Le prénom Ambroise Masculin

Origine :

Fête :

07 Décembre

Signification de Ambroise

Ambroise est de nature autoritaire, mais il le cache bien pour éviter de blesser les gens. C’est une personne qui prend au sérieux ses responsabilités. Il n’est pas du genre à baisser facilement les bras même face à un problème de taille. Il trouve toujours le moyen de s’en sortir quitte à solliciter l’aide des autres. Ce prénom est fêté le 7 décembre pour rendre hommage à saint Ambroise, un avocat devenu évêque de Milan. Il est porté par de nombreuses célébrités notamment Ambroise Thomas, compositeur, et Ambroise Paré, chirurgien. La médecine doit à ce dernier la ligature des artères, une technique chirurgicale qui a permis de sauver de nombreuses vies.

Personnalité de Ambroise

De forte personnalité et de nature solide, ce sont souvent des sportifs et des athlètes accomplis. Leur force cache une grande sensibilité. Ce sont des aventuriers qui n'aiment pas trop les carcans de l'habitude. Il faut que ça bouge. Ils s'adaptent facilement à toutes sortes de situations. Ce sont des optimistes et la chance les accompagne souvent.

Provenance du prénom Ambroise

Histoire de Ambroise

Etymologie de Ambroise

Les Ambroise célèbres

  • Ambroise AUTPERT( 700 - 778) : de l'ordre de StBenoît, désigné par quelques auteurs sous les noms d'Authpert, Auspert, Autbert, Ansbert, Amsbert, issu d'une famille distinguée de la Gaule méridionale, naquit dans les premières années du 8e siècle. Il fit de bonnes études et acquit une connaissance profonde des saintes Écritures et des Pères de l'Église. Le latin était le seul idiome littéraire d'alors ; mais la réaction contre la civilisation romaine durait encore, et l'on affectait de mépriser tous ces grands écrivains profanes, qui seuls auraient dît servir de modèle en cette langue qu'ils avaient illustrée. Autpert, fidèle à l'esprit du siècle, dédaigna, au point de ne les connaître que de nom, Platon, Cicétôn, Virgile, Sénèque . En l'année 755, Autpert fut désigné pour accompagner avec Fulrade, abbé de StDenis, et d'autres dignitaires ecclésiastiques,,le pape Étienne Il, qui retournait à Rome. Étant allé visiter le monastère de StVincent sur le "Volturne, près de Bénévent, la piété sincère des religieux, autant pie la beauté du site, le décidèrent à prendre immédiat tement l'habit, et il mérita bientôt l'ordination. Il voulut alors mettre à profit la connaissance qu'il avait des livres saints, et entreprit un commentaire sur l'Apocalypse, vers 768. Des fragments de cet ouvrage, devenus publics avant son achèvement, le firent dénoncer à Paul I", l'Évangile défendant; disaiton, l'interprétation des Écritures. Étienne III; successeur de Paul, se convainquit par luimême de l'orthodoxie de notre auteur ; il lui écrivit : Labora ut ccepisti : « Achevez comme vous avez commencé. » Autpert reprit alors son travail, qui fut terminé au bout de trois années. Mais, craignant que ses ennemis ne lui suscitassent de nouvelles difficultés, il demanda l'approbation ponti:ic,ale pour ses ouvrages. Telle fut l'origine de cette formalité , destinée d'abord à protéger l'écrivain. En 776, l'abbé de StVincent mourut ; une scission éclata dans le couvent ; les moines français élurent Autpert; les moines italiens, Pothon ; ce dernier, accusé d'infidélité envers Charlemagne , s'adressa directement au monarque , qui renvoya la cause pardevant le pape Étienne. Les deux compétiteurs furent mandés à Dans ce même siècle, Alcuin disàit à ses élèves : Non t'yetis luxuriosa vos pollui facundiu. 'ome; Autpert partit, mais il mourut en route, le 19 juillet '778. Pothon, jiistifié, Irai succéda. Les détails que nous possédons sur la vie d'Autpert se réduisent, comme l'on voit, à peu de chose; il est impossible d'admettre le iécit de la chronique latine du monastère de StVncen't de Volturne , où les inexactitudes abondent ; ori y trouve rapporté fort au long 'un diplôme par lequel Charlemagne confirme les donations faites au couvent par les rois lombards et les ducs de Bénévent ; Autpert est qualifié d'abbé' dans cette pièce, datée du 12 mai 775. « Or, dit un peu plus loin le chroniqueur, Autpert « mourut le 19 juillet 778 ; il était abbé depuis un « an deux mois vingtcinq jours. » Du rapprochement des deux passages, il résulte que la première de ces dates est fausse, si toutefois le diplôme luimème n'est pas supposé tout entier. « Les moines, , fabriquaient souvent, pour lé« gitimer leurs usurpations, des chartes qu'ils attri« huaient à des rois déjà célèbres par leur mérite « en ce genre. » Autpert n'a point été canonisé; cePendant les bollandistes l'ont mis au nombre des saints du mois de juillet. Le commentaire sur l'Apocalypse est l'oeuvre principale d'Autpert ; il est divisé en 10 livres, dont chacun a une préface particulière ; le style est d'une élégance rare pour l'époque ; on peut lui reprocher d'être trop diffus : l'interprétation donnée aux visions extatiques de l'apôtre I+, a peu de profondeur, et quelquefois même est d'une grande naïveté ; faisons remarquer, au surplus, que 1, l'intention de l'auteur était de se mettre à la portée de tout le monde ; il avait . Ce livre fut imprimé pour la première fois à Cologne, chez Euchaire Cervicorne, 1536 La vie des SS. Paldon, Tason et Tatou, anciens abbés de StVincent de Volturne, fut écrite par Autpert, vers 759, suivant Paul Warnefride ; ce serait alors son premier ouvrage. Il écrivit ensuite le Combat des vices, ou Combat des vices et des vertus, opuscule adressé à Lantfride, abbé en Bavière, et III' dont un manuscrit, qui date d'environ neuf cents ans, existe encore à Ratisbonne. Par suite de la confusion des noms, cet écrit , longtemps connu pour appartenir à Ambroise Autpert, a été constamment attribué à St. Ambroise de Milan, et imprimé dans ses oeuvres , ainsi qu'un commentaire sur le Cantique des cantiques, probablement aussi l'oeuvre d'Autpert. Le Combat des vices passa même sous le nom de St. Augustin, de St. Léon le Grand, pape, et de St. Isidore de Séville . Cette confusion est flatteuse pour Autpert, puisque son style n'a pas été jugé indigne de ces grands hommes. Quelques homélies et une lettre au pape Étienne III, en tète du commentaire mi' l'Apocalypse, complètent la liste des travaux d'Autpert, que les bénédictins ne craignent Cette chronique a été publiée par Duchesne, Hist. Franc. Script., t. 3 , p. 675 ;-111abillon, Acta Sana. ordin. S. Bened., me. 3, pars 2, p. 262. Collection da pister. de France, t. 2, p. 272; Introd. à la rit de Dagobert 1". pas de qualifier le meilleur écrivain de ces temps de barbarie
  • Ambroise BASILE( 1732 - 1800) : né à Condom vers 1732, mort à Paris vers 1800, âgé de 68 ans, a donné une nouvelle édition de l'Éducation des filles, de Fénélon, avec un avertissement, Paris, 1768.11 est auteur d'un Eloge de M. Hérissant resté manuscrit
  • Ambroise BRIGENTI : capucin de Mantoue, publia, en 1702, un ouvrage savant et rempli de recherches, intitulé : Glossographia onomatoyraphica, id est, declaratio nominum et vocabulorum exotico- rum, glue habent aut anticipitem aut obscuram, aut valde difficilem, ata ex hellenismo significationern et explicationem, Mantoue, 1702 ; l'ouvrage devait avoir 5 volumes; mais on n'a imprimé que le 1"
  • Ambroise CALEPINO ou DA' CALEPIO( 1455 - 1511) : naquit à Bergame, le 6 juin 1455% Son père, le comte Trussardo, était issu de l'ancienne famille des comtes de Calepio. Ambroise entra en 1451 dans l'ordre des augustins. Il se rendit célèbre par son grand Dic- tionnaire des langues latine, italienne, etc. , connu sous le nom de Calepin , qu'il publia pour la première fois à Reggio , et depuis en 1505 et 1509. Toute sa vie fut consacrée à cette grande entreprise; il ne laissa passer aucun jour sans revoir son travail, sans l'accroître et le corriger. Ca- lepino , parvenu à une extrême vieillesse, devint aveugle sur la fin de ses jours, et mourut le 50 novembre 1511. Les diverses éditions de son dictionnaire en prouvent assez le succès et le mérite. Il en a été de ce livre comme du Dictionnaire de Moréri, et comme de la plupart de ceux de ce genre. L'auteur l'avait publié en un volume assez mince ; depuis ce temps, il a été bien augmenté, en passant par les mains de Passerat, de Lia Cercla, de Laurent Chifflet et d'autres compilateurs. En convenant des défauts qui devenaient inséparables d'une pareille entreprise, on doit rendre justice à la vaste éruditionde Calepino et à ses connaissances dans les langues latine, grecque, hébraïque, dont il avait fait une profonde étude. L'édition la plus complète de ce dictionnaire est celle de Bâle, 1590, ou 16e elle est en onze langues, y compris le polonais et le hongrois. On estime aussi celle de Lyon, 1386, 2 vol. , qui est en dix langues, et celle de Lyon, 1681, 2 vol. en huit langues ; celleci était déjà la 19° édition. Facciolati en donna une, aussi en huit langues, Padoue, 1758, 2 vol. L'édition la plus récente est en sept langues, Padoue, 1772, 2 vol. La plus commode est l'abrégé donné par Passerat en huit langues, Leyde, 1654, 2 tom. , ou 1 vol
  • Ambroise CONTARINI : de la même famille que les précédents, fut choisi, en '1475, pour aller en ambassade auprès du roi de Perse, à qui l'on venait déjà d'envoyer Josaphat Barbaro. Contarini partit, le 25 lévrier, avec une suite nombreuse, traversa l'Allemagne, la Pologne, la Russie méridionale, la Crimée, s'embarqua sur la nier NOWC, aborda à Fazo en Mingrélie, fut maltraité par un petit prince de Géorgie, et arriva, en août 1474, à Tamis, on il vit le fils d'UstmCassan. Le 30 octobre, il trouva à Ispahan ce monarque, auquel il fut présenté par Barbaro. Il fut bien accueilli, et sui, it dans plusieurs voyages le roi, qui lui donna l'ordre de retourner dans sa patrie, et de déclarer qu'il ne tarderait pas à attaquer les Turcs. Contarini quitta à regret la cour de Perse, en juin 1175, et retourna à Fazo. Il y apprit que les Turcs venaient de s'emparer de Caffa. Forcé de revenir sur ses pas, il alla par Schamaki à Derbent, oit il passa l'hiver. Au mois d'avril 1476, les désagréments qu'il éprouva le forcèrent à s'embarquer sur la mer Caspienne. Arrivé à Astracan, il fut traité hostilement par les Tartares. Secouru par un ambassadeur russe qui revenait de Perse, il prit sa route par les Steppes et par Rézan, et entra, en septembre 1476, à Moscou. Le grandduc le reçut bien, et lui avança de l'argent. Contarini avait renvoyé sa suite à Venise, alla d'y chercher des fonds pour payer ses dettes et continuer son voyage. Après avoir reçu des dOns considérables, il.quitta Moscou, le 21 janvier '1477, passa par- Troki, où, pour la seconde fois, Casimir, roi de Pologne, auprès duquel il avait rempli une mission en allant en Perse, l'accueillit avec affabilité et lui lit des présents. Il reVint à Venise, le 10 avril 1477, La première édi tion du voyage de Contarini fut imprimée sons ce ' titre : il Viaggio del magnifico M. Ambroglio Conta , rini, ambascialore della illustrissima Signoria di Venetia al qran signore Ussu? Cassan, re di Persia, ne ll' anno 1473, Venise, 1487 Il fut ensuite inséré dans le recueil publié par Manuce, et imprimé I par les Aide, Venise, 1545 et dans le t. 2 du recueil de Ilamusio. Jacq. Geuder en a donné une version latine infidèle, dans son livre intitulé : Persicarum Rerum Scriptores ; enfin on en trouve une traduction française dans le 2e volume de la 2• édition du recueil de Bergeron. La relation de Contarini est bien moins intéressante que celle de Bailaro. Il donne peu de détails instructifs. On voit, par le soin qu'il mit à se procurer des guides dans toute l'Allemagne, combien il était difficile de voyager en Europe à la fin du 15e siècle. On ne peut pas toujours déterminer avec certitude les noms actuels des lieux dont parle Contarini; ses traducteurs, latins et français, ont encore augmenté la difficulté. Le rédacteur de cet article a inséré dans le t. 4 des Amiales des Voyages un mémoire sur le Voyage de Contarini,. traduit de l'allemand de Bekniann. Ayant eu depuis l'occasion de consulter l'original, il s'est aperçu qu'il était échappé quelques inexacti tudes au savant professeur de Goettingue
  • Ambroise DUDLEY( 1530 - 1589) : fils du précédent, né vers 1530, se signala à l'âge de dixneuf ans, sous les yeux de son père, par le courage qu'il déploya contre les rebelles du comté de Norfolk, et qui lui mérita l'honneur de la chevalerie. La part qu'il prit dans la cause de Jeanne Grey faillit lui coûter la vie; mais quoique condamné à mort, il en fut quitte pour demeurer en prison jusqu'au 18 octobre 1554. 11 se distingua, en 1557, devant StQuentin, où il eut la douleur de voir périr près de lui l'un de ses jeunes frères. Sous le règne d'Eli;.abeth, Ambroise Dudley fut créé baron de PIsle, ensuite comte de Warwick, et fut comblé de places et d'honneurs, qu'il n'acheta par aucune bassesse. En 1562, en défendant Newhaven contre les Français, il reçut une blessure grave à la jambe, dont on ne lui fit l'amputation que trèslongtemps après, mais sans succès. 11 mourut aimé et estimé de tous les partis, en 1589
  • Ambroise ECCLES : critique irlandais, élevé air collége de Dublin, se distingu? parmi les commentateurs de Shakespeare par son goeit et son savoir. 11 ne se proposait pas moins que de transposer en plusieurs endroits les scènes des pièces de Shakespeare de l'ordre dans lequel les avaient transmises ses prédécesseuis ; niais il a. justifié la hardiesse de cette entreprise par le succès qui a couronné son travail. Il donna successivement , sous le voile de l'anonyme, des éditions du loi Leri• et de Cymbetine, 1795, et du iliurchaud de enise, 1805.11 a consaçré un volume séparé à chacune de ses pièces, qui est accompagné des notes et des éclaircissements des autres coMmentateurs, des remarques d'Eccles, 8
  • Ambroise FALCONET : reçu avocat au Parlement de Paris, en 1790, avait été un des conseillers de Beaumarchais dans l'affaire Lablache. Il eut beaucoup de part aux Mémoires publiés dans ce procès, et qui passent encore aujourd'hui pour des chefsd'oeuvre de plaisanterie. Falconet ne quitta jamais la carrière du barreau. Il plaida en 1806' avec succès, dans la fameuse affaire de Ha- chat et du duc de Looz. En 1811 , il défendit avec ii. beaucoup de force et d'amertume la cause de StLéger contre Lacretelle jeune , dont celuici était le secrétaire. Falconet mourut en avril 1817. On a de lui : 1° Le Début , ou Premières aventures du cavalier de ***, Londres et Paris , 1770, 2 vol. Des exemplaires de la mente édition, auxquels on a mis un nouveau frontispice, sont intitulés : ilémoires du chevalier de St- l'incent, Londres et Paris, 1770 ; 20 Essai sur le barreau grec, romain et français, Paris , 1773 Cet ouvrage et le pré cédent ont paru sous le voile de l'anonyme ; 3,' Lettre à S. il. Louis XVIII sur la vente des biens nationaux, 1814 Cette lettre fit beaucoup de bruit , et mème une impression fbcheuse pour les émigrés. On supposa que Falconet n'était que leur organe, et alors des préventions mal fondées s'élevèrent contre eux : le gouvernement se crut moine obligé de sévir contre Falconet, et il fut incarcéré pendant quelques jours. Cet événement devint une affaire de parti. Plusieurs personnages, considérables par leur naissance, allèrent le visiter dans sa prison. Falconet a publié comme édi- teur : I" OEvres choisies de Lemaistre, 1806 2" le Barreau français moderne , 2 vol. dont .. de l'histoire naturelle de Pline , qui parut sous le nom de « Falconet, n'est pas de lui , mais d'un de ses amis , retiré ...•mute lui à StPétersbourg et qui s'était livré à l'étude des .. lois. Elle était dans l'origine fort inexarte. Falconet y fit .. beaucoup de corrections dans l'édition de la Raye, 1773. .. Comme elles furent,jugées encore insuffisantes, un ami se .. chargea de la revoir de nouveau. C'est d'après toutes ces mo. difications girelle reparut dans les éditions subséquentes, s savoir, en 1782, a Lausanne, dans l'édition des ( Muerez de . Falconei , en 6 volumes et en 1787, à Paris , dans l'édi.. tien des mines oeuvres, réduite à 3 volumes. s E. D—s. le premier a été imprimé en 1807, et le second en 1808. Falconet y a mis un grand nombre de notes
  • Ambroise ESTIENNE : né en Lorraine d'une famille distinguée, entra dans l'ordre des Dominicains et passa la plus grande partie de sa vie au couvent de Langres , où il mourut en 1691. Il est auteur des ouvrages suivants : 1. Histoire des hommes illustres et des écrivains de tordre des frè- resprescheurs ; il dédia cet ouvrage au cardinal Gravina; 2. traduction d'un ouvrage latin du P. Diertzeus sur les devoirs religieux, Langres, 4678 ; Avis aux pères et mères pour élever leurs enfants, Langres , 1683 Il avait aussi com- posé plusieurs ouvrages qui n'ont point été imprimés et dont les manuscrits ont été conservés dans la bibliothèque du couvent de Langres jusqu'à la révolution
  • Ambroise LALLOUETTE( 1653 - 1724) : chapelain de l'église • métropolitaine et chanoine de SteOpportune de Paris, était né vers 1653. C'était un ecclésiastique pieux et plein de zèle; il avait fait ses études à Paris, y avait reçu le grade de bachelier en théologie, et avait, pendant quelque temps, appartenu à la congrégation de l'Oratoire. 11 prêchait, et dirigeait les consciences : il mourut le 9 niai 1724. On a de lui : 1° un Discours sur la présence réelle de Jésus- Christ dans l'eucharistie, Paris, 16e, I vol. 2" un autre Discours de la. communion sous une espèce, imprimé avec le précédent. Il le composa pour l'instruction des nouveaux convertis. L'Histoire des traductions françoises de l'Ecriture sainte , tant manuscrites qu'imprimées, Paris, 1692 Cet ouvrage contient des recherches non moins utiles que curieuses . L'intention de l'auteur était de prémunir les nouveaux convertis contre le danger des éditions ou des versions suspectes. Il y entre dans des détails utiles sur les moyens de lire les saints livres avec fruit. On trouve aussi ce traité réuni aux précé, dents, ayant pour titre commun : Traité de con' traverse pour les nouveaux réunis, Paris, 1692, 1 vol. 4. Des Extraits des Pères de l'Eglise, en quatre parties; la quatrième contient un Abrégé de la vie du P. Morin, un extrait de son ouvrage sur la Pénitence. et d'autres extraits sur la Danse, le Mensonge, le Jurement, etc. Les trois premières parties ont été imprimées en 1713, et la quatrième en 1718. 5. La Vie du cardinal le Camus, évêque de Grenoble, avec l'extrait de ses ordonnances synodales. etc. Lallouette avait vécu dans l'intimité de ce prélat, et eu part à sa confiance. 6° La Vie de la vénérable mère Catherine- Antoinette de Gondi, supérieure générale du Calvaire, 1717. On lui attribue quelques autres écrits, et notamment des Pensées sur les spectacles, et une Histoire et abrégé des ouvrages latins, italiens et français pour ou , 'outre la comédie et l'opéra , Orléans, 1697 La partie bibliographique de cet opuscule se borne aux livres publiés du temps de l'auteur. On a publié depuis, dans le même genre, un Essai sur la comédie moderne, suivi d'une Histoire abrégée des ouvrages qui ont paru pour ou contre la comédie, depuis le ir siècle, par M. M. L. J. D. B. , Paris, 1752 . On trouve un extrait de ce dernier livre dans le Journal des savants, décembre 1752, p. 854-860. Enfin, Desprez de Boissy a donné en ce genre une bibliographie bien plus étendue, quoique incomplète, à la suite de ses Lettres sur les spectacles.— LALLOUETTE, OU plutôt L'ALOUETTE et non François- Louis, comme l'appelle le P. Lelong, était né à Laon, et vint faire ses études de théologie à Paris, où il prit le !bonnet de docteur dans cette faculté. Il s'était particulièrement appliqué à l'étude de l'Eeriture sainte, et en avait acquis une connaissance profonde. Il mourut en 1697. On conne de lui : Hierolexicon, sive Dictionarium variorum Scripturcr same sensuum, Paris, 1694 ; précédé d'un Abrégé de la Bible en vers latins , SOUS ce titre : Scriptura sacra ad faciliorem intelligentiam areammodata Paris, 169• Ce dernier ouvrage et une mnémonique pratique, pour fixer dans la mémoire l'ordre des chapitres de chacun des livres de la Bible, et leur contenu. On a fait, dans les 16e et 17a siècles, un grand nombre de travaux de ce genre, dont Wolf donne le détail dans sa Biblioth
  • Ambroise LEGAUFFRE( 1568 - 1635) : jurisconsulte, né à Lucé, dans le Maine, en 1568, fit son cours de belleslettres, à Paris , sous le P. Sirmond , qui lui donna des soins particuliers. Il voyagea en Flandre pour les affaires de sa famille, et s'arrêta quelque temps à Louvain , auprès de Juste Lipse qui devint son ami. Revenu en France, Legauffre entra dans l'état ecclésiastique, et obtint la chaire de droit canonique à l'université de Caen, alors une des plus célèbres du royaume. D'Angennes, évèque de Bayeux , le nomma vicechancelier de cette université, vicaire général et chanoine official de son diocèse. Député par la Normandie aux états généraux de 1614, il y porta la parole, comme orateur de cette province. Ce pieux et savant professeur mourut le 23 novembre 1635, et fut inhumé dans une des chapelles de la cathédrale de Bayeux, qu'il avait enrichie de plusieurs tableaux. Les leçons qu'il avait dictées, pendant vingt ans, furent mises en ordre par son neveu , maitre des comptes à Paris, et publiées sous ce titre : Synopsis decretabam , sen ad singulos decretalium titulos methodica juris utriusgue mutationum distinctio, Paris, 1636 Cette compilation a été utile dans le temps où la jurisprudence canonique avait plus ?l'importance. — Thomas LEGAUFFRE, neveu d'Ambroise, piètre , conseiller du roi à la chambre des comptes , a publié la Vie de Charles Bernard , dit le Pauvre Prêtre , Paris , dernière édition , 1680
  • Ambroise LORENZETTI( 1257 - 1340) : peintre, né à Sienne en 1257. Son père , nonuné LOrt'1120 , et par Iliminuta Lorenzetti, était peintre luimème, et lui enseigna son art. 11 existe encore dans la maison de ville de Sienne un vaste tableau d'Ambroise, que l'on peut regarder comme un véritable poënie moral. L'artiste y a représenté les vices d'un mauvais gouvernement sous divers aspects ; et des vers placés audessus de chaque personnage Cil expliquent le caractère et les dessins. On pourrait y désirer plus de variété dans l'expression des figures, et alors ce tableau ne le céde- rait en rien aux plus beaux du Campo- Santo de Pise. La 1 ille de Sienne possède encore de Lorenzetti plusieurs fresques. en grand ; mais elles sont moins étonnantes que celles qu'il a exécu- tées en petit : c'est une manière de peindre entièrement opposée à celle de Giotto, dont on prétend qu'il fut élève. Les Florentins lui commandèrent, pour l'église de SanProcolo, quelques tableaux de la vie de StNicolas, qui depuis ont été trans- férés à l'abbaye. Lorenzetti cultiN a également les lettres, et écrivit en faveur de sa patrie, qui lui conféra plusieurs charges importantes. Il mourut vers 1340. — Pierre LORENZETTI son frère, peignit , conjointement avec lui , dans l'hôpital de Sienne, le Mariage de la Vierge, où l'on voyait encore en 17Ut l'inscription suivante : Hoc opus fecit Petrus Laurentii et Ambrosius ejus frater. Cette inscription a disparu lors de la restauration qu'un peintre maladroit a faite de ce tableau ; elle prouve que Vasari s'est trompé en avançant que Pierre s'appelait Laurati et non Laurentii, et qu'il n'était point frère d'Ambroise ; il se trompe également en le faisant élève du Giotto : il parait plus certain qu'il n'eut pas d'autres maîtres que son père et son frère. Il existe encore de Pierre, dans le Campo- Santo de Pise, un tableau représentant la Vie des Pires du désert , qui, au jugement des maîtres, est le plus riche d'idées, le plus neuf et le mieux pensé de tous ceux qu'on y voit. Il est certain que Pierre a surpassé par le dessin et l'exécution les meilleurs artistes toscans ses contemporains ; et Vasari, malgré sa prédilection pour les Florentins, est forcé de con- venir qu'il est supérieur à Cimabué et au Giotto luimême. Pierre travaillait encore en 1355. — Jean- Baptiste LORENZETTI , peintre véronais du 17e siècle, fut élève de Pietro de Cortone, et se fit remarquer par une manière grande et hardie et une bonne couleur
  • Ambroise MARÉCHAL( 1769 - 1828) : archevêque de Balti- more, né en 1769 à Ingré, près d'Orléans, fut élevé dans le séminaire de StSulpice et s'attacha à cette congrégation. Choisi par Émery pour aller exercer le saint ministère dans les f.tatsUnis , il partit en 1792 , et de Baltimore il fut envoyé dans une mission afin (l'apprendre la langue anglaise. Rappelé en France par Émery pour ètre employé dans les séminaires que l'on allait former, par suite du concordat , il fut depuis 1803 professeur dans les séminaires de StFlour, d'Aix et de Lyon. En 1811 , Napoléon ayant ôté à la congrégation de StSulpice la direction des séminaires, Maréchal fit connaître qu'il désirait retourner aux ÉtatsUnis. On lui proposa de le nommer évêque de NewYork; mais il refusa. Ayant été donné pour coadjuteur à l'arches-èque de Baltimore , il fut forcé daccepter, et l'archevêque étant mort peu après, Maréchal , à qui les bulles assignaient la survivance , fut, le f4 décembre 1817, sacré par Lefèvre de Chéverus , alors évêque de Boston. Son mérite, sa douceur et sa prudence lui concilièrent l'estime et la vénération de ses diocésains. En 1821 il eut le bonheur de consacrer la nouvelle cathédrale de Baltimore , l'église la plus grande et la mieux disposée des ÉtatsUnis. Bientôt après il se rendit à Rome pour exposer les besoins de son Église et donner au StSiége des renseignements sur les troubles qui agitaient l'Église de Philadelphie. En 1822 , il retourna à Baltimore, et mourut le 29 janvier 1828, laissant de profonds regrets dans les ÉtatsUnis, où sa douce piété, son zèle, l'aménité de sa conversation et sa capacité pour les affaires lui avaient attiré l'estime et la considération générales , même parmi les protestants
  • Ambroise MARSIS( 1733 - 1815) : né en 1733 à Gourdon, dans le Quercy, embrassa l'état ecclésiastique, et devint curé de cette ville , où il mourut en 1815. On a de lui 10 Exercices de dix jours de retraite, pour toute sorte de personnes, et en parti- culier pour celles qui sont consacrées à Dieu dans l'état religieux, Paris, 1775, 2 vol. ; Discours pour convaincre l'incrédulité, ramener les protestants , convertir les pécheurs , 1777 ; 3° Portrait du saint prêtre . Vidaillet, clans la seconde livraison de sa Biographie des hommes célèbres du département du Lot , dit que Marsis avait entrepris une traduction française d'Homère. Dans cet ouvrage , manuscrit et in» complet, il se proposait de démontrer que les » principales beautés de l'Iliade et de l'Odyssée » ont été puisées dans les livres saints. » — Eranfois MARSIS , lieutenant général au présidial de Gourdon, dans le 17° siècle, était probablement de la même famille. Savant jurisconsulte, il publia un ouvrage estimé sous ce titre : Proetermissorum juris civilis, in quitus legum, antiqua et recepta lectio , contra omnium interpretum emandationes defenditur, quas omiserunt, « ut perperam interpretati nuit, non adhuè percepta explicatio traditur, Paris, 1629 Sa famille conserve de lui un autre ouvrage manuscrit
  • Ambroise MORALÈS( 1513 - 1590) : l'un des écrivains espagnols les plus distingués de son temps , né en 1513 à Cordoue, était fils d'un habile médecin. Il fut dirigé dans ses études par son oncle, le savant Perez d'Oliva, et fit de rapides progrès dans les langues anciennes et dans la littérature. De Thou rapporte que Moralès entra dans l'ordre de StDominique et qu'il en fut exclus pour avoir imité l'exemple d'Origène, dans un accès de zèle furieux ; mais les auteurs espagnols qui répèteht ce fait ne s'appuient que de l'autorité de l'historien français , et il en est plusieurs , entre autres Nicol. Antonio , qui le nient formellement. Quoi qu'il en soit, Moralès embrassa l'état ecclésiastique et devint professeur de belleslettres à la célèbre académie d'Alcala, où il avait achevé ses études. Il eut la gloire de compter au nombre de ses élèves Sandoval , depuis cardinal , Guevara , Alph. Chacon, etc., et il fut choisi pour enseigner les éléments de la grammaire au fameux don Juan d'Autriche , fils naturel de CharlesQuint. Le roi Philippe II le nomma son historiographe, et Moralès visita, par l'autorisation de ce prince, les archives et les bibliothèques des principales abbayes d'Espagne , pour en extraire les pièces nécessaires à son projet. Il avait entrepris la continuation de la Chronique générale de Florian d'Ocampo , et l'on sait qu'il travaillait encore à ce grand ouvrage dans les dernières années de sa vie, Il mourut en 1590. Moralès est un historien exact et plein de candeur ; son style est clair, mais peu correct. On a de lui : 1° Coronica general de Espaiia ; proseguiendo adelante de los cinco libros que el maestro Florian de Ocampo a escritos, Alcalà, 15M-1577 ; Cordoue, 1586, 3 vol. On trouve assez ordinairement, à la fin du second volume, une partie datée de 1575, intitulée : Las antiquedades de las ciudades de Espaiia che van nombradas en la coronica, etc. ; et à la suite du troisième volume, une Dissertation sur la descendance de StDominique de la maison de Guzman. Cette histoire finit en 1037, à la réunion des royaumes de Léon et de Castille . Elle a été continuée par Prud. de Sandoval . On reproche à Moralès un mauvais système chronologique, son aveugle confiance dans les traditions populaires , et de graves erreurs dans les copies qu'il a données d'anciennes inscriptions , dont plusieurs ont été reconnues fausses. Malgré les défauts de cette histoire , Mayans désirait vivement que quelque savant se chargeât d'en publier une nouvelle édition, avec des notes qui en augmenteraient l'utilité. Schott en a inséré plusieurs morceaux dans le tome 2 de l' lli. spania illustrata. 2° Viage por orden del rei Philipe à los reynos de Leva , y Galicia, y principado de Asturia , etc., Madrid , 1765 C'est la relation du voyage entrepris par Moralès, dans différentes provinces d'Espagne, pour en visiter les reliques, lesàombeaux et les manuscrits ; elle a été publiée par le P. Henri Florès , qui l'a fait précéder de la Vie de l'auteur. On a encore de Moralès une édition des OEuvres de StEuloge, avec des notes . Il avoue dans la préface qu'il en a supprimé plusieurs passages pour de bonnes raisons. Mayans lui reproche justement d'avoir donné par là aux éditeurs futurs l'exemple le plus funeste. C'est à Moralès qu'on doit le recueil des OEurres de son oncle, Perez de Oliva , Cordoue, 1588 Il les a fait suivre d'une traduction espagnole du Tableau de Cébès et de quinze Discours ou Dissertations sur divers objets de philosophie et de littérature. Dans l'un, il recommande fortement la culture de la langue espagnole, alors si négligée ; dans les autres , il traite de l'importance des études de rhétorique , de la différence des méthodes d'enseignement de Platon et d'Aristote , de la nécessité de s'aider soimème pour mériter d'être aidé par la Providence , de l'obligation aux juges de ne point céder aux mouvements de la colère , etc. Les vues de Moralès ne sont pas profondes , mais claires et justes ; son style est naturel, précis et souvent embelli d'images assorties au sujet . On a donné une édition complète de ses oeuvres à Madrid , f 791-1792
  • Ambroise NUNNEZ ou plutôt NUNEZ( 1527 - 1603) : professeur de médecine à l'université de Salamanque, naquit à Lisbonne en 1527 et mourut en 1603. Après avoir enseigné et exercé la médecine avec beaucoup de succès en Espagne, il retourna dans sa patrie, emportant la réputation d'un habile praticien. Il y devint premier médecin du roi de Portugal , qui le décora de l'ordre du Christ. Nuôez avait recueilli dans sa pratique des faits et acquis des lumières qu'il voulut transmettre à la postérité; et ce ne fut que dans un tige fort avancé qu'il écrivit les deux ouvrages qu'il a laissés : 10 Enarrationes in priores tres libres Apho- rismorum Hippoeratis , Coïmbre, 1600 2" De peste liber, ibid., 1601 le même ouvrage traduit en langue castillane, sous ce titre Trarado unitersal de la peste, Madrid, 1648 F—a
  • Ambroise NOVIDIUS : de Forenza , dans la Pouille , cultivait à Rome la poésie latine sous les pontificats de Léon X, d'Adrien VI, de Clément VII et de Paul Ill , et il a dédié à ce dernier son poëme intitulé Sacrorunt Fastorum libri dont le principal mérite est son extrème rareté. Il a eu la prétention de faire pour Rome chrétienne ce que pour Rome païenne avait fait Ovide. L'édition originale de ce poëme a paru à Rome en 1547 Il a été réimprimé à Anvers en 1559 ; cette réimpression, sans être commune, est moins rare. Les malheurs du temps avaient retardé la publication de l'ouvrage de Novidius ; il se plaint aussi beaucoup des entraves que lui avait suscitées l'envie. Sous son portrait, gravé en bois, on lit ces fières paroles : Invide, non tibi, sed postais, meo labore, meis sumptibus . Le calendrier placé en tète du poënle est curieux pour la connaissance de quelques usages locaux de l'Eglise de Rome. Novidius avait déjà publié à Rome en 1538 un poëme latin intitulé Consolatio ad Romanos , ainsi qu'une pièce de vers assez longue adressée à son protecteur Alexandre Farnèse, et intitulée Calor ex aucta mercede. L'auteur promet de faire progressivement mieux à mesure qu'il sera mieux récompensé. Trois distiques, adressés ad . eundent, si majora dederit, finissent par ce pentamètre : Quique modo Ambrosius sum tibi, Homerus ero
  • Ambroise PACCORI : auteur d'écrits de piété, à Céaucé dans le bas Maine, embrassa l'état ecclésiastique, mais il resta diacre. 11 dirigea, comme principal, le collége de Céaucé, puis celui de Meung près Orléans, qui avait été établi par les évêques de cette ville pour favoriser les voca- tions à l'état ecclésiastique. Il occupa ce dernier emploi pendant dixhuit ans, sous l'épiscopat du cardinal de Coislin ; mais ce prélat étant mort en 1706, Paccori, qui passait pour être attaché aux opinions des disciples de PortPoyal , fut obligé de se retirer, et vint se fixer à Paris, où il vécut dans une profonde solitude. Déjà il avait fait imprimer à Orléans quelques écrits de morale et de piété comme : Avis salutaire aux pères et mères pour. bien élever leurs enfants; — Entretien sur la sanctification ( les dimanches et fêtes; — Règles chrétiennes pour faire saintement toutes ses actions, 1700 etc. Depuis, ses loisirs furent employés à composer d'autres ouvrages du même genre, comme : Société chrétienne; — Abrégé de la loi nouvelle; — Devoirs des vierges chrétiennes; — Pensées chrétiennes, etc. Parmi ces écrits, il y en a un d'un titre assez singulier, savoir : les Regrets de l'abus du Pater La plupart de ces écrits sont courts. Paccori donna aussi une nouvelle édition augmentée des Epitres et Evan- giles , avec des explications par demandes et par réponses, Paris, 1727, k vol. Il mourut le 12 février 1730, à l'àge d'eu% iion 81 ans : il pa- raît qu'il était appelant. Le Moréri de 1759 , qui cite la liste exacte de tous ses écrits, en nomme aussi quelques - uns qui sont restés manuscrits
  • Ambroise PARÉ( 1500) : le père de la chirurgie fran-çaise, naquit à Laval, dans le Maine, vers le commencement du 16° siècle. Son père, après lui avoir fait apprendre ce que l'on enseignait alors dans les écoles, le mit en pension chez un chapelain, nommé Orsoy, lequel, à raison de l'extrème modicité de la somme qu'on lui payait pour enseigner le latin à cet enfant, tâchait de se dédommager en le faisant travailler à son jardin, en lui donnant sa mule à soigner et en l'employant à d'autres corvées semblables. Le jeune Paré, en sortant de la maison du chapelain, fut placé chez un chirurgien de Laval , nommé Vialot, duquel il apprit à phlébotomiser. Le lithotomiste Laurent Colot, fort jeune alors, étant venu opérer de la taille un des confrères du chapelain, Paré assista avec empressement à l'opération , et se sentant une vocation décidée pour la haute chirurgie , il prit la résolution de se rendre à Paris pour suivre les leçons des maîtres qui y brillaient à cette époque , et qui expliquaient les ouvrages de Lanfranc et de Gui de Chauliac. Jacques Goupil, professeur au collège de France, l'employait auprès de ses malades pour la petite chirurgie, et contribua à développer en lui le goût de l'étude et le talent de l'élocution; car Paré parlait trèsbien. Attaché en qualité de chirurgien au sieur René de MonteJean,- colonel- général des gens de pied , Paré accompagna en 1536 ce seigneur en Italie, et revint à Paris après la prise de Turin et la mort de son protecteur. Sa grande expérience et sa bonne renommée le firent élever au rang de chirurgien gra- m Ces cartes, passablement exécutées , ne sont qu'une compilation des cartes ou catalogues qui existaient alors, et n'ont jamais été d'une grande utilité pour l'astronomie; on y peut reconnaitre à peu près les longitudes et les latitudes, les ascensions droites et les déclinaisons. L'époque est celle du 1680. dué ou docteur en chirurgie au collége StEdme; il en devint prévôt, et ne fit jamais partie de la communauté des barbiers. En 1552 , il fut nommé chirurgien ordinaire du roi Henri II , et servit en cette qualité François II, Charles IX et Henri 111. Ce fut peu de temps après sa nomination que la faible garnison de Metz, attaquée par CharlesQuint en personne, à la tète d'une armée de 120,000 hommes, et consternée de voir que la mort était la suite de presque toutes les blessures , réclama des bontés du roi que Paré y fût envoyé. Les ordres furent aussitôt donnés, et, grâce à l'infidélité d'un capitaine italien, le chirurgien français fut introduit dans la place. Sa présence fut regardée comme un bienfait du ciel : généraux et soldats, pressés autour d'Ambroise , lui prodiguaient les témoignages de leur estime et de leur affection, et s'écriaient . « Nous « ne craignons plus de mourir de nos blessures ; « notre ami est parmi nous. » L'auteur des Anecdotes françaises et la plupart des écrivains ont attribué à Paré la guérison du duc François de Guise, qui avait reçu devant Boulogne un coup de lance, dont le fer et une partie du fût, qui avait traversé depuis un peu audessus du nez jusque entre la nuque et l'oreille, furent retirés avec le plus grand succès à l'aide d'une tenaille de maréchal. Ambroise Paré, vivant à la cour, eut de bons amis et beaucoup d'ennemis. Des médecins, qui le haïssaient , l'accusèrent d'avoir empoisonné François II en lui faisant des injections dans l'oreille droite , qui depuis longtemps coulait et était douloureuse. Cette horrible imputation parvint jusqu'à Catherine de Médicis, qui s'écria : « Non, non, Anihroise est trop « homme de hien et notre bon ami pour avoir « eu la pensée de ce projet odieux. » Charles IX souffrait cruellement des accidents qui lui étaient survenus à la suite d'une saignée au bras, et déjà tout faisait craindre une issue funeste, lorsque, par une thérapeutique aussi habile qu'énergique, Paré sut conjurer le danger et sauva la vie du prince. 11 en fut bien récompensé; car, à l'époque du massacre de la StBarthélemy, le roi, dit Brantôme, ne voulut sauver la vie à personne, sinon à maitre Ambroise Paré, son premier chirurgien. « Il l'envoya querir et venir le « soir dans sa chambre et garderobe, lui corn- « mandant de n'en bouger, et disoit qu'il n'étoit « pas raisonnable qu'un qui pouvoit servir à tout « un petit monde fût ainsi massacré. » Ambroise sut dans une autre occasion profiter de son crédit près du prince pour sauver la vie d'un de ses confrères. Jean Chapelain , premier médecin de Charles IX, avait été accusé de haute trahison par ses ennemis. Le roi, qui l'aimait, s'en plaignit à son cher Ambroise, qui lui dit : « Non, « sire , non, les coupables sont les accusateurs, « qui cherchent à vous enlever un de vos meil- « leurs serviteurs; » et Charles alla dîner chez son médecin , reçut la coupe de sa main et but . Henri ill n'eut pas moins de bienveillance pour Paré. On sait que le savant Louis Duret avait élevé Achille de Harlay, ce magistrat si intègre , si éclairé, si courageux. Un jour le roi s'évria en le voant D'irae, si filium haberem , nue Ci4r ltissimis illustrata), etc., Paris. 1582 ; Fra tiefort . 1 39i ; 1 li II) , 1612, L'tnttrage parut aussi érl Redis, LontirtS, 1578, 1634 ; eh alleniand , Featiefort , 1604, 1631 ; en hollandais, Leyde, 1604 La publication de Ce grand ouVrage, dans Paré avait traité de ln tnédecitte, lui Valut la jaloUsie et l'animadversion des médecins ses vontemporains ; ils lui stiscitèrent les phis grands olistarles. Ambr, « chirurgien « tle trois rois conséeutivement, docte et expert, « qui a mis en lumière beaucoup de bonnes et « belles oeuvres , lesquelles furent pour quelqUe 4 teMps empêchées d'étte imprimées et mises en « lumière par le collége des dotes médecins de « Pnris. t'ion pour aucune ereetir qu'on y vitt « reconnue tetiehatit l'art duqUel il traitoit, mais « patte qii'en son livre de là génération, en au-« filtiS pas8apis pat inadvertance, il en avoit « éerit tin peu irréVéreetteent, et après qu'il eut eurrige , il ne se tretiva phis d'opposition. » l'AH, obligé tic t'étier A l'orage , avala « que ce avoit de Meilleur dans ee traité étoit « muridé des lions Médeeins. » Mais cet aveu tie regahle qUe Son traité des fièvres « Pour ut, · qui est de la elifturgie, ditil, ne veux nie d faire re tort qtte do ravir à nia diligence ce qtli « lui est dl pote rattribtler atix autres , à qtli « n'en suis retlétable. Je dis donc que tout cet « onveage est à moi, et n'en puis être fraudé · eottune attentant nouvelleté, puisque je l'ai « bâti en mon propre fonds, et que l'édifice et « les tnatériaux m'appartiennent. » son ouvrap, mi attira de nombreux ennemis et Int le signal de mille persécutions. Gourmelin, Daleehamp et Ridai] voulttrent en effacer jusqu'aux traées, et l'en Vit les Delacomle, les Pauliniee, les Duchesne, les Compagnoti, les Filieli, athlètes sans nain et sans viguete, se ranger tour à tour sous la bannière de ses injustes peeséenteurs. Oh a peeteildu qtle Greviti hitlé défis la rédaction de son traité de là Sieste, dans celui des lièvres , des nienstres, etc. PIM à Nen que jamais aucun de es écrits n'eût u le jour, et si Paré Montra sou'veht une grande Crédulité, il ne fit qtte se conformer h l'esprit de son sièele. Mais il est faux que ee jeune médecin, mort à l'àge de trente ans à àu Sehlte isades 'n'était qu'une eopie de ceux de Ferri, Mages; Rota et Botfil. Rien n'est plus faux Paré n'ettt hesef h du seentirs de personne pour écrire, et les médecins de son temps ne firent peut-être que défigurer ses œuvres, en y liant quelqdes inativais traités qui n'étalent pas de lui. Nous devons aussi le jUstifier du plagiat dont on l'a accUsé. Avant Paré, Maggius, Gerstlorf, Devsgb et Ferri étaient les seuls qui etissent écrit stie les plaies prétend que Paré puisa le sien, rie les firent itnprimer, l'un qu'en 1555 et l'autre qu'en 1560. On a Missi reproché à Paré d'avoir hérissé son ouvrage de noms d'auteurs grecs et latins ; niais en cela il n'a en que le tort de sacrifier ail matiVais goût volontiers entrepris cette oeuvre, combien « que je sçusse, avant qu'y mettre la main, que « plusieurs doctes personnages avoient traité cet « argument si doctement, qu'il ne falloit pas que « je songeasse à ajouter quelque chose, et en- « core moins reprendre ou ajouter. Mais quoi '? « Sa Majesté a voulu entendre de ma bouche ce « que Dieu m'en a départi, et, par ce moyen, le « faire entendre à un chacun ; je ne puis autre « chose que lui obéir. » Cet aveu prouve que ce n'était pas pour empiéter sur les droits des médecins que Paré avait écrit ce traité, dont on a dit qu'il n'était point l'auteur. En 1840, M. .1.F. Malgaigne a publié une édition trèsestimée des OEurres complètes de Paré ; il les a revues et collationnées sur toutes les éditions ; il y a joint 217 planches; il les a accompagnées de notes historiques et critiques, et il a mis en tète une introduction qui ne comprend pas moins de 3.40 pages et qui offre ides détails fort étendus sur l'origine et les progrès de la chirurgie en Occident du 6° au 16° siècle, ainsi que sur la vie et les écrits de Paré. Son Eloge, par le docteur Vimont de 60 pages, Paris, 1814, a remporté le prix au jugement de la société de médecine de Bordeaux. Signalons aussi les Recherches biographiques, historiques et médicales sur A . Paré de M. A.M. Willanme; Epernay, 1838
  • Ambroise PHILIPS( 1671 - 1749) : poète anglais, d'une famille ancienne de Leicestershire, fut élevé à l'univer- sité de Cambridge, où il devint membre du col- lège StJean en 1700. Quelques poésies qu'il composa vers cette époque le mirent en rapport avec des littérateurs célèbres , notamment avec sir Richard Steele, qui exalta beaucoup dans ses feuilles périodiques le talent de son ami. Il se propoait mème d'y insérer une comparaison des Pastorales de Pope avec celles de Philips dans la vue de donner la préférence à ce dernier : Pope, en ayant été informé, se chargea de faire lui- même, sous le voile de l'anonyme, cette compa- raison, où il parut conclure par mettre son émule audessus de lui, après avoir amené le lecteur par une ironie adroite à porter un jugement con- traire. On découvrit bientôt l'auteur et le but de ce morceau , et les rieurs ne furent point pour Philips. Il professait les principes politiques des whigs, et I on prétend que c'est en signalant le poète de Twickenham comme un ennemi du gou- vernement qu'il s'attira le ressentiment du sati- rique, exprimé avec beaucoup d'amertume. Trop peu exercé à manier l'arme de la satire , il se réduisit à le menacer de coups de bâton ; mais Pope sut se soustraire à cette vengeance en se renfermant dans son cabinet. Philips, cultivant. la poésie, ne négligea pas le soin de sa fortune. Vers la fin du règne de la reine Anne, il était secrétaire du club hanovrien fondé en faveur de la maison de Brunswick. Cette fonction, ainsi que le zèle qui animait ses écrits, J'ayant signalé à la faveur du nouveau gouvernement , il devint bientôt après l'avènement de George 1s' officier de paix et l'un des commissaires de la loterie. 11 fut nommé en 1734 greffier de la cour de préro gative de Dublin, occupa divers emplois considé- rables et représenta le comté d'Armagh dans le parlement irlandais. Revenu à Londres en 1748, il y mourut le 18 juin 1749, Agé de 78 ans. On cite parmi ce .qu'il a fait de mieux l'Hiver, daté de Copenhague , 9 mai i709, morceau descriptif que Pope luimême a toujours distingué. Ses autres ouvrages sont : la Fie de Jean Williams, lord- garde du grand sceau , évêque de Lincoln et archevêque d'York sous Jacques et Charles Jr, 1700 ; — la Mère éplorée , tragédie traduite de 1' Andromaque de Racine; suivie d'un épilogue composé par Addison ou Budgell et fort admiré en Angleterre; — , tragédie, 1721; — Humphrey, duc de Gloucester, tragédie, 172i ; toutes trois représentées avec succès ; — des morceaux de politique réimprimés dans le Free Thinker, 3 vol. — une lettre en vers écrite de Danemarck ; — des traductions de Pindare, où, suivant Johnson , il égale son mo- « dèle en obscurité, mais non en sublimité ; il « faut avouer que, s'il a moins de feu , il a plus « de fumée. » On trouve dans sa poésie plus d'élégance et d'harmonie que de force et d'élévation. Hennet , dans sa Poétique anglaise, a mis en parallèle quelques passages des pastorales de Pope, de Gay et de Philips et paraît n'accorder que fort peu de mérite à ce dernier
  • Ambroise RIBALLIER( 1712) : syndic de la faculté de théologie de Paris, né dans cette ville en 1712, fut fait docteur de Sorbonne et procureur. puis grand maitre du collége Mazarin. La faculté de théologie de Paris avait été en proie à quelques troubles qui avaient engagé le gouvernement à suspendre l'élection d'un syndic et à désigner luimême provisoirement un docteur pour rem. plir cette place. Gervaise, qui en faisait les fonctions, étant mort en 1765, le roi nomma l'abbé Riballier pour le remplacer. La faculté réclama ; mais Riballier resta jusqu'à sa mort syndic provisoire. Placé dans des circonstances difficiles, il eut à embattre à la fois les philosophes et les jansénistes, et les uns et les autres l'ont fort mal traité. Ayant été obligé de se prononcer contre le livre de Bélisaire, on sait à quel point Marmontel, Voltaire et tous leurs amis se vengèrent par des plaisanteries, tantôt sur toute la Sorbonne, tantôt sur le syndic. Riballier publia une Lettre d'un docteur- à un de ses amis au sujet de Bélisaire, 1768 Il eut aussi part aux autres censures portées de son temps contre les livres philosophiques. Chargé en 1768 d'approuver, comme censeur royal, une collection de thèses soutenues en pays étrangers et qui favorisaient les opinions nouvelles, il y joignit des notes où il s'efforçait de corriger des expressions dures et des principes outrés de ces thèses. 11 parait que l'abbé Legrand l'aida dans ce travail , et ils répondirent par des lettres imprimées aux critiques que l'on fit de leurs notes : ils s'attachaient surtout à montrer combien le système des augustiniens était différent de celui des appelants. Une autre dispute, dans laquelle Riballier se trouva engagé, vint à l'occasion d'un procès entre le chapitre et le curé de Cahors. Le chapitre, dans un mémoire, avait traité de chimérique la prétention qu'avaient les curés d'être de droit divin et de succéder aux soixantedouze disciples. Les curés répondirent par un écrit et consultèrent la Sorbonne, où deux docteurs, Xaupi et Billette, donnèrent une décision en leur faveur. D'un autre côté, Riballier et Legrand, dans leur consultation du 14 avril 1772, tout en reconnaissant que les curés sont de droit divin, furent d'avis que ceux de Cahors avaient montré des prétentions exagérées. L'évêque de Cahors se plaignit de la première décision, et Riballier, en rendant compte de ces plaintes à la faculté, provoqua l'examen du mémoire de Xaupi et Billette, qui fut censuré. Le parti janséniste se déclara vivement pour ces deux docteurs , et accusa Riballier d'avoir mis de la partialité et de la précipitation dans cette affaire. Mey et Piales donnèrent des consultations en faveur de Xaupi, qui adhéra cependant à la censure. Riballier fut un des quatre théologiens que s'adjoignit la commission d'évèques et de magistrats créée en 1766, pour l'examen des ordres réguliers, et il publia sur ces matières une Lettre à l'auteur du Cas de conscience sur la réforme des réguliers , 1768 et un Essai historique et critique sur les priviléges et exemptions des réguliers, 1769. Ce docteur était un homme estimable par ses pr et ses talents; il usa avec modération de l'influence qne lui donnait sa place. Il jouissait depuis 1768 de l'abbaye de Chambon, au diocèse de Poitiers, et mourut au mois d'août 1785. — Un frère de Riballier, employé dans les fermes à Soissons, a composé quelques ouvrages cités dans le Dictionnaire des anonymes
  • Ambroise SOLDANI( 1736 - 1808) : naturaliste, né à PratoVecchia , en Toscane, vers l'année 1736, sentit naître dans le cloître l'amour le plus ardent pour l'étude de la nature. Après avoir rempli les formalités nécessaires pour être admis dans l'ordre de StRomuald , il partagea son temps entre les devoirs de son état et les recherches géologiques, s'attachant principalement à examiner ces testacés microscopiques, jadis si dédaignés par les naturalistes et qui figurent maintenant parmi les preuves les plus positives des anciennes révolutions du globe. Boyle et Walker en Angleterre, Fichtel et Moll en Allemagne, Bianchi en Italie, avaient commencé par leurs essais à faire apprécier l'importance de cette branche de l'histoire naturelle. Animé du mème zèle, Soldani se proposa d'examiner ces myriades de coquilles imperceptibles que l'on trouve dans les montagnes de Sienne et de Volterre. Il lui fallut presque inventer une méthode pour ana- tamiser les pierres qui recèlent les dépouilles de ces êtres inconnus et auxquelles nous sommes redevables de leur conservation. Le premier ouvrage qu'il publia sur ce sujet lui valut d'un côté la protection du grandduc, qui le nomma professeur de mathématiques à l'université de Sienne , et de l'autre les critiques de quelques savants, qui lui reprochèrent un certain désordre dans la classification des fossiles et trop peu d'exactitude dans l'indication des terres dont il les avait retirés. Ces reproches sembleraient néanmoins peu mérités par celui qui s'était borné à rassembler des matériaux pour laisser à un autre la gloire de fonder un système. Il sentait l'imperfection des anciennes classifications , et c'est ce qui l'empêcha de les adopter. Celle de Linné n'était pas assez détaillée pour embrasser es nouvelles espèces, et quant à la méthode de leduller , établie tout entière sur l'organisation des mollusques, elle ne pouvait pas s'employer avec succès à une époque où l'anatomie de ces animaux n'avait pas été perfectionnée par les nouveaux procédés. Soldani ne s'était pas trompé sur les besoins réels de la géologie, et il aima mieux accumuler des faits qu'improviser des théories. Il s'était toutefois proposé de donner une description géologique , à peu près comme Cuvier et Brongniart l'ont exécutée pour les environs de Paris ; une partie de ce travail était achevée, et l'on ne sait pas ce qui a pu déterminer l'auteur à y renoncer. Le talent d'observation qu'il tenait de la nature, et qui s'était agrandi par l'usage, s'exerça sur une autre classe de phénomènes, qui sont du ressort de la météorologie. En 1794, une pluie d'aérolithes tomba dans la vallée de Lucignan d'Asso, près de Sienne. Soldani, à qui une de cespierres avait été apportée, lui reconnut une nature tout à fait étrangère au sol de la Toscane, et il publia une relation contenant ses hypothèses sur l'origine de ces substances. Son opinion fut attaquée par Santi, Fabbroni, Giovane , Targioni , Thompson , Spallanzani. Provoqué par d'aussi redoutables adversaires, il donna de nouvelles preuves sur la formation récente de ces pierres dans l'atmosphère. Ce qu'il y a de remarquable dans la vie de Soldani , c'est que tous ceux qui l'avaient d'abord combattu ont fini par lui rendre justice, entre autres Denys de Montfort, qui, ayant fort blâmé sa classification, lui a dédié un bitome , et Targioni, qui a nommé Soldanites les aérolithes sur lesquels il avait tant disputé. Soldani écrivit encore deux mémoires sur les terrains brûlants et sur les tremblements de terre. Quoique privé de l'appui de la chimie moderne, ses conjectures n'ont pas été démenties par les progrès ultérieurs de cette science. Cet illustre cénobite avait captivé les suffrages des savants et l'estime de ses confrères. Les premiers le nommèrent secrétaire perpétuel de l'académie des Fisiocritici de Sienne et les seconds l'élevèrent à la dignité de général de l'ordre des Camaldules. Il mourut à Florence le 14 juillet 1808. Ses ouvrages sont : P Sagqio orittografico , ed osservazioni sopra le terre liautiliche ed ammonitiche della Toscans, Sienne, 1780, Modéer y fit des observations auxquelles répondit l'auteur. 2° Testaceographia et zoophytographia pana et microscopica, ibid., avec un appendice, 1789-1798, 4 vol. ; Memort'a sopra il terreno ardente di Portico in Ro- magna, et di altri simili, dans le tome 7 des actes! des Fisiocritici de Sienne 4° Dissertazione sopra una pioggetta di sassi, accaduta il 16 giugno 1791, in Lucignan d'Asso, ibid., 1794 fig. TargioniTozzetti publia quelques observations dans le tome 3 du Nuovo Giornale de' Letterati. 5. Ri/ lessioni sull' articolo di una lettera riguardante la pioggia di sassi, avenuta in Toscana, dans le tome 18 des Opuscoli scelti de Milan ; 6° Osservazioni apologetiche intorno alla pioggia de' sassi, ibid., t. 19. Les deux derniers articles contiennent les réponses de Soldani aux remarques de Spallanzani, insérées dans le tome 18 du même eecueil. 7° Storia di quelle bolidi che hanno da se scagliato pietre alla terra, dans le tome 9 (les actes des Fisiocritici; 8° Relazione del terremoto accaduto in Siena, il 26 maggio 1798, Sienne , 1798 fig. Voyez Ricca, Discorso supra le opere di Soldani; ibid. , 1810 et l'éloge de ce savant religieux prononcé par Bianchi
  • Ambroise Paré : chirurgien français
  • Ambroise Polycarpe de La Rochefoucauld-Doudeauville : homme politique français
  • Ambroise Thomas : compositeur français

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