Le prénom benoit Masculin

Origine :

Fête :

13 Décembre

Signification de benoit

Très populaire au Moyen Âge, le prénom Benoit a par la suite connu une période plus calme pour revenir en force au XXe siècle. Benoit est un homme responsable, calme et respectueux. Il se conforme aux règles établies et évite tous les conflits. Optimiste, il voit toujours le bon côté des choses et le meilleur des gens. Le prénom Benoit connaît de nombreuses variantes dont : Benedetto, Benito, Bennett, Benny, ou encore Ben. Nombreuses sont les personnalités célèbres qui se prénomment Benoit à l’exemple du Pape Benoit XVI, du réalisateur Benoit Jacquot, du footballeur Benoit Pedretti, de l’acteur et humoriste Benoit Poelvoorde ou encore du dessinateur de bandes dessinées Benoit Sokal.

Personnalité de benoit

De nature volontaire, autoritaires, ils savent ce qu'ils veulent et se font respecter. Extravertis, ils ont le sens des contacts et de la diplomatie. Optimistes, bons vivants, ce sont des meneurs d'hommes. Intelligents, souples d'esprit, ils s'adaptent à toutes les situations et ont de la répartie. Fidèles à leurs principes, ils sont d'une moralité irréprochable.

Provenance du prénom benoit

Histoire de benoit

Etymologie de benoit

Les benoit célèbres

  • Benoît ACCOLTI( 1415 - 1466) : jurisconsulte et historien, fut le premier de cette ancienne famille de Toscane qui se soit fait un nom dans les lettres. 11 naquit à Arezzo, en 1415, et fut d'abord professeur en droit à Florence. S'étant concilié l'estime des Florentins, il obtint les droits de citoyen, et fut élu, en 1459, chancelier de la république, charge qu'il occupa jusqu'à sa mort, arrivée en 1466. On dit qu'il avait une mémoire si prodigieuse, qu'après avoir entendu un ambassadeur du roi de Hongrie prononcer un discours latin devant les magistrats (le Florence , il le répéta tout entier mot pour mot. L'étude de l'histoire lui avait fait abandonner celle du droit. Il a laissé : I' de Bello a chrislianis contra barbaros geslo, pro Christi sepulchro et Judcea recuperandis, libri quatuor. Cet ouvrage ne renferme que la première croisade; l'historien néglige trop les détails; les discours qu'il met dans la bouche de ses personnages sont beaucoup trop longs, et son style n'est pas toujours pur ; en un mot, cette histoire était peu propre à inspirer le Tasse, qui, selon l'opinion de quelques biographes, s'en est servi pour sa Jérusalem délivrée. Elle a été imprimée à Venise, en 1532 ; à Florence, 1623 avec des commentaires de Thomas Dcmpster, et à Groningue, revue par H. Hofnider, 1751 François Baldetti la traduisit en italien, Venise, 1549 ; et elle.a été traduite en français et en grec par Yves Duchat de Troyes en Champagne, qui lit imprimer cette double traduction à Paris , 1620 2' Sui Dialogus. Ce dialogue, écrit avec élégance, a été publié pour la première fois par le P. Bacchini, auquel Magliabechi en avait communiqué le manuscrit , Parme, 1689 avec la Vie d'Accolti, Augsbourg, 1691 dans le recueil de J. Gerard Meuschen , intitulé : 171w summorum diynitate et erudilione virorum, Cobourg, 1755 5° De Proeslantia virorum sui œvi, publié pour la première fois à Parme, en 1689, et réimprimé plusieurs fois. Il eut , de son mariage avec Laura Federighi , trois fils , dont nous parlerons, après avoir d'abord parlé de son frère, qui fut plus célèbre que lui
  • Benoît ACCOLTI( 1497 - 1549) : connu sous le nom de cardinal de Ravenne, eut pour père un troisième fils de Benoît l'historien , nommé Michel , et fut par conséquent neveu de l'Unie° Aretino et du cardinal d'Ancône. Il naquit à Florence, en 1497. Le cardinal son oncle, qui était en faveur auprès de Léon X , lui procura la place d'abréviateur apostolique, et bientôt après l'évêché de Cadix , d'où il fut transféré à celui de Crémone, qu'il échangea bientôt avec son oncle pour l'archevêché de Ravenne. Clément VII le nomma son secrétaire, en même temps que Sadolet. Il n'avait alors que vingtcinq ans. 11 fut fait cardinal en 1527, et envoyé légat, en 1532, dans la Marche d'Ancône. Sous Paul III, il tomba dans la disgrâce, fut renfermé au château StAnge , et subit un procès rigoureux ; les uns disent pour péculat; les autres , pour quelque autre cause plus grave encore. 11 lui en coôta, pour avoir sa liberté, la somme énorme de 59,000 écus d'or. Alors il se retira à Ravenne, puis à Ferrare, à Venise , et enfin à Florence, où il mourut en 1549. Il a laissé quelques ouvrages latins, dont une partie seulement a été imprimée ; et des poésies latines insérées dans le recueil Quinque illustrium Poelarum , Florence , 1562, et depuis dans le t. 1" des Carmina illustrium Poetarum ilalorum , Florence, 1719 L'arbre généalogique dont il est parlé à l'article précédent donne aussi trois fils à ce cardinal , Ilippolyte , Fa- brice et Marcel
  • Benoît ALBERTI : d'une des familles florentines qui agitaient sans cesse la république par leur opposition ; celle d'Alberti se fit remarquer par son zèle pour l'égalité républicaine. Rival de Pierre des Albizzi, et associé de Salvestro de Médicis , Benoît Alberti, en 1378, au moment où les deux partis étaient le plus irrités l'un contre l'autre, et tandis que les Albizzi écartaient du gouvernement tous ceux qui leur faisaient ombrage, en les accusant d'être Gibelins, appela le peuple à prendre les armes, et commença ainsi la terrible révolution des Ciompi. La populace, secouant l'autorité de ses chefs, dépassa le but qu'ils s'étaient proposé; et,pour ré- former le gouvernement, elle le renversa. Une épou- vantable anarchie, l'incendie et le pillage des plus magnifiques palais, la ruine du commerce, le supplice de plusieurs des hommes les plus considérés, furent la conséquence de la faute qu'avaient conuilise ceux qui avaient déchaîné la populace; Benoît Alberti luintême contribua à la mort de quelques hommes distingués du parti aristocratique. Cependant on le vit bientôt montrer autant de« force que de courage con. tre la tyrannie de la populace, qu'il en avait aupa- ravant opposé à la tyrannie des grands. Il demeura fidèle à ses principes ; tandis que tout son parti, parvenu au gouvernement, trouvait son intérêt à les oublier, il se déclara hautement contre ceux qui abusaient de la faveur populaire, et ne craignit pas de livrer à toute la rigueur des lois Thomas Strozzi et George Scali , deux de ses anciens associés, qui faisaient un usage tyrannique d'un pouvoir usurpé. La ruine de ces deux chefs entraîna cependant celle de tout leur parti ; en 1582, l'ancienne aristocratie triompha de la faction dirigée par les Alberti et les Médicis ; presque tous les amis de Benoît Alberti furent exilés, et il le fut luimême en 1387. 11 partit alors pour visiter le saint sépulcre, et mourut à Rhodes en revenant de ce pèlerinage
  • Benoît ALIGNAN( 1100 - 1268) : né à AlignanduVent, village à six lieues de Pézenas, à la fin du 12' siècle, d'une famille noble, fut élevé dans un monastère de bénédictins, et prit l'habit de cet ordre ; en 1224, il était abbé de la Grasse, dans le diocèse de Carcassonne. Il rendit de grands services à Louis VIII dans la guerre des Albigeois, et contribua beaucoup à lui soumettre les villes de Béziers et de Carcassonne, qui prêtèrent serment de fidélité entre ses mains. En 1229, il fut fait évêque de Marseille; mais il n'oublia jamais ses voeux monastiques, et se nomma toujours frère Benoil, évêque de Marseille. Dès l'année 1226, le pape Grégoire IX le chargea de la réforme des moines noirs de la province de Narbonne. Lorsqu'il arriva à Marseille en 1229, les habitants étaient divisés en deux partis , à l'occasion de droits seigneuriaux qu'ils avaient rachetés , et auxquels des moines prétendaient ; Alignan termina ces différends. Quelques années après , il voulut persuader à ces mêmes habitants de rétablir cette même seigneurie qu'ils avaient éteinte ; cette seule idée indigna les Marseillais , et les indisposa tellement contre leur évêque , qu'il se croisa et partit, en 1239, pour la terre sainte, avec Thibaut, roi de Navarre et comte de Champagne. Lorsque les croisés revinrent, Ali-, gnan resta en Syrie ; et, par ses éloquentes exhortations aux pèlerins, les décida à rétablir la forteresse I de Saphet , pour couvrir ré pays jusqu'à StJeand'Acre. Il en posa la première pierre, après avoir dit la messe au lieu même. Lorsqu'il vit le fort dans un parfait état de défense, il songea à revenir dans son diocèse : il y était en 1242. Il assista, en 1245, au concile de Lyon. La paix était rétablie entre ses diocésains et lui. Il s'occupa d'un traité de théologie qu'il avait commencé en Syrie, et qu'il dédia au pape Alexandre IV : Tractatus fidei contra diversos erro- res super titulum de summa Trinitate et fide cal holica in decrelalibus. Le manuscrit de la bibliothèque royale, outre ce traité, en contient PEpitome, une Ex- position de l'Oraison dominicale et de la Salutation angélique, et un opuscule sur les dîmes. Baluze a publié, dans le tome 6 de ses Miscellanea, la préface de ce recueil et l'opuscule sur les dimes. On trouve, dans un autre manuscrit de la bibliothèque royale, une lettre d'Alignan au pape Innocent IV : de Rebus in terra scinda geais, insérée au tome 7 du Spicile- gium d'Achery. Alignan, occupé de la publication de ses ouvrages, et retenu d'ailleurs par la tenue du concile de Valence, ne put accompagner St. Louis, qui s'embarqua à AiguesMortes pour sa première croisade, en 1248. Ayant eu de nouvelles contestations avec les Marseillais en 1260, il parait que cette é circonstance le décida à retourner en Palestine. Ce voyage n'eut rien de remarquable, et ne dura que deux ans. En 1264, Alexandre IV chargea Alignan de prêcher une nouvelle croisade. Il ne restait aux croisés que le fort de Saphet, qui fut bientôt rendu, par la trahison et. l'apostasie du commandant, nommé Léon. Alignan, après avoir prêché cette croisade qui I préparait la seconde expédition de St. Louis, voulut expier ce que sa vie avait eu de trop mondain. 11 crut devoir renchérir sur ses voeux monastiques, et, , s'étant démis de son évêché en 1266, il entra chez les frères mineurs, dont la règle était plus austère que celle des bénédictins,,et mourut en 1268
  • Benoît ARIAS MONTANUS( 1527) : né à Frexénal, en Estramadure, en 1527, était fils d'un notaire ; 1 fit Wb étudoe dans l'université d'Aleala, s'y rendit trèshabile dans les langues anciennes, prit l'habit de l'ordre de StJarques, et accompagna, en 1:i62, l'évèque de Ségovie au concile de Trente, où il jeta les premiers fondements de sa réputation. De retour en Espagne, il se retira à l'ermitage de NotreDainedesAnges, situé au haut d'un rocher, près d'Araeena, où il se proposait de se livrer entièrement à son pût pour la méditation; niais Philippe 1I, ayant entendu vanter son savoir, l'arracha à sa retraite, pour lui confier la direction d'une nouvelle Polyglotte, qui devait lire imprimée t Anvers, par Christophe Plantin. Arias se rendit dans cette ville, tt employa quatre ans, de 1.'408 à 1572, nu travail confié ; ses soins. Il remplit l'attente de son souverain et du public, en donnant, sous les titres de Polyglotte d' Anrers, de Bible royale, ou de Philippe II, Fl vol. Les mindere% en avaient été fondus par le fameux Guillaume Lebé, que Plantin avait fait venir ; lliworic; natterai, 1601 ; 6° une rhétorique en 4 livres, Anvers, 1569 avec des notes d'Antoine Morales. On vante surtout ce dernier ouvrage : c'est, selon le savant Mayans y Siscar, un recueil d'excellents préceptes, disposés avec une méthode admirable. — Pierre ARIAS DE BEAUVIDÈS , né à Toro, dans le royaume de Léon, docteur en médecine, voyagea en Amérique, et donna à son retour : Secretos de Chirurgia , Valladolid, 1567
  • Benoît ARNOLD : l'un des généraux les plus célèbres de l'armée américaine , pendant la guerre de l'indépendance des ÉtatsUnis, faisait, avant cette époque, le commerce des chevaux. 11 embrassa avec ardeur le parti de la révolution. Son audace le fit distinguer, et il ne tarda pas à être nommé colonel, se trouva à la prise du fort Ticondéroga, et fit partie, peu de temps après , de l'expédition du Canada. Sa marche, dans le cours de l'hiver, à tra vers les montagnes inhabitées du Maine, est une des entreprises les plus hardies que jamais chef militaire ait tentées. Il commandait un détachement de l'ar- niée du congrès qui donna l'assaut à Quebec, dans les derniers jours de 1775. Arnold fut blessé dans cette, occasion , et obligé de se retirer du combat.i Par suite de sa blessure, et par la mort de Montgommery, l'assaut n'eut point de succès. Dans un combat naval qu'il livra aux Anglais, sur le lac Champain , il soutint sa réputation militaire; et il fit, sous les ordres de Gates, des prodiges de valeur dans deux batailles sanglantes, que celuici livra au général anglais Burgoyne sur les bords de la rivière du Nord, en 1777. On lui doit, en grande partie, le succès de ces deux journées , qui obligèrent toute l'armée anglaise à mettre bas les armes. Arnold fut nommé commandant de Philadelphie , lorsque les Anglais eurent évacué cette place, en 1778; mais ce fut alors qu'il commença à se faire remarquer par une conduite qui contrastait vivement avec les mœurs de son pays et avec les circonstances où se trouvait sa patrie. Il faisait tous les jours une dépense énorme en dîners, en bals, en concerts, et montrait une inso- lence à laquelle on n'était pas accoutumé , témoignant les plus grands mépris pour l'autorité civile. Ses dettes s'accumulèrent et il fut accusé de péculat par l'assemblée de Pensylvanie. On le condamna à être réprimandé par le général Washington. Son âme altière ne put supporter un pareil affront : ce fut alors qu'il forma le projet de trahir sa patrie et de se vendre aux Anglais. Il demanda et obtint le commandement du poste important de WestPoint, situé dans le voisinage de NewYorck , quartier général de l'armée anglaise. Une correspondance s'établit bientôt entre lui et le général anglais Clinton, par l'intermédiaire du major André, aide de camp de ce dernier. André luimeme vint trouver Arnold à WestPoint : le projet était de livrer cette place aux Anglais, et de faire prendre au corps d'armée com- mandé par Arnold une position telle, que l'armée anglaise pût le surprendre, le faire prisonnier, et s'emparer de toutes ses armes et de ses munitions ; mais le major André fut arrêté en retournant à NewYock, et la trame découverte ; Arnold , ayant eu le temps de se sauver auprès de Clinton, publia deux manifestes, et attribua son changement d'opinion à la déclaration de l'indépendance et à l'alliance avec la France, quoiqu'il eût continué à servir sous les drapeaux du congrès longtemps après ces deux événements. Il fut nommé major général dans l'armée anglaise ; mais il ne fit plus la guerre qu'en brigand ; il brûla rt dévasta un pays qu'il avnit si bien défendu. Aprég le traité de paix qui reconnut l'indépendance des ÉtatsUnis, il vint en Angleterre, où il mourut à la lin du 18e siècle, universellement méprisé
  • Benoît AUDRAN( 1661 - 1721) : fils de Germain Audran, graveur à Lyon, né dans cette ville, le 3 novembre 1661, vint à Paris, à l'âge de dixsept ans, se mettre sous la direction (le Girard Audran, son oncle. Entre autres ouvrages estimables qu'il a produits, on remarque les Sept Sacrements, du Poussin; Alexandre malade, peint par Lesueur, et le Serpent d'airain, de Lebrun. Louis XIV, juste appréciateur des talents, répandit ses bienfaits sur Benoît Audran, comme il l'avait fait sur toute sa famille. L'académie le reçut au nombre de ses membres, et le nomma l'un de ses conseillers en 1751. Cet artiste mourut à Louzouer, près de Sens, en 1721, dans une terre acquise du produit de ses talents. Ce fut' lui qui grava les sujets de Daphnis et Chloé , composés par le duc d'Orléans, depuis régent. — Louis, son jeune frère, né à Lyon en 1670, et mort à Paris en 1712, fut aussi élève de Girard ; dans le nombre de ses productions, on distingue les OEuvres de miséricorde, d'après Bourdon
  • Benoît BAHNSEN( 1600) : rué à Eyderstœdt, dans le Holstein, vers le milieu du 17° siècle, exerça àAmsterdam l'état d'arithméticien.Quoiqu'il n'eût fait luimème aucune étude , sa passion pour la théologie l'engagea à se composer une bibliothèque formée d'un ramas de livres ascétiques , la plupart rongés par les vers, qui se vendirent à l'encan en 1670, c'est-àdire un an après sa mort. Il publia différents ouvrages de théologie mystique, composés par d'autres que par lui, tels que l'Anti- Christianisme qu'il donna néanmoins comme de lui, en omettant le nom du véritable auteur, Joachim Betkius; le Traité mystique des trois siècles et de leur grand mystère, de Jules Superberus ; l'Avant- Coureur de la grande conjonction de 1665, de Godefroi Furchtenichts ; les Révélations divines communiquées à Christophe Cottern, depuis l'année 1616 jusqu'à l'année 1624. Au reste Banhsen n'a rien écrit lui même, pas même les préfaces qu'il a mises à la tète des ouvrages qu'il a publiés
  • Benoît AVERANI( 1645 - 1707) : né à Florence, le 19 juillet 1613, d'une honnète et ancienne famille, montra dès sa tendre jeunesse la plus grande inclination pour l'étude. Au lieu de partager les amusements des jeune:, gens de son âge, il lisait continuellement l'Arioste et le Tasse, ou étudiait seul et sans maitre l'arithmétique. Envoyé à l'école des jésuites, il y lit des progrès surprenants. Ses compositions, tant en prose qu'en vers, étaient des modèles que son professeur donnait à imiter aux autres élèves. A peine avaitil fini sa rhétorique, qu'un dominicain l'engagea à faire un poème en l'honneur de St. Thomas d'Aquin. L'ouvrage fut composé en deux jours, quoiqu'il fût de plus de trois cents vers. L'auteur y expliquait, avec une clarté surprenante, les mystères les plus secrets de la t néologie. En philosophie, il ne se contenta point des leçons qu'on lui donnait ; il voulut recourir aux sources mêmes, c'est-àdire aux ouvrages d'Aristote et de Platon ; la doctrine de ce dernier eut pour lui un attrait particulier, et devint dans la suite le sujet favori de ses méditations ; il voulut avoir aussi des connaissances en géométrie, en astronomie, et dans toutes les parties des mathé- matiques ; il les apprit sans maitre et par la seule force de son génie. Il étudiait de mème la jurisprudence à Pise, où il fut ensuite reçu docteur, lorsque le cardinal Léopold de Toscane, grand protecteur des lettres, ayant apprécié son mérite, l'engagea à ne pas négliger les études purement littéraires, parce qu'il lui destinait une chaire de belleslettres dans cette université. Ce fut alors qu'Averani apprit le grec, éga- lement sans maitre. Au bout de six mois, il fut en état de l'enseigner ; et nommé, en 1676, professeur de littérature grecque, il expliqua l'Anthologie, Euripide et même Thucydide. Il passa ensuite à la chaire d'humanités, et donna sur TiteLive, Cicéron et Virgile, des leçons qui ont été imprimées. Il niourut à Pise, le 28 décembre 1707, et fut enterré solennellement dans le Campo Santo. Son buste fut placé sur son tombeau, où l'on grava une longue inscription contenant l'éloge de son savoir, des services qu'il avait rendus aux sciences et de ses vertus. Il était membre de l'académie des Apatisti de Florence et de celle de la Crusca. Il fut aussi de celle des Ar—cades, dès le commencement de son institution, et y prit le nom de Corileo Nassio. 1l était doué d'un esprit étendu et d'une mémoire prodigieuse. Quoiqu'il n'eût point fait d'extraits des auteurs qu'il avait lus, il les citait de mémoire dans ses discours, ou trouvait avec une extrême facilité dans les auteurs mêmes les passages doet il avait besoin. 11 cultivait aussi la poésie latine et italienne, et improvisait facilement dans ces deux langues. Il s'était formé, de tous les systèmes anciens de philosophie morale, un système particulier qui approchait du stoïcisme. Naturellement taciturne et ennemi des discours inutiles, il n'avait cependant rien de rude dans les manières, il savait jouir d'une conversation intéressante, et e aimait à rendre les soins qu'il recevait de l'amitié. On a de lui : 1° Dissertationes habile° in Pisana aca- demia, in quibus grœcce, latinceque eloquentice pr cipes explicantur et illustrantur, etc.; accesserunt ejus- dem Orationes et Carmina omnia iterum edita, etc., Florence, 1716 et 1717, 5 vol. 2' Dieci Lezioni composte sopra il quarto sonetto della prima parte del G' anzon iere del Petrarca, Ravenne, 1707 3° Sept leçons dans le 30 volume de la seconde partie des Prose florentine, et quatre autres dans le 40 volume, sur différents sujets, tels que la théologie des païens, la doctrine de Platon, les antiquités, etc. 4° Plusieurs compositions en vers et en prose, restées manuscrites ou publiées dans divers recueils
  • Benoît BACCHINI( 1651 - 1721) : religieux bénédictin, et, , l'un des plus savants littérateurs italiens de son temps, naquit de parents honnêtes, à SanDonino, dans le Parmésan, le 31 août 1651. Il étudia d'abord à Parme, sous les jésuites, prit ensuite l'habit de StBenoit, et fit profession en 1668. De nouvelles études le rendirent trèssavant dans toutes les parties de la théologie et de l'histoire ecclésiastique. La place qui lui fut donnée, de secrétaire de l'abbé de StBenoit, à Ferrare, lui fournit l'occasion de passer successivement, avec cet abbé, à Venise, à Plaisance, à Pavie et à Parme ; il se lia, dans toutes ces villes, avec les plus célèbres littérateurs. Ce fut aussi alors qu'il se livra avec succès à la prédication ; mais, de retour à Parme, il obtint de quitter la chaire et le secrétariat, pour se donner tout entier à des études littéraires. Il apprit le grec , l'hébreu, et commença, peu de temps après , un journal devenu célèbre sous le titre de Letterati d'Italia. ll ne put cependant se refuser à remplir dans son ordre plusieurs emplois ; mais dans toutes ses fonctions et dans tous ses voyages, il ne perdait aucune occasion d'augmenter ses connaissances et ses relations avec les hommes célèbres dans les lettres. Lorsqu'il était à Modène, le duc le choisit pour son bibliothécaire; et ce fut llacchini qui commença à mettre de l'ordre dans les manuscrits de cette nombreuse bibliothèque, où ils avaient été jusqu'alors entassés et confondus. Il mourut à Bologne, le 1" septembre 1721, le lendemain du jour où il avait atteint sa 70' année. 11 était de la plupart des académies italiennes, et prenait, dans celle des Arcades, le nom d'Ereno Panormio. Ses principaux ouvrages sont : 1° Giornale de' Litterati, 9 vol. les cinq premiers à Parme, de 1686 à 1690, les quatre autres à Modène, 1692, 1693, 1696 et '1697. Il entreprit cet ouvrage à la prière et aux frais du P. Gaudence Roberti, de l'ordre des carmes, qui, de plus, lui fournissait tous les livres dont il avait besoin. Les sept premiers volumes furent faits ainsi, et ne portent point le nom de l'auteur; après la mort du P. lloberti, le libraire Capponi, de Modène, se chargea des dépenses du journal, mais il manqua bientôt aux engagements qu'il avait pris, et ce fut ce qui empêcha Bacchini de continuer ce travail. 2. De sistroeum Figuris oc Differentia.... ob sistri romani effigiem communica-, à ceignesuns de ces hommes qui aiment à n'être pas détrompés, cela empêcha la 2' partie de paraître; mais elle s'est conservée en manuscrit. 5° De ecelesiastiem hicrarchioe Originibus Disscrlatio, Modène, 1703 Dans cette dissertation, remplie de savantes recherches, le P. Bacchini se propose, selon le même savant, de prouver que le gouvernement ecclésiastique fut anciennement réglé sur le modèle du gouvernement civil; c'est-àdire qu'on établit les métropoles de l'un clans celles de l'autre; le P. Niceron l'avait dit le premier, et le témoignage d'un savant aussi exact que Mazzuchelli semblerait confirmer cette opinion. Cependant le système du P. Bacchini y est entièrement contraire. Il réfute, dans son I" chapitre, ceux qui ont soutenu que les apôtres placèrent les métropoles épiscopales dans les villes qui étaient métropoles du gouverne- ' ment civil. 11 établit, dans le 2°, que les apôtres, croyant d'abord que c'était aux Hébreux seulement qu'était destinée la prédication de l'Évangile, choisirent les villes d'Orient où se trouvait le plus grand nombre de Juifs pour y placer les principales églises, et que, dans leurs premières institutions, ils confornièrent la juridiction des évêques à celle des sanhédrins judaïques. L'auteur approfondit, dans ces deux chapitres, tout ce qui a rapport aux formes, aux divisions et subdivisions du gouvernement civil des Romain et du gouvernement religieux ou théocratique des Juifs à cette époque.11 y déploie, comme dans le reste de l'ouvrage, une érudition prodigieuse, et conduit par un fil chronologique trèsbien suivi , de ce premier temps à celui où le chef des apôtres établit dans Rome le siége principal de la prédication de l'Évangile. De là, il démontre, dans sa 2° partie, que le gouvernement hiérarchique des églises en Italie ne fut non plus réglé sur le gouvernement politique, ni clés le temps de Constantin, ni aux 4° et 5° siècles. Ce système, contraire aux idées le plus généralement reçues, a été fortement combattu ; mais il est tel, et on le trouve trèsclairement analysé dans les t. 22 et 23 du Giornale de' Letterati d'Italia de Venise, 4715 et 1716.11 est singulier que le P. Niceron, qui a tiré de ces deux articles celui qu'il a donné du P. Bacchini, ait pris, au sujet de cet ouvrage, le contrepied de ce que disent les journalistes d'Italie; et il l'est plus encore que Mazzuchelli, qui ne croit pas ordinairement sur parole, et qui cite dans son article les journalistes d'Italie et Niceron, ait aveuglément suivi ce dernier. Nous nous sommes étendus sur cet article, pour faire voir avec quelle attention et quelle défiance il faut s'appuyer sur les témoignages les plus authentiques et sur les plus respectables autorités. Le P. Bacchini a laissé plusieurs autres ouvrages imprimés et un trèsgrand nombre qui sont restés inédits. On distingue, parmi les premiers, sa propre vie, écrite en latin, imprimée pour la première fois dans le t. 34 du Giornali de' Letterali, année 1723, et ensuite avec les Lettere polemiche du nième P. lacchini, contra il signore Giacomo Picenino, etc., Altorf , 1738. G—É
  • Benoît BAUDOUIN( 1500 - 1632) : né à Amiens, dans le 16e siècle, était fils d'un cordonnier. Il avait exercé lui - même cette profession dans son enfance : on doit dire, à sa louange, qu'il ne rougit point de son premier état, et que longtemps après l'avoir quitté, il publia un ouvrage sur les différentes espèces de chaussures des anciens. Cet ouvrage , intitulé de Calceo antiquo et mystico, fut imprimé pour la première fois à Paris, en 1615 ; Fries en donna une nouvelle édition, Amsterdam, 1667 et il y ajouta le traité de Nigronus de Caliga veterurn. Ces deux ouvrages furent réimprimés à Leyde, en 1711 avec des notes de JeanFrédéric Nilant, et depuis avec celles de Chrétien Jcecher, Leipsick, 1733 L'éditeur y joignit les notes de Sanmaise sur un mot de Tertullien , qui concerne la chaussure, en un chapitre du livre d'Albert Ru- benius,'de Re Vestiaria, qui traite de Calceo senatorio. On trouve dans celui de Baudouin beaucoup d'érudition et des idées singulières : il fait remonter ro, rigine des chaussures au commencement du monde, et prétend qu'Adam en fit le premier avec des peaux de bêtes préparées, secret qu'il avait appris de Dieu luimême. Baudouin avait fait ses études à Paris, où il reçut le degré de bachelier en théologie : il devint ensuite principal du collége de Troyes et directeur de l'HôtelDieu de cette ville, où il mourut en 1632. On lui attribue une traduction en vers des tragédies de Sénèque, imprimée à Troyes, en 1620. Si cette traduction a réellement paru, elle doit ètre fort rare ; car elle n'existait dans aucune des bibliothèques les plus riches de France, et nous ne l'avons trouvée indiquée dans aucun des nombreux catalogues que nous avons consultés
  • Benoît BONNEFOI : jésuite, né en Auvergne. On a de lui : 1° Historia orle et oppugnalce hceresis in Gallia, etc., depuis 1534 jusqu'en 1664, Toulouse, 2 vol. ; 2° Series seu Historia episcoporum magalonensunt, Toulouse, 1652 et 1665 ; 5° Epi- tonte renon gestarum in inferiori Occitania pro religione, ab anno 1610 ad 1657, Montpellier, 1657, DR
  • Benoît BORDONI : peintre en miniature et géographe italien, né à.Pacloue, fleurit vers la fin du 15e siècle et au commencement du 16e. 11 exerça longtemps dans sa patrie son talent pour la minialure ; il alla ensuite habiter Venise. Les uns ont dit qu'il avait une boutique , et pour enseigne une échelle ; les autres, qu'il n'avait ni boutique ni enseigne. Il s'était livré d'abord aux visions de l'astrologie, il s'en désabusa ensuite , et s'appliqua plus utilement à la géographie. Il mourut en 1529 ou en 1551. Fontanini a prétendu qu'il fut père du célèbre JulesCésar Scaliger. Apostolo Zeno croit qu'il y eut deux Benoît Bordons, un de Padoue, qui fut notre peintre en miniature, l'autre, Véronais, père de Scaliger. Ceux qui donnaient à ce savant le peintre de Padoue pour père voulaient qu'il eût pris le nom de Scaliger, à cause de l'échelle , que Bordoni avait pour enseigne ; mais Zeno et.Maffel rejettent cette fable ; Tirabosehi, sans l'adopter, regarde comme peu fondée l'opinion qui établit deux Benoît Bordoni, et qui fait naitre Scaliger de celui qui était né Véronais ; il lui parait beaucoup plus probable que le Padouan, c'est-àdire le peintre en miniature, fut père de JulesCésar. Quoi qu'il en soit, notre Benoît Bordoni joignait à son talent de peintre et aux études géographiques des connaissances littéraires; car le premier ouvrage qu'il publia fut un recueil (le traductions latines de quelques dialogues de Lucien, faites par plusieurs auteurs, et qui étaient encore inédites, Venise,1 -194 Il lit aussi une description de l'Italie, plus exacte que celles qu'on avait avant lui, et la dédia au cardinal François Cornaro ; niais l'ouvrage qui lui a donné le plus de célébrité est intitulé Isolario, Venise, 152S, in - fol. L'auteur y décrit toutes les îles alors connues; il donne leurs noms anciens et modernes, les histoires et les fables qui concernent les moeurs et les coutumes de leurs habitants, les mers où elles se trouvent, le parallèle, le climat sous lequel elles sont placées, etc. On en fit une seconde édition à Venise, en 1534, avec quelques additions, et une troisième en 1547, aussi
  • Benoît CALIARI( 1538) : peintre, frère de Paul , naquit en 1558. Il vécut dans la meilleure intelligence avec son frère, l'aida en ce qui concernait les orne- ments, la perspective, l'architecture, et ne refusa jamais ses conseils à ses deux neveux, Charles et Gabriel. 11 s'occupa aussi de sculpture ; 'nais ses ouvrages en ce genre sont médiocres. Benoît eut peu d'invention ; dans ce qu'il fit de luimême, on reconnaft un imitateur de Paul. On lui attribue une Ste. Agathe, où l'on trouve de l'élévation et de la vérité ; IDAis elle a été gravée sous le nom de Faut, ce qui peut faire croire qu'elle appartient à ce dernier. Eidolfi et 130sc1iini estiment beaucoup les histoires romaines'et les sujets mythologiques peints à fresque par Benoit, dans la cotir des gocenighi. Ce maitre mourut à VOrone, en 1598, deux ans après son IieVell Charles, qu'il aimait avec la plus vive tendresse
  • Benoît BUONMATTEI ou BUOMMATTEI( 1581 - 1647) : grammairien italien, né le 9 août 1581, à Florence, descendait d'une famille déjà connue au 13° siècle, et dont il fut le dernier rejeton. Dès son enfance, il lit paraltre tant de vivacité d'esprit et d'ardeur pour l'étude, que son père ne négligea aucun moyen pour cultiver ses dispositions. 11 eut le malheur de le perdre en 1591, par un assassinat. Sa mère, restée veuve avec peu de fortune, et chargée d'une nombreuse famille dont il était l'aillé, voulut le met- tre dans le commerce. Forcé d'obéir, le jeune Buom- mattei quitta les ouvrages de littérature pour ceux d'arithmétique et de change, sciences dans lesquelles il fit bientôt de grands progrès. Ayant atteint sa quinzième année, il fut nommé pour servir d'ad- joint à l'officier chargé par le grandduc Ferdinand 1" des approvisionnements de la Toscane, et remplit cette place avec autant d'exactitude que de zèle et de talent. Il fut livré pendant quatre ans à ces utiles occupations; cependant il se sentait une vocation décidée pour l'état ecclésiastique, et, dès qu'il fut maitre de son choix, il ne rougit point de commencer à dix neuf ans les premières études littéraires. IL lit, dans l'espace de cinq ans, de tels progrès, nonseulement dans les belleslettres, mais dans les mathématiques, l'histoire, la théologie scolastique et dans plusieurs parties de la philosophie, que l'académie florentine s'empressa de l'accueillir parmi ses membres. Reçu docteur en théologie, il entra dans les ordres sacrés; il prononça en 1609 une oraison flinèbre du grandduc Ferdinand, qu'il lit imprimer la même année. Il s'occupait dès lors de la composition de sa grammaire, celui de ses ouvrages qui lui a fait le plus de réputation. Le marquis Guicciardini ayant été nommé ambassadeur du grandduc à la cour de Rome, emmena avec lui Buommsttei avec le titre de son majordome, et le plaça ensuite auprès du cardinal Giustiniani, en qualité de gentilhomme, de bibliothécaire et de secrétaire intime. Il se livrait avec ardeur aux tra- vaux de cette place et à ses études, lorsqu'un de ses frères ayant, après un si long temps, vengé la mort de leur père, mit toute la ihmille dans des embarras qui forcèrent Buoinmattei de retourner à Florence. Ayant réussi à arrangée cette affaire, il fut chargé par son archevéque de diverses fonctions ecclésiastiques qu'il remplit avec beaucoup de zèle et de piété. La mort de ce même frère, au service de la république de Venise dans la guerre du Frioul, l'appela dans cette ville ; il trouva dans le sénat de puissants protecteurs. De Venise il se rendit à Pa- doue, dont réVèque lui confia d'abord la direction de plusieurs couvents de femmes, et lui lit ensuite obtenir une bonne cure dans le diocèse de Trévise. Au milieu de ses fonctions ecclésiastiques, il ne cessait point de corriger ses anciens ouvrages, et d'en composer de nouveaux. Il fut encore obligé de quitter tette vie paisible pour aller consoler sa mère qui avait vu assassiner sous ses yeux un de ses fils il revint donc à Florence vers la fin de 1626. Sa Mère parvint à le retenir auprès d'elle; il résigna son bénéfice, et se fixa dans sa patrie. Dès lors reprit ses études favorites, et publia bientôt plu- sieurs ouvrages sur la langue, qui engagèrent l'aca- déifie de la Crusca, longtemps dispersée et qui venait de renaître, à le recevoir parmi ses membres. L'ancien secrétaire de cette académie, Bastanio de' Rossi , étant tnort, Buommattei fut nommé à sa place. Il la remplit avec cette ardeur qu'il mettait à tous ses travaux. Cela ne l'empèchait point d'étre en nem temps de presque toutes les autres réunions littéraires qui étaient alors trèsnombreuses à Florence. Il y faisait de fréquentes lectures et contribuait plus qu'aucun autre membre à y entretenir l'émulation et l'activité. Ce n'étaient encore là que ses délassements. Les études de son état l'occupaient toujours principalement; il prèchait dans plusieurs églises, et remplissait tous les autres devoirs du ministère évangélique. En 1632, il fut fait professeur de langue toscane à Florence, et recteur du collège de Pise. Il mourut à Florence, le er janvier 1647, à l'âge de 66 ans. 11 avait été nommé lecteur public de l'académie florentine, et y avait expliqué la Di- vina Commedia du Dante. On lui doit plusieurs ouvrages qui ont presque tous pour objet la langue toscane. Sa grammaire est le plus considérable et le plus estimé. Il en publia le premier essai en 1623, sous ce titre : delle Cagioni della lingua toscana, Venise Trois ans après, il fit paraitre Intro- duzione alla lingua toséana con l'aggiunta di dué trattoli tailissimi, Venise , 1626 Enfin il donna sa grammaire entière à Florence sous ce tis Ire : delta Lingua toseana ! dei 2, 1645 Cet ouvrage, justement estimé, fut réimprimé avec une vie trèsdétaillée de l'auteur, par l'abbé J.B. Casotti, sons le nom arcadien de Dalisto Narreate, et avec des notes trèsutiles de l'abbé Antonio Maria Salvini, Florence, 1714 ; il l'a été depuis plusieurs fois, notamment à Venise, 1755 et 1751 Ses autres ouvrages imprimés sont : g° des discours, et entre autres l'Oraison funèbre du grand- dur Fer- dinand Pr, et l'Eloge de Si. Philippe de Néri ; 20 des leçons, soit sur différentes parties de la grammaire, soit sur l'Enfer du Dante, et des ciealate, ou dissertations badines prononcées dans l'académie de la Crusea : il y en a trois qu'il intitula le ire Siroechie , et qui sont imprimées dans le cecueil des Prose Florentine
  • Benoît CAMPÉGE ou CAMPEGGI( 1500 - 1566) : poète latin de la même famille que le cardinal de ce nom , naquit à Bologne dans les premières années du 16° siècle. Ayant terminé ses études, il reçut le laurier doctoral dans les facultés de philosophie et de médecine , et consacra ses talents à l'enseignement. Il remplit quarante ans les chaires de logiuue . de philosophie et de médecine à l'académie tle Bologne , et mourut le 15 janvier 1566. Ses restes furent ensevelis dans l'église StColomban. On a de lui : Ilalidis libri 10 latino earmine conscripti, Bologne, 1555 Ce poème est trèsrare. L'auteur y décrit les principaux évé- nements dont il avait été le témoin , avec une exac- titude et une fidélité remarquables
  • Benoît CARPZOV( 1565 - 1624) : en latin CARDzovins, jurisconsulte distingué, naquit dans la Marche de Brandebourg, le 22 octobre 1565. Il fit ses premières études à Francfortsurl'Oder, et les continua, soit à Wittemberg, soit dans les plus célèbres universités de l'Allemagne, jusqu'en 1590, qu'il rentra clans ses foyers. Bientôt après, il fut nommé docteur, et, en 1592, assesseur en droit. En 1594, le comte de Beinstein et de Blackenbourg le fit son chancelier, en lui permettant de résider à Wittemberg , où il fut nommé professeur de droit en 1599. En 1602, la veuve de Christian r, électeur de Saxe, l'honora aussi du titre de son chancelier, et l'électeur Christian le fit son conseiller. Comblé "de faveurs, il se retira enfin à Wittemberg, où il mourut en 1624, à rage de 59 ans, laissant après lui cinq fils, qui se distinguèrent tous dans la même carrière. Carpzov a publié plusieurs écrits sous ce titre : Disputaliones juridicœ, tels que de Appellalionibus ; de Testamenlis ordinandis; etc
  • Benoît CARPZOV( 1595 - 1666) : fils du précédent, naquit à Wittemberg, le 27 mai 1595, et mourut le 30 août 1666, après avoir été conseiller intime de l'électeur de Saxe, et pendant quarantesix ans, assesseur de l'échevinage des appels, 11 fut encore plus habile jurisconsulte que son père, et mérita d'être regardé comme le premier des praticiens allemands. Ses principaux ouvrages sont : 1° Practica rerum criminalium, Wittemberg, 1635 : il y en a plusieurs autres éditions, ainsi que des abrégés. 20 De Capitulai jonc Cœsarea, sive de lege reg ia Ger- manorum, Erfurth, 1623 ; Leipsick, 1640, etc. 3° Decisiones illustrium Saxonicorum , Leipsick, 1646 etc. 4° Definitiones forenses ad consli- tut. Saxon., Francfort, 1638, etc. Nous n'étendrons pas davantage ce catalogue, qui serait aujourd'hui absolument sans intérèt, les ouvrages de Carpzov étant devenus complètement inutiles. Nous renvoyons le lecteur curieux de les connaître à Witten dans ses Memorice jurisconsultorum, p.111, en observant toutefois que Witten attribue à Benoit Carpzov le père les ouvrages du fils : c'est l'homonymie qui a causé cette erreur. Carpzov était fort religieux. On trouve dans un de ses panégyristes qu'il avait lu cinquantetrois fois la Bible d'un bout à l'autre, trois fois les notes d'Osiander, douze fois celles de Cramer, et que si l'on imprimait ses ouvrages théologiques, ils ne seraient pas moins volumineux que le recueil de ses oeuvres de jurisprudence : fort heureusement, toute cette théologie est restée manuscrite
  • Benoît CETTO( 1731) : savant Hongrois, né en 1751, à Bude, où son père était bourgmestre , fut successivement professeur de belleslettres à Wesprin, d'éloquence et d'antiquités à Neitra, de philosophie et de mathématiques à Pest, et de théologie au college protestant de Debreczin. L'excès du travail ayant affaibli sa santé , il donna sa démission , et accepta un emploi d'aumônier à la suite d'un régiment de cuirassiers; l'exercice et la dissipation de ce nouvel état le rétablirent , et il y demeura dix ans. Il est principalement connu par la part qu'il prit à la dispute littéraire élevée sur l'origine des Hongrois , entre le jésuite Pray et Deseritz. A la mort de ce dernier, le jésuite croyait l'ester le maitre du champ de bataille ; mais Cetto ramassa le gant , et publia : 1° Jos. Inn. De- sericii Hum: tari Nitriensis et Georg. Pray S. J. sa- cerdotis Di ssertationes collecte, etc., Colocza, 1768 2. idem, Pars altera, qua epistola Prayana, ad partent primant responsoria, in examen vocatur, .ibid.; 50 idem, Pars tertia, D. Deguinesii de Sinen- sium origine ab iEgyptiorum coloniis repetenda dissertatio latine reddita, Pest, 1771 . Le P. Pray, qui s'appuyait sur cette dissertation, ne laissa pas ces écrits sans réponse ; on peut consulter à ce sujet Horanyi , . 3Iem. Hungarorum et provinc. script. editis notorum
  • Benoît CASTELLI( 1577 - 1644) : l'un des plus célèbres disciples de Galilée, et regardé comme le créateur d'une nouvelle partie de l'hydraulique, la théorie des eaux courantes, naquit à Brescia en 1577 : il était abbé d'un couvent de bénédictins de la congrégation du MontCassin. 11 s'appliqua surtout aux mathématiques, et les enseigna d'une manière distinguée, à l'université de Pise, et ensuite au college de la Sapienza, à Rome, où il mourut en 4644. Le pape Urbain VIII lui ayant demandé les moyens de perfectionner les travaux destinés à contenir les eaux des fleuves qui ravagent quelquefois diverses parties de ['Etat romain, il composa à cette occasion son traité della Misura dell' arque con- cati, Rome, 1658 ouvrage peu volumineux, mais précieux par la solide et judicieuse doctrine qu'il contient ; il fut traduit en français en 166-4. Castelli s'était déjà fait connaître par la chaleur avec laquelle il avait pris la défense de Galilée, dans la querelle que ce grand homme essuya à l'occasion de ses découvertes hydrostatiques en 1615. Il a mis au jour d'autres ouvrages moins intéressants. Quelques opuscules philosophiques, qu'il aait laissés en manuscrit, furent imprimés par ordre du cardinal Léopold de Médicis. La bibliothèque de StGeorgeleMajeur, à Venise, possédait de lui d'autres manuscrits plus importants, dont une partie a été insérée dans la collection de Motu « gua- rani curreniium, publiée à Florence en 1725. Sa vie a été imprimée sous ce titre : Vita Benedicti Castelli, Brixiensis , etc. , ex Mariani Armellini bibliotheca Cassinensi excerpla el addiiionibus illus- lrala, Dresde, 17+6
  • Benoît COURT ou LE COURT( 1400) : docteur en droit, chevalier, et non chanoine de l'Église de Lyon, lié à StSy inphorien le Cluite_au , sur la tin du 15* siècle, est principalement connu par un Commentaire sur les A rrests d'amours de Martial d'Auvergne , publié pour la première fuis sous ce titre: , Irresta mar- wu , cuva erudita , Benedieli Cor tü ; Lugduni, apud Gyphium, 1533, petit III- édition décrite, ainsi que celles qui 1.??nt sui% ie, par M. Brunet, t. 3, p. 303 de son .Manuel. Nul n'a mieux apprécié cet ouvrage que l'rost de Roger, t. 4, p.101 de sain Dict. vie Jurisprudence : • On sourit, ditil, en volant ce nn de la religion amoureuse avec la galanterie, et de naïvetés amoureuses avec les formes et les expressions consacréesaii barreau, conseil ées encore au palais. On s'étonne de soir chaque question, chaque mot, chargé de commentaires et de gloses savantes, tirées du droit 0111.11, du droit romain, des coutumes et des ordonnances. L'étonnement redouble quand on soit que Mmirice Bullioud, à qui l'ou% rash est dédié, est un sévère, grave et savant conseiller au perlement de Paris, gratern, sanctum, seterum, iricorruptum, inadulabi lem, etc. . La surprise augmente quand un voit le chamarrier , et le satristain , curé de StPaul Robert 1killioud), louant le li re et l'auteur, dire : I) 5 ii.,it Coin% étmt arroi Llou.. dire wi:Ineti "mue Claude 8,fflidie.‘fietir, ipsfrem.444 huent reblber.àL).,n en I$37. à la .11114 jurgia nati Aecipe, adest nattas grande tribunal habens Quid glas? nonne ist*e sunt condita verbis Jura, quibus tua pie)» vivere luta queat. • On a encore de Benoit Court 1° Enchiridion jures utriusque terminorum, Lugduni 1543, cité par Gesner et quelques autres bibliographes, sans indication de format. 2° Hurtort4m libri triginta in quibus continetur arbormn historia, etc. Lugduni, ! Donnes Tornaesius, 1560. Lamonnoye a dit avec raison que cette compilation, que l'auteur a dédiée à Benoît Buatier, est un pàuvrt livre. On raconte même que quelqu'un, à qui l'imprimeur en avait donné un exemplaire l© lui renvoya avec ce distique : Nihil lot in arborilius quos hortus educat ingens Quam frondes reperi siceas fructuque carentes. La bibliothèque de la ville de Lyon possède parmi ses manuscrits une Chronologie in pelle vitulina. Les actes capitulaires de l'Église de Lyon nous apprennent que les comtes de StJean chargèrent Benoît Court de faire la relation des fêtes qui eurent lieu à Lyon en 1546, pour la célébration du Jubilé qui se fit à l'occasion de la rencontre de la fête Dieu avec, celle de StJeanBaptiste, et qu'il fut aussi chargé d'écrire la relation du séjour à Lyon de Henri Il et de Catherine de Médicis, en septembre 1548. On ne dit pas si ces deux relations ont été imprimées. On ignore aussi l'époque de la mort de Benoît Court, qui doit être postérieure à 1560, année de l'impression de son Traité des jardins. Lamonnoye pense avec raison que le Curtalius, un des interlocuteurs du Crnbolum mundi, attribué t BonaN enture des Periers, pourrait bien être Benoit Court, qui était l'ami de Claude Rousselet, lequel, sous le nom de Byrphanes, parait être aussi un des personnages de ce dialogue satirique. Lallengre n'a pas consacré de notice spéciale sur Rancit Court, mais il a parlé fort au long de son Commentaire sur les Arrésts A
  • Benoît DELBENE( 1749) : savant italien , né le 20 mai 1749, s'adonna d'abord à l'étude de la jurisprudence. La mort de son père survint avant qu'il fût en état de remplir un emploi, ou d'exercer une des professions auxquelles mène cette étude. Ce qu'il savait déjà lui fut utile pour défendre les de sa fatnille orpheline ; mais l'excès de tra- vail auquel il fut obligé de se livret pour mener de front ses études et des affaires contentieuses, affaiblit sa santé. 11 dut à cette circonstance l'idée qu'il conçut alors de faire un partage de son temps entre les travaux divers dont il voulait s'occuper; et c'est sans doute grâce à ce plan sagement tracé qu'il sut tant apprendre et tant écrire. Plusieurs Académies ou sociétés savantes d'Italir lui donnèrent un prix et l'invitèrent à siéger dans leur sein. Lors des graves mouvements qui bouleversèrent l'Italie pendant les guerres, suite de la révolution française, il remplit des fonctions politiques assez re- levées; mais il ne s'en acquitta qu'avec répugnance; et dès qu'il lui fut permis de reprendre le cours de ses paisibles études, il se hâta d'y revenir. Membre de l'Institut impérial et royal d'Italie, qu'avait créé Bonaparte, et qui depuis s'est maintenu sous le nom d'Institut du royaume LombardoVénitien, il faisait encore partie de plusieurs Académies et sociétés littéraires, et remplissait les fonctions de secrétaire perpétuel de deux Académies , celle de peintiire et celle de l'agriculture, du commerce et des arts de Vérone. Delbene mourut le 7 décem- bre 1825. On a de lui : 1° Des Éloges, entre autres ceux d'Arduino, de Lorenz', de Meschini, de Tomasetti, d'Et.Ant. Moral, de Pindemonte, du comte Zacharie Betti. 2° La Vie d'Onufre Panuinio. 3' Des Mémoires , I. Sur une nouvelle manière de faire le vin ; 2. Sur un tuf propre à construire les votites; 3. Sur la manière de suppléer à la rareté des bois ou de corriger les inconvénients auxquels sont exposés les pays trop boisés ; 4. Sur la culture des oliviers; 5. Sur la comparaison de l'agricul- turc ancienne et moderne. Ce dernier est sous forme de dialogue entre Virgile et Rozier. Le premier de ces mémoires, ainsi que la première des dissertations que nous allons signaler, remportèrent le prix à l'Académie de Vérone; le troisième fut couronné à l'Académie de Capod'Istria, et le., second fut gratifié de la médaille d'or des Uorgo- philes de Florence. 4° Divers autres Mémoires dans les journaux de Milan. 5° Des Dissertations, I. Sur lla culture de quelques plantes oléaginetises; 2. Sur 'origine de l'amphithéâtre de Vérone, Delbene y discute quelques passages de Tacite relatifs à ce monument. 60 Des traductions italiennes de Colu- mette , des Géorgiques de Virgile, de deux Épitres d'Horace, du Traité de la vieillesse de Cicéron, des Noces de Thétis et Pélée de Catulle, etc. En revanche il mit en vers latins la description des jardins anglais placée par Pindemonte dans son poème des Tom- beaux et le Cimetière de village de Gray. Delbene faisait même de la versification italienne ; il rimait la chanson, tournait le sonnet, aiguisait l'épigram- me : il est inutile d'ajouter que ce versificateur ne Fuit jamais un poète. P—OT
  • Benoît DIANA : peintre, né à Venise, vivait vers l'an 1500. On voit de lui dans l'église del Car- mine un tableau ieprésentant Ste. Lucie, qui fit mettre Diana par ses contemporains sur la même ligne que Jean Belin. On conserve encore aujourd'hui dans la sacristie des cidevant Pères Servites un beau tableau d'autel de ce maitre. On ignore de qui Diana fut élève, mais il doit être compté au nombre des artistesqui ont le plus contribué à cette époque en Italie, aux progrès de la peinture
  • Benoît DINI : ecclésiastique de Messine au "i'e siècle, cultiva la poésie , l'éloquence, la jurisprudence et la langue grecque. Mongitore dit qu'il eut le don de prophétie, et qu'il avait prédit le jour de sa mort, dont on ignore la date. On croit que ce fut vers 1680. Benoît Dini a publié, sous le nom de Theophilus Pies sacerdos Messanensis : I° Oratorium fidelis « Mme adexcitandam devotionem, 670 ; 2° Fasciculus myrrhe° piarum medita- dionum, 1671 8°. Mongitore, qui rapporte ainsi ces titres , cite quelques autres ouvrages de dévo- lion du même auteur écrits en italien. — Un autre Benoît DINI, chanoine de la même ville, a laissé 10 'Esemplare della fede, panegirico della sacra let- tera, 1671 ; 2° des poésies dans le recueil titulil : Duetto delle Muse degli academici della fu- cina, 1671
  • Benoît FALCONCINI( 1657 - 1724) : né en 1657 , à Volterra , en Toscane , fit ses premières études au collége de cette ville , fréquenta ensuite les cours de l'université de Pise , et y obtint une chaire de droit canon. Ses talents lui méritèrent la protection du grandduc Cosme Ill et du souverain pontife. 11 fut nommé en 1704 à l'évêché d'Arezzo , gouverna 5011 diocèse avec sagesse pendant vingt années, et mourut, dans sa ville épiscopale, le 20 mars 172k. On a de ce prélat Vita di Rafaello Volater1*( 010 Rome, 1722 ; elle est estimée. Ws
  • Benoît FARJAT( 1646) : graveur , naquit à Lyon en 1646. 11 suivit à Rome Guillaume Château , son maitre, qu'il a surpassé, et se fixa dans cette ville, où il épousa la fille du Bolognèse. Ses principaux ouvrages sont : la Communion de St- Jérdme , d'après le chefd'oeuvre du Dominiquin , le mème tableau que Frcy a gravé; une Sainte Famille, d'après Piètre de Cortone ; le Baptême de Jésus- Christ, d'après C. Manne; la Course d'Hippomène et d'Atalante, d'après Lucatelli ; le Mariage de Ste- Catherine et la Tentation de St- Antoine , d'après Annibal Carrache : ce dernier sujet a été gravé aussi par G. Audran et Claude Stella. On a encore de Farjat beaucoup d'autres estampes d'après Solimène CiroFerri , J.B. Gauli , l'Albane et autres
  • Benoît FILCHIUS ou FILCHINS( 1560) : capucin anglais , issu d'une famille noble , naquit en 1560 au sein du protestantisme, et fut dès son enfance imbu du système des puritains. Il passa sa jeunesse à Londres, où n'étant retenu par aucun frein , il se livra à la dissipation et aux excès dont une grande capitale n'offre que trop l'occasion. Bien- tôt néanmoins il sentit le vide de ces faux plaisirs et fit des retours sur luiméme ; voulant mettre sa conscience en sûreté , il abjura le calvinisme, dans lequel il ne vit plus qu'une nouveauté dangereuse , et revint au giron de l'Église. S'étant rendu à Paris et se croyant appelé à un état plus parfait que celui de simple fidèle , il entra dans l'ordre des Capucins, âgé de vingtquatre ans. Là, se livrant à toute sa ferveur, humble , assidu à la prière, mortifiant son corps par le jeûne et les austérités , il se montra un modèle accompli de toutes les vertus religieuses. Enflammé de zèle pour la conversion de ses compatriotes , sans égard aux dangers qu'il aurait à courir, brûlant intime du désir de répandre son sang pour la foi, il osa en 15'99 passer en Angleterre , où de sévères lois proscrivaient le catholicisme, et chercha par ses discours à confirmer dans leur attachement à l'Église romaine ceux qui y avaient persévéré et à y rappeler les autres. Il fut surpris dans l'exercice de cette pieuse et périlleuse mission et dénoncé à la reine Elisabeth, qui le fit mettre en prison. On l'y traita comme un séditieux et un artisan de troubles. il gémit pendant trois ans, souffrant la faim , la soif, des privations de tout genre et tous les maux d'une dure captivité. Enfin la reine Élisabeth céda aux instances réitérées de Henri IV et rendit la liberté à Filehius. Il revint en France , où le roi le reçut avec une extrême bienveillance , l'honora de ses bontés et le chargea de la direction spirituelle des personnes attachées à son service. Dans son couvent, on lui confia la conduite du noviciat. 11 s'acquitta de cet emploi avec zèle, et il sortit de ses mainsplusieursreligieux d'une éminente vertu. Si on voulait en croire l'histoire de son ordre, Filchius aurait eu des révélations et il aurait été doué de l'esprit de prophétie et du don des miracles. On doit se défier de l'esprit de corps, naturellement porté à l'exagération et à une crédulité pieuse peut-ètre, mais souvent trop peu éclairée. Filehius a laissé les ouvrages suivants 1. & gala petfectionis continens breve ac lhcidum compendium tatius vitœ spiritualis redactœ ad unum punctum voluntatis divinœ , ÔI Ires partes distributa. Cet ouvrage , originairement composé en anglais, traduit ensuite en flamand et en français , puis mis en latin par l'auteur , fut imprimé à Rome par ordre duR. P. général des capucins, en 1625 et; 1628; à Paris, en 1650; à Lyon, en 1658 ; deux autres traductions, l'une en espagnol, l'autre len italien , furent publiées la Ire à Saragosse, en 11618; la 2' à Rome, en U;50, et à Viterbe en 1667 ; 2" Soliloquium pium et grave in quo exponit conversionis sua, primordia, 160'2 ; 5" Liber vario- rum exercitiorum spiritualiunz , Yiterbe , 1608; 4" Eques christianus , Paris , 1609. Ce livre contribua à la conversion de M. Thayer, ministre protestant , qui en fait un bel éloge ; Epistola responsira cuidam dubio, circa objectum dirinoe ro- luntatis , 1608; Exempla cujusdam documenti traditi circa orationem, pro exercitatione cujusdam personoe afilictœ , ob dlectum consolationis in ilfa, 1609. La vie de Filehius a été écrite par différents auteurs, parmi lesquels on remarquera Aga- the Wisman, religieuse de StBenott, laquelle a composé, en petits vers latins riMéS ,il'éloge de ce saint religieux
  • Benoît GENTIEN : célèbre religieux de StDenis, était docteur en théologie. Son mérite le fit choisir par l'université pour porter la parole en diverses actions d'éclat , soit dans l'affaire du schisme , soit pour obtenir le soulagement des peuples. 11 fut l'un de ses députés au centile de Constance, où il se distingua par son éloquence et par son zèle. Il est principalement connu parmi nos historiens par son Histoire de Charles VI, sous le nom de moine de St- Deni. v. Du moins, le Laboureur, qui l'a traduite et publiée en l volumes la lui attribuetil. Il parait fort instruit des intrigues de la cour d'Avignon et des affaires de la cour de France. Son style est simple. Il se montre impartial , ce qui est rare dans un temps de troubles. on ne s'aperçoit point s'il tenait à aucune des factions d'Orléans ou de Bourgogne : il avait écrit cette histoire par les ordres et sur les mémoires de Gui de Monceaux et de Philippe de Villette, abbés de StDenis. Le Laboureur croit qu'il était père de Pierre Gentien , prévôt des marchands
  • Benoît GENNARI ou GENARI : dit l'ancien, peintre italien, né dans la ville de Cento, dépendant alors du duché de Ferrare, y avait ses ateliers vers la fin du 16e siècle. Son premier titre de recommandation auprès de la postérité est d'avoir été l'un des meilleurs maîtres du Guerchin , qui , avant d'entrer dans l'école des Carraches et après avoir quitté celle d'un peintre médiocre, dont il reçut les premières leçons de l'art, trouva dans l'école de Gennari une grande partie des talents qui distinguent ses propres ouvrages. Le second titre de gloire de son maitre est d'avoir laissé des tableaux dignes du pinceau de cet élève et qu'on prend souvent pour des oeuvres du Guerchin. La galerie de Milan en possède un de ce genre , qui représente le Repas du Sauveur avec les voyageurs dEmmaiis , et qui, par la noblesse et la simplicité de la composition, peut étre mis à côté de celui où le Titien a peint le même sujet. Gennari était si franchement zélé pour les progrès de l'art, qu'étranger à toute jalousie, il se passionnait à l'instant pour le talent même naissant que , dès le premier abord, il jugeait devoir être supérieur au sien. En voyant se développer celui de son élève Guerchin, il se crut bientôt surpassé par lui; et dès lors nonseulement il se l'associa comme son égal dans ses ouvrages les plus importants, mais encore il le pria de corriger ce que luimême y avait peint. Quoique le Guerchin ait ensuite passé dans l'école des Carrache , il n'a jamais abandonné la manière de Gennari , et l'on peut juger, d'après la peinture dont il vient d'être parlé, que c'est de lui qu'il apprit à donner aux tètes un beau caractère, à toucher ses sujets avec tant de facilité et à devenir si parfait dans les teintes et dans le clairobscur. — Son fils ciné, Barthélemi GENNARI , né en 1 594 , s'appliqua aussi à la peinture , et l'on voit encore de lui aux environs de Cento quelques Tableaux d'autels; mais il est moins connu que son frère Hercule GENNARI né à Cento le 10 mars 1597. Celuici s'était d'abord destiné à la chirur- gie : le Guerchin , dont il avait épousé la soeur, ayant reconnu son talent pour le dessin , lui enseigna son art, dans lequel il fit d'assez grands progrès. 11 mourut à Bologne en 1658. — Son fils aîné, Benoit GENNARI , dit le jeune, né en 1633, fut aussi élève du Guerchin son oncle, et passa en Angleterre , où il eut le titre de premier peintre des rois Charles Il et Jacques 11, avec douze mille écus d'appointement annuel. Il peignit encore pour Louis XIV et pour le duc d'Orléans ; et il revint à Bologne, où il mourut en 1715. — César GENNARI , son frère, né en 1641 , suivit également la même carrière , et réussit surtout dans le paysage. Son caractère jovial le faisait particulièrement aimer de ses élèves. Il se fixa à Bologne, auprès du Guerchin, dont il continua l'école, et il mourut dans la même ville le 11 février 1688. Son portrait et celui de son frère ont été gravés dans les Pitture di Cento, Ferrare, 1768
  • Benoît GONON : Dé à Bourg en Bresse, se fit célestin dans le couvent de Lyon en 1608 , et passa toute sa vie à composer des ouvrages historiques ou ascétiques , tantôt en latin , tantôt en français, dont quelquesuns sont encore reche•chés par les bibliophiles , à cause de leur singula•ité et de leur excessive rareté. Les principaux sont : 1° ritce et sententiœ Patrum Occidentis , litri VII, Lugduni , Laur. Durand , 1625 C/, ronicon SS. Deiparce rirgiuis . 11arice , Lugd., Joan. Caflin , 1637 ; 3. Hi. stoire et miracles de Notre- Daine de Botnes- Nouvelles aux Célestins de Lyon... ensemble la Fondation dudit monastère, Lyon, Guillaume Guyard, 1657 Un exemplaire peut-ètre unique de ce livre existe à la bibliothèque Mazarine. 4. La Chasteté récompensée, ou l'Histoire des sept pucelles, Bourg en Bresse , 1645 5. Histoires véritables et curieuses où sont représentées les étranges avantures des personnes illustres, Lyon, Jacques du Creux, 1644 Les deux principales histoires, tirées de nos annales, sont celle de Jeanne d'Arc et celle d'une jeune fille, la Judith françoise, qui, pour défendre sa pudeur, faillit couper la tète au duc Amalon , du temps du roi Gontran. On ignore la date de la naissance et_cle la mort de ce fécond écrivain. Voyez Moréri , la Biographie de Llin, par M. Depéry, et les Célestins de Lyon
  • Benoît GOY( 1704 - 1784) : avocat et littérateur, né à Lyon le 7 août 1704, était fils d'Abraham Goy et de Susannc Trolliet ; il embrassa fort jeune la car- Fière du carreau, dans laquelle son père s'était acquis une réputation justement méritée, et aprés avoir fait son cours de droit à Paris, il revint dans sa ville natale et ne tarda guère à prendre place parmi les avocats les plus distingués, qui virent toujours en lui un ami plutôt qu'un rival. Reçu membre de l'Académie de Lyon en 1745, il y lit de nombreuses lectures ; mais telle était sa modestie que ses écrits, malgré l'intérét qu'ils offraient, sont restés inédits dans les archives de cette compagnie, qui possède plus de trente mémoires ou dissertations composées par lui sur différents sujets. Voici le titre des plus importantes : 1" Discours sur la nécessité de savoir l'histoire de son pays ; 42,0 Mémoire sur la vie et les ouvrages de Symphorien Champier ; 5. Dissertation sur la personne et sur la fin tragique de Barthélemy Ancau ; 4° Imitation en vers français du colloque d'Érasme, intitulé Conjugium ; 5. Parallèle entre la morale de Cicéron et celle de Sénèque ; 6. Recherche sur la rie et les ouvrages du président Brisson ; 7. Dissertation sur le style épigrammatique ; 8° Essai de traductions en vers français de quelques épigrammes choisies de Martial et de quelques autres I poètes latins ; 9. Histoire de la mendicité chez les différentes nations et des moyens qu'elles ont employés pour y remédier ; IO. Dissertation sur les titres usités chez les Romains; 11. Recherches sur 1, l'origine et l'état des domestiques. En 17:i5 , Benoît Goy fut nominé recteur de l'aumône générale de ILyon et fit preuve de zèle et de dévouement dans plusieurs bureaux de cet hôpital. Il mourut d'une attaque d'apoplexie le 27 septembre 178i. Dumas s'est trompé quand il a dit, t. lei, p. 279, de son Histoire de l'Académie de Lyon, que Benoît Goy a été échevin ; c'est son père Abraham Goy qui l'a été en 1722
  • Benoît GUILLET( 1759) : né à Chambéry le 2 juin 1759, se décida de bonne heure à l'état ecclésiastique, et, dès qu'il fut fait prêtre, entra comme directeur au séminaire d'Annecy. Il y resta dix ans, jusqu'à l'invasion des Français en Savoie en 1792. La persécution qui commença alors contre le clergé l'engagea à se retirer à Turin, où il entra comme précepteur dans une famille honorable. Mais ensuite, tourmenté de l'idée que ses compatriotes étaient privés des secours ( le la religion, il voulut rentrer en Savoie et s'y livrer à l'exercice de son ministère. C'était le temps où le directoire poursuivait les prêtres : le 20 mars 1798, l'abbé Guillet fut arrêté , conduit à Chambéry, de là à l'lle de Ré, et abreuvé d'outrages, au milieu desquels son courage ne se démentit point. Il y avait alors dans ce pays huit cents prêtres de différents diocèses : on chargea Guillet de leur faire des conférences; mais ayant trouvé le moyen de s'évader, il retourna en Savoie à travers initie périls. Regardant comme fort important de pourvoir à la perpétuité du sacerdoce dans les circonstances où l'on se trouvait, il réunit quelques jeunes gens à StOmbre, près de Chambéry. En 1803, le nouvel évèque , de Mérinville , ayant obtenu pour son séminaire le couvent des cordeliers de cette ville, en nomma Guillet supérieur. Dès la première année, il réunit près de cent élèves. Depuis, il concourut à l'établissement du petit séminaire de Neuilly, et fonda celui de StLouis du Mont à ses frais. Actif, intelligent, il consuma sa santé dans des travaux continuels, et mourut le 7 novembre 1812, n'ayant que 53 ans. Le chapitre lui fit des funérailles honorables, et tout le clergé lui paya un tribut de regrets. On a de lui : 1. Projets pour un cours d'instructions familières, 4 vol. , ouvrage souvent réimprimé, notamment à Paris en 1815, et à Lyon en 1817 et 1846; 2° Petit règlement de vie u la portée des gens de la campagne, Dijon et Poitiers, 1818 ; Rhodez, 1827 Depuis on a retrouvé d'autres manuscrits du même auteur, et l'on a publié en 1855 des Projets d'instructions pour les dimanches et fêtes 3 vol. plusieurs fois réimprimés. Ce ne sont guère que des ébauches que Guillet développait en chaire ; cependant le 3e volume parait plus soigné
  • Benoît LAMPRIDE( 1400) : trèsbon pone latin , naquit à Crémone vers la fin du 15e siècle. Il vint fort jeune à Rome, et y fut accueilli par Paul Cortèse, qui lui donna un logement dans sa maison et ne voulut pas qu'il eùt d'autre table que la sienne. Il fut choisi par le savant Jean Lascaris pour remplir une chaire au collège des Grecs, nouvellement fondée par le pape Léon X. Après la mort de ce Pontife , il se retira à Padoue, où il ouvrit une école qui fut bientôt trèsfréquentée. Paul Jove , qui se montre peu favorable à Lampride, lui reproche de n'avoir jamais voulu concourir à une chaire publique, par tin excès d'orgueil ; comme si une trop grande timidité ne pouvait pas ètre également la cause de son refus. Le cardinal Bembo , Sadolet , le Negri, parlent avec éloge de ses talents et de son caractère. Aonius Palearius, l'ayant entendu expliquer à ses élèves une harangue de Démosthène, écrivait à Bembo : « Il avait la voix et le geste de ce prince « des orateurs; il paraissait plein de son esprit . » Palearius cite aussi une traduction latine des OEuvres d'Aristote par Lampride, dont il vante l'élégance : mais Tiraboschi doute qu'elle ait jamais existé, et il est possible que Palearius en ait jugé sur des fragments. Le duc de Mantoue Frédéric Gonzague appela Lampride à sa cour en 1536, et lui confia l'éducation de son fils. Une mort prématurée le ravit à ses amis et aux Muses en •1540, ou, suivant Tiraboscèd, en 1542. On a de lui : Des Odes, trois Epitres, quelques Élégies et des Epigrammes. Paul Jove, son éternel détracteur, lui fait un reproche de s'étre trop attaché dans ses odes à imiter Pindare, dont il a pris l'enflure et une certaine dureté, peu agréable pour les oreilles accoutumées à la mélodie des vers latins. Mais Tiraboschi dit qu'on ne peut nier que Lampride , par la force de l'imagination et la noblesse des pensées , n'atteigne souvent à la hauteur .de son modèle, et qu'il ne mérite beaucoup d'éloges pour avoir osé, le premier parmi les modernes, rivaliser avec un si grand porte. Les vers de Lampride, imprimés à Venise en 1540 , ont été insérés dans tous les recueils, et notamment dans le 6e volume des Car- mina illustrium poetar. italoruen , Florence, 1719. On a trois Lettres de lui en italien au cardinal Bembo, et une en latin au cardinal Polos
  • Benoît LUTI ou LUTTI( 1666 - 1724) : peintre né à Florence en 1656 élève du Gabbiani t , se rendit à Rome dans l'espoir d'y obtenir des conseils de Ciro Ferri ; mais n'ayant plus trouvé cet artiste 1:1- rant . il se laissa diriger par son propre goût et par les inspirations des beaux monuments qui abondent dans cette ville. Le style qu'il dut à ces études fut le résultat de diverses imitations formes délicates et choisies, couleur lucide. distribution habile des couleurs et des ombres, harmonie pour l'oeil semblable à celle que produit la voix éloquente et sonore qui frappe agréablement l'oreille ; voilà les avantages par lesquels se distingua Bene Luti. Lanzi assure qu'en voyant le portrait de cet artiste qui fait partie de la belle collection de Florence, les connaisseur les plus sévères ont dit souvent : « C'est là le « dernier peintre de l'école. » Clément XI lui accorda le titre de chevalier et lui donna d'honorables commissions. Ce fut alors que ce maître s'abandonna trop à la facilité de peindre au pastel. Il a laissé un si grand nombre Dans son enfance, Luti s'amusait à découper sur du papierdessujets de son invention il :v réussissait à un tel point, que Gabbiani, ayant vu par hasard une de ces dée,upures , reconnut dans l'auteur une rare disposition pour le dessin , et lui conseilla des'adonner à la peinture. Mallieureusetv ent ses parents n'avaient 'ras de fortune, et le destinaie,t à l'état d'apothicaire : Gabbiani lui obtint la protection de Nico'as Berzighelli , de Pise; et ce fut pour le chanoine Berzighelli frère de son bienfaiteur, que Loti exécuta son premier g,rai.d tableau, représentant le Triemiht, des Pisans pour la e. nquite de Majorque, vaste composition qui fut admirée des connaisseurs. P—s. 2 La ville de Turin lui avait demandé un tableau représentaut St- Eusète de Verceil , arec St- Roch et St- Sébastien. Le ltampes, eomposé de n,565 pièces, fut acquis 'après sa mort par Will
  • Benoît MANGIADORI : chef de la famille la plus distinguée de SanMiniato , petite \ ille de Toscane, tenta, le 17 mars 1397, de faire secouer à sa patrie le joug des Florentins ; il demanda audience au gouverneur de la ville , et , se présentant à lui à la tète de dixsept conjurés, il le tua s'empara de son palais, et y soutint, un siège contre la garnison et les habitants de la Ille, attendant d'heure en heure les secours que JeanGaleaz Visconti lui avait promis. Mais ceuxci n'arrivant point à temps pour le da\ rer, il trouva moyen de s'échapper avec la plupart de ses compagnons au travers des précipices qui entourent la ville. S. SI:
  • Benoît MARINI( 1600) : peintre, né à Urbin dans le 17' siècle, fut élève de Ridolfi et de Ferrau de Faenza. D'Urbin, il se rendit à Plaisance, et laissa dans plusieurs églises divers tableaux trèsestimés où l'on reconnaît un mélange de la manière du Barroche et des écoles lombarde et vénitienne. Son chefd'ceuvre est le Miracle de la multiplication des pains, qu'il peignit en 1625 pour le réfectoire des conventuels. C'est un ouvrage vraiment étonnant, et l'un des plus grands tableaux à l'huile que l'on connaisse : tout y est remarquable, la composition, la variété des expressions et le fini de la peinture. Si Marini n'égale pas son maître par les qualités fondamentales de l'art, il le surpasse par l'étendue et la vivacité du génie. Cependant quel que soit le mérite de ce peintre, et quoique les villes de Pavie, de Ferrare et autres possèdent plusieurs de ses ouvrages, il est peu connu dans sa propre patrie, qui n'a conservé de lui qu'un St- Charles et la Trinité, avec une Gloire d'anges , production inférieure aux autres tableaux de sa main qui existent dans les villes de la Lombardie. — Antoine MARINI, de Padoue, florissait en 1700. 11 peignit le paysage avec succès, et Brusaferro en exécutait ordinainairement les figures
  • Benoît MENZINI( 1646 - 1704) : l'un des meilleurs poetes italiens , naquit en 1646 à Florence , de parents pauvres et obscurs. Il avait reçu de la nature le goût des lettres, et il s'appliqua à l'étude avec une ardeur qui lit bientôt concevoir les plus heureuses espérances. Le marquis Salviati se déclara son protecteur, et lui fournit par ses libéralités les moyens de cultiver ses talents naissants. Menzini embrassa l'état ecclésiastique ; et, quoique fort jeune encore , il se mit à donner des leçons d'éloquence, dans l'espoir qu'il ne tarderait pas à obtenir une des chaires de l'université de Pise : niais ni ses succès mérités dans la carrière de l'enseignement , ni les témoignages les plus flatteurs de l'intérêt public ne purent déterminer en sa faveur le choix de l'université; et quittant avec indignation une patrie qui semblait le méconnaître, il se rendit à Rome. Il y fut accueilli avec la plus grande bonté par la fameuse Christine de Suède ; et cette princesse l'admit en 1685 dans son académie. Menzini, tranquille sur son sort, se livra avec plus d'ardeur à l'étude; et ce fut dans le petit nombre d'années qu'il passa près de son illustre bienfaitrice que sa muse produisit des chefsd'oeuvre dans presque tous les genres de poésie. Christine mourut en 1689 ; et Menzini, retombé dans le dénûment le plus absolu, se vit obligé, pour subsister, de composer des sermons pour les ecclésiastiques qui voulaient les lui acheter. Enfin le cardinal Albani, qui parvint depuis au trône pontifical sous le nom de Clément XI, lui donna un canonicat de l'église SantAngelo in Pescheria , et le fit nommer peu après professeur suppléant de philosophie et d'éloquence au collège de la Sapience : il y prononça quelques harangues qui prouvèrent qu'il n'écrivait pas moins bien en latin qu'en italien. Menzini ne survécut pas longtemps à ce retour de fortune; il mourut d'hydropisie le 7 septembre 1704. Il avait été admis à l'académie des Arcadiens sous le nom d'Euganeo Libade; il était membre aussi de l'académie de la Crusca. Il ? a peu de genres de poésie dans lesquels , comme on l'a dit , Menzini ne se soit exercé avec succès. Si ses odes n'ont pas toute l'élévation et la rapidité qu'on désirerait, elles sont du moins conduites avec beaucoup d'art, et le style en est d'une rare élégance. Il rivalise avec Chiabrera dans le genre anacréontique ; et, dans le sonnet, l'élégie, l'hymne sacrée aucun poète italien ne lui a été supérieur. Les autres productions de Menzini sont 1° l'Arte poetica, 2' édition augmentée, Rome, 1690 Florence, 1728 Ce poéme, in terza rima, est, pour l'élégance du style et la sagesse des préceptes, un des meilleurs ouvrages de la langue italienne. 2° Satire xn , Amsterdam , 1718 ; avec les notes de Salvini . Biscioni et Vander Broot, Leyde , 1759, grand excellente édition trèsrecherchée ; avec les commentaires posthumes de l'abbé Rinaldo Maria Bracci , Naples, 1763 édition estimée; Livourne , 1788 Les satires de Menzini furent ses premiers titres de gloire ; elles ont été analysées dans le Journal étranger, février, mars, 1758.:3° Lamentazioni di Geremia espresse nè'loro dolenti afetti , etc., honte, 1704 nouvelle édition , corrigée par Salvini , Florence, 1728 traduction excellente , dans laquelle l'auteur a su faire passer la plus grande partie des beautés d'un original sublime. 4° Il Paradiso terrestro. Il n'a laissé que les trois premiers chants de ce poëme ; et quoiqu'on y trouve des morceaux dignes de son talent, on s'aperçoit que Menzini aurait dé se borner à traiter des sujets d'une moindre étendue. 5° L'Academia Tusculana, Rome, 1705 C'est une imitation de l'Arcadie de Sannazar, et elle n'est point indigne du modèle. Toutes les oeuvres de Menzini ont été recueillies sous le titre de Rime di varj generi, Florence, 1730-34, 4 vol. ibid., 1731-32, 4 vol. in -4°. Cette édition est citée par la Crusca. Ses OEuvres complètes ont paru à Nice en 1783. On peut consulter pour plus de détails la Vie de Ilenzini, par l'abbé Joseph Paolucci, dans les Vite degli Arcadi illustri; par Fabroni, dans les nue Italorum, decas ni, et Tiraboschi , Stor. letterat., t
  • Benoît MICHU( 1700 - 1803) : peintre sur verre, naquit à Paris au commencement du 18' siècle. Il s'adonna particulièrement au genre que l'on appelle peinture en apprêt et qui consiste à fixer les couleurs sur le verre au lieu de les y incorporer. C'est avec ce procédé que Michu peignit les vitraux de la chapelle de Versailles, ceux des Invalides et du cloltre des Feuillants de la rue StHonoré. Ces derniers morceaux les plus parfaits que le siècle dernier ait produits en ce genre, furent exécutés sur les dessins d'Elye ; on les conserve au Musée des monuments français. Michu mourut à Paris, en 1803, dans un âge fort avancé
  • Benoît MOJON( 1784 - 1849) : médecin , frère du précédent , né à Gènes en 1784, étudia successivement à Pavie et dans sa ville natale , et fut reçu docteur en 1806. Attaché d'abord au service de l'armée, il assista à la bataille de Marengo , où il fut remarqué par Napoléon. La guerre termi- née , il vint passer trois années à Paris, puis se rendit à Montpellier et ensuite en Angleterre, à Berlin, à Vienne. Il se lia d'amitié dans cette dernière ville avec Prockaska , et se livra avec lui à de sérieuses investigations d'anatomie, notamment sur le système des vaisseaux absor- bants. Il prit part ensuite, de concert avec plusieurs autres médecins distingués, aux études ordonnées par le premier consul, sur le supplice de la décapitation , et dont les résultats scientifiques se trouvent consignés dans un volume tiré à un petit nombre d'exemplaires par l'impri- merie impériale. De retour en Italie, Benolt Mojon fut nommé professeur d'anatomie et de physiologie à l'université alors impériale de Gênes et presque en même temps médecin en chef de l'hôpital militaire de la même ville, secrétaire général du comité central de vaccine pour les départements au delà des Alpes, médecin juré de la cour criminellç, etc. En 1820, Mojon, bien que jeune encore, prit sa retraite avec le titre de professeur honoraire. En 1832, s'étant rendu à Paris au moment où le choléra y faisait ses plus forts ravages, pour étudier les effets de cette maladie si peu connue à ce moment, il y fixa bientôt sa résidence et y habita jusqu'à sa mort, arrivée le 8 juin 1849. On doit à Bene Mojon 1 Mémoire sur l'utilité de la musique dans les ma- ladies , Gènes, 1802 en italien ; traduit en français par M. Muggetti, Paris, 1803 ; 2" Sur l'épidémie catarrhale qui a dominé à Paris l'an 1803 , Paris , 180,4 3° Mémoire sur les effets de la castration dans le corps humain, Montpellier , 1804 ; 3° édition , Gènes. 1813 ; bonne et complète monographie, utile à consulter au point de vue de l'étude phy- sique aussi bien qu'au point de vue de l'étude morale de l'homme. 4° Leggifisiologiche, Gènes, 1810, 1 vol. plusieurs fois réimprimé. Cet ouvrage, le plus important de Benoit Mojon, fut adopté par le gouvernement pour les univer- sités du royaume d'Italie. 11 a été traduit en es pagnol et en anglais. Le baron Michel de Trétaigne en a donné une bonne traduction française, Paris, 1834 9. édition, 184e.. augmentée par l'auteur , avec des additions et des notes du traducteur. Les Lois physiologiques renferment 1 ,tout ce qu'il y a de précis dans l'économie vivante; l'édition française a été mise au niveau des pro- grès faits par la science de la vie dans ces der- niers temps. 5° De futilité de la douleur physique el morale, Ciènes , 1810, 1 vol. , plusieurs r fois réimprimé et traduit en français par le baron Michel de Trétaigne, Paris, 1817 6° Eloge 'historique de Guillaume de Bau, Gènes, 1812, bro- chure i7° Observations anatomo- physiologiques °- sur l'épiderme, Pavie, 1814 Genes, 1814, 1815, i1)-4^; traduites en allemand par Prockaska et publiées dans le Journal universel des sciences médicales, Paris, 1816, 2 vol. ; 8' Mémoire sur l'irritabilité de la fibre animale, Genève, 1814 ; 9° Sel' injessione del placenta, Livourne, 1826, traduit en français par le docteur Calderoui sous le titre : Considérations sur un nouveau moyen proposé par le docteur Mojon pour l'extrar- , dans lequel il cherche à démontrer que l'action absorbante de ce système de vaisseaux se fait par une espèce d'imbibition à travers la porosité de leurs rameaux les plus déliés, et que ces vaisseaux n'ont aucun orifice béant ; — Sur II.- l'emploi du gaz acide carbonique dans le vagin pour combattre l'aménorrhée et lex douleurs utérines li qui précèdent et accompagnent l'évacuation metis truelle ; r- Sur l'application de l'électricité dans la chlorose, mémoire lu en 1835 à la société médicale d'émulation, etc. 12° Plusieurs Biographies de savants italiens dans les Vies des illustres Liguriens , Gènes, 1830, grand et d'assez nombreux articles dans la Bibliothèque médicale de Pavie, le Mercure des sciences médicales de Livourne, les Annales univer- selles de médecine de Milan , le Journal des sciences de Pise , la Bibliothèque italienne, etc
  • Benoît MONALDESCHI : seigneur d'Orviète, conçut, en 1351, le projet de s'emparer du pouvoir suprême dans sa ville natale , qui était alors gouvernée en république , sous la protection du pape. Il s'assura d'abord les secours de Jean Visconti, archevêque de Milan et l'allié de tous les usurpateurs d'Italie. Réunissant ses satellites dans sa maison , il leur distribua des armes; il les avertit du signal auquel ils devaient paraître sur la place puis il se rendit au conseil, où il rencontra deux de ses parents, les Monaldi de' Monaldeschi, dont il connaissait trop l'intégrité pour espérer qu'ils consentissent à son usurpation. Il les prit à part dès que le conseil fut terminé, et les conduisant devant sa maison, il les fit poignarder sous ses yeux. C'était le signal qu'attendaient les brigands rassemblés chez lui ils remplirent aussitôt la place , prirent d'assaut le palais du gouvernement, pillèrent les maisons et les magasins des marchands, massacrèrent tous ceux qui firent résistance et proclamèrent le nouveau prince Benoît, fils de Bermonte Monaldeschi. L'alliance de ce tyran avec l'archevêque de Milan fut publiée peu de jours après. Monaldeschi conserva son pouvoir jusqu'en 1355, que le légat Egidio Albornoz s'empara d'Orviète. Les habitants, reconnaissants de ce qu'il les avait délivrés de la tyrannie , donnèrent la seigneurie de leur ville à ce prélat
  • Benoît MONESTIER : conventionnel, était chanoine de StPierre , à Clermont en Auvergne , à l'époque de la révolution. Il en adopta les principes sans réserve ; et la faction des jacobins n'eut pas de partisan plus déterminé. Nommé député à la convention par les clubistes du PuydeDôme. il y garda le silence jusqu'au jugement de Louis XVI , dans lequel il vota pour la mort et contre le sursis. Lors de la question de l'appel au peuple , il s'exprima ainsi : « Comme une « grande partie de mes commettants ont fait « passer à la convention nationale plusieurs « adresses, par lesquelles ils vous expriment « qu'ils désirent que vous jugiez sans appeler au « peuple, je dis non. » Après ce procès, Monestier attaqua avec force les girondins. A l'époque du 31 mai 1793, il s'opposa à ce qu'on lett la réclamation de Vergniaud contre le parti qui venait de le proscrire. Peu de temps après, il fut envoyé avec Pinet aîné en qualité de représentant du peuple à l'armée des Pyrénées occidentales. Il remplit obscurément sa mission et revint bientôt à Paris. La révolution du 9 thermidor an 2 ne changea point son système, et il continua de faire cause commune avec les terroristes , s'opposant à la mise en liberté des détenus pour opinions politiques. Assez timide dans la convention, il parlait souvent au club des jacobins , où il avait une grande influence. Le 8 septembre 1794, il appuya, renouvela même, la motion qui avait été faite de remettre en acti- la loi des suspects et de réincarcérer ceux qu'on avait mis en liberté. Monestier présidait ce club lorsque , à l'époque du procès de Carrier, on prit des mesures pour le fermer et disperser les sociétaires. L'alarme était dans le camp ; le président , la tête coiffée d'un bonnet rouge , s'agitait sur son fauteuil , disant qu'il était en insurrection , et il invitait ses frères à en faire autant, à agir en conséquence. Après avoir vainement défendu Collotd'Herbois, Monestier fut luimême décrété d'arrestation , le 1 juin 1795, « comme « accusé de s'être entendu avec un agent des « fourrages de l'armée pour dilapider en com- · mun , pour avoir fait verser le sang des citoyens, « de concert avec Pinet aîné, enfin pour avoir « pris part à la révolte des I" et 2 prairial contre « la convention. » II fut compris dans l'amnistie lors de l'établissement de la constitution de 1795 et nommé président du tribunal criminel du PuydeDôme, à, Clermont, puis président du tribunal de première instance à Issoire , place qu'il occupait encore en 1815. En 1816 , il dut sortir de France comme régicide et mourut peu après dans l'exil. — MONESTIER , né à Séverac, le 25 septembre 1755, était homme de loi à Moissac lorsqu'il fut député par le département de la Lozère à l'assemblée législative. Dans la séance du 8 juillet 1792 , il dénonça MalletDupan comme prêchant, dans le Mercure de France , l'avilissement du pouvoir législatif et sollicita contre lui un décret d'accusation. Réélu à la convention nationale, il y vota la mort de Louis XVI, mais en demandant que cette peine ne fût appliquée qu'à la paix. Après la session , il fut employé dans son département en qualité de commissaire du directoire
  • Benoît OBERHAUSER : religieux bénédictin et canoniste, né à Waizenkirchen en Autriche, fit ses études à Saltzbourg, et fut successivement professeur de droit canon à Gurk et à Fulde. Il fut obligé de quitter cette dernière place à l'occasion de ses Leçons sur les décrétales, qu'il avait publiées en 1762 , et qui étaient favorables à la nouvelle jurisprudence canonique que l'on cherchait alors à introduire en Allemagne. Le pape Clément XIII écrivit à M. de Bibra , évêque de Fulde , de renvoyer le professeur indiscret, qui se retira dans l'abbaye de Lambach en Autriche, où il avait fait profession en InO. Oberhauser continua d'y écrire dans le même sens. Comme c'était le temps où Joseph II et même quelques évêques favorisaient un nouveau système de théologie, les efforts du religieux bénédictin en faveur de ce système lui procurèrent une certaine réputation , et le prince de Colloredo , archevêque de Saltzbourg, le nomma son conseiller ecclésiastique. Oberhauser mourut à Lambach, le 2 avril 1786. Ses ouvrages sont : Prœlec- tiones canonicoe in tres priores libros decretalium, Anvers , 1762, 3 vol. ; c'est l'ouvrage qui le fit renvoyer de Fulde : il y donna une suite qui parut en 1765 , mais qu'il n'a pas voulu reconnaître parce que, disaitil, l'éditeur l'avait entachée d'ultramontanisme. o Apologia historico- ciitica divisarunz potestatunz in legibus matrirnonialibus impedimentorum diri- , Francfort, 1771 ; c'est unè ré- péenne date de cette époque. Les navigateurs ont dépeint son port majestueux et plein de grces , sa taille élevée, la blancheur de son teint, ses regards animés par l'esprit naturel et la sen-, sibilité , sa figure qui devait avoir été d'une beauté remarquable. Ils nous ont retracé ses soins généreux , son hospitalité presque patriarcale, son amitié désintéressée ; et c'est avec une émotion profonde qu'ils ont rappelé leur douloureuse séparation et les torrents de larmes que versa leur bienfaitrice inconsolable. Nous n'aurions qu'une idée imparfaite de cette femme extraordinaire, si Cook n'avait pas visité Otahiti après la révolution qui ôta la souveraine puissance à Témarre pour la donner à son cousin Otou . Dans les récits de Cook, nous trouvons des tableaux plus contraires à nos moeurs : chez cette reine détrônée, c'est toujours même coeur, même bonté ; mais nous pardonnons à Oammo ses soupçons jaloux en apprenant les amours d'Obéréa avec son premier ministre, le grand prêtre Tupia, et avec le jeune Obadi. Notre étonnement redouble lorsqu'elle initie en public, et sans le moindre embarras, une jeune insulaire au mariage. Nous prenons encore une plus singulière opinion d'elle lorsque nous voyons Banks. après s'être endormi sous sa sauvegarde, ne retrouver à son réveil que le vêtement le plus indispensable. Cependant la reine Obéréa fut jusqu'à son dernier moment l'amie des Européens. Elle mourut vers l'année 1772. Outre Témarre , elle avait eu, pendant son union avec Oammo , une fille nommée Toïmata
  • Benoît OXENSTIERNA( 1623 - 1702) : de la même famille que le précédent, et digne, à plusieurs égards, d'être placé à côté de lui , naquit en 1623 ; il fit ses études à Upsal, entreprit un voyage et assista aux négociations d'Osnabruck. Il fut nommé gouverneur de Varsovie et de la haute Pologne , par CharlesGustave , qui lui accorda une représentation royale pour imposer aux Polonais. Chargé ensuite de négocier les préliminaires de la paix, il en rédigea les articles avec la plus haute sagesse. Après la mort de CharlesGustave, Oxenstierna , retourné en Suède , eut une grande influence dans l'administration. il se déclara antagoniste du système ambitieux de Magnus de la Gardie , et Charles XI ayant atteint sa majorité, il gagna la confiance de ce prince , au point qu'il de \ int chancelier du royaume et ministre principal. Il voulut que la Suède tendit surtout à s'agrandir et à se fortifier dans le Nord ; qu'elfe prit peu de part aux destinées des pays éloignés d'elle, et que l'indépendance politique assurât sa prospérité intérieure. Charles XI le remercia de la manière la plus flatteuse de ses services dans une lettre qui a été conservée et qui fait autant Oxenstierna avait aussi laissé quelques morceaux histori—ques , écrits en latin , mais dont on n'a conservé que des frag—ments. Dieteric Bauge en a publié un, relatif aux affaires de Pologne, en 1625, dans une dissertation intitulée Monimeniornat lilerctrionint Arelii Oseltstierea pars prima , prèsids Olae Cei. sio, Upsal , 1760 , d'honneur au prince qu'au ministre. Le système pacifique , maintenu longtemps par Oxenstierna, fut ébranlé par la mort de Charles XI, et les vues hostiles de plusieurs puissances forcèrent Charles XII de commencer la guerre. Ce prince avait remporté des victoires essentielles pour sa seireté, décisives pour une paix glorieuse ; il avait humilié le Danemarck , repoussé les Russes et conquis la Pologne. Ce fut alors qu'Oxenstierna, avancé en âge, instruit par l'expérience , éclairé sur les vrais intérêts de sa patrie par de pro- fondes méditations , adressa au jeune héros ce Mémoire inséré dans plusieurs recueils histori- ques, et qui est un chefd'oeuvre de sagesse, un monument du patriotisme le plus vrai et le plus courageux. Le ministre représente au roi les avantages de sa situation, les circonstances favo- rables qui s'offrent pour faire la paix ; il lui fait entrevoir le rôle qu'il doit jouer à la suite de cette paix, dans le Nord et dans l'Europe entière; en même temps il lui montre les inconvénients que pourrait entratner la continuation de la guerre. Charles poursuivit la carrière de ses exploits et mit la fortune à tant d'épreuves, qu'enfin elle le trahit. Oxenstierna ne vit point les malheurs qui accablèrent sa patrie; il mourut, dès l'année 1702, peu après avoir envoyé son Mémoire au roi. il fut, ainsi que le grand Axe! Oxenstierna, un protecteur zélé des sciences et, lettres et donna , surtout à l'université d'Upsal, dont il avait été chancelier pendant cinquante ans, des preuves de sa munificence
  • Benoît PASSIONEI( 1720 - 1787) : savant archéologue , était né vers 179.0 , à Fossombrone , dans le duché d'Urbin. Elevé par les soins et sous la direction de son oncle , il fit de rapides progrès dans les lettres et la science de l'antiquité. Ses talents lui méritèrent la bienveillance des divers pontifes qui se succédèrent sur la chaire de StPierre. En 1775, il remplissait la • charge de secrétaire de la congrégation des Eaux. Nommé par Pie VI évêque de Terni, il mourut dans son diocèse, en 1787. On doit à ce savant prélat d'excellentes éditions de plusieurs ouvrages, entre autres des Lettres inédites du cardinal Bona , Lucques, 1759 et du traité du cardinal Adrien : De vers philosophia , Rome , 1775 ; une version italienne de la Vie de D. Calmet , par Fangé , ibid., 1770 et enfin le recueil des inscriptions grecques et latines rassemblées par son oncle dans son mu- . sée de Frascati , qui parut sous ce titre : : joui antiche disposte per ondine di varie classi cd illustrate, con alcune annotazioni , Lucques , 1763
  • Benoît PICART( 1663 - 1720) : capucin, né à Toul en 1663 , a su dans sa modeste carrière acquérir quelque renommée par des travaux importants sur l'histoire et les antiquités du pays qui l'avait vu naître. Il doit être considéré comme l'heureux précurseur de dom Calmet, sur lequel il a l'avantage d'avoir mieux approfondi les matières qu'ils ont traitées l'un et l'autre. Une vie toute consacrée à l'étude et à l'exercice des devoirs monastiques offre peu d'incidents au biographe ; ce qui mérite d'en être rapporté se rattache à la publication de quelques écrits qui ont encouru les censures de la critique, même de l'autorité publique, mais qui ont obtenu les suffrages des savants les plus distingués de l'époque, tels que Baluse, Mabillon, etc. Le P. Benoît Picart parvint aux dignités de son ordre, c'est-àdire qu'il fut gardien des capucins de Toul et définiteur général de la province de Lorraine. Il mourut subitement dans sou couvent au mois de janvier 1720. Voici la liste la plus exacte qui ait été donnée jusqu'ici des ouvrages qu'il a mis au jour 1° La vie de St- Gérard, évêque de Toul, arec des notes pour ser- vir à l'histoire du pays, Toul, 1700 de 424 pages. « Cette Vie est le fruit de mes premières C'est à tort que le Moréri de 1759 et les autres dictionnaires hi3toriquee qui l'ont copié écrivent ce nom Picard. « études dans la recherche des antiquités du pays, » dit le P. Benoît, qui , pour satisfaire l'impatience des fidèles du diocèse, la détacha de l'histoire générale de Toul qu'il avait entreprise, mais dans laquelle il ne la reproduisit que par extraits. 2° Dissertation pour prouver que la ville de Toul est le siége épiscopal des Leuquois, 1701 ; réimprimée deux ans après sous le titre de Défense de l'antiquité de la ville et du siége épiscopal de Toul contre la préface du Système chronologique et historique des évêques de Toul, Paris, 17O L'éditeur de ce dernier ouvrage avait prétendu dans la préface que le siége épiscopal du diocèse fut d'abord établi à Gran, ville de Champagne. Dans son zèle patriotique, le P. Benoît battit en brèche ce système avec les armes puissantes de l'érudition et de la logique. C'est là le premier germe des hostilités qui éclatèrent depuis entre l'humble capucin et l'évêque de Ptolémaïde . Il paraît que Nicolas Clément, né aussi à Toul, avait aidé de ses conseils et de ses recherches le P. Picart ; mais là se borna sa coopération. 11 faut donc ranger parmi les erreurs de Barbier l'attribution qu'il fait à Clément de la Défense de l'antiquité du siège de Toul par le sieur d'Allant° n. Le nom d'Antimon ne se lit d'ailleurs que dans le privilège et non sur le frontispice. La Bibliothèque historique de la France attribue à tort à Delisle la plus grande part dans ce travail. Une méprise plus grave a été commise par le Moréri de 1759 , qui, contre toute vraisemblance, affirme « que la dis- « sertation du P. Benoît et la préface du Système « ont été attaquées par feu M. Clément, dans un « récit où il s'est caché sous le nom d'Antimon 30 Origine de la très- illustre maison de Lorraine, avec un Abrégé de l'histoire de ses princes, Toul, 1704 L'auteur a suivi pour les premiers temps de cette histoire les anciens chroniqueurs de Lorraine dont les ouvrages sont restés manuscrits ou dont la publication récente est due aux soins des bénédictins, tels que Richer, , Jean de Bayon , Albéric des TroisFontaines, le doyen de StThiébaut, Jean d'Ancy, etc. 11 s'arrête à l'opinion généralement adoptée aujourd'hui qui fait descendre la maison de Lorraine de celle d'Alsace. On désirerait quelquefois plus de critique dans le choix et la disposition des preuves, mais le grand nombre de citations tirées des circulaires et des nécrologes du pays donne de l'intérêt à des considérations dont on pourrait contester la justesse et qui rebutent d'ailleurs par la pesanteur du style. 4° Histoire ecclésiastique et politique de la ville et d« diocèse de Toul, Toul, 1707 C'est l'ouvrage capital du P. Benoît. « On ne sait, « ditil, par quelle fatalité l'église de Toul, qui « ne manqua jamais d'habiles gens, s'est trouvée « jusqu'ici sans histoire. On ne conçoit pas cona- « ment un clergé si fécond en saints évêques, « illustré par des cardinaux et des souverains « pontifes , n'ait pas fait naître la pensée à tant « de docteurs formés dans le. sein de son église « même d'en composer l'histoire générale. » Picart entreprit cette tache difficile avec le secours de plusieurs manuscrits qui lui furent communiqués par de l'Aigle , grand archidiacre, des mémoires de Louis Machon et de Jean Midot. 11 pénétra dans les archives de la cathédrale et de plusieurs maisons religieuses. Nicolas Clément, son ami, lui fournit des matériaux considérables, tirés de la bibliothèque du roi. A l'aide de tous ces moyens il composa un livre encore fort recherché de nos jours. Les diplômes et les chartes qu'il a fait imprimer parmi les pièces justificatives, une carte du diocèse de Toul dressée par Guillaume Delisle et que le géographe a accom- pagnée d'une explication intéressante ajoutent beaucoup de prix à cet ouvrage si recommandable. 5' Veteris ordinis seraphici monumenti nova illustratio , cum synopsi historica, chronologica et topographica ortus et progressus juins ordinis apud Lotharingos, Leucos, Aletenses et Virdunenses, Toul, 1708 L'auteur, passionné pour la gloire de son ordre, en retrace l'origine et les progrès dans les diocèses de Toul, de Metz et de Verdun, et dans un sujet de peu d'intérèt trouve le moyen de se livrer à des recherches curieuses. 6° Pouille ecclésiastique et civil du diocèse de Toul, Toul, 17 2 vol. Ce livre, supprimé par arrêt du parlement de Nancy, est devenu rare. L'auteur, qui l'avait composé sous l'influence du prélat de Toul et de son conseil, avait trop étendu les droits temporels de l'évêché au préjudice du souverain. 70 Supplément à l'Histoire de la maison de Lorraine imprimée à Toul en 1704 , première partie . — Remarques sur _ le Traité historique et critique de l'origine et de la généalogie de là mai- son de Lorraine , imprimé à Berlin en 1711 2e partie de 142 pages, Toul, 171.9. L'abbé Hugo, auteur du Traité historique, était fort maltraité dans cette seconde partie. On allait jusqu'à lui reprocher de n'avoir donné qu'un précis du livre publié huit années auparavant par le P. Benoît Picart, et de plus rempli une dissertation latine sur cette question : Si le capuchon franciscain était autrefois adhérent à la robe ou s'il ne " était pas. Mais il est permis de croire que c'est une plaisanterie ima- ginée pour faire rire aux dépens du disciple de StFrançois. La prétendue dissertation est restée inconnue à tous les bibliographes. On croit que le P. Benoît est l'auteur d'une première et d'une seconde Lettre à 11."--+- sur la vie de St- Sigisbert, douzième roi d'Austrasie, par le P. Vincent, Tier- relia, Nancy, 1701 et d'une Réplique à la réponse aux deux lettres écrites sur l'histoire de St- Sigisbert 80 de 80 pages. Dans cette polémique élevée encore cette fois avec le P. 1lugo qui s'é- tait constitué le défc;,eur du P. Vincent, les honneurs de la modératic:i ne restèrent pas à Benoît Picart, qui s'efforça de mériter en quelque sorte l'épithète de chien hargneux que ses ennemis lui avaient donnée
  • Benoît PILLWEIN( 1779 - 1847) : archéologue allemand, né le 25 novembre 1779 à Obersulz dans la haute Autriche, mort à Linz le 27 janvier 1847. Après avoir fait ses premières études dans le couvent des bénédictins de Michaelbeyern, il les compléta par celles du droit et de la pédagogie à l'université de Salzbourg. Chargé de bonne heure de fonctions administratives, surtout de la tenue des livres cadastraux , Pillwein a grandement mérité du pays de Salzbourg dans les divers changements par lesquels cette principauté a passé de 1801 à 1815. En 1817, il fut appelé à Linz comme directeur des contributions directes et chef du cadastre. Cet auteur a publié : 1° Collection des lois de l'électorat de Salzbourg, Salzbourg, 1803 à 1805. Cet ouvrage contient l'histoire de l'administration de l'électeur archiduc Ferdinand. 2° Collection des lois et ordonnances pour les duchés de Salzbourg et Berchtesgaden , ibid. , 1807 et 1809; 3° Dictionnaire biographique des artistes du pays de Salzbourg, ibid. , 1821 ; 4. Description de la ville et du pays de Linz, 1894; 9e édition, 1837; 5. Histoire et statistique de l'archiduché de haute Autriche et du Salzbourg , 10 vol., 1827 à 1839, 6° Carte chorographique du cercle de Linz, 1832 ; 7° Contes, légendes populaires et tableaux des temps passés de la haute Autriche et du'Salzbourg, 2 vol., 1834; 8° les Bonnes indications du maître d'école Liebhart, ouvrage de pédagogie, 1836 ; 9° Recueil des légendes populaires de toute la monarchie autrichienne, 6 vol., 1837 ; 10° Guide abrégé du voyageur à travers le cercle de la Traiin et le district domanial des salines Salzkammergut), ibid. , 1838; 11° Carte chorographique du cercle de la Muhl , 1849; 12. Description de la cathédrale de Linz, 1843 ; 13° Linz, autrefois et maintenant, 3 vol., 1845 à 1847 . De petits romans, des notices biographiques et statistiques , ainsi que des poésies de Pillwein se trouvent en outre dans les diverses revues et journaux de Salzbourg
  • Benoît PUYS : docteur en théologie, chanoine et secrétaire de l'église de StNizier de Lyon , passa dans sa jeunesse quatre à cinq mois chez les chartreux et en sortit pour cause de santé. Il se mêla vivement à une discussion sur l'assistance à la messe de paroisse et les priviléges des ordres religieux en ce qui concernait ce point de discipline ecclésiastique. 11 publia donc le Théophile paroissial de la messe, par L. R. P. B. B. C. F. , traduction du latin de l'auteur, Lyon, 1649 Le P. Albi , jésuite, combattit le chanoine dans un livre intitulé l'Anti- Théophile paroissial, Lyon , 1649 de 94 pages. Benoît Puys publia alors sa Response chrétienne à l'Anti- Théophile , Lyon , 1649 dédiée au clergé de France. Le P. Albi revint à la charge et fit paraître son Apologie pour l'Anti- Théophile paroissial contre la réplique injurieuse et les plaintes injustes de M. Benoît Puys, Lyon , 1649 Cet ouvrage parut sous le pseudonyme de Paul de Cabriac , prêtre séculier. On a encore de Benoît Puys la Science du salut, etc., Lyon , 1634 , petit dédiée au cardinal AlphonseLouis du Plessis de Richelieu , archevêque de Lyon
  • Benoît SCHMIDT( 1726 - 1778) : un deS principaux publicistes allemands du parti catholique , naquit II est nécessaire d'établir cette distinction , parce que , comme en affaire de religion , l'Empire germanique se divisait constitutionnellement en deux corps séparés, et qu'on avait trouvé moyen de faire de toutes les questions politiques des affaires de religion , de même les jurisconsultes partaient de pr diamétralement opposés, les catholiques regardant la con- le 2i mars 17'26 à Vorckheirn , dans l'évêché de Bamberg. Il étudia la philosophie et le droit à Bamberg, où les catholiques avaient alors une de leurs meilleures universités ; mais il acheva ses études à l'université protestante d'Altorff. 11 retourna cependant à la première , en 1749, pour y prendre les grades académiques de docteur philosophie et de licencié en droit. La dissertation que, selon l'usage, il soutint solennellement n'appartient pas aux productions éphémères qui pullulent en Allemagne à l'occasion des promotions académiques. Traitant une matière importante : De indole ac natura judiciorum Germanie, tant antiquorum quant recentiorum, ad statum juris publici moderni succincte explicata, elle fut réimprimée à Leipsick en 1752. Pour étudier le droit public dans ses sources , Schmidt visita les plus riches bibliothèques et fréquenta pendant quatre ans les cours des plus célèbres publicistes protestants, à Halle, Iéna , Leipsick. Erfurt, Marbourg et Goettingue. Ainsi préparé, il accepta en 1754 la place de professeur extraordinaire de droit à l'université de Bamberg. En 1755, il fut nommé conseiller de cour du prince-évêque , et en 1757 professeur ordinaire des institutes, du droit des gens et de l'histoire de l'Empire. Les ouvrages qu'il publia firent d'autant plus de sensation que le parti catholique n'était en général pas riche en grands publicistes , et que les doctrines protestantes , répandues par des hommes célèbres , trouvaient rarement un adversaire redoutable. L'académie des sciences de Munich le nomma, en 1759, membre de cette société, et eu 1761 l'électeur de Bavière l'appela à Ingolstadt pour y professer le droit public et féodal. Avant de s'y rendre, Schmidt prit, à Bamberg, le grade de docteur en droit civil et canonique. ll passa le reste de ses jours à Ingolstadt, où il mourut le 23 octobre 1778. Ses ouvrages, dont le style n'est ni pur ni élégant, sont dirigés, pour la plupart, contre les publicistes protestants. Ils ont donné lieu à des contestations extrêmement vives. Voici les titres des principaux : 1. Preuve historique et diplomatique que le duché de Franconie a de tout temps été annexé à l'évêché de Wurtz- bourg, et que l'étendue de ce duché et ses prérogatives n'ont jamais été bien connues , Francfort et Leipsick, 1751 Cet ouvrage dut déplaire aux nombreuses principautés, comtés et villes qui s'étaient rendus indépendants du duché de Franconie; 2° Preuve que, par les lois fondamentales de l'Empire, et nommément par la paix de IVestphalie , les apostats sont privés de tous les droits de succession, tant allodiaux que féodaux, Francfort, 1754 stitution de l'Allemagne comme essentiellement monarchique et accordant au chef du gouvernement tous les droits de souveraineté que les Etets n'avaient pas réussi à se faire déléguer par des priviléges spéciaux, tandis qu'aux yeux des protestants, l'Allemagne était une confédération d'Etats souverains, sous un chef jouissant des prérogatives que les capitulations d'élection lui avaient laissées. Cette observation est nécessaire pour concevoir la tendance de la doctrine et des écrits de Schmidt. ! MW Ta Juridiction ecclésiastique revendiquée en faveur Etats d'Empire catholiques sur leurs sujets pro- tants, Francfort, 1751 1° Examen des , ses qui , sous les Carloringiens , ont empêché ': mpire de devenir électif, Francfort, 17M Preuve que la puissance errlésiastique souveraine l'Empereur s'étend sur l'Eglise protestante sou-; se à des princes séculiers, Francfort, 1754, 1,1"; 6° Preuve que l'histoire de l'Empire d'Anet: agite recontmence par le traité de l'erdun de .313, et celle des empereurs arec Othon en ) 64, et qu'ainsi l'histoire des empereurs et de !). Empire doit être séparée de celle de l'Allemagne, Bamberg , 1755 ; 7° Principia juris germa-.zici antiqui , medii pariter algue itodierni , ex moribus, legibus, statutis, diplomati-'lus, « dis, scriptoribus, etc., deducta, Nuremberg, l756 ; 8° Des droits réciproques des puissances belligérantes, Ingolstadt, 1761 )° Historia juris necnon jura allegandi, etc., 'na-,tadt, 1761 100 Sur le droit d'Etat d'envoyer des ministres plénipotentiaires aux - ongrès de pacification avec les puissances êtran-7ères, ibid., 1769., i.; 11. Prineipia jurisprulentiœ romano- germanicoe , ibid., 176? 12° De prffrogativis episeopatus et priucipatus Bambergensis, ibid., 1764 ; 13° De punchs co? itialibus catholicos inter et protestantes agitai lis, pave Hubertoburgica et capitulations Josephi H determinatis, ibid., 1761; 14° Instruction sur la procédure usitée aux tribunaux de la Bavière et à ceux de l'Empire, ibid., 1765, 2 vol. 150 Principia juris publics' germanici, ibid., 1768 réimprimé en 1776 ; 16° Principia juris feu-. lalis longobardici , bavarici et gertnanici , Ingolstadt, 1776 réimprimé en 1778
  • Benoît SOLARI( 1742 - 1814) : né à Gènes en 1742, fit profession dans l'ordre des Dominicains, et, après y avoir enseigné la théologie pendant plusieurs années, il fut élevé, en 1778, sur le siège épiscopal de Noli. Il publia à Gènes, en 1789, une dissertation latine, dans laquelle il soutient, contrairement à l'opinion ordinaire des théologiens, que le mariage contracté entre des infidèles n'est pas rompu lorsque l'un des époux reçoit le baptême. Partisan des innovations religieuses que le grandduc Léopold tentait d'introduire en Toscane, Solari dénonça au sénat de Gènes , le 8 octobre 1794, la bulle de Pie VI, Auctorem fidei, qui condamnait les actes du synode de Pistoie , et rédigea un mémoire contre cette bulle. Lorsque le gouvernement aristocratique fut renversé à Gènes, en 1797, il donna plusieurs mandements en faveur de cette révolution, et fut nommé membre de la commission législative. Dans le même temps, il fit paraître une Lettre à l'avocat Giusti, où il défend les principes des jansénistes. On pense bien qu'il approuva la constitution civile du clergé décrétée, en 1790, par l'assemblée nationale de France. Plus tard même fs1798), signa , avec l'abbé Eustache De- gola et quelques autres ecclésiastiques italiens, une lettre d'adhésion à l'ancien clergé constitutionnel français. Solari fut invité à venir à Paris pour assister au second concile dit national, qui devait s'ouvrir dans cette ville au mois de juin 1801 ; niais il s'excusa , par sa réponse du mai, de ne pouvoir s'y rendre. Le cardinal Gerdil ayant composé en italien un Examen des motifs de l'opposition de l'évêque de Noli à la publication de la bulle Auctorem &lei, et des Obscrrations sur la réponse de cet évêque aux constitutionnels, qui furent imprimés de 1800 à 1802. Solari publia , aussi en italien , une Apologie de ses principes et de sa conduite. L'abbé Degola , son ami, en a donné une analyse en français sous ce titre : l'Ancien clergé constitutionnel jugé par un éréque ; abrégé analytique de l'Apologie du savant évêque de Noli , en Ligurie , arec des notes historiques et critiques, Lausanne, 1804 Solari mourut le 13 avril 1814
  • Benoît STAY( 1714 - 1774) : poëte latin, né à Raguse en 1714, fut élevé au collège des jésuites , et à l'âge de dixhuit ans, devint assez fort dans le latin pour embarrasser ses propres maîtres. Admis dans le cercle littéraire de Marino Sorgo, qui , en un coin de la Grèce, faisait revivre l'exemple des anciennes académies, Stay y donna des preuves éclatantes de la flexibilité de son talent. Il possédait un esprit dirigé vers les pen- sées sérieuses et une âme ouverte à toutes les inspirations de la poésie. La lecture des histo- riens de Flandre lui inspira le désir de composer un poëme sur les exploits d'Alexandre Farnèse. Il en avait déjà tracé le plan , lorsqu'il eut la curiosité de savoir quel jugement ses amis en porteraient. Il leur soumit un épisode très- étendu sur le siége d'Anvers, en 1585 , dans lequel il avait examiné en physicien les causes du flux et reflux de la mer. La fermeté du style, la grandeur des images et une certaine gravité d'expression étonnèrent tous ses auditeurs, qui prédirent à leur jeune compatriote qu'il marcherait un jour l'égal de Lucrèce. Encouragé par ces suffrages, Stay se mit à lire cet auteur avec plus d'attention. L'Essai sur l'homme, publié en 1732, venait de remettre en vogue les poëlnes philosophiques. Stay, qui se sentait poussé vers ce genre, se proposa d'exposer en vers le système de Descartes, qui était alors le plus prôné dans les écoles. Quelles que fussent les difficultés du sujet , il ne lui fallut que trois ans pour les vaincre. Une santé robuste le rendait capable de se livrer à de longues méditations. Ce travail, où l'immensité de l'entreprise n'ôte rien aux soins des détails, a fait placer le poète ragusain audessus du chantre d'Epicure. Sans adopter ce jugement, qui nous paraît exagéré, on doit admirer dans Stay le caractère élevé , le tour philosophique des pensées, l'heureuse application qu'il a su faire de la poésie à la métaphysique, et se borner à le regarder comme un digne imitateur de Lucrèce. Dès que ce perne fut achevé, il reprit ses études théologiques et voulut connattre à fond l'histoire de l'Eglise. Après quatre ans de travaux assidus, il se rendit à Rome, où il se présenta sans aucun appui que celui de ses talents. Ils ne furent point méconnus : Passionei et Giacomelli, qui occupaient une place non moins éminente en littérature que dans l'ordre ecclésiastique, le reçurent dans leur intimité et lui facilitèrent l'accès des sociétés savantes. Stay, qui, par son mérite, aurait pu y rencontrer des rivaux, ne s'y fit que des amis. Son poëme, qui commençait à se répandre en Italie, y excitait un enthousiasme général. Le roi de Sardaigne, devant lequel on en avait souvent parlé avec éloge, fit offrir à l'auteur une chaire à l'univer- sité de Turin. Stay allait quitter la capitale du monde catholique , lorsque le cardinal Valenti , secrétaire d'Etat de Benoît XIV , lui fit obtenir une chaire d'éloquence et d'histoire au collège . » Quelque difficile qu'il soit de peser dans la même balance un poëte de Rome ancienne et un écri- vain du 18» siècle, il nous semble que Stay n'est pas audessous de Lucrèce comme poëte, et il lui est supérieur comme philosophe. Qui oserait nier en effet que Newton n'ait vu la nature plus en grand qu'Epicure? C'est pourtant cette nature agrandie que Stay a eue sous les yeux lors - qu'il l'a embellie de tous les charmes de la poésie. Que l'on compare l'exposition des lois de la gravitation et du mouvement des corps célestes avec la déclinaison des atomes, les théories des couleurs et de la lumière avec les systèmes cosmogoniques et météorologiques de Lucrèce , et l'on verra que, tandis que ce dernier fatigue ses lecteurs sans les instruire, Stay, se renfermant dans les principes les plus rigoureux de la science, pare l'image de la vérité sans la cacher sous le voile épais de l'allégorie. Exercé comme il l'était à revêtir des formes poétiques les sujets les plus abstraits, il s'est montré souvent aussi bon poëte que son modèle, sur lequel il a eu l'avantage de descendre une seconde fois dans l'arène, après y avoir acquis la conviction de ses forces. Les por- traits de Newton et du cardinal Valenti ne le cèdent en rien à ceux de Memmus et d'Epicure, comme la description du tremblement de terre de Raguse, de l'éruption du Vésuve et de la catastrophe d'Herculanum ne doit pas cra d'entrer en concurrence avec le magnifique tableau de la peste d'Athènes. Dans ces mor- ceaux , ce n'est plus le philosophe qui lutte contre le philosophe , c'est un poëte qui rivalise avec un poète. La grande réputation à laquelle ces productions avaient élevé le nom de Stay engagea le pape à l'appeler au Vatican en qualité de secrétaire des lettres latines , lui donnant en cela une honorable préférence sur deux compétiteurs aussi distingués que l'étaient Buonamici et Fabroni. Il remplit ces fonctions jusqu'à Il) Dictionnaire philosophique, art. Ana- Lucrèce. la mort de Clément XIII, arrivée en 1769, épo que à laquelle le pape Gatiganelli plaça Stay à la tète de la secrétairerie des brefs pour les princes, il'une des charges les plus importantes de la cour de Rome: Il le revêtit successivement de la ignité de chanoine de StMarieMajeure, de es de prélat domestique, de consulteur de dex et de dataire de la pénitencerie. Stay iill .allait être nommé secrétaire du concile, qui est le dernier degré pour parvenir au cardinalat, lorsque la mort le priva , en 1774, de son pro. tecteur. La jalousie, que ses talents n'avaient pas fait naître, fut excitée par sa fortune. Les en- „vieux se flattèrent que Pie VI lui retirerait sa !Confiance; mais ce pontife ne le traita pas avec poins d'égards que son prédécesseur. Stay 'ré-!but dans la retraite pendant plusieurs années; :il n'en sortit que pour aller à la rencontre de Pie VII et lui demander la grâce de finir ses jours loin des affaires. Le nouveau pape n'y consentit qu'après lui avoir fait rédiger la bulle de la réorganisation du gouvernement papal. Ce ne fut qu'a cette condition qu'il accorda le repos que le grand âge de Stay lui avait rendu nécessaire. Il n'en jouit pas longtemps, étant mort le 25 février 1801, âgé de 85 ans. Ses ouvrages sont : 1° Philosophioe rersibus ira ditœ libri 6, Venise, 1744 réimprimé à Rome et à Venise: 2° Philosophice recentioris vereibus traditœ libri X, eue: adnotatio- nibus et supplementis Roy. Boscovich, Rome, 14755 le ier volume contenant les trois premiers livres ; — ibid., 1760, le 2° volume; — ibid., 1792, le 3° volume, renfermant les quatre derniers livres. C'est Boscovich qui avait retardé l'impression de cette dernière partie, n'ayant pas pu s'occuper de la rédaction des notes. Tout le poème fut réimprimé à Rome , la 'même année 1799. 3° Trois discours latins prononcés par l'auteur devant le sacré collège, à l'occasion de la mort de Clément XIII, de l'élection de son successeur Clément XIV et de la . Il en est resté un quatrième inédit . prononcé dans l'archigymnase romain . AGS.
  • Benoît VARCHI( 1502) : poëte et historien, né à Florence en 1502, quitta de bonne heure le commerce et le barreau pour s'adonner à la littérature. Il étudia à Padoue et à Pise, où Pierre Vettori lui enseigna le grec. Attaché d'abord à la famille Strozzi , il prit part à l'expulsion des Médicis, en 1527, et à différents faits d'armes qui eurent lieu dans les environs de Florence, lorsque cette ville fut assiégée par les partisans des Médicis. Il se trouva à la bataille de Sestino, où il fut entraîné par ses liaisons avec Baccio del Cependant la poésie de Varano manque souvent d'harmonie; parmi ses vers il n'est pas rare d'en trouver d'aussi durs que celuici Prische opre tue niai rea Fama confuse. L'auteur, dans un avis qui précède cette belle, mais trèsincorrecte, édition de ses CEueres , donnée par Bodoni à Parme , rejette tout ce qu'il avait publié auparavant, tant en vers qu'en prose. Il désavoue ces écrits comme des fruits trop prématurés do> sa jeunesse. Segajuolo , qui y fut fait prisonnier et plus tard décapité à Florence. Il s'en fallut peu que Varchi ne se trouvât aussi à MonteMurlo, où les destinées de la république florentine s'accomplirent. Comme la mort du duc Alexandre et les tentatives que les patriotes firent ensuite ne purent empêcher qu'on ne tirât d'une branche collatérale des Médicis le nouveau duc Côme , presque tous les amis de la liberté quittèrent Florence. Varchi suivit les Strozzi dans leur émigration, et il fut chargé de l'éducation des enfants de cette riche famille. Il passa avec elle la plus grande partie de son exil , soit à Venise, soit à Padoue ou à Bologne, recherchant partout la société des savants. Le temps qu'il n'employait pas à l' de ses élèves, il le consacrait aux lettres. Lorsque ses ouvrages lui eurent acquis la réputation d'écrivain pur et élégant, Côme let, qui voulait encourager les études littéraires, le rappela de l'exil , lui donna d'abord une pension et facilita l'établissement de l'académie florentine, auquel Varchi eut la plus grande part ; ensuite il le chargea d'écrire l'histoire des derniers temps de la république et de l'origine de la puissance des Médicis , doubla sa pension ; et, si l'on en croit son biographe Razzi, l'encouragea à écrire avec indépendance ; aussi Varchi ne se montra pas reconnaissant aux dépens de son caractère d'historien ; et quoique Tiraboschi dise positivement qu'il fut un des adulateurs des Médicis, il les ménage peu dans divers passages de son histoire, et il s'y montre toujours l'ami du parti républicain . Côme, impatient de connaître cet ouvrage, s'en faisait lire des fragments à mesure que l'auteur les composait ; et Razzi raconte qu'il en était si satisfait, qu'il interrompait souvent l'historien pour s'écrier : A merveille, à suer- veille, messire Varchi ! Dans le temps où Varchi faisait ces lectures, il fut assailli un soir dans les rues et frappé de plusieurs coups de poignard. Quelques contemporains, et Razzi luimême, ont dit que cet assassinat fut une suite du ressentiment que certains passages de son histoire avaient causé ; mais Ginguené observe avec raison qu'il n'en avait encore composé qu'un seul livre, et que ce livre n'était connu que du grandduc et de Paul Jove. Quoi qu'il en soit, Varchi guérit de ses blessures assez promptement, et il ne voulut jamais révéler les auteurs de ce erime, si ce n'est à Côme, qui en exigea la confidence. Varchi était si attaché à ce prince Tiraboschi avait d'abord accusé Varchi d'adulation envers les Médicis, et il regardal comme une fable le crime de PierreLouis Farnèse, rapporté par cet historien. Quoique Trraboschi affirme rarement ce dont il n'est pas trèsassuré , il est aujourd'hui prouvé que ces deux assertions étaient également fausses, et Tiraboschi a rétracté luimême, dans la seconde édition de son histoire, ce qui regarde Farnèse. Quant aux flatteries envers les Médicis , on peut voir dans son histoire de quelle manière Varchi parle de ce Lorenzino qui tua Alexandre. Ginguené , Sismondi et Majer ont réfuté cette accusation. Tout en jugeant Varchi trop verbeux, ces écrivains applaudissent unanin,ement aux sentiments élevés et à la philosophie répandus dans son ouvrage. qu'il refusa les offres du pape Paul III qui l'appelait à Rome. Ce fut par ordre du grandduc que nonseulement il écrivit l'histoire de Florence, mais qu'il fit encore deux traductions du latin : celle du traité De consolatione, de Boèce, qui avait été demandée au duc par l'empereur CharlesQuint, et celle du traité De beneliciis, de Sénèque, que désirait Eléonore de Tolède, femme du duc. Dans les derniers temps de sa vie, Benoît Varchi s'était retiré à MonteVarchi, village situé dans la vallée de l'Arno, d'où sa famille tirait son origine et son nom. A la mort du curé de la paroisse, dont le revenu était considérable, il embrassa le sacerdoce, et se disposait à l'aller remplacer, lorsqu'il fut frappé d'apoplexie, et mourut le 18 décembre 1565. Léonard Salviati , si connu par son zèle pour la pureté de la langue toscane, prononça son oraison funèbre. L'abbé Silvano Razzi. l'un de ses amis les plus intimes et son biographe, le peint comme un homme excellent, qui avait toujours sa maison et sa table ouvertes aux nombreux amis avec lesquels il vivait. Il fut aussi lié avec Annibal Caro, d'une amitié qui dura toute leur vie et qu'atteste leur correspondance . D'une extrême générosité envers eux lorsque la fortune lui souriait, il en supportait les revers, dont sa prodigalité était souvent la cause, avec calme et même avec gaieté. Varchi fut consul ou président de l'académie florentine pendant une année, durant laquelle il fit la plupart de ses lezioni sur une grande variété de sujets. Cette étendue de connaissances et la facilité avec laquelle il a réussi dans un grand nombre de genres différents sont très- remarquables. Ses ouvrages sont : 1° Lettura sopra un sonetto della gelosia , etc., Mantoue, 1545 ; 2. Orazione funerale sopra la morte di Stefano Colonna, Florence, 1548 ; 3° Due lezioni, nella prima delle quali si dichiara un sonetto del Buonarroti, etc., ibid., 1519 La première de ces deux leçons fut réimprimée par Manni dans l'édition des Rime del Buonarroti , Florence , 1726 4. Orazione funerale, etc., sopra la morte di Maria Selriata de' Medici, madre del ser. gran duce Cosimo primo, etc., con un sermone, etc., ibid. , 1549 Parmi les oraisons funèbres de Varchi, on distingue celle qu'il prononça lorsque les restes de MichelAnge, transportés à Florence , y re-çurent de nouveaux honneurs . 5. Boezio Sererino, della Consolazione della filosofia, tradotto dal tatino, Florence. 1551 ; Parme, 1798 Plusieurs écrivains ont donné en même temps une traduction de ce traité, mais celle de Varchi est la meilleure. On en fit un grand nombre d'éditions. 8° Seneca de' beneJizii, Florence, 1554 Venise, 1738 Cette traduction a le même mérite et eut le même succès que la précédente. 7° Due lezioni, l'une d'amore, Vautra della gelosia, etc., Lyon, Rovillio, 1560 ; 8. Prima parte delle letioni, Florence, Giunti, 1560 ; Seconda parte, etc., ibid., 1561 ; 9. Sonetti, parte prima , Florence, 1555 ; Venise , 1555 avec trois églogues. Ces mêmes sonnets, dont le style est très-élégant, furent imprimés avec les Pro- poste e risposte de plusieurs , Florence , 1557 10° Componitnenti pastorali, etc., Bologne, 1576 ; Amor fuggitiro, idillio Ili Mosco tradotto. Cette traduction fut publiée par Nlorelli à Venise ; l'épisode de Nisus et Euryale, aussi traduit par Varchi, fut publié par Zannoni à Florence. Varchi traduisit encore en vers blancs le treizième livre des Métamorphoses d'Ovide. 12° Sonetti spirituali con alcane risposte, etc., Florence, Giunti, 1572 ou 1573 13° l'Ercolano, dialogo nel quale si ragiona delle lingue, cil in particolare della toscane e della florentine , Florence, Giunti, 1570 Venise, 1570, et avec le frontispice réimprimé en 1580 Florence, 1730 édition publiée par Bottari ; Padoue, Coniino, 1744, 2 vol. avec les corrections de Castelvetro et la Parchina du Muzio ; Milan , dans l'édition des classiques italiens, 1804, 2 vol. Après l'Histoire , 1721 ',2\ • Le chevalier Settimani donna cette première édition plus d'un siècle et demi après la mort de Varchi . Cette histoire n'embrasse qu'un court espace de temps, de 1527 à 1538 ; elle est néanmoins d'un grand intérêt par l'éxactitude avec laquelle l'auteur décrit la chute de la république de Florence et l'avènement des Médicis. Ses longues digressions sur la situation, les revenus, les monnaies et les moeurs des Florentins, prouvent son affection pour sa patrie ; mais elles fatiguent quelquefois. Ce ne fut pas sans courage qu'il osa faire le récit de l'horrible crime de PierreLouis Farnèse, commis sur le jeune Il en existe , dans la bibliothèque Capponi, un exemplaire avec des notes marginales , par Alexandre Tassoni. Un autre exemplaire . Les circonstances effroyables de cet attentat remplissent les dernières pages de l'Histoire florentine. Aucun historien n'avait encore osé en parler . S'appuyant de ce silence , les écrivains postérieurs révoquèrent le fait en doute . La Vie de Pierre- Louis Farnèse, par Affè , publiée depuis à Milan , a confirmé le fait rapporté par Varchi. On trouve, dans l'histoire de celuici un jugement un peu sévère sur le caractère des deux historiens qui l'avaient précédé , Machiavel et Guichardin. 16° Rime. Elles furent imprimées plusieurs fois, surtout un choix de capitoli, du genre bernesquc ou plaisant, qui se retrouvent dans le recueil donné par Atanagi, t. 1, p. 98 dans les Rime du Dolce, t. 1, p. 182, t. 2, p. 9.67 ; dans celles de Berni, t. 1, p. 87, édition de 1549. Dans les Canti carnescialeschi, Florence, 1559 neuf sont de Varchi. Dans le recueil d'oraisons donné par Sansovino, six sont de Varchi. Varchi donna une édition des Asolani de Bembo, et il la dédia au duc Côme, Florence, 1519 Etant à Padoile , il traduisit la Logique et la Philosophie d'Aristote ; puis l'Art poétique, dont on conserve le manuscrit à la Magliabecchiana. Enfin, suivant Negri , cet infatigable écrivain traduisit et commenta les Epigrammes de Catulle et les Éléments d'Euclide, selon l'ordre dans lequel Théon les a rangés. Il existe une médaille offrant les traits de Varchi. Ses avantages extérieurs contribuèrent avec ses talents oratoires à le faire réussir dans les nombreuses occasions solennelles où il prit la parole. Il écrivait fort bien en latin , et l'on a de lui plusieurs pièces de vers en cette langue. Ceux de ses discours où il a traité des sujets de physiologie et d'histoire naturelle méritent moins d'être lus aujourd'hui que ses dissertations intéressantes sur la littérature et les arts du dessin. Voyez pour plus de détails sur la vie et les ouvrages de Varchi la Préface de Bottari, en tète (le l'édition qu'il a publiée de 'Ercolano, indiquée cidessus, numéro 13, préface reproduite dans l'édition de 1741 du mène ouvrage
  • Benoît WILLMANN( 1783 - 1844) : érudit allemand, naquit à Cologne, le 8 décembre 1783. Il fit ses premières études dans sa ville natale , puis il alla se perfectionner à l'université de Goettingue. Revenu à Cologne en 1806, il y prit part à la rédaction du Mercure du département de la Roher, que dirigeait son ami du Mont, naguère éditeur de la Gazette de Cologne, à laquelle le gouvernement français venait d'imposer silence. A la mène époque, il traduisit en allemand, encore avec du Mont, le Code de commerce français. Entré ensuite dans l'instruction publique, il continua de travailler à la version allemande du Code . Vapo- léon. En 1812, Willmann fut appelé à Parts en qualité de traducteur impérial de la langue alle- mande. Les événements de 1814 le ramenèrent , en Allemagne, à Cologne, où en dernier lieu ; fut professeur de littérature ancienne. Il remplit pendant vingt- quatre ans cet emploi et fit paraître de remarquables travaux sur les auteurs , qu'il s'était chargé d'interpréter : en 1825, une traduction estimée des Epigrammes de Martial, et en 1831 , l'Argonautigue d'Apollonius de Rhodes. On lui doit aussi une anthologie des petes allemands, qu'il intitula Esprit de Schiller, Tiedge, Klopstock, etc., Cologne, 1810-189.0. 6 vol. , et un ouvrage intitulé Amalthée, guirlande de la poésie allemande, 1817. Ce savant, frappé d'apo- plexie une première fois au mois de mai 1841, succomba à une nouvelle atteinte, le 13 février II 1844
  • Benoît Daugat : champion de rugby
  • Benoît de Sainte-Maure : trouvère anglonormand d'origine tourangelle
  • Benoît Fourneyron : inventeur de la turbine hydraulique à réaction
  • Benoît Frachon : syndicaliste français
  • Benoît XVI : Joseph Aloisius Ratzinger est le 265e souverain pontife de l’Église catholique.
  • Benoît Jacquot : Benoit Jacquot est un réalisateur français.
  • Benoît Pedretti : Benoit Pedretti est un footballeur international français.
  • Benoît Poelvoorde : Benoit Poelvoorde est un comédien et humoriste belge.
  • Benoît Sokal : Benoit Sokal est un scénariste et dessinateur de bande dessinée.

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