Chrétien zélé, Valérien est arrêté à Lyon, vers 177, mais parvient à s'enfuir et trouve refuge en Bourgogne. Se croyant en sécurité, il évangélise les populations de la région de Tournus, retombe dans les filets de la milice impériale et subit le martyre, écorché vif par des ongles de fer, avant d'être décapité, vers la fin du 2e s. Un sanctuaire lui est dédié à Tournus, là même où sera érigée plus tard l'abbatiale Saint-Philibert.
Époux de sainte Cécile, le patricien Valérien se laisse instruire du christianisme par l'évêque Urbain, reçoit le sacrement de baptême et, avec Cécile, convertit son frère, Tiburce, à leur foi. Une loi interdit alors de donner la sépulture aux corps des martyrs, que Valérien et Tiburce s'efforcent d'éluder en inhumant discrètement les victimes de la persécution. Dénoncés, ils sont jugés, condamnés à mort et traînés à quatre milles de Rome pour y être décapités; voyage qu'ils mettent à profit pour convertir le préfet Maxime chargé de leur exécution.
Valérien, évêque d'Aquilée, en Italie septentrionale, est l'un des plus grands personnages de l'Église vers la fin du 4e s. En 372 il assiste au synode romain et son nom figure immédiatement après celui du pape Damase. Saint Basile de Césarée lui fait confiance pour réprimer l'arianisme dans l'Illyricum, ainsi que le prouve une lettre du célèbre Cappadocien.
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