Le prénom elie Féminin

Origine :

Fête :

05 Août

Signification de elie

Elie est apparu en France bien avant le XIXe siècle. Il est classé 208e prénom le plus apprécié dans l’Hexagone et présente une tendance stable. Il est particulièrement prisé en région parisienne. Elie est un homme qui fait passer l’équilibre avant toute chose. Acharné et investi dans son travail, il se révèle néanmoins hédoniste et sait profiter de la vie et de ses petits plaisirs. Avec son âme de séducteur, Elie aime prendre soin de son physique et attirer l’attention. Elio, Ellio, Elias, Eliaz, Elijah, Elliot, Elies et Ellies sont autant de variantes du prénom Elie. Plusieurs célébrités portent ce prénom. On connaît notamment les deux humoristes Elie Kakou et Elie Semoun, l‘écrivain américain et lauréat du prix Nobel de la Paix 1986Elie Wiesel ou encore l’écrivain et historien français Elie Halévy.

Personnalité de elie

De nature calme, ils rassurent par leur modération. Jamais excessifs, ce sont des hommes de réflexion qui agissent avec pondération. Dévoués, ils donnent sans compter. Travailleurs, courageux, organisés, ce sont des adeptes du travail bien fait. Esprits critiques, ils n'aiment pas les modes et les futilités. Ce sont des êtres droits et sincères.

Provenance du prénom elie

Histoire de elie

Etymologie de elie

Les elie célèbres

  • Élie ASHMOLE( 1617 - 1692) : antiquaire anglais, fondateur du muséum Ashmolée, à Oxford, naquit en 1617, à Litchlield, et y reçut sa première éducation. Vers de seize ans, il vint à Londres pour s'y livrer à l'étude du droit, et devint, en 16il cumul. à la cour des plaids communs. En 1641, pendant les troubles de la guerre civile, il se rentlit à t Oxford, où le roi Charles ler était alors réfugié, et passa de là à Worcester, où illfut fait capitaine dans l'armée royale, et contrôleur de l'artillerie. Après la défaite du parti royaliste, Ashmole revint à Londres, où il se trouva lié avec le fameux Lilly et quelques autres astrologues anglais qui lui inspirèrent le goût de l'alchimie. Il publia en 1650 un traité du docteur Arthur Dée, sur la pierre philosophale, ainsi qu'un autre traité sur le meme sujet, par tin auteur inconnu, sous le titre de Fasciculus chemicus, ou Collections chiMiques , etc. , mis en anglais par Jacques Hasolle, ou le Mercuriophile anglais, Londres, 1650 Il publia ensuite le Theatrum chemicum britannicum, contenant différents poémes des fameux philosophes anglais qui ont écrit dans leur vieux langage sur les mystères hermétiques, fidèlement recueillis en un volume, et accompagnés de notes, par Elie Ashmole, ou le Mercuriophile an- glais, Londres, 1652 Ce recueil fut suivi, en 1658, de la publication d'un volume intitulé le Chemin du bonheur, en 5 livres. Ce dernier traité, qui n'était point l'ouvrage d'Ashmole, mais auquel il avait ajouté une préface, roule également sur la pierre philosophale ; mais il se livra ensuite à des travaux plus utiles et plus estimables, et com- mença à recueillir les matériaux de son histoire de l'ordre de la Jarretière, imprimée pour la première fois, en 1672, en 1 vol. et intitulée : insti- tution, lois et cérémonies de l'ordre illustre de la Jarretière. Charles II, rétabli sur le trône, le nomma, . en 1660, héraut d'armes de 'Windsor, et secrétaire de Surinam, en 1662. La société royale de Londres l'avait admis l'année précédente au nombre de ses membres. 11 mourut , le 18 mai 1692 , âgé de 75 ans, laissant à l'université d'Oxford , pour laquelle il avait une affection particulière, ses manuscrits et sa bibliothèque. Il avait donné à cette université, en 1683, une riche collection d'objets rares et curieux, qui ont été déposés dans le magnifique cabinet ou muséum qui porte son nom. Ashmole a encore laissé quelques ouvrages manuscrits, dont plusieurs ont été imprimés après sa mort, tels que des mémoires sur sa vie, publiés par Charles Burman, Londres, 1717
  • Élie BENOÎT( 1640 - 1728) : naquit à Paris, en 1640, d'un père calviniste, qui était concierge de l'hôtel de la Tremouille. Sa jeunesse offrit une alternative d'ardeur pour l'étude et de goilt pour la dissipation ; mais enfin, la première passion ayant pris le dessus, il fut choisi pour être ministre d'Alençon. Il eut, dans cette ville, une dispute avec le P. Larue, qui y prêchait le carême, sur , Delft, 1712 5° Des sermons et des lettres
  • Élie BERTRAND( 1712) : né à Orbe en Suisse. en 1712, pasteur de village en 1739, prédicateur à Berne en 1744, conseiller privé du roi de Pologne , fut membre des académies de Stockholm, Berlin , Florence, Lyon, etc. , et cultiva avec zèle et succès les sciences naturelles. On lui doit son grand nombre de dissertations et de mémoires. Ses principaux ouvrages sont : 1. le Philantrope, la Haye 1738, 2 vol. ; 20 Mémoires sur la structure intérieure de la terre, Zurich, 1752 3° Essais sur les usages des montagnes, avec une lettré sur le . Nil, ibid., 1754 ouvrage que M. Denina appelle excellent ; 40 Mémoires pour servir à l'histoire des tremblements de terre de la Suisse, principalement pour l'année 1755, avec quatre Sermons prononcés à cette occasion, Berne, 1756 ; 5° Recherches sur les langues anciennes et modernes de la Suisse, et principalement du pays de Vaud, Genève, 1758 6° Théologie, astronomique de W. Derham, 1760, 7° Mu- seum, 1765 ; Dictionnaire universel des fossiles propres et des fossiles accidentels, la Haye , 1765, 2 vol. 9° Recueil de divers Traités sur l'histoire naturelle de la terre et des fossiles, Avignon, 1766 ;1 0. le Solitaire du Mont- Jura. récréation d'un philosophe, Neufchâtel, 1782 ; 11° Sermons prononcés à Berne à l'occasion de la découverte d'une conspiration contre l'État, Lausanne , 17i9 ; 12° Confession de foi des Églises réformées en Suisse, 1760, traduction de l'ouvrage de Bullinger, intitulé : Confessio fidei ; •13° le " Thevenon , ou les Journées de la Montagne, Lausanne, 1777 1780, 2 vol
  • Élie BESCHITZY( 1420) : surnommé LE BYZANTIN, parce qu'il passa la plus grande partie de sa vie à Constantinople, est auteur d'un ouvrage intitulé le Manteau d'Elie, fameux parmi les juifs karaïtes qui le regardent comme le code et la règle de leurs croyances. Né vers 1420 à Andrinople, Elie fut initié de bonne heure à la connaissance des lois, des cérémonies et des usages de sa nation. Cette étude terminée, il visita la Palestine et les différentes contrées de l'Asie, dont il est parié dans la Bible ; et s'établit On trouve ordinairement joint à cet ouvrage celui que ChristopheThéodore Walther, savant missionnaire protestant, a publié sous ce titre Observationes grammalice quilna lingure Minutie« idioma vulgare Tranquebar, 1759 à Constantinople, où il devint l'oracle de ses coreligionnaires. A la prière de ses disciples, il entreprit de rassembler tous les documents qu'il avait recueillis sur les usages civils ou religieux des kaTalles; mais il mourut en 1490, avant d'avoir pu terminer cet ouvrage, qui fut achevé en 1497, par Kaseb Aphendopol. Le Manteau d'Elle a été imprimé à Constantinople, sous le régne de Soliman Rossi a décrit cette édition, beaucoup plus rare que le manuscrit, dans ses Annali Ebreo- lipo- grar, 1501-40, p. 54. Ce savant bibliographe nous apprend que les karaïtes de Lithuanie n'en ont qu'un seul exemplaire qu'ils conservent avec un soin tout particulier. La bibliothèque de Leyde possède un traité de logique, sous le nom d'Elie. Wolf l'attribue à Beschitzy ; et Rossi partage cette opinion ; mais Bartolocci le fait auteur de plusieurs autres ouvrages, d'après des probabilités que Wolf et Rossi ne croient pas pouvoir admettre. — Moïse BESCHITZY, érudit oublié par Baillet et Klefeker dans leurs ouvrages sur les savants précoces, était l'arrièrepetitfils d'Elie. vers 1554 à Constantinople, il fut élevé par les soins et sous les yeux de son père, savant rabbin, et fit de rapides progrès dans la connaissance du grec, de l'arabe et de l'espagnol. Il visita les principales sy- nagogues de l'Orient pour recueillir des manuscrits dans ces trois langues; et dans ses voyages il soutint avec succès plusieurs disputes contre les chefs des rabbanites. Il mourut en 1572, à 18 ans, regardé par ses coreligionnaires comme un prodige d'esprit et d'érudition. Le rabbin Mardochée dit que Moïse avait laissé deux cent quarantecinq ouvrages; mais presque tous furent détruits dans un incendie qui réduisit en cendres une partie de Constantinople. Parmi ceux qui subsistent encore, Wolf cite la Verge de Dieu, dont Mardochée a publié un assez long fragment dans la Notitia Karceorum, ch. 9; on en trouve l'analyse dans les Mémoires de Trévoux, 1717, t. 4, p. 2047. Ce même ouvrage est indiqué dans le Catalogue de l Bibliothèque de Leyde, p. 284, sous ce titre : de Gradibus prohibitis consanguinitatis. A la suite est un second opuscule de Moïse : Sacrificium paschale, dans lequel le jeune auteur traite des cérémonies de la Pàque pratiquées Pat, les karaïtes
  • Élie BOUHÉREAU : ministre protestant et savant médecin, demeurait à la Rochelle en 1679. C'est à lui que Lefèvre de Saumur a écrit tant de lettres. Il est probable qu'il sortit de France à l'époque de la révocation de l'édit de Nantes. Il fut ensuite attaché, en qualité de secrétaire, à milord Galloway, auquel il dédia sa traduction française du traité d'Origène contre Celse, Amsterdam , 1700 Cette traduction estimée avait été revue et corrigée par Conrard, de l'Académie française, ami de Boubéreau, qui lui envoyait successivement les cahiers. Elle est suivie de notes et de corrections faites sur le texte grec d'Origène de l'édition de Cambridge, 1677 et de remarques grammaticales et critiques sur cette même traduction. L'abbé Goujet prétend que Boultéreau s'éloigne en plusieurs endroits de la traduction latine, et parait plus conforme au texte original, mais qu'il s'y est donné trop de liberté
  • Élie BRENNER( 1647 - 1717) : savant suédois trèsversé dans les antiquités et la numismatique. Il était né en 1647. S'étant appliqué avec succès au dessin, il fut chargé par Charles XI, qu'il accompagna dans un voyage en Suède, de dessiner les anciens monuments de ce pays. En 1680, il publia un ouvrage intitulé : Nomenclatura trilinguis genuina specimina colorum simplicium exhibens, quibus artifices miniaturce picturce utuntur, et , quelques années après, il fut nommé peintre en miniature de la cour. Ayant rassemblé un grand nombre de médailles et de monnaies de son pays, il publia, avec le secours du graveur Sartorius, le Thesaurus nummorum Sueco- Gothicorum, Stockholm , 1691 fig. Il augmenta peu à peu sa collection, et fit de nouvelles recherches. Les suppléments qui en résultèrent pour son ouvrage numismatique ne virent cependant le jour qu'après sa mort, Stockholm, 1751 par les soins de lieder. Charles XII avait une estime particulière pour lui, et lui envoya de Bender des lettres de noblesse. Brenner mourut le 16 janvier '1717. Sa seconde femme , Sophie-Élisabeth Weber, dont il eut quinze enfants, se distingua par ses profondes connaissances dans les langues et dans l'histoire, et par son talent pour la poésie. Ses ouvrages ont été publiés en 2 vol., dont le premier parut en 1713, et le second en 1752, deux années après sa mort
  • Élie CAMÉRARIUS( 1673 - 1734) : frère du précédent, Professeur de médecine ft Tubingen, membre de l'académie des Curieux de la ',nature, où il prit le nom d'Hector III. Il naquit à Tubingen, le 17 février 1675, et y mourut le 8 février 1754, à l'âge de 61 ans. Ce médecin avait beaucoup de connaissances sur son état, niais une grande singu- larité dans ses idées et dans ses opinions. Il a com- posé plusieurs ouvrages dans lesquels on en trouve la preuve : 1 o Triga dissertationum, Tubi ngen, 1694 ce sont trois dissertations sur l'abus du thé et du café. 2. Dissertationes Taurinenses epistolica3 medico- physicœ, ad illustres Palice cc Germaniœ quosdam medicos scriptae, ibid., 1712 C'est un recueil de vingt lettres, écrites pendant son séjour en Italie, avec le prince FrédéricLouis de Wurtemberg, dont il était le médecin. Haller, qui avait étudié sous Élie Camerarius, , Tubingen, 1712. 4° Specimina quoedam medicina, ecleeticœ, Francfort, 1714 Il combat dans cet ouvrage la théorie des fièvres de Morthon, celle de Vienssens sur la mélancolie, le système de Baglivi sur la libre motrice, celui de la Peyronie sur le siège de l'âme , et le sentiment de Leuwenhoeck sur les écailles de l'épiderme et les fibres du cristallin. 50 Medicinœ conciliatricis Conamina, Francfort, 1714 On y trouve toute la bizarrerie des opinions de l'auteur. 6° System cautelarum me- dicarum circa prœcognita, etc., Francfort, 1721 C'est un abrégé de toutes les parties de la na",bdecine. 'I° Disserte° de betula, Tubinn'nen, 1727 8« De Venenis, iliid. , 1728 On a encore d'Élie Camérarius quelques autres dissertations moins importantes, dont on peut voir le titre dans les bibliothèques de médecine. Sc s écrits : Magici ntorbi Historia; Temerarii circa magica judicii Exemplum Mortui amico appa- rentis , etc. , indiquent seuls, par leur titre, le cas qu'on en doit faire
  • Élie COL DE VILARS( 1675) : né en1675, à la *Roche- 4cault en Aneoti?ois. Ses parents étaient proteslits; quoique pauvres, ils cultivèrent ses dispositions, . après avoir fait ses humanités, il vint à Paris pour aupléter ses études. Col de Vilars y lit abjuraon , et dès lors se livra à l'éducation de la jeuesse , en 1)1énte temps qu'à l'étude des lettres. Ses orlons en ce genre le firent placer auprès du comte e Rieux , pour veiller à l'instruction (le son fils. .'aisance qu'il trouva dans cette maison lui procura moyen de se livrer au goût décidé qu'il avait pour étude de la médecine. Cultivant les accessoires de elfe science en méme temps qu'il ornait Pesprit de on disciple , il fut bientôt en état (l'entreprendre es études sérieuses, et sans négliger les devoirs de a place, il s'occupa pendant quinze ans à recueillir lans les amphithéâtres, les hôpitaux et les bibliothelues, de quoi fournir aux pénibles exercices de sa .icence.11 la commença en 1710, et la termina avec listinction en 1713, époque où il reçut le bonnet de joueur. Col de Vilars affectionnait la chirurgie, non qu'il la pratiquât en opérateur routinier, mais il donna ne attention spéciale aux maladies qui peuvent, par ,cite, demander une industrieuse application de la inain; aussi tutil, sous ce rapport, agréable à la faalité, qui le nomma bientôt pour remplir une chaire de chirurgie et d'anatomie. Il fut successivement médecin du roi au Châtelet , médecin titulaire à l'HôtelDieu. Connu de son corps sous les rapports les plus avantageux du savoir et de la probité, il en fut nommé doyen en 1740, et continué dans cette place quatre années de suite. Ce fut sous son décanat qu'on reconstruisit l'amphithéâtre des écoles, dont les dépenses gênèrent beaucoup la faculté. La trop grande confiance que donna Col de Vilars à l'entrepreneur fut cause qu'elle s'endetta alors d'une assez grosse somme. Trois ans après la cessation de ses tonctions décanales, à l'époque où il venait (l'être désigné à une chaire de matière médicale, Col de Vilars mourut, le 26 juin 1747, regretté du petit nombre d'amis que lui avait valu l'intégrité de ses moeurs. Il fut inhumé dans StAndrédesArcs. Les ouvrages de Col de Vilars sont peu nombreux, mais ils ont joui d'une certaine réputation dans leur temps. On cite de lui : 1° quelques thèses d'une latinité assez pure. 2° Cours de Chirurgie , dicté aux écoles de médecine, 1738, 4 vol. Cet ouvrage offre quelques généralités sur la physiologie et la chirurgie, une histoire assez détaillée sur les tumeurs, les plaies et ulcères. Il a été complété par un traité sur les fractures et les luxations, ajouté par Poissonnier, et qui forme un 56 volume, 1748 Ce dernier travail est de la main de Col de Vilars; il était presque achevé à sa mort, et n'avait alors besoin que de la rédaction que lui donna l'éditeur. Cet ouvrage est oublié aujourd'hui que la science a fait de si grands progrès. 3° Dictionnaire français- latin des termes de médecine et de chirurgie , avec leur définition, leur division et leur étymologie, 1 vol. 1740 et 1760 ; c'est un extrait d'un dictionnaire beaucoup plus considérable, qui occupait depuis plus de trente ans les loisirs de l'auteur. Ce petit ouvrage fait regretter le grand, vu qu'il est assez bien fait ; mais aujourd'hui il est de nulle valeur, à raison de la supériorité de ceux qui ont paru depuis
  • Élie EHINGER( 1573 - 1653) : savant théologien protestant, né, en 1573, dans la principauté d'OEting en Bavière, exerça d'abord en Autriche les fonctions du ministère évangélique. Les Luthériens ayant été obligés de sortir de cet archiduché, il fut, en 1605, fait recteur à Rotenbourg sur la Tauber, et, en 1617, à Augsbourg. I1 s'appliqua particulièrement à la recherche et à la collation des anciens manuscrits grecs et latins. Nommé conservateur de la bibliothèque publique d'Augsbourg, il en disposa les livres dans un nouvel ordre, et en publia le catalogue d'après son système de classification. Il était en correspondance avec la plupart des savants d'Allemagne et même des pays étrangers. On a conservé des lettres qui lui étaient adressées par André Schott et Peiresc, par lesquels on voit qu'Ehinger avait fourni au premier des copies plus correctes de différents manuscrits, et au second des recherches sur les poids et mesures en usage parmi les Hébreux. Ehinger, chassé deux fois d'Augsbourg, comme ministre protestant, se retira, en 1635, à Ratisbonne, où il fut recteur d'une école de belleslettres, et où il mourut le 28 novembre 1653. Jacques Brucker a donné la vie de ce savant en latin, Augsbourg, 4724 Indépendamment d'un grand nombre d'ouvrages de théologie, tant en latin qu'en allemand, il a publié : Aposlolorum et SS. concilioruin decreta, gr. lat., Wittemberg, 1614 Cette édition, faite sur un manuscrit d'Augsbourg , est plus complète que celle y u'a vit donnée Dutillet, évêque de Meaux, en 1540 ; elle a en outre l'avantage de renfermer une version latine des anciens conciles, et des notes d'Osiander. 2° Quce, tiones theologicoe et philasophicoe Ccesarii S. Gregorii Nazianzeni fratris, gr. et lat. Augsbourg, 1626 3° Poggii, de infelicitate principum, Franc fort, 1629 La préface et les notes sont d'Ehinger. 4° Catalogus Bibliothecce reipublicce A ug us fana., var i a rum ling uarum secundum facultates divisce, Augsbourg, 1633, in fol. Ce catalogue est rare, niais on ne doit pas croire qu'il n'ait été été imprimé qu'à 100 exemplaires; les titres des livres y sont rapportés avec exactitude, et les tables placées à la tin en rendent l'usage trèscommode. On trouvera d'autres ouvrages sur la bibliothèque d'Augsbourg , indiqués s aux articles HENISCU, HOESCHEL, REISER et Jérôme WoLF. 5° Re- latio S. fiarci evangelistœ corpus in insula Augia divite, vu/go REICHENAU episcopatus ConstantiPnsis quiescere, Cet opuscule se trouve dans un recueil de pièces du même genre, publié par Georges Dorsche, Strasbourg, 1611 6° De Fidelitate servanda iia auctoribus citais dissertatio ; , elle est imprimée dans les Anicenitates de Schelhorn, t. 2, p. 530 552. Ehinger y relève des citations inexactes faites par Gratian, Bellarmin et d'autres écrivains; mais il s'attache surtout à Carranza, à qui il reproche l'ignorance la plus absolue de la langue grecque. 7° Thesaurus antiquitatum ecclesiasticarum, Francfort, 1662 C'est Lenglet Dufresnoy qui attribue cet ouvrage à Ehinger ; mais la date fait craindre quelque erreur de la part d'un écrivain dont l'exactitude n'est pas le premier mérite
  • Elie ELLER( 1690) : né en 1690, dans le duché de Berg, apprit le métier de tisserand, qu'il exerça dans la petite ville d'Elverfeld. On a souvent fait l'observation que les hommes de cette profession sédentaire, se livrent facilement aux vin Bries des idées théosophiques. Eller en fut un exemple remarquable. 11 s'imagina d'abord avoir des révélations et se persuada, à la tin, qu'il était le Christ en personne. ll se faisait appeler le Père de Sion. L'enthousiasme qui régnait dans ses discours et la régularité de sa N ie lui procurèrent des adhérents, ' dont il réunit le troupeau dans la 'ville de liensdorff, que l'électeur palatin, souverain de Berg, venait de fonder, et dont Eller avait été nommé premier bourgmestre. Cette secte est connue dans l'histoire du luthéranisme sous le nom de cornm?nion de,Rensdorff. Nous pensons qu'elle s'est éteinte bientôt après la mort de son chef, qui arriva le 16 mai 1750. La considération dont jouissait ce visionnaire en imposa teeement au premier mi de Prusse, qu'il l'avait nommé agent des églises protestantes des duchés de Juliers et de Berg.11 avait consigné ses rêveries dans un écrit intitulé: la Panetière, en allemand, liirten- Tebche
  • Élie FRICK( 1673 - 1751) : né à Ulm en 1673, exerça les fonctions du ministère évangélique dans sa patrie , où il fut assesseur du consistoire , premier bibliothécaire et professeur de théologie ; il mourut le 7 février 1751 . On lui doit : 10 Une traduction en allemand de l'Histoire du luthérianisme par Louis de Seckendorf, Leipsick, 1714 Il a enrichi cette traduction d'une préface dans laquelle il combat plusieurs assertions du P. gaimbourg ; il y a joint un grand nombre de pièces peu connues et servant à éclaircir des faits controversés, et enfin trois index, dont l'un contient le catalogue chronologique des ouvrages de Luther , avec l'indication de l'ordre qu'ils occupent dans les différentes collections qui en ont été publiées. 2° Schediasma de cura veterum circa hœreses e Scriptura sacra et antiquissimorum patrum monumentis collectum , ac adjuncta oratione de catechisatione veteris et recentioris Ecclesite. , Ulm , 1704 , i n-4° ; 2e édition , augmentée , 1736 ; 3e édition , ibid., 1756 avec une notice sur la vie de l'auteur, par son neveu Albert Frick. 11 y établit que toute erreur touchant le dogme est une hérésie, et prouve , contre l'opinion de Dodwell, qu'il y avait déjà des hérétiques au temps des Apôtres, puisque ceuxci convoquèrent un concile à Jérusalem, pour la condamnation des fausses doctrines. 3° Description de l'église cathédrale d'Ulm , ibid., 1718, 1731 4. Or- donnances ecclésiastiques d'Ulm, ibid., 1747 Ces deux ouvrages sont en allemand. — Fluer, frère du précédent, né à Ulm le 30 décembre 1670 , professa d'abord la philosophie à l'Académie de Leipsick et ensuite, en 1712 , la théologie à Ulm, avec distinction. Il joignit à cette charge celle de premier bibliothécaire et d'autres fonctions honorables. Sur la fin de sa vie il se démit , fils du précédent , pasteur de l'église de la SteTrinité d'Ulm, professeur de poésie et l'un des inspecteurs du gymnase de cette ville, membre de l'Académie allemande de Leipsick né en 1703, est mort le 17 avril 1739. On a de lui : Une savante Dissertation sur la loi salique, insérée dans le Thesaur. antiquitat. teutonicar. de Schilter ; De Joanne Jlorono cardinali observatio ; dissertation curieuse insérée dans les ilmœnitates de Schelhorn , t. 12 ; Commentatio de druidis occidenialium populorum philosophis, Ulm , 1 731 réimprimée avec des additions et quelques opuscules sur le mème sujet , ibid., VIII, 11 s'est beaucoup servi , pour cet ouvrage, de la Religion des Gaulois par , frère du précédent , lui succéda dans la place de professeur de poésie au gymnase d'Ulm, et fut l'un (les conservateurs de la bibliothèque publique de cette ville. Né en 171i , il mourut dans sa patrie en août 177G. C'était un littérateur aussi modeste qu'éclairé. Il a pris soin de l'édition de l'ouvrage de son frère sur les Druides. et y a ajouté plusieurs morceaux intéressants. Il a encore publié : 1° Deux dissertations De traditoribus Leipsick , 1737, ; 2. Historia traditionum ex monumentis L'eclesiœ christianas , Ulm, 1710 ; Jo. Frichü Melelema varia , Cern cita auctoris , ibid., 1757
  • Élie FRONDIN( 1686 - 1761) : professeur d'histoire à Upsal, naquit en 1686 et mourut en 1761 , laissant un grand nombre de dissertations historiques en latin et un discours dans la même langue, prononcé en 171 i , dans la grande salle de l'université, lorsque le prince royal, AdolpheFrédéric , se rendit à l*psal. — Élie n'ondin eut un fils, nommé Berge FRONDIN , qui devint bibliothécaire de l'université, et qui joignait à une grande érudition une critique lumineuse et un goût éclairé. LouiseUlrique le plaça sur la liste des membres de l'Académie des belleslettres qu'elle avait fondée à Stockholm et il fit insérer dans les Mémoires de cette Académie des Recherches intéressantes sur l'état des lettres en Suède pendant le règne de Christine. Berge Frondin mourut en 1783
  • Élie HAINZELMAN( 1640 - 1693) : graveur au burin , naquit à Augsbourg en 1640. Après avoir appris les pr de son art dans sa ville natale, il se rendit à Paris , où il étudia pendant plusieurs années dans l'atelier de François de Poilly, et s'identifia en quelque sorte avec la manière de ce maitre, qu'il n'égala jamais néanmoins pour la pureté du dessin. Celui de ses ouvrages qui est le plus estimé est une Vierge avec l'enfant Jésus dormant et un petit StJean , d'après le tableau d'Annibal Cariache, connu sous le nom du Silence ; sujet qui a été gravé aussi par Michel Lasne, Étienne Picart et Bartolozzi. On a de lui différentes Saintes Familles, dont, une d'après Raphaël et quatre d'après le Bourdon, ainsi que plusieurs autres sujets tirés de l'histoire sainte. Cet artiste a encore gravé un assez grand nombre de portraits. il est mort à Augsbourg en 16U3. — Jean ilAINZELMAN, né à Augsbourg en 1641 , vint à Paris avec son frère étudier aussi sous la direction de François de Poilly. S'étant marié dans cette ville , et étant devenu veuf, il se rendit à Berlin , et fut nommé graveur de la cour. Il exécuta dans cette ville un assez grand nombre de portraits, entre autres ceux de Jean Sobieski, roi de Pologne, et du grand électeur FrédéricGuillaume. Cet artiste, à l'exemple de Nanteuil, dessinait luimême, d'après nature, les portraits qu'il gravait. On a encore de lui plusieurs morceaux de l'histoire sainte , d'après Annibal Carrache, Sébastien Bourdon , etc. Jean Hainzelman est mort à Berlin au commencement du 18
  • Élie HESSE : voyageur allemand , né à Ottendorr, village du bailliage de l'irna en Saxe, fut employé dans l'administration des mines. En 1680 il accompagna Benjamin Olitzch, métallurgiste habile que la compagnie hollandaise des Indes avait engagé à diriger l'exploitation d'une mine (l'or à Silléda , sur la côte occidentale de Sumatra, au sud de l'équateur. On partit du Texel au mois de novembre; plusieurs ouvriers saxons moururent durant la traversée , d'autres à leur arrivéc au lieu de leur destination, où l'on ne parvint qu'au commencement de 1682. Olitzch, ayant exa- miné la mine, jugea qu'elle ne pouvait pas produire de bénéfice et se crut obligé d'en avertir la compagnie; tous les mineurs qui- l'entouraient furent de son avis. 11 se disposa donc à revenir en Europe , mais il mourut le 29 mai liesse, à qui il avait recommandé le seul fils qui lui restait, quitta Sumatra le février 1685, et après une traversée malheureuse , atterrit le 26 octobre au Fexel. Il refusa les offres que lui firent les directeurs de la compagnie des Indes à Amsterdam de retourner dans l'Orient, et rentra le 12 décembre à Dresde , où il remit à ses parents l'enfant qu'on lui avait confié. Mal récompensé de ses soins , il se hâta de quitter la Saxe. Il s'écrie dans son livre : « J'aimerais mieux finir mes jours « parmi les nègres de l'Inde que dans ma patrie. » Il passa au service de Brandebourg, prit ensuite parti dans les troupes envoyées à la république de Venise , et fit une campagne en Morée. On a de lui en allemand : Relation d'un voyage aux Indes orientales, ou Journal de ce qui est arrivé de remarquable dans le voyage fait avec le conseiller et commissaire électoral des mines , B. Olitzsth, en 1680, de Dresde jusqu'en Asie el l'île de Sumatra, composé par Élie Hesse; Dresde ou Pirna , 1687 2. édition , soigneusement revue , corrigée et augmentée, Leipsick , 1690 ibid., 1734 Ce livre, mal écrit , ne contient de curieux que ce qui concerne les mines de Sumatra ; encore les remarques sur ce sujet ne sontelles pas instructives. Une planche représente l'exploitation de la mine de Silléda. Les observations de l'auteur sur les autres productions du pays sont pour la plupart assez insignifiantes, mais elles ont au moins le mérite de la vérité
  • Élie KOPIEUVICZ : savant philologue , nè en Russie dans le 17e siècle, eut le bonheur d'attirer par ses talents l'attention du czar Pierre le Grand, qui l'envoya en Hollande achever ses études. 11 se montra, par son application, digne des bontés de son souverain , et fit de grands progrès dans la littérature et dans l'histoire. il a composé un nombre considérable d'ouvrages, la plupart écrits en langue sclavonne, et qui, par cette raison, ne peuvent qu'être trèsrares dans les pays où ce dialecte n'est point cultivé. On trouve citée, dans le Catalogue de la bibliothèque de Burette , sa Grammaire latine à l'usage des écoles lusses, Amsterdam, 1700 mais on sait qu'avant 1711 il avait déjà publié des Grammaires latine, selavonne et allemande ; un Dictionnaire sclavon et allemand; une Rhétorique; des Traductions des fables d'Ésope, des odes d'Horace, et de la vie d'Alexandre par QuinteCurce ; un Traité d'arithmétique; un de l'art militaire , et enfin un troisième de la navigation. 11 préparait alors une nouvelle édition de la Bible , traduite en langue sclavonne; une Concordance de l'Ancien Testament; une Chronologie universelle , et il donna de nouvelles éditions fort augmentées de ses trois Grammaires. On trouvera la liste des ouvrages imprimés et manuscrits tic Kopienviez dans les Mémoires de Trévoux , année 1711, p
  • Élie LACOSTE : était médecin à NIontagnac dans le département de la Dordogne avant la révolution de 1789 : il négligea dès lors les travaux de son art, qu'il exerçait avec distinction. La haute société du pays était surtout celle qu'il &éventait ; un événement fâcheux l'en sépara : les opinions politiques étaient alors portées au plus haut degré d'exaltation ; il se trouva sur ce point d'un avis différent avec un gentilhomme périgourdin, qui l'insulta, le traita même avec mépris ; il s'ensuivit un combat, et le gentilhomme fut tué. Depuis ce moment, Lacoste ne revit plus la noblesse périgourdine ; il se jeta dans le parti populaire, et la politique devint sa seule pensée. Lors des premières élections pour l'établissement du nouveau système, ce médecin devint administrateur de son département, et fut ensuite député à l'assemblée législative et à la convention. Il ne parla que deux fuis dans la première de ces assemblées, sur des objets de peu d'importance, paraissant plutôt observer les événements qui précédèrent le 10 août qu'y prendre part ; mais après le dénoûment de ce terrible drame, il se jeta dans le parti vainqueur, et la convention le compta au nombre de ses membres les plus énergiques. Datas le procès de Louis XVi il vota la mort, se prononça contre l'appel au peuple et contre le sursis. EnvoYé stlecessivelPent ale armées de la Moselle et du Rhin en qualité de commissaire du comité de salut public, il ne rendit compte que des succès de ces armées et du zèle des habitants de ces pays pour la défense des frontières de France , et fut un des représentants du peuple qu'on accusa le moins pendant ses missions : mais on lui a reproché d'avoir été le prin cipal acteur dans une invention diabolique qui fit immoler, surtout à Paris, une multitude innombrable de victimes. Ce fut Élie Lacoste qui ,• le 13 juin 179t, au nom des comités de salut pu, Hic et de sûreté générale réunis, fit déclarer l'existence de la prétendue conspiration du baron de Batz, organisée et défrayée par Pitt, suivant le rapporteur, pour faire assassiner la convention et ses partisans: le rapport trèslong qu'il donna sur cette conspiration étrange est un monument historique trèscurieux. A. l'époque d3 cette invention, un nommé Admirai avait tenté d'assassiner Collot d'Herbois ; et une jeune fille de vingt ans, nommée Cécile 'Renaud, s'était présentée chez Robespierre dans le dessein, disait- elle, de voir un tyran. Ces deux événements servirent de base à la conspiration du baron de Batz, ou de l'étranger : c'est ainsi qu'elle fut qualifiée. Élie Lacoste partit de là pour la composition de son rapport, à la suite duquel il proposa un projet , immédiatement adopté sans aucune discussion, qui ordonna de chercher les conspirateurs dans toutes les prisons de Paris et de les envoyer au tribunal révolutionnaire. Alors commencèrent les assassinats d'une soixantaine de personnes par jour, qui se continuèrent jusqu'a la révolution du 9 thermidor . Cette invention mérita à Élie Lacoste l'approbation de ses collègues , qui le nommèrent leur président. Le 27 juillet, il s'éleva avec force contre Robespierre, qui cherchait à détruire les comités, et particulièrement celui de sûreté générale, dont lui , Élie Lacoste, était membre; et il contribua beaucoup à sa chute. Il demanda l'arrestation de St Just, de Couthon et de Lobas , et fit mettre les membres de la commune hors la loi. Le 29, il fit décréter que le tribunal révolutionnaire serait suspendu et remplacé par une commission ; mais quand il vit que la réaction allait atteindre les principaux membres des comités, il prit leur défense, devenue la sienne, et voulut faire arrêter Lecointre de Versailles, qui fut le premier à dévoiler leurs crimes ; mais tous ses efforts furent inutiles: il se trouva luimême compromis dans la révolte du 2 prairial an 3 , comme membre des anciens comités de gouvernement, et mis en arrestation. Amnistié lors de l'établissement de la constitution de l'an 3, il ne reparut plus dans les fonctions publiques , et mourut dans l'été de 1803
  • Élie LUZAC( 1723) : philosophe et jurisconsulte hollandais , né le 19 octobre 1723, à Noordwick , près de Leyde, d'une famille réfugiée, originaire de Bergerac , étudia la littérature ancienne à Leyde , sous Hemsterhuis, et les sciences ma- , 1748 , et dans son Essai sur la liberté de produire ses sentiments . L'orage s'étant calmé au bout d'un séjour de deux ans que Luzac fit à Goettingue , il joignit, après son retour, la profession d'avocat à celle d'imprimeur, et publia : Specimen juris inaugurale , de modo procedendi extra ordinem in causis criminalibus. Il fut plus avocat consultant que plaidant; et l'on recourait principalement à lui pour des questions de commerce et de droit public. Les états de Hollande délibérèrent, en 1766 , sur l'établissement d'une censure de la presse. Un mémoire publié par Luzac détermina le rejet de cette mesure. Il fut question en 1788 du droit de la compagnie des Indes orientales de s'opposer aux entreprises particulières des négociants sur les ports du Bengale et de la côte de Coromandel , occupés par les Anglais. Luzac combattit les prétentions exclusives de la compagnie , et il posa les limites de son octroi , eu égard aux circonstances non moins qu'aux principes. Le poste de greffier de la cour des domaines du stathouder ayant été offert à Luzac, il le sollicita et l'obtint pour un de ses amis , préférant pour luimême l'indépendance et un loisir convenable à ses études favorites. Le premier traité de philosophie que publia Luzac parut à Berlin , 1753 , sous ce titre : le Bonheur, ou Nouveau système de jus isprudence naturelle. Oit le dit extrêmement remarquable , niais il est difficile à trouver. En 1756, il mit au jour ses Recherches sur quelques principes des connaissances humaines , Goettingue et Leyde. La grande question de l'origine des idées y est exposée avait pour devise : Nec temere nec timide : il paraissait deux fois par semaine ; et , continué jusqu'à la fin de 1763 , il forme une collection de 40 volumes. Luzac a fourni, depuis, des articles à la Bibliothèque impartiale et à la Bibliothèque de Philagathos et de Philalèthes , sur la doctrine du Sens moral , Utrecht, 1771 En 1772 , il donna en français ses Institutions du droit de la nature et des yens, de Wolff : ses additions et ses notes ont rendu ce livre vraiment classique. Il voulait renchérir sur Wolff, en réunissant dans un vaste cadre tous les éléments de sa philosophie et les principaux développements dont il la jugeait susceptible ; mais cet ouvrage n'a paru que partiellement, sous ce titre : Du droit naturel , civil et politique, en forme d'entretiens , Amsterdam , 1802. Il est à désirer que la continuation ne demeure pas inédite. Lorsque le temps vint où des agitations politiques et la manie révolutionnaire succédèrent en Hollande aux discussions théorétiques, qui l'avaient peut-être hâté, Luzac ne se montra point dans le rang des novateurs, et il s'efforça de faire entendre la voix de la sagesse et de la modération. Tel fut le but de ses Annales bel- gigues , qui parurent , en hollandais , de 1772 à 1776, et qui forment 15 volumes Ce n'était pas le moyen de se populariser ; et il ne tarda pas à voir son nom journellement déchiré dans les plus virulentes diatribes. La qualification d'orangiste, opposée à celle de patriote, était alors de toutes la plus odieuse. Luzac ne pensait pas que le stathoudérat fût incompatible avec la liberté publique : il n'en fallait pas davantage pour qu'il se vit en butte à toute la haine de l'esprit de parti , ordinairement non moins aveugle qu'injuste. Il publia cependant encore un grand ou- vrage étranger à ces querelles , qui même n'ont été portées que postérieurement à leur plus haut degré d'exaltation. Cet ouvrage, intitulé la Richesse de la Hollande, parut d'abord en français, en 2 volumes 1778 ; l'auteur en soigna luimême la traduction hollandaise, et l'enrichit de plusieurs améliorations importantes, Leyde, 1780 , vol. C'est une histoire du commerce hollandais , où la théorie et la pratique sont également lumineuses. Un livre d'Accarius de Sérionne, imprimé à Amsterdam, 1765, 3 vol. sous le titre de Commerce de la Hollande, a servi de base à celui de Luzac , qui jugea que cette production laissait trop à désirer. Luzac continua de s'opposer au torrent révolutionnaire dans ses Lettres candides de Reynier Uryaard, Deventer et Zwoll , 1781-1784 , ' vol. et dans son Spectateur patriote , 178b-1790, l'un et l'autre en hollandais. Une Lettre sur le danger de changer la constitution d'un gouvernement fut son dernier effort dans une lutte que les circonstances rendaient malheureusement trop inégale. Il vécut assez pour voir consommer la ruine d'une constitution qu'il avait défendue avec courage, et il mourut à Leyde dans le courant de l'année 1796. Le professeur HenriConstantin Cras , d'Amsterdam , lui a consacré un excellent morceau de biographie dans le Magasin encyclopédique du mois d'août 1813. L'auteur de cet article n'a eu rien de mieux à faire que de le prendre pour guide
  • Elie PALAIRET( 1713 - 1770) : savant philologue, né en 1713, à Rotterdam, descendait d'une famille française réfugiée en Hollande par suite de la révocation de l'édit de Nantes. Ayant achevé son cours de théologie, il fut admis au saint ministère, et remplit l'emploi de prédicateur à Tournay. Nommé depuis pasteur de l'église de France à Londres, ses talents lui méritèrent la protection de l'évêque de Bangor, dans la principauté de Galles , qui le choisit pour son vicaire. Il a publié Obserrationes philologico- critiece in sacres noni foederis libros, quorum plurima lora ex auctortbus potissimum grœcis exponuntur, illustrantur ci sup- pressœ vindicantur, Londres , 1760, grand Cet utile ouvrage est accompagné d'un double index des auteurs et des mots. Dans la préface, il promet une seconde édition corrigée et aug- mentée du traité des ellipses grecques, de Lamb. Bos . agent des Etats généraux à Londres, né à Montauban en 1697, était probablement de la même famille. Il a publié : i° Nora grammatica regia anglica, Londres , 1738 2. Nouvelle introduction à la géographie moderne, 1754, 3 vol. 30 Abrégé sur les sciences et les arts , en français et en anglais, 1755 4° Description abrége des possessions françaises et anglaises du continent sep- tentrional de l'Amérique, etc., Londres, 1756 3. édition ; 5° Grammaire royale française et anglaise, 1758 6. édition ; 6° Méthode pour apprendre à bien lire et à bien orthographier, 1758 12. édition; 7° Abrégé de la Nourelle introduction à la géographie moderne, 1761 80 Atlas méthodique; 9° Cartes des possessions an- glaises et françaises de l'Amérique septentrionale avec la description de ces pays; 10. A nein english Spelling Book
  • Elie PAPIN( 1760 - 1825) : né à Bordeaux vers 1760, de la même famille que l'illustre inventeur des forces motrices de la vapeur , était négociant dans Cette ville lorsque la révolution commença. s'en- rôla en 1793 dans un corps de volontaires nationaux, qui alla combattre les Espagnols à l'armée des PyrénéesOrientales. Doué d'une grande bra- voure et d'une intelligence militaire fort remar- quable, il parvint rapidement au grade de général de brigade. Cependant il quitta le service militaire, où la plus belle carrière lui était ouverte, et retourna dans sa patrie, où il reprit, en apparence , ses opérations commerciales, mais ne s'occupa réellement que du rétablissement de l'ancienne monarchie des Bourbons, qu'il croyait seule capable de rendre la France à son ancienne prospérité. Ce fut au milieu de nombreux périls qu'il créa dans ce but, à Bordeaux , une association qui , sous le nom d'Institut royaliste ; lutta longtemps avec courage et persévérance contre les divers gouvernements révolutionnaires qui se succédèrent au pouvoir. La plupart des chefs de cette association ayant été découverts et arrêtés par la police du directoire, en 1798, Papin réussit à la réorganiser en 1801 , et il y associa les hommes les plus distingués parmi lesquels on citait le brave Louis de la Rochejaquelein. Mais encore attentivement surveillés par la police impériale, ces hommes dévoués furent arrêtés pour la plupart en 1805. Papin, obligé de prendre la fuite , fut traduit par contumace devant un conseil de guerre, à Nantes, et condamné à mort le 23 frimaire an 14 (décembre 1805 connue ayant concouru à des projets que dirigeaient les ennemis de la France , et particulièrement l'Angleterre. Il se réfugia en Amérique , où, jusqu'à la restauration , il ne s'occupa plus que d'affaires de commerce. Revenant dans sa patrie eu 1814, il essuya un terrible naufrage, où il perdit une assez belle fortune que lui avait procurée le commerce , et fut grièvement blessé en se sauvant avec peine. Un grand dédommagement de tant d'infortunes semblait devoir l'attendre en France de la reconnaissance des Bourbons; mais , en cela , il éprouva encore de filcheux mécomptes. Il lui fallut d'abord faire casser le jugement qui le condamnait à mort, et qui , de même que tant d'autres actes révolutionnaires, lui semblait abrogé de droit par- le seul fait de la restauration. Pour cela cependant, il fut obligé de paraître le 30 avril 1817 devant le deuxième conseil de guerre de la Ire division militaire, qui déchargea, à l'unanimité des voix, le général Papin de l'accusation à raison de laquelle il avait élé condamné. Reconnu dans son grade de maréchal de camp, Papin fut employé comme commandant du département de LotetGaronne , et il occupait honorablement ces fonctions depuis plusieurs années, lorsqu'il mourut à Agen le 5 août 1825. Tous les honneurs militaires lui furent rendus dans cette ville, et son corps, transporté ensuite à Bordeaux , y fut enterré avec une grande pompe au cimetière de la Chartreuse
  • Elie PUTSCHIUS( 1580 - 1606) : philologue, natif d'Anvers, est compté par Kléfeker au nombre des savants précoces. Originaire de Hambourg , et d'une famille patricienne, il naquit le 26 novembre 1580. Ses parents, que des affaires avaient amenés dans les PaysBas, ne purent donner aucun soin à sa première éducation. A quatorze ans il commen-çait seulement à expliquer les auteurs latins ; mais alors , ayant été placé successivement dans les collèges d'Embden et de Hambnurg , il y fit, sous d'habiles maîtres , des progrès étonnants dans les langues et la littérature anciennes. Il alla ensuite à Leyde, où il suivit les leçons du savant Jos. Scaliger, qui le distingua bientôt de ses autres élèves et lui témoigna beaucoup d'affection. Pendant son séjour à Leyde, il fit paraître une édition de Salluste , avec des notes que Jos. Wasse et Sigebert Havercamp ont reproduites dans les belles éditions qu'ils ont publiées de cet historien. L'excessive application de Putschius avait affaibli sa vue ; on lui conseilla de voyager. Il parcourut l'Allemagne , s'arrèta quelque temps à Iéna, puis à Leipsick , où il se lia d'une étroite amitié avec Godefroi Jungermann ; et Conrad Zeltner conjecture qu'ils furent attachés comme correcteurs à l'atelier typographique des Wechel . Putschius s'occupait déjà de rassembler des matériaux pour l'édition qu'il projetait du Recueil des anciens grammairiens, et Jungermann l'aida dans ses laborieuses recherches. L'impression de ce grand ouvrage fut terminée vers la lin de septembre 1605. L'année précédente, notre auteur avait eu la douleur de perdre son frère aîné , et il n'avait voulu céder à personne le triste privilége de prononcer son Oraison funèbre . Le chagrin et la fatigue l'épuisaient de jour en jour. Putschius, sentant la nécessité de prendre quelque repos, se rendit à Stade, dans le duché de Brème ; mais sa santé ne fit que décliner, et il mourut en cette ville le 9 mars 1606, à l'âge de 25 ans. Son recueil des grammairiens est intitulé Grammaticce lutina auctores antigui , Hanau , Wechel , 1605, 2 tomes Ce volume, dédié à Joseph Scaliger, est trèsrecherché des amateurs ; il con- , 1602 Cette collection, sur laquelle on trouvera des détails dans la Bibliothèque de Fabricius, ne contient presque aucun des auteurs publiés par Putschius. XXX1V. tient les ouvrages de trentetrois grammairiens, sur lesquels on peut consulter la Bibliotheca latina de Fabricius ; plusieurs de ces ouvrages étaient inédits , et tous ont été revus et corrigés sur les manuscrits des Bongars, des Pithou , de Douza, de Velser, Gruter, Hceschel, Ritterhus, etc. Quelque imparfait que soit ce travail , il suffit pour assurer à Putschius une réputation durable et pour justifier tous les regrets qu'excita sa mort prématurée. Foppens et quelques autres bibliographes citent avec éloge des Elégies de Putschius . Conrad Ritterhus a publié la Vie de ce jeune savant, Hambourg, 1608 ibid., 1726
  • Elie REUSNER( 1555 - 1612) : antiquaire et historien, né à Lemberg en 1555, était frère du précédent. D'une santé délicate, mais doué d'un esprit actif, il s'appliqua de bonne heure à l'étude, fréquenta les académies de Wittemberg, Strasbourg et Bâle, et fit de grands progrès dans les langues anciennes, l'histoire, la politique et les sciences naturelles. En 1591, il fut admis au nombre des professeurs de l'académie d'Iéna pour la philosophie. Il reçut la même année le grade de licen- cié en métdecine; mais il ne parait pas qu'il ait jamais pratiqué cet art. L'enseignement et le travail du cabinet suffirent pour occuper tous ses instants. Quelques années avant sa mort, il composa son épitaphe et la fit graver sur la pierre qui devait recouvrir son tombeau. Il termina sa carrière honorable et paisible à Iéna, le le' octo41 bre 1612. Ses ouvrages dont on trouve une liste assez étendue, mais incomplète et inexacte, dans le recueil de .1. Gasp. Zeumer, Vite professer. acadern. ferlerais , sont tombés dans l'oubli. Les principaux sont : 10 Genealogi- con romanum de familiis prœcipuis regum , princi- pum, Cœsarunt, imperatorum, consulurn, etc., Francfort , Wechel , 1590 C'est une compilation que Lenglet Dufresnoy trouvait bonne et qu'on pourrait peut-être encore consulter utile- ment. 42u Opus genealogicum catholicum de prœci- puis familiis imperatorum , requin , principum, aliorumque orbis christiani procerum , ibid., 159. 30 Ephernerides sive Diarium in quo et epi- tome oniniunt fastorunt et analium tant sacrorum quarn profanarum, ibid., 1592, iii-4°; 4° Genealo- gia regum, electorum, ducum, etc., qui origines suas a Witterhindo deducunt, Iéna , 1577 — Jérémie REUSNER, frère des deux précédents et éditeur des Emblemata ahica , physica historica et hieroglyphica et des Stemmata sat arma gentilitia d'Elie, fut conseiller du prince de Liegnitz, publia un traité De usurpationibus , et ne doit pas être confondu avec deux autres Jérémie Reusner, jurisconsultes et natifs de Lcewenberg, comme lui. connus aussi par quelques écrits, l'un né en 1557, mort en 1594; l'autre né en 1590, mort en 1652
  • Elie RITTER( 1801 - 1862) : mathématicien suisse, naquit à Genève le 9 décembre 1801. Sa vie s'écoula dans sa patrie, où il exerça des foncti6ns dans l'enseignement et où il mourut le 17 mars 1862. Il appartenait aux diverses sociétés savantes de sa patrie, telles que la société de physique et d'histoire naturelle de Genève , l'institut genevois, eV.; plusieurs de ses travaux font partie des mémoires de ces sociétés. Parmi ses divers ouvrages, qui se rapportent tous aux sciences physiques et mathématiques. on peut signaler le Traité élémentaire d'arithmétique, Paris, 1837 ; 3. édit., 1857 ; Mémoire sur la détermination des éléments de l'orbite d'une compte ou d'une planète, 1849 ; les Recher- ches sur la figure de la terre (deux mémoires, 1860- 1861. La métrologie fut, de la part d«Elie Ritter, l'objet d'investigations attentives; les étalons de poids anglais lui fournirent le sujet de recherches insérées dans le Bulletin de la " classe d'industrie et de commerce
  • Elie SAURIN( 1639) : théologien protestant, vit le jour en 1639, à Usseaux , dans la vallée de Pragélas, frontière du Dauphiné. Son père, ministre de ce village , lui donna une éducation propre à développer les heureuses dispositions qu'il manifesta de bonne heure. Choisi , en 1661, pour ministre de Venterol , puis d'Embrun , l'année suivante , il était sur le point d'être appelé à Vie pour y professer la théologie, lorsqu'il fut obligé de quitter le royaume pour avoir refusé d'ôter son chapeau en passant auprès d'un prêtre qui portait le saint viatique, dans le moment où il accompagnait un convoi protestant, quoique tous ceux de sa suite eussent rempli cette cérémonie. Il se retira à Genève, de là en Hollande, où il devint, en 1665, ministre de l'église wallone de Delft. L'affaire du fameux Labadie lui donna l'occasion de faire briller son zèle en 1668; mais il refusa de lui succéder dans l'église de Middelbourg, atin de ne pas paraître avoir agi par intérêt contre ce fana- tique. Il était pasteur d'Utrecht depuis 1671, lorsque ses démélés avec le ministre Jurieu commencèrent à éclater en 1691. Cette dispute, qui causa une espèce de schisme parmi les calvinistes des PaysBas et qui donna lieu à plusieurs écrits virulents, fut agitée dans divers synodes et ne La sage retenue qui règne dans ces dissertations intéressantes et solides fut mal interprétée par la Chapelle dans la Bi- Idiot/ dg. raieonnée. Il saisit surtout une dissertation du second volume, où, en discutant l'ordre que Dieu donna à Samuel d'aller i,inclre David, Saurin fait l'apologie du mensonge officieux dans certains cas, par exemple, lorsqu'on court risque d'être immolé à la fureur d'un scelérat. La Chapelle mit dans cette attaque plus d'âcreté que de vrai zèle. Saurin se défendit avec modération. Son adversaire le poursuivit dans plusieurs synodes, où il fit condamner la doctrine du mensonge officieux en luimême; mais il ne put obtenir de Saurin qu'une explication de ses sentiments, et non une rétractation comme il voulait qu'on l'exigeât. T—ri, se termina qu'en 1696 par l'interposition des EtatsGénéraux et par l'autorité du synode de la Brille, où l'on termina la polémique par des tempéraments. Saurin continua de gouverner son Eglise avec beaucoup de zèle jusqu'à sa mort, arrivée en 1703. C'était un homme charitable, rempli de sentiments de religion et très- attaché à son parti; il avait de l'imagination , de la mémoire, beaucoup de vivacité, de pénétration et de discernement ; quoiqu'il eût cultivé les mathématiques et la physique , qu'il se fût aussi appliqué à la métaphysique, il s'était ensuite consacré tout entier à la théologie. Il ne faisait pas grand cas, dans cette partie, de la critique ni de l'étude des Pères. Il tenait à ceux des protestants qu'on appelait latitudinaires ; aussi Jurieu l'accusatil d'ètre pélagien. Les ouvrages sortis de sa plume sont : 1° Examen de la théologie de Jurieu, la Haye, 1694, 2 vol. 2° Défense de la véritable doctrine de l'Eglise réformée sur le principe de la foi, avec des justifications contre son adversaire, Utrecht, 1697, 3 vol. 30 Réflexions sur les droits de la conscience, Utrecht, 1697 Dans cet ouvrage, qui est contre Bayle et Jurieu, il soutient que le ,( magis-« trat doit faire pour l'établissement et la propa- · gation de la vraie doctrine et pour l'extraction u de l'erreur tout ce qu'il peut faire sans violent- u ter les consciences et sans priver les sujets de « leurs droits naturels ou de leurs droits civils ». Ce livre fut trèsbien accueilli, quoique les tolérants et intolérants outrés, protestants ou catholiques, n'y soient pas plus épargnés les uns que les autres. 4° Traité de l'amour de Dieu, Utrecht, 1701 qui roule sur ce principe u qu'il « faut aimer Dieu pour Dieu , et qu'il ne faut « pas nous aimer pour nous, ni n'aimer Dieu ,( que pour nous » 50 Traité de l'amour du pro- chain, Utrecht, 1704 Saurin avait toujours vécu dans le célibat
  • Elie SCHEDE( 1615 - 1641) : né en Bohème, le 12 juin 1615, de Georges Schedius, depuis recteur au collége de Gustrow , est mis au nombre des enfants célèbres. Dès l'ilge de douze ans, il faisait, avec la plus grande facilité, des vers et des discours grecs et latins. A quinze ans , il avait traduit en vers latins le Dictys rretensis et le Dares phrygius , l'Exil de Diomède, la Guerre des juifs et les Phénomènes d'Aratus. reçut , le 10 juillet 1633, la couronne poétique dans l'université de Rostock , et fut nommé , la même année, professeur à Hambourg; il n'en exerça les fonctions qu'en 1635 et mourut à Varsovie, le 2 mars 1611, n'ayant pas encore 26 ans. Parmi les nombreux ouvrages qu'il a composés, et dont aucun n'a été imprimé de son vivant, on distingue son traité De diis germanicis sive veteri Germanorum , Gallorum , Britannorurn religione syntagmata P , imprimé d'abord par les soins de son père, Amsterdam, 1648 et depuis à Halle, 1728 avec des notes de Jean Jarkius, et par les soins de J.Albert Fabricius. On y trouve beaucoup d'érudition, des conjectuu quelquefois hardies et une critique assez peu sévère; néanmoins l'ouvrage est estimé des amateurs d'antiquités. Halles , prédicateur de Gustrow, a fait son éloge, que Georges Henri Goezt a inséré dans son Recueil de quelques savants pré- coces , Lubeck , 1708
  • Elie VINET( 1519 - 1587) : l'un des plus savants hommes du 16° siècle, était né vers 1519, près de Barbezieux, dans un village appelé les Planches, mais qui prit le nom des Vinets, lorsque sa famille s'y fut établie. Son père, simple cultivateur. n'hésita pas à faire tous les sacrifices pour développer les dispositions qu'il annonça dès son enfance. Après avoir fait ses premières études à Barbezieux , il alla les continuer à Poitiers, où il reçut le degré de mattre ès arts, et revint ensuite dans sa ville natale donner des leçons de grammaire. Ayant amassé quelque argent, il se rendit à Paris pour s'y perfectionner dans les lettres et les mathématiques. André Govea lui rit offrir une place au collège de Bordeaux , dont il était principal. Vinet y régenta les humanités pendant six 811s, et en 1547 suivit à Coïmbre Govea, chargé par le roi de Portugal d'établir un collège sur le plan de celui de Bordeaux. Govea mourut l'année suivante, et Vinet se hâta de revenir à Bordeaux, dont les habitants l'avaient vo s'éloigner à regret. Nommé principal en 1558, il remplit cette charge avec tant de zèle et de succès que les jurats, en reconnaissance, lui conservèrent son titre et ses appointements n'élise lorsque ses infirmités l'eurent obligé de demander sa retraite. Vinet mourut le 14 mai 4587 et fut inhumé avec pnmpe dans l'église StEloi. C'était un homme aussi modeste que laborieux. On cite au nombre de ses amis Cujas et Jos. Scaliger. De Thou en parle avec éloge. On lui doit des éditions. corrigées et enrichies de notes, des oeuvres de Sidoine Apollinaire; du Polyhistor. de Solin ; des traités de la Sphère de Proclus et de Sacrobosco ; d'Eutrope, de Perse, d'Ausone, de Florus, de Censorinus, de Pomponius Mela ; des extraits de la Via dsz las pereurs d'Aure!. Victor, etc. Ses notes sur Florus et sur la Géographie de Pomponius ont été fort utiles à ceux qui depuis ont travaillé sur ces deux écrivains. Il a traduit en latin les Sentences de Théognis et l'abrégé de Mich. Psellus sur l'arithmétique, la musique et la géométrie; en français, la Sphère de Proclus et la hie de Charlemagne, par Eginhard troy. ce nom). Outre l'ex plication de quelques livres d'Euclide, on a de Vinet : 1° Prisciam Coesariensis, Bheninii Fanii Belo' Angli, Volusii Jletiani , Balbi ad Celsurn libri de nummis, ponderibus, mensuris, numeris, eorunique notis et de retere computnndi per digitos ratio. , emendati, Paris, 1565 volume rare, inséré dans le tome 9 du Thesaur. anti quitat. roman. de Graevius; 2° la Manière de faire les solaires ou cadrans, Poitiers, 1564 3° Discours sur l'antiquité de Bordeaux et de Bourg- sur- iler , Bordeaux , 1565 nouvelle édition, augmentée et enrichie de plusieurs figures, ibid., 1574 rare, ouvrage plein de recherches curieuses ; 40 l'Antiquité de Saincies et de Barbezieux. ibid., 1571 de 66 pages, avec une table des matières. Le P. Niceron en cite une édition sous le titre Sainctes et Barbezieux • sans date et saris index ; dans la Bibliothèque hie- torique de la France, par Fontette, on en indique une édition de 1584; mais cet opuscule est trop rare pour qu'on puisse croire qu'il a eu trois éditions. 5° Narbonensium votum et aree dedicatio, insignia antiquitatis monumenta, Narbonoe reperta, ann. 1566, commentar. illustrata, Bordeaux,1572, in - 8° ; 6° De logistica libri tres, ibid. , 1573 . ; 7° l'Arpenterie, livre de géométrie, ensei gnant à mesurer les champs, etc., ibid. , 1577 nouvelle édition, augmentée de la Manière de faire les cadrans, etc., ibid., 1583 : 8° Tractatus de schola aquitanica, ibid., 1583 Voyez l'Elage de Vinet, par Ch. Pascal , dans les éditions d'Ausone, avec les notes de ce savant, Bordeaux , 1590, 1604 et par Gab. de Lurbe , dans l'ouvrage De illustribus Aquilon. viras, p. 143. On peut consulter aussi, pour quelques détails . les Mémoire., de Niceron, t. 30, p. 222-230. En 1815, l'académie de Bordeaux mit au concours l'éloge de Vinet. Le prix fut remporté par M. Joannet, professeur de rhétorique à Sarlat ; ce discours a été imprimé à Périgueux, 1816
  • Elie CESTER : rugbyman
  • Elie CHOURAQUI : cinéaste
  • Elie KAKOU( 1960) : Humoriste
  • Elie SEMOUN : acteur, a notamment joué dans "deuxième vie"
  • Élie Ducommun : prix Nobel de la paix en 1902 avec A. Gobat
  • Élie Faure : essayiste et historien de l'art français
  • Élie Fréron : critique français
  • Élie Halévy : écrivain et historien français
  • Élie Lascaux : peintre
  • Élie Wiesel : écrivain américain, prix Nobel de la paix 1986
  • Élie J. Auclair : ElieJ. Auclair est un historien et un professeur québécois.
  • Élie Bayol : Elie Bayol est un coureur automobile français.
  • Élie Baup : Elie Baup est un entraîneur français de football.
  • Élie Aiboy : Elie Aiboy est un joueur de football international indonésien.

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