Qui a découvert le Canada ?
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Jacques Cartier, dont cette semaine marque le 450e anniversaire de la mort, est surnommé « le découvreur du Canada ». Mais il n’était pas le seul. Qui au juste a permis à l’Ancien Monde de prendre pied sur ces terres nouvelles ?

Jean et Sébastien Cabot, en quête de la Chine

D’origine italienne mais au service de l’Angleterre, Jean Cabot (1450-1499) propose au roi Henri VII de lui trouver une nouvelle route maritime vers la Chine en passant par le Nord-Ouest. Au final, ce n’est pas la Chine qu’il atteint avec son fils Sébastien en 1497, mais Terre-Neuve et le Labrador. Faute d’épices, ils y trouvent du poisson en telle abondance qu’ils parviennent sans difficulté à convaincre les pêcheurs anglais d’aller chercher tous les ans la morue au large de Terre-Neuve. « Ils affirment, écrit un contemporain, que cette mer est couverte de poissons, que l’on prend non seulement au filet mais avec des paniers » ! Les pêcheurs français de la côte Atlantique les imitent bientôt : Normands, Malouins et Charentais se spécialisent dans la morue tandis que les Basques partent chasser la baleine dans le golfe du Saint-Laurent.

Jean et Jérôme Verrazano, toujours la Chine

Appuyée par François 1er, financée par les banquiers de Lyon, Dieppe et Rouen, une nouvelle expédition part chercher en 1524 cette fameuse route du Nord-Ouest vers la Chine. Nouvel échec, les bateaux longeant la côte atlantique des États-Unis actuels. Un deuxième puis un troisième voyage apportent aussi peu de résultats, le dernier se soldant même par la mort de Jean Verrazano, dévoré par des cannibales sur une île des Antilles en 1528. Mais son frère Jérôme est le premier à avoir inscrit le mot de « Nouvelle-France » sur une carte, à l’emplacement du Québec.

Jacques Cartier, à la recherche de l’or

Parti en 1534, à l’instigation de François 1er,, Jacques Cartier (1491-1557) cherche lui aussi cette fameuse route vers la Chine, mais aussi l’or du Nouveau Monde. Il explore le golfe du Saint-Laurent, rencontre les Iroquois sur l’actuel emplacement de la ville de Québec. Il revient à Paris avec les deux fils du chef iroquois, mais sans or ni route. Une deuxième (1535-1536) puis une troisième expédition (1541) sont financées.
La conclusion est qu’il n’y a définitivement ni or ni chemin maritime vers l’Asie, mais que ces terres nouvelles se prêtaient à merveille à la pêche, au commerce des fourrures (qui l’emportera en valeur sur celui de la morue dès la fin du XVIème siècle) et à l’établissement de colonies, notamment sur le site d’Hochelaga (le futur Montréal).

Samuel de Champlain, cartographe des nouvelles terres

Cartographe de talent, Champlain (vers 1568-1635) est envoyé au Québec en 1603. Cet explorateur infatigable va passer les deux tiers de sa vie en voyage et va parcourir à pied ou en canot 3 500 km2 des terres canadiennes. Il explore le Saint-Laurent jusqu’aux rapides de Lachine, dresse la carte de la côte acadienne, fonda Québec en 1608, remonte la rivière Ottawa, explore la région des lacs Nipissing, Huron, Ontario et Champlain, s’allie aux Algonquins, aux Montagnais et aux Hurons, cherche à traverser le continent pour atteindre le Pacifique, combat les Iroquois et s’attache à la mise en valeur de la nouvelle colonie.



Des colons anonymes, en quête d’une vie meilleure

Les explorateurs suivants sont surtout des anonymes : des pêcheurs, des chasseurs, qui fuient la misère, espèrent posséder des terres ou faire fortune dans la fourrure. Les missionnaires arrivent à partir de 1615. En 1665, la Nouvelle-France est considérée comme une province française à part entière, un intendant y est nommé et 2 500 colons vont s’y installer en vingt ans.

René Cavelier de La Salle, explorateur des grands lacs

L’un des derniers grands découvreurs dont il faut garder le souvenir est le Normand René Cavelier de La Salle (1643-1687). D’abord établi près de Montréal, il y apprit plusieurs langues indiennes, ce qui lui permit de lancer plus facilement des expéditions à partir de 1669. Il explora le cours de l’Ohio, les grands lacs et leurs alentours, avant de descendre le Mississippi. Mais, d’un caractère difficile, très dur pour son équipage, il fut assassiné par l’un de ses hommes en 1687. Si son histoire s’arrête là, celle du Québec continue : elle va se poursuivre jusqu’à nos jours…


Texte : Marie-Odile Mergnac




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