La devise s'applique non seulement au navire du blason mais aussi à la ville. L'édition du Livre doré de l'Hôtel de Ville de Nantes, de 1752, porte, pour la première fois, la devise : FAVET NEPTUNUS EUNTI, due probablement à Me Bertrand, avocat au Parlement, né à Nantes, qui aimait la poésie latine et recherchait les devises et les jeux d'esprit. Cette devise : FAVET NEPTUNUS EUNTI a donc paru pour la première fois sur le frontispice du Livre doré de 1752, gravé par Quillaud en 1751. En 1814, M. de Barante, préfet de Nantes, en s'occupant de la reprise des anciennes armes de la ville, proposa, on ne sait pourquoi, de substituer : FAVET NEPTUNUS EUNTI, qu'il avait lu, disait-il, sur un ancien écusson de la ville (il ne pouvait cependant être plus ancien que 1752), à l'ancienne devise : OCULI OMNIUM IN TE SPERANT, DOMINE. Cependant l'ordonnance royale du 26 septembre 1814, permettait aux villes de reprendre leurs anciennes armoiries, et non d'innover. Rien n'ayant été encore décidé en 1815, les lettres patentes de 1816, qui prescrivirent le retour aux anciennes armes, ne parlèrent point de la devise. Sur les points non spécifiés, on aurait dû, comme l'écrivit un référendaire au maire, suivre les anciens usages. On ne le fit point malheureusement et la nouvelle devise, proposée par M. de Barante, fut adoptée. (Note de M. le comte de Berthou, de Nantes, 1911.) |