Le prénom Angelo Masculin

Origine :

Fête :

05 Mai

Signification de Angelo

Artiste dans l’âme, Angelo a le sens de l’imagination. Sensible, il ne supporte pas que ses proches complotent contre lui. En effet, il a tendance à faire trop confiance aux personnes qu’il aime et s’expose ainsi à la déception. Angelo sait ce qu’il veut et fait tout pour atteindre ses objectifs. C’est aussi une personne réservée qui ne s’adresse pas aux inconnus. Pour apprendre à connaître Angelo, il faut déjà engager la conversation avec lui. Même s’il est timide, il est très chaleureux avec ses amis. Le prénom Angelo est fêté le 5 mai en hommage à Saint Ange, un prédicateur du IIème siècle.

Personnalité de Angelo

Doués d'un très belle imagination et hyper-sensibles, ce sont aussi des êtres obstinés qui savent ce qu'ils veulent. Réservés, pudiques, peu bavards, on peut leur faire confiance sans réserve. Très sociables, tolérants et très doux, ils rassurent leurs proches. En amour, ils sont passionnés, exigeants et fidèles.

Provenance du prénom Angelo

Histoire de Angelo

Etymologie de Angelo

Les Angelo célèbres

  • Angelo ANELLI( 1761 - 1820) : poète italien , naquit en 1761 à Desenzano , dans le Brescian. Avant l'àge de vingt ans il fut , à la suite d'un concours public, nommé professeur de littérature latine et italienne au collége de cette ville. Peu de temps après, ayant abandonné l'enseignement , il exerça différentes places municipales, et fut chargé de plusieurs commissions honorables. Son inclination le portait vers la jurisprudence ; mais son père n'ayant jamais voulu lui permettre d'étudier le droit, ce ne fut qu'en 1793, à trente- deux ans , qu'il put aller commencer son cours à Padoue. Charmés des talents d'Anelli , les curateurs de l'académie s'empressèrent de demander pour lui les dispenses nécessaires , et au bout de deux ans d'études, il obtint le laurier doctoral dans la double faculté. A la première entrée des Français en Italie, il se hàta de revenir dans sa ville natale offrir ses services à ses compatriotes. La conduite qu'il avait tenue dans ces circonstances difficiles lui valut les remerciments du sénat de Venise; mais cette distinction flatteuse lui fit des ennemis de tous ceux qui conspiraient dèsers la ruine du gouvernement vénitien ; et quand la révolution éclata dans le Brescian, Anelli fut mis en prison comme suspect. Quelques citoyens courageux ayant élevé la voix en sa faveur, il ne tarda pas à recouvrer sa liberté ; mais , craignant de retomber dans les mains de ses adversaires, il partit pour Mantoue et s'enrôla dans uv régiment d'artillerie française. Peu de temps après, le général Augereau, qui commandait à Vérone, le choisit pour son secrétaire, et il employa l'influence que lui donnait cette place pour rendre aux Italiens tous les services qui dépendaient de lui. Ayant obtenu la permission de retourner dans sa famille , il fut nommé , en 1797, commissaire du directoire près de l'administration du département de Benaco , qui plus tard fut appelé département de la Mella. Mais, ne voulant pas rester l'instrument des vexations que le gouvernement français faisait éprouver à ses compatriotes , il donna sa démission , et, quoique sans fortune, il refusa toutes les places qui lui furent offertes. A l'entrée des AustroRusses dans la Lombardie , ï en 1799 , Anelli , toujours suspect, fut encore mis en prison, mais il n'y resta pas longtemps. Dégoûté des fonctions administratives , il rentra dans la carrière de l'enseignement ,tt fut nommé, en 1802, professeur d'éloquence et s'étonne qu'on n'en ait pas réimprimé quelquesunes dans ces Raccolte qui ne se sont pas moins multipliés dans ces derniers temps en Italie qu'en France
  • Angelo BERARDI( 1600) : savant musicien, était né, vers le milieu du 17' siècle, à SantAgata, dans le royaume de Naples. Ayant embrassé l'état ecclésiastique, il fut pourvu d'un canonicat au chapitre de Viterbe, et consacra ses loisirs à la culture de son art. Consulté par les plus célèbres musiciens de l'Italie, il s'empressait de répondre à leurs questions et de résoudre les problèmes qu'ils lui proposaient. Selon Fayolle , il règne dans ses ouvrages un ton de pédanterie qui les dépare; mais on y trouve beaucoup de choses utiles ; et les artistes les consulteront toujours avec fruit. Les principaux sont : 1° Ragionamenti musicali , Bologne , 1681. C'est, dit le même biographe, un livre excellent pour l'histoire de la musique. 2° Documenti armonici , ibid., 1687. On y trouve les règles du contrepoint double. 3° Miscellane musicali, ibid. 1689. 4° Arcani musicali, ibid. , 1690. C'est un dialogue dans lequel l'auteur explique les finesses de son art. 5° Il Perche musicale, ovvero Stafella armonica, ibid., 1695. Berardi, dans ce volume, a réuni ses réponses aux principales questions que ses confrères lui avaient adressées
  • Angelo BERLENDIS( 1733 - 1793) : jésuite, né à Vicence, le 22 décembre 1735, régenta les humanités dans différents colléges, et fut nommé professeur de rhétorique à Plaisance. Envoyé par ses supérieurs , en 1765, dans la Sardaigne, sur la demande du roi CharlesEmmanuel 1H, il contribua beaucoup à y ranimer le goût des lettres et des bonnes études. 11 mourut en 1795, à Cagliari. On a de lui : delle Poesic, Turin, 1784, 3 vol. Le 1" contient un poème sur l'imagination , des sonnets, des capi- loti et des épigrammes ; le 2e, des odes anacréontiques ; et le 5°, deux tragédies : la Délivrance des Sardes et le Martyre de St. Saturnin. Dans le genre dramatique le P. Berlendis est trèsmédiocre, de l'aveu même des critiques italiens ; mais comme poi4e lyrique il jouit d'une grande réputation. Son style, formé sur celui des grands poètes anciens et modernes , a de l'éclat et de l'originalité. On a publié un choix de ses poésies, Vicence, 1788 L'abbé Fr. Carboni a donné l'éloge de Berlendis en latin, Cagliari, 1794 réimprimé la même année à Vicence, avec une trad. italienne en regard. — François BERLENDIS, frère du précédent, mort curé de StMichel à Vicence, en 1803, occupait un rang distingué parmi les prédicateurs de l'Italie. On cite de lui : des Poésies Bernesques , Vicence, 1789 dont le succès prouve qu'il aurait .pu se faire une grande réputation dans ce genre; des Epigrammati morali, ibid., 1799, qui, suivant le P. Moschini M. Guizot, Notice sur sit John Barkley 1. 7 de la mémo collection. p. 215 ), n'eurent d'approbateur que celui qui les avait composées
  • Angelo CATTHO( 1400 - 1497) : né à Tarente, dans le 15° siècle, fut envoyé près du duc de Bourgogne, pas Jean et Nicolas, ducs de Calabre, qui prétendirent l'un après l'autre à la main (le sa fille uniqùe Marie. Ces deux princes étant morts avant la fin de la négociation dont était chargé Cattho, le duc de Bourgogne, (lui avait été à noème (le l'apprécier, l'engagea à demeurer à sa cour, et lui lit, pour le retenir, une pension considérable ; mais après la journée de Morat, où les Bourguignons furent défaits par les Suisses, Cattho, s'apercevant que les affaires du duc commençaient à s'embrouiller, demanda son congé, et se retira en France, où Louis XI l'accueillit, le nomma son aumônier, et, à quelque temps de là, lui donna l'archevêché de Vienne. Cattho avait connu Philippe de Commines à la cour de Bourgogne, et, dès cette époque, s'était formée entre eux une liaison qui fut durable. Ils se retrouvèrent avec plaisir à la cour de France, et ce fut à la sollicitation de Cattho que Commines écrivit ses mémoires, en plusieurs endroits (lesquels il le loue de son grand savoir et de son habileté à prédire l'avenir. Ce n'est cependant pas Commines, mais l'auteur d'un Sommaire de la vie de Caltho, imprimé avec ses mémoires, qui raconte que celuici annonça le premier à Louis XI la mort (lu duc de Bourgogne : «A l'instant, (lit l'auteur du « sommaire, que ledict duc fut tué, le roy Louys « oyoit la messe en l'esglise StMartin à Toms, dis« tant de Nancy de dix grandes journées au moins, « et à ladiete messe luy servait d'aumosnier l'arche« vesque de Vienne, lequel en baillant la paix au-« dict seigneur, luy dyct ces paroles : Sire, Dieu « vous donne la paix et le repos ; vous les avez si « vous voulez, Quia consummatuin est : vostre en« nervi, le duc de Bourgogne est mort ; il Y lent («restre tué, et son armée desconfitte. Laquelle « heure cottée Fust trouvée estre celle en laquelle vé« ritablement avoir esté tué ledict duc. » On peut lire des réflexions trèsjudicieuses sur cette prédiction, et quelques autres, dans le Dictionnaire de Bayle, article CATTHO. Suivant quelquesuns de ses contemporains, il était savant en médecine, mathématicien et littérateur ; sa devise était : ingenium superat vires. Il mourut extrêmement regretté, à Vienne, en 1497, et fut enterré dans la cathédrale. Puisque ce dernier point est certain, il faut mettre son prétendu voyage et sa mort à Bénévent au rang des erreurs historiques qui ne doivent plus reparaître
  • Angelo CONSTANTINI : natif de Vérone, embrassa fort jeune l'état de comédien dans sa patrie, où il jouait avec succès le rôle d'Arlequin. En '1681, il fut appelé à Paris pour doubler Dominique; !nais ce damier quittant peu son emptoi,Constantini s'en créa un particulier, celui de ? ezzetin, qui, dans les . canevas italiens, représente toujours un intrigant. A la mort de Dominique, Angelo le rem?lat;a jusqu'à l'installation de Gliera•di, son successeur. 11 reprit alors le rôle Constantitti facétie assez rare : la Vie, les Amours et les Actions de Scaramouche, Lyon, Cologne, 1695, Paris, 1698, vol
  • Angelo EMO( 1731) : le dernier amiral et le phis. grand homme d'état que Venise ait eu dans les années qui précédèrent la fin de son existence comme république, naquit le 3 janvier 1731., d'une illustre famille, dans laquelle il aurait pu trouer, er, s'il en eût eu besoin, des exemples de patriotisme et de dévouement. Jean Emo, son père, après avoir rempli des ambassades avec distinction dans di?er-- es cours, était, depuis 1718, revêtu de la dignité le procurateur iule, tvait, en 1715; préservé la Dalmatie de l'invasion les Turcs, et détruit, à la vue de leur flotte, NaJ'enta, qui servait d'entrepôt et d'asile aux corsaires. Cm termina ses études sous la direction du pieux et savant Stellini, dont les leçons et les exemples développèrent dans son jeune disciple le germe de ces vertus si communes dans les républiques anciennes, mais si rares dans les modernes, le patriotisme et le désintéressement. Entré dans ta marine militaire à vingt ans, il fit sa première course sur mer en 1751, et fut, en 4755, nommé capitaine d'un vaisseau de haut bord, qu'il conduisit, pour l'éprouver, jusqu'à la pointe de l'Adriatique, et le ramena chargé de bois de construction. Les nobles vénitiens, appelés par leur nais sauce à l'administration de l'état, de‘aientpasser successivement dans toutes les parties dont plus tard ils pouvaient avoir la direction. Emeut donc, en 1760, nommé provéditeur de la santé, c'est-à, dire chargé de la surveillance des lazarets et de l'exécution des règlements sanitaires ; mais, dès l'année suivante, il reçut l'ordre de prendre le commandement d'un vaisseau et de deux frégates, pour donner la chasse aux Barbaresques, dont les bâtiments infestaient la Méditerranée, et menaçaient d'anéantir le commerce de Venise. L'activité qu'Angelo déploya dans cette première expédition, son sangfroid dans le danger et la confiance qu•l sut inspirer à tous ceux qui servaient sous ses ordres, firent pressentir aux Vénitiens tout ce qu'ils auraient pu tenter si leur marine avait été maintenue sur un pied plus respectable. Ils se rappelèrent alors, avec un sentiment d'orgueil mêlé de dépit, qu'ils avaient eu jadis des flottes nombreu.ses, et que Venise avait été longtemps l'entrepôt du commerce du monde ; et le sénat, cédant à l'opinion publique, se détermina sans peine à prendre les mesures nécessaires pour recréer une marine que la plus coupable incurie avait laissée s'anéantir. De 1'762 à 1767, Angelo fut employé soit à de nouvelles excursions contre les pirates, soit à Venise, dans différentes provéditures; niais on ne doit pas oublier que c'est dans ce tempslà qu'il rendit à sa patrie l'important service de faire lever le plan des lagunes dont Venise est entourée, Cet utile travail fut exécuté dans l'espace de six mois, avec une exactitude et une perfection qui ne laissent riçri à désirer. Viceamiral, depuis 1765, il recommença deux ans après à poursuivre les pirates ; mais cette fois it les suivit jusque dans leur repaire, et força le dey d'Alger à signer un traité dont les conditions étaient également honorables et avantageuses à Venise. En conséquence, il fut fait chevalier de l'Etoiled'Or, distinction fort ambitionnée alors ; et, bientôt, il reçut le titre de capitainegénéral et d'amiral en chef de toutes les forces maritimes de la république. Lorsqu'en 1769, une flotte russe, commandée par Alexis Or loff , pénétra dans l'Archipel, avec l'intention de soulever les Grecs et de chasser les Turcs de l'Europe, Angelo établit une croisière destinée à protéger, en cas de besoin, les sujets vénitiens ; et, par une bienveillance dont Louis XV le fit particulièrement remercier, étendit sa sollicitude aux Français que leurs affaires commerciales avaient appelés dans le Levant. Il dut, au mois de juin 1772, quitter momentanément les fonctions d'amiral, pour entrer au sénat, dans le conseil de censure; et la même année, ayant obtenu l'autorisation de faire un voyage en Allemagne, il y reçut un accueil distingué de tous les princes qu'il alla visiter, et notamment du grand Frédéric. Du conseil de censure, il passa en 17'74 dans celui des finances ; et, comme toutes les parties de l'administration avaient été pour lui l'objet d'une attention sérieuse, il rit aussitôt adopter diverses mesures propres à faciliter le recouvrement des impôts, sans augmenter la.charge des contribuables. Membre du conseil de commerce, en 1776, son passage - y fut marqué par l'établissement d'écoles de construction, de navigation et de pilotage, destinées aux élèves du commerce ; il s'occupa dans le même temps de ranimer les manufactures, et parvint à convaincre les négociants de l'avantage qu'ils trouveraient à n'employer pour le fret de leurs marchandises que des vaisseaux d'un plus fort tonnage. Créé conseiller en 4780, il entra bientôt au terrible conseil des Dix ; et le premier, peut-être, il y fil entendre la voix de l'humanité, demandant que le sort des condamnés pour crimes d'État fût adouci, et que le trésor fia chargé de fournir aux besoins de leurs familles. 11 fut, en 1782, nommé inquisiteur, c'est-àdire directeurgénéral de l'arsenal. et, sous sa trop courte administration, cet établissement, le plus important de la république, changea de face. Aux anciennes méthodes dont je temps et l'expérience avaient fait reconnaître les imperfections, il en substitua de nouvelles en rapport avec les progrès de la science. Les vaisseaux ne furent plus construits que d'après les modèles qu'il fit venir d'Angleterre; et des ouvriers formés par ses soins furent bientôt en état de rivaliser avec les meilleurs constructeurs étrangers._ Chargé par le sénat, en 1783, de se concerteravec le comte de Coblentz, commissaire de l'Autriche, pour mettre un terme aux difficultés qu'éprouvait la navigation sur les côtes de la Dalmatie et de l'lstrie, il s'acquitta de cette commission délicate avec un plein succès. Il s'occupait d'un projet qui devait, en assainissant les parties basses et humides du Véronais, rendre à l'agriculture des terrains immenses, lorsqu'il reçut l'ordre d'armer une 'lutine pour aller châtier les Tunisiens de leurs continuelles agressions. 11 quitta Venise, qu'il ne devait plus revoir, le 27 juin 1784, et se trouva quelques jours après en vue du littoral d'Afrique. 11 ruina Sousa, Biserte, bombarda la Goulette, que les Turq, abandonnèrent, et sut pendant trois ans, arec quatre bâtiments, forcer les Tunisiens à res- ter dans leurs ports. Mais cette guerre, qui pouvait se prolonger encore plusieurs années, avait déjà coûté des sommes considérables, et les anciens conquérants de Constantinople achetèrent la paix en souscrivant avec le dey de Tunis un traité par lequel ils se reconnaissaient ses tributaires. Angelo conduisit alors sa flottille dans l'Archipel, et choisit, pour y rester en croisière, le lieu qui lui partit le pins favorable à son projet d'assurer la navigation de l'Adriatique. Mais, poussés par la tempête sur un des écueils dont la nier de Grèce est semée, deux de ses vaisseaux s'y brisèrent. Le sénat de Venise, oubliant alors les services rendus par ce grand citoyen, fit saisir et vendre ses biens, dont le produit fut versé dans le trésor public, pour dédommager l'état de la perte de ses deux bâtiments. Atteint quelque temps après, en vue de Malte, de douleurs dont la cause est encore inconnue, Angelo, cédant aux sollicitations de son équipage, consentit à se laisser descendre à terre, où il devait espérer d'être plus promptement secouru. Le consul vénitien le reçut dans sa maison, et lui prodigua ses soins. Angelo faisait ses dispositions pour retourner à son bord, qu'il avait quitté malgré lui, lorsque, saisi de nouvelles douleurs, il expira, le ler mars 1792. Le sénat de Venise, rendant une justice tardive aux vertus d'Angelo, ordonna qu'un monument lui serait élevé dans l'arsenal. L'exécution en fut confiée à Canova , qui se défendit de recevoir le prix de cet ouvrage. M. Spiridione Castelli a consacré une longue et intéressante notice à l'amiral Emo dans la Biogra fia italiana. C'est à l'amiral vénitien que Cesarotti , a dédié sa traduction italienne d'Homère
  • Angelo LÉONICO : poëte dramatique du 16e siè- cle. On n'est pas , L'un des annotateurs de Crescitnbrni le réclame pour Gènes ; mais Apostol. Teno le fait Vénitien . Scardeoni se tromp£ en assurant que Leonico tenta l'un des preinies de rendre à l'1- Ant. Orlandi, dans son Origine e progreaci della slampa, thed ta Mort d'Offini bonus Leotticenus 4 l'aimée 1524 ; rpujs c'est une erreur, et Orlandt l'a evidenament confondu avec le Medecin Ni .eas Leunicenus, qui mourut et tte même année On a une lettre d'Omuilionus, mitre de 1141, par laquelle un apprend qu il avait termine ses etudes , et qu'il s'uccupait dejà de traduire lea Fables d'Esope; on peut conjecture,' qu'il avait alors au moins vingt ans, et il en aurait eu plus de cent en Iii24. talie la tragédie telle que les anciens l'avaient imaginée. La seule pièce qu'on ait de lui, cornposée d'après un événement qui venait de se passer à Padoue, n'avait pu se prêter que difficilement au système tragique des Grecs. C'est un époux outragé qui se venge en tuant sa femme et le séducteur. L'art n'avait pas encore fait assez de progrès pour que Léonie conoit l'idée de' traiter ce sujet à la manière de Sophocle et d'Euripide. Cette pièce, connue aussi sous le titre de Daria, nom d'un des principaux personnages, est intitulée il Soldat°. Elle fut imprimée à Venise en 1550 sans l'aveu de l'auteur, qui probablement n'avait pas l'intention mourut à Padoue en 1556, à la fleur de l'age, et fut inhumé dans l'église StFrançois
  • Angelo MAI( 1781) : cardinal romain et célèbre philologue, né à Bergame le 7 mars 1781. Angelo Mai embrassa de bonne heure l'état ecclésiastique et entra dans la compagnie de Jésus. Fixé à Venise dans une maison de cet ordre , il s'y livra avec ardeur à l'étude des langues anciennes, et acquit bientôt une connaissance approfondie de la paléographie et des auteurs de l'antiquité. Aussi futil appelé, en 1813, à la garde de la bibliothèque Ambrosienne à Milan. Placé dans ce riche dépôt, Angelo Mai entreprit de mettre au jour les richesses qui y étaient enfouies. En 1814, , il jeta les fondements de sa réputation par la découverte de quelques fragments des Oraisons de I Cicéron, faite sur un manuscrit palimpseste, c'est-àdire qui présentait un ancien texte sous une seconde couche d'écriture. 11 décous rit successi- vement des fragments, des discours pro Mcauro, pro Tullio, pro Place°, in Clodium et Curionem. 11 les fit paraître sous le titre de M. Tullii Cireronis sex Orationum parles ineditte, 18114 '2 vol. L'année suivante, il donnait les résultats d'une découverte non moins importante, celle d'œus res inédites de Cornélius Fronton et de Lettres de MarcAurèle et de Lucius Verus, M. Cornelii Prontonis opera inedita, latina et grœca cum epi- stolis, item ineditis Antonini Pii Aurelii, L. Veri et Appiani, Milan , 1815 Une 2' édition, augmentée du mème ouvrage et suivie d'un fragment inédit de Libanius, a paru à Rome en 182:1, il. Cornelii Frontinis et M. Aurelii impera- loris epistolee, fragmenta Prontonis et scripte gram- matira L'activité de Mai était si prodigieuse, que les découvertes semblaient éclore sous sa loupe ; il n'avait pas plutôt retrouvé les fragments de Fronton qu'il en dépistait d'autres de l'orateur athénien Isée. Et la mème année 1815, il livrait it l'impression la harangue sur l'Héritage de Cléonvme et sur celle de Ménéclès, Milan et Il tombait aussi sur soixante vers inédits environ de la comédie de Plaute intitulée Khi-/ aria, et sur un commentaire des Comédies de Térence, M. Acrii Plauti fragmenta inedita, item ad P. Terentium rommentationes et pirturoe tres iittedint, Milan , 1816 Il faisait paraître encore un traité inédit du Juif Philon , Philonis udoei de vii- lute ejusque partibus, Milan, 1816 es Discours inédits du philosophe Themistius, flan, 1816, in4°. Enfin, cette même année i„ 816, qui était si heureuse pour la philologie tine, lui faisait retrouver des fragments grecs dans lesquels il .crut reconnaître l'abrégé des antiquités romaines de Denys d'Halicarnasse, cité par Photius , Dionysii Halicarnassei pars hactenus antiquitaturn romonarunt desiderata, 1816 Mais on a contesté depuis l'exactitude de cette découverte. L'année suivante , le célèbre bibliothécaire enrichissait les lettres savantes des fragments de la traduction mésogothique des épîtres de StPaul, d'une description des campagnes d'Alexandre, Itinerarium Alexandri, et du curieux ouvrage de Julius Valérius sur la vie d'Alexandre, Julii Valerii de rebus gestis Alexandri Macedonis, libri Ires translati es tIsisopo grœen ouvrage qui a été réimprimé à la suite de l'hi- nerarium à Francfort en 1838. Un ancien manuscrit des poésies d'Homère lui fournit la matière d'un nouvel ouvrage, dans lequel il publia plusieurs fragments du texte avec un grand nombre de scholies, et reproduisit par la gravure de eu-, rieuses peintures. Il rétablit aussi peu de temps après , de concert avec l'orientaliste Zohrab, au moyen d'un manuscrit arménien , une partie de la Chronique d'Eusèbe . A l'ensémble de ces travaux qui inunort a lisèrent la direction de la bibliothèque Ambrosienne confiée à Mai, il faut ajouter la publication du discours d'Isocrate De permuta- houe, dont il donna une version latine avec notes ; celle du traité de Porphyre, Ad Marrellam, qu'il découvrit sur un manuscrit et fit paraître avec des notes, en y joignant un fragment poétique du nième philosophe et une scholie grecque sur un titre des Basiliques , enfin l'ouvrage intitulé Sibylke liber Xtv, editore et interprete Main additur sextus liber et Pars . Mais ce qui mit le sceau à sa réputation, ce fut la découverte. sur un manuscrit chargé d'une triple couche d'écriture , du célèbre traité de Cicéron intitulé De la république, et dont on ne connaissait que des fragments. A force de patience et de pénétration, l'habile paléographe pars int à en déchiffrer bon nombre de pages, qu'il publia à Rome en 1822 sous le titre de M. Cireronis de Republira que supersunt , et dont M. Villemain, auquel on adressait au fur et à mesure à Paris feuilles, donna une traduction qui vient de recevoir une édition nouvelle. Mai soumit plus tard le manuscrit palimpseste, qui présentait tant de lacunes et d'endroits difficiles. à une révision, ce qui fut l'objet d'une 2° édition . Après avoir achevé ce beau travail , digne complément du Cicéron illustré d'après les manuscrits de l'Ambrosienne, qu'il avait fait paraître à Milan en 1817 , il commença une série de recueils destinés à offrir l'ensemble des découvertes qu'il avait faites à la Vaticane et dans d'autres dépôts. Ces quatre recueils ont pour titres : Scriptorum veterum nova rollectio e Vaticanis rodicibus edita, Rome, 1825-1838, 10 vol. ; — Classicorum auctorunt e Vaticanis codiribus editorurn collectio, Rome, 1828 et années suivantes, 10 vol. Spicilegium Rotnanum, Rome, 1839 à 18114, 10 vol. — Nova Patrum Bibliotheca, 1852 et années suivantes, 7 vol . La pre- mière collection renferme un grand nombre d'anciens ouvrages de l'antiquité païenne et chré- tienne , notamment des fragments inédits de Diodore de Sicile, de Polybe, d'Eunape, les livres Il à 14 en entier des Oracles sibyllins, des écrits d'auteurs ecclésiastiques en syriaque, et un Ca- talogue des manusciits orientaux de la Vaticane. La seconde donne de nouveaux fragments de la République de Cicéron et plusieurs des I'errines et autres Oraisons, trois Mythographes inédites et quelques écrits de Philon , d'Isée , de Thémistius, d'Aristide, de Porphyre, d'Oribase, de Procope , etc. ; enfin un grand nombre de Traités inédits des premiers Pères. La troisième est plus spécialement consacrée à des auteurs ecclésias- tiques et des écrivains du moyen àge. La quatrième renferme un grand nombre d'ouvrages théologiques et de commentaires sur les livres saints inédits. Mai eut aussi la bonne fortune de découvrir de nombreux fragments d'anciens jurisconsultes romains antérieurs à Justinien, ce qui fit de sa part l'objet d'une publication en 1823. BethmannHollweg a redonné à Bonn , en 1833 , une édition plus complète de ce travail sous le titre de L000711711 ex jure Romano ante- justiniano ab ineerto seriptore rollectorum frag- menta gille dicuntur Vatieana. On doit aussi dans le même temps à Mi un Catalogue des papyrus égyptiens de la Vaticane , qui a été traduit en allemand par Bachmann , et un autre ouvrage intitulé Arieetœ et Paulini scripta, publié avec un fragment de l'Episcopologe d'Aquilée . — Le souverain pontife , qui regardait avec raison Mai comme une des gloires de l'Eglise, le nomma préfet de la congrégation de l'Index et lui envoya le chapeau de cardinal en 1838. D'une grande probité littéraire , Mai publia toujours avec un soin scrupuleux , et sans tenter d'y apporter le moindre changement, les textes mêmes qui pouvaient porter quelque ombrage à l'orthodoxie. Le célèbre Codex Faticanus, l'un des plus anciens manuscrits du Nouveau Testament que l'on possède, fut de sa part l'objet d'une étude attentive ; il entreprit de publier ce texte qui diffère en certains passages du texte consacré par l'Eglise ; mais sa publication éveilla les susceptibilités de la cour romaine, et ce fut seulement dans les derniers temps de sa vie qu'il obtint la permission de le faire paraître sous forme de variantes du texte déclaré orthodoxe. Si Mai a rendu d'immenses services à la philologie profane et sacrée, il eut le tort de monopoliser à son profit les richesses qui lui étaient confiées et dont il faisait un si bel usage. Tant qu'il fut préfet de la Vaticane, cette bibliothèque demeura d'un accès difficile aux savants étrangers, et les palimpsestes surtout lui furent exclusivement réservés. Mai est mort le 9 septembre 1854. Plusieurs des académies de l'Europe avaient tenu à honneur de l'inscrire parmi leurs membres. L'Institut de France l'élut un de ses associés étrangers. Nul n'a possédé à un plus haut degré que l'illustre cardinal l'art de lire les Codices res- cripti. D'autres philologues ont possédé davantage la connaissance des langues anciennes et le génie des corrections, mais il n'en est aucun qui soit parvenu , dans un aussi court espace de temps, à tirer des manuscrits, des textes inédits et à sauver du naufrage où ont déjà péri tant de chefsd'oeuvre et de curieux traités, ceux qui se dérobent à nos regards dans la poudre des bibliothèques et sous le grattage de scribes igno- rants
  • Angelo NANNONI( 1715 - 1790) : célèbre chirurgien, naquit à Florence le 1" juin 1715. Il commença l'étude de l'anatomie et de la chirurgie dès l'àge de seize ans , et fut disciple d'Antoine Benevoli , chirurgien en chef du grand hôpital de SteMarielaNeuve de Florence. La passion qu'avait Nannoni pour l'étude, les excellentes leçons de théorie et de pratique qu'il recevait dans cet établissement. le mirent bientôt à même de se livrer avec distinction à l'exercice de son art. Il y acquit trèspromptement de la célébrité. Il s'attacha d'abord à perfectionner l'opération de la taille par la méthode latérale. Le chevalier Maggio , son bienfaiteur, lui procura les moyens d'augmenter son instruction, en lui faisant faire en 4747 le voyage de Paris. Là , Nannoni suivit avec assiduité la pratique des hôpitaux ; puis il se rendit à Rouen dans le même but. Il y fut attiré par la haute réputation de Lecat, un des plus habiles lithotomistes de cette époque. Nannoni ne fut pas longtemps à s'apercevoir de l'abus qu'on faisait des médicaments dans le traitement , tant interne qu'externe, des maladies chirurgicales ; il apprécia aussi les diverses incorrections qui existaient dans la manière d'opérer, et forma le plan de rédiger un nouveau code chirurgical. A son retour dans sa patrie, devenu professeur et chirurgien en chef de l'hôpital où il avait fait ses premières études, il fut en possession de tous les moyens propres à exécuter son plan de réformation. L'humorisme galénique régnait de toutes parts; Nannoni le combattit avec succès dans ses leçons cliniques et théoriques et dans ses écrits. Il établissait que, dans les maladies, la nature veut être secondée et quelquefois aidée ; cet axiome fut la base de son système médical. Il bannit du pansement des plaies les corps huileux, les baumes, les résines, les terres, les spiritueux. Les cataplasmes de mie de pain , la charpie sèche, les décoctions émollientes, l'eau pure, tels étaient les moyens simples et salutaires qu'il introduisit dans cette partie importante de la thérapeutique. Défendre les plaies du contact de l'air était un préalable nécessaire. « Je vou- · drais , disaitil, pouvoir me garantir de l' « lluence de l'air, comme je le fais des médica-, · ments nuisibles. » La philosophie qui brille dans ses préceptes d'hygiène et de thérapeutique est fort remarquable pour le temps où il a vécu ; car alors, l'humorisme,la chémiatrie et le mécanisme se disputaient l'empire médical et détournaient les plus grands esprits de la route vrai. Les opérations difficiles qu'il exécutait chaque jour avec un succès non interrompu , ainsi que ses sages et lumineuses leçons, attirèrent auprès de lui les disciples et les malades, nonseulement de l'Italie, mais des contrées les plus éloignées de l'Europe ; on venait le consulter comme mi oracle. Nannoni fut constamment studieux ; il était fort savant, hardi dans ses opérations , sans jamais y apporter de témérité. Il détestait les charlatans et travaillait sans cesse à découvrir, par l'observation, de nouvelles vérités. Il donnait une grande partie de son temps aux pauvres, auxquels il fournissait gratuitement dcs médicaments et souvent même de l'argent. Il était aussi simple dans ses moeurs que dans ses doctrines. Cet habile chirurgien eut le tort de rejeter trop exclusivement la méthode opératoire de la cataracte par l'extraction inventée par Dariel ; il craignait que ce procédé ne déterminàt l'inflammation de l'iris ; l'ancienne manière , qui consiste à abaisser le cristallin dans la chambre postérieure au moyen d'une aiguille ronde, lui paraissait la seule avantageuse, parce qu'il croyait que, quand le cristallin vient à remonter dans la chambre antérieure de l'humeur aqueuse, il ne tarde point à se dissoudre et à être absorbé. Il erra encore lorsque, au sujet de la fistule lacrymale, il blàme la perforation qu'on fait à l'os unguis, dans certains cas, pour introduire une canule propre à entretenir le cours des larmes. Nannoni atteste avoir vu reprendre , après plusieurs points de suture , des nez qui ne tenaient plus qu'à une étroite languette de peau. Ce fait est plus vraisemblable que ceux qu'on rapporte à la suite de l'opération taillacotienne . Après avoir fourni une carrière si bien remplie par d'utiles travaux pour le perfectionnement de son art et pour le soulagement de ses semblables, Nannoni mourut à Florence le 30 avril 1790 , à la suite d'une hydropisie. Ses principaux ouvrages sont : 1. Traitai° sopra nzali delle mamtnelle , Florence , 1746, Cet ouvrage renferme (les doctrines fort saines, sous le rapport thérapeutique. L'auteur judicieux rejetait tous les remèdes internes, et extirpait le plus tôt possible les squirrhes, sans essayer de les détruire au moyen de l'application du caustique. L'amputation de la mamelle est selon lui le seul moyen propre à guérir le cancer de cette partie; il manageait assez de peau dans son opération pour réunir la plaie qui en résultait par prentiire intention. Le grand nombre d'observations d'heureux succès qu'il rapporte dans son ouvrage atteste l'excellence de sa doctrine et de sa méthode. 2. Dissertationi china- aiche cioe della fistola lagrintale, delle cataracte; de medicamentis exsiecantibus , de med. causticis Paris , 17U ; 3. Discorso chirurgien per l'introdu; ione al corso dell operazioni da dimostrarsi sopra del cadacere , Florence, 1750 ; 4° Meenorie ed osservazioni chirurgiche, colla storia di moite e diverse malattie felicemente guarite, Florence, 1755 5. Della semplicità di medicare i mali di attinenza alla chirurgia, roll' aggiunta sopra le malattie delle matamelle , Venise , 1764 ; 6° Lettera scruta in difesa della semplicità del medicare a Giuseppe Bianchi chirurgo in Cremona, 1758 ; 7^ Della semplicità del medicare, 1761-1767, 3 vol. Cet ouvrage, qui est le plus remarquable de tous ceux qu'a publiés Nannoni, contient une foule d'aphorismes judicieux. 8° Trattato chirurgie° sopra la semplicità ( lel medicare, con osservazioni e ragionamenti apparterzente alla chirurgia, aggiuntori il trattato sopra le nealattie delle neammelle , Venise, 1770 ; 9° Memoria sull' anevrisma della piegatura del cubito , Florence, 1784. — Laurent NANNONI , son fils, né à Florence en 1749, mort le 14 août 1821 , s'est également distingué comme médecin. Sa clientèle était nombreuse et lui valut rapidement une grande fortune. On lui doit entre autres ouvrages : Tralala di chirurgie teorico- pratica con un corso completo de ostetrica, Florence, 1785, 6 vol. et un Trattato d'anatomia e fisiologia , ibid., 1788. 3 vol. 2e édition contenant beaucoup d'augmentations, ibid
  • Angelo TARCHI( 1759 - 1814) : compositeur de musique dramatique , né à Naples en 1759 , entra fort jeune au conservatoire della Pietà de Tarchini, et fut ensuite chef des élèves sous les célèbres professeurs Sala et Tarantino. Lorsqu'il eut atteint sa vingtquatrième année, âge prescrit par les statuts, il devint maitre luimême. En 1781, il fit exécuter par les élèves du conservatoire son premier ouvrage, l'Architello , opéra buffa , qui mérita d'ère représenté à Caserte devant le roi Ferdinand IV. En 1783, il donna au ThéâtreNeuf de Naples la Caccia di Enrico IV, opéra buffa qui fut trèsapplaudi ; puis, au théâtre del Fondo, un intermède et trois opéras qui eurent du suc—cès. Il travailla enfin pour son propre compte, et ses ouvrages se succédèrent rapidement. Il composa pour le théâtre de Capranica , à Rome, le due Fratelli Pappamosea, et, en 1781, pour celui de Valle, l'intermède de Don Follopio ; en 1785, à Milan, pour celui de la Canobiana, l'opéra séria l'Admira ; à Turin, Ariana e Bacco ; eu 1786, à Venise, Ifigenia in Tauride ; à Milan, I' Ariarate ; à Florence. Publio; à Mantoue, ilrminio; à Crema , Demofoonte; en 1787, à Turin, il Trionfo di Clelia; à Venise, Paolo et Prqinia; à Mantoue, Artaserse ; en 1788, à Rome, le Due rirali, opéra buffa ; ilitridate, qui eut un trèsgrand succès; à Milan, il Comte di Saldagna; à Padoue, Antioco ; en 1789, à Londres, le Déserteur et Alessandro nell' Indie, deux ouvrages qui furent trèsgoûtés; à Mouza, près de Milan, /a Spazza Camenina, opéra bufla ; en 1790, à Venise, l'Apoteose d'Er- cole ; à Vicence, l'Ezio; à Turin, Giulo Sabino; à Milan, Adrasto; en 1799., à Mantoue, / sacco, oratorio ; à Milan, la Morte di Nerone; à Florence, Ester, oratorio. Tarchi soutenait ainsi dignement en Italie la haute réputation de l'école napolitaine, dont il était sorti, lorsque les événements de la guerre et les révolutions de sa patrie l'obligèrent à s'en éloigner. Il vint en France en 1797 avec Della Maria, qui comme lui y était honorablement connu. Tous les deux, patronnés par les meules personnes, et surtout par Garat , obt beaucoup de succès. On avait déjà joué, en 1790, au théâtre de Monsieur, un opéra buffa de sa composition, Don Chisciotte, ou il Cavaliere er- rante. Dès son arrivée, il composa pour la première fois, en 1797, de la musique sur des paroles françaises; mais le peu de connaissance qu'il avait de notre langue et surtout de notre prosodie lui opposa toujours des obstacles qu'il aurait pu surmonter si les auteurs dramatiques avec lesquels il travaillait, Ségur, Dupaty, le Prévôt d'Iray, et surtout Alexandre Duval , eussent mis à l'instruire la même complaisance que Marmontel avait eue pour Piccini. Tarchi fut particulièrement aidé, pour obtenir des poëmes de l'OpéraComique, par Camérani, son compatriote. Il se fit ensuite connaître de Martin et d'Elleviou. Ce dernier, qui, depuis le Prisonnier, avait un grand succès par son jeu entraînant autant qu'élégant, contribua puissamment au succès du Cabriolet jaune, et encore plus à celui du Trente et quarante, opéra où Martin, déjà si en faveur, le secondait par son bel organe et fit admirer le charmant duo de Porte à ton maitre ce portrait, où ces deux virtuoses luttaient de talent et de belle voix. Les vieux amateurs ne peuvent oublier l'élégance , la désinvolture militaire qu'Elleviou apportait dans le rôle du Capitaine de hus- sards, et Martin dans celui de valet. Ce succès de Tarchi lui valut la bonne fortune du manuscrit d'Emmanuel Dupaty , opéra en trois actes joué à la fin de 1799, et la musique du compositeur italien concourut beaucoup au succès. La pièce était d'ailleurs jouée avec un ensemble complet par Chenard , madame de StAubin et Elleviou. Bien que cet opéra eût quelque parenté avec le Conteur ou les Deux postes, comédie, Dupaty sut en faire six opéras à changement, à travestissement, des plus agréablement traités. Tarchi n'eut alors plus qu'à compter des succès au théâtre et dans les salons. Doué d'une facilité très - grande pour trouver d'heureuses mélodies, on le vit écrire dans des soirées la musique de deux romances dont le poète Chazet lui faisait les paroles en dix minutes. Ces improvisations étaient alors fort à la mode. Garat contribua également à produire et à faire estimer le talent de Tarchi, lequel donna successivement aux théâtres Favart et Feydeau six opéras comiques : le Cabriolet jaune; le Trente et Quarante; Aurore de Gusman ; Une aventure de Sainte- Foix ; Astolphe et Alba, ou A quoi tient la faveur, en deux actes, 180'2. Le deuxième et le quatrième de ces ouvrages eurent beaucoup de succès; mais la chute complète du dernier, dont le poème était du mème auteur que le Cabriolet jaune, qui avait peu réussi, dégoûta Tarchi des compositions dramatiques. C'est à l'embarras, à la gène qu'il éprouvait, qu'on doit sans doute attribuer un certain décousu d'idées qu'on remarque dans sa musique et que l'art des chanteurs ne peut pas aisément déguiser. Ses chants, quoique vifs, comiques et souvent spirituels, ne coulent pas toujours de source et n'offrent point une mélodie agréablement phrasée. 11 se borna, dans les dernières années de sa vie, à donner des leçons de chant. En professant la méthode du conservatoire de Naples il se fit une réputation, et l'on peut citer parmi ses élèves madame Duret- StAubin. Tarchi mourut à Paris le 19 août 1811. Il avait exécuté à Naples des messes et des vêpres à quatre, cinq et six voix ; mais nous ne pensons pas que sa musique religieuse ait jamais été entendue à Paris
  • Angelo UGGERI( 1754 - 1837) : architecte italien, naquit à Gerra le 14 avril 1754. Il fit ses premières études au collège des jésuites de Crémone, et peut-être entré dans les ordres si son curé, Manzoni, n'eût donné à ses idées un autre cours. Il alla alors étudier l'iconographie à l'école spéciale établie par MarieThérèse. Désireux ensuite de pousser plus loin ses connaissances, il vint de Crémone à Milan et fit à l'académie de cette ville un cours complet d'architecture. Aussi bien remportatil le premier prix au concours pour les beauxarts , ouvert par l'académie de Parme. Une maladie qu'il lit vers cette époque motiva son retour dans sa ville natale. Il revit Crémone, s'arrêta à Brescia et vint à Milan, où il se livra uniquement à l'étude de l'architecture, de l'ordre dorique en particulier. Cependant il comprit la nécessité de visiter la patrie des arts, et en 1788 il fit le voyage de Rome, dont les monuments firent sur lui une impression qui ne s'effaça plus et lui inspirèrent l'ouvrage intitulé Voyage pittoresque parmi les édifices antiques de Rome et son enceinte, en italien et en fran-çais. En 1789, il publia avec Carlo Fea et dédia au pape Pie VI l'oeuvre archéologique du conseiller Bianconi, que sa mort prématurée ne lui avait point permis de mettre au jour. Quant à l'ouvrage d'Uggeri, il eut un légitime succès. Le dernier volume contient un grand nombre de vues des monuments dont il est parlé dans le cours du livre. Les plans des édifices qui y sont reproduits ont été puisés aux oeuvres des maîtres de l'art. Le tout se trouve précédé d'une Notice historique sur l'origine, les progrès et la décadence ou la restauration des édifices dont l'ouvrage donne les vues. Mais comme les environs de Rome n'abondent pas moins que la ville pontificale en monuments historiques, Uggeri donna une suite à son précédent ouvrage sous ce titre : Exploration pittoresque des édifices antiques qui sont aux environs de Borne, et dans lequel il se montra fidèle à son point de vue , qui était de faire ressortir toute l'importance de ces mernuments. C'est dans cet esprit qu'il observa le Capo di Bore, la Vallée des Camènes, les Ruines de Tivoli, la Villa Adriana, etc. Cette oeuvre considérable, qui occupa une partie de la vie de ce savant architecte et dont la munificence du pape Pie VII favorisa la publication, ne comporte pas moins de trente volumes. On y trouve une série chronologique des édifices du moyen âge et de la repaissance depuis le 100 jusqu'au 16° siècle. Rossi dit de cet ouvrage « (11111 est plein de ju-« dicieuses réflexions, d'érudition historique , et « qu'il peut être utile aux amateurs aussi bien « qu'aux gens qui professent l'architecture. La dernière oeuvre considérable d'Uggeri lui fut inspirée par la Basilica Ulpia. Il lit paraître ce travail en 1833 , 1 vol. Déjà membre honoraire de l'académie Clémentine de Rome , il devint membre titulaire de l'académie archéologique. En 1813, il fut nominé second conservateur de la bibliothèque du Vatican. Léon XII lui conféra ensuite les fonctions de secrétaire de la commission spéciale de la réédification de la basilique de StPaul, sur le chemin d'Ossa. 11 se hâta de présenter ses vues à cet égard , comme il avait fait pour le monument de la voie Ulpienne. Il consi- gna ses idées sur ce sujet dans une Dissertation sur l'arc de Placidie, comprenant l'histoire du monument ainsi que de la partie architectonique. Uggeri termina sa longue et laborieuse carrière le il octobre 1837. 11 avait 84 ans
  • Angelo ZAVARRONI( 1710 - 1767) : archéol» gue et bio graphe, naquit vers 1710 à Montalto, d'une famille distinguée. Deux de ses oncles remplissaient des fonctions éminentes dans l'ordre ecclésiastique. L'aIné, François Zavarroni, savant théologien, était, en 1728, supérieur général de l'ordre des Minimes; et le cadet, Antoine, également !' versé dans les langues anciennes et dans le droit canonique, occupait le siégé épiscopal de Tricarico. Doué d'une grande ardeur pour les science5. Angelo rit de rapides progrès dans ses études. Sa santé faible et délicate ne lui permettant pas de supporter de longues fatigues, il se persuada que toute carrière honorable lui restait interdite. Des chagrins domestiques vinrent ajouter à l'ai - greur de son caractère. Inquiet et soupçonneux il se crut abandonné, trahi par les personnes qui avaient eu toute sa confiance. Dans l'isolement auquel il s'était condamné luimême. il chercLa des consolations à ses chagrins par la culture des lettres. Eu se livrant à la lecture des manuscrits et à l'examen approfondi des monuments épars sur le sol de la Calabre, il se rendit très habile dans les antiquités de sa patrie. Les encouragements inattendus que lui valurent ses premiers essais ranimèrent son ardeur pour l'étude. Il avait terminé plusieurs ouvrages importants, et il en préparait d'autres, quand il mourut dans sa ville natale, au mois d'août 1767. On a de lui : Epistola, apologetico- criticoe, quitus pro veritaie, pro pairia proque ralabris acriptoribus et alienigenis nuperrimoe dissertationes anonynii de tortoribus Christi , etc' , in lurent editœ cura et industrie genialis Posterari expenduntur, Venise, 1734 2° Epistola de duotug antiquis i? scriptionibus seu aris rotiris repertis prope / lurium Crattridem in ayro Mont4ltino, dans la Baccolta Calogerana, t. 16, p. 367404: 3. Epistolarum genialium decades duce, etc., Naples, 1740-171s1, t vol. A la lin du tome 1" on trouve une dissertation : De astiqua sepulcrali i? srriptione Montalti reperta in colle Serronis. L'auteur en annonçait , en 1754, une seconde édition ' alors sous presse. 4° Historia erectionis collegii Corsini Ullanensis italo- grœci ; rt deputationis episcopi titularis grœci ritus ad halos Epirotas rodent ritu instruendos sacrisque initiandos, Naples, 1750. 4°. Cet ouvrage est dédié au pape Itenott XIV. 5° Dissertai° historica- apologetira de vita cl. riri Elim. Astorini, caruielitœ Cala- tri. L'auteur l'avait adressée au P. Calogerà, pour l'insérer dans son recueil, à la tète de l'Ars magna d'Astorini, ouvrage inédit, dont Angelo avait découvert récemment le manuscrit. 6° Biblintheca calabra, site lllustrium eirorum Calabrire qui litteris clarurrunt elenchux, Naples, 1753 ouvrage rare et curieux. Les auteurs calabrais y sont rangés suivant l'ordre chronologique. Le premier est le ponte Stésichore roy. ce et le dernier, notre auteur, qui, malgré sa modestie, a cru devoir donner la liste de ses productions. W—s,
  • Angelo ZULATTI( 1732 - 1798) : né , en 173'2 , à Lissu ri , fut reçu docteur en médecine en 1750 , à Padoue, après avoir fait de bonnes études à l'université de cette ville. Il se fixa alors à Bologne, où il obtint bientôt de nombreux succès. En 1752, il publia à Florence une Lettera ad un medico sopra le rillessioni sulritto pitagorico di Giuseppe Pujati medico di Feltre , dans laquelle il combat les opinions de Pujatti, qui avait attaqué les principes émis par Cocchi dans sa Dissertation sur le régime pythagoricien , et soutient avec ce dernier que Pythagore connaissait les vrais principes de la génération des animaux , la forme sphérique de la terre, les véritables lois astronomiques, etc. Zulatti partit en 1754 pour Constantinople, attaché à l'ambassadeur de Venise en Turquie, tona , en qualité de médecin. Il poursuivit dans cette ville le cours de ses recherches médicales, et il publia en 1758, un an avant Tissot, Com. pcndio di medicina pratica, nel quale si descrit'ono le principali malattie del corpo umano; con un ampio ricettario in fine; cette oeuvre fut bien reçue des savants, et, bien qu'elle ait été réimprimée à Venise, en 1764, et traduite en grec moderne, elle est devenue rare. De retour à Venise, peu après avoir terminé son Résumé de médecine pratique, Angelo Zulatti fut l'un des premiers à aioir recours à l'aimant dans les maladies nerveuses , et, ayant obtenu quelques succès par son nouveau mode de traitement, il publia , en 1758 , dans le recueil de Calogera des Osserrazione [ alla in Venezia sopro un nuovo uso della calamita, o interno l'efficacia della calamila applicata esternamente nelle convulsioni , qui furent , et de nombreuses observations sur l'inoculation , imprimées à Venise, en 1768, sous le titre : Notizie dee innesti di vaiuolo Tatti Cefalonia , qu'on retrouve dans le journal d'Orteschi . - ZULATTI , fils du précédent, né à Lissuri en 1762 , mort au mois de décembre 1805, parcourut également avec distinction la carrière médicale. Il fit plusieurs voyages , notamment en Grèce, et, en 1796, fut nommé gouverneur de l'île d'Itaca , poste qu'il remplit jusqu'à l'occupation des îles Ioniennes par les Français , qui le nommèrent médecin en chef de l'hôpital militaire de Corfou. Ces dernières fonctions lui furent au surplus conservées par les Russes, et même Zulatti eut part à la nouvelle organisation de ces pays sous le protectorat de la Russie, en 1803. L'empereur Alexandre le nomma conseiller de cour. On lui doit quelques écrits : 1. Saggio della rirait febbrifuga dell' ipocastano ; Saggio sopra alcuni fenomeni della peste, la ratura ( lel contagio, e le cause rimote piit elficaci delle febbri. On trouve dans ce traité les preuves d'une véritable érudition ét d'utiles observations sur les mesures d'hygiène générale qu'on doit opposer au développement du fléau. 30 Dei Banni che recano ail' agricoltura tell' isola di Cefalonia lo smembramento , la dispersione e la 1 lontananza dei poderi , e de' mezzi di promuoverne l'unione, 1794. Zulatti s'occupa aussi de l' que peuvent exercer sur les malades la musique et là danse
  • Angelo CORELI : Compositeur
  • Angelo Correr : pape italien sous le nom de Grégoire XII
  • Angelo G. Roncalli : nonce à Paris, pape sous le nom de Jean XXIII
  • Angelo PARISI : Judoka
  • Angelo Politien : poète et humaniste italien

Angelo année par année

Signe astrologique de Angelo

Couleur de Angelo

Pierre précieuse de Angelo

Chiffre de Angelo

Métal de Angelo