On fête le 24 juillet plusieurs saintes Christine. La plus ancienne en date est une martyre âgée de 14 ans, qui aurait été suppliciée par son propre père, furieux de voir sa fille chrétienne. Elle est vénérée depuis le IVème siècle. Il y a aussi sainte Christine l'Admirable, une religieuse, née en Belgique vers 1150, dont l'existence ne fut que prodiges et miracles.
La vie de Christine de Brusthem serait incroyable si elle n'avait été écrite par Jacques de Vitry, un chroniqueur consciencieux et honnête qui a bien connu la sainte à Oignies où il a passé deux ans. Née à Brusthem, en Hesbaye, vers 1150, Christine a un peu plus de vingt ans lorsqu'elle meurt une première fois. Elle sort du cercueil pendant l'office funèbre et s'élève au-dessus de l'assistance jusqu'au faîte de la nef, "chassée par l'odeur désagréable des pécheurs présents dans l'église".
Cousine de saint Hervé, le patron des bardes et des poètes bretons (7e siècle), sainte Christine est honorée sous le nom de Kristell en Bretagne où plusieurs sanctuaires lui sont dédiés.
La vie de Christine Bruso est presque aussi extraordinaire que celle de son homonyme belge. Née à Stommeln, en Rhénanie, vers 1240, la fillette n'a que dix ans lorsqu'elle voit Jésus la première fois. Elle reçoit les stigmates de la passion pendant la semaine sainte 1269 et de nombreuses visites du Christ, de Marie et des anges par la suite, mais les démons viennent aussi la voir "pour la tourmenter et la torturer suivant des thèmes inédits et parfois fort malpropres", dit son biographe.
(c) Notrefamille.com. Certaines données sont extraites du livre TOUS LES PRENOMS J-M. Barbé, Ed. Gisserot