Le prénom Albert Masculin

Origine :

Fête :

15 Novembre

Signification de Albert

Albert est un nom français qui tire son origine d’un terme germanique. C’est une personne dotée d’une grande intelligence et qui ne fait jamais de choses irréfléchies. Perfectionniste, il préfère prendre son temps et s’assurer qu’il va réussir avant de passer à l’acte. Il évite au maximum l’échec pour ne pas perdre à la fois du temps et de l’argent. C’est un travailleur acharné qui ne connait aucun repos et qui ne s’arrête que lorsqu’il est satisfait. Les Albert sont fêtés le 15 novembre pour rendre hommage à saint Albert, un évêque de Ratisbonne qui a exercé au XIIIème siècle. Cette personnalité religieuse a été proclamée saint patron des scientifiques par l’Eglise.

Personnalité de Albert

Ils sont à la fois brillants et modestes, réservés et exubérants, leur dualité déroute. Ils vivent à leur rythme et préfèrent la sécurité du foyer aux aventures de toutes sortes. D'apparence bourrue, ils sont en réalité très attentifs aux autres et généreux. Leur morale est rigoureuse. Sociables, mais d'humeur changeante, ils ne sont pas toujours faciles à vivre.

Provenance du prénom Albert

Histoire de Albert

Etymologie de Albert

Les Albert célèbres

  • Albert ACCARISI : né à Cento dans le Ferrarais. Fontanini, dans sa Bibliothèque italienne, dit que ce fut le premier qui publia un vocabulaire italien. Son ouvrage, imprimé en 1543, a pour titre : Vocabulario, Gramatica e Ortografia della Lingua volgare; mais Apostolo Zeno a fait voir qu'avant ce temps, avaient paru , en 1535, un Vocabulaire des expressions de Boccace, par Lucilio Minerbi , et, en 1536, celui de Fabricio Luna , imprimé à Naples, par Jean Sultzbach, et qui , s'il est inférieur à celui d'Accarisi, donna au moins à celuici l'idée de travailler sur le même plan. Il a aussi laissé des Observations sur la Langue vulgaire , imprimées par le Sansovino, en 1562 avec d'autres observations sur ce même objet , du Benibo , de Gabrielle , Fortunio et autres auteurs
  • Albert ALTORFER( 1488 - 1578) : peintre, qui tira son nom de la ville d'Altorf, dans le canton d'Uri, en Suisse, où il naquit en 1188. L'époque où il vivait et le pays qu'il habitait ne lui permettaient pas d'étudier son art dans les ouvrages des grands mai- tres; aussi trouveton dans les siens tout ce qui ca- ractérise le goût des peintres gothiques, un défaut absolu de convenances , nulle intelligence de la perspective, et ce fini minutieux qui tombe dans l'insipidité. Cependant, comme Altorfer est le plus ancien artiste de son pays, et qu'on peut juger, par sa maniere de dessiner, qu'il ne manquait pas d'un vrai talent, on a cru lui devoir une place dans ce Dictionnaire. Dans l'exposition des objets d'arts venant de Prusse, on a remarqué deux dessins d'Altorfer, à la plume, et rehaussés de blanc, représentant le Martyre dc St. Sébastien et un Crucifiement. Cet artiste a aussi gravé en bois. Il mourut, en 1578, à Ratisbonne, où il était devenu sénateur
  • Albert AVOGADRO : poëte latin, né à Verceil, florissait au 15° siècle, et passa une partie de sa vie à Florence, au temps du célèbre Cosme de Mé-' dicis, père de la patrie, et non pas de Cosme Pr, grandduc de Toscane, dignité qui ne fut créée qu'un siècle après. Avogadro est auteur d'un ouvrage en vers élégiaques divisé en 2 livres, et intitulé : . de Religione et Magni [ kentia Cosmi Nedicis, resté en manuscrit jusqu'au Ise siècle, dans la bibliothèque Laurentienne, et imprimé, pour la première fois, par le savant J. Lulli, dans ses Deliciœ eruditorum, t. 12,17.12. L'auteur y traite des églises, des palais et autres monuments élevés par Cosme de Médicis. Il lui donne de grands et de justes éloges, mais dans un style qui n'est ni poétique ni élégant
  • Albert BABINOT : né dans le Poitou , fut un des premiers disciples de Calvin dans cette province. Il était lecteur en droit à l'université de Poitiers. La Monnoie rapporte, d'après Florimond de Raimond, que Babinot donnait ses leçons dans une salle nommée la Ministrerie, et que de là on l'appelait M. le ministre ; il ajoute que ce fut ce qui fit penser Calvin à donner le nom de ministres aux pasteurs de son Eglise. Comme il est facile de trouver à ce nom une étymologie plus naturelle, on peut rejeter celleci sans scrupule. Babinot est auteur d'un ouvrage intitulé la Christiade , contenant plusieurs sonnets chrétiens, avec quelques odes et cantiques, Poitiers, 1560 dans lequel on :aperçoit son penchant pour les opinions nouvelles. 11 mourut dans un état si pauvre, qu'il était obligé, diton, pour subsister, de vendre des caques de harengs. W-
  • Albert BARANOWSKI ou BARANOVIUS( 1500 - 1615) : né en Pologne, dans le 16e siècle, fut nominé évêque de Przemisl par Sigismond II, auprès duquel il était en grande faveur, et qu'il accompagna dans un voyage à Revel. Au retour de ce voyage, il devint évêque de Wladislas; et enfin, dans un âge avancé, il obtint l'archevêché de Gnène. Il mourut en 1615, laissant plusieurs ouvrages, dont les pr sont : 1° Constitutiones synodi dioecesanw Uladislaviensis an. 1607 celebratoe, Cracovie, 1607; 2° Concilium provinciale regni Polonice an. 1307 celebratum, Cracovie , 1611; 3° Synodus dicecesana Crnesnensis habita 1612, Cracovie, 1612. — BARA- NOWSKI , gentilhomme polo- nais, qui a vécu dans le lie siècle, a continué, en langue polonaise, les Insignia Facinoraque prœclara nobilitatis Polonice de Barth. Paprocki, jusqu'à l'année 1655; mais cette continuation n'existe qu'en manuscrit
  • Albert BOGUSLAWSKI( 1752 - 1829) : auteur dramatique polonais, né en 1752, d'une famille honorable, reçut une bonne éducation et apprit la plupart des langues de l'Europe. Passionné pour le théâtre, dès sa jeunesse, il commença par jouer luimême la comédie avec beaucoup de ',succès. Ce fut sous le règne de Stanislas Poniatowski que l'art théâtral se répandit en Pologne. Avant cette époque, on ne comptait que trois pièces qui avaient obtenu les honneurs de la représentation, et ces pièces étaient représentées par des amateurs. En 1764, un théâtre s'établit à Varsovie, et quinze ans après il avait déjà un répertoire de 56 volumes. Le jeune Boguslawski apparut au milieu de cette foule de nouveaux auteurs. La première pièce qu'il lit représenter était une traduction de la comédie française les Fausses infidélités. Le directeur du théâtre, Montbrun, sa lia avec lui d'une étroite amitié, et il l'encouragea dans ses essais, l'engageant à traduire toutes les pièces remarquables des théâtres étrangers. Mais le . génie de BoŒttsla•ski ne pouvait pas s'asservir tou- jours à la traduction ; il composa l’ mant auteur et serviteur, qui fut trèsbien accueilli, ce qui l'excita à mettre en opéra une pièce de Bohomolec, intitulée : le Bonheur triomphant de la fatalité, qui eut également un succès complet. Bogulawski arrangea alors des opéras italiens en leur donnant plus d'étendue. En 1780, les principaux artistes dramatiques quittèrent Varsovie pour aller à Léopol. L'entrepreneur Bizesti fut obligé de casser son contrat avec Boguslawski, et celuici contraint de se rendre à Léopol pour poursuivre sa carrière. Il éprouva mille tracasseries par suite de ce changement ; et il était presque décidé à abandonner l'art dramatique, quand il reçut de nouveaux encouragements de la part de Moszynski, directeur général du théâtre. Il revint alors à Varsovie. En 1782, après avoir surmonté d'immenses difficultés en appliquant les combinaisons musicales à la languie nationale, il lit représenter l'opéra original polonais. En 1783, le prince Martin Lubomirski fut nommé directeur du théâtre; niais l'année suivante le roi confia à Boguslawski la direction des théâtres allemand et polonais et celle des ballets, et il l'aida de toute sa protection , lui permettant de donner plusieurs représentations pendant la diète de Grodno. A la suite d'un procès avec les monopoleurs du théâtre de. Varsovie , Boguslawski quitta cette ville et se rendit avec sa troupe à Wilna, où il obtint de nouveaux succès. En 1787, il fit le voyage de Dubno, de Léopol et de Grodno. Rentré à Varsovie en 1790, il obtint de nouveau la direction générale des théâtres, et le monopole fut aboli par la volonté du roi, que sanctionna la diète. A cette époque, Varsovie possédait toute l'élite de la jeunesse et de la république qui s'y était donné rendezvous. Boguslawski ne démentit pas les espérances qu'il avait fait naître, et le théâtre polonais égala les premiers théâtres de l'Europe. La Pologne, après des efforts inouïs , succomba dans la lutte acharnée de trois puissances voisines. Boguslawski dut se retirer à Cracovie. Cependant son infatigable activité lui ouvrit une nouvelle voie. Il apprit qu'un théâtre allemand s'organisait à Léopol, et il se hâta d'y aller. 11 se mit en relation avec l'entrepreneur Bulli, et donna des représentations allemandes et polonaises, qui durèrent jusqu'à la moitié do l'année 1799. Plus tard il revint à Varsovie, et dans l'espace de neuf mois il fit représenter trente pièces nouvelles. De là il se rendit à Posen et à Kalisz, et partout il obtint de grands succès; mais ses opinions patriotiques, manifestées dans plusieurs circonstances, le mirent en disgrâce auprès du gouvernement prussien qui s'était emparé de cette partie de la Pologne. On lui lit défense de reparaître sur la scène ; une chanson libérale fut le prétexte ou la cause de cette rigueur : niais bientôt il fut rappelé au théâtre, et de 1804 à 1807 il dirigea la scène de Varsovie. En 1807, il alla à Posen ; mais les armées françaises y avaient établi un théâtre fiançais , et Boguslawski dut se rendre à Bialystok, En 1809, il obtint du roi de Saxe, devenu grandduc de Varsovie, la permission d'élever un théâtre dans cette ville ; mais l'entrée des troupes autrichiennes mit obstacle à pro- jet ; il chercha des ressources à Cracovie, et revint dans la capitale après sa délivrance. C'est alors qu'il y fonda une école dramatique. Les événements de 1812 et des années suivantes curent une fâcheuse influence sur le théâtre polonais. Boguslawski cependant persévéra dans ses entreprises ; mais, le 50 avril 1814, il ferma définitivement son théàtre, et se mit à faire des voyages en Gallicie et en Lithuanie pour publier ses oeuvres dramatiques, qui composent 15 volumes 1819 à 1821. 11 est auteur de 80 pièces de théâtre dont les 10 volu4nes imprimés à Varsovie ne contiennent que 60; lés autres sont des traductions d'opéras italiens. Son Histoire du théàtre polonais forme le 1 er volume de ses OEuvres dramatiques. Boguslawski , acteur inimitable excellait également dans la comédie et la tragédie. Après avoir parcouru une carrière riche de gloire et de succès, mais traversée par toutes les peines qui s'attachent si souvent aux hommes supérieurs, il mourut à Varsovie, en 1829
  • Albert BRONDEX( 1750) : l'un des esprits les plus originaux que le pays messin ait produits. Né vers 1750, à SteBarbe, il dut tout à luimême et au maitre d'école de ce village. Ses saillies spirituelles le faisaient rechercher de la noblesse du pays; les bénédictins de SteBarbe le flattaient pour qu'il entrât dans leur ordre; mais, tout en profitant des bonnes dispositions des uns et des autres, il ne sui. vait d'autre voie que celle du plaisir. Brondex ne fit point d'études classiques, et il avait passé l'âge de l'adolescence lorsqu'il obtint le privilège des Petites Affiches des Trois- Evéchés. Ce fut alors qu'il s'occupa sérieusement de littérature, s'il est possible toutefois que Brondex ait jamais pu prendre quelque chose au sérieux. Ses vers patois avaient dans le pays une grande vogue, et dans le même temps il recueillit plusieurs suffrages académiques; une couronne lui fut même décernée par la société directrice du Mercure de France, pour une élégie publiée dans ce recueil avec d'autres poésies. Cependant les bénéfices qu'il retirait de sen journal et de ses travaux littéraires n'auraient pu suffire à son goùt pour la bonne chère, à sa passion pour le jeu et à l'habitude des dépenses qu'il avait contractée. 11 prit à ferme une grande quantité de domaines, niais on juge qu'il était facile de trouver un meilleur gérant. Toujours en arrière de ses comptes, harcelé, poursuivi, il abusait de la confiance publique, plutôt par négligence que par mauvaise foi, pour se livrer à mille prodigalités. En 1782, M. de Flavigny, dont Brondex était l'administrateur, avait obtenu contre lui un décret de prise de corps. Saisi par deux recors en sortant de table, il fut conduit en prison, et l'on se préparait à instruire son procès, lorsque sa muse lui sauva les ennuis du guichet. Il avait profité de cette retraite pour composer un poême en vers français, qu'il dédia à madame de Caraman, épouse du gouverneur. Elle fut si contente de cet ouvrage, et surtout de l'épître gracieuse dont l'auteur l'avait accompagnée, qu'elle apaisa le créancier et fit sortir Brondex de prison. Il se rendit alors à Paris où il suivait des procès par procuration, plutôt encore dans l'intention de satisfaire son penchant à la dissipation que dans celle de cultiver les lettres, qu'il n'abandonna cependant pas. Il composa, en société avec d'autres trivains , plusieurs ouvrages dont les titres sont noyés aujourd'hui ; il prit aussi une part trèsac- tive à la rédaction d'un journal qu'il abandonna enite pour se jeter dans des spéculations commerlaies. Menant la vie de Figaro, jouissant du prént, s'inquiétant peu de l'avenir, nourri par de ombreux amis auxquels il n'était jamais à charge, parce que sa gaieté, ses saillies et ses vers payaient ? son écot, Brondex, avec une existence aussi déré- iîulée, ne pouvait avoir une longue carrière. Un jour 'il avait joué avec un grand succès, et que, le hapeau et les poches pleines d'argent, il se créait, dans son ivresse, les plus belles illusions, la mort le surprit au milieu de ses projets de sagesse, les seuls peut-être qu'il eût jamais faits. Un anévrisme, formé sans doute depuis longtemps, se rompit tout à coup, et, rentrant chez lui, il tomba mort en présence de sa femme et de sept ou huit enfants. Brondex avait commencé, en 1783, un poème patois qu'il conduisit jusque vers la fin du 5° chant. Quoique inachevé, il est tombé dans des mains plus qu'indiscrètes qui l'ont mis au jour en 1787. M. 1Vlory, invité par M. Gaspard , neveu de l'auteur, à terminer ce poème, y mit la dernière main en 1825, substitua quelques tableaux aux personnalités qui remplissaient une partie du 5' chant, et en ajouta un 6e et un 7°. L'ouvrage a paru sous ce titre : Chan heur- lin, ou les fiançailles de Fanchon, poilme patois- messin en sept chants, par B1"* et 31*** de Metz, publié pur M. G*" , Metz, 1787 Ce petit poème, rempli de sel, d'enjouement, d'une critique quelquefois trèsfine, présente les moeurs du village avec une exactitude remarquable
  • Albert BYLING : surnommé le Régulus ho!- ' landais. Après la mort de Guillaume IV, comte de Hollande, Marguerite, femme de Louis de Bavière, lui succéda. Elle remit bientôt les rènes du gouver- nement à son fils Guillaume ; mais le comte, peu reconnaissant, laissa sa mère dans la plus grande détresse. Marguerite voulut alors reprendre l'auto- i'lté; deux partis se formèrent, les Hameçons et les Cabillauds ; ceuxci favorables au comte, ceuxlà ' partisans de la comtesse. Les troubles, les haines civiles survécurent à la cause qui leur avait donné I, naissance. En 1423, sous le règne de Jacqueline, les Hameçons, qui assiégaient le clifiteau de SchoonI hoven, furent arrêtés longtemps par la valeur du I Zélandais Albert Byling. Maitres de la place et atroces dans leur vengeance, ils condamnèrent le brave chef des Cabillauds A ètre enterré tout vif. Byling,, avant de mourir, leur demanda un court délai pour mettre ordre à ses affaires, jurant sur l'honneur de revenir au jour marqué. Ces hommes étaient farouches, impitoyables, mais ils croyaient à l'inviolabilité du serment, ils avaient foi dans l'héroïsme; ils acceptèrent donc cette proposition, et Byling, malgré les larmes de sa famille, malgré les prières de ses amis, se présenta à l'instant désigné pour subir son supplice : on l'ensevelit tout vivant sous un moulin hors de la ville. Ce trait ne pouvait échapper à Heliners. Il l'a célébré avec talent, avec grandeur au 1" chant de son peine de la Nation hollandaise, traduit en vers français par M. Clavareau, Bruxelles, 1825 Malheureusement le pete a négligé la couleur lo- cale, et Byling est plutôt un héros grec ou romain qu'un âpre, niais loyal factieux du 15° siècle
  • Albert CLOWET( 1624 - 1687) : graveur, neveu du précédent, naquit à Anvers en 1624, et alla se perfection- ner en ftalie, à l'école de Corneille Bloënmert. Il résida longtemps à Rome, où il grava les portraits de Nicolas Poussin et d'Antoine van Dyck, pour la Vic des peintres de Bellori , imprimée en 1672 ; le lleFdes cardinaux Azzolini , Bospigliosi , Boni, etc.; mais le plus bel ouvrage que Clowet ait it à Rouie est la gravuredu beau tableau de Piètre Cortone, qui représente la Conception mustérieuse Marie , ou l'Éternel bénissant la Vierge. C'est le trèsgrande pièce en deux planches; elle est rt recherchée des amateurs ; mais les épreuves en nt rares. Albert, sans avoir un burin aussi ferme le celui de son oncle , ne manque ni l'effet ni de rce. Il a gravé, d'après Jacques Courtois, dit le aurguig?on, un Combat de cavalerie , avec un tant remarquable. Clowet quitta Rome pour aller établir à Florence : c'est dans cette ville qu'il grava, Illiec Bloèmaert, Piètre et quelques autres, les peinIres du palais Pitti. Il était parvenu dans cc travail imiter assez heureusement leur manière, et surdit celle de Bloèmaert et de Mellan, qui avait plus t! rapport avec la sienne. Son burin est correct et iigné. Albert Clowet fut un artiste laborieux, et in œuvre est considérable. Outre les ouvrages que à vus avons déjà cités, il a gravé les portraits qu'on "Ir •ouve dans le recueil intitulé : Effigies cardinalium cric viventium , publié à Ronge, chez J. Rossi. Il ?ourut à Anvers en 1687
  • Albert CURTZ( 1600 - 1671) : en latin Curtius, jésuite, né à Munich en 1600 et mort dans la 'm'Ille ville en 16'71, enseigi la les mathématiqt tes et la philosophie dans dilterentes maisons de son ordre, en Bavière. Il traduisit de l'allemand, par ordre de l'empereur Ferdinand 11, la Conjurai ion d'Albert, duc de Fried- land, qui parut sans son nom à Vienne, 1635. Un anonyme prit la défense d'Albert, et, nommant Curtz, il lui reprocha vivement l'ingratitude avec laquelle il avait attaqué un prince, que l'ordre des jésuites honorait comme un de ses premiers bienfaiteurs. Cutis fit arrêter les exemplaires de son écrit, qui n'avaient pas encore été distribués, et les fit liter. Cet 1582- J 01 Vienne, et Augsbourg, 1666, 2 vol. Ce livre, qui parut sous le nom de Lueii Barretti , anagramme d'A/- belli Curtii, est un précieux et immense recueil d'observations de phis de 1,000 pages Il a été publié, sons dittérents frontispices, à Vienne, 1668, Ratisbonne, 1612, Dillingen,1615,etailleurs.Curtz, qui l'avait dédié à l'empereur Léopold, y n'ait ajouté un supplément contenant des observations faites en 110,se, à Wittemberg et ailleurs. En citant l'édition d'Augsbourg, 1466, Lalande dit, dans sa Bibliographie astronom igue, page 266 « Dans le « Journal étranger, mai 115:;, on voit que le pro- « tocole de Tycho est encore à Copenhague, et « qu'il a été sauvé de l'incendie ami% é le 20 Mo- « bre 1128. Louis Kepler, médecin à Dantzig, l'a- « %ait eu longtemps; il le remit au roi de liane-(( mark. Bartholin en lit faire une copie, qui fut « rédigée par années et par planètes. Picard ap- « porta le tout à Paris, en 1612. On avait com- « inencé à l'imprimer, lorsque Colbert mourut: il « en a 68 pages J'en ai les feuilles, mais « les planches furent rompues. La Hire renvoya le « protocole en Danemark, niais la copie de Raithe- « lin nous est restée, et il y en a une collationnée « au dépôt. On y trouse les observations des co- « mètes, l'année entière 1593, qui manque dans « l'imprimé, et Ce qui prérède 1682, dans l'édition « d'Augsbourg. » Érasme Bartholin aN ait relevé WIns un ou‘ rage publié à Copenhague, 1668 I( s erreurs qui avaient échappé à Curtz, dans son édition des Obsercations de Tycho Brahè
  • Albert CUYP ou KUYP( 1606) : né à Dort, en 1606, fut élève de son père, Jacques Gerrits Cuyp, bon peintre de paysage. A l'exemple de son maître, mais avec un talent bien supérieur, il s'attacha à l'étude fidèle de la nature, et fit beaucoup de vues des environs de Dort. Ses tableaux, variés et agréables, représentent ordinairement des prairies couvertes d'animaux, des grandes routes, des canaux et rivières chargés de barques, des rendezvous de chasse, et des clairs de lune parfaitement rendus. Dans ces divers sujets, Albert Cuyp se fait remarquer par la justesse des détails, la finesse de la touche et l'harmonie de la couleur. Ses animaux sont souvent d'un beau choix et d'un dessin assez correct ; il réussit aussi à exprimer par le ton con‘enable les différents points du jour qu'il veut peindre ; et, toujours observateur exact, il donne à ses productions le mérite essentiel de la vérité. Les dessins et quelques eaux fortes de ce maître sont recherchés. On voit au Musée quatre de ses tableaux, entre autres un grand paysage où deux enfants écoutent attentivement un pâtre qui joue du chalumeau, et une réunion de cavaliers, dont l'un, ,vêtu de bleu, est un prince de la maison d'Orange
  • Albert DURER( 1471) : célèbre peintre . I I upse l‘lartin l'initia 1Un inunumontprécioux du talent d' ,Ititutiltrreednne l'uridererin, W In Wou vu& en t1,5_,?0 tifurrs ,qu'Albert Du rer n'avait jamais gravé en bois, doit s'appliquer à plusieurs autres pe dont nous avons des tailles de bois marquées de leurs chiffres, mais dont ils n'ont fourni que les dessins. Ils auraient cru déroger à leur talent en se livrant à un travail purement mécanique, et auquel ils n'employaient pour l'ordinaire que des cartiers et des graveurs de moules , qui étaient facilement devenus graveurs en bois. Plusieurs planches du Triomphe de l'empereur Maximilien Ier, conservées à la bibliothèque impériale de Vienne, nous fournissent une preuve matérielle de ce que nous avançons. Ces planches, qui sur le côté gravé portent le chiffre de Mans Burgmayer, sont marquées au dos du nom d'un graveur en bois et d'une date. La plupart des planches gravées par Durer portent la date . Durer ne s'était point borné à la simple pratique de son art , il en connaissait les règles par la théorie ; il a composé plusieurs ouvrages sur la géométrie , la perspective, l'architecture civile et militaire et les mathématiques en général, dans leur rapport avec les arts du dessin en particulier. Son Traite des proportions du corps humain a été traduit dans toutes les langues de l'Europe; la première édition de l'original parut en 1525, la traduction latine en 1532, et la version française parut sous ce titre : Les quatre livres d'Albert Durer, peintre et géoniétrien, ( le la proportion des parties, et pourtraiets ( les corps humains, traduits par L. Meigret, Paris, 1557 ; Arnheim , 1613 Les autres ouvrages d'Albert sont : 1° Traité géométrique ( les mesures, arec le compas et la règle, en allemand, Nuremberg, 1525.2° Quelques instriw - lions sur la brtification , en allemand , Nuremberg, 1527. Ces deux ouvrages ont été traduits en latin. Les principaux ouvrages que Durer a enrichis de ses dessins et de gravures exécutées sous sa direction , sont : 1° Arc riomphal de l'empereur JJuximilien Jer, grand Cet ouvrage, entièrement gravé en bois d'après les dessins d'Albert Durer, et sous sa direction , est composé de 92 planches de différentes dimensions , qui , jointes ensemble, formeraient un tableau de dix pieds et demi de hauteur sur neuf de largeur. Char triomphal ( le Maximilien ier.O? a souvent confondu cet ouvrage avec le précédent. C'est une erreur d'autant plus grossière, que le Char tiiompliai ne consiste qu'en huit morceaux, joints eu largeur et gravés en 1522; niais il est regardé comme le chefd'oeuvre de l'art de la gravure en bois. 3° P« ssio Domini nostri Abu .„,„ Wieroninto Paauano , per traitent Chelidonium collecta, 1510 Ce volume contient 12 estampes gravées en bois , d'après Albert urer, avec un texte latin imprimé au verso ; es premières épreuves sont sans texte. 4° Fassi° Christi ab Alberto Durero Norimbergensi effigiata, 1509 et 1510, petit Cette suite, que l'on nomme petite Passion, est composée de 37 pièces gravées en bois; elle a été réimprimée à Nuremberg, cum varii generis carminibus, etc., ainsi que le porte le titre. Les mêmes planches ont encore servi, selon Heinecken , à une édition imprimée à Venise en 1612 avec un titre et un texte italien, par Moritio Moro. On fa aussi une Passion gravée sur le cuivre, en 16 planches, par Durer luimême, de 1508 à 1513: C'est une suite beaucoup plus précieuse Glue les précédentes, et dont on a fait plusieurs copies. 5• Apocalypsis, cum figuris, 1598, grand , .suite de 16 pièces gravées sur bois, d'après Albert Durer. 6° Epitome in divce partheniees IV arice historiant, ab Alberto Durero Norieo per figuras digestanz, eumversibus annexis Chelidoni, Nuremberg, l511 suite de 20 estampes en bois. La In édition est sans date. H existe différents catalogues, tant des estampes de Durer gravées sur cuivre, que des pièces exécutées en bois, d'après ses dessins. Mais aucun de ces catalogues ne mérite une entière confiance. Celui de G.W. Knorr, inséré dans son Histoir. e générale des Artistes , imprimée à Nuremberg en 1759, le, est fait sans ordre, sans connaissance, sans goût. Le catalogue des estampes gravées sur cuivre, publié en 1778par H.S. Husgen , est écrit dans un cuvais allemandsouvent inintelligible et empli e d'erreurs; piusieurs articles importants sont omis, tandis que plusieurs pièces insi- nifiantes y sont décrites avec un détail déplacé. Le catalogue des gravures en bois, que Heinecken nous a donné dans ses Neueste " Yachichten , est beaucoup mieux rédigé; mais on chercherait en vain plusieurs des pièces qui font le plus d'honneur au burin d'Albert , tandis qu'on y trouve l'indication de gravures ou iiui n'ont jamais existé, ou qui ne sont men- [onnées que dans le catalogue de Knorr. On eut encore reprocher au catalogue de Heinec- en de n'avoir donné que des détails vagues sur des pièces qui méritaient une description précise. Un anonyme a publié, en 1805, à Dessau, un catalogue des gravures de Durer sur cuivre et eu bois; mais ce n'est qu'une compilation très peu exacte et peu estimée. Le portrait d'Albert Durer a été gravé par plusieurs maîtres habiles; ceux d'Hollar et de Louis Kilimn sont les plus recherchés. Durer a luimême gravé plusieurs fois son portrait ; le premier porte la date de 1509. La vie d'Albert a été écrite en allemand par II-.Cour. Arend, Gosslar, 1728 A--- s. 111 XII
  • Albert FLAMEN( 1600) : peintre et graveur, naquit à Bruges au commencement du 17e siècle . 11 s'établit jeune à Paris , et s'étant fait connattre des amateurs par quelques estampes d'un faire agréable et facile, il abandonna les pinceaux, d'après leur conseil, pour se livrer uniquement à la gravure. Cet artiste excellait surtout dans le genre du paysage. Outre des Vues des environs de Paris, qu'il a gravées sur ses propres dessins, on cite d'Albert Flamen : 1. Diverses espèces de poissons de mer et d'eau douce, obl. Ce recueil se compose de soixantesept pièces. 'tuber dit qu'on ne conne rien de mieux en ce genre. Voyez Manuel des curieux , t. 5, p. 365; 20 Devises et emblèmes d'amour moralisez, Paris, 1653, petit Ce volume contient cent une planches gravées à l'eauforte ,avec des explications par Boissevin. 11 a reparu sous la date de 1671. Quelques bibliographes annoncent cette réimpression comme un recueil différent de celui de 1653. Les auteurs des Notices sur les graveurs , qui n'ont connu que l'édition de 1671 , s'étonnent qu'on ait attendu vingtcinq ans après la mort de Flamen pour mettre au jour un ouvrage de ce mattre. Mais nous pensons qu'ils se trompent sur l'époque de la mort de Flamen comme sur celle de sa naissance
  • Albert FRITOT( 1783 - 1843) : publiciste, naquit dans le département (l'EureetLoir, à ChAteauneuf, le 28 juin 1783. Après avoir fait ses études au collée de Vendôme, il vint à Paris en 1799, pour étudier le droit, et se fit recevoir avocat à la cour d'appel le 4 novembre 1808. Plus tard, en 1829, il abandonna les plaidoiries du barreau, et devint avoué en 1829. 11 est mort en 1845. Fritot est auteur d'un ouvrage important, la . Science du publiciste, ou traité (les principes élémentaires du droit considéré dans ses principales divisions, Paris, 1820, 1823, 11 vol. qui ne lui coùta pas moins de onze années d'étude et de travail. Dans cet ouvrage il examine les principes (lu droit naturel et du droit public , du droit civil et du droit pénal, du droit politique et du droit des gens. L'organisation du pouvoir législatif, la composition et les attributions des chambres représentatives, le système électoral et le système municipal, l'inviolabilité du chef de l'État, la responsabilité ministérielle, la composition et les attributions du conseil d'État, des ministères, des préfectures sont l'objet de ses méditations; il s'occupe enfin du pouvoir judiciaire, de la cour (le cessation , des cours impériales et des tribunaux inférieurs. Il fait ressortir la nécessité qu'il y a pour un pays d'avoir une jurisprudence uniforme et une magistrature indépendante. En un mot , les Science du publiciste est le développement habile et consciencieux de toutes les questions qui se rattachent à l'organisation sociale. On doit de plus à Fritot : 10 un résumé (le la Science du publiciste, sous le titre Er- prit du droit et ses applications à la politique et à l'organisation de la monarchie constitutionnelle, Paris, 1821 ; traduit en espagnol, Paris , 182';, 5 val. 2" Constitution réfiemée et proposée à l'acceptation du peuple français et du souverain, ou nécessité et principes élémentaires d'une organisation nationale, démontrés et mis à la portée (le tous les citoyens , par un homme dégagé de tout '27 intérét personnel , Paris, 1815 de 54 pages; 5. Projet de constitution rédigé d'après les principes du gouvernement monarchique, Paris, 1815 4' Observations d'un publiciste sur le projet de loi relatif à l'indemnité des émigrés, Paris, 1825 de 52 pages; 5° Cours de droit naturel, public, politique et constitutionnel, Paris, 1827, 4 vol. 6° Acte organique de l'état social, Paris, 1850 C'est un projet de constitution approprié aux nouveaux besoins créés. par la révolution de juillet, extrait de ses divers traités, qu'il fit publier le 3 août et qu'il remit au roi. L'Acte organique de l'état social a été réimprimé la même année sous le titre : Constitution octroyée par les publicistes aux peuples éclairés, amis de l'ordre et de la liberté
  • Albert GALEOTTI( 1200 - 1285) : célèbre jurisconsulte, né à Parme, dans le ne siècle, était encore fort jeune lorsqu'il ouvrit une école de droit à Modène, en 1251. Il ne resta que peu de temps en cette ville; les offres avantageuses qu'on lui fit le déterminèrent à se rendre à Bologne , et il s'y trouvait déjà en 12,35. L'attachement qu'il portait à sa pa- trie l'engagea à y revenir. 11 était enfermé dans Parme lorsque l'empereur Frédéric II assiégea cette ville en 1247 : il parvint à s'en échapper, et se réfugia à Padoue, où il fut accueilli avec beaucoup de distinction. Trois ans après il revint à Parme, et y reçut les témoignages éclatants de l'estime et de l'affection que lui portaient les habitants. On ignore la date précise de sa mort, que quelques biographes placent à l'année 1285. On a de lui : 10 : furet/ ac pene divina et vere Alar- garita seu qucestionum summula, in qua omnes fere qucestiones in foris frequentatce proponuntur et ma- gistraliter enucleantur : c'est le plus important de ses ouvrages. Guill. Durand l'a inséré en entier dans son Speculum juris ; il a été imprimé à Venise, 1567, et Cologne, '1585: la bibliothèque de Paris en possède plusieurs manuscrits. 2,, Tractatus de pi- gnoribus, manuscrit, dans la bibliothèque royale de Turin. 3° Declarationes judiciorum; Tracta- tus de consiliis habendis; Report« tiones super codice , etc
  • Albert GIRARD( 1500 - 1634) : géomètre hollandais , né vers la fin du 16e siècle, fut un des précurseurs de Descartes, et entrevit plusieurs vérités dont le développement était réservé à ce grand homme. Son principal ouvrage est intitulé : Invention nou- velle en algèbre , 1629 Ce livre, dit Montucla , est fort remarquable , en ce qu'on y trouve une connaissance des racines négatives , plus développée que dans ceux de la plupart des autres analystes. Un des objets de ce livre est de montrer que , dans les équations cubiques qui conduisent au cas irréductible , il y a toujours trois racines , deux positives et une négative , ou au contraire. Il y donne aussi un essai ingénieux sur les angles solides et leur mesure, objet jusqu'alors négligé par les géomètres. Girard publia ensuite une édition , revue et augmentée , des oeuvres de Stevin , Leyde , 1634 Dans la préface il annonce qu'il vient de rétablir les trois livres des Porismes d'Euclide , et que cet ouvrage est prêt à paraître; mais il n'a jamais vu le jour. Si , continue reontucla , Girard avait en effet réussi , comme il le dit , il faudrait convenir qu'il était en ce genre encore plus grand œdipe que Simson ; car ce géomètre , tout habile qu'il était dans la géométrie ancienne , convient que les deux derniers livres des Porismes décrits par Pap- pus sont pour lui une énigme indéchiffrable. Albert Girard mourut en 1634 , dans un état voisin de l'indigence . Robert Simson a inséré dans les Transactions philosophiques, un mémoire dans lequel il examine la méthode employée par Girard pour former des séries de fractions représentant de plus en plus des radicaux simples. W—s
  • Albert HERPORT : voyageur suisse, était né à Berne. Il raconte que dans sa jeunesse , après avoir appris l'art de peindre, il voulut visiter les pays étrangers, mème les plus éloignés , afin de hien observer les grands tableaux de la nature , et d'étudier les moeurs des peuples. Il se mit donc en route pour la Hollande , et là s'engagea comme soldat au service de la compagnie des Indes orientales. Le 29 mai 16;i9, le navire qui le portait fit voile de la rade de Vlieland à l'entrée du Guydersée, et le 29 décembre laissa tomber l'ancre à Batavia. L'année suivante, Herport fut embarqué sur une escadre qui portait des troupes au fort de Zelandia, sur la côte de I'lle Formose. En 1662 cette place, assiégée par les Chinois , capitula. Herport revint à Java, et. fit la guerre dans l'intérieur de cette 11e. En 1663 , il partit pour la côte de Malabar et eut part à diverses affaires contre les rois voisins de Cochin; il passa ensuite à Ceylan , revint sur le continent; enfin il revit Batavia en 1666, après avoir obtenu son congé. Il quitta cette ville le 6 octobre 1667, et le 18 mai 1668 débarqua sur l'ile de Vlieland. .0n a de lui en allemand : Relation succincte d'un voyage aux Indes orientales, Berne, 1669 , fig. Suivant l'usage du temps, le titre, dont nous ne citons que les premiers mois, est trèsprolixe. Ce livre est dédié aux magistrats de Berne. On y trouve des particularités intéressantes sur les pays que l'auteur a parcourus , et sur les événements dont il a été témoin ; parfois on y rencontre des fables. lierport parle d'hommes à queue qui habitent Formose. Il ne dit cependant pas qu'il en ait vu. Il atteste dans sa préface qu'il s'est abstenu de rien emprunter d'aucun autre ouvrage. On peut l'en croire, car le sien ne contient que deux cent quarantedeux pages, et il aurait pu aisément le grossir. Il le termine par ces paroles : « Les ri« chesses que j'ai rapportées des Indes sont, indé« pendamment (le la satisfaction de ma curiosité, une bonne conduite, une bonne réputation et « une bonne santé. » Les figures sont assez bien dessinées, et gravées avec netteté. Ilerport est qualifié, dans le titre de son livre, Bourgeois de Berne et amateur de l'art de peinture
  • Albert KOIALOWICZ( 1609 - 1674) : jésuite et historien, né en Lithuanie en 1609, envoyé par ses supérieurs à Moine, pour y assister à l'assemblée des procureurs, mort en 1674, a écrit: De rebut geais, anno 1648 et sequenii , contra Co: tacot Zapororioe rebelles, Vidin , 1751, in4.; 2. Annales de Tacite, en polonais; publiées par T. Mostowski, d'après un manuscrit qu'avait M. Chreptowicz, chancelier de Lithuanie , Varsovie, 1803 Ce volume fait partie du Choix d'auteurs polonais, en 26 vo- lumes 5. Vita Ven. P. Lancicii . Prague, 1690 ; 4* Elogia imperatorunt ex Auat inca familia , %Vilna , 169 ; 5. Annus sercularis primats societatis Jesu, %Vilna, 1640 6. Compendium ethicce aristotelicoe , ibid., 1645 70 Fastes de la maison de Radzirill, en polonais, %Vilna, 1655 8. Ifistorice Lithuance pars prior. Dantzig, 4650 Ir Historice Liihuance pars posterior, Anvers, 4669 Ces deux ouvrages sont ceux qui ont établi la réputation de Koialowicz; nous allons en donner une courte analyse. Le premier, qui traite de la Lithuanie, avant que ses habitants eussent embrassé la religion chrétienne, et avant que le grandduèhé• fût réuni à la Pologne, est divisé en neuf livres; dans k premier l'auteur discute l'origine des Lithuaniens, leurs rapports avec les Alains, les Mans, les Hérules et les autres peuples barbares qui sortent (lu Nord pour se jeter sur l'empire romain : dans le second, 11 parle de l'arrivée d'une colonie qui , venue (111. talie , alla s'établir sur les bords du Niémen ; il place ces événements vers l'an 900. De là il suit l'histoire de Lithuanie jusqu'à 1587, où Wladislas Jagellon, devenu roi l'ologne , revient en Lithuanie pour y établir la religion chrétienne, qu'il venait d'embrasser. Dans la seconde partie, koialowies expose en huit livres l'histoire des Lithuaniens, depuis leur conversion an christianisme et leur réunion avec la Pologne, jusqu'à l'année 1572 , qui est celle de la mort du roi SigismoulAuguste. L'auteur a travaillé avec soin et sur de bons matériaux; il a corrigé les erreurs dans lesquelles Stryikowski, le pretnler historien de Lithuanie, était tombé ; son style est pur, coulant et harmonieux. Nous avons encore de lui quelques ouvrages sur la théorie et sur la philosophie
  • Albert KRANTZ ou CRANTZ( 1400) : célèbre chroniqueur allemand , était né à Hambourg vers le milieu du 15« siècle. Après avoir achevé ses études, il parcourut une partie de l'Europe, fré- quentant les leçons des phis illustres professeurs, recherchant la société des savants, visitant les bibliothèques : il parvint ainsi à acquérir des connaissances aussi étendues que variées. Il prit ses grades à Rostoch , et soutint à cette occasion plusieurs thèses avec, un tel succès qu'il fut retenu pour y enseigner la philosophie et la théologie. Krautz était recteur de cette université en lel Rappelé peu de temps après à Hambourg, il fut pourvu d'un canonicat de la cathédrale, et se partagea entre la prédication et l'enseignement de la théologie. Elii syndic de Hambourg en 1489 , il assista la uième année à l'assemblée de Wismar , où furent discutés les intérêts des villes anséatiques. Elles le députèrent en France, en 1497 , pour demander une tréve ; et en 1499, en Angleterre, pour solliciter des secours contre les pirates qui infestaient les niers du Nord. 11 montra dans ces différentes missions tant de prudence , de sagesse et d'intégrité , que Jean, roi de Danemarck , et Frédéric, duc de Holstein, le choisirent en 1500 pour terminer leur difTérend au sujet de la province de Ditmarsen. Krantz , nommé en 1568 doyen de son chapitre, travailla avec beaucoup de zèle à remédier ails désordres qui s'étaient introduits dans la discipline ecclésiastique ; mak ce n'est que par une interprétation forcée de quelques passages de ses ouvrages que J. %Voir et après lui Bayle ont voulu le faire regarder comme un des précurseurs de la réforme de Luther. Krantz fut témoin des premières attaques de ce novateur contre l'E- glise romaine, et les condamna : il mourut le 7 décembre 1517 , et fut inhumé présle la porte orientale de sa cathédrale , où, cinquantedeux ans après, ou lui dressa une épitaphe, rapportée par Niceron, et qui prouve l'erreur où plusieurs écrivains sont tombés sur l'époque de sa mort, que quelquesuns reculent jusqu'à l'année 1$70. hrantz était un homme teesinstruit ; et les ouvrages historiques qu'il a laissés sont utiles malgré les erreurs qui les déparent. Quelques ecn- seurs l'ont accusé de plagiat et de mauvaise foi mais il a trouvé de nombreux apologistes: Cisner, l'un d'eux, le met au premier rang des écrivains de son siècle pour l'élégance de son style, sa méthode et son amour de la vérité. On a de lui I. Clironica regnorum aquilonarium. Datait?. Sue- ria e, Norragiœ, Strasbourg, 1546 Ce fut d'Eppendorf qui mit au jour cette chronique sur un manuscrit de la bibliothèque du comte Be de Westerbourg, doyen de Cologne ; il en avait publié, l'année précédente, une version allemande. L'original fut réimprimé en 1156t ; et Jean Wolf, conseiller du margrave de Bade, en donna en 1575 , à Francfort, une troisième édition, augmentée de l'historia belli Dith- marsici . par Chr. Cilicius, et de la Sehondia seu regionum septentrionalium descriptio . par Jilett. Ziegler. Cet ouvrage a encore reparu à Francfort en 1580 ou 1583 Il avait eoùté beau- coup de recherches à l'auteur; mais il ne cite point ses autorités , et il altère souvent les pas- sages qu'il intercale dans ses récits. Cette chronique s'étend jusqu'au mois de mai 1504.2. Saxonia, sive dé saxonicoe gentis vetusta origine longinquis expeditionibus susteptis, etc., libri XII, Cologne, 1o ; cum prafat. Nicol. Cisneri , Francfort, 1575, 1580, 1621 La préface de Cisner est trèsintéressante; traduite en allemand par Basile Faber de Sore, Leipsick , 1563 et 1582 Cette histoire finit à l'an 1501. Dans l'édi- tion de Cisner, , on a indiqué à la marge les passages dans lesquels Xrantz s'élève Contre les désordres du clergé. C'est à cause de cette affectation , et de quelques passages interpolés par ses éditeurs luthériens , que les ouvrages de Krantz Ont été mis à l'index , avec la clause Done expurgentur. 30 Wandalia sivé historia de Wandalorum vera origine, variis gentibus , crebris e patria migrationibus, regnis item quorum vel autores fuerunt tel eversores, libri XIV, Cologne, 1519 Francfort , 1575 et réimprimé plusieurs fois par Wechel, dont les éditions sont les plus belles et les plus correctes; traduit en allemand par Etien. Macropius, tubeck, 1600 netropolis sive historia ecclesiastica Saxonioe , Bàle , 15'48 Cette première édition est due aux soins de Joach. Moller. Jean Wolf en publia une meilleure , et qui a servi de base à toutes les suivantes, Pranefort , 1575 Elle est ornée d'une bonne préface de l'éditeur, et augmentée de la Réfutation, par Krantz , d'une fausse lé- gende touchant les martyrs dont les reliques étaient déposées au monastère d'Ebbeckstorp. David Cbytrée a donné une continuation de la chronique saxonne de Krantz . On a encore de lui quelques ouvrages peu importants : Spirantissimum opusculunz in eicium missce , etc., Rostoch , 1506 Ordo missœ secundum ritum ecclesice hamburgensis, Strasbourg, 1509 Institutiones logicoe, Leipsick, 1517 Grammatica culla et succincta , Rostoch 1506 Consilium de ordine et privilegiis cre- ditorum , inséré par Sam. Kirchov dans le 4e volume de ses Responsa juris. Mais c'est à tort que le P. Jacob, J.J. Fries et J. Adam Scherzer, ont attribué à Krantz d'autres ouvrages. Jean Moller lui a consacré un excellent article dans son trod. in ducatuum cimbricorm Historia : c'est à cette source qu'ont puisé Melchior Adam, Bayle et le P. Niceron, dont on peut consulter les Mé- moires, t
  • Albert LOLLIO( 1508) : littérateur italien , naquit à Florence , en 1508, mais quoique né et élevé dans cette ville, il prit toujours le titre de gentilhomme de Ferrare, d'où sa famille tirait son origine, et où il résida par la suite. 11 eut pour maîtres les savants les plus renommés de son temps, notamment MarcAntoine Antimaque et Dominique Cellenio d'Ancône. il cultiva avec succès la philosophie, les mathématiques, la langue grecque, mais il donna la préférence à la langue et à la littérature maternelles. Il devint célèbre par ses discours oratoires, et fut chargé plusieurs fois de haranguer en public. Il réunit les harangues qu'il avait prononcées dans cec occasions solennelles à quelques autres qu'il avait composées pour s'exercer dans ce genre d'éloquence, et les publia à Florence au nombre de douze. Il y ajouta une longue lettre à la louange de la campagne. Il publia depuis une lettre contre l'oisiveté. Ces ouvrages obtinrent les éloges des hommes de lettres les plus éclairés, et ils sont dignes de l'accueil qu'ils reçurent. Les harangues et les lettres sont écrites avec cette noblesse de pensées , cette élégance de style, cette vivacité d'images, cette richesse d'ornements qu'on exige du véritable orateur. 11 ne cultiva pas la poésie avec moins de succès, ainsi que le prouve son invective contre les cartes , ses traductions du Moretum de Virgile et des Adelphes de Térence, et surtout son drame pastoral d'Aréthuse, qui fut représenté pour la première fois à Ferrare, en 1563 , avec un succès qui ne fut effacé que par celui qu'obtint peu de temps après l'Aminta du Tasse. Cette pièce est un des premiers exemples de l'introduction de la musique dans les représentations théâtrales. Outre les choeurs qui étaient chantés, un coryphée accompagnait avec la lyre certaines parties du peme. Telle fut l'origine de l'opéra en Italie. Il y existe encore dans différentes bibliothèques un nombre assez considérable de poésies manuscrites et de discours inédits de Lollio. Ce littérateur, non content de cultiver les lettres par luimême, s'efforça d'en inspirer le golt à ses compatriotes en réunissant chez lui plusieurs savants , et en recueillant dans une de ses maisons de campagne les portraits des plus illustres écrivains de tous les temps. 11 contribua à la fondation ou du moins à l'affermissement de l'académie degli Alterati , qui existait à Ferrare. C'est dans cette ville qu'il mourut, le 15 novembre 1568. Il voulut laisser à sa patrie un nouveau témoignage de son amour pour les lettres, en ordonnant par son testament que lorsque ses héritiers directs viendraient à s'éteindre, une partie de ses biens servirait à fonder, dans une de ses maisons, un collége pour douze étudiants nés à Ferrare. Voici la liste de ses ouvrages : 1° Inrettira de Alberto Lollio contra il yinoco del tarocco, Venise , 1550 8° ; 2° il Morcto di tradotto in t'ersi sciolti, Venise, 15•16 - - A548 3° Commedia delta gli Adelfi di Terenzio , tradotta in tersi sciolti , Venise , 1554 ; 4° Prudentissimi e gravi documenti circa l'elezione della moglie di Francesco Barbaro tradotti del latino, Venise, 1548 ; 5° Orazione consolatoria in morte dell' illustre sig. Marco Pico, Venise, 1545 ; 6° Orazioni ricetate nell' accademia de' signori Elevati, Florence , 1552 ; 70 Due orazioni, l'ana in lande della lingua Tas- cana , l'altra in lande della concordia, etc., Venise, 1555, i11-4°; 8° Orazioni, Ferrare, 1563 tome 1" seulement ; 9° Orazione in biasimo dell' Ozio, dell' Arcano nell' accademia degli Occulti di Brescia ; 10° l'Aretusa , commedia pastorale, rappresentata in Ferrara nel palazzo de Schivanoja , l'anno 1563 , etc. La rappresentd Lodor. Betti, fece la musica Ill. Alphonso 17- vola , fece l'architecto e dipintor della scella M. Rinaldo Costabili ; fece la spesa la università degli Scolari delle Legi, Ferrare, 1564
  • Albert MEYERINGH( 1645 - 1714) : , peintre et graveur d'Amsterdam , naquit en 1645, et fut élève de - son père, artiste médiocre, qui enseigna son art à ses fils Albert et Ilenri. Voulant se perfectionner, Albert Meyeringh se rendit en France, puis en Italie , où , pendant un séjour de dix ans , il ne cessa d'étudier la belle nature du pays et les chefs - d'ceuvre de ses artistes. Arrivé à Rome sans la moindre ressource , il fut obligé pour vivre de se livrer aux travaux les plus pénibles; mais sa persévérance fut récompensée : il se fit enfin connaître et obtint de nombreuses commandes. Il se lia d'une étroite amitié avec Glauber, célèbre paysagiste, et ils revinrent tous deux en Hollande, où on leur confia l'exécution d'un grand nombre de tableaux et de plafonds. La facilité que Meyeringh déploya dans ces travaux, et surtout dans la peinture de la salle à manger du château de Scetsdyck , appartenant à la reine d'Angleterre Marie , excita l'admiration et ne nuisit en rien à leur mérite. Cette promptitude d'exécution est cause qu'il a produit une quantité considérable de tableaux, qui se font remarquer par une distribution agréable et une belle couleur. Plusieurs sont remplis d'une foule innombrable de personnages. On estime particulièrement ceux où il a représenté des vues de châteaux , avec des bosquets et des figures dans le goùt antique. 11 a gravé d'une main légère une suite de dix paysages héroïques, d'après ses compositions. Ce sont en général des sites montagneux, ornés de sujets tirés de la fable ou de l'histoire. On peut en voir le détail dans le Manuel des amateurs. Il mourut dans sa ville natale le 17 juillet 17
  • Albert MOLNAR( 1574) : philologue, naquit en 1574, à Szentz, dans la Hongrie, de parents protestants. Il fit ses premières études à Goritz, sous la direction du pasteur de cette ville, Gaspar Caroli, qui l'employait à revoir les épreuves de sa version de la Bible en hongrois. Cette occupation accrut encore son goût pour les travaux philologiques , et, ayant résolu de se perfectionner dans la connaissance des langues, il alla en Allemagne et fréquenta successivement les académies de \Vittemberg Altdorf, Strasbourg et Heidelberg. Ses cours terminés, il fut admis au ministère évangélique et obtint une vocation pour Oppenheim où il remplit en mème temps les fonctions de recteur du gymnase. A la demande de quelquesuns de ses compatriotes, il se chargea de donner une nouvelle édition de la Bible hongroise, qu'il augmenta de la traduction des Psaumes, en vers mesurés sur ceux de Marot et de Th. de Bèze, afin qu'ils pussent étre chantés sur les airs de Goudimel ; de la traduction du Catéchisme de Heidelberg et des prières en usage dans les églises de Hongrie. Cette édition fut imprimée à Hanau , en 1608 ; tous les exemplaires ayant été transportés en Hongrie, ils sont trèsrares dans les autres parties de l'Europe, et mème en Allemagne. Molnar en donna une seconde édition, Oppeulteim , 1612, 8°. Parmi ses autres ouvrages on distingue : 4° Norte yrammaticoe ungaricoe libri duo , Hanau , 1610 rare ; Syllecta scholastica , Heidelberg, 1621 C'est un recueil, devenu trèsrare , d'opuscules sur l'éducation des enfants. Fre) tag a donné la description détaillée de ce volume dans les Analecta litteraria, p. 606. 3° Dictionnarium ungarico- latinum, Francfort, 1644, Ce lexique a été réimprimé plusieurs fois. L'édition la plus recherchée est celle de Nuremberg , 1708 , 2 vol. qui contient de plus que les précédentes , le grec et l'allemand , ajoutés par l'éditeur J. Beer ; elle est intitulée Dielionnarium quadrilinutte latino- hungarico- gra. co- germanieum. On ignorera date de la mort de Molliar ; il avait épousé la petitefille du savant Georges Kruger, ou Cruciger. Ws.
  • Albert PFISTER : imprimeur allemand au milieu du 15e siècle, avait probablement appris son art à Mayence chez Gutenberg ; mais il en partit longtemps avant la prise de cette ville, qui n'eut lieu que le 27 octobre 1469., puisqu'il avait, le jour de la StWalpurge de cette même année, achevé l'im- pression d'un livre dont parle Camus dans sa Notice d'un livre imprimé à Bamberg , et qui est le recueil des quatre histoires de Joseph , Daniel , Judith et Esther. Le même volume contenait deux autres ouvrages sans date, mais que la similitude des caractères autorise à donner à Pfister. C'est par la même raison que Camus attribue encore à ce typographe l'impres- sion d'un recueil de fables qui ne porte pas de nom d'imprimeur, mais seulement la date de 1461 . Camus démontre même que la Bible connue sous le nom de Schelhorn , parce que ce savant est le premier qui en ait parlé , ne peut être sortie que des presses de Pfister. C'était le sort des ouvrages imprimés par Pfister de n'être découverts que trèstard , car ce ne fut qu'en 1792 que MatthiasJacobAdam Steiner, pasteur de StUlrich à Augsbourg, donna la première description du volume sur lequel roule la Notice de Camus. On ne connaît donc que cinq ouvrages imprimés par Pfister ; et l'on présume qu'il mourut peu après avoir achevé l'impression du recueil des quatre histoires; mais ce qui n'est pas moins remarquable, c'est qu'avec lui l'im- primerie disparut de Bamberg; et cette ville, la seconde où l'art fut pratiqué, en fut privée pen- dant dixneuf ans, jusqu'à l'arrivée de Jean Sensenschmidt , qui , en 1481, quitta son établissement de Nuremberg polir en former un à Bamberg
  • Albert PIGHIUS( 1490 - 1542) : mathématicien et controversiste , né vers 1490 à Kempen dans l'OverYssel, acheva ses études à l'académie de Louvain et y prit en 1509 le degré de maitre ès arts. 11 s'était attaché à l'étude des mathématiques et avait fait dans cette science des progrès remarquables; mais, pour obéir à ses parents, il se rendit à Cologne, y suivit un cours de théologie, et reçut le doctorat. Il s'appliqua ensuite à la controverse, sans négliger les mathématiques ; et quoiqu'il fût d'une laideur repoussante et qu'il eût un organe désagréable , il parut avec éclat dans les principales chaires des PaysBas. Sa réputation s'étendit bientôt jusqu'en Italie; le pape Adrien VI témoigna le désir de l'entendre, et, sur l'invitation expresse du pontife, Pighius vint à Rome au commencement de l'année 1523. Les discours qu'il prononça devant le pape et le sacré collège ajoutèrent encore à l'idée qu'on avait de son éloquence , et il fut envoyé , peu après , en Allemagne pour combattre les réformateurs, dont les progrès commençaient à effrayer la cour de Rome. Il s'acquitta de cette commission avec beaucoup de zèle et de succès, et s'attacha particulièrement à réfuter les principes de Bucer et de Calvin. Les intérêts de l'Eglise l'obligèrent à dé fréquents voyages en Italie; il se trouvait en 1530 à Bologne, lors du passage de CharlesQuint. Le pont sur lequel il était placé pour voir l'entrée de l'Empereur s'écroula, et il tomba dans la rivière : mais il échappa à ce danger. Pighius fut chargé de différentes négociations par les papes Clément VII et Paul III; il assista aux diètes de Worms et de Ratisbonne, où furent discutées les demandes des protestants, et prit part à toutes les décisions de ces deux assemblées. Il avait obtenu , en récompense de ses services , la cure de St Nicolas de Kempen ; il fut nommé, en 1535, prévôt de StJean d'Utrecht; et Paul III, à qui, selon Foppens , il avait donné des leçons de niathématiques , lui fit présent en mème lemps de la somme de deux mille ducats. Il prit possession de ce bénéfice en 1539, et mourut à Utrecht, le 29 décembre 1542 , àgé d'un peu plus de 50 ans, Pighius avait, de l'aveu même de ces adversaires , beaucoup d'esprit et d'érudition, et son style, quoique inférieur à celui de Sadolet et des autres cicéroniens, ne manque ni de clarté , ni d'une certaine élégance. Mais aucun controversiste n'a poussé plus loin le zèle pour la défense des prétentions de la cour romaine. On trouvera la liste des ouvrages de Pighius dans le tome 39 des . 11émoires de Niceron les principaux sont : 1° Adrersus prognosticatorum rulgus , qui annuas prœdictiones edunt et se astro- logos mentiuntur, astrologiœ defensio, Paris, Il. Es- tienne, 1518 2° De aquinoctiorum solsti- tiorumque inventionenec non de ratione paschalis celebrationis et de restitutione ecclesiastici kalen- darii, Paris On voit, par la dédicace à Léon X, que ce pontife sentait la nécessité d'opérer la réforme du calendrier, qui fut exécutée par le pape Grégoire X111 . 3° Ad- versus noram Marri Rtnerentani astronomiani, etc., ibid., 1522 4u. C'est une défense des tables Alphonsines. 4" Apologie indicti a Paulo II! con- cilii adrersus lutheranœ confederationis rationes ibid., 1538 ; ri" Ratio componendorum dissi- diorum , et sarciendoe in religione coneordiœ , Co- logne, 1542 trèsrare; 6° Controversiarum prcecipuarum iti comitiis Ratisponensibus tractata- rum explicatio, Venise, 1541 édit. trèsrare ; Paris, 1542 Cologne, même année et Paris, 1586. Cette édition est augmentée de l'Apologie de Pighius contre Bucer, et de sa Vie, par Jean Gunther. 7° De liber° honiiuis arbitrio et dirina gratin libri 10 adrerus Lutheruin, Calvi- flU?fl et alios, Cologne, 1542 8° Ilierar- chia, ecelesiastice assertio, ibid., 1544, 1572 ; 1583 Dans le Recueil de quelques pièces pour servir à la continuation des fastes ara- démiques de l'université de Louvain, on trouve une lettre de Pighius, datée du 12 juillet 1525, adres- sée aux docteurs de la société de théologie, pour réprimer leur faux zèle contre Erasme. Bayle a consacré à Pighius un article assez curieux ; on voit son portrait dans l'Académie des sciences, de Bullart, et dans la Bibi. Belgica de Foppens. Chacon et d'autres biographes ont confondu Albert avec son neveu, dont l'article suit
  • Albert PIGHIUS( 1490 - 1542) : mathématicien et controversiste , né vers 1490 à Kempen dans l'OverYssel, acheva ses études à l'académie de Louvain et y prit en 1509 le degré de maitre ès arts. 11 s'était attaché à l'étude des mathématiques et avait fait dans cette science des progrès remarquables; mais, pour obéir à ses parents, il se rendit à Cologne, y suivit un cours de théologie, et reçut le doctorat. Il s'appliqua ensuite à la controverse, sans négliger les mathématiques ; et quoiqu'il fût d'une laideur repoussante et qu'il eût un organe désagréable , il parut avec éclat dans les principales chaires des PaysBas. Sa réputation s'étendit bientôt jusqu'en Italie; le pape Adrien VI témoigna le désir de l'entendre, et, sur l'invitation expresse du pontife, Pighius vint à Rome au commencement de l'année 1523. Les discours qu'il prononça devant le pape et le sacré collège ajoutèrent encore à l'idée qu'on avait de son éloquence , et il fut envoyé , peu après , en Allemagne pour combattre les réformateurs, dont les progrès commençaient à effrayer la cour de Rome. Il s'acquitta de cette commission avec beaucoup de zèle et de succès, et s'attacha particulièrement à réfuter les principes de Bucer et de Calvin. Les intérêts de l'Eglise l'obligèrent à dé fréquents voyages en Italie; il se trouvait en 1530 à Bologne, lors du passage de CharlesQuint. Le pont sur lequel il était placé pour voir l'entrée de l'Empereur s'écroula, et il tomba dans la rivière : mais il échappa à ce danger. Pighius fut chargé de différentes négociations par les papes Clément VII et Paul III; il assista aux diètes de Worms et de Ratisbonne, où furent discutées les demandes des protestants, et prit part à toutes les décisions de ces deux assemblées. Il avait obtenu , en récompense de ses services , la cure de St Nicolas de Kempen ; il fut nommé, en 1535, prévôt de StJean d'Utrecht; et Paul III, à qui, selon Foppens , il avait donné des leçons de niathématiques , lui fit présent en mème lemps de la somme de deux mille ducats. Il prit possession de ce bénéfice en 1539, et mourut à Utrecht, le 29 décembre 1542 , àgé d'un peu plus de 50 ans, Pighius avait, de l'aveu même de ces adversaires , beaucoup d'esprit et d'érudition, et son style, quoique inférieur à celui de Sadolet et des autres cicéroniens, ne manque ni de clarté , ni d'une certaine élégance. Mais aucun controversiste n'a poussé plus loin le zèle pour la défense des prétentions de la cour romaine. On trouvera la liste des ouvrages de Pighius dans le tome 39 des . 11émoires de Niceron les principaux sont : 1° Adrersus prognosticatorum rulgus , qui annuas prœdictiones edunt et se astro- logos mentiuntur, astrologiœ defensio, Paris, Il. Es- tienne, 1518 2° De aquinoctiorum solsti- tiorumque inventionenec non de ratione paschalis celebrationis et de restitutione ecclesiastici kalen- darii, Paris On voit, par la dédicace à Léon X, que ce pontife sentait la nécessité d'opérer la réforme du calendrier, qui fut exécutée par le pape Grégoire X111 . 3° Ad- versus noram Marri Rtnerentani astronomiani, etc., ibid., 1522 4u. C'est une défense des tables Alphonsines. 4" Apologie indicti a Paulo II! con- cilii adrersus lutheranœ confederationis rationes ibid., 1538 ; ri" Ratio componendorum dissi- diorum , et sarciendoe in religione coneordiœ , Co- logne, 1542 trèsrare; 6° Controversiarum prcecipuarum iti comitiis Ratisponensibus tractata- rum explicatio, Venise, 1541 édit. trèsrare ; Paris, 1542 Cologne, même année et Paris, 1586. Cette édition est augmentée de l'Apologie de Pighius contre Bucer, et de sa Vie, par Jean Gunther. 7° De liber° honiiuis arbitrio et dirina gratin libri 10 adrerus Lutheruin, Calvi- flU?fl et alios, Cologne, 1542 8° Ilierar- chia, ecelesiastice assertio, ibid., 1544, 1572 ; 1583 Dans le Recueil de quelques pièces pour servir à la continuation des fastes ara- démiques de l'université de Louvain, on trouve une lettre de Pighius, datée du 12 juillet 1525, adres- sée aux docteurs de la société de théologie, pour réprimer leur faux zèle contre Erasme. Bayle a consacré à Pighius un article assez curieux ; on voit son portrait dans l'Académie des sciences, de Bullart, et dans la Bibi. Belgica de Foppens. Chacon et d'autres biographes ont confondu Albert avec son neveu, dont l'article suit
  • Albert REINDEL( 1748 - 1853) : dessinateur et graveur allemand, naquit en 1784 à Nuremberg ; son père le destinait au commerce, mais un penchant impérieux porta le jeune homme aux beauxarts. En 1803, il se rendit à Paris, et se livrant avec zèle à l'étude du dessin et à celle de l'anatomie, il fit rapidement des progrès sensibles. Ses pre- miers travaux furent deux planches gravées pour deux somptueuses publications de cette époque, Iconographie de Visconti et le Musée français de Laurent et Robillard. Après avoir séjourné cinq ans en France, il retourna à Nuremberg, et les productions de l'ancienne école germanique dev pour lui l'objet d'une préoccupation spéciale. Il grava les douze apôtres dont Pierre Vischer a orné le tombeau de StSebald, ainsi que les quatre apôtres qui forment une des œuvres les plus remarquables d'Albert Durer. Il employa, de concert avec Heideloff, trois ans à restaurer d'anciens édifices dans sa ville natale ; en 1831, il fut chargé de la restauration de l'église de StMichel à Furth. Depuis 1811, il était directeur de l'école de dessin à Nuremberg, et en 1830, l'académie de Munich l'inscrivit parmi ses membres honoraires. Il traduisit en 1834, pour servir à ses élèves, la Perspective linéaire de Thibaut. Parmi les productions de son burin habile, on distingue le Silence d'après A. Carrache, St- Paul préchant à Ephèse d'après Lesueur, une Madone d'après un tableau peint sur bois et conservé à l'hôtel de ville de Nuremberg, la Statue d' Albert Durer d'aprèsRauch, de nombreuses figures d'après des œuvres de la statuaire antique. Cet artiste mourut en 1853
  • Albert ROSCHER( 1836 - 1860) : voyageur allemand, né à Hambourg en 1836, mort près de Hisanguny„ dans l'Afrique orientale, le 19 ou 20 mars 1860. Le gouvernement anglais avait depuis longtemps proposé un prix pour le voyageur ou ceux qui parviendraient à passer d'une côte de l'Afrique intertropicale à l'autre. Livingstone exécuta ce programme dans ses divers voyages de 1849 à 1857. Il avait trouvé un lac , Ngami , sous le vingtième parallèle sud, dans lequel se déchargent diverses rivières de l'intérieur, tandis qu'il en sort d'autres. Burton et Speke, deux voyageurs anglais, trouvèrent, en 1857 et 1858, un deuxième lac de ce genre , appelé Oukéréwé , et un autre, Ujisi, sous le sixième et septième latitude sud. Roscher se chargea, pour compléter l'ensemble, de trouver un troisième lac, qui, selon les inductions, devait se relier aux autres. Sans autres secours que les avances de quelques maisons de banque de Hambourg , le courageux voyageur arriva, à la fin de 1858, à Zanzibar. Le sultan de ce pays, homme assez éclairé et puissant , connu aussi en France, lui promit sa protection. Le 6 février 1859, Roscher quitta Zanzibar et alla à pied le long de la côte jusqu'à Quiloa. Il devait remonter ensuite le fleuve Lufidji , mais en route il eut à essuyer deux tentatives d'assassinat de la part des indigènes. Cependant dans ces contrées riveraines, il échappa encore en rappelant la protection du sultan. Enfin, après avoir pu explorer cette rivière jusqu'alors inconnue , il revint , attaqué d'une lièvre paludéenne , à Zanzibar, en avril 1859. A la (In de juin, il se remit en route, et suivant une caravane, il atteignit, en octobre de cette année , le lac Nyassa ou Nyandja, où il trouva un grand marché d'ivoire et autres marchandises de l'intérieur. Après avoir exploré ses bords et les environs à l'ouest, Roscher alla remonter, en décembre 1859, vers le nord, le long des montagnes neigeuses de Kilimandjaro et de Renia, pour trouver enfin les sources du Nil, qui, selon la p!upart des voyageurs, sort également d'un de ces lacs intérieurs, peut-être d'un autre Nyandja. Il y aurait ainsi, et le problème est près d'être résolu, une communication fluviale intérieure entre la Méditerranée et l'océan Indien à travers l'Afrique. Mais ce ne fut qu'après de longues incertitudes sur son sort, qu'on apprit son assassinat par deux principicules maures des bords du Nyandja, à Hisanguny. Néanmoins, Roscher s'est acquitté de sa tàche, et ses successeurs ont quelques données de plus dans la poursuite de leurs découvertes
  • Albert RUBENS( 1614) : savant archéologue. l'un des fils du grand peintre, naquit en 1614, à Anvers. Il eut pour parrain l'archiduc Albert, gouverneur des PaysBas. A l'exemple de Philippe Rubens , son oncle tvoy. l'article suivant!. il se passionna de bonne heure pour l'antiquité et la numismatique. Nommé secrétaire d'Etat à Bruxelles, il refusa tous les autres emplois qui lui furent offerts. pour se livrer plus tranquillement à son goût pour l'étude. Un événement déplorable interrompit le calme dont il jouissait et précipita la fin de ses jours : son fils unique fut mordu à la main par une petite chienne et mourut quelques jours après dans un accès d'hy- drophobie. La mère ne put supporter un coup aussi terrible, et Rubens, miné par une lièvre lente, suivit au tombeau les deux êtres qui l'attachaient à la vie, le ler octobre 1657. ti n'était âgé que de 43 ans. Prévoyant sa lin prochaine, il avait confié ses manuscrits à Gevartius, son ami le plus intime , pour les mettre en ordre et les publier. Celuici crut devoir les communiquer à Gronorius et à Grœvius, et ce dernier fut l'éditeur du recueil des dissertations d'Albert Rubens, qui parut à Anvers, 1665 sous ce titre : De re restiaria veterum , prœcipue de lato claro libri duo. Ce volume contient en outre : Diatribe de genima Tiberiana; — De gemma Augusta; — De urbibus Tdeocoris ; — De nummo Auyusti coi inscribitur : Aria recepta; — De natali die Casaris Augusti; — Ad Gothifrid. 1Vendelinum epistolce fres. Octave Ferrari , piqué de ce que Rubens avait travaillé sur un sujet qu'il se flattait d'avoir épuisé, critiqua vivement son traité De re restiaria; mais Grawius a justifié Rubens de la plupart des reproches de Ferrari, dans la préface du tome 7 du Thesaur. antiquitat. Romanar., où il a réuni les ouvrages des deux archéologues. Les autres dissertations de Rubens ont été recueillies dans le tome 11 du mème recueil. Elles offrent toutes de l'intérêt pour les antiquaires; mais les deux plus curieuses sont celles qui ont pour objet les grandes agates- onyx conservées, l'une, en France, au cabinet des médailles, et l'autre, à Vienne, dans le cabinet de l'empereur. La première, suivant Rubens, représente l'apothéose d'Auguste, avec les princes et princesses de sa famille, et la seconde, la famille impériale sous Tibère, Celleci, donnée d'abord aux religieuses de Poissy, comme relique, par Philippe le Bel, qui l'avait eue des chevaliers de StJean de Jérusalem, fut achetée, diton, douze mille ducats d'or par l'empereur Rodolphe If . Rubens avait composé dans sa jeunesse un nouveau commentaire sur les médailles des empereurs romains du cabinet du duc de Croy Arschot. gravées par Jacq. Bie ou Bye . Ce commentaire, attribué longtemps à Gevartius, quoiqu'il n'en soit que l'éditeur, fut imprimé à Anver,. 1654 et Laurent Beger en a donné ttne seconde édition, corrigée et augmentée, Berlin, 1700. En outre, OH a de Rubens : 1k rift., Ft.? Theodori V. C. liber, nrectit , 1694 publié par Grœvius. Enfin on trouve dans le Sylloge epitolarum de Burinarm (t. p. 749-762 deux lettres d'Al- bert Rubens à Nicolas contenant des notes et un certain nombre de variantes sur les textes de Claudien et d'Ovide , dont celuici préparait les éditions
  • Albert SCHULTENS( 1686) : le restaurateur de la lit-;érature orientale dans le 18' siècle, naquit en 1686 , à Groningue , d'une famille honorable. Destiné par ses parents au ministère évangélique, ,.. il joignit à l'étude de la théologie celle du grec 'i. et de l'hébreu. Pour se perfectionner dans l'hébreu, il apprit ensuite le chaldaïque et le syriaque et commença la lecture des ouvrages des rabbins : il lui manquait encore l'intelligence de l'arabe; mais persuadé que cette langue offrait des difficultés qu'il ne pourrait surmonter, il n'osait pas s'en occuper. Cependant la lecture de ._t grammaire d'Erpenius dissipa promptement . ses craintes mal fondées; et , comme cela devait arriver, ses progrès dans l'arabe furent d'autant plus rapides qu'il possédait déjà les dialectes qui s'en rapprochent davantage. A dixhuit ans, il eut avec Gousset une dispute publique , dans laquelle il soutint, contre le sentiment de ce célèbre professeur, que l'étude de ' arabe est indispensable à quiconque veut savoir [ hébreu à fond. Après avoir terminé ses cours , académiques, il visita Leyde, où il suivit, pen-1 dant près d'un an, les leçons des professeurs les . plus distingués. Il se rendit ensuite à Utrecht, i pour voir Reland , dont il reçut de 1 sages conseils pour la direction de ses études. Albert lui soumit ses Remarques sur le livre de · Job , remarques qu'il appelait l'essai d'un jeune ' homme; mais Reland montra l'estime qu'il faisait Ide cet ouvrage en se chargeant de le publier. De retour à Groningue en 1708 , Schultens fut admis candidat au saint ministère; l'année suivante, il prit ses degrés en théologie, et il s'empressa de retourner à Leyde, dans Je dessein de s'y livrer avec ardeur au dépouillement des livres et des manuscrits arabes que renferme la bibliothèque de cette ville. Nommé pasteur de l'église de Wassenaar, en 1711, il ne crut pas pouvoir refu- ser cette vocation ; mais son goût le portait vers la carrière de l'enseignement, et, deux ans après, il quitta sa cure pour la chaire des langues orientales de l'académie de Franeker. Il en prit possession par un discours, dans lequel il indiquait à ses auditeurs les véritables sources où l'on peut étudier l'hébreu. C'était une nouvelle attaque contre le système de Gousset, qui prévalait alors dans les académies protestantes, et dont les conséquences ne pouvaient être que préjudiciables à l'étude des textes sacrés. En effet, ce professeur, partant de la supposition que l'hébreu est une langue toute divine, en concluait qu'elle ne peut avoir aucun rapport avec les dialectes purement humains, et qu'on ne doit pas en éclaircir les difficultés avec le secours des autres langues orientales. Ce fut pour combattre ce paradoxe que Schultens composa les Origines hebrec v, ouvrage dans lequel il s'attache à démontrer que la langue enseignée aux hommes par le Créateur ne subsiste plus, et que l'hébreu des livres saints, l'arabe, le syriaque et le chaldaïque sont quatre dérivés de cette langue primitive. Il fortifie cette opinion en expliquant par les racines de l'arabe une foule de mots et de passages de la Bible, dont le véritable sens avait échappé jusqu'alors aux différents interprètes. L'ouvrage de Schultens fut vivement attaqué par les partisans de Gousset; mais les plus illustres critiques se déclarèrent en sa faveur, et leur suffrage finit par imposer silence à ses adversaires. La réputation d'Albert fit désirer qu'il fût placé sur un théâtre un peu plus digne de lui. On lui offrit, en 1729, avec la direction du séminaire hollandais , la liberté d'y enseigner les langues orientales, en attendant la vacance de cette chaire à l'académie, et la garde des manuscrits orientaux légués à la bibliothèque de Leyde par Warnier, ambassadeur des EtatsGénéraux à Constantinople. Schultens n'accepta ces offres honorables que dans l'espérance de pouvoir contribuer, plus utilement qu'il ne l'avait fait jusqu'alors, à ranimer l'étude de la littérature orientale, trop négligée même par les savants. Plusieurs traductions d'ouvrages arabes et une édition augmentée des rudiments d'Erpenius signalèrent son arrivée à Leyde. Il y remplissait depuis trois ans les fonctions de professeur, sans en avoir ni le titre, ni les appointements, quand les curateurs de l'académie. touchés de son noble désintéressement, créèrent en sa faveur une nouvelle chaire. Schultens choisit pour le sujet de son discours d'inauguration l'antiquité de la langue arabe , sa pureté et sa liaison avec l'hébreu. Les marques d'estime qu'il venait de recevoir ne firent qu'accroître son ardeur pour les lettres. Dans le dessein de faciliter les progrès de ses nombreux élèves , il composa pour leur usage une grammaire hébraïque, mieux distribuée et plus complète que celles dont on se servait dans les écoles. Peu de temps après , il mit Il Ce séminaire, fondé par les états généraux en 1592 , est destiné à recevoir des étudiants en théologie, qui y sont entretenus gratuitement pendant sept ans. au jour une nouvelle version des Proverbes de Salomon • avec une préface, dans laquelle il s'attache à faire voir les défauts du système grammatical des rabbins. Quoique ce morceau fût un traité complet sur la matière, il y revint encore dans la préface de la nouvelle édition de la Gram- maire arabe d'Erpenius. D'autres travaux non moins importants remplissaient tous les moments qu'il ne consacrait pas à ses élèves; mais il se vit forcé de les interrompre pour repousser l'attaque indécente de Reiske , celui de ses disciples à qui il avait prodigué le plus de témoignages d'affection. Reiske, en rendant compte des deux der- niers ouvrages de son maître, dans les Acta eru- ditorum, critiqua vivement sa méthode. Schultens lui répondit par deux Lettres adressées à Mencke , directeur de ce journal ; et l'on doit l'excuser de n'avoir pas pu dissimuler la peine qu'il éprouvait de l'ingratitude de son disciple. Tout en blàmant la conduite de Reiske à l'égard de son professeur , Silvestre de Sacy trouve que ses critiques n'étaient pas sans fondement, et que le système de Schultens pouvait nuire à l'étude solide de la langue arabe . Schultens ne survécut que peu de temps à cette dispute. Il mourut à Leyde, le 9.6 janvier 1750, à 6k ans, laissant un fils, héritier de ses talents et de son zèle pour les lettres. Il joignait à une érudition profonde et variée de la vivacité dans l'esprit, une conception facile, du jugement et de la mémoire; mais il n'a pas toujours rendu exactement les idées des écrivains orientaux . Outre des éditions des Rudiments et de la Gram- maire arabe d'Erpenius, augmentée d'extraits de l'anthologie arabe , des versions latines des llakamot, ou Séances d'Hariri , et de la Vie de Saladin ; l'Oraison funèbre de Boerhaave, son ami, qui lui avait légué ce triste devoir à remplir, et les deux Lettres à Mencke, dont on a parlé, on a de Schultens : 1. Origines hebrece, sive hebreie lingue anti- quissima natura et indoles, ex Arabie peneiralibus revocatœ, Franeker, , 1724-1738, 2 vol. auxquels il faut joindre un opuscule : De defecti- bus hodiernœ lingue hebreoe, idid., 1731 ; nouvelle édition, Leyde, 1761, 9. vol. Institutio- nes ad . fundamenta linguce hebraiece, quibus ria panditur ad ejusdem analoqiant rindicandant et restituendam , Leyde , 1737 ou 1756, in - 40; 3') Commentarius in librunt Job , cum nova ver- sione , ibid., 1737 , vol. in4°. Cet ouvrage suppose dans son auteur une grande connaissance de l'arabe. Ses explications auraient été Schultens, sous prétexte de rendre toute l'énergie des mots arabes, énergie qui n'est le plus souvent qu'imaginaire, a par fois traduit d'une manière gênée, obscure et même peu exacte. Sa traduction des six premières Sennees de Hariri en est une preuve, et son exemple a entraîné quelques orientalistes dans une voie peu serre, pour bien pénétrer dans le vrai sens des écrivains arabes. Ce même système a eu beaucoup d'influence sur ses traductions des Proverbes et du livre de Job, et un ne doit faire usage de ees observations philologiques qu'avec une sage critique. S. DE S—v. plus satisfaisantes s'il eût fait la critique de son texte en en corrigeant les défectuosités. Le livre de Job a été traduit en français, sur la version de Schultens, par de Joncourt, Sacrelaire et Al- lamand , ibid., 1748 4, Vetus et regia ria hebraizandi contra novam et metaphysicarn hodier- nain, ibid., 1738 Dans cet opuscule, l'au- leur répond aux objections de ses advesaires et prétend démontrer que c'est par l'étude de l'arabe qu'on doit parvenir à la connaissance de hébreu . 5° Excursus ires continentes stricturas dissertationem historicant de lingua primama, etc., ibid., 1739 L'auteur a réuni dans ces opuscules toutes les nouvelles preuves qu'il avait pu rassembler pour démontrer que la langue primitive n'a pas dû se conserver dans sa pureté après la confusion de Babel , et pour justifier l'emploi des dialectes étrangers dans la correction des textes sacrés. 6° Illonurnenta vetustiora Arabia?, sive specimina qucedam illustria antique historie et lingue ex varus nias. excerpta, ibid., 17k0 de 71 pages. Parmi ces fragments de poésie arabe, tirés de citations insérées dans des manuscrits de Novaïri, de Mas'oudi, d'Abou'I.1 feda, de Hamza, etc., les plus anciens sont celui d'Amrou ibn el Mareth, que l'auteur croit contemporain de Salomon , et celui de Noaman, dixième roi de la dynastie des Joctanides, qu'il suppose au moins de la même date que Moïse; niais Reiske ne juge pas ces deux morceaux plus anciens que Mahomet . 7. Proverbia Salomonis cum versione integra et commentario, ibid., 1748 traduits du latin en français par les auteurs de la traduction de Job, ibid., 1752 Le Commentaire, abrégé par G.J.L. Vogel et enrichi de nouvelles remarques critiques , a été publié, Halle, !769, ibid., 1773 8° Opera minora, animadversiones in Jobum, et varia [ Jeter. Testant. Iota; necnon varias dissertationes et ont- doues complectentia, ibid., 1769. Ce recueil, dont le fils de Schultens fut l'éditeur, ne contient que des opuscules imprimés déjà sépa- rément. Les Remarques sur Job avaient été publiées par Reland , Utrecht, 1703 et les Observations philologiques sur différents passages de l'Ancien Testament , par Hemsterhuys, Amster- dam, 1'709 9. Sylloge dissertationum philo- logico- exegeticarunt , ibid. , 1772 - 1775 , 2 vol. iii-4°. C'est un choix de dissertations soutenues sous la présidence de cet illustre professeur. Tous les ouvrages qu'on vient de citer sont recherchés par les orientalistes. Schultens a laissé en manuscrit des Commentaires sur plusieurs livres de l'Ancien Testament.; une Histoire des Arabes; une Grammaire araméenne, dont plusieurs feuilles étaient imprimées, et enfin un Dictionnaire hè- breu, dans lequel , avec le secours de l'arabe et La chose est aujourd'hui hors de doute, et il est bien reconnu qu'il ne nous reste de l'ancienne littérature arabe aucun monument qui remonte à plus d'un siècle avant Maho- met. S. DE S—Y, es autres dialectes, il rétablissait le sens des lots dont les racines et la signification sont Vriemoet a publié l'Eloge de Schultens Iris les Atbence Frisiacoe , p. 76'2: 771
  • Albert SCOTTO : fut un des chefs du parti gibelin à Plaisance, dans l'année 19O, se lit nommer par ses compatriotes capitaine perpétuel de cette république, à l'occasion d'une guerre avec les Pavesans. Ce fut alors que la ville. de Plaisance passa pour la première fois sous le pouvoir monarchique. Albert Scotto s'affermit dans sa principauté par l'alliance des Parmesans et de Matthieu Visconti. A son retour, il leur donna de puissants secours dans les guerres qui ravagèrent la Lombardie. Albert Scotto avait aussi voulu s'assurer l'appui d'Azzo VIII, marquis d'Este, qui gouvernait Ferrare, en épousant sa soeur Béatrix; mais Matthieu Visconti obtint cette princesse pour son fils Galeazzo. Scotto ne pardonna point cet affront ; il ne songea plus qu'à susciter des ennemis aux Visconti et à réveiller, chez tous les petits princes de Lombardie , la jalousie que devait exciter la puissance des seigneurs de Milan. Il s'adressa à tous les Guelfes de cette contrée, qui, opprimés depuis plusieurs années , attendaient avec impatience un libérateur. Au mois de juin 1302 , Albert Scotto, à la tète de l'armée guelfe qu'il avait formée, s'avança jusqu'à SanMartino, près de Lodi. Matteo Visconti était sorti de Milan à sa rencontre. Scotto, qui s'y était attendu, avait tout préparé pour faire éclater une sédition à Milan pendant que le seigneur en serait absent. Visconti, entouré d'ennemis et n'ayant pas même lieu de combattre, vint luimême, le 13 juin, se jeter entre les bras d'Albert Scotto et lui confia le gouvernement de Milan. Celuici le fit conduire dans les prisons de Plaisance, jusqu'à ce que Visconti lui eût ouvert le chàteau de StColomban. Après avoir rétabli à Milan les de la Torre sur les ruines des Visconti, Albert Scotto rassembla au mois de juillet, à Plaisance, un parlement du parti guelfe ; on l'y chargea de forcer tous les Etats de Lombardie à rappeler leurs exilés de ce parti. Son pouvoir s'étendait alors de Bergame à Tortone, dans tout le pays situé entre les Alpes et les Apennins. Mais après s'être donné tant de peine pour relever le parti guelfe, il n'était point encore regardé comme un homme sûr par ce parti, auquel ses ancêtres n'avaient point appartenu ; et bientôt il put reconnaitre la méfiance de ceux qui se croyaient plus Guelfes que lui. Pour s'en venger, il voulut se réconcilier avec les Visconti, et chercha même, en 1303, à rétablir Matthieu dans Milan ; mais ses efforts ne servirent qu'à hâter sa propre chute. Les Guelfes de Milan, de Pavie, de Lodi et de toute la Lombardie, vinrent à plusieurs reprises ravager le territoire de Plaisance. Scotto, soutenu par Gibert de Correggio, seigneur de Parme, réussit deux fois à les repousser et à éteindre les rebellions de ses propres sujets ; mais, au mois de novembre, il fut enfin contraint d'abdiquer entre les mains de Gibert de Correggio et de se retirer à Parme. Il parait qu'après avoir renoncé au pouvoir suprème, il obtint, au bout de quelque temps, fa permission de rentrer à Plaisance. Il en profita, en 1309, pour rassembler de nouveau ses partisans, attaquer, le 5 mai, par surprise le podestat guelfe, que les seigneurs de la Torre y avaient envoyé, et recouvrer la souveraineté de Plaisance. 11 fit aussitôt alliance avec tous les Gibelins du voisinage , pour se maintenir dans le pouvoir qu'il avait recouvré ; mais, au bout de seize mois, il fut obligé de laisser rentrer dans la ville ses adversaires et de partager l'autorité avec eux. Ce traité ne fut point observé par les émigrés rentrés dès le lendemain de leur retour, ils chassèrent Albert Scotto de sa patrie ave,' tous ses partisans ; celuici y rentra, le 18 mars 1312, comme simple particulier, ainsi que tous les Gibelins, que l'empereur Henri Vil avait pris sous sa protection. Scotto, qui n'appartenait plus exclusivement à aucun parti et qui avait flotté idi7jà plusieurs fois entre eux, ri secrètement Oon secours aux Guelfes ; avec leur aide, il chassa de Plaisance les Gibelins les plus exaltés ; et, 'tour la troisième fois, il s'empara de la souve- raineté. A peine cependant putil s'y maintenir ix mois ; Matthieu et Galeas Visconti le firent arrêter par surprise, le 29 juillet 1313, et occupèrent Plaisance, dont le vicariat leur avait été donné par Henri VII. Scotto, après être demeuré quelque temps en otage à Milan, s'enfuit à Crémone, et il mourut eu exil à Crème , 23 janvier 1318, sans avoir pu recouvrer ses biens, et laissant le souvenir des maux que son ambition et sa versatilité avaient causés à sa patrie. S. S-1. I
  • Albert SEBA( 1665) : pharmacien, connu dans les sciences par la description de son cabinet d'histoire naturelle, naquit en 1665, à Eetzel, village du bailliage de Friedeburg , en OstFrise. Son père, simple paysan sans fortune, l'envoya pourtant à l'école de son village, qui se trouva heureusement tenue par un homme fort audessus de cette profession et qui, ayant remarqué les dispositions du jeune Seba , lui enseigna le latin et tout ce qu'il crut devoir lui être utile. Après avoir trèsbien profité de ses leçons, Seba entra en apprentissage chez un pharmacien de NeustadtGoedens, grand bourg dans le voisinage d'Eetzel , et, au bout de quelques années, il se rendit en Hollande, où il fut garçon apothicaire dans les principales pharmacies d'Amsterdam et plus tard sur des vaissaux de commerce. Il fit ainsi plusieurs voyages dans les deux Indes, et il y forma une précieuse collection d'histoire naturelle. Il se maria ensuite, s'établit à Amsterdam comme apothicaire et acquit une fortune considérable. Lorsque Pierre le Grand fit son second voyage en Hollande, en 1716, la collection de Seba avait déjà une telle célébrité qu'elle ne put échapper aux recherches de ce prince. 11 l'acheta pour une somme considérable et la fit transporter à StPétersbourg , où elle est encore en partie dans le cabinet de l'académie des sciences. Seba trouva les moyens d'en former une nouvelle, qui , par le nombre et le choix des objets , surpassa à la fin tous les cabinets qui existaient alors en Europe; mais elle fut vendue à l'enchère et dispersée après sa mort, aucun prince ni gouvernement ne s'étant présenté pour en faire l'acquisition. Cependant les naturalistes profitèrent et profitent encore de la description que Seba en fit paraître sous ce titre : Locupletissinzi reruni naturalium thesauri accurata descriptio et iconibus artificiosissimis expressio , per universam physices historiam : opus, cui in hoc rerunz qenere nullum par extitit, ex loto terrarum orbe co'llegit, digessit, descripsit et depingendum curavit Alb. Seba, t. ter, Amsterdam, 1734, 111 planches ; t. 2, ibid., 1735, 114 planches; t. 3, ibid., 1761, 116 planches ; t. 4 , ibid. , 1765 , 108 planches, grand . Il y a deux éditions du texte Les planches de Seba, au nombre de quatre cent cinquante, ont été de nouveau publiées en 1827 et années suivantes , Paris et Strasbourg Elles devaient être accompagnées d'un texte explicatif que devait y joindre M. E. Guérin, et que l'éditeur annonçait devoir être rédigé par une société de savants. Ce texte explicatif n'a pas paru. E. D—s. l'une latine avec la traduction hollandaise en regard , l'autre en latin avec la traduction fran-çaise; les tables, latine et française, sont de Robinet. Le troisième tome, dont l'impression commença du vivant de l'auteur, ne parut que longtemps après sa mort, ainsi que le quatrième, par les soins de son gendre Van Ommering. Il n'y avait à cette époque aucun ouvrage qui approchât de celuilà pour la beauté et le nombre des planches et pour la rareté des objets qui y sont représentés. Le grand commerce maritime que faisait la Hollande avait donné à Seba les facilités nécessaires pour porter sa collection à ce degré de splendeur, et la prospérité dont la librairie jouissait à Amsterdam, à cause de la sévérité de la censure dans les autres pays, y avait attiré un nombre d'artistes capables d'exécuter, dans une grande perfection, les dessins et les gravures nécessaires à cette entreprise. Malheureusement tout le mérite du livre consiste dans les gravures, et, quoique Gaubius, Muschenbroeck , 3Iassuet , le chevalier de Jaucourt et Artedi passent pour avoir travaillé au texte , ce n'est, pour la plus grande partie, qu'un tissu d'erreurs et de méprises. Seba ayant la manie de paraître posséder tout ce dont les auteurs précédents avaient parlé, donne à tort et à travers les noms des objets mentionnés par ces auteurs à des objets tout différents, souvent même à des objets venus de pays fort éloignés de ceux qui produisent les premiers. A tout instant, il place en Amérique des animaux des Indes et réciproquement, en sorte que pendant longtemps les naturalistes, induits en erreur par ses indications, n'ont pu assigner à chaque espèce son véritable climat. Ce n'est qu'à mesure qu'on a reçu les objets euxmêmes de leurs pays originaires qu'il a été possible de mettre quelque ordre dans ce chaos. Buffon surtout a eu le mérite de faire connaître les fautes de Seba relativement aux quadrupèdes et d'ébranler son crédit. Par rapport aux animaux des autres classes, néanmoins, comme ses figures sont belles et généralement exactes, comme elles ont été souvent citées par d'autres auteurs, comme plusieurs des objets qu'elles représentent n'ont point été figurés ailleurs , les naturalistes ne peuvent se passer du livre qui les contient , et son prix est toujours assez élevé dans les ventes. Seba s'était arrangé pour réunir à son ouvrage l'histoire des poissons par Artedi, qui avait fait une étude spéciale de cette partie ; mais la mort de ce jeune naturaliste ne lui permit pas d'exécuter ce projet . Seba mourut à Amsterdam , le 3 mai 1736
  • Albert SMITH( 1816 - 1860) : littérateur anglais , né le 28 mai 1816, à Chertsey, était le fils d'un chirurgien établi dans cette ville. Il fut destiné à la profession de son père ; et, après avoir suivi les cours de l'hôpital de Middlesex, il fut admis, à l'âge de vingtdeux ans, dans le collège des chirurgiens. Il se rendit à Paris, afin de perfectionner ses connaissances en fréquentant les grands hôpitaux de cette capitale ; et il fit ensuite une excursion dans la vallée de Chamouny. Les beautés des paysages des Alpes lui inspirèrent un enthousiasme qui ne s'effaça jamais de son esprit. De retour en Angleterre, il se mit à assister son père auprès des malades de Chertsey; mais il avait fort peu de goût pour les opérations chirurgicales ; un penchant décidé le portait vers deux objets : la littérature et l'exploration du mont Blanc. Il en résulta qu'il se fit écrivain et qu'il accomplit de fréquents voyages dans les Alpes et la Savoie. La première des productions qu'il livra à l'appréciation du public fut une nouvelle intitulée Jasper Bondie, ou les Confessions d'un garçon d'une salle de dissection. Ce récit, inséré dans une publication périodique ; la Marquise de Br Christophe Tadpole ; la Succession de Pottleton. Ces différents ouvrages ont été imprimés à part et ont obtenu plusieurs éditions. On y trouve de la gaieté, de l'entrain ; mais il ne faut leur demander ni des caractères bien tracés et habilement soutenus , ni un intérêt pathétique; beaucoup de mauvais tours joués à de pauvres dupes y sont racontés trop en détail ; la facilité de l'écrivain est loin d'être toujours sanctionnée par le goût, et ses portraits ne sont guère que des caricatures, des esquisses légèrement tracées ; la Danseuse, le Désoeuvré, en ville, les Soirées, etc., reçurent un Ion accueil. En 18119, il fit un voyage en Orient, et, à son retour, il publia Un mois à Constantinople, livre dans lequel il tourna en ridicule, d'une façon fort amusante, les récits exagérés et l'enthousiasme factice qu'inspire à certains touristes la beauté, fort contestable à divers égards, de la capitale de l'empire ottoman. En 1850, abordant une nouvelle carrière , il parut sur la scène comme auteur d'une pièce, la Malle de l'Inde par terre ; il raconta et il décrivit d'une façon animée et spirituelle son voyage en Turquie. Plusieurs autres petites comédies d'un genre burlesque suivirent cet essai et amusèrent le public. Revenant sur un autre théâtre, objet de ses persévérantes prédilections, Albert Smith fit, en 1851, une nouvelle excursion au mont Blanc ; et, après beaucoup de difficultés et de dangers , il parvint à en atteindre le sommet, exploit fréquemment répété depuis. Il s'empressa de faire connaître ses succès, en composant une pièce, ou plutôt un divertissement , l'Ascension du mont Blanc, qui fut joué, le 15 mars 1852, dans la salle Egyptienne. La gaieté de l'auteuracteur, la netteté de son débit, la variété et le mérite des décors charmèrent le public, et la foule se porta longtemps avec empressement à cette représentation d'un nouveau genre. Satisfait de cette réussite, et ayant gagné, diton, quatrevingt mille livres sterling, grâce à cette heureuse idée, Smith perdit de son activité littéraire ; et, dans les dernières années de sa vie, il avait à peu près cessé d'écrire. Une Histoire du mont Blanc , qu'il publia en 1854 , et où il parle de lui presque autant que de la montagne, n'est qu'une esquisse légère et divertissante ; quelques lettres adressées à des journaux sur les événements du jour, constamment présentés sous un aspect grotesque, sur des ridicules de la société anglaise, sont de ces compositions éphémères, qui ne laissent aucune trace. Albert Smith mourut au mois de mai 1860
  • Albert THAER( 1752 - 1828) : agronome célèbre, était né, le I 4 in?l 175.2, à Celle, dans le pays de Hanovre. Fils d'un médecin, il se destina luimème à cette profession. et se rendit à Gcettingue pour y faire ses éludes. La dissertathil : De artione systemntis nerrosi in fel» ibus intermittentibus, qu'il composa pour obtenir le grade de docteur. appela sur lui l'attention publique. Reçu docteur en 1774, Il retourna dans sa ville natale pour s'y vouer à la pratique de la médecine; mais bientôt il parut la négliger pour s'appliquer à l'étude de la philosophie et prendre une part trèsactive à plusieurs travaux littéraires ; ce qui l'amena à vivre dans l'intimité d'hommes fort distingués par leur savoir. Cependant il n'abandonna pas entièrement la pratique médicale, et noème il acquit la réputation d'un docteur dent l'oeil pénétrant et le coeur sensible avaient auprès .les malades les meilleurs résultats. Nommé médecin de la cour dans la GrandeBretagne, il devint médecin ordinaire du roi de Prusse, en 1777. Cependant son est•rieur froid et sa sensibilité excessive lui rendirent la pratique de son art trèsdifficile. Il ne pouvait supporter la vue de ses amis quand il les croyait en danger. et se voyait forcé de s'éloigner d'eux. Ce caractère de faiblesse, si contraire aux nécessités médicales, le força de chercher des distractions dans la culture des fleurs. Mais ce goût ne put l'occuper longtemps. Voulant se créer une sphère d'action plus vaste, plus féconde en résultats et qui lui fit oublier les pénibles moments qu'il passait au lit des malades, il se tourna vers l'agriculture en grand, qui lui parut réunir ces avantages. Ayant commencé par lire tout ce qui avait paru dans son pays sur l'économie rurale, il fut peu satisfait des systèmes allemands, et recourut aux ouvrages anglais, où il trouva ..e qu'il désirait. Dès ce moment toute son existence appartint à l'agronomie. En 1794, il publia son Introduction à l'étude de l'agriculture anglaise, dont le succès surpassa son attente. Ayant renoncé à la pratique médicale, il ne voulut plus ètre que consultant, donna tous ses soins à l'exploitation d'une petite propriété qu'il possédait près de Celle, et fit parfaire une espèce d'ouvrage périodique sous ce titre : les Annales d'agriculture de la basse Saxe. Il commença aussi alors son institut pour l'instruction des agriculteurs, devenu si célèbre. Lorsqu'en 1803, les Français occupèrent l'électorat de Hanovre, ne pouvant supporter la présence des étrangers dans sa patrie, Thaer accepta l'offre qui lui avait été faite de se rendre dans les Etats prussiens, et il y re-çut le titre de conseiller privé au département de la guerre; puis il fut nommé membre de l'académie des sciences de Berlin et continua les danales d'agriculture, qu'il avait commencées à Celle, Ce journal parut sous son nom jusqu'à l'an- née 1824, époque à laquelle l'académie d'agriculture de Berlin se chargea de sa publication. Voulant qu'il unit la pratique à la théorie, le roi de Prusse lui donna en ferme une partie du bailliage de Wallup sur l'Oder, afin qu'il y poursuivit son institut agricole. Mais comme, suivant les vues du célèbre agronome, le terrain extrêmement fertile de ce bailliage ne convenait pas à un établissement qui devait servir en même temps de ferme expérimentale et modèle, il vendit cette ferme et acheta avec le prix qu'il en reçut la terre de Moeglin, où il fonda l'institut agricole qui devait tant ajouter à sa célébrité. Cet établissement s'ouvrit en 1806 dans les circonstances les plus difficiles. Il eut néanmoins dès lors un trèsgrand succès, et l'année suivante le fondateur obtint le titre de conseiller d'Etat. En 1810, lors de la création de l'université de Berlin, Thaer fut nommé professeur d'agriculture et en même temps rapporteur de tous les objets d'agriculture auprès du ministre de l'intérieur. Dans la même année, il donna ses Principes raisonnés d'agriculture, ouvrage dont le mérite a été partout reconnu et qui a été traduit dans la plupart des langues de l'Europe. En 1815, il devint intendant général des bergeries royales , et deux ans après, le roi lui conféra l'ordre de l'AigleRouge, troisième classe. En 1823, il provoqua l'assemblée qui fut réunie à fAipsick pour l'examen des laines. Ce fut l'année suivante qu'il célébra un jubilé en commémoration de sa réception au doctorat, qu'il avait obtenu un demisiècle aupara - vant. Cette fête fut un hommage éclatant rendu à ses services. Le roi de Prusse lui fit exprimer sa parfaite satisfaction, et les rois d'Angleterre , de Bavière, de Saxe et de Wurtemberg lui envoyèrent des décorations avec des lettres pleines de bienveillance, Ses nombreux amis et ses élèves lui témoignèrent leur estime et leur reconnaissance par les démonstrations les plus vives. La classe des cultivateurs ellemême lui envoya une députation pour le remercier des services qu'elle avait reçus de lui, Depuis cette époque, tout en conservant son activité, il vécut paisiblement au sein de sa famille. Ses écrits sont remarquables par la clarté, la concision et l'excellence des préceptes. Comme professeur, il était chéri de ses disciples, que séduisaient toujours son humeur gaie et ses paroles à la fois instructives et entrait'antes. Aimant particulièrement la société des jeunes hommes, dans les commencements de la maladie qui l'a mis au tombeau, il fut toujours entouré de jeunes gens avides d'instruction, et dont il s'était fait de véritables amis. Il mourut au milieu d'eux dans la terre de Moeglin, le 26 octobre 1828. On a traduit ses écrits en plusieurs langues. Ceux qui l'ont été en français sont : 1° Principes raisonnés d'agriculture, trad. de l'allemand par le baron Crud, Genève, 1811-1816, 4 vol. fig.; seconde édition, Paris, 1828, et année suivante, 4 vol. et atlas. 2' Descrip- lion des nouveaux instruments d'agriculture les plus utiles, trad. de l'allemand par Matthieu de Dombasle, Paris, 1821 avec 25 pl
  • Albert BATTEUX : footballeur
  • Albert CALMETTE : bactériologiste
  • Albert Camus( 1913) : écrivain français
  • Albert COHEN : écrivain
  • Albert COSSERY : écrivain : "Mendiants et orgueilleux"
  • Albert COSTA : Joueur de tennis espagnol vainqueur à Roland Garros en 2002.
  • Albert de Mun : homme politique français
  • Albert de Saxe : philosophe, astronome et géologue allemand
  • Albert DECOURTRAY : Cardinal
  • Albert DIEUDONNE : acteur
  • Albert DU ROY( 1938) : journaliste
  • Albert DUCROCQ : journaliste
  • Albert Einstein( 1879) : physicien allemand naturalisé américain
  • Albert FERRASSE : rugbyman
  • Albert FINNEY : acteur
  • Albert FRATELLINI : clown
  • Albert GRIMALDI : Prince
  • ALBERT II : Roi des Belges
  • Albert LAMORISSE : cinéaste
  • Albert LE GRAND : théologien
  • Albert LEBRUN : Président
  • Albert LONDRES : journaliste français
  • Albert PORTAS : tennisman
  • Albert PREJEAN : Père de Patrick Préjean, acteur "Sous les toits de Paris"
  • Albert RAISNER : animateur TV "age tendre et tête de bois"
  • Albert Roussel : compositeur français
  • Albert SAMAIN : poète symbolique
  • Albert Schweitzer : théologien, philosophe, musicien, musicologue et médecin missionnaire français, prix Nobel de la paix 1952
  • Albert SPAGGIARI : Gangster
  • Albert UDERZO : Dessinateur

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