L'écusson est placé sur un cartouche ayant pour supports : à senestre un lion, à dextre un taureau ; l'écu brochant sur un caducée et un trident posés en sautoir, est sommé d'une couronne murale, avec la devise ci-dessus. La ville de Marseille a profité des fêtes de son 25e centenaire pour modifier les ornements extérieurs de ses armoiries et reprendre la devise ci-dessus qui date du XIIIe siècle, aux lieu et place du simple titre : MASSILIA CIVITAS. Ces mots : MASSILIA CIVITAS servirent de devise à la ville de Marseille dès la fin du XVIIe siècle et restèrent en usage jusqu'aux approches de la Révolution, alternant pendant la première moitié du XVIIIe siècle avec la devise reprise : ACTIBVS IMMENSIS VRBS FVLGET MASSILIENSIS, empruntée à un sceau de la ville, de 1237, portant au revers un saint Victor à cheval, tourné à gauche, nimbé, l'épée haute, son bouclier chargé d'une croix et terrassant la tarasque, avec cette autre devise : MASSILIAM VERE VICTOR CIVESQUE TUERE, devise reprise en 1691. Un autre sceau porte d'un côté l'inscription suivante : DE SOS GRANDS FACHS RESPLAND LA CIEUTAT DE MARSELHA, et de l'autre côté : VICTOR DEFEND VERAMENT MARSELHA ET SOS CIEVTADANS. C'est la traduction en langue provençale, XIIIe ou XIVe siècle, des deux devises précédentes. Entre autres devises de la ville de Marseille, on peut encore citer celles-ci, dont l'usage fut de courte durée, FAMA VOLAT (La renommée s'étend) (1704) ; ILLVSTRAT QUOS SUMMA FIDES (Leur très grande fidélité les rend illustres) (1705) et ces autres : REGIBUS SUIS SEMPER FIDELIS (Toujours fidèles à ses rois) (1816) et EXIMIA CIVITAS (Ville illustre) (1816). En 1810, le blason de la ville avait été modifié, mais, sous la Restauration, Marseille rentra en possession de ses anciennes armes : d'argent, à la croix d'azur et des mots qu'on était convenu d'appeler sa devise : MASSILIA CIVITAS. "L'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Marseille, créée en 1726, rétablie en 1803, porte sur ses Mémoires (1885) un cartouche offrant le phénix sur un bûcher, renaissant de sa cendre et regardant le soleil à son lever ; au-dessus, banderole avec cette devise : Primis renascor radiis" (Henri Jadart. Sceaux, emblèmes et devises des Sociétés savantes de France. Reims, 1892.) |