Le prénom elisabeth Féminin

Origine :

Fête :

05 Novembre

Signification de elisabeth

Élisabeth provient du prénom hébreu Elisheva. Elisheva était l’épouse d’Aaron, frère et porte-parole de Moïse durant l’Exode. La mère de Jean le Baptiste se prénommait également ainsi. Bien d’autres figures de l’Ancien comme du Nouveau Testament portaient ce prénom. En témoigne sa popularité dans les pays chrétiens. Dans les pays arabes, Élisabeth se décline en Alisabath ou Élisabath. Élisabeth est une personne patiente. Elle voit toujours du bon chez les autres. Élisabeth est également une âme fragile et parfois vulnérable. Elle écoute plus son cœur que son intellect. Particulièrement sensible, Élisabeth n’oublie jamais le soutien d’un parent ou d’un ami. Élisabeth possède plusieurs variantes. Ce prénom est aussi orthographié Elisabeth, Elizabeth ou Elsbeth. En Espagne, Élisabeth correspond à Isabel ou Isabela. L’Elizabeth allemand est aussi fréquemment utilisé aux États-Unis. Élisabeth possède également plusieurs diminutifs comme les Lisa et Elsa allemands, les Liz, Lizzie, Besse ou Bessie américains. La reine d’Angleterre est sans doute la personnalité la plus marquante portant ce prénom. De nombreuses autres reines ont été ainsi prénommées avant Élisabeth II. Il s’agit des Élisabeth I d’Angleterre et de Russie ou d’Élisabeth d’Autriche, reine de France, malgré son titre. Élisabeth trouve également un franc succès chez les people. On relèvera entre autres la chanteuse australienne Elisabeth White, la comédienne américano-britannique Élisabeth Taylor ou l’actrice américaine Elisabeth Shue. Parmi les célébrités françaises figurent l’actrice Élisabeth Vitali, la chanteuse Élisabeth Wiener, ou l’essayiste Élisabeth De Fontenay.

Personnalité de elisabeth

Sentimentales, douces, affectueuses, ce sont des séductrices innocentes. Travailleuses, elles vont toujours au bout de ce qu'elle entreprennent. Accueillantes, d'esprit très ouvert, ce sont des optimistes qui voient le bon côté des choses. Elles sont attentives aux autres. Ce sont d'excellentes confidentes, mais elles sont pudiques et n'extériorisent pas leurs sentiments.

Provenance du prénom elisabeth

Histoire de elisabeth

Etymologie de elisabeth

Les elisabeth célèbres

  • Élisabeth BARTON : connue sous le nom de la Religieuse de Kent , fille d'une basse extraction , selon toute apparence, et sur laquelle on ne sait rien jusqu'en l'année 1525 , époque à laquelle elle était servante d'un habitant de la paroisse d'Aldington , dans le comté de Kent. Elle profita des convulsions que lui donnait une maladie hystérique dont elle fut attaquée , pour se prétendre inspirée . Sept autres personnes, au nombre desquelles étaient Thomas Abel et Fisher, évêque de Rochester, furent condamnées à avoir leurs biens confisqués, et à demeurer en prison aussi longtemps qu'il plairait au roi de l'ordonner. Les autres personnes compromises dans cette affaire obtinrent leur gràce , estil dit dans l'acte, sur les instantes sollicitations de la reine Anne. L'historien Sanders, dans un ouvrage latin sus' les martyrs du papisme, sous Henri VIII, comprend dans sa liste Elisabeth Barton
  • Élisabeth BUCHAN( 1738) : Ule d'un aubergiste, naquit en 1738, à FitmyCan, dans le nord de l'Écosse. A l'àge de vingt et un ans, elle vint à Glascovv, et lit connaissance avec un ouvrier nommé Robert Buchan, qu'elle épousa. Elle abandonna alors la doctrine épiscopale, dans laquelle elle était née, pour embrasser les opinions de son mari, qui était engagé dans la secte appelée Burgher- Seceders; mais en 1779, elle se lit chef d'une secte particulière ap- pelée la secte des buchanistes, et entraîna à_ ses opi- nions le ministre d'Irvine, Hugues Whyte, et d'autres ecclésiastiques. Elle ne cessa de faire des prosélytes jusqu'au moment où, en 1790, la populace d'Irvine s'attroupa autour de la maison du ministre, et en brisa toutes les vitres; ce qui força mistriss Buchan, accompagnée de ses partisans, au nombre de quarantesix, à sortir d'Irvine, et à aller s'établir dans une ferme des environs de Thornbill. Leur doctrine était assez singulière. Ils prétendaient que la fin du monde était proche, qu'aucun d'eux ne Cet onvrage a été traduit en français par Roncq, Paris, 1842, 11 en existe ,une antre traduction par un anonyme sous ce titre : Observations sut l'usage des bains de nier et des bains tièdes, Bordeaux, 1124 Mourrait et ne serait mis en terre, mais qu'on allait bientôt entendre le son de la trompette dernière, signal de la mort de tous les méchants, qui devaient l'ester 1,000 ans dans cet état de néant, tandis que les buchanistes, sous une forme bienheureuse, seraient ravis dans le :ciel pour y voir Dieu face à face, et redescendraient ensuite sur la terre, accompagnés de Jésus, qui les y 'gouvernerait pendant 1,000 ans. Après ces 1,000 ans, le diable, jusqu'alors enchaîné, serait délivré de ses fers, et viendrait, à la tête des méchants ressuscités, attaquer les buchanistes, qui, commandés par Jésus, les mettraient en fuite. Ces sectaires ne se mariaient point, et semblaient ne point rechercher les plaisirs des sens. Ps n'avaient qu'une bourse commune, et vivaient comme une seule et même famille, travaillant rarement, et sans vouloir accepter aucun salaire. Élisabeth Buchan mourut en 1791. Le nombre de ses prosélytes était alors bien diminué, et sa secte n'existe probablement plus aujourd'hui
  • Élisabeth CAMINER( 1751 - 1796) : fille du précédent, naquit à Venise en 1751. Dès son enfance elle montra le goût le plus vif pour l'étude ; elle employait, à la lecture tous les moments qu'elle pouvait déro- ber aux occupations ordinaires de son sexe. Son père, voyant ses heureuses dispositions, ne négligea rien pour les développer ; et, dès qu'elle fut en lige de lui rendre quelques services, il la chargea de mettre au net ses manuscrits et de classer sa cormes- pondance. Dans les loisirs que lui laissait ce tra- vail, elle apprit les langues étrangères. A dixhuit ans, elle traduisit en italien l'llonné'ie criminel, draine de Fenouillot de Falbaire , qui fut représenté dans les principales villes d'Ita- lie : c'était son premier ouvrage. L'extrême bienveillance que lui témoigna le public fut pour elle un encouragement , et depuis ne. parut pas sur les théàtresLde Paris, de Londres ou d'Allemagne une seule pièce remarquable qu'elle ne s'empressât d'en offrir la traduction à ses compatriotes. En 1771, elle épousa le docteur Turra de '‘Ticence ; et, quoiqu'elle eût suivi son mari dans cette ville, lorsque son père, à raison de ses vastes travaux littéraires , fut forcé de quitter la rédaction du Giornale enciclope- dico, elle le continua du 82e au 217 volume. Malgré ses occupations, Élisabeth s'était chargée de donner M. Valini, dans son article CAMINER de sa Biogra fia univer- sale, t. 9, p.495, dit qu'Elisabetit ne reprit la direction de ce journal qu'après la mort de son père ; mais c'est une erreur, puisque, comme on l'a va, Dominique Camille n'est mort qu'en 1796, quelques mois après sa fille. des leçons de déclamation à quelques jeunes gens. Elle avait fait construire, pour exercer ses élèves, un petit théâtre qui n'était fréquenté que par une société choisie. Un soir que, fatiguée, elle entrait dans une chambre voisine du théàtre pour s'y re- poser, un soldat ivre, qui ne la connaissait pas, 'ou- lut l'arrêter, et lui donna un coup de poing dans l'estomac. Cet accident lui occasionna une maladie dont elle mourut en 1796, à 45 ans, vivement regrettée de tous les amis des lettres. Elle entretenait une correspondance suivie avec la plupart des auteurs dramatiques de l'Europe. Parmi ses compatriotes, elle avait pour amis AlbergatiCapacelli, avec qui, disaiton, elle avait dû se marier ; les abbés Fortis et Bertola, Fr. Gritti, le célèbre Carl Gozzi, etc. Elle a laissé un grand nombre d'ouvrages. Outre ses Raccolte di composizioni teatrali, tra- dotle, Venise, 1772, 74, 76, en 2!) vol. on lui doit des traductions des CPUVECS de Shakspeare, en prose ; du Tableau de l'histoire moderne de Mellegan ; des Contes moraux de Marmontel ; de l'Ami des enfants de Berquin, et des œuvres pastorales de Gesner. Cette dernière traduction est excellente ; elle a été réimprimée plusieurs fois. Le P. Moschini promettait, en 1818, une biographie spéciale de cette femme distinguée, et il avait déjà recueilli des matériaux pour cet ouvrage
  • Élisabeth CARTER( 1717 - 1806) : Anglaise distinguée par ses talents littéraires, naquit en 1717, d'un ecclésiastique du comté de lient, qui lui donna une excellente éducation. Elle joignait à une connaissance profonde des langues anciennes et modernes un jugement solide et du talent pour la poésie. Sa modestie égalait son mérite. Le plus connu de ses ouvrages est la traduction anglaise de tous les écrits d'Epictète qui sont parvenus jusqu'à nous, précédée d'une introduction et accompagnée de notes, 1 vol. publiée en 1758, par souscription. Cette traduction est trèsestimée des Anglais; elle a été réimprimée en 2 vol. et à Dublin Ses Poésies sur différents sujets, 1702, 1 vol. in -8°, réimprimées depuis et dans les Mélanges de Dodsley, sont également remarquables par la sagesse des pensées et par un style toujours élégant et naturel. On lui doit aussi les numéros 64 et 100 du Rambler, portant la signature de Chariesa, et une traduction anglaise des Dialogues sur la lumière et les couleurs d'Algarotti. Elle mourut à Londres, le 19 février 1806, âgée de 89 ans
  • Élisabeth DRAPER( 1700) : née vers le milieu du I 8e siècle, de parents anglais, au territoire d'An ! jengo sur la côte de Malabar, épousa Daniel Draper. alors conseiller de justice à Bombay, qui était, ei 1775, chef de la factorie de Surate : elle en eut plusieurs enfants. L'ardeur du climat paraissant contraire à sa constitution délicate, elle passa trèsjeune encore en Angleterre. Le célèbre Sterne eut occasion de la voir, et fut charmé de sa douceur, de son esprit, de sa grâce et des talents agréables ?pi'elle possédait. Il crut lui reconnaitie une âme parfaitement en harmonie avec la sienne, et bientôt commença entre eux une liaison intime, une espèce de passion platonique où les sens n'entraient, diton, pour rien. C'était vers 1767, elle avait don 25 ans. Sterne en avait environ 54 ; il avait, ditil, 95 ans par sa constitution. Elisa, car c'était ainsi qu'il la nommait, n'était pas belle, et elle était presque continuellement languissante ; mais sa figure avait l'expression la plus aimable, ses formes et ses mouvements naturels étaient pleins de séduction. Elle fut pour ainsi dire la muse de Sterne, qui lui dut peut-être les plus heureuses inspirations de ses écrits; il sentait sa verve s'échauffer en sa pré-4 sence. « Si votre mari était en Angleterre, lui dit- « il dans une de ses lettres, je lui donnerais vo- « lontiers 500 livres , pour qu'il vouslaiset seule- « ment à côté de moi deux heures chaque jour, peu- « dant que j'écrirais mon Voyage sentimental ; je suis « persuadé que l'ouvrage en aurait plus de débit, « et que j'en retirerais sept fois cette somme.» Après que son mari l'eut rappelée dans les Indes, Sterne lui écrivait avec unes singulière naïveté, si ce.n'était pas une plaisanterie : «Si jamais vous de- « venez veuve, Elisa, ne songez pas à vous donner « à quelque riche nabab, parce que j'ai moimême « le dessein de vous épouser. Ma femme ne peut « pas vivre longtemps... et je ne connais personne « , ne parle d'elle qu'avec la plus grande admiration. L'espèce de passion que cette femme a inspirée à deux hotumes célèbres a paru un titre suffisant pour lui don- ner une place dans cette biographie
  • Élisabeth EDMONDS : hôtelière à Chester en Angleterre , s'est rendue célébre pour avoir sauvéde leur perte les protestants d'Irlande sous le règne de Marie. Cette princesse avait chargé le docteur Cole, catholique fougueux , de porter en Irlande l'ordre de chasser les protestants de cette 11e. Cole, arrivé à Chester, fit venir, à l'auberge où il était descendu , le maire de cette ville, et frappant de la main sur une boite qu'il lui montra : « Voici , lui ditil , un ordre de « notre gracieuse souveraine, pour débarrasser « l'Irlande des hérétiques. » La curiosité avait porté Elisabeth Edmonds , protestante zélée , à venir à la porte de la chambre écouter ce qui s'y disait. Lorsque Cole reconduisait le maire, elle se glissa dans l'appartement , ôta de la boite la lettre patente de la reine , et lui substitua un jeu de cartes , sur lequel elle retourna le valet de trefle. Cole aborda heureusement à Dublin le 4 octobre 1558, alla tout de suite au chàteau, lit convoquer le conseil , et après avoir, dans un discours étudié , préparé l'assemblée à l'objet de sa mission , il remit la boîte, annonçant qu'elle contenait les ordres de la reine. Le secrétaire du conseil ouvre la boite , et n'y trouve qu'un vieux jeu de cartes, avec le valet de trefle par dessus. La surprise fut générale ; Cole protestait qu'il avait reçu la lettre de la propre main de la reine; il ne pouvait concevoir comment une métamorphose si singulière s'était opérée. « C'est bon, bon , dit le viceroi « retournez en Angeterre, chercher une autre « lettre patente ; en attendant , nous mêlerons « les cartol. » Cole , de retour auprès de Marie obtint de nouveaux ordres et les garda mieux mais tandis qu'il était à Holyhead à attend] un vent favorable , on apprit la mort de 1 reine , et l'avénement au trône de sa soeur Ehi sabeth. Alors Cole rebroussa chemin , se dou tant bien que sa lettre patente était cornm non avenue. La veuve Edmonds ne commenç. à parler de sa supercherie , qu'après la mort d. Marie ; bientôt la nouvelle s'en répandit partout. Lord Fitzwalter, viceroi d'Irlande, passan. par Chester à son retour en Angleterre , apprit de l'hôtelière Edmonds toutes les particula- rités de l'aventure , et les raconta à la reine, à qui le tour plut si fort, qu'elle accorda à cette femme une pension annuelle de 40 livres ster- ling
  • Élisabeth ELSTOB( 1683) : soeur du précédent, et compagne assidue de ses études, naquit, en 1683, à NewcastlesurTyne. Elle avait reçu de sa mère le goût de l'étude et de la science ; l'ayant perdue à huit ans, elle résista aux efforts de ses tuteurs pour la détourner d'une carrière si peu ordinaire à son sexe. On la laissa enfin libre de suivre un goût si déterminé ; il parait qu'elle partagea à Oxford l'éducation de son frère, et qu'elle le suivit ensuite à Londres. Elle l'aida dans ses travaux, et accompagna son édition anglosaxonne et latine de l'homélie dû jour de StGrégoire , d'une traductinn anglaise et d'une préface en l'honneur des femmes savantes. Élisabeth Els- tob publia ensuite une traduction de l'Essai sur la Gloire par mademoiselle de Scudéry. Elle avait transcrit de sa main, probablement pour un des ouvrages que projetait son frère, toutes les hymnes contenues dans un ancien manuscrit de la cathédrale de Salisbury. Elle entreprit, pour son propre compte, un recueil d'homélies saxonnes, avec la traduction anglaise, des notes et des variantes ; mais les moyens pécuniaires manquaient à Élisabeth pour l'exécution de ses projets littéraires. Elle avait possédé, diton, une forteine honnête, qu'elle avait laissé périr par sa négligence et par son peu d'attachement aux choses temporelles. Ce détachement se portait jusqu'à un excès dont on sait rarement gré à une femme, quelque savante qu'elle soit. Un de ses contemporains parle d'une visite lui fit, et où il la trouva ensevelie dans les livres et la malpropreté. Aussi Elisabeth savaitelle huit langues, sans compter la sienne. Deux ou trois de moins, et un peu plus d'argent, ne filtce que pour faire imprimer ses tradtictions, auraient rendu sa science plus utile aux autres, et à ellemême. Le lord trésorier lui procura quelques secours de la reine Anne pour l'impeession de ses homélies ; mais cette princesse mourut, et ses secours cessèrent, en sorte qu'on n'imprima qu'un petit nombre des Homélies . Eli- sabeth, ayant à peu près dans le même temps perdu son frère, se trouva dans un dénûmenl complet. Cependant elle fit paraître, en 1715, une Grammaire saxonne, dont les caractères furent gravés aux frais du lord Chief Justice Parker, depuis comte de Macclesfied. Elle se retira à Evesham, où elle tint, pour subsister, une petite école. On obtint, pour elle, de la reine Caroline, une pension annuelle de 20 guinées ; mais la mort de cette princesse vint encore lui enlever cette modi- que ressource. Alors elle chercha une place de 1 getivernante. Il semblerait que l'espèce de décousu 1 satant qu'elle portait dans l'ensemble comme dans les détails de sa vie, dût la rendre peu propre à des fonctions de ce genre. Cependant elle entra, en cette qualité, en 1739, chez la duchesse douairière de Portland, où elle demeura jusqu'à sa mort, arrivée le 30 mai 1756
  • Élisabeth FARREN( 1759 - 1829) : actrice anglaise , devenue comtesse de Derby , naquit en 1759. Sa mère, fille d'un riche brasseur de Liverpool, avait apporté en dot une somme assez considérable à son mari , qui nonseulement dissipa cette fortune , mais ne réussit pas dans sa double profession de chirurgien et d'apothicaire , et chercha ensuite dans l'état de comédien des ressources pour subsister. H laissa en mourant sa veuve réduite à pourvoir à l'entretien de trois filles , qui toutes suivirent naturellement la carrière ouverte par leur père. Élisabeth parut , pour la première fois , sur le théâtre de Liverpool , en 1773 , dans le rôle de Rosette de l'Amour au village, et joua ce rôle et quelques autres avec succès en diffjrentes villes de province. En 1777 elle débuta à Londres , sur le théâtre de llayMarket , dans le personnage de miss Hardcastle de la comédie de Goldsmith She stoops to couper. Quelques mois après , son talent contribua au succès qu'eut en Angleterre le Barbier de Séville , où elle fit le rôle de Rosine. Ces succès et les conseils de ses camarades le plus en état de juger en pareille matière l'encouragèrent à aborder les rôles difficiles , et l'effet qu'elle y produisit répondit il cette confiance. De ce moment les deux principales scènes de Londres se disputèrent celte artiste éprouvée , et elle joua les divers genres du drame alternativement à DruryLane et à CoventGarden. En 1780 , elle figura Almeïda dans la tragédie de Pratt , la Belle Circassienne , pièce qui eut une suite peu interrompue de vingttrois représentations. Miss Farren avait une taille élevée ; ses traits exprimaient la sensibilité ; sa voix , pure et sonore , peu étendue , avait de la netteté , et son débit était parfaitement distinct et entralnant. Elle avait de plus le secret de dire avec délicatesse et de sauver en quelque sorte les passages surtout des pièces de Congreve , qui , sortis d'une autre bouche , eussent peut-être choqué les auditeurs. Les avantages personnels de cette actrice, joints à la décence de sa conduite dans le monde, fixèrent sur ses pas des adorateurs illustres. Le célèbre Fox perdit auprès d'elle ses soupirs. Lord Derby , qui avait pour elle les intentions les plus flatteuses , lui procura la protection de quelques grandes dames , sous les auspices
  • Élisabeth FRY( 1780 - 1845) : quakeresse, naquit le 21 mai 1780, et fut l'une des femmes de notre époque qui honorèrent le plus son sexe par une vie entière consacrée aux oeuvres de bienfaisance. Elle était la troisième fille du quaker John Gurney, , d'Earlham, près de Norwich . A l'âge de douze ans, elle eut le malheur de perdre sa mère, qui lui avait donné de bonne heure une éducation toute religieuse. Longtemps après, dans ses mémoires , elle rappelle la lecture silencieuse de la 'nie, faite en commun sous le toit paternel. Cette éducation austère ne l'empêcha pas de cultiver les arts : la musique, le chant, la danse, elle possédait tout ce qui peut faire briller dans le monde, qui semblait devoir sourire à sa bienvenue. De quatorze à dixsept ans, au milieu de la tourmente de l'époque, livrée à ellemême, sans guide , sans conseils, ses convictions s'ébranlèrent, et même elle devint sceptique ; elle était, selon sa propre expression , ,, dont la fortune indépendante et la générosité lui facilitèrent l'exercice de la bienfaisance, devenu pour elle son bonheur et sa vie. Ayant entendu parler de la mauvaise tenue de la prison des femmes de Newgate , à Londres, elle s'y rendit pour l'examiner. On la conduisit dans une salle où se trouvaient cent soixante femmes et un grand nombre d'enfants des dernières classes de la société, qui, à son entrée, l'entourèrent avec tumulte ; mais la noblesse de son maintien , son regard à la fois doux et sévère , inspirèrent bientôt du respect à ces êtres dépravés. Elle leur offrit des secours et leur adressa des paroles de consolation , de paix et d'espérance, tout en évitant de rien dire qui pUt avoir rapport aux crimes ou délits pour lesquels ils étaient détenus. Quelques jours après, madame Fry retourna à Newgate et passa une journée entière au milieu de ces malheureux. Je ne viens pas sans mission, ditelle en leur montrant une Bible ; c'est ce ; là, continuant la noble mission à laquelle elle s'était vouée , elle ne cessa de secourir les malheureux de son voisinage ; tous avaient leur part, sans aucune distinction de religion. En 1815, elle revint à Paris, niais dans ce dernier voyage en France, sa santé s'altéra gravement ; un séjour à Bath la rétablit momentanément, mais bientôt tout espoir de guérison disparut , et le 12 octobre 1845., à Ramsgate, elle expira au milieu des regrets les plus vifs et plus sincères. Ses restes mortels furent portés dans le cimetière des quakers à Barking . Pour les eltails qui regardent Fry, on peut consulter le Gentleman's Magazine, 1845 , t. , et 1817, t. 1" ; Memoirs of the lift. of Elizabeth Fry, publiés par ses filles, qu'elle avait élevées avec la plus vive tendresse, Londres, 1817, 2 vol. ; et Vie d'Élisabeth Fry , extraite des Mémoires publiés J)31 deux de ses tilles et enrichie de matériaux inédits, par llerminie de Chavannes, Faris, 185'2, A
  • Élisabeth GUÉNARD( 1751 - 1829) : baronne de Aéré, la plus féconde de nos romancières, naquit à Paris en 1751 , et y mourut le 18 février 1829. Jusqu'à la fin du 18e siècle, elle ne joua dans la société d'autre rôle que celui d'une femme instruite , spirituelle , et qui n'avait nullement la prétention de prendre rang parini les auteurs ; mais depuis l'année 1799 , elle s'en est bien dédommagée , et durant cet espace de temps jusqu'en 1825, date de sa dernière publication , elle a mis au jour plus de cent dix ouvrages, lesquels réunis formeraient une bibliothèque de près de trois cent cinquante volumes. Romans d'imagination , romans historiques, compilations, anecdotes, mémoires contemporains, brochures politiques, sa plume infatigable a traité tous les genres, et elle l'a fait avec une médiocrité qui ne préservera de l'oubli aucun de ses ouvrages. Madame Guénard n'a pas publié sous son nom tous ses livres. Soit que ses libraires y trouvassent un moyen d'achalandage , soit qu'elle fût honteuse ellemème de sa triste fécondité, elle a pris différents pseudonymes, tels que : Boissy, de Geller, et surtout de Faverolles , ancien officier de cavalerie. C'est sous le nom de ces individus , qui sont encore à naltre, qu'elle a donné ses romans orduriers, tels que les Trois moines , les Capucins, ou le Secret du cabinet noir, le Diable hermite , Chrysostome père de Je, dme , de Pigault- Lebrun , etc. Aussi aton , avec une suite dans laquelle se trouve retracé, toujours sous des noms indiens, le retour de la fille de Louis XVI. Après Irma, on peut citer de madame Guénard quelques autres productions dont par le sujet du moins elle pouvait se faire honneur. Ce sont : 1. Mémoires historiques de Marie- ThéréseLouise de Carignan , princesse de Lamballe, une des principales victimes immolées dans les journées des 2 et 3 septembre 1792 , Paris, 1801. Cet ouvrage a eu quatre éditions. 2° le Captif de Valence , ou les derniers moments de Pie fa, Paris, 1802 , 2 vol. ; 3° Histoire de madame Élisabeth de France‘, soeur de Louis XV/, avec des détails sur ce qui s'est pass'é dans l'intérieur des chàteaux de Versailles et des Tuileries ; ce qui lui est arrivé de plus remarquable pendant sa détention au Temple ; auxquels on a joint un grand nombre de lettres écrites par ellemême, Paris, 1802, 3 vol. Ces lettres passent pour apocryphes. 4. Vie du duc de Penthiévre , 1802, 2 vol. S. les Augustes Victimes du Temple, Paris, 1818, 3 vol. ; 6. Soirées du château de Val bonne, ou la Morale évangélique mise en action, Paris, 1816. Sous le pseudonyme Boissy elle a publié deux compilations historiques sur l'Espagne : 1° Histoire des invasions et des expéditions militaires en Espagne depuis les Phéniciens jusqu'à nos jours, ouvrage donnant un aperçu statistique de la Péninsule avec l'origine , les moeurs et le caractère de ses habitants, Paris , 1825, 1 vol. ; 2. Précis de l'histoire d'Espagne depuis l'origine de cette puissance jusqu'à 1814 , et continuation depuis 1814 jusqu'à ce jour, par M. le comte de Barrins , Paris, 1824 Déjà elle avait saisi l'apropos de la descente projetée en Angleterre pour enfanter, sous le voile de l'anonyme , une Histoire des soixante- trois descentes faites en Angleterre par les Français , les Saxons , les Danois , depuis Jules César jusqu'à l'expédition du général Hoche en Irlande, Paris, 1804 Tous les sujets étaient à sa convenance, depuis les plus graves jusqu'aux plus ignobles et aux plus frivoles : ainsi l'auteur du Dialogue de Pie VI et de Tarquin , puis de l'Hommage à la gloire et à la religion , Paris, 1803, etc., est la même qui donna l'Histoire d'une chatte griffonnée par elle- même , et encore Garde à vous ! ou les Filous et leurs dupes, aventures plaisantes des salons les plus renommés de la capitale , des provinces et de l'étranger . Les romans historiques qu'elle a publiés comme des Mémoires sont pour la plupart d'une nature assez graveleuse, et ont paru sous le nom de Faverolles. Ce sont les prétendus mémoires de la duchesse d'Orléans, mère du régent, de Marion de Lorme, de la comtesse Dubarry, l'histoire de vingt jeunes filles enfermées dans le parc aux cerfs . On peut supposer sans trop de malignité qu'une femme qui, dans Voici comment l'auteur d'un petit écrit satirique, intitulé Mes Visites du jour de l'an , jugeait le talent de madame G'uenard , dont il ignorait le sexe : Ce petit écrivain , « qui fait de grands romans bien longs, bien sentencieux, bien « insignifiants, s'imagine sans doute avoir la plume de Lesage son àge mûr et dans sa vieillesse, consacrait de préférence sa plume à de pareils sujets, et se faisait l'émule de PigaultLebrun , avait dû , au temps de sa jeunesse et de sa beauté, être l'héroïne de plus d'un roman , et la nature de ses ouvrages fait supposer même que ces romans durent étre du genre le moins sentimental. Du reste, dans ses relations avec les libraires, madame Guénard montra toujours beaucoup de loyauté ; malgré le prix fort peu élevé qu'elle mettait à son talent, l'étonnante facilité de sa plume faisait compensation. Il était juste que la providence des cabinets de lecture et des étalages ne mourùt pas de faim. Le libraire Pigoreau , qui a édité une partie des romans de cette dame, lui a consacré deux articles dans sa Bibliothèque biographie° - romancière. On peut consulter sur elle l'article trèscomplet de M. Quérard dans la France littéraire, D—R—R.
  • Élisabeth HOOFMAN( 1664) : née à Harlem en I664, occupe une place honorable au Parnasse hollandais. Son talent se manifesta dès la plus tendre enfance : elle eut le bon esprit de le former par la lecture des anciens, et en essayant de rendre dans sa langue maternelle quelquesunes de leurs productions, de celles en particulier d'Anacréon et d'Horace : elle cultiva même avec succès la poésie latine. Son mariage avec Pierre Koolaart , négociant de Harlem , ne contribua pas à la rendre heureuse. Un goût démesuré que parait avoir eu son mari pour la dépense ruina leur maison. Ils se transportèrent à Cassel quand le landgrave de Hesse , en créant le port de Carlshave , eut nommé en 1721 Koolaart directeur du commerce. L'électeur étant mort en 4730 , et Koolaart deux ans après, Élisabeth ellemême termina ses jours à Cassel, dans un état voisin (le l'indigence , en 1736. Guillaume Kops, (le Harlem , a recueilli les meilleures productions hollandaises et latines de son estimable concitoyenne, et les a publiées en 4774
  • Élisabeth KOWALSKA : dame polonaise qui a vécu dans le dernier siècle, jouit dans son pays d'une grande réputation comme poète. On a d'elle des poèmes sur David et sur SteMadeleine; elle a aussi célébré la fameuse bibliothèque de Varsovie, connue sous le nom de Zaluski, qui en fut le fondateur : mais son poème qu'on a le plus vanté est celui des Quatre Saisons ; Janozki , dans sa Pologne littéraire, en porte ce jugement : « Elisa-« beth Kowalska a composé un poème des Saisons « avec tant d'élégance et de charme, que, d'après « l'avis des critiques les plus sévères, il n'existe « rien de plus purement et de plus agréablement « écrit en langue polonaise
  • Élisabeth KULMANN( 1808) : poète russe , née à StPétersbourg en '1808, était fille d'un employé allemand , qui servit d'abord dans l'armée , puis dans l'administration russe. La mère, après la mort de son mari , privée de ressources, se retira avec ses enfants dans un village sur le bord du golfe de Finlande : Élisabeth était encore trèsjeune. Dès l'âge de six ans, l'imagination de cette enfant extraordinaire commença de s'exercer sur de petits sujets ; sa première composition fut une fable. Ces dispositions précoces furent cultivées par un ami de la famille , le docteur Grossheinrich, précepteur dans une maison russe. A six ans elle parlait allemand et russe , et s'exprimait , diton, assez facilement en français ; dans les années suivantes elle apprit l'italien , et on l'entendit dans la suite déclamer de longues tirades du Tasse avec une entente parfaite des beautés de la poésie italienne. Elle aborda aussi le latin, afin de comprendre Horace ; puis elle reçut de Grossheinrich quelques leçons de grec qui la mirent à même d'étudier le reste jusqu'à ce qu'elle fût capable d'entendre les vers d'Homère et surtout de P , qui devint son poète favori. Du grec ancien elle passa au grec moderne , et l'on assure qu'elle apprit à le parler si couramment qu'un Grec avec lequel elle s'entretint la crut originaire d'une des iles de l'Archipel. L'étude d'autres langues modernes , telles que l'anglais, l'espagnol et le portugais, suivit celle du grec, et elle traduisit en allemand , pour s'essayer, des fragments de Milton , les fables d'Yriarte et les odes portugaises de blanoël. Pendant ces études il s'était opéré un changement heureux dans sa position. L'aumônier de l'école des mines ayant offert à la mère d'Élisabeth et à ses enfants un logement dans cette institution , la jeune poète se lia d'amitié avec les filles du directeur, et fut admise à partager leurs leçons d'arts d'agrément. Elle fut dès lors dans une situation conforme à ses goûts et au développement de son esprit. Ce n'était plus l'enfant qui, assis sur le bord de la Baltique , s'abandonnait aux rêveries à l'aspect des nuages ; jolie fille, aux traits expressifs et pàles , à la taille élégante , à la chevelure noire , aux yeux bleus , elle était devenue capable de juger la littérature poétique des peuples anciens et modernes, et avait des inspirations dignes de figurer parmi celles des poètes qui faisaient son admiration. Un cadeau que lui envoya l'impératrice mère, à qui les protecteurs d'Élisabeth avaient présenté un choix des odes d'Anacréon, traduites par elle en allemand, en russe et même en italien, excita sa vive recon- naissance, et lui inspira l'idée de son Monument de Bérénice, composition allégorique dans laquelle dix poètes grecs contemporains de la mère de Ptolémée Evergètes concourent pour l'éloge de cette princesse, qui est ici le symbole de l'impé- ratrice mère. Un voit par ces hymnes combien la jeune Élisabeth s'était pénétrée du génie des poetes grecs. Elle en fournit une nouvelle preuve dans la série de poésies qu'elle a intitulées Corinne, et dont voici l'origine et le motif. L'étude de Pindare lui donnait de vifs regrets de ne rien trouver de Corinne, rivale littéraire du poete grec aux jeux Olympiques. Son maitre, à qui elle exprima ses regrets, lui répondit : Eh bien , il ne « tient qu'à vous de ressusciter Corinne, comme « Macpherson a ressuscité Ossian. » Encouragée par ces paroles, et s'inspirant du génie de la poésie grecque, elle composa une suite d'odes ou d'hymnes pleines d'allusions à la belle nature de la Grèce et aux sentiments du peuple grec , telles qu'aurait pu en jeter Corinne même dans ses poésies. Elle traduisit Anacréon entier. Elle imita en allemand des poésies lyriques , StPétersbourg , 1833 5 vol. Ses oeuvres poétiques allemandes ont été recueillies et mises au jour par son maitre, Grosslieinrich ; ce recueil , intitulé Scemmtliche Gedichte von Elisabeth Kulmann, StPétersbourg, 1835 , forme 4 volumes. Un phénomène aussi étonnant que cette jeune fille, qui dès son enfance, dans un état voisin de l'indigence, s'élève aux plus hautes conceptions et se pénètre du gé- nie poétique des littératures anciennes et modernes, a engagé un poëte russe, Timofejev, esquisser d'une manière dramatique l'apothéose de cette vie si courte et si intéressante dans un drame intitulé Jelisaveta Kulman, fantasija , StPétersbourg 1835. Dans le recueil des essais poétiques de la jeune fille , il y en a nécessairement plusieurs qui sont faibles ; ce sont surtout les poésies allemandes de son enfance et ses premiers pas sur le Parnasse; dans la suite, son esprit , plus nourri des chefsd'oeuvre de la poésie, et composant principalement en russe , sa langue maternelle, réussit mieux , tant pour le style que pour les idées ; aussi ses poésies russes sont généralement préférables aux essais trop précoces de sa muse allemande. Vo)' . la notice sur ce poete dans les Bleier fur liter. Unterhaltung , 1836, res 291 et 292
  • Élisabeth MONTAGUE( 1720) : dame anglaise aussi distinguée par son érudition que par s'in esprit, était fille de Matthieu Robinson, riche propriétaire, et d'Élisabeth Drake. Elle naquit à York le 2 octobre1720, et fut élevée à Cambridge, où résidait sa famille, par les soins du docteur Conyers Middleton , second mari de son aïeule. Le docteur Middleton exigeait que sa jeune et belle pupille lui présentât le résumé de toutes les conversations savantes auxquelles elle était souvent présente dans sa société : il l'habitua ainsi à écouter attentivement et à analyser dans son esprit tout ce qu'elle entendait. Elle épousa en 1742 Edouard Montagne, petitfils du premier comte de Sandwich , et membre de plusieurs parlements successifs pour le bourg d'Huntingdon. Il mourut en 1775, laissant à sa veuve une fortune considérable , dont elle fit le plus noble usage pendant le cours de sa longue carrière, qu'elle termina le 25 août 1800, à l'âge de 80 ans. Mistriss Montagne se fit remarquer de bonne heure comme auteur, d'abord par ses Dialogues. des morts , publiés avec ceux de lord Lyttelton ; et ensuite par un Essai sur le génie et les écrits de Shakspeare, qui parut en 1769, ouvrage classique et élégant, où l'on trouve beaucoup plus de savoir et de critique qu'on n'en devait attendre d'une femme du grand monde. La manière dont les jugements de Voltaire sont relevés dans cet. Essai , entrepris surtout pour venger Shakspeare des sarcasmes de l'auteur de la Henriade, attira à mistriss Montagne l'animadversion de cet homme illustre, qu'elle avait autrefois connu en Angleterre : il ne lui pardonna jamais, et il ne pouvait prononcer son nom de sangfroid . Mistriss Mon- Voltaire, dans sa Lettre à l'Académie française , lue le 25 août 1776 , juge séverement le tragique anglais. Il avait fait la même clunie'dans son Appel à toutes les 7i, elle apprit en société que le philosophe de Ferney avait dit que ce n'était pas une merveille de trouver quelques perles dans l'énorme fumier de Shakspeare : elle répliqua vivement, en faisant allusion aux emprunts de Voltaire , que c'était pourtant à ce fumier qu'il devait une partie de son meilleur grain. Mistriss Montagne vivait dans l'intimité de tout ce qu'il y avait de grand et d'illustre dans les lettres en Angleterre. Pope , Johnson, Goldsmith, Pulteney. depuis lord Bath, Lyttelton , Burke, etc., formaient sa société . Le docteur Beattie et mistriss Carter furent, pendant toute leur vie , ses amis et ses correspondants. Mistriss Montagne joignait à un profond jugement et à une imagination vive et brillante un goût aussi pur que sévère. Le recueil des Lettres que nous avons d'elle et tout ce que les contemporains racontent du charme de sa conversation, à la fois instructive et piquante, prouvent qu'elle méritait l'estime que les gens les plus érudits accordaient à ses talents. Elle avait cependant le défaut de vouloir se conformer trop strictement aux moeurs et aux usages du grand monde qu'elle fréquentait. Le désir excessif qu'elle avait de plaire et d'obtenir la réputation de femme à la mode lui faisait souvent adopter un ton léger et frivole qui trompait les observateurs superficiels. Depuis sa mort, quatre volumes de sa correspondance ont été publiés par son neveu , Matthieu Montague, qui se proposa d'en faire paraître encore , qui devaient compléter sans doute l'idée favorable qu'on s'est formée de mistriss Montagne
  • Élisabeth TOLLET( 1694 - 1754) : Anglaise, fille d'un commissaire de la marine sous le règne de Guillaume et Marie, naquit en 1694 et reçut une éducation soignée. Elle cultiva les sciences et les beauxarts, et ne se distingua pas moins par ses vertus que par son esprit. L'illustre Newton, qui l'honora de son amitié, encouragea ses premiers essais, remarquables par une teinte de philosophie et par une profondeur de pensée qui frappe toujours davantage chez les personnes de son sexe. Malgré un pareil suffrage , Elisabeth ne voulut pas courir la chance des jugements du public, et ce ne fut qu'un an après sa mort, arrivée le 1®r février 1754, que parut un volume de ses poemes, dont un choix a été inséré dans la collection de Nichols. On y trouve des beautés de sentiment et de style. Quelquesuns de ces poënies sont en latin. — George TOLLET, son neveu, mort le 21 octobre 1779, est auteur de notes estimées sur Shakspeare
  • Elisabeth WRIGHT-MACAULEY( 1791 - 1837) : femme de lettres et artiste dramatique anglaise, naquit en 1791. Elle débuta par le théâtre, acquit ensuite à Londres une chapelle dans laquelle elle prononça des sermons et édifia les fidèles; puis elle revint au théâtre. qu'elle ne quitta que pour la poésie. Elle mourut à York. le 22 février 1837. n a d'Elisaheth WrightMacauley un recueil de poésies intitulé Epanchements de la fantaisie, 1812
  • Elisabeth ARDEN : femme d'affaires
  • Elisabeth DE WITTELSBACH : Impératrice d'Autriche
  • Elisabeth DEBELGIQUE : Reine
  • Elisabeth DEPARDIEU : actrice
  • Elisabeth GUIGOU : politicienne
  • Elisabeth HUPPERT : Comédienne
  • ELISABETH II : Reine
  • Elisabeth MONTGOMÉRY : actrice
  • Elisabeth SCHWARZKOPF : Cantatrice
  • Elisabeth WIENER : actrice
  • Élisabeth Rachel Félix : dite Mademoiselle Rachel, tragédienne française
  • Élisabeth White : Élisabeth White est une chanteuse, peintre et compositrice américanoaustralienne.
  • Élisabeth Taylor : Élisabeth Taylor est une comédienne américanobritannique.
  • Élisabeth Shue : Élisabeth Shue est une actrice américaine.
  • Élisabeth Elizabeth II : Elizabeth II est reine d’Angleterre depuis le 6 février1952.

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