Au IIIème siècle, Hippolyte fut un curieux saint. Prêtre, expert en théologie, il s'opposa à quatre papes et fut considéré comme anti-pape. Ce schismatique entêté fut déporté au bagne par Maximin, en compagnie du pape Pontien. Ce dernier put ramener Hippolyte sur le droit chemin. Ils moururent tous les deux en déportation d'épuisement.
À Rome, au 3e s., Hippolyte est le premier antipape, sous le règne des pontifes Zéphyrin, Calixte Ier et Urbain Ier. Condamné aux mines de Sardaigne par Maximin le Thrace, il se réconcilie avec le pape Pontien qui subit le même sort et meurt d'épuisement en 235. Honoré comme martyr avec saint Pontien, saint Hippolyte est l'auteur d'ouvrages théologiques, exégétiques et canoniques importants.
Prêtre égaré quelque temps dans le schisme de Novat, Hippolyte se reprend, fait pénitence et subit le martyre à Antioche, en Asie Mineure, dans les premiers siècles. Arrivé sur le lieu du supplice, le prêtre condamne encore énergiquement l'erreur de Novat, supplie ses amis de garder la foi enseignée sur la chaire de Pierre et pose sa tête sur le billot, aux pieds du bourreau.
À Rome également, Hippolyte est le geôlier de saint Laurent. Impressionné par le courage du diacre pendant son supplice, il demande le baptême et subit le martyre à son tour vers 258.
En France, au 8e s., saint Hippolyte est abbé de Saint-Oyand, dans le Jura. Sacré évêque de Belley, dans la Bresse, en 755, il signe la convention d'Attigny en 762 et meurt peu après 772.
(c) Notrefamille.com. Certaines données sont extraites du livre TOUS LES PRENOMS J-M. Barbé, Ed. Gisserot