Le prénom Alexis Masculin

Origine :

Fête :

17 Février

Signification de Alexis

Alexis est un prénom classique dont la tendance est en baisse actuellement. C’est aussi un prénom mixte qui est apprécié surtout chez les familles chrétiennes. Ceux qui portent ce prénom sont connus pour être curieux, soigneux et méthodiques. Ils aiment réfléchir sur la vie et ont une conception particulière du bonheur. Pour Alexis, le vrai bonheur est celui qu’il partage avec sa famille. Déterminé, il ne revient jamais en arrière lorsqu’il a pris une décision. Il voit grand et surmonte les problèmes auxquels il est confronté. Le prénom Alexis est fêté le 17 février en hommage à Saint Alexis Falconieri, un homme d’Eglise réputé pour son humilité.

Personnalité de Alexis

Esprit très curieux et pratique, soigneux et méthodiques, ce sont des êtres équilibrés et réfléchis. Philosophes, prenant le temps de vivre, leur largeur de vue en font des être tolérants. Entêtés, déterminés, ils vont jusqu'au bout de leur entreprise. Habiles, astucieux, ils ont le sens des affaires et sont économes. Ce sont d'excellents diplomates.

Provenance du prénom Alexis

Histoire de Alexis

Etymologie de Alexis

Les Alexis célèbres

  • Alexis ABREU : savant médecin d'Alcacovas, en Portugal, vivait vers la fin du 16e siècle et au commencement du 17e. Filé d'abord dans le royaume d'Angola, en Afrique, il s'y acquit pendant neuf ans une grande réputation, et fut comblé de biens par le viceroi, qu'il servit comme médecin et comme homme de guerre. Ramené à Lisbonne par l'amour de la patrie, il fut nommé médecin du roi, et publia, en 1622, un Traité de Septem Infirmitatibus, ou des Maladies les plus communes aux gens de cour. C. et A.,
  • Alexis ADASCHEFF ou ADASCHEW : ministre d’Iwan IV , let le seul homme qui put obtenir quelque influence sur l'esprit de ce ?rtnee féroce. Après que le crie , fatigué de l'esclavage où le testait Zottiski eut livré à la mort ce ministre despote , Adascheff parvint à obtenir le pardon du petit nombre de proscrits qui avaient échappé à la fureur diwan. Il ' fut secondé dans ses intentions généreuses par la princesse Anastasie, qui épousa le czar en '1547. Depuis ce moment , il se fit à la cour et dans le gouvernement un changement auquel on ne s'attendait point ; et c'est alors que fut proclamé en Russie, par l'influence du ministre, une sorte de code qui fut approuvé par des états généraux réunis au Kremlin. Le clergé , qui assistait à cette assemblée, fut prié de revoir les lois ecclésiastiques , et de les réunir dans un code. Ce fut aussi par les soins d'Adascheff qu'un Saxon, nommé Schlit, alla chercher en Allemagne des artistes et des savants , et qu'avec la permission de l'empereur CharlesQuint il en rassembla plus de cent, qui arrivèrent à Moscou, vers 1552. Adascheff accompagna son maitre dans l'expédition de Casan , et négocia les conditions de la trêve qui termina cette guerre. Dans le même temps, il avait formé des liaisons avec l'Angleterre ; et Richard Chancellor vint de Londres, en 1553, pour établir des relations de commerce avec l'empire russe. Il imposa aussi à la Livonie des conditions avantageuses au commerce russe. « Vous « payerez le tribut pour Dorpat, ditil aux ambassadeurs du grand maitre ; vous y rétablirez , ainsi « qu'à Revel et à Riga , les églises grecques ; vous « ne contracterez point d'alliance avec le roi de Pologne , et l'importation en Russie par vos ports « sera libre. » Les ambassadeurs firent des observations. « Cela sera ainsi , dit fièrement Adascheff, « sinon guerre. » Les états de Livonie ayant refusé de souscrire à ces conditions , Iwan fit marcher 40,000 hommes , qui envahirent toute cette contrée, et la réunirent à l'empire russe, malgré les déclamations de la Suède et du Danemark. Tout cela fut préparé et négocié par Adascheff , l'un des politiques les plus habiles de cette époque. Ses succès irritèrent l'envie ; et de perfides insinuations lui firent perdre son crédit auprès d'Ivan. S'étant aperçu de ce changement , et craignant les violences de ce prince sanguinaire , il demanda et obtint le gouvernement de Livonie ; mais la haine de ses ennemis le poursuivit dans cette retraite ; et le soupçonneux czar fit emprisonner dans la forteresse de Fellin l'homme qui lui avait rendu tant de services ; il le fit ensuite transférer à Dorpat , où l'infortuné ministre mourut , diton , de la fièvre , mais plus probablement par le poison. — Son frère, Daniel ADASCHEFF , militaire distingué , fut chargé par Iwan W d'une expédition contre les Tartares de la Tauride , qu'il battit complètement. Il envahit toute cette contrée , et revint à Moscou chargé de butin , et amenant à sa suite un grand nombre de prisonniers
  • Alexis BOUVART( 1767) : naquit en 4767, dans 1€ plus obscur village d'une vallée des Alpes, peu éloignée de StGervais, de Sallanches, de Chamouny, mais rarement visitée par les voyageurs. Ses parents étaient absolument sans fortune. A dixhuit ans, le jeune Bouvart n'avait guère devant lui pour toute perspective que le mancheron de la charrue, le cornet sonore qui ramène tous les soirs au chalet les troupeaux dispersés sur les pentes des montagnes, et le fusi. de simple soldat dans l'armée du roi de Sardaigne. De secrets pressentiments lui persuadèrent d'aller à Paris. Après quelques représentations dictées par l'affection et une légitime inquiétude, toute la famille se cotisa, et le futur astronome, un bàton de voyage à la main et le sac sur le dos, se mit en route pour la capitale. Il serait superflu de raconter combien d'abord fut cruel, dans la grande ville, le désappointement d'un jeune homme sans protection, sans aboutissants, sans vocation décidée, et dont les faibles ressources pécuniaires s'épuisérent rapidement. Contentonsnous de dire que si Bouvart n'avait pas le moyen de prendre chaque jour ses repas, il ne manquait jamais d'assister aux leçons publiques et gratuites du collége de France. Pendant quelques mois, son esprit flotta incertain entre les mathématiques et la chirurgie. Les mathématiques l'emportèrent; les progrès furent rapides, et bientôt l'auditeur assidu de Mauduit, de Cousin, eut luimême des élèves particuliers. Le hasard rendit Bouvart témoin des travaux de l'Observatoire. Dès ce moment naquit chez lui une véritable passion pour l'astronomie. Bien que Bouvart partit constamment calme, réservé, contenu, le mot de passion n'a rien d'outré. Aux approches d'un phénomène céleste important, Bouvart était dans un état fébrile manifeste ; le nuage qui, dans le moulent critique , menaçait de lui dérober la vue de tel ou tel astre, le plongeait dans le désespoir ; à la fin de sa vie, il rapportait encore avec une douleur naïve les circonstances qui, quarante années auparavant, l'avaient empêché de !hire certaines observations. Otez la passion, et dans Bouvart, passant, la table des logarithmes à la main, des journées, des semaines, des mois entiers, pour découvrir la faute de calcul que tel ou tel élève astronome avait commise en s'exerçant, vous ne trouverez plus qu'un fait sans cause, qu'une anomalie inexplicable . L'événement culminant dans la carrière de Bouvart, c'est la connaissance qu'il lit, en 1794, du célèbre Un soir que Bouvart était sur la plate—forme de l'Observa—taire à chercher des comètes, il s'endormit. La neige tomba sur lui, et il se l'éveilla à peu près gelé. Dans l'impossibilité de se tenir sur ses jambes, il se traina sur ses mains jusitt'à son appartement. Une pneumonie et une oplithalmie furent la conséquence de son zèle. Malade, il demandait avec instance qu'on lui donntit sa table des logarithmes, et il calculait dix ou douze heures par jour, on peut dire avec rage. Laplace. Le grand géomètre, retiré à la campagne près de Melun, composait alors /a Mécanique céleste, et ne pouvait suffire seul à l'ensemble de calculs transcendants et de deaetions numériques que cette immense entreprise exigeait. Bornait se mit à sa disposition avec un dévouement sans bornes, et qui ne subit jamais : « lion-.
  • Alexis DESESSARTS( 1687 - 1774) : né à Paris en 1687, embrassa l'état ecclésiastique , se distingua comme appelant et réappelant de la bulle, ainsi que par ses écrits religieux, et mourut le 12 mai 1771. On a de lui : 1 ° Sentiment de St. Thomas sur la crainte, 1'735 2° Traité de la venue d'Elfe , 1737 ; 3° Défense des Sts. Pères et des auteurs catholiques sur le retour futur d'Elie et sur la véritable intelligence des Eeritures, 1737 ; 4° Suite , frère d'Alexis, se, consacra aussi à l'Église, reçut le diaconat, mais ne voulut jamais recevoir la prêtrise. Il mourut le 23 décembre 1762. 11 était né le 9 février 1681. On a de lui : 1° des Livres sur les convulsions, au nombre de quatorze ; 2° quelques autres opuscules dont on trouve le détail au catalogue de la Bibliothèque nationale, D. 3256 et 3261
  • Alexis DOMINIQUE( 1547 - 1625) : peintre, est appelé le i c; parce tuait né i Ners 1547, dans une, des 'de l'Archipel. Amené est bas à'Lre. is Venise; if ',MW puur tous les arts du dessin des dispositions surprenantes ; sculpteur, peintre et architecte fil la fois, il s'acquit une triple gloire dans ces trois arts. 11 avait appris la peinture dans l'atelier du Titien, dont il axait si bien su s'approprier la manière, que ses tableaux passaient pour être de son maitre. Cette méprise, loin de flatter, l'amou•propre de Dominique, lui inspira du dégoùt pour cette manière de peindre, il voulut on avoir une à titi. Mais le nouveau genre de peinture qu'il adopta, beaucoup moins heureux que le premier, loin de grossir le nombre de ses admirateurs, ne fit que le ?liwinuer, au point que Venise, qui pendant longtemps avait été le théâtre, de sa gloire, ne fit plus aucun cas de ses tableaux. Dominique, attribuant ce changement à l'inconstance du goût des Vénitiens, aima mieux changer de patrie que de manière depeindre ; il alla chercher de nouveaux admirateurs en Espagne. C'étaient lit que l'attendaient de nouveaux succès; toutes les villes clans lesquelles il s'arrêta voulurent avoir (le ses tableaux; mais, par mie bizarrerie bien digne (le remarque, Dominique reprit en Espagne sa première manière. Tous les tableaux qu'il fit pour les églises de la Ville de Tolède, oit il avait fixé sa demeure, sont dans le goût du Titien ; ils sont fort estimés. On ..dmire aussi, dans cette ville, une église qui a été Initie sur sesplans. Les tableaux et les statues qui a décorent sont encore l'ouvrage de ses mains. ominique ne s'était point borné à étudier la pra- I' que de son art, il en axait analysé la théorie avec eancoup de méthode. Les règles de la peinture, e l'architecture et (le la sculpture, furent pour lui l'objet de traités particuliers dans lesquels il >attacha à consigner tous les résultats de sa propre expérience. Indigné de voir que, par un reste d'i- pi°rance, l'Espagne voulait assimiler les beauxs aux professions purement mécaniques, il étendit avec courage la cause des beauxarts méconnus, réclama pour eux les droits inaliénables >du génie, et fit abolir, en 1600, l'indigne impôt auquel une législation, encore barbare, avait voulu assujettir les plus nobles productions des arts. Dominique forma, en Espagne, un grand nombre d'élèves, dont plusieurs marchèrent dignement *I• ses traces. 11 mourut à Tolède en 162:i
  • Alexis DUBOIS( 1750) : général français, né en Auvergne, vers 1750, était, avant 1789 , maréchal des logis dans un régiment de cavalerie, et employé comme tel sur le quai de la Ferraille, à Paris, pour y faire des recrues. Il embrassa la cause de la révolution avec beaucoup d'ent housiasme, devint bientôt officier, puis général de division, et fit en cette qualité la campagne du Palatinat sous le général floche. 11 passa l'année suivante avec Jourdan à. l'armée de SambreetUeuse, où il commanda la, cavalerie. Les rapports officiels firent souvent mention de lui, notamment à la bataille de Fleurus. Quelques mois plus tard il commandait encore la cavalerie de cette armée quand elle s'approcha du Rhin, et il poursuivait les Autrichiens, lorsqu'ayant maladroitement engagé ses escadrons dans la seule vallée qui se trouvât au milieu des vastes plaines . Le représentant Delmas ayant été chargé du commandement général des troupes confia celui de la caulerie à Dubois, qui rendit en cette occasion d'assez utiles services. *laigniet, son neveu, qui était alors dans le parti des terroristes opposé à la convention,l'accusa d'incivisme, el, nouveau Brutus, menaça de le tuer luimême. Dubois fut ensuite employé à l'armée d'Italie sous Bonaparte ; et après avoir, fait glorieusement deux campagnes il mourut sur le champ de bataille de Roveredo, et fut mentionné fort honorablement dans le rapport du général en chef. C'était un officier de beaucoup de valeur, et qui eût pu fournir au second rang une carrière brillante, mais qui, ainsi que beaucoup de généraux de cette époque, devait s'éclipser au premier
  • Alexis FONTAINE DES BERTINS( 1703) : StVallier, et descendait d'une famille distinguée dans la robe et dans l'épée. Son père , qui le destinait au barreau, l'envoya au collége de Tournon chez les jésuites, où il ne fit pas de brillantes études.11 y apprit les éléments de la géométrie sous le P. Lerner. A l'àge de vingt ans, il vint à Paris pour se soustraire aux sollicitations de ses parents, qui voulaientle contraindre à étudier la jurisprudence. La lecture du livre de Fontenelle sur la géométrie de l'infini lui inspira beaucoup qu'il valait mieux que moi; « j'en étais jaloux; mais il m'a rassuré depuis. » Fontaine, retiré à la campagne, menait une vie trèssolitaire et partageait son temps entre les travaux de l'agriculture et les mathématiques. Il fut reçu à l'Académie des sciences en 1733. Étranger à toute brigue, il assistait rarement aux séances. « Une découverte , disaitil , vaut mieux que « dix années d'assiduité à l'Académie. » Ses confrères lui laissaient toute liberté à cet égard. Peu au courant de tout ce qui n'était point du ressort des mathématiques , il prenait rarement part à leurs discussions. Dans sa retraite il avait beaucoup de goût pour la lecture ; il affectionnait particulièrement Racine et Tacite , comme les auteurs qui fournissaient le plus d'observations à sa philosophie. Par une raison contraire, cette philosophie lui avait inspiré une aversion insurmontable pour les affaires. Dans les premières années de son séjour à Anel, la possession de cette terre lui ayant suscité un procès : « Monsieur, ditil un (C jour à son avocat qui lui rendait compte de ses « démarches, croyezvous que j'aie le temps de « m'occuper de cette affaire ? » Sa famille ne pouvait obtenir de ses nouvelles que par la voix publique. Cependant il se décida à faire un voyage à BourgArgental , patrie de sa mère lladeleine Seytre Depréaux. C'est au sujet de ce voyage que Mathon de la Cour, avec lequel il était fort lié , donnait à Condorcet les détails suivants sur ce grand géomètre : « Je le revis en 1735; il passa plusieurs mois au BourgArgental ; il ne respi,, rait que pour la géométrie. Il était ravi de trou« ver quelqu'un qui voulût l'écouter, et j'étais le seul dans ce payslà. Aussi toutes les fois « qu'il me rencontrait nos séances ne finissaient « plus. Il se plaisait à me montrer et à calculer ‘< devant moi divers problèmes que cet exercice lui rendait plus familiers et à m'initier dans la « géométrie de l'infini. Je l'écoutais avec plus « d'avidité encore qu'il n'avait de plaisir à parler; « je mettais en ordre ce que je lui avais entendu « dire, et il se plaisait à revoir le lendemain ce « que j'avais écrit et souriait aux efforts de mon , (( zèle. 11 parlait d'un ton si passionné de sa ' « chère géométrie, qu'il m'inspira un amour pour « elle que le peu de secours et le peu d'émulation « que l'on trouve en province n'ont jamais éteint.» Si Fontaine accueillait avec bonté les jeunes gens qui étudiaient les mathématiques pour leur propre satisfaction, il était bien différent à l'égard de ces demisavants qui ne veulent faire parade que d'un étalage de science ; il les laissait argumenter, et lorsqu'ils tombaient en contradiction ou se perdaient dans leurs raisonnements, il les regardait avec nièpris et avait un secret plaisir à les laisser dans l'embarras. En 176:i il vendit la terre d' Anet et acquit du prince de la Marche la baronie de Cuiscaux en Bourgogne sur les confins de la FrancheComté; et, par une de ces singularités qui le caractérisaient , il vendit tous ses livres au moment où il allait s'ensevelir dans la retraite. il y mourut le 21 aoùt '11'71 d'une maladie cruelle, qu'il avait négligée dans son origine. Cet esprit (l'observation qui ne le quittait jamais lui lit regarder la vie iximme un long problème dont la mort était une des données. Aussi la vitil s'approcher avec courage , pensant qu'il y aurait de l'absurdité à se plaindre d'une loi de la nature aussi nécessaire et inaltérable que les autres. 11 légua son bien grevé encore par des proc'ès au chevalier de Borda , qui lui avait rendu des services importants et qui le rendit à la famille de cet homme célèbre. Son éloge a été écrit par Condorcet, et seslièmoires, qui font partie de ceux de l'Académie des sciences, ont été recueillis avec quelques pièces inédites en un volume qui a paru en 1764
  • Alexis GARCIA( 1485) : aventurier portugais, naquit dans la province d'Alentejo , en 1485. Il parait que dans sa jeunesse il s'était appliqué à l'étude de la nautique , par l'attrait des découvertes que ses compatriotes venaient de faire dans le nouveau inonde. Il embrassa ensuite l'état militaire , et obtint de son gouvernement la permission d'ètre d'une expédition envoyée au Brésil. Alexis avait de l'intelligence et du courage , et put ainsi se captiver la bienveillance du gouverneur, qui l'employa en diverses occasions, soit pour faire des découvertes dans l'intérieur du pays , soit pour repousser les attaques des Indiens, qui de temps en temps venaient inquiéter les Portugais dans leurs établissements. Il y avait déjà longtemps que Garcia cherchait à convaincre le gouverneur des avantages qui pourraient résulter pour la nation , si on poussait les découvertes jusqu'au delà du fleuve Paraguay . Entraîné par ses instances, le gouverneur lui permit enfin de partir, mais ne lui accorda que trois Portugais pour l'accompagner. Alexis, avec eux, et un fils, âgé à peine de quatorze ans, se mit en route , plein de courage et d'espoir, se dirigea du côté de l'ouest, et ayant traversé le fleuve, il découvrit aussitôt des indices multipliés de filons d'or et d'argent qui le conduisaient aux mines abondantes de ces précieux métaux. Il arriva jusqu'aux frontières du Pérou : charmé du beau pays qu'il venait de parcourir, et chargé de richesses , il revint à l'endroit du fleuve d'où il était parti. Il jugea alors convenable d'y faire un établissement qui pùt servir d'entrepôt à ceux de sa nation que le gouvernement choisirait pour pousser en avant ses découvertes, ou pour en profiter. Dans cette vue, il envoya deux de ses gens au gouverneur, pour l'informer (lu succès de son voyage. Alexis, entouré d'Indiens, avait d'avance cherché à gagner leur amitié en vivant familièrement avec eux , et leur faisant les présents qui étaient le plus de leur goût. Mais sa confiance lui devint funeste. A peine les deux Portugais furent partis que , tandis qu'il s'entretenait familièrement avec les Indiens, ces sauvages se jetèrent sur lui , le massacrèrent avec le seul Portugais qui était resté avec lui , et firent prisonnier son fils, dont on n'eut plus de nouvelles depuis. — Il y a eu en Espagne plusieurs hommes illustres de ce nom , soit jurisconsultes , soit historiens , etc. Dans la première classe, on cite un Christophe, un François; un François Ercilla; un Nicolas , auteur d'un traité De beneficiis , qui eut sept éditions, dont les dernières à Genève, 1656, 1658 et un autre Nicolas, mort en 1745, qui a laissé (les Commentaires sur les décrétales, Séville , 1750 — Parmi les médecins , on nomme un Marc; un GarciaCarrero , dont on a Disputationes medicoe in Galenum, Valladolid, 1605, 1662 — On distingue, parmi les littérateurs, un Garcia Rencijo, auteur d'un Art poétique, Salamanque, 1592 — Les ouvrages du mathématicien Garcia Cespedes sont appréciés encore de nos jours, et ont mérité les éloges de deux excellents écrivains dans cette science , Cerda , mort en 1760, et Bayls , mort en 1796. I3—s
  • Alexis GRIMOU : peintre français, peignait le portrait et des sujets de genre en grand. Son pinceau avait de la finesse et de la légèreté. Crimou avait l'habitude d'employer ses couleurs fort épaisses : ce qui donnait un tel relief à ses tableaux, qu'un aveugle aurait pu en deviner les sujets au moyen du tact. Cependant son coloris était brillant ; ses caractères de tète avaient beaucoup d'expression. Ce peintre avait un tel amourpropre , que, rentrant fort tard la nuit, suivant sa coutume, s'il entendait quelque bruit, il se mettait à crier de toute sa force : Je suis Grimou ! imaginant que l'estime qu'on devait avoir pour ses talents le mettrait à l'abri de tout danger. Sans ordre comme sans conduite, il ne travaillait que par caprice, la nuit aussi bien que le jour; et ce qu'il gagnait était dépensé en débauche aussi devaitil à tout le monde. Son boulanger, n'en pouvant rièn tirer, voulut au moins avoir son portrait de sa main ; mais notre original n'y consentit que sous la condition qu'il le peindrait avec sa veste de travail et son bonnet de laine ui la tète. 11 ne connaissait d'autre passetemps que celui de boire , et d'autres sociétés que celles d'ivrognes comme lui. 11 mourut à Paris vers 1740, d'un excès de boisson. Il existe un vaudeville sur Grimou , imprimé et joué sur les boulevards
  • Alexis LITTRE( 1658 - 1725) : médecin , membre de l'Académie des sciences de Paris, né en 1658, à Cordes, en Albigeois, mourut à Paris le 3 février 1725. Il manifesta dès l'enfance un goût passionné pour l'étude, et s'y livrait avec une trèsvive application. Sa fortune était médiocre; et tandis qu'il faisait ses humanités au collége de Villefranche, il répétait, moyennant une légère rétribution , à d'autres élèves plus riches et moins laborieux, ce qu'on venait de leur enseigner. Dès cette époque, il se sentit pour l'art de guérir cette vocation qui devait un jour lui faire obtenir les plus brillants succès; et il employait le temps des récréations et des promenades à suivre un médecin chez ses malades; au retour, il s'enfermait pour écrire ce qu'il avait entendu. Après avoir achevé ses humanités, il alla étudier la médecine à Montpellier, y fit encore des répétitions aux élèves, et économisa de quoi se rendre à Paris. De toutes les parties de la science, l'anatomie était celle dont l'étude avait le plus d'attraits pour lui. A cette époque, ce sentiment qui faisait regarder comme une sorte de profanation la mutilation des cada- vres apportait encore de grands obstacles aux travaux anatomiques. Littre éprouva des difficultés infinies pour satisfaire son goùt. Heureusement pour la science, il se lia avec un chirurgien de la Salpêtrière qui avait à sa disposition tous les cadavres de l'hôpital. lis s'enfermèrent ensemble pendant l'hiver de 1684, qui fut fort long et trèsfroid; et ils disséquèrent plus de deux cents cadavres. !Bientôt sa renommée s'étendit parmi les étudiants; et un trèsgrand nombre d'entre eux s'adressèrent à lui pour en recevoir des leçons. A cette époque, il fallait appartenir à une corporation pour avoir le droit de faire des cours publics, et Littre n'était pas docteur : les chirurgiens de Paris lui suscitèrent un procès pardevant le lieutenant de police. Il fut contraint, pour se soustraire à cette tracasserie, de se réfugier dans l'asile du Temple. Le grand prieur de Vendôme l'accueillit et lui donna la permission de disséquer et d'enseigner. Mais un officier subalterne du palais permit à ses ennemis de venir le troubler dans ses travaux. Ils enlevèrent les cadavres qui servaient à ses démonstrations, et il fallut qu'il se rabattit sur les animaux et principalement sur les chiens. Tant de contrariétés ne tirent qu'exciter son zèle et accroître sa réputation , comme le nombre de ses écoliers. Tous ses instants étaient occupés par l'étude; il n'allait pas méme à la promenade et ne fréquentait aucune société privée. Il 'assistait aux pansements des hôpitaux; il en suivait les médecins dans leurs visites et augmentait incessamment ses connaissances. Enfin il fut reçu docteur régent de la faculté de médecine de Paris. Doué d'une grande sagacité, il était privé de cette éloquence persuasive si nécessaire au médecin dans l'exercice de ses fonctions, et il ne fallut pas moins que son extrême habileté pour qu'il réussit dans la pratique. En 1699, il fut nommé, selon l'usage de ces temps, élève à l'Académie des sciences, et il devint successivement associé et membre de cette compaguie. Nommé médecin du Chàtelet, cette place lui fournissait l'occasion d'observer des accidents rares et de se livrer aux recherches anatomiques. Littre n'a pas publié d'ouvrages particuliers, mais il a enrichi le recueil de l'Académie des sciences d'un grand nombre de mémoires, presque tous relatifs à l'anatomie pathologique; les plus remarquables sont : 1. Observations sur une nouvelle espèce de hernie , mémoire de l'Académie des sciences, 1700; 2. Description de l'urètre de l'homme, ibid.; 5. Observations sur un foetus humain monstrueux, r1701, ribid., 4. Observation sur les ovaires et les trompes d'une femme, et sur un foetus trouvé dans l'un de ses ovaires, 1701, ibid.; 5. Observation sur un foetus humain trouvé dans la trompe gauche de la matrice, 1702, ibid. Ces deux observations sont du plus haut intérêt; la dernière prouva d'une manière incontestable, et pour la première fois, la possibilité de la grossesse tubale. 6° Histoire d'un foetus humain tiré du ventre de sa mère par le fondement, 1702, ibid. Littre fut un des hommes les plus laborieux qui aient cultivé les sciences; leur étude absorba toute sa vie : il y avait quinze ans qu'il était à Paris et qu'il n'avait pas eu le temps d'écrire à ses parents. Ii n'assista jamais à aucun spectacle, et il mourut célibataire, uniquement parce qu'il n'eut jamais le loisir de se choisir une femme. Voyez son Eloge par Fontenelle
  • Alexis NORMANT( 1697 - 1745) : célèbre avocat, fils d'un procureur au parlement de Paris, naquit en cette ville en 1697, Le barreau avait faiblement parti ripé au mouvement du siècle de Louis XIV, et aucun homme éminent n'avait encore imaginé d'y porter le talent littéraire ; mais l'ostentation de l'érudition avait fait place à des discussions solides, approfondies , et les avocats , bornant leur gloire au triomphe de la dialectique , en avaient déjà offert d'excellents modèles , lorsque Normant prit rang parmi eux. Aubry, Julien de Prunay, , Terrasson , Laverdy parurent en même temps que lui dans la carrière et ne balancèrent point ses succès. Cochin seul entra, et de bonne heure, en partage de sa gloire. Normant ne fut pas des derniers à rendre justice à ce rival. Il mêlait un jour ses applaudissements à ceux que Cochin venait de recevoir au sortir de l'audience, et il protestait qu'il n'avait jamais rien entendu de plus éloquent : « On voit bien, lui répondit ce « luici, que vous n'êtes pas de ceux qui s'écou« tent. » Une grande élévation d'esprit, un amour profond du vrai, un discernement exquis, par lequel il suppléait à de fortes études , et qui faisait dire qu'il devinait la loi et qu'il devinait juste, étaient le principe de la supériorité de Normant. Sa réputation , sa destinée présentent beaucoup de ressemblance avec celle de Gerbier, dont le nom est resté imposant en même temps que ses écrits étaient négligés. Ceux de Normant n'ont point été rassemblés. On ne peut se former qu'une idée trèsimparfaite de ses facultés oratoires d'après l'analyse qu'ont donnée les recueils des causes célèbres de la question d'état concernant mademoiselle de Choiseul. a Il avait a beaucoup plus pour mérite distinctif, dit de « Lacretelle , une dis « cussion ferme et judicieuse, que cette vive sen« sibilité de l'âme qui passionne toutes les idées, « et cette richesse d'imagination qui les pare « d'une grâce toujours variée, lesquelles seules, « avec une forte raison , constituent l'éloquence « et sont les sources d'un beau style; mais tout « le charme que l'on pourrait désirer dans son « talent se trouvait dans sa personne. Il couvrait « la science de l'avocat de toutes les grâces d'un « homme du monde, et de l'attrait, bien plus « puissant encore, des sentiments généreux. Bon et secourable à tous les hommes, il ne se relu « sait pas à la société des grands, au milieu des « quels il exerçait cet ascendant flatteur qui op« partiendra toujours à trois avantages qui rele« valent en lui le don de plaire : une belle figure, « une grande réputation et un beau caractère. » Il fut chargé , avec Julien de Prunay, , de porter aux pieds du trône les sentiments des avocats sur la puissance royale et sur l'obéissance qui lui est due. L'Académie française, se souvenant que , dans les premiers temps de son existence, elle avait accueilli plusieurs avocats dans son sein, témoigna le désir de resserrer cette ancienne alliance avec le barreau, en plaçant Normant sur sa liste. Normant, flatté de ces ouvertures, voulut néanmoins consulter le corps auquel ' il appartenait. Ce corps, jaloux, refusa son assentiment, et Normant renonça sans hésiter à la candidature académique. Il mourut le 4 juin 17155. On cite un trait remarquable de sa délicatesse il avait conseillé à une de ses clientes de placer une somme de vingt mille francs sur un particulier. Ce débiteur étant devenu insolvable, Normant se crut rigoureusement obligé de réparer les suites malheureuses de la confiance qu'on lui avait accordée , et il ordonna par son testament que les vingt mille francs fussent remboursés de ses fonds. — Un autre NORMANT , avocat, puis conseiller au parlement de Dijon, est auteur de deux ouvrages de jurisprudence estimables, l'un intitulé Des partages par souches et par représentation, Dijon , 17:30 ; l'autre Du double lien, suivant la coutume de Bourgogne, ibid., 1730
  • Alexis PIRON( 1689) : naquit à Dijon le 9 juillet 1689. Ses parents étaient pauvres , mais de moeurs antiques : une réputation intacte leur tenait lieu de richesses. C'étaient , comme le dit Piron luimême, de ces bons Gaulois, de ces bonnes âmes cent fois plus Les curieux trouveront quelquesuns de ces titres dans la Bibliothèque des auteurs de Bourgogne, de Papillon. On a publié en 1832 l'Evairernen de la peste, poëme jusqu'alors inédit d'Aimé Piron; cette édition, tirée à petit nombre, accompagnée d'une introduction et de notes, a été l'objet d'un article de 1,1. Raynouard dans le Journal des savants, avril 1832. C'est chez Piron que se manifeste franchement le caractère le plus marqué de la muse bourguignonne t une sorte de jovialité naïve, piquante et parfois énergique, qui se soumet rarement à la précaution d'employer des euphémismes comme on doit le pratiquer aujourd'hui pour faire deviner ce qu'on craindrait d'ex- primer avec trop de netteté. BaT. occupées de :eur salut et de celui des autres que de ce qui s'appelle icibas gloire et fortune. On peut croire, d'après cet éloge, qu'ils donnèrent à leur fils une éducation mâle et sévère. Le jeune Piron en profita, il fit de bonnes études ; mais dominé dès son enfance par le goût de la poésie, il ne trouvait pas de plus grand plaisir, dès l'âge de douze am, que de scander des syllabes fran-çaises, de les arranger ensuite en ligne, et , suivant son expression , de les ourler de rimes. Son père ne ménagea rien pour lui faire perdre cette manie , et les châtiments de toute espèce ne lui furent point épargnés. Ce traitement rigoureux est d'autant plus surprenant, que le père de Piron n'était pas étranger aux lettres. Cependant ce que n'avaient pu faire les vertes admonestations d'un père, l'âge l'opéra. Parvenu à l'adolescence. Piron sentit tout à coup s'évanouir cette ardeur de rimer qui l'avait si vivement possédé. 11 fallait choisir un état : l'embarras était grand ; car comme il était d'un caractère vif et inappliqué, ses maîtres l'avaient déclaré atteint et convaincu d'une incapacité totale et perpé- tuelle; c'est Piron luimême qui a consigné cette déclaration dans la préface de la . 1Iétromanie; et il paraît qu'il avait encore sur le cœur cet horoscope, lorsqu'il mettait dans la bouche de Francaleu ce vers devenu proverbe Voilà de vos arrêts , messieurs les gens de goût. Trois carrières s'ouvraient devant lui : on lui laissa le choix entre Barème , Hippocrate et Justinien : deux choses le dégoûtaient de l'état de financier, la façon de parvenir et les désagréments attachés au nom de parvenu. 11 ne voulut pas être médecin , parce que , , il avait toujours aimé à savoir ce qu'il disait, et encore plus ce qu'il faisait. 11 se décida donc pour le barreau , non qu'il ne prévît de grands écueils dans cette carrière, mais il avait pris la ferme résolution d'abdiquer, et de mettre robe et bonnet bas à la première bonne cause qu'il perdrait. Il ne fut point mis à cette épreuve. Après avoir pris ses degrés à Besançon et s'être fait recevoir avocat à Dijon, il allait faire son début, lorsqu'un revers de fortune vint accabler ses parents et le força de renoncer au barreau. 11 n'éprouva pas un chagrin bien vif à se séparer du Praticien , fiançais. Les idées si flatteuses d'indépendance et de gloire poétique reprirent sur son esprit tout leur empire. Sans souci de l'avenir, il ne songea qu'à jouir du présent. La franchise de son caractère , la vivacité de ses reparties , la gaieté de son esprit , le firent rechercher de ces sociétés formées sous les auspices du plaisir et de la liberté. Les dissipations de tout genre se succédaient sans cesse , et quel que fût son goût pour les vers , on peut croire qu'il ne trouvait guère de moments pour s'y livrer ; aussi son séjour à Dijon, qu'il ne quitta qu'à l'âge de trente ans, n'estil marqué que par quelques épigrammes auxquelles donna lieu sa dispute avec les Beaunois. Nous ne les rapporterons pis ici , parce qu'elles traînent dans tous les recleils , et que racontées à froid elles perdent presque tout le sel qu'elles pouvaient tirer des lieux et des circon- stances ; mais nous ne devons point passer sous silence une production tout à la fois_ fameuse par la licence des expressions et par l'influence qu'elle eut sur toute la vie de l'auteur. Un de ses amis, M. Jehannin, qui fut depuis conseiller au parlement de Dijon , lui avait adressé une ode, où il chantait les plaisirs de la paresse et les douceurs de l'amour. Cette ode était terminée par la pensée la plus obscène : Piron trouva piquant d'y répondre par une autre ode, dont le premier mot était précisément celui par lequel finissait celle de son ami. Quelques personnes prétendent qu'elle fut composée à la suite d'un déjeuner de jeunes gens qui, égayés par le vin, s'étaient entre eux porté le défi à qui ferait la pièce la plus licencieuse. Quelle qu'en soit au reste l'origine , ce qu'il y a de certain c'est que , bien que Piron eût demandé le secret, l'ode courut bientôt. Le procureur général manda l'auteur, lui fit de sévères réprimandes , et le menaça de toute sa colère s'il en propageait le scandale par la publication. Il faut rendre cette justice à Piron , qu'il ne négligea aucune occa- sion d'en témoigner son vif repentir; il en a consigné l'expression dans plusieurs de ses ouvrages, et notamment dans la préface de la Né- tromanie et dans le Testament qu'il adressa à l'académie. Voici comment il s'exprime : « Je « lègue aux jeunes insensés qui auront la mal-« heureuse démangeaison de se signaler par des « écrits licencieux et corrupteurs, je leur lègue, « disje , mon exemple , ma punition et mon « repentir sincère et public. » Cependant les années se passaient, et Piron n'avait pas encore songé à embrasser un état. Quelques personnes qui s'intéressaient à lui le placèrent auprès d'un financier. Tout à la fois calculateur et poCe , cet homme faisait copier ses vers à Piron : le com- mis se permit quelques observations sur les vers du patron , qui en usa envers lui comme l'archevèque de Grenade à l'égard de GilBlas. Ce fut alors que Piron forma la résolution d'exécuter un projet qu'il avait depuis longtemps , celui de venir à Paris : il s'y rendit sans crédit, sans argent et sans yeux ; car il avait la vue tellement faible qu'il était presque aveugle. Placé chez le chevalier de Bellisle, où il faisait le métier .de copiste à quarante sous par jour , il quitta promptement ce travail rebutant, et il eut même bien de la peine à obtenir le salaire convenu. Privé de ressources , il saisit la poésie , ce sont ses propres expressions , comme la dernière planche de salut qu'il voyait flotter autour de , qu'il avait emprunté à Justin, était mal choisi : ce n'était point, ainsi que Piron se l'imaginait, l'ambition qui est le ressort principal de cette pièce ; ce n'est que l'orgueil , et un sot orgueil qui n'est nullement tragique et qui place dans un faux jour cette grande figure d'Alexandre. La pièce ne réussit pas, et ne devait pas réussir. Si elle n'augmenta pas là réputation de Piron, elle fut du moins utile à ses intérêts : à cette époque commença l'amitié dont l'honora pendant toute sa vie le comte de Livry. A Callisthène succéda Gustave it'asa . Maupertuis disait de cette tragédie que ce n'était pas un événement en vingtquatre heures, mais vingtquatre événements en une heure. Boindin l'appelait la révolution de Suède, corrigée et augmentée. On y remarque cependant quelques scènes qui annoncent du talent. Laharpe, comme on sait, refit le Gustave de Piron.
  • Alexis PUJOL( 1739 - 1804) : médecin, naquit au Poujol, près Béziers , le 10 octobre 1739. Son père , avocat au parlement de Toulouse, le destinant à l'état ecclésiastique, l'envoya dans cette ville pour terminer ses humanités et pour étudier la théologie ; mais le jeune élève, entraîné vers une autre carrière, suivit des cours de médecine, prit le grade de docteur en 1762, et se rendit ensuite à Montpellier afin de perfectionner ses connaissances médicales. Après avoir exercé son art à Bédarrieux , il fut appelé à Castres par l'évêque diocésain , à qui il avait donné des soins aux bains de Lamalon. Déjà connu avantageusement, Pujol obtint le titre de médecin du roi à l'hôpital de Castres; il concourut pour les prix proposés par la société royale de médecine de Paris, et en remporta plusieurs. En 1786, l'académie d'Arras le reçut au nombre de ses membres. Il mourut à Castres le 15 septembre 1804. Ses écrits consistent en mémoires, dissertations et observations sur diverses sortes de maladies. L'auteur les avait réunis et publiés à Castres, 1802, 4 vol. ; mais cette édition , imprimée en province, eut peu de succès. M. le docteur Boisseau en a donné une nouvelle sous le titre de OEuvres de médecine pratique de Pujol, avec une notice sur la vie et les travaux de l'auteur et des additions, Paris, 1823, 4 vol. Cette réimpression fut accueillie favorablement , et Broussais, en l'annonçant dans ses Annales de la médecine physiologique , parla avec éloge de Pujol et de son éditeur. Les principaux opuscules composant cette collection sont Dis- sertation sur les maladies de la peau relativement à l'état du foie, couronnée par la société royale de médecine de Paris en 1786 ; — Essai sur le vice scrofuleux, qui obtint l'accessit en 1786 ; — Dissertation sur l'art d'exciter et de modérer les fièvres pour la guérison des maladies chroniques , couronnée en 1787; — Mémoire sur la nullité médicale des amulettes d'Aimant et l'utilité du magnétisme minéral employé comme remède, approuvé par la société royale de médecine en 1787, pour être imprimé sous son privilège; — Essai sur les maladies héréditaires, mentionné honorable- ment en 1790; — Essai sur les maladies propres à la lymphe et aux voies lymphatiques , couronné en 1790 ; — Essai sur les inflammations chroni- ques des viscères, ouvrage important pour lequel Pujol obtint une médaille d'or en 1791, et où l'on trouve une doctrine analogue à celle que Broussais a développée dans son Histoire des piLleymasies; — Essai sur la nature du vice rachitique et sur les indications essentielles et accessoires que ce vice ofre à remplir, envoyé à la société royale de médecine peu de temps avant la suppression des sociétés académiques ; c'est un des meilleurs systèmes publiés jusqu'à présent sur le rachitisme. On doit encore à Pujol un opuscule intéressant et devenu rare, qui n'a pas été compris dans la collection de ses œuvres; il est intitulé Essai sur la maladie de la face nommée le tic douloureux , arec quelques réflexions sur le raptus caninus de Coelius Aurelianus , Paris , 1787
  • Alexis VAVIN( 1792) : homme politique français, naquit le 2 septembre 1792. Il fit de bonnes études à l'issue desquelles il s'appliqua spécialement au droit et devint notaire à Paris. Il appartenait au parti constitutionnel qui, attaché à la charte de Louis XVIII, combattit les atteintes dont elle était l'objet. Aussi saluatil l'avénement d'une dynastie nouvelle, celle de 1830, qui lui paraissait devoir concilier l'alliance de l'ordre' et de la liberté. En 1837, \ravin, Agé alors de 45 ans et retiré du notariat , crut devoir se présenter comme candidat à la députation, mais sachant qu'un jurisconsulte distingué, en même temps élégant écrivain, M. Berville, se présentait concurremment avec lui , il donna une preuve d'honorable abnégation en se retirant devant cette candidature. Deux ans plus tard , il entrait à son tour à la chambre élective comme député du onzième arrondissement de Paris, où il était justement populaire. Son mandat fut renouvelé en 18-12 et 1816, et la révolution de février n'empêcha point ses anciens commettants, à eux joints les électeurs du suffrage universel, de se faire représenter à l'assemblée constituante d'alors par Vavin. On ne saurait s'empêcher d'applaudir à l'expression de sa pensée politique telle qu'on la pouvait lire dans une de ses circulaires électorales, quoique antérieure à sa dernière nomination. « Le pouvoir, dans les temps « d'orages , disaitil, doit être soutenu , car l'a- « narchie est une calamité dont le résultat peut « être la ruine des nations. Le pouvoir, dans les « temps de calme, doit être soumis à une sage « critique, et s'il le faut approuver lorsqu'il agit « conformément aux intérêts du pays, c'est un « devoir de l'arrêter par une opposition ferme et « légale lorsqu'il les oublie ou quand il veut « empiéter sur les libertés publiques, car le des-« potisme est incompatible avec la sécurité des « citoyens, le développement de l'industrie et la « véritable gloire de la patrie. » Telle était la probité politique de Vavin que ce fut lui que le gouvernement de 1848 chargea de liquider l'ancienne liste civile , et il s'acquitta avec la plus scrupuleuse intégrité , unie à la plus minutieuse impartialité, de cette tâche considérable. Le document dans lequel il consigna les résultats de ce grand travail est un des plus instructifs que l'on puisse consulter sur cette matière. Ce ne fut cependant pas sans quelque appréhension que Vavin se chargea de cette délicate mission : tu Je « ne suis pas des vôtres », disaitil à ceux qui la lui voulaient confier, « et vous regretterez sans « doute de m'avoir confié des fonctions si impor- « tantes. — Vous n'êtes pas des nôtres, lui ré-« pondaiton, nous le savons, peu nous importe. « Pour cette liquidation et pour cette adminis-« tration , nous voulons un honnête homme qui « ait l'intelligence et l'expérience des affaires : par « ce motif vous nous convenez. » Il remplit donc ce mandat qui honorait aussi ceux qui le lui confiaient, et il le remplit gratuitement, ainsi qu'il en exigea la déclaration dans un journal. C'est un des organes avancés de la presse d'alors, le Moniteur des clubs, qui lui rendit cette justice. « Le citoyen Vavin, lisaiton dans cette feuille, « ne perçoit point d'appointements, et cependant « il travaille dixhuit heures par jour. Nous « mentionnons cet exemple pour l'édification des « citoyens. » Ce fut le 31 décembre 1851 qu'il remit au ministre des finances le volume de ce compte rendu, c'est-àdire qu'il rendit à l'empire le dépôt que lui avait confié la république. Pour toute récompense, il demanda qu'on assura la situation des anciens employés de la liste civile, dont il disait avec un sentiment de louable humanité qu'il n'avait fait à aucun d'eux l'injure de le remplacer par un autre. A l'assemblée constituante comme à l'assemblée législative, dont il lit également partie, Vavin se fit remarquer par une modération politique qui était dans son caractère et dont on vient de voir l'expression; ainsi s'explique sa tendance à voter alors avec la droite, plutôt qu'avec l'autre côté de la représentation du pays. Cependant, c'est sur sa demande que, le 15 mai 1848, la question de Pologne fut mise à l'ordre du jour. Il vota néanmoins la proposition à laquelle le député Rateau attacha son nom, et qui avait pour objet de faire prononcer la dissolution de l'assemblée constituante avant le vote des lois organiques. Vavin se prononça aussi pour l'expédition de Rome, pour la loi du 31 mai 1850, limitative du suffrage universel ; enfin, pour la révision de la constitution. Au 2 décembre 1851 il fit partie de la réunion dite du dixième arrondissement, laquelle protesta contre le coup d'Etat. Depuis, il ne prit plus part aux affaires publiques. Seulement il se présenta, mais sans succès, aux élections de 1857, quoiqu'il eùt obtenu huit mille suffrages. En 1863, alors qu'on voulait encore faire de lui un représentant du pays, il se retira comme il avait fait au début de sa carrière politique, (levant la candidature d'un remarquable écrivain, M. PrévostParadol, qui cependant ne fut point nommé. Vavin mourut à Paris regrctté et (ligne de l'être, le 5 décembre 1863. R—LD,
  • Alexis BALAKIREV : Compositeur
  • Alexis Carrel : chirurgien et physiologiste français, prix Nobel de médecine en 1912
  • Alexis GRUSS : Dresseur
  • Alexis Kossyguine : homme politique soviétique
  • Alexis Saint-John Perse : diplomate et poète français, prix Nobel de littérature en 1960
  • Alexis WEISSENBERG : Pianiste
  • Alexis Ier : empereur de Russie et père de Pierre le Grand

Alexis année par année

Signe astrologique de Alexis

Couleur de Alexis

Pierre précieuse de Alexis

Chiffre de Alexis

Métal de Alexis