milles. A la tète d'une partie de ses troupes, Germanicus fondit sur les Cattes, qui ne l'attendaient pas; leur capitale fut brûlée et tout le pays ravagé. Les vainqueurs eurent ensuite à faire de plus grands efforts : Arminius, le plus terrible ennemi des Romains dans la Germanie, appelle contre eux toutes les nations aux armes. Il parvient à soulever les Chérusques et toutes les peuplades voisines. Dans sa ligue il entraîne Inguiomar, son oncle, général distingué. Pour diviser des forces si considérables , Germanicus envoie Cécina et d'autres lieutenants avec des troupes se porter sur divers points. Les Bructères sont mis en fuite et taillés en pièces ; on pénètre jusqu'aux extrémités de leur pays. Près de là se trouvait la foret de l'eutberg , où l'on disait que Varus et ses légions étaient restés sans sépulture. Le général romain éprouva le désir et le besoin de rendre les derniers devoirs au chef et aux soldats. Toute son armée partagea ce pieux sentiment ; on pénétra dans les profondeurs de la foret, guidé par quelques témoins du désastre qui avaient échappé au carnage ou aux fers. Tout fut reconnu autant qu'il pouvait l'are. Enfin , après un laps de six ans, les ossements de trois légions furent inhumés par toute l'armée. Germanicus posa le premier du gazon sur le tombeau qu'on éleva. Occupé de son grand objet, il se mit à la poursuite , entre le Veser et . Les Grecs le reçurent avec les honneurs les plus recherchés. De là, gagnant l'Eubée, il traversa Lesbos, visita une partie de la Thrace, et pénétra par la Propontide jusqu'à l'embouchure de l'Euxin , curieux de connaltre les lieux intéressants par leur antiquité et leur renommée. Les ruines d'Ilion attirèrent à leur tour ses regards. Ce fut dès son séjour à Athènes que Pison, qui était pour ainsi dire à la poursuite du consul, commença à exécuter son projet de l'insulter. A son occasion, il prodigua aux Athéniens les outrages et les reproches les plus sanglants. Accélérant ensuite sa navigation à travers les Cyclades, il atteignit Germanicus à Rhodes. Celuici n'ignorait pas à quelles persécutions il était réservé, mais il mettait tant . fl quelques rpqraiumes un ln grouse dans k recueil intitulé Carme. j'aube Leurre.. Cohourx. 1717.„ petit la sue de Gerstanseus a été t'ente par tic licaufort Leyde, 17.11, petit Germanicus est le héros et le titre de trois tragédies
  • César GROLLIER( 1510) : en latin Glorierius , né vers 1510, fut emmené très jeune à Rome par son père, et le pape Clément VII voulut se charger de sa fortune. Son éducation avait été soignée; il possédait des connaissances variées, et surtout il s'exprimait en latin avec autant d'élégance que de facilité. Le pontife mourut avant d'avoir pu assurer son sort, mais il lui laissa des protecteurs puissants, et après avoir exercé différents emplois, Grollier fut fait secrétaire des brefs. Il épousa , avec la permission de Jules 111, une riche héritière de Florence, et de ce mariage il eut deux fils. Alexandre, l'aîné, annonçait le plus de dispositions, et devint l'objet de tous ses soins. Les progrès de cet enfant furent trèsremarquables , et lorsqu'il eut terminé son cours de droit, il soutint durant trois jours, et avec de grands applaudissements, des thèses dont il dédia le recueil au saint cardinal Charles Borromée. Ce premier succès lui mérita la bienveillance de Pie IV , qui lui donna une place de référendaire, et peu après il entra à la chambre apostolique. Il se distingua dans ses fonctions par sa capacité, son amour de la justice et sa fermeté extraordinaire. Un jour le cardinal Guastavilla , neveu de Grégoire XIII et son camérier , apporta à la chambre une décision relative aux clercs et à leurs priviléges. Alexandre lui prouva qu'elle était contraire aux canons; mais il soutint son sentiment avec une chaleur qui déplut au cardinal , peu habitué à être contredit. Le pape approuva le ressentiment de son neveu, et le laissa mattre de la punition : elle fut terrible. On dépouilla sous de faux prétextes Alexandre et son père de leurs emplois, leurs biens furent confisqués , et ils couraient risque l'un et l'autre de périr comme des criminels, si les cardinaux Hippolyte d'Este et Ferdinand de Médicis ne leur eussent fourni les moyens de se rendre secrètement à Florence, où ils se tinrent cachés tant que vécut Grégoire XIII; mais, après la mort de ce pape, ils revinrent à Rome , obtinrent la révision du jugement rendu contre eux, furent déclarés innocents de tous les crimes qu'on leur imputait, et rétablis dans leurs biens ainsi que dans leurs dignités. Alexandre , toujours inflexible dans ses principes , ne tarda pas à se faire de nouveaux ennemis , et mourut de chagrin vers 1594. On ignore la date précise de la mort de César Grollier, mais on sait qu'il vivait encore en 1582. On a de lui : Historia expugnotce et direptce urbis Rome per exercitum Caroli U, imperatoris, die sexto maii 15627, Clemente pontifice, Paris, Cramoisy , 1637 Dans la dédicace à Jean Gvollier, son père, il déclare qu'il a reçu de lui la naissance , l'éducation et tout ce qu'il possède, quoique par les lois il n'eût droit à rien. L'ouvrage, suivant Bonamici, est plutôt d'un rhéteur que d'un historien. C'est à tort que les auteurs de la Bibl. hist. de France annoncent qu'on trouvera une notice sur Grollier dans le livre de Bonamici, De Glaris epistol. scriptoribus. Ce biographe ne lui a consacré qu'un article trèscourt et fort insignifiant; mais on ne lira pas sans intérêt l'éloge qu'Erythrceus a fait de César Grollier et de son fils Alexandre, dans sa Pinacotheca imaginum illustrium. Ws
  • César JARDIN( 1772) : naquit à Lisieux , en 1772, de parents qui tenaient un des plus beaux hôtels garnis de la ville, et qui donnèrent à leur fils une éducation soignée, dont une mémoire heureuse et des dispositions naturelles le firent profiter. Ses sentiments répondirent à son éducation. Atteint par les lois de la réquisition , il entra dans le cinquième bataillon du Calvados, qui avait été envoyé dans la Vendée. Ayant vu chez ses parents quelquesuns des chefs contre lesquels on l'envoyait combattre, il quitta bientôt les républicains pour passer dans les rangs opposés. Il avait quelque teinture du mécanisme de l'imprimerie , et s'offrit comme pouvant travailler à la composition des écrits royalistes et des proclamations qui se faisaient au quartier général des Vendéens. Les circonstances ayant changé les idées après la révolution du 9 thermidor, il vint à Paris, et fit dans les journaux divers articles , où l'on remarquait de l'esprit et de la facilité. Bientôt il fut attaché à la rédaction du Courrier républicain , journal qui n'avait de républicain que le titre, et qui professait les opinions royalistes les plus prononcées en attaquant les républicains et ce qu'on appelait alors les terroristes. Barras fut surtout l'objet de ces attaques, et il s'en irrita au dernier point. C'était, si l'on peut le dire , la mouche qui pique le lion, comme dans la fable de la Fontaine; car Barras en rugissait dans son palais du Luxembourg. Il attribua ces sorties , dont tout Paris s'amusait, à l'abbé Poncelin, propriétaire de cette feuille. Soit qu'il se trompât sur l'auteur véritable, soit qu'il voulût se venger de la liberté que celuici laissait à. Jardin , Barras ne recula pas devant un odieux guetapens. Il aposta des a!guazils qui s'attachèrent aux pas de Poncelin , et saisirent une occasion de s'emparer de sa personne pour le conduire au Luxembourg dans les appartements de Barras, qui lui fit donner une correction des plus sanglantes et telle que jamais écolier n'en avait reçu de pareille ; puis on le rejeta tout meurtri dans la rue. Les journaux parlèrent longuement de cette indignité, pour la flétrir comme elle le méritait ; mais l'auteur, alors l'un des membres les plus influents du directoire, échappa à toute punition. Les royalistes euxmêmes ne purent s'empêcher de rire entre eux de cette bizarre vengeance. Barras n'en fut que plus maltraité ; car dans ce temps, qu'on a justement appelé l'dge d'or de la pensée, tout se disait : on n'avait pas besoin de cet entortillage, de ces circonlocutions auxquelles on est obligé de recourir aujourd'hui. On disait sans le moindre détour Merlinpotence , juges bourreaux, lâches régicides, et ceux qui étaient ainsi désignés ne pensaient pas à demander des réparations aux tribunaux, qui d'ailleurs ne leur en auraient pas donné. On recevait et l'on se renvoyait les épithètes les plus blessantes, sans se mettre plus en peine des suites que de la vérité ; c'était l'esprit du temps. Quand, en 1804, Georges Cadoudal appelait Thuriot Tue- roi, il ne faisait que répéter ce que les journaux avaient dit librement à une autre époque. C'est à la faveur de cette liberté, on peut dire illimitée, qu'on Vtnt à bout de renverser le directoire, dont au reste peu de personnes voulaient. Il tomba sous les coups de la presse bien plus encore que sous ceux de Bonaparte , qui trouva les esprits préparés à la chute de ce gouvernement. Mais avant son renversement, cette puissance directoriale, devenue ridicule, fit un dernier effort pour prolonger sa déplorable existence, et cet effort fut le 48 fructidor. Barras n'oublia ni Poncelin ni Jardin, et tous deux furent compris, avec une vingtaine de députés, dans le décret de déportation à la Cuianr. Jardin fut assez heureux pour échapper à cette mesure , il se cacha ; mais lorsque le temps eut calmé les irritations , et que Bonaparte eut pris le pouvoir, il lui fut permis de se rendre à Vile d'Oleron avec les Siméon, les Dumolard, les VillaretJoyeuse, les Boissyd'Anglas, les Muraire, les Don. merc, etc. , dans la société desquels il ne put que trouver des avantages et perfectionner une éducation qui n'avait pas toujours eu une trèsbonne direction. On assure qu'il existe de lui une correspondance où la biographie des hoinmes avec lesquels il a passé le temps de sa déportation à d'Oleron est présentée d'une manière fort piquante , et où il juge avec assez de bonheur et une grande finesse ses compagnons d'infortune"' Si elle parait un jour, on y verra que ceux à qui— la renommée a donné un certain éclat sont sujets aux mêmes faiblesses que le vulgaire. Mais reportonsnous à une époque antérieure à la révolution de brumaire, qui fit de Bonaparte un premier consul et bientôt un empereur, à une époque antérieure même au 18 fructidor. Jardin , dont les opinions n'étaient pas équivoques, désira que les républicains lui donnassent euxmêmes un certificat de royalisme. Dans cette vue, il pria l'auteur. de cet article de faire insérer dans l'Ami des lois, journal rédigé alors par un ancien moine devenu député, nommé Poultier, une lettre où furent supposés divers actes de royalisme qu'on attribua à Jardin, (lui pouvait bien en avoir fait quelquesuns, mais non pas ceux qui renfermaient en euxmèmes une sorte de honte. La lettre parut dans le journal que nous venons de citer, le 6 avril 1797; Jardin la trouva trop forte, et à cette occasion répéta le mot du régent : Tu me dégoises trop. Après le 18 fructidor, Jardin s'était rendu librement à Ille d'Oleron, comme les autres déportés à qui cette ile fut assignée pour lieu d'exil : il en sortit avec eux , et revint à Paris. Mais il survécut peu à ce retour. Des maladies, causées par son inconduite , le forcèrent d'entrer à l'hospice des Capucins, où l'art fut impuissant pour lui rendre la sauté. Après six mois de souffrances, y mourut en 1802. Ceux qui l'ont connu rendent justice à son courage et à ses talents, qui auraient fait de lui un bon écrivain et un zélé défenseur de la monarchie.
  • César MAGATI( 1579) : chirurgien italien , naquit à Scandiano ddans le Modenèse) en 1579. Après s'ètre fait recevoir docteur à l'université de Bologne il se rendit à Rome, où il se livra à des travaux anatomiques et suivit avec assiduité la pratique des chirurgiens les plus distingués, Il revint de là dans sa patrie , où il exerça quelque temps son art, et accompagna ensuite à Ferrare le marquis de Bentivoglio. Les cures heureuses que Magati obtint par une méthode entièrement opposée à celle que suivaient les vieux praticiens de cette ville excitèrent d'abord leur jalousie, et bientôt leur haine. Mais il ne tarda pas à les désarmer en faisant preuve du savoir le plus profond dans les examens qu'ils exigèrent de lui, et auxquels il se soumit volontiers. Nommé professeur en 1613 , Magati se vit bientôt entouré de nombreux élèves. Une maladie grave, à laquelle il avait failli succomber, ayant affaibli sa santé , il 'voulut renoncer à l'exercice de son art, et chercha le repos dans la vie monastique. Entré dans l'ordre des capucins, où on lui donna le nom de P. Liberat de Seandiano , il ne put réussir à y ensevelir ses talents et sa réputation: réclamé de toutes parts, il céda enfin aux instances de ses concitoyens , et reçut de son ordre une obédience qui lui permit de porter les secours de son art dans les principales villes d'Italie. Atteint de la pierre , Magati se rendit à Bologne, pour y subir l'opération de la taille, aux suites de laquelle il succomba en IVO.. Nous avons de lui :11° De rares medicatione ruiner= seu de vulneribus raro trartandis, libri duo, Venise , 1616 ; ibid. , 1676 ; traduit en allemand, Leipsick , 1733.42 vol. L'auteur, après avoir reconnu dans la pratique que l'air est souvent nuisible aux plaies, s'élève avec force contre l'abus des pansements trop fréquents, et condamne en même temps l'usage des tentes et des plumasseaux dont on avait l'habitude de bourrer les plaies. Il a contribué aussi à détruire l'opinion alors presque généralement accréditée de la vénénosité des plaies d'armes à feu. 2. Trac- talus quo rara vulnerunt curatio defenditur contra Sennertum, Bologne, 1637 ; trad. en allemand , 1733. Cette apologie , qui parut sous le nom de JeanBaptiste Magati , dans son ouvrage intitulé : Considerationes mediea, quibus potiores dillieultates in praxi contingentes expenduntur, Venise , 1636 , , et Bologne, 1737 est attribuée par Denis Sancassano à César luimême, qui, ayant embrassé la vie monastique , n'osait pas s'engager ouvertement dans la polémique. On la trouve dans l'édition de Venise de 1676.— Jean- Baptiste MAGATI, dont on vient de citer les Considerationes mediroe, exerça la médecine avec distinction à Scandiano et à Reggio , et mourut dans cette dernière ville le 31 décembre 1658. — Son fils, Prosper MAGATI, né à Reggio en 16112, et mort le février 1729, écrivit la Vie de son oncle, insérée dans la Bibliot? era de Manget , et divers ouvrages conservés en manuscrits dans la bibliothèque ducale de Modène, à laquelle ils furent donnés par Ant. Vallisnieri, neveu de César Magati. On peut voir, pour plus de détails, la Bibliotheea Modenese de Tira boschi P
  • César OUDIN : fils d'un grand prévôt du Bassigny, fut élevé à la cour de Henri IV, qui n'était encore que roi de Navarre. La connaissance qu'il avait des principales langues de l'Europe le rendait digne de figurer parmi les hommes instruits dont le prince aimait à s'environner. Oudin fut accrédité auprès des princes protestants d'Allemagne ; Henri le chargea d'autres missions diplomatiques, et continua de l'employer utilement dans le cours des guerres civiles. En i597 , il lui donna la charge de secrétaireinterprète pour les langues étrangères. Ondin mourut le ter octobre 1625. Ses principaux ouvrages sont : 1° une traduction de Don Quichotte, Paris, 1639, 2 vol. qu'a fait oublier celle de Filleau St- Martin , quoique beaucoup moins exacte; 2° Recueil de sentences et de proverbes, traduit du castillan, 1614 3° un Dictionnaire espagnol et un Dictionnaire italien, refaits depuis par son fils ; 4° une Grammaire italienne, Paris , 1615 5° une Grammaire espagnole, Rouen, 1675 L'une et l'autre contiennent des corrections et des additions d'Antoine Oudin
  • César RASPONI( 1615 - 1675) : cardinal , célèbre par sa piété et son talent pour les négociations, naquit en 1615 à Ravenne d'une maison alliée aux principales maisons de l'Italie. Sa mère, restée veuve fort jeune, ne voulut point se remarier Il Voici en quels termes un archéologue distingué, M. de Clarac, apprécie cet ouvrage: s Répertoire trèsutile qui con-« tient une liste de quinze mille huit cent trentetrois pierres gra-« vées, antiques et modernes ; les jugements sont assez sains; le « style est barbare, souvent inintelligible. Les citations sont peu id exactes; celles empruntées aux auteurs grecs sont misérable-« ment estropiées. Les planches, d'un dessin et d'une exéctiu tion détestables , ne donnent pour ainsi dire aucune idée des pierres. afin de soigner l'éducation de ses enfants et surtout celle de César, qui montrait déjà les plus heureuses dispositions; elle le conduisit à Rome où il fit ses études d'une manière distinguée. Il n'avait que quatorze ans quand il fut désigné pour réciter en public des harangues et des pièces de vers, suivant nu usage qui se conservait en Italie. Sur les éloges qu'on faisait du jeune orateur, le pape Urbain VItl témoigna le désir de l'entendre. Il prononça dans la chapelle du Vati- can le panégyrique du B. Louis de Gonzague en latin , puis en hébreu ; et le pape , charmé non moins de son érudition que des grâces de son débit, lui donna une abbaye. Après avoir terminé ses premières études, la philosophie, les lettres, l'histoire et les antiquités l'occupèrent tour à tour ; mais il fut obligé d'interrompre ses recherches numismatiques pour se livrer à l'étude du droit canonique , et bientôt après il reçut le laurier doctoral dans les deux facultés. Pourvu, dès l'âge de vingt et un ans, d'une prébende de la collégiale de StLaurent in Damas°, il l'échangea dans la suite contre un canonicat de StJean de Latran , et il devint archiviste de ce chapitre. Ses talents, joints aux avantages de sa naissance, lui procurèrent des emplois importants; il les remplit avec tant de zèle et de prudence, qu'il se maintint dans la faveur du pape Innocent X, quoique k pontife fût mal disposé pour les Barberins. César lit en 1649 k voyage de Paris pour tra- vailler à la réconciliation du cardinal Fr. Barbenu , son parent, avec la cour de Rome, et il eut le bonheur d'y contribuer. Il fut confirmé dans tous ses emplois par le pape Alexandre VII, dont il avait mérité depuis longtemps l'estime et la conliance. Il rendit des services signalés dans sa place, en préservant Rome de la peste et de la famille qui désolaient le royaume de Naples et menaçaient d'envahir les Etats de l'Eglisc. Il eut la plus grande part aux négociations que nécessita l'insulte faite à l'ambassadeur de France par la garde corse vo y. . CRÉoui et RÉGNIER DES MARAIS) , et finit par terminer les différends qui s'étaient élevés à ce sujet. L'habileté qu'il avait montrée dans cette affaire lui mérita la barette, qu'il reçut en 1666 . Clément IX, en arrivant au pontificat, nomma le cardinal Rasponi gouverneur du duché d'Urbin. L'affaiblissement de sa santé, qu'il crut occasionné par l'air de cette ville, l'ayant bientôt obligé de revenir à Rome, il allait donner la démission de cette place; niais le pape la refusa dans l'espoir qu'il ne tarderait pas à se rétablir. Cependant son état ne lit qu'empirer, et après avoir supporté pendant plusieurs années de vives douleurs, il mourut le 21 novembre 1675 à l'âge de 60 ans. Le cardinal Ras- Les Ravennais témoignèrent leur reconnaissance au pape Alexandre VII en lui élevant une statue en bronze sur la place principale de leur ville, en 1673. Une inscription, qu'on lisait sur le piédestal, indiquait les bienfaits que cette cité avait reçus du pontife ; le plus grand , aux yeux des Ravennais , était d'avoir créé Rasponi cardinal. poni fut inhumé dans l'église de StJean de Latran, où l'on voit son tombeau près de celui qu'il avait élevé à sa mère, qui ne l'avait précédé que de cinq ans dans la tombe. C'est à son neveu, son héritier, qu'on doit la fondation de l'hospice des catéchumènes. Outre quelques opuscules, on a de ce prélat : De Basilica et patriar- chio lateranensi libri quatuor, Rome, 1656 ligures , ouvrage curieux, mais pour la rédaction duquel l'auteur a beaucoup profité des recherches de Panvinio . 11 a laissé en manuscrit des harangues; un peme qu'il adressa au pape Urbain VIII, pour le remercier du don qu'il lui avait fait d'une abbaye, intitulé Princeps hieropoliticus; des Rime serie et facete; le journal de son voyage en France en 1619; des mémoires de sa vie; un recueil de sentences extraites de la sainte Ecriture et des Pères, etc. On trouve des détails dans Ginanni, Scrittori Ravennati, t. 2, p
  • César RIBIÉ : ), comédien, directeur de théâtres et auteur dramatique dans le genre subalterne, est un de ces hommes qui, satisfaits d'être parvenus à certain degré de fortune et de réputation , semblent avoir pris à tâche ou avoir eu besoin de cacher leur origine. En effet, nous n'avons pu trouver nulle part le lieu ni la date de sa naissance, et ce n'est que d'après son ancien camarade, Mayeur de StPaul , que nous rapporterons quelques détails relatifs à ses premières années. C'est dans ses deux volumes de l'Espion du boulevard du Temple, imprimés à la vérité sans nom d'auteur, en 1781 et 1783, que Mayeur l'a traité assez mal. Ribié n'a pas dû l'ignorer, et le silence qu'il a gardé avec ce trop véridique ami, l'indulgence dont il a toujours usé envers lui prouvent que, n'ayant rien à dire pour sa justification, il avait jugé plus prudent de vivre en paix avec un homme dont il fut longtemps encore le camarade. Ribié, né vers 1755, eut pour père un joueur de marionnettes. Après avoir essayé de divers métiers, il fut engagé au théâtre des Associés, que dirigeait alors Beauvisage, un des prédécesseurs de Prévost . En 1778, Ribié passa au théâtre des Grands danseurs du roi, fondé et dirigé par Nicolet ; mais il n'y fut d'abord que commissionnaire, aboyeur et vendeur de contremarques, qui lui servaient quelquefois pour voir une partie du spectacle. Comme il joignait à l'instinnt dramatique beaucoup d'intelligence et d'audace, il parvint au bout d'un an à être chargé de quelques petits rôles, et débuta par celui d'Arlequin dans le Grand , festin de Pierre, après avoir toutefois, par ordre du directeur, rendu ses hommages à l'acteur qui représentait don Juan et reçu ses conseils. Son inconduite l'aurait bientôt mis dans la nécessité de quitter le théàtre si Nicolet ne l'eût déjà regardé comme un sujet utile. Il reparut sur la scène dans On fait ce qu'on peut, de Dorvigny ; dans Pourquoi pas? ou le Roturier parvenu, de PlancherValcour , et les succès qu'il obtint déterminèrent Nicolet à l'engager pour quatre mille francs par an. Ribié devint bientôt un des meilleurs comiques des théâtres forains; mais sa conduite privée laissait à désirer sous plus d'un rapport. Bientôt il devint auteur dramatique en donnant au théâtre de Nicolet son premier ouvrage , le Bon seiyneur, ou la Vertu récompensée, drame en un acte, en prose, 1789 mais Mayeur l'accuse d'avoir volé cette pièce et d'avoir cherché à se justifier en s'appliquant le sens moral d'une fable de madame Favart, la Jeune fauvette, qui apprend à chanter en entendant le8 autres oiseaux. Du reste , Mayeur ne dit pas, et les almanachs des spectacles, les biographies et autres ouvrages, tels que le Monde dramatique, dans lequel M. Dumersan a donné une notice sur Ribié, ne nous apprennent pas quand et comment il avait pu devenir auteur dramatique, n'ayant reçu aucune éducation dans sa première jeunesse. Nous croyons qu'il n'a fourni que l'idée et Je plan des pièces représentées ou imprimées sous son nom, et que la rédaction en appartient à des collaborateurs inconnus. Il donna encore au théâtre de Nicolet : la Correc- tion villageoise, ou les Bons parents , pantomime en vers libres ; les Deux petites soeurs, 1784. En 1785, il donna Po lichinelle protégé par la fortune, en trois actes, et il y joua le premier rôle, avec la voix enrouée, au moyen de la pratique; en , pour le théâtre de la Cité. Ribié y jouait le jeune Inca, dans le genre pathétique. Il avait fait entrer dans le dialogue un grand nombre de vers de la tragédie des Scythes, par Voltaire, mais en escamotant fort adroitement les rimes. Il donna encore le Bombardement de la ville des Arméniens, ou les Princes infortunés, pantomime en trois actes; Prométhée, ou la Boite de Pandore, mélodrame imité de l'opéra de Voltaire; l'Atantageux, comédie en un acte, où l'auteur jouait parfaitement le premier rôle ; Ri- chard Coeur- de- lion, pantomime héroïque en trois actes, Rouen, 1788 Il remplissait en outre l'emploi des Arlequins depuis que Salé, qui les jouait s'était rendu entrepreneur du théâtre des Associés. Au printemps de 1791 , Ribié partit avec une troupe , dans laquelle figuraient Mayeur, Talon, les demoiselles Forest et StQuentin, pour aller tenter fortune dans les colonies françaises mais l'état de désorganisation où il les trouva ayant déjoué ses espérances, il revint au Havre à la fin de la même année , avec Talon et mademoiselle Forest, qu'il épousa depuis, et il obtint d'y donner quelques représentations. Faute d'acteur pour remplacer, dans Guillotin du Père- Durhéne , Mayeur, qui l'avait quitté pour aller à Bordeaux, Ribié confia ce rôle à Brunet, qui faisait alors partie de la troupe du Havre, et dont il fut si content qu'il l'engagea dans la sienne en payant un dédit au directeur BourdonNeuville, avec lequel il s'associa bientôt pour fonder à Rouen un théâtre des Variétés sur l'emplacement d'un ancien jeu de paume. Après avoir donné pendant six mois des représentations à Amiens et à Caen, il revint à Rouen, lorsqu'on eut achevé la construction de la nouvelle salle, dont l'ouverture eut lieu en février 1793 et fit tort aux recettes du grand théâtre. Doué d'une taille et d'une physionomie assez avantageuse, d'un organe sonore et flexible, et surtout de beaucoup d'audace et d'aplomb, Ribié avait la prétention d'égaler les premiers sujets du ThéâtreFrançais et de réussir dans les deux genres de la comédie : aussi le voyaiton jouer le Mi- santhrope et le Ménage du savetier, Alceste à la campagne et le Réveil du charbonnier. Malgré sort caractère ardent, il ne passa jamais pour démagogue; mais, dénoncé comme modéré, il fut forcé de se faire recevoir à la société populaire de Rouen , et de se joindre aux provocateurs de la fête funèbre, célébrée en novembre 1793, pour réhabiliter la mémoire de son camarade Bordier, pendu en 1789 dans cette ville, avec un jeune avocat de Lisieux , comme chefs d'une émeute . Ribié fit jouer à Rouen le Cachot de Beauvais, fait historique en un acte et en prose, 1794 Après le 9 thermidor, il fut dénoncé comme révolutionnaire : on envahit son théâtre, on demanda sa tète, on le chercha vainement partout. Il était caché dans le pli du rideau d'avantscène, qui ne se relevait qu'à moitié. Alors il rompit sa société avec BourdonNeuville , et revint à Paris , où il prit à bail en 1795 le théâtre de la veuve Nicolet, auquel il substitua le nom de théâtre d'Emulation à celui de théâtre de la Gaîté. Il eut pour principaux camarades Cammaille StAubin, Corsse, les demoiselles Tabraise et Forest. Il y donna avec le premier le Moine, comédie en cinq actes, en prose, 1797 pièce fameuse qui fit courir tout Paris; avec Gabiot de Salins, l'Enfant du bonheur, mélodrameféerie en quatre actes, 1797 qui n'eut pas moins de vogue en 1798, et lors- qu'il reparut, en 1805, sur le théâtre de la Cité. Ribié continua de jouer sur celui qu'il dirigeait les rôles comiques et à travestissement créés par Volange. En 1798, il entreprit de ressusciter le théâtre de la rue de Louvois, dont l'ouverture eut lieu le 16 avril par le Moine „ précédé d'un prologue joué par Corsse et Tiercelin. Il y créa d'une manière trèsoriginale le rôle de perruquier gascon, dans le Mariage du capucin de PelletierVolmeranges, et il y donna Marguerite , ou les Voleurs, drame en un acte, en prose, 1798 les Chinois, ou Amour et nature, pantomime dialoguée en trois actes, en prose, 1800 et avec d'autres collaborateurs, Kanko, pantomime, mais non pas le Chaudronnier de Saint- Flour, comédievaudeville qui n'est pas de lui et où il n'avait pas de rôle. Chargé de deux entreprises. Ribié avait encore pris celle de l'ElyséeBourbon pour y donner des fètes, et on le voyait arpenter Paris dans un brillant équipage attelé de deux chevaux blancs ; mais il ne tarda pas à éprouver la vérité du proverbe « Qui trop cm- Kosmouk, ou les diens à Marseille, comédie en cinq actes, en prose, traduite de Kotzebue et arrangée pour la scène française Kokoli , pièce trèsbouffonne ; en 1804 , Petis- Pot, ou les Bouchers et les charbonniers , parodie de Typpo- Saih, à trois à grand spectacle la Lampe merveilleuse, mélodrameféerie en trois actes en 1805, Geneviève de Bra- bant, mélodrame en trois actes Après une exploitation peu avantageuse , Ribié quitta le théâtre de la Cité, en 1806, et retourna à celui de la Gaîté, qui avait langui sous la direction de Coff et de Martin. Il en prit l'admi. nistration par un bail avec la veuve Nicolet, et y ramena d'abord la foule par ses mélodrames et ses féeries. Il y donna en 1806 Samson; ou la Destruction des Philistins, mélodrame en cinq actes, en vers, mis en scène d'après la pièce de Romagnesi ; la Femme sans tète et la tète sans corps, en trois actes, imité de l'italien en 1807 , le Pied de mouton, la Tète du diable et le Flambeau de l'amour ; 1808 , la Queue la Queue de lapin, mélodramearlequinade, féerie comique en trois actes, 1808 Mais, malgré les succès et l'intelligence de Ribié , ses frais de mise en scène, ses prodigalités et le désordre de sa conduite l'empêchèrent de remplir ses engagements avec la veuve Nicolet. Par suite d'un procès qu'il perdit, il vit son bail résilié à latin de 1808, et le théâtre de la Gaîté fut administré lipar Bourguignon , gendre de la propriétaire. IrAprès avoir éprouvé toutes les chances de la fortune, Ribié parut , diton , quelque temps sur le théâtre de la PorteStMartin; mais nous ne savons trop à quelle époque, car ce théâtre avait été l'un des spectacles supprimés par le décret impérial de 1807, et ne fut ouvert que passagèrement en 1810 et 1811, sous le titre de Jeux- Gymniques. Ribié y joua les Pointus, les rôles de Volange à travestissement, où il était inimitable; mais il n'y resta pas longtemps. Il joua aussi sans doute en province ; puis, possédé par le démon des entreprises, il partit avec une troupe pour les colonies françaises , et l'on n'a plus reçu de ses nouvelles. On croit qu'il mourut à la Martinique; mais on ne sait en quelle année, et ce n'est que dans l'Almanach des spec- tacles de Barba , pour 1834, qu'il est cité parmi les comédiens morts en 1830
  • César VERDIER( 1685 - 1759) : né à Morières , près d'Avignon , le ciîtrk juin 1685 , fit ses études dans sa patrie, puis se rendit à Montpellier, pour y apprendre la chirurgie. Après y avoir pris les leçons de Nissole et de la Peyronie , il vint à Paris , où il eut pour maîtres Duverney, Arnaud et Petit. Reçu maître en chirurgie en 1724, Verdier fut, en 1725, nommé démonstrateur d'anatomie aux écoles de chirurgie. Il excellait à préparer des pièces anatomiques et avait une volubilité de langue extraordinaire. Ses leçons étaient trèssuivies, et souvent il donna des secours pécuniaires à ceux de ses élèves qu'il savait être dans le besoin. Après vingtcinq ans de professorat, il se démit de sa chaire en faveur de J.J. Sue , oncle de P. Sue , et mourut quelques années après, le 19 mars 1759. On a de lui : 1° Abrégé d'anatomie du corps humain, 1725, 1729, 1739, 1752, 1759, 1764, 1768, 2 vol. Cette dernière édition est augmentée et corrigée par R. - B. Sabatier. Les éditions nombreuses de ce livre et plus encore la réimpression donnée par Sabatier déposent de son utilité et de son mérite pour le temps. Ce n'est toutefois qu'un extrait de l'anatomie de Winslow tiroy. ce nom), et il est presque oublié aujourd'hui, malgré le jugement favorable qu'en porte notre collaborateur Chaumeton, à l'occasion de la traduction allemande par Deisch , 2° Des notes dans l'édition de l'Abrégé de l'At des accouchements , par madame Bourgeois, 1759 ; 3° des mémoires, dans ceux de l'académie royale de chirurgie : Observations sur une plaie au ventre st sur une autre à la gorge ; - Recherches sur les hernies de la vessie. Morand pense que ce dernier morceau passera longtemps pour un chefdiceuvre. Le Dictionnaire historique de la Provence et Le Dictionnaire universel écrit MoWres; le Dictionnaire des sciences médicales, biographie. t. 7, dit Modières; nous avons suivi le Dictionnaire de la Provence et du convoi Venaissin (voy.C.F ACIIA RD; . du comtat Venaissin prétend que l'on attribue à Verdier un Traité de la phlébotomie , revu et corrigé par Martin. Le Traité de la phlébotomie et de l'artériotomie, par Martin , est de 1741 et nous n'osons nous en fier ici au Dictionnaire de la Provence, etc., qui fait évidemment erreur en donnant comme une édition de l'Abrégé de l'Anatomie de Verdier le Traité complet d'anatomie
  • César ZAROTTI( 1610) : médecin trèsestimable, né vers 1610 à Capo d'Istria, s'établit à Venise et s'y fit une réputation dans la pratique de son art. Aux connaissances médicales il joignait le goût des lettres, qu'il cultivait avec succès, et une érudition peu commune. Le silence de ses contemporains à son égard , silence qu'il serait difficile d'expliquer, ne permet pas de fixer avec certitude la date de sa mort, et ce n'est que par conjecture qu'on la place vers 1670. On a de lui 1° De angelorum pugna libri Ires, Venise, 1642 L'auteur dédia ce poëme au pape Urbain VIII. 2. M. Illartialis epigramma tum, medicoe aut philosophicce considerationis enarratio ; sive De medica llartialis tractatione co menteries, Venise, 1657 ouvrage rare et plein de recherches curieuses sur l'état de la médecine à Rome au temps de Martial ; 3° Cenfuria sacrorum epigrammatum , Venise , 1666
  • César Baldaccini : dit César, sculpteur français
  • César Borgia : duc de Valentinois, homme politique fourbe et cruel qui inspirera
  • César Cui : compositeur russe
  • César de Bourbon de Vendôme : fils naturel d'Henri IV, gouverneur du duc de Bourgogne
  • César de La Luzerne : cardinal-évêque de Langres et ministre d'État sous la
  • César Despretz : physicien français
  • César FRANCK : Compositeur français
  • César Pierre Richelet : lexicographe français
  • César Jules : Jules César est un ancien dictateur romain à la fois général, écrivain et homme politique.
  • César Augusto Acevedo : César Augusto Acevedo est un scénariste et réalisateur colombien.
  • César Sampaio : César Sampaio est un ancien footballeur international brésilien vicechampion du monde en 1998.
  • César Azpilicueta : César Azpilicueta est un footballeur international espagnol évoluant au poste de défenseur.

cesar année par année

Signe astrologique de cesar

Couleur de cesar

Pierre précieuse de cesar

Chiffre de cesar

Métal de cesar