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Sujet : Les recherches sur le SERVICE MILITAIRE de nos ANCETRES pour débuter(pas de demandeSVP)
Envoyé : mercredi 9 février 2011 11:47
Bonjour

Pour le STO en particulier:
En plus des archives du monde combattant à CAEN (adresse en 1ére page)

Vous pouvez utiliser ce site en Allemagne en remplissant une demande en ligne:

http://www.its-arolsen.org/fr/recherche_historique/demande_de_recherche/formulaire_en_ligne/index.html

bonnes recherches
Sujet : nos photos de BEAUX MILITAIRES
Envoyé : samedi 8 janvier 2011 13:05
Bonjour et bravo !

Un souhait....ajouter une légende ! lieu date et surtout N° du régiment

Merci
Sujet : LES CHANTIERS DE JEUNESSE DURANT LA GUERRE
Envoyé : samedi 8 janvier 2011 11:21
Les activités

Dans chaque camp, la journée commence par le lever des couleurs selon un cérémonial solennel, suivi souvent par une allocution.
La journée est partagée en deux parts égales, d’un côté, le travail de chantier, de l’autre, l’éducation physique et l’instruction technique.

Pour les illettrés et ceux qui n’ont pas leur certificat d’études des cours de rattrapage sont organisés.
Le travail est considéré avant tout comme un outil éducatif. Il s’agit de produire en commun quelque chose d’utile au pays sans entrer dans des considérations de rentabilité : fourniture de bois de chauffage, de charbon de bois, construction de pistes et de chemins, initiation au travail du bois et du fer, à la maçonnerie...

Mais l’essentiel est la formation morale. Elle a pour but de faire prendre conscience au jeune de ses devoirs d’homme et de ses responsabilités de citoyen, de cultiver le sens de la vergogne et de la dignité. Tout cela va être progressivement élaboré avec beaucoup de pragmatisme pendant les six mois de formation du premier contingent, soit jusqu’en février 1941, date à laquelle les jeunes furent libérés et rendus à leur famille.

Sujet : LES CHANTIERS DE JEUNESSE DURANT LA GUERRE
Envoyé : samedi 8 janvier 2011 11:19
L’organisation des Chantiers. Un calque régimentaire.
..../....
La mise sur pied se fit très rapidement et dans la plus grande improvisation. Pour faire simple, l’organisation fut calquée sur celle de l’armée de terre. Pour l’encadrement on fit appel au volontariat. Il y eut de très nombreuses candidatures de cadres de l’armée d’active mais aussi de la réserve et de la société civile, de nombreux polytechniciens et d’anciens subordonnés ou élèves du général de la Porte du Theil.

Début août, nommé Commissaire Général des C.D.J., le général de la Porte du Theil s’applique d’abord à trouver l’encadrement nécessaire pour une masse d’appelés évaluée à 70.000 hommes mais qui finira par atteindre près de 87.000 hommes. [2]

Les Chantiers furent articulés en six régions dont cinq en Zone Libre et la sixième en Afrique du Nord. Chaque région devait comprendre entre huit et dix groupements d’un effectif tournant autour de 2000 hommes, soit le niveau d’un régiment d’infanterie. Au fur et à mesure de leur désignation les chefs de groupement s’en allèrent prendre leur commandement munis d’instructions rédigées par leur général en une matinée sous le titre de « note de base ».

Le groupement est organe de commandement et organe administratif responsable de la vie matérielle, de l’instruction et du moral.

Les chefs de groupement ont sous leurs ordres une dizaine de groupes d’environ 200 hommes, soit une grosse compagnie d’infanterie, disposant chacun d’un camp qu’il faudra créer de toutes pièces dans une zone isolée et très souvent montagneuse.

Chaque groupe est articulé en une dizaine d’équipes d’une quinzaine d’hommes.
Sujet : LES CHANTIERS DE JEUNESSE DURANT LA GUERRE
Envoyé : samedi 8 janvier 2011 10:25
qqs commentaires pour Apoline23(23 comme la creuse ?)

Les derniers soldats mobilisés (classes fin 39 et début 40) le sont les 8 et 9 juin 40. Le 17 juin Pétain annonce qu'il faut cesser les combats.
« C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat. »

Ces soldats sans formation, partent sur les routes déjà encombrées par l'exode civil et la retraite des armées vers le sud.L'armistice ne sera effective que le 25 juin (certains régiments se battront meme audelà ).
Entre le 17 et le 25 L'armée allemande s'empresse de prendre possession du littoral Atlantique et du couloir du rhone sans trouver de combattant .
Le centre de la france et le departement le plus au nord de cette zone non occupée est la CREUSE.
La creuse (et le massif central)devient un vaste campement de militaires exténués qui marchent devant l'avance ennemie depuis les combats de Belgique (via dunkerque l'angleterre et Cherbourg) pour certains.
En juillet et Aout seront démobilisés les soldats ayant été mobilisés en 39.Ceux de juin 40 sont versés "aux chantiers" pour 6 mois.En général pas très loin de leur point de chute final.Les transports sont très difficiles. Ainsi pour le nord de la creuse, ils viendront dans l'allier via montluçon par le train qui les déposera à URCAY pour aller à pied en foret de TRONCAIS, "Chantier de J. N°1".

Après 6 mois de chantier...en Février 1941 ceux originaires de la zone occupée ne pourront franchir la ligne de démarcation pour remonter dans leur foyer........d'autres aventures les attendent......
à suivre.....

Ces "déracinés" en 1941 en rencontreront d'autres, venus se cacher en zone dite "libre" et pour certains déjà dans des camps depuis début 39.
Il y a dans le sud et le massif central
-les républicains expagnols ....dont justement un groupe déjà employé par l'office des forets en foret de TRONCAIS.(ils formeront dans l'allier en 44 une brigade de résistants très aguerrie )
-les pourchassés les plus répandus, les "dangereux" communistes", l'ennemie n°1 de Vichy avant meme l'occupant allemand.
- les militaires "oisifs" profondéments anti allemands, attendant leur revanche .
Ce sera leur début dans la résistance avec en 43 l'apport le plus important celui des réfractaires au STO. Ce sera aussi le début d'une prise de conscience quasi générale de la population, puisque le STO touchera toutes les familles et non plus seulement les juifs , communistes, gaullistes etc..
Sujet : LES CHANTIERS DE JEUNESSE DURANT LA GUERRE
Envoyé : samedi 8 janvier 2011 10:08
Bonjour
voici comment débute les chantiers:
..../....
2 juillet1940. Depuis trois semaines la défaite de l’Armée française est totale, la Wehrmacht occupe le pays, Pétain a les "pleins pouvoirs" depuis le 10 juin, l’armistice est signé depuis le 22. Le général de la Porte du Theil, commandant la 13° Division Militaire à Clermont-Ferrand, est convoqué à Royat où s’est installé le Ministère de la Guerre. on l’informe de ce qu’une partie des contingents 1939 et 1940, appelés dans les dépôts du 8 au 10 juin, soit dans les tous derniers jours de la débâcle, se trouvent depuis complètement abandonnés et livrés à eux-mêmes. Il s’agit donc de regrouper et reprendre en main ces hommes qui n’ont reçu aucune instruction militaire, qui se trouvent dans le plus grand désarroi matériel et moral et dont le comportement commence à inquiéter le commandement. on procéderait ultérieurement à leur démobilisation. on lui laisse toute initiative concernant la méthode et les moyens à employer.

Deux jours plus tard le général de la Porte du Theil présente son plan. on regroupera ces hommes, puis on procédera à leur articulation en unités de 200 hommes environ. on les fera "camper en pleine nature, au milieu des bois, à l’abri de toute cause de trouble ou d’agitation’’ et on les occupera à de grands travaux d’intérêt général.

Ce plan est accepté et l’état-major de l’armée met au point un décret qui prévoit la création d’un service national au profit des jeunes. Ce service national sera rattaché au Ministère de la Jeunesse et de la Famille pour éviter toute ambiguïté. Après de nombreuses péripéties le projet est adopté par le conseil des ministres, beaucoup plus par lâcheté que par conviction. En fait, on élimine ainsi un problème fâcheux.

Le 30 juillet, un décret est signé stipulant que les hommes incorporés en juin 1940 et relevés de leurs obligations militaires seront aussitôt versés pour une durée de 6 mois dans des groupements constitués sous l’autorité du Ministre de la Jeunesse et de la Famille.
..../.....
Sujet : LES CHANTIERS DE JEUNESSE DURANT LA GUERRE
Envoyé : vendredi 7 janvier 2011 23:02
eh oui patrick.....comme encore récemment avec le service militaire, indispensable pour certains emplois de fonctionnaires.
Je retiens de cette époque des situations très différentes suivant
-les lieux (zone occupée ou non),
-les années (de + en + de pression des occupants sur Vichy et les francais
et biensur...suivant la situation sociale des familles.
La presse sous la censure (dès sept 1939 d'ailleurs)et l'auto-censure ,n'est évidemment pas une bonne source d'info mais permet de ressentir l'ambiance!
Sujet : LES CHANTIERS DE JEUNESSE DURANT LA GUERRE
Envoyé : vendredi 7 janvier 2011 22:46
Merci Patrick
La presse de l'époque était censurée.....dans la zone dite libre. La réalité est que les jeunes avaient souvent froid et faim (sauf lors des chantiers d'aide chez les paysans, moissons et autres) . A Troncais l'hiver 40/41 a été rude sous les toiles de tente.
Mais globalement les souvenirs sont assez bon !
Contrairement à l'article du journal, Le travail n'était pas la seule activité, mais la moitié du temps est aussi réservée a la culture physique et sportive + manif culturelle , chants (patriotiques) et autres "bourrage de crane" (morale educ. civique etc...
Sujet : LES CHANTIERS DE JEUNESSE DURANT LA GUERRE
Envoyé : vendredi 7 janvier 2011 19:39
bonsoir
La période de 8 mois (6 mois pour la classe 1940/1) des chantiers de jeunesse à été intégrée dans la durée du service militaire et à ce titre figure sur le livret militaire et l'Extrait des services.
La classe 1940/2 à été appelée en Mars 1941.
La 1941/2 en mars 1942.La 1942/1 idem en 1942.
La classe 1941/1 sans doute un peu plus tard dans l'année 1941 ou simultanément ? vous nous direz !
bonne soirée
Sujet : LES CHANTIERS DE JEUNESSE DURANT LA GUERRE
Envoyé : vendredi 7 janvier 2011 13:03
suite
il faut relativiser....
réponse à Sylvie:
.../....ces appelés ne savaient rien des arrestations de résistants, des exécutions.../...
comme dans la population civile..tout dépend quand ?
Oui, au début TSF et journaux sont interdits..travail, sport et chants patriotiques pour seule activité.
Mais......au groupement N°1 à TRONCAIS, le groupe 1 "Alsace Lorraine" sert de refuge à un fort contingent de jeunes originaires d'alsace et Lorraine pour échapper à la werhmacht ( seul groupe à effectifs variables et sans durée de séjour)